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DébatSud Radio (sur YouTube)· 23 février 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJustice

Le fascisme existe-t-il vraiment en France ? Guilhem Carayon (UDR) x Mélanie Vogel (écologiste)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Le fascisme est-il une réalité en France ou un outil de combat politique ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la mort de Quentin de Ran doit mettre un coup d'arrêt au discours politique de LFI ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La Jeune Garde est-elle une organisation violente justifiée par l'autodéfense ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Les statistiques sur les meurtres idéologiques en France sont-elles fiables ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'antifascisme se résume-t-il à l'ultra gauche ?

  • 15:00FerméeRéponse directe

    Raphaël Arnaud doit-il démissionner de ses fonctions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Guillem CarayonChiffre
    « 89 meurtres sur 10 sont le fait de l'extrême droite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand matin Sud Radio, la vérité en face Jean-François Akili. La vérité en face avec ce [musique] questionnement ce matin qui est légitime au vu des débats qui agitent le pays depuis plusieurs jours. Le fascisme, ce mot est de retour, est-il vraiment une réalité en France depuis la mort de Quentin [musique] de Ran à Lyon et la mise en examen de plusieurs membres ou proches de la jeune garde [musique] qui est en voie de dissolution ou pas d'ailleurs ?

La tension politique est montée d'un cran. La France insoumise parle de lutte antifasciste. Certains dénoncent au contraire une dérive de l'ultra [musique] gauche qui livrait.

Alors ce fascisme est-il une réalité en France où [musique] un mot devenu un outil de combat politique ? On en débat [musique] ce matin avec vous. Bonjour Mélanie Vogel.

Bonjour. Euh vous êtes euh sénatrice écologiste des Français établi hors de France et coprésidente du Parti euh euh vert européen. Et avec vous euh bonjour Guillem Carayon.

Euh bienvenue également vice-président de l'UDR euh fondateur de la Ligue des Libertés. Je vous pose la question à vous d'abord Mélanie Vogel. Euh euh honneur aux dames si vous le permettez ce fascisme c'est une réalité en France ou pas ?

Qu'est-ce que vous pensez de ce débat d'ailleurs au fait depuis depuis des jours et des jours ? Alors, écoutez, moi j'ai j'ai trouvé le sujet de l'émission euh intéressant pour ne pas dire euh surprenant. On a eu à Lyon samedi un défilé de plusieurs milliers de personnes au sein duquel on a entendu des champs fasciste, on a vu des salut nazis, on a vu des personnes porter des croix gamées et on se demande si le fascisme existe en France et sous quelle forme.

Bah oui, il existe toujours. Il n'a pas disparu. Il y a une continuité historique et idéologique entre des mouvements qui sont nés dans les années 30 qui ont persisté après la guerre et aujourd'hui une partie des groupes d'extrême droite en France.

Guillem Carayon là-dessus même question. Moi, je suis honnêtement surpris de voir le contrersi médiatique installé par la gauche, par les écolos, par LFI qui est des individus d'ultradroite en France, on le sait, c'est une minorité et nous, notre camp à l'UDR, au Rassemblement national, on est mais sans ambiguïté sur la question. Il y a aucune complaisance avec les groupuscules.

On est favorable à la dissolution de toutes les organisations d'extrême droite. En revanche, ce à quoi on a assisté la semaine dernière, c'est à la mort d'un jeune garçon de 23 ans qui a été assassiné et c'est un assassinat politique qui a été assassiné pour ses convictions, pour ses idées, par des individus. En tout cas, il y a une présomption de culpabilité parce que visiblement on a 11 personnes qui ont été placées en garde à vue et qui vont être mis en examen pour assassinat et qui sont des collaborateurs volontaire pour pour homicide volontaire et qui sont des collaborateurs en tout cas pour certains d'un député de la France insoumise qui est fichier S, une fiche S pour atteinte à la sûreté de l'État qui a été condamné définitivement pour violence qui est le porte-parole enfin qui était le porte-parole et qui est le fondateur surtout d'un groupuscule qui a été dissou par le ministre de l'intérieur la jeune garde.

Donc le fascisme aujourd'hui pour moi, il est très majoritairement à l'ultra gauche et arrêtons d'être sensible à ce contre-récit médiatique de l'ultra gauche qui fait ça pour déplacer le sujet alors qu'il y a une responsabilité collective de toute la gauche. Enfin pardon mais la jeune garde c'est quand même une organisation qui était sur le bulletin de vote de votre alliance électorale du nouveau fort populaire aux dernières élections législatives. Ces gens-là sont des assassins.

Madame la sénatrice, je pronce bien votre nom au fait parce que je le prononce envogel parce que je me rends compte que je le prononce en alsacienne german germanophile et germanophone. Euh Mélanie Vogel. Donc euh vous vous qu'est-ce que vous répondez à Guillot ? [rires] Est-ce que est-ce que franchement il il y a eu la mort peu importe le le on va dire le camp considéré est-ce qu'il est à l'ultra droite à l'ultra gauche pour en l'occurrence c'est l'ultra droite.

La mort d'un jeune homme c'est quand même un fait marquant. Est-ce qu'elle il ne devrait pas mettre un coup d'arrêt à à tout ce discours politique de la France insoumise ? Voyez, est-ce qu'il y a pas un moment où on peut se poser la question de vous savez la mort d'un d'un militant, quel que soit son bord, est inadmissible.

Voilà. Alors alors évidemment euh je pense que l'entièreté de la classe politique a condamné ce meurtre et la justice doit se faire et personnellement je n'ai aucune ambigué dans la condamnation de la violence politique et en particulier euh d'un meurtre. d'un jeune militant, quelle qu'il soit et quelle que soit la force avec laquelle je combat les idées qu'il défendait.

Maintenant, ce qui a été dit là, je pense que c'est important d'y revenir parce que on entretient une confusion qui est très dangereuse en démocratie pour le débat public. Le fascisme, ce n'est pas la violence. Il y a une définition beaucoup plus précise du fascisme.

C'est pas simplement être violent ou violent en politique. Le fascisme, c'est un projet politique qui puise ses racines dans le régime mussolinien et qui est défini comme un projet politique autoritaire d'extrême droite révolutionnaire qui vise et en particulier en France à s'opposer à ce qu'on appelle la philosophie des Lumières, c'est-à-dire à s'opposer aux libertés individuelles, aux droits fondamentaux, à l'état de droit, à la démocratie. Et donc idéologiquement et historiquement, le fascisme est ancré à l'extrême droite.

Il peut y avoir de la violence à l'ultra gauche. L'extrême gauche a depuis les années 80 renoncé à la violence politique comme action, comme mode d'action politique. Mais la violence ne définit pas le fascisme.

Ce qui définit le fascisme, c'est son projet et ses valeurs. Et en ce sens, il est totalement absurde, aberrant et dangereux de renverser les valeurs en expliquant que les antifascistes sont des fascistes. Ça n'a aucun sens.

L'ant-fascisme c'est g il faut quand même que les gens comprennent une chose, le fascisme s'attaque à la démocratie, aux droits humains, à l'état de droit, à la tolérance, à la diversité. L'ant-fascisme s'attaque au fascisme. Voilà.

S'il y a pas de fascisme, il y a pas d' une définition pure du mot. Oui, mais c'est quand même important. Je veux dire, est-ce que vous êtes pour ou contre le fascisme ?

Ouisument mais la question même pas tout le monde est contre. Non non mais enfin moi Caron non euh vous dites l'extrême gauche a renoncé à la violence politique depuis les années 80. La réalité c'est que Jean-Luc Mélenchon encore la semaine dernière défendait la jeune garde et et disait que la jeune garde leur méthode d'action c'était l'autodéfense populaire et que l'autodéfense populaire devait participer au combat contre l'Or ce que ça veut dire autodéfense populaire.

Ça veut dire quoi l'autodéfense populaire c'est pas de se jeter à si individus sur un sur sur un jeune garçon qui est au sol le rou de coup jusqu'à jusqu'à le tuer. Vous avez raison, c'est pas de l'autodéfense populaire ça c'est un mec. Oui mais justement vos alliés électoraux LFI en premier lieu ont passé la semaine à dire qu'en fait c'était pas vraiment ce qu'on avait cru entendre que c'était les individus ultra droite et que au fond quasiment ils avaient mérité ce qu'ils avaient reçu.

C'est ça quand même le le le le mot d'ordre des des lieutenants de LFI depuis une semaine pour essayer de se défausser de leur culpabilité. Et moi je trouve ça insupportable de voir ça. Alors la question qui est posée euh en creux si je vais me permettre Méladi Vogel hein, la qualification euh antifasciste hein euh revendiqué par des groupes militants comme la jeune garde.

Alors il faut rappeler que la jeune garde a une demande de dissolution mais il y a une une décision du Conseil d'État qui est attendue. Est-ce qu'elle peut servir de justification et des actions violentes ? Parce qu'il y a des actions violentes sur le terrain ?

Non. Alors pour être très clair, l'autodéfense populaire, comme son nom l'indique, c'est une action en défense. La jeune garde au départ en 2018 quand le mouvement est créé est une un mouvement en réponse à de la violence néonazie et néofasciste à Lyon dans un contexte très particulier où vous aviez des endroits entiers de la ville de Lyon où la pride ne pouvait passer ou des manifestations ne pouvaient pas circuler parce qu'elles étaient attaquées ou des militants ou des locaux du planning familial de certains syndicat de certaines associations étaient régulièrement attaqué et j'espère que vous condamnez ceci monsieur.

Donc la jeune garde au départ est un mouvement qui vise à sécuriser mal parce que l'État n'arrive pas à le faire et c'est je crois un des problèmes fondamentaux face auquels nous sommes, c'est que l'État n'est pas arrivé à Lyon à protéger les manifestations, la liberté d'expression de circulation et les locaux de d'association reconnu d'utilité publique contre des attaques d'extrême droite. Et donc ces personnes-là au départ vont défendre et répondre aux attaques de l'extrême droite. Je suis d'accord avec vous.

Le fait de se mettre à 6 contre un mec à terre et de le tuer n'a rien à voir ni avec l'antifascisme ni avec l'autodéfense populaire et je le je le condamne sans aucune ambiguïté. Comment vous expliquez ? On a avec mon association la Ligue des libertés déposé une plainte et un signalement au procureur de la République la semaine dernière parce que vous avez un groupe sur Telegram une boucle qui est chie par 20000 personnes qui s'appelle Antifasquad dans laquelle il y a des vidéos d'ultraviolence de linchage à l'image de ce que ce qu'a subi Quentin qui sont diffusées chaque jour et ces scènes-là sont donc diffusées elles sont glorifiées sur ce canal là vous avez chaque jour des militants qui pour leur conviction et c'est pas les miennes.

Parfois c'est des militants nationalistes, parfois c'est des militants royalistes. Moi j'ai rien de tout ça. J'ai rien en commun avec eux.

Simplement je constate qu'il y a une forme d'impunité de ces milices qui se sentent autorisé à à lycher, à à exploser et à exposer en plus sur les réseaux sociaux de la violence et ça c'est insupportable. Et donc nous, on a signalé au procureur de la République cette boucle là pour permettre sa suppression, pour engager la responsabilité pénale des auteurs de violence qui qu'on parvient à identifier mais forcé de constater qu'aujourd'hui vous avez une impunité qui est totale. Moi quand j'étais à la faculté à la Sorbonne, vous aviez des des des antifas qui chaque jour commettaient des violences à l'égard de militants pour leurs idées.

Est-ce que vous avez ça la même chose de l'autre côté ? Moi je crois pas. Oui, enfin on a encore une fois, je pense que c'est important de rappeler des faits parce que là, on est dans un moment très tendu en France où on dit un peu n'importe quoi à chaud.

La violence politique en France et en Europe par ailleurs mais en France en particulier est majoritairement le fait de l'extrême droite. Neuf Non mais il pardon mais je je vous ai pas euh Oui, je vais les illustrer immédiatement euh sur tous les meurtres à caractère idéologique que nous avons eu ces 40 dernières années en France. par exemple par exemple Ismaël Ali qui a été jeté dans un étant par l'extrême droite.

Vous avez pas fait de sujet ici. Donc nous avons parmi les meurtres à caractère idéologique en France, politique en France, 90 % de ces meurtres sont le fait de l'extrême droite. Absolum faux.

Non, c'est pas absolument faux, monsieur. C'est je dire tous les t tous les chercheurs vous diront la même chose. 89 meurtres sur 10 sont le fait de l'extrême droite.

Il y en a qui sont le fait de l'extrême gauche. Je les condamne absolument. Vous savez ce par vous dites que nous ne traitons pas les sujets ici.

Je veux quand même mettre Attendez ce que je vais vous dire une chose, c'est sur ces statistiques, certains meurres sont documentés. Effectivement, ils sont le fait de groupuscules d'extrême droit. sont des meurres racistes purement racistes qui ne sont pas le fait de groupe. dire que c'est ces statistiques sont reposent sur sur des sur on va dire un listing de de de morts qui qui sont bien réels qui ont été souvent traités dans les médias plus ou moins parce que ça dépend c'est quand ce sont des Non mais oui mais enfin vous pouvez pas confondre ce qui relève d'une organisation politique qui a pignon sur rue et qui qui est formé de groupes violents et ce qui est le fait de d'individus qui ont qui portent en eux des des idéologies racistes.

On pouvait pas agréger si je puis dire et et faire tirer des statistiques globales. Ce que je veux vous dire aussi maladie Vogel, c'est que la violence politique et c'est un ancien qui vous parle a toujours existé. Rou en Italie années euh franchement c'était pas vraiment l'extrême droite c'était en réaction de mais chacun est en réaction de l'autre depuis toujours hein.

Quant au système fasciste de Benetto Minolini, nous sommes d'accord, c'est un c'est un système de dictature, nous sommes bien d'accord, mais je ne pense pas que le communisme est produit, même si à la base l'idéologie c'était de libérer le peuple est produit à terme une forme de de on va dire de liberté des peuples qui ont été plutôt moins soumis par tous les systèmes génèrent une forme de non pas de fascisme, le mot sont totalites. Non mais justement, c'est pour ça qu'il y a une différence à faire. Tout système autoritaire n'est pas fasciste.

Toute organisation violente n'est pas fasciste. Et donc il faut revenir à des repères fondamentaux. Vous pouvez conspuer l'ultra gauche, vous pouvez consp la gauche, mais vous ne pouvez pas dire qu'elle est fasciste.

Et vous ne pouvez pas dire et pardon, j'ai l'impression qu'il y a quelque chose, excusez-moi, qui est important qu'on oublie complètement dans le débat. L'ant-fascisme ne se résume pas à l'ultra gauche et heureusement et dans l'histoire de la République, c'est majeur, ne se résume pas à la gauche. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu une un accord très clair entre euh les forces politiques, qu'elles soient de droite ou de gauche pour rompre avec l'extrême droite et avec le fascisme, sauf un groupuscule qui historiquement s'est développé et est devenu le Front National Plus le Rassemblement national parce qu'il fallait reconstruire la France entre les les communist.

Aujourd'hui, il faudrait ne pas la détruire. Et donc, on peut être antifasciste et être Moi, je suis antifasciste, je suis pas de l'ultra gauche. On peut être antifasciste et être au modème.

Je l'espère bien. Et même peut-être, j'espère encore chez les Républicains. Ce qui définit l'antifascisme, c'est la protection de la démocratie et de l'état de droit. et ce n'est absolument pas le fait d'être d'ultragauche.

Et donc en réalité le problème que que l'on rencontre aujourd'hui, c'est que on a une partie de la classe politique française dont vous êtes un représentant qui a choisi de rompre ce cordon sanitaire qui était issu de la seconde car moniale et de renouer avec l'extrême droite et nous avons un renversement total des valeurs qui est en train d'essayer de s'opérer que je combat qui consiste à mélanger celles et ceux qui défendent la démocratie avec celles et ceux qui veulent la détruire. Allez Guillam Carillon d'un mot parce que c'est la pause et puis on aura le temps de reprendre juste derrière he vous équ la question essentielle en fait c'est euh la complaisance ou pas d'un parti politique d'un camp politique avec les individus extrêmement violents. Nous il y a aucune aucune ambiguïté aucune complaisance.

Est-ce que vous imaginez avoir un député du Rassemblement national qui soit l'ancien chef du GUD ou d'une milise extrême droite ? Absolument impossible. chez LFI che chez LFI Rapha Arnaud il est il est député et Mathilde Pan remet absolument pas en cause sa présence à l'Assemblée.

Je vous poserai la question à tous les deux sur le cas du député de la France insoumise élu à Avignon, Raphaël Arnaud, cfondateur de de la jeune garde et désormais qui est protégé par l'ensemble de la France insoumise. Est-ce que oui ou non doit-il être décorrélé de ces 1 2 3 collaborateurs ou excollaborateurs qui sont mis en examen dans cette affaire de la mort de Quentin de Rancald ? Je vous poserai la question dans un instant, il est 9h46 minutes.

Nous marquons la pause et tout de suite nous retrouvons pour la suite de la vérité en face. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aquili.

Le fascisme agité dans le débat public après la mort de Quentin de Ran à Lyon est-il vraiment une réalité en France ? Nous en débattons avec nos deux invités Mélanie Vogel, c'est mieux comme ça, sénatrice écologiste des Français, établi de France et Guillaume Caraillon, le vice-président de l'UDR. Vous débattez ensemble ce matin.

Une question qui est posée à propos du député Raphaël Arnaud. Euh mais tout d'abord, je vais prendre Rachid, vous nous appelez depuis Toulouse. Rachid, merci d'appeler au 0826 300.

Euh Rachid, est-ce que vous alors vous vous êtes binational si j'ai bien compris ? Rachid, bonjour. Bienvenue.

Oui, bonjour. Oui, vous [rires] êtes Oui, vous êtes franco marocain hein. Oui, c'est ça.

Double nationalité, double concession, une mère française, un père marocain. Votre regard sur la question qui est posée et qui est un peu un peu bruit de décoffrage, mais après tout, c'est le débat public, hein. Le fascisme est-il vraiment une réalité en France ?

Que dites-vous, Rachid ce matin ? Euh, si la France est fasciste, oui, de mon point de vue, franchement, pas particulièrement. Bon, il y a toujours des petits problèmes.

Après, moi, j'ai jamais rencontré de problèmes particuliers, à part ceux que je me suis créé bien évidemment dans ma jeunesse. J'ai pas eu plus ni moins de chance que les autres. On a quand même dans un pays où on a l'accès à l'éducation, il faut pas l'oublier.

On a accès à pas mal de choses. Bon, comme je disais, j'ai eu des dérives de jeunesse qui me sont entièrement imputables. Après, non, franchement, j'ai jamais été particulièrement victime du fascisme, du racisme ni quoi que ce soit.

Qu'est-ce que vous pensez du débat public ? depuis toulousin. Rachid vous nous appelez merci ce matin de nous appeler.

Vous pensez que c'est un c'est quoi ? C'est une sorte de il y a une montée une montée on va dire en énervement collectif. C'est un débat qui est outré à vos yeux ou ça repose sur une réalité ?

Mais moi ce qui me semble he c'est que ce débat en fait met pas mal de feu. J'ai l'impression que ça divise plus les gens que ça de je pense qu'à l'heure actuelle on aurait besoin d'unité en fait hein dans le peuple. Ces débats là divisent.

Je me demande même si c'est pas d'un côté fait exprès le diviser pour mieux régner. Euh, on sent vachement d'instrumentalisation. Enfin, moi je trouve qu'on est dans un pays aujourd'hui où on peut plus soit on adhère à la pensée euh LFI ou soit on est taxé euh directement de de fascisme de fascisme.

Ça deven insupportable en fait. On peut plus exprimer une idée sans avoir peur des répercussions. Donc comment avoir un débat dans ces conditions-là ?

En fait, tout simplement la question est posée avec vous Rachid. Merci pour cette réaction. euh depuis euh Toulouse.

Rachide, merci à vous sur l'antenne de Sud Radio, Mélanie Vogel. Là-dessus, euh il y a un ressenti hein de de des gens qui vent dans la vie de tous les jours. Puis il y a le débat, le débat public, le débat politique euh en période prélectorale qui plus.

Vous avez l'impression que pour rebondir, c'est ce qui est dit à l'instant avec notre auditeur Rachid, qu'il y a une une réalité qui n'est pas celle que nous dont nous débattons dans le débat public. Vous pensez qu'il y a une forme de on va dire d'exagération ? Alors regardez la ligne de défense d'Alfi depuis la mort de Quentin. d'exagération, je ne sais pas mais en tout cas ce qui est clair c'est que il y a dans le débat public par une partie de la classe politique une tentation enfin une tentative plutôt de à mon avis de renversement des valeurs, je l'ai dit tout à l'heure qui consiste à désigner comme ennemi de la République et de la démocratie la gauche alors que aujourd'hui et en tout cas C'est une position que je garderai toujours.

L'ennemi, l'adversaire de la République et de la démocratie en France comme ailleurs est à l'extrême droite. Et moi je suis assez attendez Guillam Carillon va répondre. C'est la gauche ou la France insoumise ?

Toute la gauche. Vous avez écoutez quand vous honnêtement quand vous écoutez dans le débat public oui alors c'est les insoumis de et puis quand on continue demain ce sera les écologistes et puis socialistes puis finalement n'importe qui qui discute avec les insoumis devient un ennemi de la démocratie et cetera. On peut on peut avoir on peut détester la France insoumise.

On peut considérer que leur programme est dangereux, tout ce que vous voulez. Mais on ne peut pas dire que la France insoumise par son programme, par ses amendements, par ses votes, met en danger la République. On ne peut pas le dire alors que l'extrême droite par ses propositions de loi, par ses amendements, par ses votes, par sa défense de la préférence nationale, la stigmatisation des étrangers, la remise en cause de l'état de droit est un problème pour la République et pour la démocratie.

Et quand quand Yannick Jad parenthèse demande une clarification, c'était dans la presse weekend, demande une clarification à Jean-Luc Mélenchon en disant "On peut plus faire des accords avec vous tant que c'est pas clair." C'est dit par quelqu'un de votre camp quand même. Alors je Non mais moi je vais le dire très clairement, je pense que Raphaël Arnaud devrait s'exprimer et prendre ses responsabilités.

Si j'étais dans sa situation, je le ferai. Je ne trouve pas que ce soit une que ce soit le bon chemin à suivre que de ne pas s'exprimer et de ne pas prendre de responsabilité. Je pense que ce serait dans l'intérêt commun.

Moi je pense qu'il s'exaphael Arnaud il s'exprime pas parce qu'il est extrêmement gêné parce qu'il sait bien que les liens entre son son groupuscule la jeune garde et la France insoumise sont parfaitement avéré et en fait toute la gauche est mouillée dans cette affaire quand je vous dis voilà exactement ce que je vous dis toute la gauche est mouillé dans cette affaire pardon pardon mais en fait moi moi je je suis très basique hein mais je suis allé voter aux dernières élections législatives j'ai regardé le bulletin de vote et j'ai vu qu'il y avait la jeune garde qui était derrière qui était sur le même bulletin de vote que le parti socialiste que le parti socialiste. Et aujourd'hui, vous avez des élus du Parti socialiste, par exemple Jérôme Gat, qui vous disent que la responsabilité morale de LFI dans le meurtre de Quentin, elle doit être engagée. Enfin, pardon, mais comment accepter cautionner le fait que ses alliés électoraux soient responsables de la mort d'un jeune garçon et après nous dire que l'ennemi à abattre, c'est c'est le Rassemblement national ?

Enfin, pardon, mais vos vieil arguments un peu dépassés qui consiste à dire que l'ennemi c'est le Rassemblement national. Moi je vais vous dire, j'ai j'ai commencé mon engagement chez les LR, j'ai fait cette année de militantisme chez les LR. On tient exactement le même discours sur le fond les LR que le Rassemblement national sur les questions de sécurité sur les questions sur les questions régaliennes.

Pas une feuille de papier à cigarette entre le discours de Bruno Rota le candidat des Républicains et et le discours du Rassemblement national. Vous jetez simplement simplement c'est simplement qu'aujourd'hui la France est à droite que les gens ont besoin de sécurité parce que c'est quand même la première des libertés que en sécurité. Les gens veulent une politique migratoire qui soit garantie.

Les gens veulent que le travail paye et tout ça c'est les fondamentaux de la droite qui sont aujourd'hui représentés par le Rassemblement national et donc nous dire que la violence elle est à l'ultradroite nous dire que le danger c'est ce camp-là alors que vous avez pas un individu violent qui siège dans le groupe du Rassemblant national vous avez pas Frédéric Bocaletti mais enfin pardon il a pas été condamné pour violence il été condamné pour violence volontaire condamné pour violence volontaire oui oui oui il il avait une librairie négationniste. Demandez-vous sa démission démission. Vous délirez vous délirez.

Là quand c'est l'extrême droite, c'est OK. Mais moi je dis mais non, moi je vous dis le contraire. Moi je vous dis le contraire.

On a absolument aucune ambiguïté, aucune compisance avec l'ultradroite mais je sais même pas de quel cas vous parlez. Je connais pas. Je connais Rapha Arnaud.

Je sais qu'il est mêmid. Faut bien comprendre ce qui se passe quand euh il est dit par la France insoumise que au fond Raphaël Arnaud n'est pas n'est pas responsable de ce qui se passe dans cette jeune garde ou du moins ces représentants qui ont sont mis en examen certains sont en mandat de dépôt ils sont écroués c'est pas lui c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est loin de lui. Il faut quand même qu'il y ait une explication de sa part.

Mais je c'est ce que je vous ai dit. C'est ce que je vous ai ditondateur de la jeun garde, il il on l'a vu dans les dans les universités d'été, il est présent. Euh il y a des stands de la jeun garde.

Euh Jean-Luc Mélenchon participe au il l'a dit, il a revendiqué même lui-même à ses universités de la garde. On peut pas dire aujourd'hui que tout ça soit déconnecté. Ça n'a pas de sens.

Mais je alors je je l'ai déjà dit. Je pense que Raphaël Arnaud devrait s'exprimer et prendre ses responsabilités. Ça veut dire quoi c'est au fait doit démissionner.

J'aimerais qu'il s'explique et je pense en tout cas si si j'étais ben déjà qu'il condamne de manière claire euh ses actions, qu'il explique la qu'il clarifie le ce que dit la jeune garde aujourd'hui de ces actions-là, est-ce que bah elle dit c'est elle qui les organise ces actions ? Donc ben il y a effectivement des personnes qui étaient membres de la gande garde qui sont qui sont mises en examen pour homicide volontaire. Il faut absolument clarifier qu'en aucun casif.

Clarifier qu'ils ont tué. D'accord. Oui.

Bah oui, ils ont tué. Donc ces gens-là méritent pas d'être dans nos institution. Ces gens-là ces gens-là méritent pas d'être dans nos institutions.

Un collaborateur parlementaire de Raphaël Arnaud qui a tué, il mérite pas d'être collaborateur parlementaire. Pardon mais quand on rejette la violence en politique, on la rejette en bloc et onaccepte pas qu'elle viol plus et je vous ai dit, je peux vous le dire 28 fois, je considère qu'il devrait prendre ses responsabilités de votre devrait également prendre ses responsabilités. Apparemment ça vous gêne moins.

Non non, moi je vous dis nous on condamne toutes les formes de violence mais mais regardez chez vous en premier lieu. Merci à tous les deux. Mélanie Vogel, sénatrice écologiste des Français établi de France et Guillem Caraillon vice-président de l'UDR pour ce débat en ce début de semaine pas facile hein avec ce ce et ce mot que que nous retiendrons hein.

Clarification hein, c'est important. Euh merci à tous les deux et bonjour à vous Valérie Expert. Bienvenue.

Mettez-vous d'accord sur quel thème ce matin ? Écoutez, nous aussi on va évoquer la manifestation la marche en l'honneur de Quentin DOC avec l'inquiétude de l'ambassadeur des États-Unis de Georgia Méloni sur cette violence politique. Qu'en pensez-vous ? 0826 300 300 et puis avec Félix Mathieu, dans c'est quoi le problème ?

On va revenir sur cette enquête de l'IFOP auprès de des jeunes adolescents, enfin des oui 15 17 ans sur leur rapport. aux hommes, aux femmes, sur le consentement. Vous allez voir que bah les jeunes sont de plus en plus, en tout cas ceux qui sont affiliés à une religion sont de plus en plus misogynes et homophobes.

Voilà. Allez, bonne émission. Merci.

Ah.