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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 20 avril 2021 4 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & international

Marine Le Pen face au défi de la crédibilité économique - Reportage 19.04.2021

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00InvitéChiffre
    « Les propositions de taxes sur les produits entrant sur notre pays, qui alourdiront forcément la facture et qui laisseront un choix aux gens comme moi d'acheter français, plutôt que d'acheter des provenances autres. »
  • 1:25InvitéFait
    « Il faut faire des dépenses qui sont des dépenses d'investissement d'avenir. »
  • 1:32InvitéFait
    « Il faut réfléchir à la manière dont, avec le plan de relance, on va investir dans la réindustrialisation de notre pays. »
  • 1:43InvitéFait
    « Réindustrialiser le pays, mais aussi alléger les charges qui pèsent sur les sociétés. »
  • 2:16InvitéChiffre
    « Au niveau des impositions, par exemple, on est à 33%. Elle va nous descendre jusqu'à 14-15%. »
  • 3:02PrésentateurFait
    « Marine Le Pen, alors à cœur, a essayé de réduire le chômage. »
  • 3:28PrésentateurFait
    « Marine Le Pen, elle est pragmatique, en fait. »
  • 3:35PrésentateurFait
    « Je pense qu'il ne faut pas être pragmatique par rapport à l'euro. En fait, c'est un outil. »

Temps de parole

  • Invité45 %
  • Présentateur22 %
  • Invité 217 %
  • Invité 38 %
  • Invité 48 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Invité

Fréjus, plus de 50 000 habitants. C'est l'un des bastions du Rassemblement National. 50,6% dès le premier tour des municipales. Parmi ses électeurs, Arnaud Le Forestier. Cet ancien sarkoziste dirige un des plus gros pub-restaurants de la ville. 1,3 million d'euros de chiffre d'affaires en 2019. Contrairement à beaucoup d'autres chefs d'entreprise, lui n'est pas du tout séduit par Emmanuel Macron. Ah non, non, je pense que c'est le président des grands patrons. Des grands patrons, très certainement. Mais pas des petits patrons, parce que nous on est des petits patrons. On a beau avoir une belle affaire à Fréjus, moi j'ai 46 ans, je travaille depuis que j'en ai 15.

En 2022, il revotera Marine Le Pen. Le restaurateur apprécie une idée souvent évoquée, le localisme. Lui trouve absurde de devoir se fournir à l'autre bout de l'Europe, plutôt qu'en France. Je pense que Marine Le Pen encouragera effectivement les entreprises françaises et découragera peut-être les entrées extérieures. Quelles propositions très concrètement ? Les propositions de taxes sur les produits entrant sur notre pays, qui alourdiront forcément la facture et qui laisseront un choix aux gens comme moi d'acheter français, plutôt que d'acheter des provenances autres. Renforcer sa crédibilité sur le plan économique, c'est tout le défi de Marine Le Pen.

En attendant de révéler son programme, en pleine crise sanitaire, elle avance des propositions pour rembourser la dette française. Il faut faire des dépenses qui sont des dépenses d'investissement d'avenir. Il faut réfléchir à la manière dont, avec le plan de relance, on va investir dans la réindustrialisation de notre pays. On va investir dans des filières d'avenir. Réindustrialiser le pays, mais aussi alléger les charges qui pèsent sur les sociétés. Des propositions qui séduisent Richard Camus. Ce patron d'une petite entreprise vient d'embaucher un employé pour l'aider à réparer des bateaux dans toute la région. Il aimerait bien recruter davantage.

Donc même en ayant un employé, même si à l'avenir, je reprends un deuxième employé, je suis obligé d'être au boulot tous les jours. Le problème, c'est le coût du travail qu'il juge trop élevé. Il en est persuadé, si Marine Le Pen devient présidente, il pourra développer son activité. Au niveau des impositions, par exemple, on est à 33%. Elle va nous descendre jusqu'à 14-15%. Donc ça va nous permettre de faire des investissements, avoir plus de trésorerie à ce niveau-là. La préférence nationale pour investir, mais aussi pour faire baisser le chômage. C'est en tout cas la conviction de Xavier Troubert. Depuis 1995, il est à la tête d'une école de plongée et de permis bateau.

Pendant 25 ans, il a constaté dans sa boutique les effets de la mondialisation.

2:45
Présentateur

Par exemple, les combinaisons qui avant pouvaient être fabriquées en France, maintenant la plupart sont fabriquées au Cambodge, mais beaucoup aussi en Chine, bien sûr. C'est un peu malheureux parce que tous les gens qui avant travaillaient dans la production, actuellement, ils n'ont plus de métier, ils n'ont plus de travail. Marine Le Pen, alors à cœur, a essayé de réduire le chômage. Et une des meilleures manières de réduire le chômage, c'est de trouver des vrais métiers, de leur trouver du travail. Et du travail, c'est des industries, c'est la relocalisation.

3:14
Invité

En votant pour le RN en 2017, Xavier Troubert adhère à un programme qui repose à 70% sur la sortie de l'euro. Cette fois, Marine Le Pen veut conserver la monnaie unique. Changement de cap radical, pourtant, l'entrepreneur revotera pour elle.

3:28
Présentateur

Marine Le Pen, elle est pragmatique, en fait. Et donc, si la situation change, elle change aussi. Je pense qu'il ne faut pas être pragmatique par rapport à l'euro. En fait, c'est un outil. Et comme tous les outils, il faut les utiliser. Si c'est un outil qui est positif par rapport à la population, eh bien, il faut rester dedans. Il faut s'en servir si ça peut améliorer le quotidien de chacun. Et si à un moment donné, c'est une monnaie qui n'est plus adaptée pour certains pays, eh bien, il faut faire comme les Anglais ont pu le faire.

3:53
Invité

Selon un récent sondage, parmi les électeurs ayant déjà voté RN, seuls 6% l'ont fait par adhésion aux idées économiques du parti.

Marine Le Pen face au défi de la crédibilité économique - Reportage 19.04.2021 · Pourquijevote