Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 9 février 2022 53 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & familleInstitutions & élections

Anne Hidalgo et Sophie des Déserts - C à Vous - 09/02/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 17 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:30ComplaisanteRéponse directe

    Je ne vous demanderai pas si vous êtes ici ce soir sur C à vous pour relancer votre campagne.

  • 5:09RelanceRéponse partielle

    Les sondages ne font pas l'élection, mais ces chiffres quotidiens indiquent une dynamique, une adhésion ou un rejet.

  • 6:48FerméeRéponse directe

    Mais est-ce qu'il n'est pas trop tard pour renoncer ?

  • 7:48RelanceRéponse partielle

    Donc pour vous, ce sont les sondages qui décident de l'élection ?

  • 9:31RelanceRéponse partielle

    Tout ce temps que nous venons de passer, c'est du temps en moins pour parler aux Français des projets, des propositions.

  • 11:06FerméeRéponse directe

    Mais cette question du retrait, elle vous paraît totalement inappropriée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49PrésentateurChiffre
    « L'homme d'affaires lui a légué une montagne de dettes, près de 600 millions d'euros. »
  • 1:35PrésentateurChiffre
    « Anne Hidalgo créditée d'un et demi pour cent l'attention de vote ce matin, selon la dernière enquête. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « Anne Hidalgo, la tentation ou le risque de l'effacement. »
  • 5:37Invité politiqueChiffre
    « le PC de Fabien Roussel vient de doubler le Parti Socialiste, ce qui n'est pas arrivé depuis 50 ans, depuis les législatives de 1973. »
  • 6:27Invité politiqueChiffre
    « Vous étiez situé début septembre à 9 ou 10%, chiffre divisé par 2 après votre déclaration de candidature, tombé depuis à 2 ou 3%, et même, on l'a dit, 1,5% dans un sondage Elab paru ce matin pour l'Express et BFMTV. »
  • 6:58Invité politiqueFait
    « François Bayrou, le 22 février 2017. »
  • 7:13Invité politiquePromesse
    « C'est sans doute un geste d'abnégation, mais ce sera aussi, je le crois, un geste d'espoir pour notre pays. »
  • 7:19Invité politiqueFait
    « Et le lendemain, 23 février 2017, Yannick Jadot en faveur de Benoît Hamon. »
  • 19:07Invité politiquePromesse
    « J'ai des propositions, notamment sur le travail et sur le salaire. »
  • 19:17Invité politiqueFait
    « La crise écologique, enfin, franchement, le moment de l'irréversibilité, c'est 2030. »
  • 19:20Invité politiqueFait
    « Vers un 100% d'énergie renouvelable ? »
  • 23:15Invité politiqueFait
    « je ne pense pas qu'on pourra faire table rase de nos besoins énergétiques et de nos besoins en électricité. »
  • 42:51Invité politiquePromesse
    « Moi, je propose d'abord le maintien à domicile comme le plus longtemps possible, comme principe de base. »
  • 44:13Invité politiqueFait
    « Tous ceux, parmi les politiques, qui vous expliquent que demain, super, on va faire une grande loi dépendance, mais qu'on ne mettra pas un centime de plus, vous mentent. »
  • 44:19Invité politiqueChiffre
    « il faudra un milliard de plus par an, pendant cinq ans »
  • 44:04PrésentateurChiffre
    « Tous ceux, parmi les politiques, qui vous expliquent que demain, super, on va faire une grande loi dépendance, mais qu'on ne mettra pas un centime de plus, vous mentent. »
  • 44:13PrésentateurChiffre
    « il faudra un milliard de plus par an, pendant cinq ans »
  • 44:59PrésentateurChiffre
    « il y a 20% des EHPAD qui n'ont même pas une infirmière de nuit »
  • 48:40Locuteur 9Chiffre
    « un patrimoine évalué l'an dernier à environ 300 millions d'euros »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Locuteur 38 %
  • Anne Hidalgo7 %
  • Locuteur 84 %
  • Invité4 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:32
Présentateur

Bienvenue dans CETAVOU. Très heureuse de vous retrouver en étant direct jusqu'à 20h55 avec toute l'équipe de CETAVOU. Bonsoir à tous les cinq. Bonsoir, Fabette.

0:41
Invité

Émilie, votre choix de l'actu du jour ? Quatre mois après la disparition de Bernard Tapie, son épouse Dominique Tapie se retrouve seule et ruinée.

0:49
Présentateur

L'homme d'affaires lui a légué une montagne de dettes, près de 600 millions d'euros. C'est la une de Paris Match demain. Sophie Desdésert, journaliste à Paris Match, enquêtée. Elle sera notre invitée tout à l'heure. Mohamed, votre story du jour ?

1:01
Invité

Ils s'inspirent du Canada. Ils partent de Lille, de Brest, de Bordeaux, de Strasbourg. Ils vont tous en direction de Paris. C'est le convoi de la liberté. Je vous raconte comment se passe ce mouvement ce soir.

1:12
Présentateur

Et quelles sont leurs revendications ? C'est la story de Mohamed Bouefsi. Mathieu, dans votre 5 sur 5 ?

1:16
Locuteur 3

L'international français Kurt Zouma, le footballeur qui joue en Angleterre, vu sur les réseaux sociaux, en train de maltraiter. C'est un euphémisme son chat. Les sponsors le lâchent, les supporters le sifflent. Et la question se pose, est-ce qu'il peut encore jouer en équipe de France ?

1:29
Présentateur

Dans le 5 sur 5 de Mathieu et dans l'édito de Patrick ce soir ?

1:32
Anne Hidalgo

Anne Hidalgo, la tentation ou le risque de l'effacement.

1:35
Présentateur

Anne Hidalgo créditée d'un et demi pour cent l'attention de vote ce matin, selon la dernière enquête. Elle est là pour BFM TV d'Express. La candidate PS à l'élection présidentielle est ce soir notre invité. Pierre, dans votre œil ?

1:48
Locuteur 8

Je vous parlerai du deuxième auteur le plus traduit dans le monde, c'est un français, c'est Jules Verne. Et on peut dire qu'il a inspiré toute la pop culture. Un livre récent l'a analysé et montré. Je vous en parle tout à l'heure.

2:01
Présentateur

Jules Verne, forcément ça inspirera la grande navigatrice que l'on reçoit ce soir, Maud Fontenoy, ambassadrice du One Ocean Summit qui se tient en ce moment même à Brest, qui est capitale pour la sauvegarde des océans. Elle est notre invitée du dîner. Dîner préparé ce soir par Franck Dervin, chef du restaurant Circonstance et dans le deuxième arrondissement de Paris. Un petit grave laxe de filet de boeuf ce soir, Franck.

2:25
Anne Hidalgo

Bonsoir Anne-Elisabeth. Au Moyen-Âge, on servait du sel pour conserver les aliments. Ce soir, on va s'en servir pour confire un filet de boeuf. Et le servir avec une sauce aigre douce.

2:35
Présentateur

Merci beaucoup Franck. A tout à l'heure. C'est officiel, certifié par le Conseil constitutionnel. Avec 652 signatures de parrainage, Anne Hidalgo est désormais assurée de pouvoir participer à l'élection présidentielle. Malgré des sondages au plus bas, la candidate PS continue de faire campagne. Mais quoi qu'il en coûte, Louis Amard et Anaïs Recouli l'ont suivi à Blois. C'était jeudi dernier. Moi j'attends le petit bonhomme vert.

3:02
Locuteur 4

Vous savez qui c'est ? Pas du tout. C'est Anne Hidalgo ? Oui, je vois qui c'est. C'est qui ? Je ne sais pas du tout.

3:14
Présentateur

Permettez-moi de vous dire merci. Merci d'être là. Vous les élus, vous les militants, les sympathisants.

3:20
Locuteur 3

Elle doit aller jusqu'au bout Anne Hidalgo ?

3:21
Présentateur

Ah oui, oui, oui. Il n'y en a pas d'autres dans lesquels on se reconnaisse autant.

3:25
Locuteur 3

C'est important de tenir ce discours, de rappeler aux Français qu'il y a toujours une voie pour le socialisme. Tout peut changer le 10 avril. C'est pour ça qu'on a fait le déplacement aujourd'hui.

3:33
Présentateur

Vous n'allez pas me poser tous les jours la question de alors aujourd'hui vous relancez votre campagne à Blois ? Demain je serai à Clermont-Ferrand et vous n'aurez pas à me dire alors vous relancez votre campagne à Clermont-Ferrand ?

3:45
Anne Hidalgo

Si j'osais, je vous demanderais si vous êtes venu relancer votre campagne à Blois.

3:48
Présentateur

Ah, quelle belle question ! Mais bien sûr ! On ne peut pas se laisser dicter par les sondages. C'est vrai que ça nous atteint quand même. On a l'impression que plus on colle d'affiches et plus les sondages baissent. Donnez le meilleur de vous-même et vous verrez. Nous serons nécompensés.

4:04
Locuteur 3

On vous a senti très ému tout à l'heure.

4:11
Présentateur

Ça a remué les terres pour réussir. La France ne peut pas perdre sa gauche, sa vraie gauche. Anne Hidalgo, maire de Paris, candidate du Parti Socialiste à l'élection présidentielle et ce soir notre invitée. Bonsoir Anne Hidalgo, merci de votre présence ce soir. Je ne vous demanderai pas si vous êtes ici ce soir sur C'est à vous pour relancer votre campagne. Non, mais non, quelle belle question ! On a d'autres questions à vous soumettre auxquelles vous répondrez, si vous le permettez, juste après l'édito de Patrick Cohen. Très bien. Ce soir Patrick, face à notre invitée, Anne Hidalgo, un édito embarrassé.

4:52
Anne Hidalgo

Oui, parce qu'à C'est à vous, nous préférons les questions de fond à la course des petits chevaux,

4:56
Locuteur 3

les débats programmatiques aux commentaires sur des demi-points gagnés ou perdus. Les sondages ne font pas l'élection, les Français les ont souvent démentis, mais ces chiffres quotidiens indiquent pour chaque candidat une dynamique, une adhésion, une indifférence ou un rejet.

5:09
Anne Hidalgo

Ils pèsent sur les stratégies de campagne et suscitent parfois, souvent, ralliements ou défections. Or, il est impossible avec vous, Anne Hidalgo, de faire abstraction de ces sondages calamiteux qui placent le Parti Socialiste et sa candidate au bord d'un effondrement historique.

5:25
Locuteur 6

Historique vraiment, Patrick ?

5:26
Anne Hidalgo

Oui, les observateurs de la longue histoire de la gauche de gouvernement et de la façon dont François Mitterrand avait, expression fameuse, réussi à plumer la volaille communiste, pardon, expression célèbre, auront noté que dans les intentions de vote, le PC de Fabien Roussel vient de doubler le Parti Socialiste, ce qui n'est pas arrivé depuis 50 ans, depuis les législatives de 1973. Basculement, certes, symbolique, tant cette vieille gauche, comme dit Mélenchon, paraît éloignée d'un retour aux affaires nationales.

5:55
Locuteur 8

Pourtant, le PS n'est pas riche que de sa propre histoire.

5:58
Anne Hidalgo

Il incarne un grand courant de pensée, la social-démocratie, qui rayonne dans une partie de l'Europe, qui gouverne l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, le Danemark ou la Norvège, et qui ne devrait pas, théoriquement, se rabougrir au niveau du vote de Jean Lassalle ou de Philippe Poutou.

6:13
Présentateur

Il reste deux mois de campagne, tout est possible.

6:16
Anne Hidalgo

Anne Hidalgo peut rebondir, bien sûr, dans toute campagne, tout est possible. Il y a eu dans le passé des remontées fulgurantes, mais je n'ai pas le souvenir d'un candidat qui réussit à inverser une dynamique à la baisse. Vous étiez situé début septembre à 9 ou 10%, chiffre divisé par 2 après votre déclaration de candidature,

6:34
Présentateur

tombé depuis à 2 ou 3%, et même, on l'a dit, 1,5% dans un sondage Elab paru ce matin pour l'Express et BFMTV.

6:41
Anne Hidalgo

Il y a là le symptôme d'un rejet, le spectre d'une humiliation, voire le risque de l'effacement du Parti Socialiste.

6:48
Présentateur

Mais est-ce qu'il n'est pas trop tard pour renoncer ?

6:50
Anne Hidalgo

Peut-être, mais l'élection de 2017 nous a montré que février pouvait être encore le mois des renoncements ou des ralliements. François Bayrou, le 22 février 2017.

7:00
Locuteur 4

Parce que le risque est immense, parce que les Français sont désorientés et souvent désespérés, j'ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d'alliance. C'est sans doute un geste d'abnégation, mais ce sera aussi, je le crois, un geste d'espoir pour notre pays.

7:19
Anne Hidalgo

Et le lendemain, 23 février 2017, Yannick Jadot en faveur de Benoît Hamon. Et ma responsabilité, celle que j'ai prise, c'est de dépasser les égaux, de déporter les appareils politiques et de construire la grande aventure de cette élection présidentielle.

7:35
Locuteur 8

Alors oui, ce soir, je retire ma candidature.

7:39
Anne Hidalgo

Abnégation, disait François Bayrou, dépassement des égaux et des appareils politiques. Yannick Jadot, est-ce qu'il n'est pas tant, Anne Hidalgo ?

7:48
Présentateur

Donc pour vous, ce sont les sondages qui décident de l'élection. La course des petits chevaux à laquelle vous dites vous-même ne pas vouloir participer. Finalement, c'est elle qui devrait faire le résultat, qui devrait même remplacer le vote.

8:00
Locuteur 2

Non, les sondages sont refaits de l'opinion.

8:02
Présentateur

Ah, pas tant que ça quand même. En tous les cas, moi, je ne leur accorde pas beaucoup de crédibilité. D'ailleurs, je vous invite à regarder comment ils sont fabriqués. Des journalistes, journalistes du Monde, notamment Luc Bromère, a fait un papier il y a déjà quelques temps. Visiblement, ça n'a pas l'air de beaucoup intéressé, mais expliquant comment ça se fait. Moi, je vais vous dire, pour moi, la politique, ce n'est pas des clics, ce n'est pas cette course de petits chevaux, ce n'est pas des sondages jour après jour qui font de la politique quelque chose qui ressemble plutôt à un classement TripAdvisor.

Pour moi, la politique, c'est de la rencontre, c'est de l'engagement, c'est de la détermination. C'est aussi rencontrer toutes ces femmes et ces hommes qui me soutiennent. C'est de l'humain, c'est de l'humain. Ce sont tous ces maires, tous ces élus qui m'apportent leur parrainage, qui veulent que ce que je porte, ce que je propose, ce que nous proposons ensemble, c'est-à-dire justement cette gauche républicaine de gouvernement, soit présente dans cette élection. Et vous voyez le temps que nous passons à parler de la course des petits chevaux avec des sondages, je vous le dis très clairement, vu comment ils sont fabriqués, je les mets vraiment en cause et ça n'enlève rien à ma détermination.

Tout ce temps que nous venons de passer, c'est du temps en moins pour parler aux Français des projets, des propositions. Or, c'est quand même là-dessus qu'une élection se base et que surtout une élection présidentielle doit se baser. Et ça mine, y compris vos militants, y compris vos sympathisants. On entendait au micro de Louis Hamas l'une de vos sympathisantes expliquer plus on colle d'affiches, plus Anne Hidalgo baisse dans les sondages. Il y a une déprime des militants qui ont peut-être du mal à mettre des œillères à l'égard de ce sondage. La situation de la gauche, du Parti Socialiste n'est pas une bonne situation. Soyons lucides là-dessus.

Mais est-ce que c'est ça qui va faire l'élection ? Non, je vous le redis. Vous savez, la noblesse de la politique, ce n'est pas les petits ralliements individuels, ce qu'on a vu encore aujourd'hui avec Eric Burt, qui a passé son quinquennat à voter contre les lois de Macron et qui se rangent derrière. Ce n'est pas ça. La noblesse de la politique, c'est de porter des convictions. Et cette gauche que je porte, ces solutions, vous savez, aujourd'hui, on parle de quoi ? On parle du pouvoir d'achat, on parle de la situation à l'hôpital, à l'école. La noblesse de la situation pour faire gagner des idées. La noblesse, c'est de porter des idées.

Mais vous savez, je ne reconnais absolument pas le thermomètre aujourd'hui qu'on nous impose tous les jours. Cette course de petits chevaux et ce tripadvisor de la politique, je ne le reconnais pas comme un juge de paix.

10:47
Anne Hidalgo

Et même en regardant sur un temps long, vous étiez avant même d'être candidate crédité d'un niveau qui était honorable à gauche.

10:55
Présentateur

Je vous invite à faire les enquêtes que vous devez aussi faire dans votre rôle pour aller voir comment se fabrique l'opinion. Et vous allez voir que vous allez avoir des petites surprises. Mais cette question du retrait, elle vous paraît totalement inappropriée ? Absolument. Et d'ailleurs, vous voyez la ligne de départ et vraiment le démarrage de la campagne avec les candidats qui seront, les candidats pouvant concourir avec leur parrainage n'a pas encore démarré. Il se trouve que, et ça vous ne pouvez pas le nier, ce ne sont pas des clics, c'est vrai.

Ce ne sont pas des clics sur des réseaux internet où, au cas où vous ne le sauriez pas, on peut s'inscrire 20 fois, 100 fois, avec des fausses identités. Pour répondre aux sondages. Et c'est très fréquent. Mais bon, peu importe. Moi, ce ne sont pas ni des avatars ni des clics, ce sont des femmes et des hommes qui, aujourd'hui, par exemple, sont cette nouvelle génération d'élus qui ont gagné. Mais il n'y a pas si longtemps que ça, en 2020, en 2021, qui ont gagné la confiance, la confiance des Françaises et des Français, là où ils sont en exercice et qui m'accordent aussi leur confiance.

Et vous savez, avec ce mouvement-là, qui est une vraie force politique, qui est réellement enracinée dans le pays, qui est réellement dans le monde réel, pas dans ce monde parallèle dont vous me parlez et dont vous parlez tous les jours pour justifier de qui devrait concourir ou ne pas concourir, Eh bien, je vous le dis, ce n'est pas ça qui fait, chez moi, ni la détermination, ni la légitimité. Où est-ce que vous trouvez l'énergie de continuer ? Parce que quand vous vous fatiguerez avant moi, c'est ce que vous dites aux médias qui, sans cesse, vous pose cette question du retrait. Vous me connaissez mal, alors, dites-vous. Où trouvez-vous cette détermination ?

Dans mes convictions et dans le fait que... Qui vous trouvent inoccuidables ? Je pense qu'il y a, dans notre pays, un besoin d'abord de revenir à la politique. Vous voyez, notre pays souffre d'avoir sombré dans cet apolitisme où, finalement, on discute de choses qui n'ont rien à voir avec le destin de la France. Qu'est-ce qu'il se passera demain, après ? On n'est pas dans la politique, pas dans la campagne ? Non, on n'est pas dans la politique lorsqu'on ne parle pas du fond, du projet, lorsqu'on ne parle pas de sa vision pour le pays.

Et lorsqu'on compare, lorsque le débat devient soit outrancier, soit injurieux, que l'on est repris parce qu'on dit des choses qui sont des choses soit très démagogiques, soit parfois très violentes. Je ne suis pas là-dedans et je ne serai jamais là-dedans et je ne serai pas dans la démagogie. En revanche, je suis, avec les convictions qui sont les mènes, avec cette histoire... Mais on les connaît pour vos convictions, votre programme a été débattu, l'économie des Français, il n'en porte pas... Non, il n'a pas été débattu. Il a été exposé, vos propositions sont exposées à l'État. Non, non, il n'a pas été encore débattu ni exposé, puisqu'il n'y a pas encore eu de débat.

Et évidemment, je fais en sorte d'en parler, notamment des mesures sur le pouvoir d'achat, des mesures sur la transition écologique aussi. La planification. Et sur, évidemment, la crise démocratique et comment on sort de cette crise démocratique. Donc voilà, je puise l'énergie aussi dans l'action. Vous savez, moi, je ne suis pas quelqu'un qui est venu à la politique pour simplement parler, faire des promesses. Quand je dis quelque chose, quand je m'engage devant les électeurs à faire quelque chose, je m'y tiens. C'est ça la motivation.

Et vous savez, j'ai cette expérience à Paris de transformer une ville, d'accompagner les transformations majeures de cette ville, d'en avoir fait une ville qui est aujourd'hui une référence, notamment sur les questions d'écologie et de mobilité. C'est ce qui me guide, c'est ce qui me pousse à vouloir agir aussi pour mon pays. Votre famille politique ne fait pas bloc, en tout cas pas complètement autour de vous. Il y a des défections. Benoît Payan, le maire PS de Marseille, qui parraine Christiane Taubira, l'ancien porte-parole du Parti Socialiste. Je n'ai pas vu encore les parrainages. Édouard Dorian-Sipel, qui rejoint le camp d'Emmanuel Macron.

Benjamin Saint-Huile, le président de la puissante fédération PS du Nord qui vous lâche. Et Ségolène Royal, candidate PS à l'élection présidentielle de 2007, qui a refusé il y a quelques jours de se prononcer clairement sur son vote en votre faveur. On l'écoute. Oui, et les 652 qui m'ont apporté leur soutien. Est-ce que vous êtes sûre de voter pour Anne Hidalgo ?

15:11
Invité

Mais moi, je ne viens pas là pour dire pour qui je vais voter. Je fais une analyse politique par rapport à l'histoire politique.

15:19
Présentateur

Soit la maire de Lille, Martine Aubry, vous apporte son soutien absolu, soit l'ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, on l'a noté, préside votre comité de soutien, mais d'autres voix historiques du PS sont plus distantes, voire absentes. Vous espérez que François Hollande vous soutiendra bientôt publiquement ? Voilà, vous pouvez continuer à prendre des personnalités qui ont décidé... Qui ne comptent pas ? Ce n'est pas qu'elles ne comptent pas, mais qui ont décidé et elles font ce qu'elles souhaitent, vous voyez ? Mais hier soir, par exemple, j'étais la troisième candidate qualifiée pour pouvoir concourir avec 652 parrainages.

Vous pouvez appeler, vous pouvez voir dans ces parrainages celles et celles qui me soutiennent, leur demander pourquoi ils me soutiennent. C'est aussi une part de l'information qu'il faudrait donner lorsque vous évoquez ce qui fait bloc autour de moi. Et je vais vous dire, moi je me sens soutenue aujourd'hui. Je me sens soutenue d'abord par toute cette génération, cette génération de nouveaux élus qui est là, qui fait le boulot, qui fait le job dans les régions, dans les départements, dans les villes de toutes les tailles. Je me sens soutenue aussi par une génération qui a été... qui a éprouvé les responsabilités.

Vous avez cité Bernard Cazeneuve et je suis tellement fière et heureuse qu'il ait accepté de présider mon comité de soutien. Bien, ça n'est pas rien. Vous avez parlé de Martine Aubry et de Bocidot. Et François Hollande. Et François Hollande qui viendra, qui participera à un de mes meetings et ça fait partie des choses qui se feront. Il a un statut d'ancien président de la République. Il vous l'a assuré. Admettez que ce statut-là se fasse de sa présence autre chose. Et puis toute la journée, vous savez, on nous explique qu'un tel part à tel endroit. La politique, ça n'est pas ça. Regardez, regardez vraiment. La politique, c'est de l'humain, c'est du compagnonnage.

Alors oui, dans ces compagnonnages, parce qu'il y a de la passion en politique, il y a des gens qui à un certain moment vont prendre un virage, un tournant, vont faire autre chose. Mais aujourd'hui, moi, ce que je porte, c'est aussi l'espoir d'une gauche, d'une gauche de gouvernement, d'une gauche républicaine, d'une gauche, vous l'avez dit dans votre édito, qui partout ailleurs en Europe a réussi à gouverner, qui a connu des épreuves aussi et des moments très difficiles. Parce qu'avant de gouverner en Espagne, avant de gouverner au Portugal, ils sont passés par les phases par lesquelles nous, nous passons aussi.

Donc c'est une gauche aussi qui a su reconstruire, se remobiliser, repartir sur ses fondamentaux. Moi, c'est quoi les fondamentaux sur lesquels je veux repartir ? Je veux d'abord dire que c'est une gauche républicaine. Pour moi, on ne transige pas avec les valeurs de la République. Elles sont là et elles doivent être notre guide. Et d'ailleurs, la République, sans cette gauche que je porte, que j'incarne, ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. Parce que la République a besoin de cette jambe gauche pour fonctionner.

Deuxièmement, c'est de considérer que la situation aujourd'hui des classes moyennes, des catégories populaires, de tous ces invisibles, elle a besoin d'une gauche de gouvernement. Parce qu'on peut être dans une gauche protestataire. On peut être dans une attitude qui consiste à dire on est en désaccord, on vote contre, ou même on va jusqu'à la démagogie, mais qui ne veut pas gouverner. Moi, je suis de cette gauche qui, d'abord, a gouverné, gouverne, se retrousse les manches et propose des choses qui sont en rapport avec le siècle dans lequel on est, et le moment dans lequel on est.

Il y a trois grandes défis, il y a trois grandes crises qu'il nous faut résoudre, sur lesquelles il faut poser des actes. Ce que n'a pas fait Emmanuel Macron ces cinq dernières années, la crise des inégalités qui est en train de miner notre pays, notre pacte social, qui est en train de miner des Françaises et des Français, notamment des classes moyennes. J'ai des propositions, notamment sur le travail et sur le salaire. La crise écologique, enfin, franchement, le moment de l'irréversibilité, c'est 2030, c'est 2030. Donc oui, il faut planifier la transition écologique. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire aller, mais vraiment rapidement, de façon déterminée, vers les énergies renouvelables, vers... Vers un 100% d'énergie renouvelable ? Vers un 100% d'énergie renouvelable. Bien sûr, ça ne veut pas dire abandonner le nucléaire en race campagne, puisqu'on en a besoin. Et puis la troisième crise, quand même, puisque c'est quand même ce qu'on évoquait, avec le petit débat sur, finalement, les sondages feraient l'élection, et alors, au revoir madame, au revoir monsieur.

19:46
Locuteur 8

Ils ne font pas l'élection, mais ils font la campagne. C'est ce que j'ai voulu dire.

19:49
Présentateur

Mais ils ne peuvent pas faire la politique. La crise démocratique, il faut aussi la résoudre par un pouvoir donné aux citoyens d'intervenir aussi directement.

19:59
Anne Hidalgo

Trois points essentiels de votre projet que vous venez d'énumérer. La République, les oubliés, la crise écologique et même la crise démocratique. Je n'ai rien entendu qui soit irréductible avec Yannick Jadot, l'autre candidat qui représente une nouvelle...

20:14
Présentateur

Je ne suis pas là pour dire ce qui est irréductible ou pas irréductible. D'ailleurs, franchement, vous parliez des sondages me concernant. Parlons des autres aussi. D'accord. Ça vaut pour eux, mais pas pour vous. Non, mais voilà. Non, mais ça vaut pour moi, ça vaut pour eux aussi. Quand Benoît Hamon se retire... Il faut savoir. Soit les sondages n'ont aucune valeur, soit... C'est ce que je vous renvoie. C'est soit ils ont une valeur que pour moi et pas pour les autres, soit, finalement, regarder quand même de façon très claire ce qui se passe pour tout le monde, notamment à gauche. Donc, oui, d'accord. Mais je pense sincèrement que ça n'est pas sérieux. Ça n'est pas sérieux, Patrick Cohen.

Ça n'est pas sérieux. Vous l'avez vraiment souhaité, cette union ? Ce n'est pas sérieux. Après votre proposition en décembre d'une primaire à gauche, Yannick Jadot dit avoir attendu votre coup de téléphone. Il est cité par Le Monde aujourd'hui. J'attendais des nouvelles. C'est moi qui ai fini par lui téléphoner une semaine plus tard. Non, non, non. D'abord, j'ai fait une proposition en décembre parce que, oui, de façon très sincère et très authentique, voilà, je suis quelqu'un d'assez cash. J'ai considéré qu'il était de ma responsabilité de proposer cette union et de faire quelque chose qui, effectivement, était devant les Français, de débattre.

Parce que pendant quand même tout le mois de novembre et de décembre, on a parlé de quoi ? Dans les médias, on a parlé du phénomène Zemmour. Et on nous disait, à longueur d'interview... On aurait pu parler du phénomène Hidalgo. Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Évidemment, évidemment, tout en nous expliquant, à longueur de journée, que la seule question qui préoccupait les Français, c'était la question de l'immigration et que nous n'étions pas dans le vrai. C'est vrai, c'est vrai. Quelle idée ? J'étais en train de parler de salaire. Dès le mois d'octobre, je parlais de salaire et d'augmentation du prix de l'essence. Ce n'était pas du tout le sujet du jour.

Donc, j'ai proposé que l'on puisse débattre devant les Françaises et les Français, qu'il puisse y avoir une primaire à la loyale, une vraie primaire, avec un échange, avec des votes, pas une notation, des vrais votes, après un débat. Parce que quand même, on vote de préférence après un débat, après avoir vu la personnalité, mais aussi, surtout, les propositions. Ça n'a pas été accepté. Dont acte, c'est derrière nous. Mais aujourd'hui, ce que je porte, c'est... Vous savez, sur les questions, par exemple... C'est radicalement différent de Yannick Haddon ? Non, ce n'est pas radicalement différent. Mais par exemple, sur la question sociale, ça n'est pas pareil.

Et moi, je considère qu'on ne peut pas réussir la transition écologique si on n'en fait pas d'abord un enjeu de justice sociale. Et que cet enjeu de justice sociale, il faut le faire en accompagnant les plus modestes. Par exemple, sur la question du logement, je considère qu'il faut construire du logement dans notre pays pour sortir de cette crise du mal-logement. Ce n'est pas la position des verts. Par exemple, sur la question du nucléaire. Sur la question du nucléaire, je considère que, bien sûr, il faut aller à 100% d'énergie renouvelable. Mais qu'il faudra, bien sûr, s'appuyer et faire le grand carénage.

Et être présent, notamment, pour maintenir, parce que je ne suis pas d'accord avec l'idée de décroissance, parce que je ne pense pas qu'on pourra faire table rase de nos besoins énergétiques et de nos besoins en électricité. Et que, oui, il va falloir que l'on fasse le grand carénage. Vous êtes d'accord pour dire qu'il ne faut pas construire de nouvelles centrales ? Mais je ne souhaite pas construire de nouvelles centrales. Comme Yannick Jadot. Non, parce que lui, il souhaite fermer des centrales, des réacteurs d'ici 2035. Mais donc ? Ah non, 2035. Il a dit qu'il fermerait, je crois, une dizaine de réacteurs d'ici 2035. Je ne suis pas d'accord avec ça.

Il a dit qu'on sortirait du nucléaire dans 20 ans. Je ne suis pas d'accord avec ça. On n'a pas la même approche sur les questions sociales et sur les questions industrielles. Et je pense qu'on n'a pas non plus la même approche sur les questions institutionnelles. Par exemple, je ne propose pas la VIe République. Je ne propose pas une constituante. Je ne propose pas une constituante. Parce que je pense que dans la Vème République, il y a des choses qu'on peut faire tout de suite, sans passer cinq ans à disserter sur le numéro de la Constitution.

Mais il y a des choses qu'on peut faire tout de suite pour que le président de la République, dans l'exercice du pouvoir qui est le sien, soit un exercice beaucoup moins monarchique. Et je pense qu'il y a des évolutions que l'on peut faire, notamment sur le rôle du Parlement, notamment aussi sur le mode de scrutin, qui bien sûr, eux, nécessiteront des lois, mais pas une constituante. Je ne veux pas qu'on passe ce temps-là, ce temps absolument indispensable pour aller dans cette planification écologique indispensable et dans cette réduction des inégalités qu'on passe cinq ans à s'affronter en expliquant que je préfère la cinquième, ah ben moi je suis pour la sixième. Je suis pragmatique.

Je sais ce qu'est l'exercice du pouvoir. Et donc je pense qu'il y a des différences de cette nature. Et par ailleurs, je vais vous dire autre chose. Je suis la seule parmi tous les candidats de gauche qui est en capacité, dès le lendemain de son élection, de travailler immédiatement à l'échelle européenne avec les chefs d'État, et notamment avec tous ces chefs d'État que vous avez évoqués, qui sont non seulement mes amis personnels, mais aussi mes amis politiques, qui n'attendent qu'une chose, c'est que la France fasse le choix de la social-démocratie et de l'écologie pour pouvoir travailler aux changements qu'il faut opérer en Europe.

Parce que l'Europe, c'est l'espace qui va nous permettre d'avancer sur la transition écologique, sur la lutte contre les inégalités notamment, et aussi sur la question de notre souveraineté à l'international. Une question de Pierre Lescure.

25:49
Locuteur 8

Je vais vous parler de cinéma, mais en fait, on ne change pas vraiment de sujet. On ne change pas vraiment de sujet. Vous savez qu'il y a un film, c'est un hasard ou pas, un film qui sort aujourd'hui qui s'appelle La disparition et qui évoque l'éventuelle disparition du Parti Socialiste. Je ne l'ai pas vu. Comment ? Vous ne l'avez pas encore vu ? Non, non, il sort juste depuis ce matin. Le réalisateur Jean-Pierre Pozzi suit l'écrivain Mathieu Sapin lorsqu'il écrit qu'il prépare une bande décidée sur le 40e anniversaire de l'élection de François Mitterrand. Et à ce moment-là, il rencontre Julien Drey, extrait de leur conversation. C'était tourné, pour être précis, il y a 15 mois.

26:21
Anne Hidalgo

– Le Parti Socialiste, c'était comme, d'un certain point de vue, une chose qui était éternelle, incontournable, immortelle, qui allait revenir. C'est la grande différence avec la défaite de 2017. Pour la première fois, la question de l'existence même du Parti Socialiste est posée. Pendant un temps, le Parti Socialiste, il occupait la rue. Il y avait ses banderolles, il y avait ses cortèges, il y avait ses manifs. Et dès qu'on était dans l'opposition, on était là. Et personne ne nous contestait le droit de descendre dans la rue. Les habitudes sont perdues, une sorte de notabilisation s'est installée. Et puis on a laissé, on est devenu une sorte de forteresse institutionnelle.

26:55
Locuteur 8

– Alors évidemment, la mise en scène est cruelle, puisqu'ils font ça le jour où ils tournent ça, le jour où on déménage de Solferino. Mais vous pensez que la forteresse institutionnelle est en danger ?

27:04
Présentateur

– Je pense que, comme toute organisation humaine, elle peut mourir, bien sûr. Et comme toute organisation, comme tout corps vivant, et un parti, c'est un corps vivant, la démocratie, c'est quelque chose de vivant. Il faut bien sûr le transformer, le faire évoluer. Je suis d'accord pour dire que ces cinq dernières années ont été difficiles. Et que peut-être, même s'il y a beaucoup de militants qui ont fait du boulot, et franchement, je leur dis chapeau, parce qu'ils font du boulot, et vous disiez qu'il y avait de l'admiration pour ma détermination, moi j'ai beaucoup d'admiration aussi pour les militants. Mais franchement, ces cinq dernières années ont été très difficiles.

Moi, je les ai passées à essayer de gérer Paris et de regagner ce que j'ai fait, cette ville. Et donc, j'étais dans l'action, ce qui est une position à la fois difficile, mais en fait très confortable, parce qu'on n'est pas juste là à regarder une maison qui est en train de s'abîmer. Mais aujourd'hui, qu'est-ce que je constate ?

Qu'il y a cette volonté, qu'il y a cette volonté qui est enracinée, alors c'est vrai que ça ne se voit pas dans les sondages, mais aujourd'hui, cette force qui est présente dans tous les territoires, dans toutes les communes, dans les régions, dans les départements, elle représente grosso modo environ 15%, 15% de l'électorat qui s'est prononcé dans les élections locales pour des candidats du Parti Socialiste, qui tous ont su faire des alliances, qui tous se sont engagés dans cette transition. Eh bien, ce qui est effectivement complexe, c'est comment on passe du local au national. C'est le travail que j'essaye de faire, pas toute seule, évidemment, avec beaucoup de ces élus autour de moi.

Et une des missions que je me suis donnée, au-delà du message que je veux porter auprès des Français et des solutions pour qu'on vive mieux dans notre pays, une des missions que je me suis donnée, c'est aussi d'essayer de ramener ces différentes générations. Il y a toute cette jeune génération qui accède aux responsabilités par les pouvoirs locaux. Et puis, il y a cette génération plus ancienne dans laquelle je m'inscris moi-même, puisque je suis rentrée au Parti Socialiste. Ça fait 20 ans que je suis dans des fonctions d'élus importantes. Mais c'est de ramener cette part de l'histoire qui est la nôtre et cette part de l'avenir qu'on a à construire. Est-ce que c'est impossible à faire ?

Non, je ne crois pas que ce soit impossible à faire. Est-ce que c'est difficile ? Oui, c'est vachement dur. Alors là, c'est hyper dur. Mais en même temps, est-ce que ça vaut le coup de le faire ? Ah oui. Pas simplement pour le Parti Socialiste, mais pour notre pays. Parce que je vous assure, notre pays sans la gauche de gouvernement, ce n'est plus le même pays. Vous restez avec nous, on a beaucoup d'autres questions à vous poser. C'est l'heure de la story de Mohamed Bouafsi. Mohamed, vous nous parlez de ce mouvement né au Canada qui s'importe en France, les convois de la liberté.

30:02
Invité

Après Ottawa, bientôt Paris. C'est la question que tout le monde se pose depuis quelques heures. Inspiré d'une idée venue du Canada, des opposants aux restrictions sanitaires organisent sur les routes de France un convoi de la liberté.

30:15
Anne Hidalgo

L'objectif est simple, partir de plusieurs villes en France

30:18
Invité

pour arriver à Paris samedi prochain, afin de bloquer des rues. En faisant hurler les klaxons, les convois ont pris la route ce matin.

30:27
Présentateur

Sur le parking de ce centre commercial, ils sont une centaine à s'être donné rendez-vous.

30:32
Locuteur 8

Dans les coffres de ces voitures, des vivres pour plusieurs jours. Certains sont déterminés à rouler jusqu'à Paris. Ils sont partis il y a quelques minutes, quelques centaines de personnes,

30:42
Invité

klaxons hurlants et moteurs pétaradants. La principale revendication, il le souhaite, c'est la fin des mesures de restrictions sanitaires et notamment du pass vaccinal. Pour l'instant, le mouvement prend surtout de l'ampleur sur les réseaux sociaux. L'un des groupes Facebook organisateurs compte désormais plus de 300 000 membres. Les manifestants s'organisent en ligne avec une carte mise à jour régulièrement.

31:05
Présentateur

Une idée qui est donc née sur les réseaux sociaux.

31:08
Locuteur 2

Oui, et surtout aussi en rapport avec le mouvement

31:10
Invité

des Gilets jaunes en France à la fin 2018. Comme les Gilets jaunes, cette idée est née, comme vous venez de le dire, Babette, sur les réseaux sociaux des citoyens de tout horizon appelés à rouler sur Paris samedi, notamment pour protester contre le pass vaccinal.

31:22
Locuteur 8

D'autres préoccupations existent, comme le prix de l'énergie. Depuis la fin du mois de janvier, plusieurs groupes Facebook sont dédiés à l'organisation de ce convoi. Un des groupes regroupait même, ce matin, 275 000 membres.

31:35
Présentateur

Sur une autre application de messagerie sécurisée,

31:37
Invité

Telegram, d'autres groupes regroupent 25 000 abonnés et se partagent les informations sur les itinéraires afin de se retrouver. Chaque trajet est organisé depuis Brest, Perpignan, Lille, Strasbourg ou encore Nice.

31:51
Locuteur 3

Denis a habité en Côte d'Azur. Avec d'autres, il explique pourquoi ils ont décidé de rejoindre ce convoi de la liberté.

31:57
Locuteur 2

Il n'y a pas d'anti quelque chose dans ce mouvement. Il y a des pro-libertés qui veulent affirmer un retour à leur vie normale. Et nous espérons que le message sera entendu par les gouvernants français, également jusqu'à Bruxelles. Moi, je suis ici pour défendre la liberté. On est rentré dans une société de contrôle à la chinoise sous le prétexte de l'épidémie.

32:15
Locuteur 9

Depuis le 2 novembre 2020, j'ai commencé à manifester dans mon petit village qui s'appelle Gorbio.

32:22
Présentateur

Et j'ai déscolarisé ma fille suite au port du masque. Est-ce que le mouvement peut avoir le même succès qu'au Canada ?

32:28
Locuteur 8

A priori, non, puisque la mobilisation au Canada était constituée de poids lourds qui devaient jouer un rôle beaucoup moins important qu'en France, les plus grands syndicats du secteur de transport routier en France assurent ne pas être liés au mouvement, ce qui n'était pas le cas au Canada. Outre-Atlantique, ce qui a provoqué la colère des routiers, c'est l'obligation vaccinale pour voyager aux Etats-Unis et surtout se restaurer dans les relais routiers.

32:52
Locuteur 3

En France, les chauffeurs ont le droit de voyager

32:54
Présentateur

entre les pays européens et ils sont autorisés à manger dans les aires de repos sans passe vaccinale. Au Canada, regardez cette image.

33:02
Locuteur 8

Le pont ambassadeur entre Détroit aux Etats-Unis et Windsor au Canada, il est complètement bloqué par les poids lourds. Les Canadiens se déchirent sur le sujet

33:13
Anne Hidalgo

du convoi de la liberté. Là où ça commence à poser un petit problème, c'est à partir du moment où la liberté de certains commence à empiéter sur la liberté des autres. C'est-à-dire qu'ils empêchent d'autres personnes d'accéder à leur lieu de travail ou d'accéder à des commerces.

33:28
Locuteur 6

Anne Hidalgo, je parle ici à la maire de Paris

33:49
Locuteur 8

et à la candidate à l'élection présidentielle. Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, promet une réponse ferme à ce convoi. Samedi, si Paris est bloqué, vous serez du côté du convoi de la liberté ou du gouvernement ?

34:01
Présentateur

Je suis très inquiète, évidemment, parce qu'on a déjà connu à Paris pendant la période des Gilets jaunes des situations terribles. Tous les samedis, pendant des semaines et des semaines, des magasins saccagés. On se rappelle tous de ce moment sur l'Arc de Triomphe. Mais enfin, c'était tous les samedis. Donc, évidemment, je suis très inquiète et que je considère qu'il faut absolument qu'il puisse y avoir aussi la liberté pour notre ville et les autres villes de pouvoir fonctionner. Mais qu'est-ce que ça dit, ça ? Qu'est-ce que ça dit ? Ça dit quand même un manque de dialogue absolu. Souvenez-vous sur les Gilets jaunes. Le mouvement des Gilets jaunes s'arrête parce que la pandémie démarre.

D'accord ? Le mouvement des Gilets jaunes... Non, il s'atténue avec le grand débat, justement parce qu'Emmanuel Macron va dialoguer. Oui, enfin, il va dialoguer. Ça s'est arrêté avant le début de la pandémie. C'est mars 2020, la pandémie. Il va dialoguer. Bonjour. Il demande surtout au maire de venir. Et on fait le job. Et on demande effectivement à nos concitoyens de venir débattre, échanger pour apaiser les tensions dans le pays.

35:14
Locuteur 8

Vous voyez qu'on dialogue sur quoi, là ?

35:16
Présentateur

Mais attendez, là, il n'y a plus grand-chose pour dialoguer, là. Mais ce que je vous dis, c'est que pendant ces 5 ans, où a été le dialogue ? Il n'a pas été présent au moment. Vous voulez l'obligation vaccinale ? Il n'a pas été présent, le dialogue, avec nos concitoyens. Vous croyez que ça, c'est l'expression ?

35:32
Anne Hidalgo

Vous étiez pour l'obligation vaccinale.

35:34
Présentateur

Je ne parle pas du vaccin, je vous dis. Mais c'est ça dont il parle. Oui, mais je vais vous dire. Moi, ce dont je vous parle, c'est de la situation dans notre pays où plus personne ne se parle, où plus personne n'a confiance en personne parce que le dialogue n'a pas été établi. Souvenez-vous, souvenez-vous. Convention citoyenne sur le climat parce que c'est fin du monde, fin du mois. Et qu'est-ce qui se passe ? Emmanuel Macron dit « Je prendrai les propositions des citoyens. » À l'arrivée, rien, rien. Il y a eu un projet climat l'an dernier, quand même. Oui, mais pas du tout. Pas rien. Une partie, mais pas rien. Non, il n'a pas repris les revendications de la Convention citoyenne.

Non, Patrick Cohen. Non. Alors, ça va être ça comme partie. Il n'a pas repris tout en ayant dit avant qu'il reprendrait tout. Donc, il ne vaut mieux pas dire qu'on va reprendre tout si on reprend une toute petite partie à la fin. C'est-à-dire... Oui, enfin, écoutez, on se comprend. Ce n'est pas... Voilà, ça n'a pas été sérieux. Donc là, les vaccins... Les cahiers de doléances. Non, pardon, pardon, pardon. La situation du pays où personne ne se parle. Les cahiers de doléances. Ce fameux grand débat avec des cahiers de doléances. Le livre de Didier Lebrecht, qui est sorti il y a quelque temps, en parle très bien.

Et d'ailleurs, des chercheurs ont décidé de se substituer finalement à l'État, qui avait dit, on va partir de cette parole des Français, qui est un matériau extraordinaire, sur à la fois leurs insatisfactions et ce qu'ils réclament. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Ces cahiers de doléances, pour la plupart d'entre eux, sont restés dans des cartons de préfectures, sauf dans certains endroits, comme à Paris, où on a tout livré, on a tout mis en open data. Alors, est-ce qu'un convoi de la liberté qui s'attaque à la question de la vaccination, c'est quelque chose que je soutiens ?

Non, évidemment, puisque je soutiens la vaccination comme une mesure qui permet de nous protéger et de protéger les autres. Et que je me suis toujours exprimée de cette façon-là et que j'ai organisé aussi en tant que maire les choses pour qu'on puisse... Vous, présidente, il n'y aurait pas de convoi de la liberté parce qu'il y aurait eu un dialogue avant, il n'y aurait pas eu des gilets jaunes parce qu'il y aurait eu un dialogue avant. En tous les cas, j'aurais tout fait pour qu'il y ait ce dialogue. Pourquoi ? Parce que je crois dans les corps intermédiaires, parce que je crois dans les maires, je crois dans les syndicats.

Regardez comment les syndicats ont été dénigrés pendant ces cinq dernières années. Ils le disent eux-mêmes, et y compris des syndicats comme la CFDT, Laurent Berger le dit lui-même, sur le fait qu'ils n'ont pas été... Le président de la République a voulu gouverner tout seul dans une espèce d'approche qui est une monarchie républicaine. Eh bien, à la fin, ça donne des choses comme ça, que je n'approuve pas et je n'approuve pas du tout la violence. Mais il faut quand même expliquer les phénomènes pour éviter d'avoir à les revivre. Et là, j'ai comme la curieuse...

Enfin, voilà, l'impression de revivre quelque chose qu'on a déjà vécu au moment des Gilets jaunes et qui parle d'autres choses, qui parle notamment de cette question de la vaccination et du pass vaccinal. D'autres sujets à vous soumettre, Anne Hidalgo, dans le 5 sur 5 de Mathieu Béliard ? Merci Mohamed.

38:35
Locuteur 2

Mathieu, après les polémiques sur les EHPAD,

38:45
Présentateur

Orpéa et Corian, une solution alternative.

38:48
Locuteur 3

Oui, l'onde de choc ne faiblit pas. Depuis la sortie de l'enquête du journaliste Victor Castanet, les foussoyeurs qui dénoncent les pratiques du groupe Orpéa, leader mondial des EHPAD. Des révélations qui ont choqué de nombreux Français qui ont entraîné un groupe concurrent, Corian, dans la tourmente aussi, et une thématique qui s'est invitée dans la présidentielle. Iban Raïs et Camille Schmitt se sont intéressés à un autre modèle. Nous sommes ce soir en Normandie, dans une maison, 7 familles.

C'est le nom de l'organisme, un hébergement pour personnes âgées ou handicapées qui se distingue du système EHPAD, maison de ville au cœur d'une commune de 4 500 habitants, habitat partagé entre personnes âgées qui ne sont plus des résidents, des pensionnaires, mais des habitants, des colocataires dans cette maison, jusqu'à 8 habitants et 5 auxiliaires de vie qui se relaient.

39:30
Invité

Celui-ci. Voilà. Parce que moi, en général, j'enlève, je ne sais pas si vous le faites comme moi. Ah ben voilà, c'est ça, moi aussi, je fais comme vous.

39:38
Locuteur 1

On est bien, on est bien accueillis, c'est proc, tout, c'est vraiment, vraiment bien. Vraiment, vraiment.

39:44
Invité

Ils continuent à faire la cuisine,

39:46
Présentateur

ils partent, en fait, voilà, ils font, ils se sentent vraiment chez eux, comme à la maison.

39:50
Locuteur 1

Les celles n'ont plus rien à faire. Voilà. Ils ont été payés à rien faire. Moi qui croyais plus faire de cuisine.

39:57
Locuteur 4

Ils sont des colocataires avec qui vous vivez ?

40:03
Locuteur 2

Oui. On partage les repas, on partage, disons, le peu de choses qu'on a vu. Depuis que je suis là, il y a du partage.

40:12
Locuteur 1

Mes enfants voulaient me mettre en EHPAD, j'ai dit non. Si vous me mettez en EHPAD, je me fais du mal.

40:18
Locuteur 3

Bien sûr, ça ne concerne pas ceux qui sont en totale perte d'autonomie. Le lieu n'est pas hyper médicalisé, mais équipé tout de même. Les plus âgés ont 90 et 92 ans. Les habitants peuvent sortir en ville, peuvent accueillir. On est entre le maintien à domicile et l'EHPAD. Ils sont chez eux. Katia, est-ce que vous pouvez nous expliquer un petit peu comment marche cette maison ?

40:38
Locuteur 9

Bien sûr. Donc là, on a la cuisine, où on participe au repas avec les résidents.

40:43
Présentateur

Tout est préparé ici, tous ensemble, comme en famille. Ensuite, on a le côté salle à manger. Voilà. Donc les repas se passent ici, tous ensemble.

40:54
Locuteur 3

C'est important, un petit verre de rouge, Antoinette.

40:55
Anne Hidalgo

Ah oui. Mais imaginez-vous que dans mon commerce, je ne buvais pas. C'est vrai ? Ah ben non. Ce n'est pas un petit verre qui va en plus. Non, non.

41:03
Présentateur

Et le docteur, il dit qu'il faut qu'on boire un peu. Un petit coup de rouge à midi. Le salon. Voilà.

41:09
Locuteur 9

Donc les après-midi siestes se passent ici. Les films de l'après-midi. Notre petit table où on fait de l'animation.

41:19
Présentateur

Où d'ailleurs, Antoinette aime faire ses parties de belote.

41:21
Locuteur 8

Il y a combien de chambres, alors, Katia, dans cette maison ?

41:23
Présentateur

Eh ben, il y en a huit.

41:25
Locuteur 4

Et on ne dit pas résident, on dit colocataire ou habitant.

41:27
Invité

C'est colocataire, voilà, c'est ça.

41:28
Locuteur 6

Oui, c'est plus sympathique. C'est mieux que résident, c'est plus pour les pads. Voilà, on vit avec eux. Et en fait, on forme une petite famille, en fait.

41:36
Invité

Voilà, c'est ça.

41:37
Locuteur 3

Alors la question qui fâche, combien ça coûte ? Eh bien, pour chaque résident, pour chaque colocataire, pardon, 1600 euros, une fois les aides déduites, repas compris, avec du personnel présent en permanence. Du personnel qui, par ailleurs, ne regrette pas non plus d'avoir quitté le milieu des EHPAD.

41:52
Locuteur 6

Là, aujourd'hui, je suis ici et pour rien au monde, je repartirai en milieu hospitalier.

41:56
Présentateur

Ils mangent à leur faim. Si on a besoin de quatre protections par jour, eh ben, on va utiliser quatre protections par jour. On a plus de contacts avec les résidents. Il n'y a pas ces horaires de milieu hospitalier où tout le temps, on est obligé de les pousser, de les obliger à faire les choses. Là, c'est vraiment, on est à la maison, il n'y a pas d'horaire, c'est vraiment naturel.

42:16
Locuteur 3

Ils ne sont pas en résidence, ils ne sont pas en institution. C'est leur maison, ils ont typiquement un contrat à leur nom, c'est chez eux. Ce qui est important, c'est de suivre leur rythme. Et ce n'est pas les résidents qui s'adaptent à l'habitat partagé, mais l'habitat partagé qui se met en marche pour eux, tout simplement. Aujourd'hui, le fait qu'il y ait huit places fait qu'on peut prendre le temps de faire un accompagnement de qualité et individualisé. Alors, je le disais, le sujet s'est invité dans la campagne. Vous, Anne Hidalgo, vous préconisez que le système EHPAD ne soit plus qu'exceptionnel, ne soit plus la norme ?

42:51
Présentateur

Moi, je propose d'abord le maintien à domicile comme le plus longtemps possible, comme principe de base. Ça veut dire quand même accroître les aides. Parce qu'aujourd'hui, il y a peu d'heures, dans ce qu'on appelle l'aide personnalisée à l'autonomie, il y a peu d'heures consacrées à ce maintien à domicile. Or, il faut vraiment pouvoir permettre à Blois, l'autre jour, des assistantes nous disaient combien c'était difficile pour elles, parce qu'on ne tient même pas compte de leur temps de déplacement, y compris quand on est en milieu rural. Donc, maintien à domicile le plus possible, avec des aides pour accompagner les personnes.

On a aussi ces formules d'habitat partagé qu'il faut absolument promouvoir. On a aussi, par exemple, même à Paris, on a mis en place des formules de cohabitation entre des étudiants, des seniors, avec des personnes qui viennent accompagner. Et puis l'EHPAD, parce qu'il y a un moment où, parfois, les personnes sont en telle situation de dépendance que le maintien à domicile n'est plus possible. Et l'EHPAD, donc beaucoup plus médicalisé, doit bien sûr être maintenu. Je suis pour un service public très, très fort. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire mettre des moyens.

Tous ceux, parmi les politiques, qui vous expliquent que demain, super, on va faire une grande loi dépendance, mais qu'on ne mettra pas un centime de plus, vous mentent. Donc moi, vraiment, les yeux dans les yeux, et sans démagogie, il faudra un milliard de plus par an, pendant cinq ans, pour pouvoir faire quoi ? Eh bien, être dans la bienveillance vis-à-vis de nos aînés, c'est quelque chose de formidable, de se dire qu'aujourd'hui, en France, on a quatre générations qui peuvent se côtoyer dans une même famille. C'est quand même une très, très bonne nouvelle, l'allongement de la vie. Et donc, je mettrai les moyens pour que ce service public-là puisse exister.

Et puis, bien sûr, des contrôles, parce qu'on l'a vu, là, ces dernières années, et en fait, le manque de contrôle, le manque de personnel. J'ai discuté toujours à Blois, et je disais aux aides-soignantes, peut-être que quatre à cinq personnes de plus par EHPAD, vous savez qu'il y a 20% des EHPAD qui n'ont même pas une infirmière de nuit. Ça veut dire que s'il se passe un pépin la nuit, il faut aller à l'hôpital. Le personnel, bien sûr, il n'y a qu'un milliard d'euros par an pour le grand âge. Il s'ajoute à ce qui existe déjà. L'international français, Kurt Zouma, en pleine polémique.

45:14
Locuteur 3

Oui, après la diffusion de deux clips issus du réseau social Snapchat, des vidéos dans lesquelles on le voit maltraité, c'est un euphémisme, il maltraite son chat. En Angleterre, à West Ham, et depuis la diffusion de ces vidéos, le club est sous pression. Un petit sponsor a déjà lâché l'équipe, un plus gros, Adidas, rond son contrat avec le joueur. Une pétition réclamant des poursuites recueille plus de 170 000 signatures. Le club lui inflige la plus grosse amende de leur barème, on parle de 300 000 euros l'équivalent. Il faut dire que même en France, Kurt Zouma s'est retrouvé au cœur des débats.

46:16
Présentateur

Il expliquait que son chat avait accidentellement cassé des objets chez lui. Mais alors donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il a commis ses faits en représailles. Et ça, c'est extrêmement grave. On espère surtout des sanctions exemplaires pour montrer à toutes les autres personnes qui auraient l'idée de se défouler sur des animaux, que c'est punissable.

46:35
Locuteur 4

Quelqu'un qui se comporte avec autant de violence sur un animal qui n'est pas en mesure de se poser, ça laisse résager une violence tout court de la personne. Je veux dire, quelqu'un qui shoot dans un chat n'a pas à avoir une licence de sportif.

46:50
Locuteur 3

Alors en Angleterre, son coach a d'abord joué un numéro d'équilibris. Il adore les animaux, mais il a besoin de son joueur. Et ça n'a pas loupé, le joueur était brocardé depuis les tribunes hier soir, sifflé. Dès qu'il touchait le ballon, vous le voyez à l'écran, alors les supporters anglais ont ensuite le talent aussi pour trouver des chansons liées à l'actualité. On a également appris que le joueur a perdu la garde de ses chats qui ont été accueillis par une association de défense des animaux. La question qui se pose en France désormais, et que je vous pose Anne Hidalgo, est-ce que Didier Deschamps doit rayer le nom Kurzuma de ses listes ?

Ou est-ce qu'il peut encore le sélectionner en bleu ?

47:22
Présentateur

C'est horrible, c'est juste horrible. Je suis vraiment pour la reconnaissance des droits des animaux. Donc non, ils ne partagent pas les valeurs. Non, ils ne peuvent plus être en équipe de France. Franchement, comment se dire que dans l'équipe de France portant le maillot tricolore, on peut admettre un comportement comme ça ? Quand on porte le maillot, quand on représente la France, bien sûr qu'il faut être un très très bon joueur, c'est clair, mais il faut aussi porter les valeurs. Comment on peut admettre ça ? Non, vraiment, je suis scandalisée. Je trouve ça honteux. Puis en plus, qu'ils se mettent en scène, quoi. Qu'ils se mettent en scène, c'est vraiment lamentable.

Non, il n'y a rien à faire en équipe de France. Dans l'actualité, également, quatre mois après la disparition de son mari, Dominique Tapie, face à de grandes difficultés, seule et ruinée, c'est le titre de Paris Match, en une aujourd'hui, Paris Match qui a enquêté sur l'héritage Tapie.

48:21
Locuteur 9

Oui, une réalité qui était déjà évoquée à sa mort en octobre dernier. Dans son patrimoine, reste cette vaste propriété à Saint-Tropez, une maison luxueuse en région parisienne, mais aussi des actions de presse dans le groupe La Provence, et puis, beaucoup d'argent sous forme d'assurance-vie et d'actifs financiers. Au total, un patrimoine évalué l'an dernier à environ 300 millions d'euros par le tribunal de commerce de Bobigny.

48:48
Présentateur

Bonsoir Sophie Desdéserts. Bonsoir. Vous signez l'enquête qui fait cette semaine la une de Paris Match et qui débute ainsi. Rien. Il ne reste rien du patrimoine qui a nourri la légende Tapie. Ce que Dominique Tapie a découvert seulement après la disparition de son mari. Non, je n'écris pas ça. Je pense qu'elle n'était pas au courant de l'ampleur des dettes qui allaient rester après la disparition de son mari. Jusqu'au bout, il a pensé qu'il pourrait inverser le cours de la justice. Il attendait ce jugement au pénal dont il espérait beaucoup.

Et il est décédé 48 heures avant le jugement, ce qui aussi peut-être, et je l'ai écrit à la fin de l'article, c'est peut-être qu'il sentait que son scénario idéal qui était de pouvoir renverser le jugement civil avec cette relaxe au pénal, finalement était illusoire et la vie a lâché à ce moment-là. Elle découvre quand même des choses. Elle vivait à l'hôtel particulier de la rue des Saint-Père. Elle va devoir le quitter à la fin du mois. Elle le découvre là il y a quelque chose. Non, elle ne découvre pas l'hôtel particulier, comme tous les biens immobiliers des tapis, qui étaient saisis depuis 2015.

François Pinot qui l'a racheté lui demande de quitter les lieux à la fin du mois, et là, dans l'article en tout cas, elle a une réaction très surprise. Oui, elle dit à François Pinot, elle dit « j'ignorais que mon mari avait vendu » et j'écris « prétend-elle » parce que quand on regarde quand même, quand on examine les faits, ses biens étaient saisis. Ce qui est incroyable dans cette histoire tapis, c'est qu'il donnait l'illusion que tout était comme avant, qu'ils avaient avec cet arbitrage mirifique qui était arrivé en 2008,

50:24
Invité

« la belle vie reprenait comme dans les années 80 ». Et en fait, c'était, comme m'a dit un des juristes du dossier, c'était finalement les clochards les plus célestes de Saint-Germain-des-Prés.

50:34
Locuteur 9

Enfin, les clochards, ils avaient quand même un hôtel particulier,

50:37
Invité

donc cet hôtel particulier, ça ne va pas suffire pour rembourser les dettes ?

50:40
Présentateur

Il n'avait plus. Tout était saisi dans l'attente du jugement, donc légalement, en fait, il n'avait même plus de carte bleue ni de chéquier. C'est ça qui est un peu important. Mais il continuait à mener un train de vie démesuré, les créanciers croyaient à l'existence d'un magot caché. Absolument. Il avait un compte que lui avait laissé le juge Tournaire, qui est un juge réputé coriace, mais qu'il lui avait laissé par humanité, et parce qu'il disait que c'était pour alimenter la Provence, donc c'était aussi la manière de faire subsister un journal. Ce n'est pas rien aujourd'hui. Et par ce compte-là, il a pu régler certaines dépenses personnelles.

Mais c'est vrai que tous les créanciers se demandent comment il a pu maintenir ce train de vie. C'est pour ça que je dis que le magicien est parti, et la réalité tombe, et la réalité tombe sur cette famille de manière terrible, parce que cette femme qui a été d'une dignité, d'une discrétion, toute sa vie, qui l'a soutenue, c'est encore une histoire de femme qui morfe, mais on en connaît beaucoup dans l'histoire. Vous titrez seule et ruinée. Il y a quand même des amis sur lesquels elle peut encore compter, Jean-Louis Boulot. Bien sûr, et ses enfants, il y a une fratrie, et il y a effectivement Jean-Louis Boulot. Je pense qu'on aimerait tous avoir un ami comme Jean-Louis Boulot qui veille à...

Sans lui, vous dites, elle n'aurait pas de toit aujourd'hui. C'est en tout cas lui qui lui a trouvé un appartement. Elle va quitter le lieu dans lequel elle habite depuis 35 ans. Mais encore une fois, on le découvre, mais ce qui est fou, c'est qu'il a eu des obsèques nationales. Ce scénario a été écrit, sauf que lui était un... Il était dans le déni. Et puis il croyait lui-même, ou voulait y croire, parce qu'il y avait aussi cette lutte contre la maladie. La lutte contre la maladie rejoignait le combat judiciaire, en fait. Et qu'à un moment, le réel est revenu en plein fouet. En plein fouet. L'enquête est signée Sophie Desdéserts. C'est demain la une de Paris Match.

Dominique Tapie, seule et ruinée. Merci beaucoup d'être venue ce soir sur le plateau de CETAVOU. Merci Anne Hidalgo d'être venue nous parler de votre projet, de votre détermination ce soir dans CETAVOU. Dans un instant, Maude Fontenois, elle est l'ambassadeurie française au One Ocean Summit à Brest. Il se déroule depuis ce matin et jusqu'au 12 février. A tout de suite avec la navigatrice Maude Fontenois. Olivier Mine aussi sera notre invitée du Guinée. On vous attend.