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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 mai 2026 26 minComplaisantMixteÉconomie & entreprisesTransportsEurope & international

Prix du carburant, Donald Trump, présidentielle 2027...l'eurodéputée Aurore Lalucq est notre invitée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01FerméeRéponse directe

    Ces deux cartes ferroviaires sont-elles authentiques ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la réduction du réseau ferroviaire est due au capitalisme ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Quelles solutions pour la crise des carburants si votre candidat était élu ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    La décision de rapprocher le Charles de Gaulle est-elle stratégique ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Faut-il taxer les super profits des pétroliers au niveau européen ?

  • 20:01OuverteRéponse directe

    Comment réagir aux droits de douane de Trump sur les voitures européennes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Louis AugriFait
    « À l'époque, le réseau comptait plus de 42000 km de ligne principale auquelle s'ajoutait de très nombreuses petites lignes locales. »
  • 4:30Louis AugriFait
    « La France compte aujourd'hui autour de 28000 km de voie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Laluc. Bonsoir. Merci d'être avec nous dans toutes les politiques ce soir.

Eurodéputé, place publique, vous présidez la commission des affaires économiques et monétaires au Parlement européen et vous publiz Trump contre l'Europe. Comment rester libre aux éditions les petits matin ? On va en parler.

On va parler d'économie, on va parler crise des carburants, on va parler Europe, Europe de la défense également. Mais d'abord à 19h33 sur France Info, c'est l'heure du vrai ou faux votre rendez-vous avec la cellule de de vérification et des équipes autour de Julien Pain. Bonsoir Louis Augri.

Bonsoir. Merci d'être là. Ce soir, vous nous parlez d'une vidéo qui a été pas mal relayée sur les réseaux sociaux, d'une carte très précisément une carte des réseaux des réseaux ferroviaires.

Exactement. qui selon beaucoup d'internautes est présenté comme une forme de synonyme de déclin français et selon les réseaux et bien c'est le capitalisme qui a causé ce déclin. Exactement.

Alors je vais vous montrer les deux cartes en question qui circulent beaucoup en ce moment sur les réseaux sociaux. Alors deux cartes, l'une d'abord à gauche qui est censée représenter le le réseau ferroviaire de 1930 et qui est extrêmement rempli. Et puis à droite, on a une carte nettement plus clairsemée qui est censé montrer le réseau de 2014.

Alors, selon la légende, il y aurait quand même 16000 km de voie en moins entre les deux. Et vous l'avez dit, Myiam, d'après les internautes, c'est rien de moins que le capitalisme qui serait en cause là-dedans. Alors déjà, la première question qu'on se pose, c'est est-ce que ces deux cartes sont authentiques ?

On s'est posé la question et d'après les historiens, c'est plutôt le cas. Elles sont plutôt justes. Nos confrères de la radio ont retrouvé le même type de carte dans une revue de l'ENS Lyon pour les années 30.

À l'époque, le réseau comptait plus de 42000 km de ligne principale auquelle s'ajoutait de très nombreuses petites lignes locales qu'on voit et qui rendent la carte encore plus dense finalement. Et puis pour la carte de 2014 que vous avez vu tout à l'heure, finalement il faut se référer à la carte aujourd'hui du réseau ferroviaire en 2026 de la SNCF. La France compte aujourd'hui autour de 28000 km de voie.

Donc l'ordre de grandeur qu'on avait de 16000 en moins, il est plutôt exact. C'est plutôt bon. On a effectivement une très grosse chute qui a eu lieu à travers l'histoire.

Donc la réalité des cartes, elle est bien là. C'est l'explication en revanche qui est trompeuse. Oui, c'est vrai qu'expliquer que c'est juste le capitalisme qui est derrière la réduction de ses voies ferroviaires, ça fait sourire en tout cas certains historiens.

Tout simplement parce que le moment où le réseau était le plus développé, c'était au moment où ce réseau était privé. À ce moment-là, les lignes sont partagées entre différentes grandes compagnies comme la compagnie du Nord ou celle de Paris-Orléan. Et c'est en 38 que la SNCF est nationalisée avec le Front Populaire.

À ce moment-là, la SNCF récupère les 42000 km de voie dont je vous parlais tout à l'heure et très rapidement, ils vont enfermer un certain nombre. 10000 km qui vont être fermés en l'espace de quelques années dès le début de de l'existence de la SNCF. Et pourquoi alors ?

Quelles sont les causes de cette baisse de du réseau ferroviaire ? Bah, on s'en doute un petit peu. La raison numéro 1, c'est pendant les 30 glorieuses quand même l'utilisation de plus en plus fréquente de l'automobile et de l'autocar.

Pendant cette période, l'État va investir beaucoup dans de très grands travaux de route. La population va aussi de plus en plus migrer dans des centres urbains important. Donc il y a une raison sociétale derrière tout ça.

À ce moment-là, c'est aussi plus rentable hein d'utiliser les les routes et les voies ferrées principales. Donc il y a des considérations économiques. Et puis il a un choix plus tard qui va aller totalement dans cette logique, c'est dans les années 80 avec l'arrivée du fameux TGV.

Ça aussi ça a contribué à ce que la SNCF bah délaisse au fur et à mesure des petites lignes qui coûtaient souvent trop cher. Donc non, c'est pas proprement parlé le capitalisme en général, mais oui, effectivement la SNCF, même si c'est une entreprise d'État, a eu des considérations économique et puis c'est important peut-être de le de le rappeler avant de terminer, on a un peu un rétropédalage quand même là-dessus du côté de la SNCF puisque de nombreuses régions sont en train de rouvrir des lignes qui avaient été fermées par le passé, de reconfigurer un réseau et des gardes déjà existantes. Donc la carte que vous avez vu tout à l'heure, elle va changer.

On va peut-être pas revenir à celle de 1930, mais on va réutiliser un peu le réseau du passé qui semble si cher à de nombreux internautes. Merci beaucoup. Le vrai ou faux l'émission ?

Oui. Le samedi le samedi à midi. Vous voulez réagir ?

Est-ce que cette crise des carburants, ces crises énergétiques qui vont sans doute se répéter, c'est pas l'occasion de réinvestir massivement dans le ferroviaire ? Si évidemment et d'ailleurs on le voit vous en avez parlé d'ailleurs sur ce plateau il y a quelques minutes je crois du fait que beaucoup de Français vont utiliser le train. Ça c'est un moyen aussi de faire face à la crise dans les solutions.

On en parle pas assez mais le ferroviaire est un moyen et le fait peut-être de jouer sur les billets de train ça peut être une des solutions à un moment où va falloir faire attention à notre consommation de carburant. Puis je voudrais juste saluer aussi le travail du vrai ou faux parce que dans un moment où il y a beaucoup de désinformation, on est dans une guerre hybride d'avoir des éléments d'explication, de recontextualisation sans mépriser par ailleurs ce qui est dit mais en donnant à voir. C'est excessivement important dans par les temps qui courent.

Voilà. Bravo. Merci beaucoup.

Merci pour eux. Alors on va parler évidemment de la crise des carburants. Qu'est-ce que vous feriez tiens si votre candidat était était élu ?

Reluxman très concrètement déjà sur la guerre contre l'Iran Hormous, vous saluez la la décision stratégique du président Emmanuel Macron de rapprocher le Charles de Gau, le porte-avion du D3. Je pense qu'il fallait le faire. Je pense que ça a été fait dans des conditions qui sont plutôt intéressantes, c'est-à-dire que tout le monde a été prévenu.

Donc c'est bien fait. Euh c'est fait, c'est bien fait aussi dans le sens où la France n'y va pas seule, hein, une coalition. Et puis on voit bien que ça rassure en réalité, hein.

Je crois que cette cette situation, on l'a pas voulu. Encore une fois, c'est un choc extérieur. On n' pas été prévenu de cette guerre.

Personne ne l'a été. On marche sur des œufs. C'est extrêmement difficile de prendre des décisions.

Celle-ci, je pense qu'elle est bienvenue sincèr rassure qui ça rassure mais ça rassure aussi les décideurs économiques, ça rassure aussi les marchés, ça rassure les assureurs. Et c'est pas juste pour assurer les marchés financiers hein, tout ça en réalité, c'est pour donner un peu de prévisibilité à l'économie parce qu'on voit très bien que donner de la prévisibilité à l'économie, ça a des conséquences sociales positives parce qu'on va pas devenir belligérant ceux qui s'inquièent. Je pense que personne n'en a envie très sincèrement.

Et je pense que c'est pas ça qui est dans les dans dans la tête ni du euh qui est qui est dans la tête du du président de la République. Allié mais non aligné. Exactement.

C'est ce que dit euh reprenant la formule de de Gaulle Sébastien le Gordnu. Il y aura un avant et un après hormouse selon vous quoi qu'il arrive. Quel que soit le document signé, l'accord de paix, quoi qu'il arrive, oui parce que déjà d'un point de vue économique, je veux dire si tout se remettait à fonctionner là tout de suite maintenant comme ça comme avant le début de cette guerre, les conséquences économiques, ce seraiit déjà 2 ans à absorber.

Donc faut faut se rendre compte que économiquement le choc il est énorme. Il est absolument énorme. Et le prix du baril reviendra pas à ce qu'il était il y a ça on va voir.

Mais le choc économique de toute façon, il est massif. On a euh on a un commerce international qui est perturbé, des chaînes d'approvisionnement qui sont perturbées, une production qui est perturbée, enfin tout est perturbé. Donc c'est un choc extrêmement choc pétrolier, on peut le dire.

C'est même à mon avis quasiment plus que ça en fait. Justement avec le choc tel que vous le qualifiez, est-ce que vous considérez qu'on est on en fait suffisamment en France ? Sachant que dans les autres pays européens, il est mis en avant que il y a des des efforts qui sont supplémentaires notamment sur le prix de l'essence pour essayer d'alléger la facture des des nationaux.

Est-ce que nous on fait ce qu'on peut comme le disait Sébastien Lecornu parce qu'on a plus d'argent ou est-ce que vous considérez vous président est-ce que vous feriez plus en considérant par exemple faut baisser un peu la TVA qu' y a un certain nombre de choses qui doivent être faites déjà je suis assez contente parce qu'on commence quand même à revenir dans un débat économique un peu plus rationnel faut se rendre compte que au début de la crise pas pour au début de la crise attendez il y a quand même des gens qui nous expliquaient qu'il y avait une cagnotte he il y a quand même des gens pour le pas le nommer le rassemblement national qui était en train les expliquer qu'en période de crise, l'État était en train de se faire de l'argent alors que là on est en moins value fiscale hein ce mois-ci hein sur ce sur les questions carburant et cetera. Donc il y avait tout ça qui était mis dans la tête des Français. Ensuite on nous a dit on va enlever toutes les taxes.

Ah oui c'est profondément injuste. Là vous parlez de ceux qui sont pas au pouvoir. Je Non mais je vous le dis je finis je vais vous expliquer après moi ce que j'aurais fait mais ce que j'aurais fait de toute façon je l'ai déjà dit en réalité c'est faut faire des êtres ciblées.

Pourquoi ? Parce que fait le gouvernement, c'est ce que fait le gouvernement et taxer les super profits, ce que ne fait pas le gouvernement. Et franchement, il va falloir aussi regarder la situation au jour le jour.

Pourquoi ? Parce qu'on est dans une situation extrêmement instable où tout peut se produire. Et souvent on a et je le dis en tant qu'économiste, moi ce que je trouve terrible c'est que on fait des espèces de de totem avec certaines avec certains outils économiques.

Alors il y a certains qui vont être antitaxes, d'autres proxes, d'autres pro blocage des prix et cetera. Je vais vous dire quelque chose, ça dépend et ça va dépendre de plus en plus. Et pouvoir pour avoir fait le point avec le le président de l'Eurogroupe, le le ministre le le groupe des ministres des finances européennes, on est tous alignés là-dessus.

C'est-à-dire qu'il va falloir en fait doser à chaque fois. Mais comment vous pouvez en proposer concrètement taxer à quelle échelle nationale européenne les super profits de tous les pétroliers ? Sachant que on le dit, on le redit, on ne taxe qu'une activité en France et en Europe et sur le raffinage puisque c'est ce que fait total pour ne pas le nommer, c'est pas ce qui marche le mieux.

Ils sont même déficitaires. Donc comment vous faites en sorte pour que cette soit profitable ? Alors 1 déjà, je le redis, on fait pas de la baisse inconsidérée de fiscalité parce que ça bénéficie trois fois plus donc pas de baisse de TVA, trois fois plus trois fois plus aux plus riches qu'au plus pauvres.

Et c'est le fond international qui vient publier cette semaine une étude sur le sujet. C'est pas une officine gauchiste, hein. Donc eux, ils viennent de le démontrer donc on ne fait pas ça.

Deuxème point, oui, on fait la taxation des super profits. On le décide au niveau européen. Oui, avec l'article 122, c'est inopportun de le faire au niveau français.

Et on peut le faire au niveau français. Mais en fait ce qui se passe c'est que la dernière fois quand on l'a fait, on l'a fait en 2022 au début de l'invasion de l'Ukraine. On l'a décidé au niveau européen.

Donc compromis gauche droite, on déclenche un article qui s'appelle article 122. On fait la taxation des super profits, c'est-à-dire qu'on dit aux Étatsmembres, allez-y taxez les super profits et chaque Étatmembre en fait va récupérer. Ça rapporté très peu taxe.

Ça a rapporté 25 milliards. Très peu. La France a rapporté très peu.

Ce qui était très étonnant d'ailleurs pour par rapport à ce qu'on a. Ça rapporté beaucoup à l'Espagne, ça a rapporté beaucoup à la Pologne, la France ça aurait dû rapporter beaucoup. On s'est retrouvé avec allez 69 millions.

Pourquoi ? parce qu'en réalité la taxe a été calibrée de telle façon que ça ne rapporte en réalité pas beaucoup. Est-ce que vous pouvez nous expliquer simplement pourquoi la vôtre rapporterait plus ?

La nôtre. Mais en fait c'est pas la nôtre. C'est-à-dire qu'il va falloir réfléchir à pourquoi ça rapportait si peu.

Ça rapporté si peu parce qu'en fait on le sait et d'ailleurs vous l'avez dit il y a quelques il y a quelques minutes ou heures sur votre antenne total délocalise en réalité une partie une partie. Mais dans ce cas-là, vous savez la fiscalité, c'est de la technique, hein. Quand on veut récupérer de l'argent quelque part, on est parfaitement en capacité de le faire.

Donc, il y a plusieurs on pas taxer des profits qui sont faits euh dans les pays du golf. Ben, en fait, il y a plusieurs Ils sont ils sont surtout beaucoup en Suisse. Il y a plusieurs possibilités euh de le faire.

Euh, soit déjà, il y a du rapport de force politique qui peut se jouer. Ensuite, bah vous réfléchissez, vous dites "Bah, dans ce cas-là, on inclutivité de trading." Si on inclut les activités de trading qui sont faites par ailleurs en Suite en Suisse, ça par exemple, c'est intégré.

Donc ça, c'est quoi ? la vente, on peut très bien se dire de l'essence, on peut on peut très bien se dire bah finalement le super profit, on le définit un seuil un peu plus bas ou alors on taxe le super profit un peu plus haut. Il y a plein de façons de jouer volonté européenne de faire ça.

Il y en a une où alors on a il y en a une totalement. Totalement. Alors qu'est-ce qui bloque ?

La France. C'est ça. Vous avez il y a plusieurs il y a plusieurs pays, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie qui sont d'accord mais pas la France.

Vous avez plusieurs pays très moteurs au niveau de l'Union européenne qui sont en capacité de dégager des coalitions. L'Espagne est pour, l'Allemagne pour l'Italie est pour. Le le ministre allemand des finances a encore rappelé cette semaine au conseil des ministres des finances qu'il était en faveur.

C'est des pays très divers sûr que Emmanuel Macron est contre parce que il l'a porté en son temps cette taxe. Alors il l'a porté. On voit du côté français qu'il y a à mon avis une évolution puisque je trouve que les discours aujourd'hui sont plus souples en la matière notamment depuis ce matin.

Et puis je vois de toute façon une réaction de Total et la réaction de Total en dilong total Patrick Pouyané qui avertit si vous taxez mes super profits les super profits de de ce champion de de l'énergie française j'arrête de plafonner les prix dans mes stations essence. Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est anti patriotique, c'est profondément irresponsable.

Oui, il fait un effort que les autres ne font pas. Alors c'est antipatriotique. Oui, mais il fait quand même de super profit.

En je veux dire mais il considère que l'aide qu'il procure aux automobilistes en mettant 1,99 est une aide directe. C'est-à-dire on va pas attendre 10 20 ans que tu de recycler la taxe sur les super profits dans des aides et que c'est quelque chose c'est pas on peut l'entendre ça bien sûr on peut l'entendre mais il fait toujours des super profits si vous voulez moi je je veux bien qu'on me dise tout ce qu'on veut mais même en faisant cette aide là il fait des super profits. Les super profits, c'est en est dans un moment de guerre, les super profits, ça se taxe.

Il y a pas il y a pas à dire ça se taxe. Pourquoi ? Parce que c'est un moment où faut faire mon de solidarité.

Vous allez expliquer aux français y compris s'il arrête de raffiner en France, il a ce moyen ça s'appelle du rapport de force qui n'est pas admissible. Et on a les moyens d'un rapport de force avec cette entreprise multinationale polique. Mais en fait en politique, on a toujours les moyens du rapport de force.

Faut juste savoir l'utiliser. On va parler euh de 2027 dans un instant parce qu'il y a beaucoup beaucoup de candidats ou de quasi candidats sur cet espace qu'occupe euh celui que vous soutenez, Raphaël Gluxman. Mais d'abord un tout petit mot sur Donald Trump qui est pas content encore contre l'Europe et euh et qui décide de d'augmenter les droits de douane euh sur les voitures européennes.

Alors, c'est les Allemands qui sont qui sont plus ciblés mais ça va toucher aussi les voitures françaises. L'automobile est déjà en crise. Qu'est-ce qu'on fait ?

Je crois que et on le voit euh là aujourd'hui euh d'ailleurs avec ce qu'on est en train de subir, l'Europe est plus forte qu'elle ne le croit. C'est-à-dire qu'on est quand même une zone qui est aujourd'hui la cible de la Russie, la cible de la Chine, la cible de l'administration Trump. Et malgré qu'on soit une zone fait un peu de briquet de broc parce qu'en fait on a pas toutes les compétences, on résiste.

Maintenant la question est de savoir est-ce qu'on veut devenir les leaders ? Est-ce qu'on veut continuer à là ? Vous me faites un grand discours, vous me donnez pas de réponse tout de suite.

Est-ce qu'il faut euh augmenter les droits de douane sur tous les produits y compris numérique, les gafas américains qu'on utilise massivement en Europe. On en a déjà parlé à plusieurs reprises sur ce plateau et ça fait et ça fait un an que je le dis. Évidemment qu'il faut le faire.

Évidemment qu'il faut attaquer là où ça fait mal. Évidemment qu'il faut attaquer sur les gars femmes. Pourquoi ?

Parce que sur le marché européen, ils ne vivent pas. Ils ne vivent pas sans nous. En réalité, c'est un de leurs points faibles.

Donc oui, évidemment chose, c'est le rapport de force. On est pas d'accord avec les Allemands, on n'est pas d'accord avec enfin là-dessus aussi, ça fait 10 ans qu'on qu'on nous dit qu'il faut lutter avec une barrière qui soit sur toute l'Europe, qu'il faut rendre et on n jamais réussi. Mais vous savez, moi je je me rappelle que quand je parlais de l'Europe de la défense il y a 5 6 ans de ça, on me disait "Ah l'espèce d'F, ça s un peu amélioré mais excusez-moi enfin c'est quand même d'une lenteur et d'une enfin on a quand même on a quand même fait passer un certain nombre d'accords.

Maintenant la défense n'est plus un tabou, excusez-moi. On est qu'en train tous de se réarmer excusez-moi. Et on est en train de mettre en place des programmes qui fait qu'on va se réarmer le plus souvent possible.

On peut rester libre. D'accord. On est trop en réaction.

Maintenant, on a quatre quatre vulnérabilités majeures dans lesquelles on doit absolument sortir parce que c'est suicidaire pour nous. C'est la question de l'énergie. On est en train de leur découvrir.

Donc tous ceux qui nous ont dit que le Green Deal européen, la transition écologique c'était irresponsable, ce sont eux les responses responsables et c'est eux qui la France a poussé pour qu'on on abandonne l'objectif de la fin du moteur thermique hein. Je suis entièement d'accord avec vous et c'est eux qui nous mettent dans un dans un problème de compétitivité par ailleurs aujourd'hui. Problème dans la défense, là on est en train d'essayer de trouver des solutions.

Problème dans le domaine du numérique. Toutes nos données sont aux États-Unis. Euh ils peuvent faire absolument ce qu'ils veulent. problème aussi dans le domaine des systèmes de paiement.

Il y a c'est des batailles qu'il faut mener parce que effectivement c'est pas simple, il y a pas forcément toujours de majorité politique mais c'est le rôle des politiques de se battre pour dégager de ma voà. On va essayer de retrouver une indépendance. Ça va pas se faire du jour au lendemain.

En attendant 2027, c'est dans moins d'un an. Oui, il faudrait peut-être se dépêcher. Enfin, c'est pas moi qui suis particulièrement inquiète ni Myiam, mais simplement quelques électeurs éventuellement.

Comment vous expliquez cette espèce d'embouteillage ? Alors, je dis pas d'embouteillage de candidat parce que ça on l'a constaté, mais d'embouteillage de socio-démocrate. C'est-à-dire qu'on a donc, si j'ai bien compris, François Hollande, si j'ai bien compris aussi, on a Bernard Casneu, Raphael Guxman évidemment, je ne le citais pas parce que vous le connaissez très bien.

Comment vous expliquez cette Manuel Vals ne l'a pas dit mais on sait jamais comment vous allez faire là si tout ce petit monde se retrouve en septembre, ça va être le sondage, le juge de paix. Écoutez, comment ça se fait qu'on a autant de monde ? demanderai à François Hollande et et à Bernard Cas parce que vous considérez qu'il y a un naturel qui serait Raphaëlman et qu'il y a d'autres qui se raccrochent aux branches qui serait moins naturel.

Mais dites-moi, je demande juste Oui, bien sûr. Moi, je considère que le candidat naturel c'est effectivement Raphaël Duxman. Moi je vois que parce qu'il est plus jeune parce qu'il a pas déjà fait parce que parce que parce que parce que déjà je vois que dans les sondages c'est quelqu'un qui est présent et qui est voilà quel est sondage les plus favorables jusqu'à présent et ça est-ce que ça veut dire si étaient que François Hollande il y avait un petit boom, ça voudrait dire que France que le la légitimité est en train de se déplacer sur François Hollande mais comment dire moi je pas commenté François Hollande pour qui j'ai par ailleurs un grand respect mon sujet il est mon sujet comment on va faire la méthode La méthode, je crois, et ça dépasse d'ailleurs aussi les socioémocrates, ça pose aussi la question des écologistes, c'est en fait se mettre d'abord d'accord sur une ligne politique, sur un programme, sur le fond et ensuite de dégager une incarnation.

Je pense que ça on est capable de le faire. Mais dans quel cadre ? On n pas besoin à mon sens, moi ça fait même chose he ça fait un an que je dis que l'idée d'une primaire à mon sens est tout à fait problématique.

Je l'ai dit d'ailleurs sur ce plateau là. Décidément euh parce que pour moi ne tranche pas une ligne programmatique à travers une primaire. Ça permet à chacun de les exprimer.

C'est quand même permet à chacun d'exprimer sa ligne et aux gens de voter pour forme Oui, mais moi ça crée une forme d'inscérité je trouve en politique, je serais pas capable de me ranger quelqu'un derrière lequel je suis pas d'accord. Si on est-ce qu'il y a une différence par exemple entre Raphaël Gusman, François Hollande ou Bernard Kaz9 de ce que vous savez à peu près du programme ? Mais écoutez, je ne connais pas le programme de François Hollande, je ne connais pas le programme de Bernard Kazneuf et puis celui de Raphaël, vous allez vous allez vous allez voir mais pour l'instant vous on connaît pas les programmes euh des uns des uns et des autres.

Vous connaissez pas le enfin voilà le problème de France, on peut pas enfin le problème se pose à droite également dans une fois je redit encore une fois que chacun travaille sur le fond et ensuite vous avez prévu de travailler ensemble mais avoir une plateforme commune programmatique il faudrait soit un parti commun soit une une sorte de mouvement communat Raphaël Guxman qui n'est pas socialiste, même si il peut tout à fait s'entendre avec le PS mais Olivier Fort ne veut pas lui veut une primaire de la gauche sans Mélenchon. Marine Tolier veut autre chose, enfin veut sa primaire mais elle est pas d'accord avec le reste des verres qui voudrait autre chose. Mélenchon justement ne veut rien.

On discute les uns avec les autres. Enfin, je veux dire, on se connaît, on discute. On a je crois que vous avez vu, on a lancé construire 2027 avec Carole Delga.

Euh je cite Carole Deaga par ailleurs parce que je trouve que quand même c'est beaucoup une affaire d'homme cette affaire de politique à gauche mais je par il y a Carole Delga, il y a Yannick Jade euh il y a il y a Boris Vallot, il y a plein de gensemment récemment on discute aussi avec Olivier Fort parce que je vous rappelle que nous au Parlement européen, on est dans une délégation place publique parti socialiste dans lequel il y a tous les courants du du Parti socialiste. qu'on discute les uns avec les autres, il y a pas de de d'absence de de de contact. Après, on a fait des on a pris des chemins qui étaient différents.

Effectivement, il y a il y a il y a certains qui veulent une primaire. Nous, on a toujours dit pour des raisons que j'estime légitime qu'on était contre. Donc maintenant oui, il va falloir essayer de se retrouver malgré ces différences tactiques.

Est-ce qu'il y a pas urgence en fait quand vous voyez que vous avez Jean-Luc Mélenchon qui dit "Chez moi c'est carré, c'est la formule élément de langage à partir de quand ça commencera à devenir compliqué pour cet espace électoral là qui n'aura pas de candidat ?" Il faut vous soyez d'accord quand ça fait ça fait un an que je dis qu'il y a urgence. Je pas l'air d'écouter.

Ça fait un an que je dis qu'il va se passer exactement ce qui se passe. C'est-à-dire que si on fait une primaire, on va se parler déjà entre gens de gauche au lieu de parler au français que on ça va donner finalement ça va donner finalement une espèce d'impression de de désunion et que pendant ce temps-là, il y a Jean-Luc Mélenchon qui va se mettre en dynamique et qui va avancer et que potentiellement l'électeur de gauche qui est un peu tactique et stratège va se dire bah à la fin des fins peut-être que c'est vers lui que je dois aller et que donc c'est une erreur qu'on refait à chaque fois. Ça me rappelle le jour de la marmotte et très sincèrement, j'aimerais bien qu'on apprenne à gauche.

Donc oui, il faut faire le plus vite possible. Alors vous séquence puisque quand on monde à droite, il y a certains qui disent novembre fin octobre. Moi, j'aimerais j'aimerais que on trouve une solution le plus rapidement possible et maximum d'ici d'ici septembre.

Oui, j'aimerais bien sûr qui sera ou meurtrier ou positif. Vous avez le sentiment que cette gauche là sociale démocrate, elle a suffisamment travaillé. Est-ce que quand on regarde Jean-Luc Mélenchon, vous pouvez être en désaccord avec plusieurs de ces propositions, condamner certaines de ces formules, mais l'institut de la poésie, il y a un programme, il y a la 6e République, la Nouvelle-Fance, il y a des débat, c'est un peu plus simple que non mais il y a des propositions qui sont amenées d'ailleurs par des des réflexions, des groupes d'idées.

Est-ce que vous vous avez le sentiment que ce travail là programmatique a été fait à gauche ? Écoutez, à gauche sans Mélenchon. Moi je je pense que du côté j'ai vu Boris Vallot qui a sorti un un livre que je n'ai pas lu.

Le commenter s'il vous plaît, j'ai pas eu le temps de le lire. Euh le Parti socialiste a fait un programme également. Et vous avez vu ce qu'ils disent dans le dans leur programme sur la social-démocratie.

Sur la social-démocratie, dites-moi. Oui, mais il considère que c'est cuit, ça c'est complètement invalide et que c'est pas ça l'avenir. D'accord.

OK. Bah c'est c'est c'est pas une bonne base de départ. Ils ont le ils ont le droit de dire ça mais peu importe vous me demandez s'il travaille la preuve est que il travaille pour le coup il y a eu du travail qui a été fait récemment des projets ont été propos je pense que en tant que présidente de commission qui mène les négociations européennes sur toutes les questions économiqu bancaires et financières j'ai quelques idées en matière d'économie et je pense que par ailleurs la présidentielle va se jouer sur quoi va se jouer sur l'économie car on bah parce qu'en fait avec la situation actuelle euh on est on va être on va faire face à une situation économique extrêmement tendue extrêmement tendue une baisse de la croissance, de l'inflation, d'un point de vue social, qu'est-ce que ça va donner ?

Si jamais on a des restrictions, quelle incidence sur la question industriel face aux Américains, comme je le disais, il va falloir qu'on soit indépendant si on veut être libre, il va falloir qu'on soit tous unis. Donc je suis désolé mais tous ceux qui sont en train de nous dire va falloir être dur et cetera et cetera, ils ont parfaitement tort. On peut être de gauche et crédible et en plus on doit faire tout ça avec le bilan des macronistes qui est une dette absolument élevée parce qu'ils ont fait n'importe quoi d'un point de vue économique.

Leur politique de l'offre, pardon, les génies, normalement une politique de l'offre, je finis là-dessus, ça fait deux choses. Ça accroit la compétitivité et ça fait des dégâts sociaux. Ils ont réussi à faire des dégâts sociaux et à détruire en partie la compétitivité française.

Donc et en plus en partie parce qu'elle a quand même Ah non, je suis désolé, la compétitivité, elle a pas été boostée et vous pouvez reprendre toutes les études de l'OFC et cetera sur sur le sujet. Maintenant, on se retrouve avec en plus une situation, on a une dette absolument habissale à gérer. Donc la situation de 2027 2027 d'un point de vue économique, elle va être extrêmement tendu.

Comment vous entendre avec le Parti socialiste qui a passé son temps à redemander des choses au lieu de lucre le déficit ? Mais puisque c'est quand même euh si on est encore euh tout ça ça se quand je dis ça se négocie, on est capable de se mettre autour d'une table, on l'a fait parfaitement pour les européennes et ça a eu un succès qui est pas inintéressant, me semble-t-il. C'est-à-dire qu'on a quand même fait 14 % aux européennes.

Est-ce que c'est un score satisfaisant ? Non, faut qu'on fasse plus. Alors, dernière question, il reste moins de 30 secondes.

Je me souviens sur ce plateau, vous aviez dit je voterai même pour une chèvre pour barrer la route au Rassemblement national. Est-ce que au fond euh le vote utile dès le premier tour, c'est pas pour celui qui sera le mieux placé pour se retrouver au deuxème tour face au Rassemblement national ? Et ça veut dire pourquoi pas voter Édouard Philippe ou un candidat de droite ?

Est-ce que c'est pas ça la vraie question ? C'est François Hollande qui le dit. Moi je je pense que vous savez je j'espère de fond de mon cœur que les Français dans le contexte actuel voudront pas d'un président TikTok, voudront pas d'un président qui enlève le drapeau européen et qui préfère et qui préfère le drapeau russe et le drapeau américain.

J'espère du fond de mon cœur qu' vous pour un projet sérieux, crédible, social, économique, écologique et qui leur fera du bien et que ce soit le projet social-démocrate. Merci beaucoup. Merci Aurore Laluc d'avoir été des nôtres dans toutes tes politiques.

Merci Nathalie Saintcric.