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InterviewPublic SĂ©nat (sur YouTube)· 19 octobre 2025 60 minContradictoireActualitĂ© / polĂ©miqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & Ă©lectionsJustice

🔮 EN DIRECT. GĂ©rard Larcher, PrĂ©sident du SĂ©nat, invitĂ© du "Grand Jury"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRĂ©ponse directe

    Le SĂ©nat est-il respectĂ© par l'ÉlysĂ©e et le Premier ministre ?

  • 0:30OuverteRĂ©ponse directe

    Le gouvernement parviendra-t-il Ă  faire adopter un budget ?

  • 0:45OuverteRĂ©ponse directe

    Les sénateurs bloqueront-ils la suspension de la réforme des retraites ?

  • 1:00OuverteRĂ©ponse directe

    Quelles solutions pour trouver 30 milliards d'euros d'économies ?

  • 3:15OuverteRĂ©ponse partielle

    Allez-vous manifester pour Nicolas Sarkozy ?

  • 4:00RelanceRĂ©ponse directe

    Faut-il encadrer l'exécution provisoire des peines ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30GĂ©rard LarcherFait
    « Je suis triste de voir un ancien prĂ©sident de la RĂ©publique ĂȘtre incarcĂ©rĂ© dans ces conditions. »
  • 4:30GĂ©rard LarcherFait
    « Il est présumé innocent jusqu'à la condamnation éventuelle définitive. »
  • 34:30GĂ©rard LarcherFait
    « La notion de communauté n'existe pas dans notre Constitution. »

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous. Bienvenue dans ce grand jury.

Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Gérard Larcheter. Bonjour.

Vous ĂȘtes le prĂ©sident du SĂ©nat et membre du parti Les RĂ©publicains. Deux raisons d'avoir quelques soucis en ce moment. Tout d'abord, le SĂ©nat est-il respectĂ© par l'ÉlysĂ©e et par le nouveau premier ministre ?

Le gouvernement de Sébastien Lecornu parviendra-t-il à faire adopter un budget ? Que vont faire surtout les sénateurs bloquer la suspension de la réforme des retraites ou faciliter la stabilité politique ? Quelles sont vos solutions Gérard Larchet pour trouver 30 milliards d'euros d'économie ?

Bienvenue dans ce grand jury. Merci. À mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger aujourd'hui PĂ©rine Tarnaud de Public SĂ©nat et Carles MĂ©us du Figaro.

Bonjour. Bonjour. Dans ce grand jury, Gérard Larchet, nous aurons une séquence dédiée au parlement bien sûr et vous répondrez aussi à nos questions expresses.

Le grand jury, l'actualité de la semaine. Et tout d'abord, pour commencer, mardi Nicolas Sarkozy entrera en prison. Avant son départ pour la santé, les fils de l'ancien président ont appelé un rassemblement avec ce slogan "La fin de l'histoire n'est pas écrite." Est-ce que vous irez tout d'abord Gérard Larchet à cette manifestation jamais dans des manifestations.

La seule auquelle j'ai participĂ©, c'Ă©tait le 12 novembre il y a 2 ans avec Yel Bron Pivet pour la RĂ©publique et contre l'antisĂ©mitisme. Et je dois vous dire que je suis triste de voir un ancien prĂ©sident de la RĂ©publique ĂȘtre incarcĂ©rĂ© dans ces conditions. Je n'oublie pas, je venais d'ĂȘtre Ă©lu prĂ©sident du SĂ©nat, c'Ă©tait en 2008. euh son rĂŽle dans la crise des subprimes.

Je me souviens de la crise notamment du banquier des collectivitĂ©s territoriales qui s'appelait Dexia et j'ai vu Nicolas Sarkozy Ă  l'Ɠuvre. Je n'oublie pas Nicolas Sarkozi, maire de Neuyi non plus euh qui euh a jouĂ© presque sa vie euh pour des enfants au tage d'un force. C'est ce que vous prĂ©fĂ©rez.

Je voulais salmer non mais son courage, sa détermination et la solidarité de sa famille qui s'exprime y compris au travers de cet appel. Mais manifester le jour de son incarcération, c'est mettre au défi la justice ou pas ? Si en tous les cas, lui exprimer une solidarité et je pense que cette solidarité familiale, il en a aussi besoin.

Qu'est-ce qu'il veut dire quand il dit "La fin de l'histoire n'est pas écrite Oui, parce que présomption d'innocence, il est présumé innocent et ceci m'a conduit dÚs le prononcer de la décision de justice m'interroger m'interroger sur l'encadrement de l'exécution provisoire. Hm hm. par le Sénat, par vos parlementaires.

Article 144 euh du code euh de procédure pénale, indispensable quand il s'agit de criminel récidivistice. Je pense au narcotrafic actuellement, mais faut-il l'encadrer cette exécution provisoire ? D'autant plus que dans le cas de Nicolas Sarkozy, ça n'était pas une demande du parquet et que donc la défense n'a pas pu présenter ses arguments.

Je rappelle qu'il est présumé innocent jusqu'à la condamnation éventuelle définitive. Donc l'histoire n'est pas finie. Mais quel est votre raisonnement ?

Est-ce qu'il faudrait revoir cette exécution Nous d'avoir un rapport au Sénat sur l'exécution des peines. Le garde des SAAU vient d'annoncer un texte sur l'exécution des peines. Le rapport est plutÎt favorable à cette exécution provisoire notamment.

Non. Et bien nous aurons un débat, c'est le rÎle du parlement de se poser la question. Voilà pourquoi j'ai posé la question du contrÎle du contrÎle et de l'encadrement de l'exécution des peines.

Et est-ce que quand il dit la fin de l'histoire n'est pas écrite, il y a pas aussi une signification politique ? Non, je pense d'abord qu'il se préoccupe, j'allais dire, de son innocence et de son honneur euh parce qu'on sait qu'il a été lavé de des trois des trois inculpations les plus importantes. AprÚs, je n'irai pas plus loin si ce n'est que le rÎle du parlement sur l'exécution provisoire, c'est de s'y pencher.

Est-ce que votre idĂ©e c'est d'exclure les politiques de l'exĂ©cution provisoire notamment sur les peines d'inĂ©ibilitĂ© ? Il a pas de situation particuliĂšre qui exclurait telle ou telle. Est-ce que vous ĂȘtes aussi interrogĂ© sur le nombre de peines d'inĂ©ligibilitĂ© euh aujourd'hui prononcĂ© ?

Il y en a de plus en plus. Euh nous avons d'ailleurs vu une dĂ©cision du Conseil constitutionnel sur ce sujet qui exclut au cours du mandat en cours h les parlementaires de ces dĂ©cisions lĂ . Ça s'applique par exemple Ă  Marine Le Pen.

Mais ce qui veut dire quoi ? Ça veut dire que sur les peines d'inĂ©ligibilitĂ©, il faudrait revoir pas sur les peines d'inĂ©ligibilitĂ©, c'est l'exĂ©cution provisoire. D'accord.

Quand il n'y a pas risque de de rĂ©cidive, risque de trouble Ă  l'ordre public par exemple ou risque de fuite, je pas certain que dans le cas de Nicolas Sarkozi, ces trois ces trois risques lĂ  soient rĂ©ellement prĂ©sents. Mais finalement, c'est quand ça concerne les hommes politiques que les hommes politiques s'interrogent sur la duretĂ© de la justice quand mĂȘme. Alors, nous avions entamĂ© euh le rapport du SĂ©nat bien avant, je rappelle 6 mois avant.

Donc ça n'est pas une rĂ©ponse, j'allais dire Ă  une dĂ©cision prise il y a moins d'un mois. L'image de Nicolas Sarkozy qui va entrer en prison, qu'est-ce que ça vous inspire ? Ça m'inspire une image qui est une image difficile pour mon pays.

Une image difficile parce qu'un prĂ©sident de la RĂ©publique qui a servi notre pays euh qu'il puisse ainsi euh ĂȘtre incarcĂ©rĂ© euh dans une prison, c'est quelque part euh une partie du rĂŽle et de la place de la dĂ©mocratie qui est interrogĂ©e. Et je le vois vraiment comme une douleur en tant que politique et je dis cela avec Ă  la fois sĂ©rĂ©nitĂ© mais gravitĂ©. Euh et je pense que nous devons aussi avoir un dĂ©bat le moment venu avec l'autoritĂ© de justice.

Euh c'est le sens, me semble-t-il, du débat parlementaire qu'on devra avoir sereinement sereinement sur ce sujet. Alors dans l'actualité également, Gérard Larchet vendredi soir avec un mois d'avance, l'agence de notation Standard on Pours a abaissé la note de la France. Est-ce une sanction immédiate de notre instabilité politique ?

C'est une sanction du de l'instabilitĂ© politique mais aussi de notre incapacitĂ© Ă  maĂźtriser la dĂ©pense publique. Et euh c'est la premiĂšre des incapacitĂ©s Ă  notre incapacitĂ© Ă  nous rĂ©former. Et on le voit mĂȘme les rĂ©formes qui ont Ă©tĂ© votĂ©es euh il y a 2 ans sont remises en cause et je pense Ă  la suspension de la rĂ©forme des retraites.

Donc il n'est pas illogique que les agences de notation s'interrogent sur la capacité de la France à rejoindre une trajectoire. Vous y voyez directement une sanction contre la suspension annoncée de la réforme des retrait. L'accélération de la notation m'interpelle puisqu'elle n'était prévue que dans quelques semaines.

Tout Ă  fait. Nous avions dĂ©jĂ  eu une notation par une premiĂšre agence fix si ma mĂ©moire est exacte semaine qui n'Ă©tait guerre encourageante et nous craignons que Moui ne puisse que constater que nos engagements europĂ©ens notamment ne puissent ĂȘtre tenus c'est-Ă -dire le retour Ă  une trajectoire de retour Ă  l'Ă©quilibre qui nous amĂšne Ă  un dĂ©ficit maĂźtrisĂ© Ă  3 % du produit intĂ©rieur brut en 2029 voyez On parlait de 46, on est dĂ©jĂ  Ă  47 et on ne sait pas l'issue du dĂ©bat. Justement justement GĂ©rard Larchet, le conseil d'analyse Ă©conomique qui qui conseille le premier ministre estime qu'il faudra rĂ©duire de 150 milliards d'euros le budget de l'État pour seulement stabiliser la situation. 150 milliards d'euros d'Ă©conomie, ça veut dire qu'on est parti pour 5 ans d'austĂ©ritĂ© Ă  minima.

Oui, je vous rappelle les propos de François Berot parce qu'on a déjà oublié dans cette société qui zappe. Euh c'est ce qu'il a dit euh le 8 septembre dernier, le besoin de plus de 40 milliards déjà euh de réduction de Oui, il a tombé mais la réalité ce n'est pas le changement de premier ministre qui a changé les réalités financiÚres. Le Sénat a fait une proposition le 7 juillet au Premier ministre d'alors qui était une premiÚre étape d'une réduction, je le rappelle, de 32,5 milliards d'euros des dépenses publiques.

Que constate-t-on dans le projet de budget tel qu'il vient d'ĂȘtre dĂ©posĂ© et d'ailleurs que constate-tons dans les commentaires ? On parle beaucoup plus de fiscalitĂ© que de rĂ©duction de la dĂ©pense publique. Depuis 15 jours, on ne parle plus que de fiscalitĂ©.

Comme si dĂ©jĂ  on avait oubliĂ© la nĂ©cessitĂ© de la rĂ©duction de la dĂ©pense publique, de la diminution des dĂ©penses de l'État. Je veux simplement vous donner un chiffre, pardonnez-moi. Il est prĂ©vu que nous empruntrions pour tenir l'annĂ©e 2026 393 milliards d'euros. 310 milliards pour le projet de loi finance, c'est 83 milliards pour la sĂ©curitĂ© sociale pour la CE.

Voilà la réalité budgétaire de pays. Par vous dites, on parle on parle beaucoup de d'impÎts, on parle aussi beaucoup des des retraites. Sébastien Lecnu a lùché la suspension des retraites.

Est-ce que vous craignez que ça soit finalement le dĂ©but d'une spirale, c'est-Ă -dire que le premier ministre ça ne soit que le dĂ©but finalement de de ses renoncements ? Écoutez, j'ai bien compris dans quelle situation politique Ă©tait le Premier ministre. Je vois que c'est le Premier ministre, mais c'est d'abord le prĂ©sident de la RĂ©publique enfin qui a renoncĂ© euh Ă  une des deux rĂ©formes qui avait marquĂ© euh ces 8 annĂ©es de mandat.

Le premier, c'est l'allĂšgement l'allĂšgement des charges sur les entreprises pour les rendre compĂ©titives. On est en train d'imaginer euh aujourd'hui d'augmenter Ă  nouveau ses charges. D'ailleurs, ce que vient de dire Philippe Juvain hier en tant que rapporteur gĂ©nĂ©ral du budget quand il a la prĂ©occupation des PME sur cette fameuse taxe sur les holdings, mĂȘme s'il faut rechercher plus d'Ă©quitĂ© fiscale.

La deuxiĂšme rĂ©forme, c'Ă©tait la rĂ©forme des retraites. VoilĂ  que le prĂ©sident de la RĂ©publique a abandonnĂ© les deux marqueurs des 8 ans qu'il avait. Donc pour assurer la stabilitĂ© politique du pays, il est prĂȘt Ă  revenir sur ses rĂ©formes.

Est-ce que pour assurer cette stabilitĂ© politique, les sĂ©nateurs sont prĂȘts Ă  voter cette suspension de la rĂ©forme des retraites ? Depuis 5 ans, chaque annĂ©e, la majoritĂ© sĂ©natoriale a votĂ© la rĂ©forme des retraites. Je vous rappelle que la rĂ©forme de 2023 a Ă©tĂ© lĂ  mais le contexte politique, il y a les rĂ©alitĂ©s.

Suspendre la réforme des retraites, revenir en arriÚre, c'est d'abord condamner les nouvelles générations de pas avoir de retraite. C'est une responsabilité sur nos enfants et nos petits enfants. C'est démontrer aussi une incapacité que nous avons à réformer.

Vous savez, il y a que trois il y a que trois paramĂštres oĂč on augmente les cotisations. Vous voyez ce que ça donne pour les salariĂ©s, les entreprises ou alors on diminue, c'est d'ailleurs ce qui est envisagĂ© par le gel, on diminue le montant des retraites ou troisiĂšmement on travaille plus longtemps dans sa vie face Ă  la rĂ©alitĂ© de l'augmentation de l'espĂ©rance de vie. Je vous dis simplement h nous serions sur une tĂ©lĂ©vision allemande en ce moment le grand dĂ©bat en Allemagne de la coalition ça s'appelle l'automne des rĂ©formes et on traite assurance maladie comme nous 6 milliards euh sur les retraites assurance maladie comme nous 14 milliards et on parle en mĂȘme temps assurance chĂŽmage.

Voilà, un pays traverse des difficultés qui est décidé de se réformer et nous nous revenons en arriÚre. Donc vous ne voterez pas la suspension des retraites au sénat. Il en tous les cas je pense que la majorité sénatoriale sera cohérente avec sa position.

Elle a toujours Ă©tĂ© trĂšs attentive Ă  Ă  des sujets mĂȘme si ça nous replonge dans une instabilitĂ© politique cohĂ©rente ça veut dire quoi ? Parce que c'est l'intĂ©rĂȘt du pays. Donc elle sera sur la position de garder la rĂ©forme des retraites en y ajoutant ce que nous n'avons pas pu faire mais ce qui n'est toujours pas possible dans la PDFS la prise en compte des carriĂšres achĂ©es de la situation des femmes et de la prĂ©vention de l'usure professionnelle. trois sujets que nous avions abordĂ©s en 2023 et sur lequel nous restons totalement disponibles.

Et il y a un dernier point. Premier ministre propose que ça soit les partenaires sociaux qui gÚrent comme la GIR Carco. Vous savez la GIR Carco vient de geler vient de geler pour l'année 2026 la situation des retraites parce qu'il y a une forte incertitude.

Sur la forme. Il y a encore un doute sur la façon dont le gouvernement va s'y prendre. On sait qu'il y avait la possibilité d'un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale, la possibilité d'un texte à part entiÚre.

Qu'est-ce qui a votre faveur aujourd'hui ? Attendez, nous avons 70 jours pour examiner le budget. On a des réalités calendaires.

Bien sĂ»r, la puretĂ© serait de faire une lettre rectificative soumise au Conseil d'État. Alors pour nos auditeurs et nos tĂ©lĂ©spectateurs, c'est un peu de la technicitĂ© parlementaire, mais ça retarde d'autant l'Ă©ventuelle transmission au SĂ©nat 10 jours. Et lĂ , il n'est pas certain que nous tenions les dĂ©lais et les dĂ©lais.

Le sĂ©nat le sĂ©nat ne s'emputera pas des 15 jours auxquels il a droit d'accord pour examiner le projet parce que le gouvernement vous a demandĂ© de rapp rien demandĂ© le gouvernement sur d'autres sujets a reportĂ© avec notre accord un dĂ©bat important sur les soins palliatifs et sur la fin de vie qui aura lieu au dĂ©but de l'annĂ©e mais aujourd'hui je le dis le SĂ©nat travailler sur le fond aussi bien sur le projet de loi de finance que sur le projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale. Vous dites le SĂ©nat ne renoncera pas Ă  15 jours de dĂ©bat. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu' faut qu'on examine chacun. Vous savez dans le projet de loi de financement la sĂ©curitĂ© sociale, il y a pas que la rĂ©forme des retraites. Je rappelle que cette annĂ©e, nous avions officiellement sur la seule assurance maladie 15 milliard 15 milliards de dĂ©ficit.

Je vous rappelle qu'on était au quasi équilibre en 2019 et qu'on va sans doute terminer à plus de 15 milliards. Que le gouvernement par rapport au tendantiel fait un certain nombre de propositions sur lequelles il faudra débattre sur l'hÎpital sur la médecine de ville sur les franchises, sur le rÎle des complémentaires tout ça ça mérite un vrai débat. Prévenez le gouvernement s'il veut faire une lettre rectificative le Sénat dit non. dit pas non la lettre rectificative mais il dit non à ces 15 jours.

Ah oui oui il devra le voir avec l'Assemblée nationale. Mais mais ah il faut raccourcir les débats à l'Assemblée nationale. Voilà.

Donc le message le message que vous adressez Ă  l'exĂ©cutif aujourd'hui c'est qu'il va falloir compter avec le SĂ©nat. Est-ce que vous vous ĂȘtes senti un peu malmen menĂ© par le premier ministre par le prĂ©sident de la RĂ©publique ces derniers jours ? Est-ce que vous ĂȘtes senti un peu malmenĂ© par l'exĂ©cutif ces derniers jours ?

Un peu moins consez. Vous avez vu l'ambiance lors du débat qui suivait la déclaration de politique générale au Sénat. L'ambiance était comme je n'ai quasiment jamais connu le Sénat.

Ouais. Absolument glacial parce qu'attentissons pas l'idĂ©e. Nous voulons que le pays ait un budget, c'est notre responsabilitĂ© mais ça ne peut pas ĂȘtre n'importe quel budget.

VoilĂ  pourquoi le SĂ©nat fera des propositions solides Ă©tudiĂ©es depuis 5 mois dans un travail d'ailleurs conjoint entre nos deux rapporteurs gĂ©nĂ©raux euh des budgets Jean-François Husseau, Ellisabeth Douanau et tous nos rapporteurs qui ont travaillĂ© ensemble et dans un contact aussi avec la minoritĂ© et les groupes d'opposition. Donc ce travail-lĂ , on en aura peut-ĂȘtre besoin si j'allais dire le budget n'allait pas au bout, qu'il fallait une loi spĂ©ciale. On a dĂ©jĂ  vĂ©cu cela, je vous rappelle fin 2024 dĂ©but de l'annĂ©e 2025.

Pour revenir sur vos rapports avec l'exĂ©cutif, il faut revenir sur un Ă©pisode important. C'Ă©tait vendredi dernier, la semaine derniĂšre, quand vous apprenez qu'Emmanuel Macron a oubliĂ© d'inviter les sĂ©nateurs Ă  l'ÉlysĂ©e avec les chefs de parti et les chefs de groupes parlementaires de l'AssemblĂ©e Ă  ce moment-lĂ . Vous envoyez un premier SMS le matin au prĂ©sident pour vous en Ă©tonner, pas de rĂ©ponse.

Vous envoyez un second SMS avant la réunion au président de la République en disant il faut inviter les sénateurs. Pas de réponse non plus. Il m'a téléphoné ensuite mais je dois vous dire qu'il a oublié un des principes qui s'appelle le bicamérisme et que là-dessus je ne transigerai pas non plus.

Il y a deux chambres. Il y a une chambre qui examine en premier le budget, c'est l'Assemblée nationale. Il y a une chambre qui l'examine et puis il y a une chambre qui quand il y a des graves difficultés assure la continuité de la République.

Vos rapports n'ont jamais été aussi mauvais avec Emmanuel Maon ou mauvais. Je ferais respecter le bicamérisme. Et le président de la République, il a abandonné ses deux réformes depuis, je rappelle celle en direction des entreprise, la réforme des retraites.

Et bien, je demande au prĂ©sident de la RĂ©publique de respecter le bicamĂ©risme. Justement sur les retraites, on risque d'avoir un prĂ©sident de la RĂ©publique qui n'aura pas fait de rĂ©forme des retraites, ni dans son premier quinquena ni peut-ĂȘtre dans le second. sur le fond, si on dit que c'est un des dĂ©bats de 2027, vous ĂȘtes favorable Ă  ce que les LR ou vous repreniez la proposition d'une retraite par point.

Je pense qu'il faut tout explorer, pas simplement les points, mais aussi la capitalisation, ça n'est pas tout Ă  fait la mĂȘme chose. Euh je pense que le sujet des retraites part d'une rĂ©alitĂ©, augmentation de l'espĂ©rance de vie. Et un chiffre qu'il faut rĂ©pĂ©ter euh 1960 4 actifs pour un retraitĂ©, aujourd'hui 1,6 actifs pour un retraitĂ©.

Le systÚme par répartition, il faut donc que nous le réexaminions aussi bien par l'augmentation, j'allais dire de la durée de vie au travail mais aussi par un certain nombre d'autres processus. Donc c'est l'occasion me semble-t-il de reposer sur le fond. Regardons ce que font nos amis allemands actuellement.

Ça on pourrait s'en inspirer. Sauf qu'en France faire des retraites un sujet pour 2027, c'est ce que suggĂšre SĂ©bastien le Cornu. Est-ce que c'est pas le risque de donner du carburant aux populistes ?

Parce qu'aprĂšs tout, si on propose aux gens de partir Ă  62 ans ou Ă  65 ans, le on connaĂźt la rĂ©ponse. Ça ne peut pas ĂȘtre le seul sujet. Le sujet pour 2027, c'est aussi quelle espĂ©rance on donne Ă  la nouvelle gĂ©nĂ©ration.

Est-ce que ce pays ne relÚve pas le défi de la compétitivité de l'industrie ? Vous savez mais vous à Moulin avanthier à la rencontre des élus mais au pral j'étais à la rencontre des salariés d'une entreprise qui s'appelle Amice qui travaille dans le secteur automobile et qui pourrait s'il n'y a pas une décision de justice positive euh dans quelques jours fermer ses portes. Euh c'était pas à Moulin excusez-moi, c'était à Montluson.

C'était à Montluson. Et je dois dire que pour les jeunes générations, il faut leur tracer une voie d'espérance. Vous diriez comment vous expliquez qu'il y ait ce déni finalement démographique, ce déni économique autour de cette question des retraites en France de la part de la classe politique ?

Parce que je crois qu'on les uns et les autres, nous n'avons pas assez sensibilisé sur la question démographique. La France de l'année de la décennie 2020-2030 n'est plus la France de la décennie 60 70. Alors, je vais pas utiliser un terme que François Beou a utilisé entre Boomer et les autres.

Mais cette rĂ©alitéél en compte. Ça veut dire aussi rĂ©imaginer une politique familiale. Quel accompagnement pour cette politique ?

Quel accompagnement des jeunes pour rentrer notamment plus vite dans le monde du travail ? Quel accompagnement au cours des j'allais dire de la carriÚre professionnelle pour éviter l'usure et la pénibilité pour former ? Vous voyez que au-delà de la réforme des retraites, c'est tout un projet politique qu'il faudra présenter en 2027.

Alors, l'examen du budget commence demain à l'Assemblée nationale en commission. Craignez-vous tout d'abord une convergence entre le Parti socialiste et enfin entre la gauche, on va dire plus largement et le RN pour détricoter notamment les mesures fiscales supplémentaires ou les économies prévues par le budget dans par le gouvernement. En tous les cas, j'ai entendu Philippe Juvain, le rapporteur général du budget.

Je sais qu'il travaille avec notre rapporteur gĂ©nĂ©ral. Je sais que Thbo Basin, le rapporteur euh de projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale, travaillera avec notre commission et Ellisabeth Doanu. Je veux dire que le RN, vous le situez Ă  l'extrĂȘme droite, mais ces mesures Ă©conomiques, fiscales et sociales euh n'ont rien Ă  voir avec la droite.

Écoutez, on abaisse la TVA sur l'Ă©nergie. Hm. coĂ»t 11 milliards.

On abaisse la TVA sur les produits de premiÚre nécessité, coût 7 milliards. On ramÚne les retraites à 62 ans et pourquoi pas euh à 60 ans. Oh certes, on retire, j'allais dire la contribution à l'Union européenne et on la réduit notamment des plus de 5 milliards mais quit de nos agriculteurs et de la politique agricole commune.

Donc vous voyez bien détricoter pour conduire à quoi ? C'est me semble-t-il la question qu'il faut se poser. Mais ça veut dire qu'on va finir avec un budget.

Vous pensez que l'Assemblée nationale va accoucher d'un budget absolument affreux ? Non, je pense que l'Assemblée nationale, il y a trois trois options. PremiÚre option, elle vote un budget, il est transmis au Sénat.

Elle ne vote pas un budget parce que c'est possible, elle le rejette. C'est la copie du gouvernement. Et la copie part au Sénat dans tous les cas, dans le texte du gouvernement. gouvernement qui peut proposer les amendements des députés et je le souhaite car il y aura sûrement des amendements intéressants ou alors elle n'arrive pas dans le délai à examiner le budget.

Ce qui est passé l'an dernier, c'est transmis au Sénat. Le Sénat examine mais là ça serait pas Ouais. Attendez, je prends un peu de temps.

C'est un peu compliqué à comprendre. Le sénat examine. C'est ça le bicamérisme.

Le budget, il est examiné par chacune des chambres. Si nous avons un budget voté par le Sénat, je pense que nous aurons un budget voté par le Sénat. Il y a réunion d'une commission mixte paritaire, c'est-à-dire sep sénateurs, sep députés représentant les différentes sensibilités et plutÎt spécialistes des questions budgétaires se réunissent.

Il tombe d'accord ou il ne tombe pas d'accord sur un texte. Il tombe d'accord. Le texte repart.

Il ne tombe pas d'accord. le texte repart dans chacune des assemblĂ©es et derriĂšre puisque le premier ministre est privĂ© de l'usage constitutionnel du 493 dont l'histoire d'ailleurs avait Ă©tĂ© voulue notamment par des socialistes Ă  l'Ă©poque Guimolet faisait partie de ceux pour Ă©viter les crises rĂ©currentes qui avaient proposĂ© une mĂ©thode pour sortir des crises et nous verrons si on dĂ©passe le dĂ©lai et bien le risque 19 dĂ©cembre il faud Ă  ce momentlĂ  que le gouvernement dĂ©cide d'une loi spĂ©ciale d'une loi non d'abord d'une loi spĂ©ciale pour reporter un examen au mois de janvier ce que nous avons vĂ©cu l'an dernier sur lequel ça a des consĂ©quences budgĂ©taires et financiĂšres parce que pendant un certain nombre de semaines et mĂȘme pour l'annĂ©e certain nombre de dĂ©cisions ne s'appliquent pas. Alors, j'ai entendu la ministre des comptes publics parler de 11 milliards.

Je n'en sais rien aujourd'hui. D'aprÚs nos services, ça se situe entre 8 et 11 milliards. Et puis l'autre méthode, si on a rien obtenu le 31 décembre et il faudra le décider avant Noël, soit on décide euh que le budget sera administré par ordonnance, c'est dans la constitution.

Ça vous en pensez quoi ? C'est dans la Constitution, ça n'a jamais Ă©tĂ© appliquĂ© et on repart du budget initial du gouvernement. Naturellement, l'ordonnance c'est la nĂ©gation du parlement.

Donc voilĂ  pourquoi le Parlement doit ĂȘtre raisonnable, doit discuter, doit dĂ©battre, euh doit voter, mais prendre en compte les intĂ©rĂȘts du pays parce que sinon nous terminerons, j'allais dire comme d'autres ont failli terminer et vous savez, on est au mĂȘme niveau de classement aujourd'hui qu'un certain nombre de pays, certains Ă©voquĂ©s que nous sommes au mĂȘme niveau que la Slovaquie qui vient de prendre un plan de redressement avec courage. C'Ă©tait une erreur de renoncer au 493. Oui, clairement.

Oui, c'est un outil constitutionnel et c'est un cadeau fait au Parti socialiste. Et la constitution pour moi ne s'adresse pas Ă  un parti politique mais Ă  l'ensemble de l'intĂ©rĂȘt du pays. Le grand jury question express.

Alors Gérard Larcher, nous allons tester auprÚs de vous les idées qui circulent ou qui sont défendues par le gouvernement sur le budget. Vous devez répondre par bonne idée ou euh mauvaise idée parce que il y a beaucoup de sujets. Euh tout d'abord, taxer davantage les héritages.

Idée poussé par la présidente de l'Assemblée nationale, il y a El Brun Pivet. Mauvaise idée, c'est contraire, j'allais dire à nos valeurs fondamentales et à nos valeurs familiales. Carl Mus, faut-il supprimer l'abattement de 10 % sur les pensions alimentaires et les retraites ?

Je pense qu'on peut imaginer une autre formule que le Sénat a proposé, c'est-à-dire de le plafonner. 5 milliards d'économies sont envisagées pour les collectivités territoriales. Est-ce que c'est bien qu'elle participe à cet effort ?

Oui, qu'elle participe. Mauvaise idée et le Sénat a proposé 2 milliards parce que nous sommes 70 % de l'investissement public. Une limitation des allocations familiales.

Pardon, j'ai pas entendu. Une limitation des allocations familiales. Donc, je pense que elles doivent rester universelles.

Carmus, les socialistes vont introduire lundi un amendement sur la taxe duman. Vous y ĂȘtes favorable ? SĂ»r que non.

Enfin, je voulais, je l'ai déjà dit. D'abord, je pense qu'elle est anticonstitutionnelle. La deuxiÚme des choses, c'est que je vais prendre quelque chose qui parle à tous les Français.

Est-ce qu'on va taxer d'octolib ? Non, pas sur ces dividendes, mais sur le capital qu'elle reprĂ©sente. Ça c'est une rĂ©alitĂ©.

Est-ce qu'on va taxer encore plus une entreprise qui rĂ©investit tout dans le territoire industriel comme Seb ? Mais est-ce est-ce qu'il y a un problĂšme d'Ă©chappement Ă  l'impĂŽt par les Il a des problĂšmes d'Ă©quitĂ© d'Ă©quitĂ© fiscale, mais lĂ  aussi c'est l'approche de la taxation de sur les holdings oĂč certains utilisent cela pour y glisser en quelque sorte des avantages personnels. Ça j'y suis favorable mais je prends l'observation pour les PME.

N'inventons pas quelque chose qui se retourne contre les petites et les moyennes entre. Donc revoir le pacte du trail, vous y ĂȘtes opposĂ©. OpposĂ©, ça ne veut pas dire qu'il faut pas le moraliser pour certains aspects, mais je pense que c'est un dĂ©bat qu'il faut ouvrir avec notamment les reprĂ©sentants des entreprises.

Mais pardonnez-moi, ce qui a marché, pourquoi le détruire ? La transmission des entreprises. Il va y avoir des centaines de milliers d'entreprises dans la décennie qui vient.

Oui. qui vont changer qui vont changer de main. Est-ce qu'on veut vraiment paralyser ce pays avec plus de taxes et j'allais dire l'absence de confiance dans le monde économique ?

Vous savez c'est quand mĂȘme l'Ă©conomie qui crĂ©e la richesse et si on ne crĂ©e pas de la richesse, il y aura rien Ă  distribuer. GĂ©rard Larchet, le prĂ©sident du SĂ©nat est notre invitĂ©. Vous restez avec nous, on marque une pause et juste aprĂšs, on parlera notamment de votre famille politique, les les rĂ©publicains qui se divisent pas mal.

On parlera aussi de 2027 et de cette idĂ©e lancĂ©e d'une dĂ©mission du prĂ©sident de la RĂ©publique. À tout de suite. Le grand jury RTL public SĂ©nat le Figaro M6.

La propagande soviétique les appelait les pays frÚres. des frÚres que notre armée a occupé pendant 45 ans. On se serait bien enfui.

Mais pour aller oĂč ? J'ai toujours voulu comprendre comment des dizaines de milliers d'EuropĂ©ens avaient vĂ©cu leur attachement forcĂ© au monde soviĂ©tique. On nous a appris que Staline, notre pĂšre, Ă©tait trĂšs bon.

On disait ce qu'il fallait dire, mais on savait que ce n'était pas la vérité. L'Union Soviétique donnait des ordres dans le but d'écraser tous ceux qui s'opposaient aux communistes. Toute personne se déclarant d'origine allemande était expulsée.

Du jour au lendemain, on Ă©tait soupçonnĂ© d'ĂȘtre un espion amĂ©ricain. Je leur ai dit si vous croyez que je suis un espion, trĂšs bien, je n'ai plus la force de me battre. Rideau de fer, l'occupation soviĂ©tique, la main de Moscou.

Vendredi prochain Ă  22h sur Publicsena et sur publicsena.fr. [Musique] Dans la vraie vie, ce sont des gens qui ne se rencontrent jamais et en mĂȘme temps, j'ai envie de dire, c'est normal.

D'un cÎté, des étudiants qui sont concentrés sur leur formation, sur leur diplÎme et de l'autre des grands patrons et patron qui gÚrent nonstop 24h sur 24 les plus grands groupes français. Et bien nous sur Public Sénat, on a envie que tout ce petit monde se croise et se parle, j'ai envie de dire pour une fois afin d'échanger librement sur les sujets que notre jeunesse juge prioritaire. Climat, rémunération, compétences numérique, carriÚre, inclusion.

Nos amis étudiants ont plein de questions à poser à Christedman, la patronne d'orange qui fera donc sa premiÚre masterclass sur Public Sénat. Masterclass mardi à 17h30 sur Publics Sena et sur publicsenaat.fr.

Comprendre pour bien investir, c'est préparer l'avenir. Regarder Masterclass avec Offie Invest. [Musique] D'un cÎté, on peut penser qu'attraper la grippe, ce n'est pas si grave.

D'un autre cĂŽtĂ©, la grippe, c'est quand mĂȘme plus de 17000 morts en France, rien que l'annĂ©e derniĂšre. Alors, le mieux, c'est de se faire vacciner. 65 ans et plus, personnes atteintes d'une maladie chronique, femmes enceintes, faites-vous vacciner contre la grippe ?

Ça c'est au rĂ©veil. Ça avant le petit dĂ©j, ça aprĂšs, ça avant le dĂ©jeuner, ça pendant. RĂ©duisons le volume.

Au-delà de cinq médicaments par jour, demandez à votre médecin ou à votre pharmacien si vous pouvez en prendre moins. Moins de médicaments, c'est médicament mieux. MT dans tous les ans, c'est un rendez-vous annuel chez le dentiste offert des 3 ans et jusqu'à 24 ans par l'assurance maladie et votre complémentaire santé.

La santĂ© dentaire entre dans une nouvelle Ăšre. [Musique] Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au vendredi Ă  7h30 et nous serons plus que jamais au cƓur de nos rĂ©gions avec nos invitĂ©s, nos reportages et la presse rĂ©gionale pour dĂ©couvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien.

Bonjour chez vous. C'est du lundi au vendredi Ă  7h30. Il y a quelque chose qui structure notre pays plus qu'aucun autre pays en Europe et mĂȘme dans le monde.

C'est cette idĂ©e de l'État. Moi je pense que les Français veulent de l'ordre, ils veulent moins d'immigration, ils veulent plus de sĂ©curitĂ©. Immigration, narcotrafic, sĂ©curitĂ© des Français, terrorisme, son opiniaĂ© sur ces thĂšmes de prĂ©dilection paye.

Il est devenu en quelques mois une piÚce maßtresse du jeu politique français. Sa cÎte de popularité à droite et au-delà a surpris jusque dans son camp. Bruno Retaillot, l'homme de Beauaveau.

C'est le documentaire que nous vous proposeons cette semaine. Il est signĂ© Louis Borin. Jusqu'oĂč ira l'ancien patron des sĂ©nateurs LR ?

La présidentielle peut-elle s'écrire sans lui ? Je vous retrouve juste aprÚs le film pour en débattre avec nos invités. Votre documentaire suivi d'un Mondocc présenté par Rebecca Fitoui samedi prochain à 21h sur publicsena et sur publicsena.fr.

FR voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.

Gérard Larcheter, le président, les Républicains du Sénat et l'invité de ce grand jury, Périne Tarnaud de Public Sénat et Carl Meus du Fidiaro sont à mes cÎtés pour vous interroger. Le grand jury, l'actualité de la semaine. Alors, on va parler à présent, Gérard Larch, de votre parti, les Républicains en pleine tourmente.

Tout d'abord, la procédure d'exclusion des ministres les républicains qui ont choisi de rester ou d'entrer au gouvernement est lancer. Euh cette procédure doit-elle arriver à son terme ? D'abord qu'il y a eu aprÚs de larges débats échanges entre députés et sénateur, il y a une décision de non participation qui a été actée par un large vote par le bureau politique puis par le vote des militants euh dans la semaine derniÚre.

Les six ministres ont décidé de pas la respecter. Attendez. La décision prise par Bruno Rotaillot est donc légitimée par les instances mais elle n'est pas respectée.

Attendez, il y a un avant et aprÚs la déclaration de politique générale. Pour moi, on sait que c'est une au fond une politique, on vient de le dire, qui est plutÎt une politique de concession à la gauche qui est proposée. On a évoqué il y a quelques minutes, j'allais dire le retour massif de la fiscalité 14 milliards.

On a évoqué la suspension de la réforme des retraites. Il y a eu trÚs peu sur le régalien dans la débat politique général et ceux qui ont accepté donc ne sont pas dans la conformité de notre projet de nos valeurs. La logique c'est ne plus appartenir à notre famille politique quand on a fait ce choix-là.

Mais je sens que cela divise députés, sénateur et responsable de notre mouvement sur l'expose. Alors, nous aurons cette semaine, nous aurons cette semaine un bureau politique et sans doute je proposerai que si dans 2 mois la politique budgétaire et j'en reviens à la premiÚre partie de notre échange, ne s'inscrit pas, j'allais dire dans l'essentiel de nos valeurs, alors se posera pour eux la question quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement. Donc, vous offrez un surcis à ces ministres. parce que je pense que c'est le budget qui sera et d'ailleurs voilà pourquoi je je pense que députés et sénateurs, nous devons travailler ensemble les républicain ce budget sur quoi vous pensez que Sébastien Lecornu et son gouvernement vont pouvoir amender un projet de budget qu'ils ont déjà déposé ?

Écoutez, puisqu'ils ont dit que le gouvernement proposait, que le parlement dĂ©battait et votait, ben je les prends au mot. Oui, mais lĂ  ça viendra du parlement, ça viendra pas du gouvernement dont son membre du ça viendra du par imposĂ© un changement gouvernement. Les proposition que nous ferons si les ministres ne se sentent pas en accord, alors je n'ai pas de raison d'appartenir encore Ă  notre mouvement mais je pense que c'est le dĂ©bat budgĂ©taire et sera en quelque sorte le juge de paix.

Et puis je le dis ce qu'on entend ce qu'on entend monsieur le prĂ©sident c'est qu'il y a quand mĂȘme une urgence Ă  apaiser cette sĂ©quence qui a fragilisĂ© par pas dans une situation d'apaisement mais de vĂ©ritĂ© et je vous le dis une fois la dĂ©cision prise ce sera la dĂ©cision de nos instances et moi personnellement je m'yrongerai parce que je crois caractĂšre indispensable d'une formation politique qui inscrire un projet qui a des valeurs et il faudra qu'on retrouve l'essentiel de nos valeurs. Je vous rappelle que nos valeurs, c'est la diminution de la dĂ©pense publique. H la souverainetĂ© financiĂšre de notre pays pour assurer la souverainetĂ© de notre pays, pour peser en Europe et dans le monde.

C'est aussi un régalien qui soit qui réponde au problÚmes de sécurité, de politique migratoire et d'aménagement du territoire. Quels seront vos critÚres pour justement dire que ce budget va dans le sens ? Est-ce qu'il faut qu'il y ait le maintien de la réforme des retraites ? qu'il faut qu'il y ait moins de d'impÎts de taxes et rép tout au long du des débats.

C'est les critĂšres que nous avons posĂ© notamment au SĂ©nat. C'est les critĂšres que le rapporteur gĂ©nĂ©ral Philippe Juvin de poser. Je crois qu'autour de ça, il y a la capacitĂ© Ă  un moment de dire "Alors, est-ce que vous pensez que les valeurs que nous avons ensemble et bien vous les portez toujours ou non Pour revenir au aux rĂ©publicains, cette sĂ©quence interroge tout de mĂȘme sur l'Ă©tat de votre parti politique.

On a l'impression qu'il n'y a plus de chef, que le parti a explosĂ©. Pourquoi Bruno Retaillot n'arrive pas Ă  imposer son autoritĂ© notamment aux dĂ©putĂ©s les rĂ©publicains ? Écoutez, nous n'avons jamais eu autant de militants depuis 5 ans.

J'étais avec les militants de la Creuse avant dire qu'ils font confiance à Bruno Rotaillot. Je redis ma confiance à Bruno Rota. Nous traversons une séquence dont j'allais dire l'acteur de la déstabilisation, ça d'abord été le président de la République.

Je revient d'un mot parce que j'ai entendu le prĂ©sident de la RĂ©publique nous donner des leçons depuis Charmelche, ce qui est un peu Ă©tonnant, mais quel est celui qui a dĂ©stabilisĂ© notre pays par sa dĂ©cision si ce n'est en juin 2024 une dĂ©cision solitaire de dissoudre l'AssemblĂ©e nationale Parce que pour ĂȘtre prĂ©cis, Emmanuel Macron a dit que c'Ă©tait les partis politiques qui Ă©taient responsables de cette situation. Et ben, c'est d'abord lui. C'est d'abord lui quand il a dissus l'AssemblĂ©e nationale.

Je je reviens juste sur pardon les LR, mais c'est qui le chef aujourd'hui des des LR ? Rotaillot est notre président. Oui, nous avons deux présidents de groupe parlementaires qui sont Mathieu d'Arnaud et Laurent Voquier et nous avons 50 députés, 129 sénateurs.

Nous travaillons avec d'autres partis qui eux-mĂȘmes s'interrogent. Regardez si Horizon ne s'interroge pas. Et oui, regardez l'UDI, vous avez entendu le discours d'Herv Marseille.

Oui, mais eu eux ils s'interrogent, je suis d'accord avec vous, mais ils n'ont pas un prĂ©sident de groupe de l'AssemblĂ©e nationale qui dit l'inverse du prĂ©sident des rĂ©publicain qui lui-mĂȘme disait dit l'inverse de ce que disait la semaine suivante qui prĂ©sident d'un groupe dans lequel je comprends les inquiĂ©tudes des collĂšgues dĂ©putĂ©s face Ă  une menace de dissolution dans cette ambiance lĂ . En mĂȘme temps, le revoquier Ă©tait celui parmi les parlementaires qui Ă©taient le moins favorable Ă  une participation au gouvernement. Je parle avant le 5 octobre.

Je pense est-il dans une visite va nous permettre de reconverger. Et vous comprenez que les électeurs, les républicains soient totalement perdus. Comprend qu'il s'interrogent.

Vous croyez pas que les que les parlementaires ne s'interrogent pas quand je les rencontre sur le terrain et bien ils s'interrogent. Bien sûr. Plusieurs cartes du parti nous disent que des militants renvoient leurs cartes.

Est-ce que vous ĂȘtes tĂ©moins de cette situation lĂ  ? J'Ă©tais tĂ©moin de retour de deux cartes l'autre soir qui ont Ă©tĂ© reprises aprĂšs notre rĂ©union en commun et l'explication au moins euh nous on il aujourd'hui euh honnĂȘtement nous sommes autour de Bruno Rotaillot. Ça fait un an que vous avez Ă  peu prĂšs collectivement dĂ©cidĂ© d'ĂȘtre partie prenante d'un gouvernement.

Quel bilan vous en tirez ? Est-ce que vous dites c'est globalement positif ou maintenant voilà ? Je pense que pendant une année ça a été positif.

Je vais regarder l'action de nos ministres. Euh, on parle bien sĂ»r du ministre d'État, ministre de l'intĂ©rieur sur les sujets rĂ©galiens. Il y a aujourd'hui les premiers chiffres d'une annĂ©e en matiĂšre d'Ă©loignement forcĂ©, en matiĂšre de naturalisation, en matiĂšre de sĂ©curitĂ© du quotidien, de texte, je pense Ă  celui initiĂ© par le SĂ©nat sur le narcotrafic de textes qui devrai ĂȘtre dĂ©posĂ© sur les polices municipales, sur les services d'incendie et et de secours.

Il y a aussi le travail qui a Ă©tĂ© fait, il faut le dire, par la ministre de l'agriculture Ă  un moment quand mĂȘme oĂč elle va se trouver avec une pĂąque sans doute dĂ©mantelĂ©e et quelque part un Mercosour qui va nous ĂȘtre imposĂ© parce que nous ne sommes pas en capacitĂ© de peser ce pays qui ne respecterait pas sa trajectoire europĂ©enne, comment voulez-vous qu'il soit exigeant Ă  Bruxelles ? Donc je considĂšre que cette annĂ©e a Ă©tĂ© positive. Ça a Ă©tĂ© avec Michel Barnier, j'allais dire un trimestre particuliĂšrement positif mais aussi avec François Baouement dans la famille politique on avait plutĂŽt un trop vers Michel Barnier, chacun le comprendra.

Gérard Larchet pour boucler la question de cette mauvaise séquence pour les les républicains, est-ce que vous craignez qu'elle vous fragilise au municipal ? Bien sûr. Euh je pense que d'ici les municipales, on y verra plus clair.

Les Ă©lections municipales, c'est d'abord des Ă©lections, j'allais dire de relation, j'allais dire de candidat citoyens dans la proximitĂ©. Ceci peut jouer dans un certain nombre de villes de villes importantes, mais les municipales, elles se prĂ©parent d'abord autour d'un projet local, d'un projet local qui est portĂ© par une Ă©quipe et par un ou une tĂȘte de liste. VoilĂ  pourquoi le sujet de la dĂ©centralisation est un sujet important.

Le Sénat contribuera euh tout au moins la plateforme commune, ce qu'on appelait le socle commun, mais aussi parce que j'y associ et ils feront ce qu'ils souhaitent les groupes minoritaires et d'opposition. Le Sénat fera le 31 octobre des propositions. Mais on a tout sur étagÚre.

On a tout sur étagÚre. On a depuis les 15 propositions pour le pouvoir d'agir des propositions de loi déposées d'ailleurs par Mathieu d'Arnaud et Françoise Gatel donc qui devrait plaire à la ministre en charge de cela. On a le rapport Ravignon, on a le rapport Vert, on a tout ce qu'il faut et puis il y a des propositions là qui ont un peu d'ffrayer la chronique là qu'a fait proposition qui ont été faites par Jean-Louis Borlot là il y a peu sur qui fait quoi.

C'est un vrai sujet. C'est vrai que vous l'avez vous avez poussé pour qu'il devienne éventuellement premier ministre. Jean-Luc Borlot si il faisait partie des noms.

Oui. Il pourrait compris que j'ai Ă©voquĂ© il pourraitt encore une que j'ai Ă©voquĂ© avec le prĂ©sident de la RĂ©publique si vous voulez que les choses soient claires. Et il pourrait ĂȘtre encore une solution si SĂ©bastien le ch.

Il y a un premier ministre, il y a un gouvernement, il y a un budget, on va pas anticiper d'autres périodes parce que je pense que moi qui suis défavorable à une nouvelle dissolution parce qu'elle conduira à quoi ? Est-ce qu'elle clarifierait, je reprends la formule du président de la République en juin 2024, c'est-ce qu'elle clarifierait ? La réponse est non.

Avec les avec les municipal et euh on approchera au bout d'un moment des 1 an de l'Ă©lection prĂ©sidentielle, est-ce que la fenĂȘtre d'une dissolution va se refermer ou est-ce qu'Emmanuel Macron peut dissoudre jusqu'au dernier moment de son quinqu ? C'est son droit constitutionnel. Mais vous, vous en pensez quoi J'en pense que je le dirai Ă  ce moment-lĂ , qu'est-ce qu'on clarifie pour faire quoi et quelles consĂ©quences ?

Imaginons comme le donne aujourd'hui les analyses, que le Rassemblement national renforce sa prĂ©sence Ă  l'AssemblĂ©e nationale, voire mĂȘme soit en situation d'avoir une majoritĂ© relative. Est-ce qu'il gouverne ou est-ce qu'il ne gouverne pas ? Euh et s'il refuse de gouverner, qu'est-ce qui se passe ?

J'allais dire le président veut se trouver en en premiÚre ligne et moi qui n'ai jamais demandé qui ne demande pas sa démission parce que je crois au rÎle clé de voûte du président de la République et bien il faudra à ce moment-là qu'il prenne une décision. Le grand jury ça se passe au Parlement. Alors vous avez évoqué la décentralisation qui se passera au Parlement.

Il y a aussi la question de la Nouvelle Calédonie. Le Sénat a approuvé mercredi dans l'urgence le report au printemps euh 2026 des élections provinciales prévues en Nouvelle-Calédonie en novembre. Euh il s'agit de la premiÚre étape pour la mise en place de l'accord de Bougival.

Euh pourtant les indépendantistes l'ont depuis rejeté. Est-ce que cet accordance toujours une part une partie une part tout à fait est-ce que c'est euh moi je dis oui à Bougival, je regarde l'image qui est dans le studio et l'Unipalica par exemple avec les loyalistes, avec les Républicains, avec Calédonie ensemble avec les walisiens, les Foutiniens, ils disent oui à Bougival et rendons hommage au travail mais une partie importante que Manuel Val a fait parce que ça n'était Pas évident, vous avez qu' soit écoutez, en tous les cas, il nous manque sûrement. Il nous manque sûrement.

Donc aujourd'hui, on a la proposition de loi constitutionnelle. Notez que le texte sur le report des élections a été partagé par le président du groupe socialiste. Seul la présidente du groupe communiste et le président des écologistes n'ont pas signé cette PPLO.

Donc aujourd'hui, il faut avancer avancer sur la rĂ©vision constitutionnelle. Vous savez, ça va ĂȘtre un Ă©tat sugĂ©nĂ©riste avec une double nationalitĂ© et des transferts de compĂ©tences. Mais auparavant, les CalĂ©doniens seront dans le contexte politique de notre pays, vous pensez qu'une rĂ©vision constitutionnelle pourrait avoir lieu sur la Nouvelle-CalĂ©onie ?

Si il s'agit de la paix civile en Nouvelle-Calédonie et là aussi, il faut que les parlementaires faient preuve du sens des responsabilités. Vous savez, avec le présidents de de l'Assemblée nationale, on s'est beaucoup impliqué sur ce dossier calédonien. Il y a des hommes et des femmes de bonne volonté.

Je n'oublie pas que la Nouvelle-Calédonie, vous rendez compte - 13 % de son produit intérieur brut aujourd'hui. Euh la nécessité aujourd'hui d'avoir quasiment un tiers de nos forces mobiles présentes en Nouvelle-Calédonie. Il s'agit de la paix civile.

Et quand vous dites les indĂ©pendantistes, je le dis, l'Unipalica qui notamment gouverne la province nord euh est engagĂ© dans Bougival. Bougival c'est la suite de NumĂ©a. C'est d'ailleurs ce que le Conseil d'État a dit clairement.

Il s'agit nullement d'une nĂ©gation du peuple premier. Alors, c'est des CalĂ©doniens ensemble d'origine diverse qui sont citoyens et français et calĂ©doniens. Sur un autre sujet qui touche aussi la la Constitution, le Premier ministre a confirmĂ© l'engagement de l'État Ă  faire aboutir le projet de statut d'autonomie de la Corse.

Ça, vous ĂȘtes contre ? Autonomie, oui, mais pas dans n'importe quelle condition. Moi, je reprends ce qu'a dit le Conseil d'État.

La notion de communauté n'existe pas dans notre constitution. La deuxiÚme des choses, pas question de le faire sans contrÎle du parlement. Alors ça n'a pas bien fonctionné auparavant et il faudra par exemple que nous soyons en capacité de répondre exécutif et législatif.

Jusqu'avant ça n'était que l'exécutif dans un délai qui soit contraint. Je pense qu' un délai de 6 mois maximum et que si nous ne sommes pas capables de répondre, ceci sera réputé comme adopté. Mais pas question de retirer le rÎle du parlement, accepter la notion de communauté euh et contraire à notre Constitution.

Et je le dis clairement euh ça n'est pas sur ce cheminlà que je pense que l'autonomie de la Corse devra se construire. Le grand jury 2027, c'est demain. C'est demain.

Alors 2027, c'est demain ou aprĂšs-demain, on ne sait pas encore. Et nous allons justement commencer par l'hypothĂšse d'une dĂ©mission. Édouard Philippe, Jean-François CopĂ©, ValĂ©rie PCR pour ne citer que trois personnalitĂ©s proches de vos idĂ©es appellent Ă  une prĂ©sidentielle anticipĂ©e.

Est-ce le meilleur moyen pour prĂ©server nos institutions ? Je viens de vous le dire il y a un instant, je ne suis pas favorable Ă  une dĂ©mission anticipĂ©e, sauf si on Ă©tait dans une situation de blocage et dans lequel face Ă  laquelle il faudrait faudrait sortir. Ça serait quoi ?

C'est ce que vous décriviez, c'est-à-dire une dissolution qui amÚne à aucun résultat viable pour gouverner. Et dans ces cas-là, la question bah elle se posera au président de la République, mais en aucun cas je demanderai moi sa démission. Non, parce que je crois profondément au rÎle des institutions.

C'est pas parce qu'on a 18 mois difficiles qu'il faut abßmer nos institutions, y compris avec l'argument de dire que ce serait un départ trÚs anticipé du président de la République. Est-ce que ça ce sont de mauvais arguments ? C'estàdez, c'est un argument que je peux entendre parce que naturellement et en cas de d'émission le délai est trÚs court.

Oui. À peine pour faire 35 jours qui peuvent ĂȘtre un peu prolongĂ©s et c'est la nĂ©cessitĂ© d'un dĂ©bat dĂ©bat don que nous n'avons pas eu en 2022 post Covid et Ukraine. Souvenez-vous ce qu'on a dit Ă  l'Ă©poque quand j'ai mis en doute l'absence de dĂ©bat sur la prĂ©sidentielle.

On a dit av des titres président du Sénat devrait pas dire ça. La question de la légitimité elle se pose. Oui, mais c'est justement pour ça qu'Edouard Philippe dit oui oui prenons le temps.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique suffisamment appartient ça appartient au seul prĂ©sident de la RĂ©publique et je ne lui demande rien sur ce sujet. Un rĂ©fĂ©rendum comme avait fait le gĂ©nĂ©ral de Gaulle en 1969 pourrait ĂȘtre une option qui aboutirait Ă  cette solution ou pas. Écoutez, il a la possibilitĂ© de susciter un rĂ©fĂ©rendum, je le rappelle, article 11 ou article 89 qui est touchĂ© Ă  la Constitution.

Euh article 11 aprÚs un débat euh dans les deux chambres, pas un vote, un débat et avis du Conseil constitutionnel sur la question vosé. Euh c'est maintenant ce qu'on appelle la jurisprudence au chemaill. Euh le président de la République a cette possibilité, vous y seriez favorable. que écoutez, on va essayer de pas anticiper, il y a des réalités.

Il faut d'abord noter le pays d'un budget, lui tracer des perspectives, enfin sortir du rÎle de dernier de la classe dans l'Union européenne en matiÚre financiÚre, retrouver cette part de message et de souveraineté dont on a besoin. Juste ce que je note, c'est que le débat sur une présidentielle anticipée est ouvert, Gérard Larchet, et que vous ne le refermez pas. Non, je l'ouvrirai aprÚs les élections municipales.

Pour moi, je vous le dis. Alors, c'est intĂ©ressant vous dit ce dĂ©bat parce que c'est logique qu'il y ait un dĂ©bat mĂȘme si les Ă©lections prĂ©sidentielles vous avez compris que ce que je souhaite se joue Ă  la date prĂ©vue, il faudra une vraie annĂ©e de dĂ©bat et non pas ce que nous avons connu en 2022. Qu'est-ce que ça veut dire ?

J'ai pas compris. Bah une vraie annĂ©e oĂč il faudra mettre sur la table ce que nous proposons aux Françaises et aux Français pour d'ailleurs Ă©viter que les populismes ne s'engouffrent dans l'absence de dĂ©bat parce que je pense que l'absence de dĂ©bat de projet de propositions peuvent nous conduire Ă  des choix que je combattrai qui sont les choix du populisme et donc les municipales c'est d'abord le sole vous savez qu'est-ce qui tient dans la RĂ©publique aujourd'hui les 35000 communes qui sont le ciment justement et oui c'est les 35000 communes. C'est pas facile pour les non plus he en ce moment.

C'est pas facile pour les mĂšres non plus en ce moment. Ça n'est pas facile. Et moi qui fait chaque semaine quasiment une assemblĂ©e de maire.

Je peux vous dire que ça reste un élément qui tient. Alors justement vous évoquez les élections. Il y a un débat qui traverse les LR en ce moment c'est vers quelle alliance vers qui se tournait et beaucoup ont le regard tourné vers le Rassemblement national.

Vous vous tournez votre regard vers qui ? D'abord, j'ai 30000 communes oĂč la question ne se pose mĂȘme pas et pardonnez-moi, dans ces 30000 communes vivent 40 % des Français. Et je leur dis, "Choissez-vous des Ă©quipes municipales qui vous proposent, j'allais dire, un vrai projet euh pour vos territoires et puis il y a 5000 communes qui ne sont pas dans la ruralitĂ© oĂč se ne se jouera pas politiquement." J'ai dit tout Ă  l'heure que le RN pour moi ne se situait pas Ă  droite mais regardez les propositions Ă©conomiques et financiĂšres, il est beaucoup plus proche de LFI.

Mais alors je laissez-moi terminer beaucoup plus proche de LFI. Donc pour moi la question union des droites ne se pose pas. Je suis pour l'alliance du centre et de la droite.

Voilà ma position. C'est avant tout le le programme économique du RN qui exclut toute alliance. Le programme économique, je viens de le citer parce que c'est celui qui est le plus proche de Lfi, il y a aussi d'autres aspects et notamment l'aspect européen.

H quand on propose de rĂ©duire le budget de l'Europe, j'Ă©voquĂ© la PAC tout Ă  l'heure pour nos agriculteurs, mais il y a bien d'autres volets et donc je me sens, j'allais dire totalement Ă©tranger Ă  ce projet. Est-ce que vous avez Ă©tĂ© troublĂ© par des propos qu'on a entendu la semaine derniĂšre, la semaine prĂ©cĂ©dente quand Bruno Rotaillot dit "Il est possible de gouverner sur des sujets oĂč 80 % des Français sont d'accord par exemple comme sur l'immigration donc trĂšs clairement avec le Rassemblement national quand le maire non avec 80 % des Français Oui d'accord non mais avec 80 % des Français c'est trĂšs important mais c'est une idĂ©e partagĂ©e avec le R mais oui mais pardonnez-moi on est lĂ  pour Ă©couter et rĂ©pondre aux attentes des Français pas rĂ©pondre et aux attentes de de madame Le peine, ce sont les attentes des Français. Il nous en parle partout.

Ça d'accord. Mais quand vous lisez l'interview du maire de Cann David Lisnard dans valeurs actuell qui ouvre la porte Ă  une discussion avec le RN si ce dernier amendait son programme Ă©conomique, ça c'est des pas programme Ă©conomique. Je viens d'Ă©voquer le programme europĂ©en.

Je reviens, je viens d'évoquer aussi la questionnard est en train de franchir une il le fait à titre personnel. Moi c'est non, je suis pour l'alliance de la du centre et de la Est-ce que Est-ce que vous sentez que dans votre famille politique, cette question-là est en train de poser sûr qu'elle est présente. Bien sûr que c'est un débat.

Je vais pas vous dire que les militants ne nous posent pas des questions. Attendez le Nier, mais je vous donne moi mon choix et c'est autour des valeurs du centre et de la droite que nous devons construire notre projet. Est-ce que ça vous inquiÚte cette évolution euh d'une alliance vers le Renal prééminence, c'est pas totalement nouveau, mais le poids politique ayant beaucoup augmenté, l'absence de réponse sur les sujets migratoire, sécurité et Bruno Rotaillot pendant une année s'était forcé d'y apporter les premiÚres réponses.

L'absence, j'allais dire parfois dĂ©cision courageuse sur ces sujets. Comment on appliquera la directive retour qui va ĂȘtre adoptĂ©e dans les mois qui viennent au plan europĂ©en ? Ça nĂ©cessitera sans doute une Ă©volution constitutionnelle.

Donc on a bien compris de tourner votre regard plutÎt vers le centre. Donc si j'extrapole, c'est-à-dire vers les macronistes. Comment vous évitez que les soorbé par les macronistes ?

C'est pas d'absorber dans l'Ă©tat oĂč ils sont. Plus personne n'absorbe personne. C'est un problĂšme pardonnĂ© Ă  l'ancien chimiste vĂ©tĂ©rinaire de vous parler de tension osmotique.

Mais ce que je veux dire en gauliste, moi je crois que c'est autour des valeurs de la droite et du centre que nous pouvons nous retrouver. Oui. Mais donc vis-à-vis des électeurs.

Alors ne prenons pas ce mot d'absorsion mais la les LR deviennent macroniste. Ils ne deviennent pas macronistes. Est-ce qu'il existe encore le macronisme ?

Je vous rappelle une question qui a Ă©tĂ© posĂ©e y compris par moi. Je pense que ça ne survivra pas Ă  Emmanuel Macron parce qu'il n'aura pas marquĂ©. Il aura mĂȘme abandonnĂ© ses deux rĂ©formes majeures.

Un peu différent du gaolisme. Merci beaucoup Gérard Larch pour ce grand jury. Je vous souhaite un bon dimanche à tous.

On se retrouve la semaine prochaine. Merci de m'avoir invitĂ©, interrogĂ©, mis sur le grill. À bientĂŽt GĂ©rard Larch le grand jury RTL Public SĂ©nat le Figaro M6. [Musique] Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.

FR. [Musique] D'un cĂŽtĂ©, on peut penser qu'attraper la grippe, ce n'est pas si grave. D'un autre cĂŽtĂ©, la grippe, c'est quand mĂȘme plus de 17000 morts en France, rien que l'annĂ©e derniĂšre.

Alors, le mieux, c'est de se faire vacciner. 65 ans et plus, personnes atteintes d'une maladie chronique, femmes enceintes, faites-vous vacciner contre la grippe ? Ça c'est au rĂ©veil.

Ça avant le petit dĂ©j, ça aprĂšs, ça avant le dĂ©jeuner, ça pendant. RĂ©duisons le volume. Au-delĂ  de cinq mĂ©dicaments par jour, demandez Ă  votre mĂ©decin ou Ă  votre pharmacien si vous pouvez en prendre moins.

Moins de médicaments, c'est médicament mieux. [Musique] tout de suite sur Public Sena. [Musique] édition spéciale, une nouvelle