Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 10 février 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleSécurité

Jérôme Guedj invité d'Olivier Boy dans RTL Matin.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que la machine à perdre est déjà enclenchée à gauche ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi être candidat pour affirmer ces valeurs ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas rejoindre Raphaël Glucksmann ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Toute alliance avec la France insoumise est-elle exclue ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Jean-Marc Morandini se met en retrait, êtes-vous satisfait ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Jérôme GuedjFait
    « Je suis le premier socialiste à être déclaré. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

RTL [musique] Matin Olivier Bois et l'invité de RTL Matin est Jérôme Gedge député socialiste de l'essonne désormais si on a bien fait les comptes 9e candidat à gauche intéressé ou plus ou moins déclaré par la présidentielle ou à une éventuelle primaire. Bonjour monsieur Gedge. Bonjour.

Est-ce que la machine à perdre est déjà enclenchée à gauche ? Non je pense pas. Je pense que ce qui est attendu par nos concitoyens c'est tout simplement que dans cette présidentielle on parle des sujets qui les intéressent.

Et moi, j'ai présenté ma candidature à l'élection présidentielle, pas pour m'ajouter à une liste. D'ailleurs, je suis le premier socialiste à être déclaré. Donc je pense que c'était utile que cette voix singulière à gauche puisse exister autour d'un contenu d'une ligne.

Moi, je souhaite porter ce que plein de gens de cette majorité silencieuse à gauche ont cheveillé au corps. Ce que j'appelle la gauche républicaine, une gauche universaliste, laïque, sociale, écologiste. Celle qui assume des convictions fortes mais qui pensent que dans le débat public, on peut les porter dans ce que j'appelle la dispute apaisée, dans la recherche du compromis parce que c'est pas un gros mot en politique à Forcei.

Il y a pas de majorité. J'étais un de ceux qui a assumé, négocier et discuter avec le gouvernement. Donc cette ligne là résolument républicaine et radicalement de gauche, c'està-dire s'attaquant au problèmes du pays, le logement, la santé, les questions de défense, les questions de sécurité, les questions d'immigration, les questions de pouvoir d'achat.

Sur tous ces sujets, il y a une voix de gauche qui n'est pas celle qu'on entend beaucoup euh qui est parfois le bruit et la fureur, qui est parfois tony truante mais qui correspond pas, je crois, à l'aspiration majeure de ce peuple de gauche qui est un peu orphelin de cette voix singulière. Gauche, cet électeur de gauche dont vous parlez, il est pas qualifié au second tour d'une présidentielle depuis 2012 euh et il a fait avec Annie Dalgo 1,75 % des voix lors lors de la dernière présidentielle. cet électeur, il est inquiet et il est inquiet de voir autant de candidatures se arriver devant lui.

Mais je vous rassure ou j'en inquiète certains, moi je plaide pas pour une multiplication de candidatur de témoignage. Je plaide pour qu'il y ait un rassemblement autour d'une ligne politique claire qui n'a pas d'ambigué, notamment sur la question des valeurs. Parce que la politique ça commence toujours par les valeurs, laïcité, la République, le refus de la brutalisation dans le débat dans le débat politique, la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, le refus de l'assignation identitaire, le fait qu'on s'adresse à la communauté nationale et pas une juste opposition de communauté.

Tous ces principes c'est d'abord des valeurs et puis une gauche qui protège. Mais pourquoi est-ce qu'il faut être candidat pour affirmer ces valeursl ? parce que pour l'instant nous n'avons pas pourquoi la cour chevau toujours de la présidentielle toujours un an et demi de l'échéance qui agace tout le monde alors que vous pourriez faireoir vos idées au sein du Parti socialiste entre vous avant de déclarer une candidature ?

C'est ce que je fais au sein du Parti socialiste mais dans la discussion avec le reste de la gauche. Mais vous voyez, j'ai moins envie qu'on parle de cette tuyauterie que des sujets. Et donc moi, j'ai envie qu'on se mette autour de la table avec les visions que nous avons en matière économique.

Comment est-ce qu'on fait une alliance des productives dans ce pays entre les salariés, les employeurs, les investisseurs, les chercheurs, les innovateurs pour que on puisse réindustrialiser le pays, mieux payer les salariés, rémunérer ceux qui prennent le risque d'investir et à côté de ça plutôt mettre de côté cette économie de la rente ou cette économie financiarisée. Ces questions-là, on les aborde pas. J'aimerais qu'on parle des vulnérabilités qui minent notre pays.

Vous savez quoi ? Aujourd'hui, je préférais qu'on passe du temps. C'est passé inaperçu la semaine dernière, mais le gouvernement a renoncé une nouvelle fois à un plan grand âge.

Ça fait 10 ans qu'on attend une grande politique pour accompagner le vieillissement de la population parce que c'est des besoins gigantesques dans les épates, dans les services à domicile. Non, je veux qu'on parle de ces sujets-là parce que c'est les sujets dont me parle, vous savez, moi j'ai été élu local pendant très longtemps. J'ai été président d'un département.

Les pieds dans la réalité de ces vulnérabilités, qu'il s'agisse du handicap, de la protection de l'enfance. On pourquoi on parle jamais de ces sujets dans l'élection présidentielle ? Elle renvoie au modèle social auquel nos nos concitoyens sont attachés à la manière de le financer et plutôt que de faire des plans sur la comète, partons du réel, partons de ses préoccupations du quotidien.

Alors le réel en l'occurrence c'est que le Rassemblement national dans toutes les dans toutes lesion, il est à plus de 30 % l'intention de vote au premier tour, donc très très haut. et que vous avez un camarade socialiste Stéphane Trousel, président du département de la scène Saint-Denis qui dit que c'est une candidature irresponsable. Est-ce que vous êtes irresponsable face au risque de l'arrivée du Rassemblement national dont vous dites que c'est votre antise ?

J'ai bien compris. Ce qui est irresponsable, c'est de pas avoir de mode d'emploi de travail pour organiser l'alternative. Je suis pas le seul à avoir dit que le recours à une primaire qui serait sur un périmètre trop étroit, celle qui était envisagée euh avec des candidatures respectables, Marine Tondelier, Clémentine Notin, François Ruffin.

Moi, je voudrais qu'on ouvre plus les portes et les fenêtres. Boris Valou, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, quelques jours après l'annonce que j'ai faite, a lui-même indiqué que c'était pas le bon périmètre. Mais construisons une alternative.

Encore une fois, ça intéresse moins les Français la manière dont on s'y prend que de le faire en transparence devant eux. pour parler de leur sujet de préoccupation. Vraiment, c'est c'est vraiment une alerte parce que c'est ça l'alternative au RN.

Voilà, les classes populaires, elles peuvent pas avoir uniquement le RN qui donne l'impression de s'adresser à eux alors que sur les questions de désindustrialisation de ces villes sous-préfecture dans lesquelles les commerces se ferment et où il y a une désertification médicale, et bien il faut qu'il y ait une réponse qui a une réponse de partage, de redistribution et de sérieux budgétaire. Moi, je suis pas dans sur cette obsession de la présidentielle qui encore une fois agace les auditeurs, agace vos électeurs. Parfois vous pensez vraiment qu'à la fin vous êtes élu ou c'est une manière de se poser en tant que candidat sérieux ou de de peser son poids, de faire peser son poids d'être juste candidat ?

Vous avez une chance au fond de vous, la certitude d'avoir une chance d'être élu. Vous savez, c'est une décision mur réfléchie. On vient pas un matin pour dire je suis candidat à l'élection présidentielle.

Moi, ça fait c'est l'engagement de ma vie, cette gauche républicaine. Euh ce courage de la nuance dans le débat politique, c'est-à-dire accepter de discuter avec des gens avec lesquels on n'est pas d'accord et je pense qu'on crève de ceux qui pensent avoir raison tout seul. C'est vrai à droite ou c'est vrai à gauche.

Donc il faut avoir des convictions qu'on met dans le débat et on recherche à construire les compromis. Donc moi, je porte ça, je l'ai fait comme élu local, je le fais comme parlementaire dans un travail exigeant, méticuleux, en conciliant l'expertise, l'ancrage dans le réel de ce qui a été un mandat légal et puis la vision pour le pays. Moi, je crois qu'on commence la politique par les valeurs et la République, la République sociale, moi c'est ce que je souhaite voir porter dans ce débat de l'élection présidentielle.

Donc oui, je souhaite aller au bout mais dans le cadre collectif en élargissant plus large. Pourquoi est-ce que vous allez pas derrière Raphael Gluxman qui aujourd'hui est le mieux placé si on en croit encore une fois les sondages ? Il est à plus de 10 % autour des 13 %.

Il vous rejoint sur cette gauche républicaine et et laïque. Il vous rejoint même sur cette sur ce refus de toute alliance. Désormais, c'est votre position aussi de de d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon.

On se dit que vous êtes pas très éloigné. Pourquoi vous allez pas avec lui ? Pour être plus fort et pour peser plus.

Il est possible que à un moment donné, il soit en on soit ensemble dans le cadre d'élaboration de ce programme. Mais comment dire, lui c'est lui, moi c'est moi. On n pas la même histoire, on n pas le même parcours politique, on n pas le même style, le même tempérament.

Et à la fin, je pense qu'il faut qu'on fasse une équipe France, une dream team avec des sensibilités. Écoutez, moi je vais pas faire la course des petits chevaux. Je me suis déclaré, pour l'instant Raphaël nous dit travailler sur une orientation programmatique.

Je souhaite qu'avec lui mais avec d'autres, avec des gens venus de l'écologie républicaine, avec des gens venus du tissu associatif du monde syndical, on puisse travailler à la construction de cette alternative et à cette vision claire dans le pays. Et encore une fois, sans aucune ambiguïté parce que on le voit là dans les élections municipales, on peut pas tenir des discours différents d'un endroit à l'autre. nos élus, je sais qu'il faut pas que je prononce le nom de candidat aux élections municipales, mais les élus du Parti socialiste qui ont dans qui sont dans la réalité, ils sont capables à la fois de lutter contre le narcotrafic et de faire la gratuité des transports, c'estàdire de répondre aux préoccupations du quotidien et ils ont des lignes qui sont celles de la recherche de consensus et de compromis sur leur territoire local.

Essayons d'appliquer ça, c'est ça qui fonctionne. Est-ce que toute alliance avec la France insommise est exclu à à C'est exactement ce que je viens de mentionner. Je souhaite qu'il y a pas d'alliance avec la France insoumise à quelque élection que ce soit parce que et comment vous gagnez sans la France insoumise pour faire 50 % à la fin au sein du peuple de gauche ?

Parce que quand on est clair sur les valeurs et qu'on est capable de porter une ligne de changement profond, de transformation sociale sur les questions sociales, les questions économiques, et bien il y a pas de raison qu'une partie de l'électorat aille chercher dans le bruit et la fureur ce qu'il ne trouve pas ailleurs. Et donc moi, je souhaite que nous remplacions ceux qui ont occupé un espace que nous avons laissé vacant. Et je le dis, la rupture, moi c'est pas mon obsession la France insoumise.

Les électeurs de la France insoumise, ils doivent et ils peuvent trouver euh problème, c'est Jean-Luc Mélenchon. Le problème, c'est la brutalisation du débat public. C'est cette conflictualisation permanente et c'est le fait que c'est l'impuissance théorisée.

C'est-à-dire aujourd'hui, nous le savons et il ne peut que s'en battre la coulpe aujourd'hui. Si Jean-Luc Malanchon d'aventure se qualifiait au 2e tour de l'élection présidentielle, ce serait la certitude de la victoire de Jordan Bardella. C'était pas vrai il y a 10 ans, il faut qu'il s'en prenne à lui-même.

Pourquoi a-t-il à ce point endossé les habits de celui qui frais et qui empêche Il est sorti républicain vous l'aviez traité d'ordure antisémite avant de regretter le terme ordure. Mais est-ce que pour vous il est sorti du champ républicain ? Votre ancien ami, celui avec qui vous êes vous avez travaillé à gauche ?

Mais dès l'instant où sur les valeurs on sort de ce qui doit nous rassembler et que il y a ces ambiguïtés et pire ces lignes rouges franchies notamment sur la question de la lutte contre l'antisémitisme, alors à ce moment-là on n'est plus dans le champ de la gauche. Voilà, on est dans autre chose. On est dans une forme de populisme qui pourrait être fécond mais qui ne cherche une seule chose à vous.

Ah ben moi, vous savez, à chaque fois que on segmente le corps national, la communauté nationale en se disant on va s'adresser aux uns et aux autres en utilisant les termes et les mots dont on pense qu'ils vont les flatter et leur faire plaisir. Voilà, on doit avoir un discours apaisé, un discours rassembleur, un discours ferme, mais pas un discours de l'impuissance qui consiste à se dire "Je veux être Tony Truant pour passer le premier tour en sachant que je perdrai le deuxième." Moi l'enjeu pour la gauche, c'est celui d'un cadre collectif qui permet de construire une alternative au rassemblement national.

Dernière question Jérôme Gat. Jean-Marc Mandini se met en retrait de ces news. Il a annoncé hier la direction de la chaîne en prend acte.

C'est vous quelque part qui avez été à l'origine de l'amplification en tout cas de la polémique en interrogeant directement la journaliste Sonia Mabrou en interview avec elle. Vous êtes satisfait de ce retrait de l'antenne ? Écoutez comme je viens de le faire avec vous à l'instant, j'ai ma libre parole.

Voilà, je dis ce que je pense au moment où j'en ai la conviction que c'est nécessaire et quand j'étais face à Sonia Brook, j'ai estimé qu'il était nécessaire de la questionner sur cette contradiction majeure en terme de valeur. Et ce qui m'a paraissait inéluctable est arrivé. Elle a fait son départ avec élégance et avec beaucoup de courage.

Et le départ de Jean-Marc Morandini me paraissait absolument nécessaire pour un certain respect des victimes et une certaine éthique du comportement qui est nécessaire dans n'importe quel corps professionnel et qui est nécessaire aussi en politique. Merci beaucoup Jérém.