Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLa France insoumise (sur YouTube)· 14 mars 2023 77 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprises

RETRAITES : LA SEMAINE DÉCISIVE - ÉMISSION POPULAIRE 14 MARS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous expliquer les revendications des éboueurs en grève ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la réaction des institutions face à cette mobilisation ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'une commission mixte paritaire et pourquoi est-elle critiquée ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Les caisses de grève sont-elles un outil efficace pour les grévistes ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    La radicalité est-elle nécessaire dans les mobilisations sociales ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Comment les députés insoumis comptent-ils utiliser leur position à l'Assemblée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:30Fait
    « la convention collective des déchets même ceux qui font aussi les du nettoiement les ménages, ils sont concernés hein parce que quand vous lisez bien les textes donc quand vous commencez vous êtes à 100 »
  • 30:00Fait
    « nous je pense que notre rôle est d'être dans l'Assemblée nationale à partir du moment où on commence à à regarder le texte »
  • 45:00Fait
    « il faut que les gens, y compris ceux qui étaient en grève, qui ont repris le boulot, se mettent en grève »
  • 50:00Fait
    « il faut travailler jusqu'à crever au boulot »
  • 55:00Fait
    « Ils nous prennent nos deux meilleures années de retraite »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Je suis ravie ce soir d'être en compagnie d'Éléonor Schmidth, porte-parole et secrétaire national du syndicat étudiant l'Alternative. Merci Éléonore d'être là ce soir.

Merci à toi. Pour la première fois à l'émission populaire, nous avons le plaisir d'accueillir Ibrahim Sidibé, éboueur, chauffeur à Vitrie sur scène. Merci Ibrahim d'avoir accepté l'invitation.

Merci à toi de m'avoir invité. Fabien Vildieu est également avec nous ce soir, délégué syndical Sudraille. Bienvenue Fabien.

Merci. aussi quelqu'un que vous connaissez bien, Antoine Léoman, député LFI NUPS de Lesson et membre de la commission des lois à l'Assemblée nationale. Merci Antoine de s'être libéré ce soir.

Merci pour l'invitation. Alors ce soir, gros programme, nous allons commencer parler de la grève des éboueurs qui rendent visible la colère du peuple tout entier. Nous parlerons ensuite de la commission mixte paritaire dans une partie que l'on a appelé commission mixte paritaire. de points.

Les macronistes se raccrochent aux vieilles branches. Nous reviendrons sur l'importance des caisses de grève et enfin nous parlerons de la journée de mobilisation de demain qui s'annonce massive. Une nouveauté également dans l'émission populaire.

Vous pouvez poser vos questions en commentaire sur YouTube et sur Twitch et Eva Sor qui travaille au pôle communication numérique viendra les poser en plateau et l'on tentera d'y répondre du mieux que l'on peut. L'émission populaire, c'est parti. On est ensemble pour une petite heure.

N'hésitez pas à commenter, liker, partager sur les réseaux sociaux avec trois hashtags. Le hashtag mpp, le hashtag éboueur en grève et le hashtag grève5 mars. 15 mars, tout de suite le zapop.

Quand il y a des enfants qui se retrouvent dans des squirs, alors on les connaît les enfants, ils sont là, ils sont en train de toucher à tout et qui se retrouvent néz à né avec un race. C'est la la vie des citoyens qui en dépend. Il y a des enfants qui vont à l'école, il y a des gens qui promènent leurs animaux.

Cet amancellement de détrit, de saleté, de rats qui circulent dans tous les coins, c'est quand même une situation grave. Vous avez une population de rat qui arrive en surface parce qu'il y a une une prolifération et surtout une profusion de de nourriture directement accessible en surface et que ces rats prennent leurs habitudes, font leur nid et se reproduisent en surface. De base, un rat, il va pas forcément vous mordre, c'est pas Mais par contre voilà, vous allez soulever un sac de de de poubelle en les ramassant parce que c'est sale devant chez vous, bah vous pouvez vous faire mordre parce qu'il a peur en fait.

Donc ça c'est un réflexe du rat. Donc on peut se faire mordre. Les solutions, il faut les trouver vite très vite très vite.

Je lance un appel vibrant notamment à la mairie de Paris. Devant ces résidences à Antib, les sacs poubelles s'accumulent. Le décor est le même dans les rues de Nantes.

Des montagnes de déchets en pleine rue à Paris. Même constat, 5600 tonnes d'ordure attendent toujours d'être collecté. Les touristes n'en reviennent pas.

Le 8e arrondissement parisien fait partie des arrondissements où les poubelles ne sont pas ramassées. C'est dans le 8e arrondissement que se trouve le palais de l'Élysée, Emmanuel Macron. Et regardez, pas de passe droit pour le chef de l'État.

Entre gouvernement, opposition et municipalité, tout le monde se renvoie la responsabilité. C'est pas la grève des éboueurs qui me pense tellement problème, c'est que c'est Anniealgo qui fait grève elle-même, elle ne fait rien. C'est pour ça qu'avec Rachidati, ça fait longtemps qu'on réclame un service minimum sur la collecte des ordures.

Le service minimum, c'est quelque chose qui a été qui a pu être institué dans les transports ailleurs. C'est aussi atténuer que les que les les citoyens ne soient pas pris en otage dans un dialogue qui est là entre les syndicats et le gouvernement. Alors, je crois qu'il y a surtout un gros problème à Paris en matière des boueurs et j'ai que comprendre que et en tout cas, je sais pas si c'est toujours le cas, mais il y a quelques semaines, la la mè de Paris proposait même de payer les grévistes.

Donc euh je veux dire là, il y a une responsabilité d'élus local que c'est pas le problème de l'État pour le coup. Bah déjà, enfin, quel est le quel est le message qui est envoyé par la maire de Paris ? Mais réquisition ou intervention de force de l'art, ça reste une possibilité ou tout ça ça appartient au passé ?

Tout ça est à la fois autorisé par le droit et encadré par le droit. Parce que moi ce qui me frappe aussi, c'est que les éboueurs, ceux en tout cas qui témoignent ici sont heureux de de de ce métier. Ils aiment ce métier et tant mieux d'ailleurs.

On peut très bien être contre la réforme des retraites et puis être opposé à ces à ces montagnes de poubelle. Vous comprenez ? Bon, on est peut-être pas là pour transmettre un meeting de la CGT, hein.

Donc Ah si si. Bah nous on est là pour transmettre un message. On est on est dans le blocage.

Le gouvernement a décidé d'entamer un bras de fer avec la branche de l'énergie et des poubelles et on est en face de lui et on va pas lâcher comme ça. Il a il a pas daigné nous écouter avec 1 million et demi de personnes dans la rue. Donc là maintenant on prend le relais.

Alors lundi 6 mars, les éboueurs et goûtiers et travailleurs des centres d'incinération de déchets franciliens ont entamé un mouvement de grève reconductible. Depuis les ordures Samassent dans la capitale avec 5402 tonnes de déchets non ramassés dimanche 12 mars d'après la mairie de Paris. Alors on a la chance d'être en plateau avec Ibrahim Sidibé qui est chauffeur et boueur donc à Viter sur scène et tu étais toute la nuit sur le piquet de grève.

Est-ce que pour commencer, tu peux nous raconter comment ça s'est passé ? Bah écoutez nous depuis mardi dernier donc c'est-à-dire aujourd'hui mardi ça fait quasiment une semaine que nous sommes en grève et euh sur les piquet les grêves moi j'ai dormi là-bas hier soir quand tu m'avais appelé Ouais. de pour assister à cette émissionlà.

J'ai dit déjà bon je vais essayer déjà merci de de m'avoir invité mais je vais essayer de dormir pour voir pouvoir récupérer pouvoir bien parler euh solennellement. Donc du coup nous on est on est on est au bloc tout le monde est est motivé et euh c'est-à-dire déjà nous la revendication qu'on a fait au niveau des seins des groupes en environnement les revendications ont été écrites par moi. Donc c'est-à-dire déjà premièrement nous les coefficients, ça va faire une dizaine d'années que moi je suis passé déjà chauffeur le coefficient il a pas bougé.

Alors que normalement en en chauffeur, vous commencez avec un coefficient 110 au bout de ans vous passez à 114 et ainsi de suite. C'est un cycle de 5 ans, vous arrivez à 118. Donc là je l'é là c'est gelé à 114 ça bouge plus.

Donc ils nous disent en fait il faut une spécificité pour passer à 118 c'est quoi ? C'est les bras de rue. Alors que nous sommes on ramasse les heures de ménager.

Donc ça veut dire qu'on a pas besoin spécificement d'avoir un bras de cru. Donc juste en fait ils mettent ils mettent ça dedans pour nous bloquer. On a dit maintenant OK.

D'accord. [grognement] Si vous voulez que on passe cette formation de broadg, bah vous la financez, on va tous les passer même si on en a pas besoin. Comme c'est le se critères qu'on arrive à 118.

OK, d'accord, nous sommes prêts et il dit non pour l'instant de toute façon on en a pas besoin. Donc les 114 vous y restez comme ça. Et concernant les équipiers de collecte qu's ont été aussi embossés, un équipier de collecte, il est embossé avec un un coefficient 100 au bout de 2 ans 104 et ça s'arrête à 107.

Ça c'est dans la convention collective de déchets. OK. Donc on les sait tous.

Et puis euh secondo, c'est concernant et euh l'augmentation des salaires Ouais. Parce qu'ils nous ont euh donné 3,6 compte tenu de l'inflation actuelle qui est de 10 %. C'est c'est c'est complètement aberrant.

Je me demande comment on peut proposer un truc pas possible. Donc voilà, vous allez avec un CAD faire des courses. Si vous avez des enfants, vous vous ne tenez pas debout.

Et troisièmement et avoir le SE chez nous au dépôt, c'est-à-dire à vitesse sur scène. Nous, on dépend de et l'US et Ouais. On est dans l'US, c'est-à-dire à Dragignan.

C'est qui décident, il négocie à notre place, il signe des choses alors que c'est nous qui travaillons sur vitr sur scène. Comment vous pouvez comprendre ça ? Et quatrièmement et la retraite à 64 ans, c'est pas possible.

Donc c'est-à-dire vous imaginez voir un ébouillè qui est derrière un camion et à à 64 ans tenir les demains à la barre du camion et descendre aller chercher les poubelles accrocher sur un un camion et les vider. Nous on a pas mal d'exemples. Moi, j'ai des collègues qui sont avec nous qui sont et qu's ont été déclarés inaptes.

Ça veut dire qu'ils ne pouvons plus revenir. J'ai d'autres collègues, j'ai j'ai amené avec moi mon cousin et puis en témoigner. J'ai d'autres collègues qui n'arrivent pas à la retraite.

Il rester un an, ils sont décédés. On a deux des deux collègues comme ça, des exemples quasiment un espace d'une année. Donc moi, j'ai pas envie de de vivre ça.

Notre métier doit être reconnu, pénible. C'est un métier très pénible. Donc voilà, moi j'aime mon métier, j'ai envie de rendre la capitale propre.

Mais un moment donné, il faut qu' on nous respecte parce que au moment du covid, les gens ils étaient contents de nous applaudir à travers leur fenêtre. Bravo. Pendant ce temps-là, ils avaient besoin de nous et nous les hôpitaux tout ça là.

Mais dès que les choses rentrent dans l'ordre, ils nous oublient. Ça c'est pas possible de contenir ainsi. Antoine, tu voulais Ouais.

Bah déjà, moi j'ai envie de te dire merci parce que ce que vous faites rend visible la grève dans l'espace visible de la bourgeoisie. C'est-à-dire que euh les gens qui euh décident, les décideurs et notamment Emmanuel Macron, on a vu dans le Zap euh les images des poubelles devant les Élysées, je trouve c'est un symbole qui est magnifique parce que euh le type qui décide de faire la retraite à 64 ans et de pourrir la vie de millions de gens voit en passant en arrivant chez lui entre guillemets, les ordures qui traînent qui traînent devant chez lui. Déjà, merci parce que trop bien et franchement j'ai été aussi mort de rire de voir que d'habitude quand les médias font des micro trottoirs, ils trouvent toujours quelqu'un pour dire "Ah bah les poubelles", on en a vu deux trois là qui disaient c'était la catastrophe.

Mais à chaque fois c'est des élus, c'est des mecs qui sont favorables à la réforme des retraites à la fin. Mais ils ont essayé d'aller voir des gens dans la rue et tout le monde disait "Ouais ouais, nous ça nous va, on est d'accord, on est solidaire avec les éboueurs parce qu'on est contre la réforme de retraite." Donc super, ça provoque quelque chose qui montre qu'il y a une solidarité populaire autour de la lutte contre la réforme des retraites.

Donc ça c'est trop bien. Et l'autre chose que je voulais dire, c'est que ce que tu as dit à la fin sur les gens qui meurent avant d'avoir accès à la retraite, moi j'ai fait un petit tweet sur le sujet avec des chiffres. Bon, j'ai vu passer le chiffre sur internet, je suis pas allé vérifier le le truc en détail.

J'ai vu qu'il y avait un article de TF1 qui disait "Ah, mais les il raconte n'importe quoi parce que en réalité c'est une enquête qui a été fait chez les éboueurs belges et ça date d'il y a 15 ans." OK. D'accord.

Donc en fait, on a l'impression que du point de vue de la bourgeoisie, tout se serait amélioré et tout irait mieux, tout serait fantastique et cetera. Alors que oui, il y a une surmortalité, tu viens de le dire, extrêmement forte chez les ébouur et où moi je disais c'est une question de vie ou de mort en fait pour les éboueurs. C'est pas genre une question comme ça, ouais la retraite pour nous ça sera un petit peu plus ou un peu moins la retraite.

Non c'est pas ça la question. La question c'est qu'il y a trop de gens qui sont éboueurs qui meurent avant d'avoir accès à l'âge de la retraite. Et la réforme des retraites telle qu'elle est prévue maintenant et ça sera mon dernier point, elle va faire que 15000 personnes supplémentaires vont mourir avant d'avoir accès à la retraite. 15000 pas de pas 3 15000 dont 4000 de la génération 1968.

Donc au bout d'un moment les ordures, ce sont ceux qui sont en train de faire cette réforme des retraites. Et franchement il faut dire les choses, [raclement de gorge] il faut appeler un chat. un chat, c'est intolérable de faire une réforme d'etrait qui est aussi violente.

Et quand ils disent que nous serions violents parce que euh on à l'Assemblée nationale, on a tendance à élever un petit peu la voie, je réponds les violences ce sont eux et la violence de cette réforme des retraites c'est ce chiffre là, 15000 personnes supplémentaires qui vont mourir avant d'avoir accès à la retraite alors qu'ils ont travaillé toute leur vie. É Léonor déjà, [grognement] je rejoins ce qu'a dit Antoine Léoman, l'amoncellement de détritu est dans le conseil des ministres, il est pas dans la rue en ce moment. Et puis euh justement, c'est vrai que cette je trouve cette mobilisation-là, elle permet de montrer l'hypocrisie des bourgeois un petit peu finalement par rapport à ça parce que pendant la crise Covid, c'est vrai que tout le monde était aux fenêtres pour applaudir euh les travailleurs essentiels et là maintenant quand justement euh bah les travailleurs en fait se battent pour des conditions de travail dignes pour enfin pour notamment défendre les critères de pénibilité et défendre juste leur droit à la retraite, bah là on voit justement tout le mépris qu'ils ont et c'est vrai que là quand on voit le les réactions du gouvernement, enfin c'est c'est totalement indécent quoi comme réaction et puis quand il se questionne sur le message qui est envoyé par cette mobilisation, bah le message il est clair.

C'est cette retraite, on en veut pas. Mais au-delà de ça, c'est toutes les politiques de ces dernières années, toutes les politique depuis 2017 de case sociale d'Emmanuel Macron. Bah là aujourd'hui, il y a une colère sociale qui est qui est débordante et je pense que c'est ça qu'on voit aussi dans les mobilisations.

C'est pas pour rien qu'aujourd'hui il y a une mobilisation historique avec 3,5 millions de personnes dans les rues. C'est jamais vie. Ouais.

En tout cas, depuis qu'il y a un décompte des même la police, j'ai fait depuis que ça existe les décomtes, c'est les chiffres les plus élevés. C'est il y a jamais eu autant de monde dans la rue. Alors pour ne pas faire attention à cela, c'est franchement le président quand même il doit quand même ça doit quand même l'interpeller.

Ah bah oui bah il voit des poubelles en arrière très original mais j'ai une citation que je trouve super de Jacques Préver quand les éboueurs font grève les orduriers s'indignent et c'est vrai que là ça fait plaisir de les voir tous ces journalistes des chaînes de télévision en direct qui passent leur temps qui souvent habitent Paris d'ailleurs parce que c'est pour ça il voi la visibilité de la grève et qui et qui et qui s'indig Alors nous on a fait aujourd'hui une action un peu symbolique. Voilà, il y avait un rassemblement à Saint-Lazar tout à l'heure de chemineaux mais pas que de chemin qui sont aussi en grève conductible et on voulait faire le lien d'abord vous soutenir et puis aller voir les les orduriers. Donc on a été euh fait du hasard le local de Renaissance surtout juste à côté de Saint-Hazard. [rires] On a été devant le local de Ah bon, il y avait un peu de policiers hein mais devant le local et puis évidemment vu qu'il y a plein de poubelles, bah on s'est servi et on leur a jeter ces poubelles [rires] parce que voilà, c'est c'est c'est franchement les c'est le retour à l'envoyeur quoi.

C'est eux les ordures, il faut pas hésiter de le dire, c'est eux les ordures. Là ce qu'ils font là la population alors évidemment c'est c'est visible pour les éboueurs. C'est mais pour les gens qui ont des métiers pénis mais pas seulement pénis parce que des fois les critères de pénibilité enfin il y a pas besoin d'avoir un mar picker pour avoir je pense à tous les gens qui sont tout simplement relation client qui sont très voilà maintenant les gens sont un peu durs dans plein de métiers je vois même y compris la SNCF tous les métiers de commerciaux et tout des fois c'est hyper compliqué les gens se font malmener quoi. insulter en permanence.

Voilà, faire ça à 64 ans, mais à quoi bon quoi ? Voilà. Alors bon, la France est en faillite, non, pas de bol.

Le moment où il nous pondent cette retraite en nous expliquant la lame à l'œil, non, il y a pas d'argent, les caisses sont vides, les caisses sont vides. Bah, pas de bol. C'est le moment où toutes les entreprises du 440, enfin 38 d'entre elles ont annoncé 152 milliards de bénéfices. 152 milliards de bénéfices.

C'est tellement gros qu'on a bien imaginer, c'est la moitié de ce que coûte le système de retraite. Le système de retraite en France, c'est 323 milliards par an. Eux en une année, ils font la moitié rien qu'en BF.

Et encore, c'est 38 sur 40. C'est-à-dire que les ce qu'il faut bien comprendre c'est c'est une c'est une vision déformée, c'est-à-dire 40 des plus grandes sociétés françaises, compris euh il y en a d'autres. Ouais.

La SNCF ne fait pas partie des entreprises du C40. SNCF, elle fait 2,4 milliards de M. Donc au moment où il nous explique les caisses sont vides, faut serer la mais on n'est pas sérieux, il y a pas d'argent en fait on il y a un pognon de dingue.

Un pognon de dingue. Voilà. Donc bon, pas de bol pour eux ça tombe et tant mieux pour nous.

Et c'est ce qui fait d'ailleurs à mon avis bah que les gens ils croient plus. Bien sûr, bien sûr. Les gens ne croient pas le gouvernement lorsqu'il dit il y a pas d'argent.

Ils ne le croient plus et on peut le comprendre. Alors, la pression monte encore d'un cran. Il y a les ronds-points aussi qui sont qui sont repris dans tout le pays.

Les blocages se poursuivent sur les quatre coins ou quatre coins du territoire. Le rapport de force durcit et pendant ce temps-là, Macron refuse de recevoir les syndicats et Olivier Dusopt va dîner avec le CAC 40 aussi. On a appris ça aujourd'hui.

Qu'est-ce qu'on peut dire Ibrahim sur à tous ceux qui penseraient que le que le mouvement s'essoufflerait ? Non, le mouvement ne se sou pas. Nous franchement ça nous déjà quasiment on va faire on va être déjà aujourd'hui à une semaine de grève.

Je peux vous dire on est on est motivé comme jamais. Vous savez moi je vous je vais vous donner une anecdote. Je pas né avec la cuillère en or à la bouche he je veux dire j'ai je suis né dans la misère donc j'ai grandi jusqu l'â 17 ans.

Je suis arrivé ici en France. Donc du coup, l'argent, c'est vrai euh voilà, on en a besoin pour pour cheter quelque chose, pour manger, mais c'est-à-dire tenir en moi, mais nous, on est prêt à aller jusqu'à mois, donc on fait desjagés, on est bien organisé. On a mis trois équipes en place et une équipe le matin et c'est-à-dire de 7h à 15h, un autre équipe qui arrive de 15h à 23h et c'est l'équipe qui arrive à 23h, il reste là jusqu'à 7h matin.

Donc ça veut dire ça veut dire qu'on est tellement organisé qu'à un moment donné puis on n'est pas ouvert aux discussions même là avant de venir vous voir on a on a été reçu par la direction ils n'ont pas bougé bougé sur un degré de de ce qu'on de ce qu'on a demandé donc à un moment donné la balle moi je dirais c'est dans l'air camp donc il croi que les mouvements se souvent c'est vrai on il va y avoir énormément de peres de salair je vous mens pas les temps sont difficiles et l'inflation les gens ils ont des loyers à payer qui n'a pas de qui n'a pas de souci mais je veux dire en France et on n jamais sans rien toutes les lites Toutes les choses qu'on bénéficie aujourd'hui ont été obtenu par des luttes. Donc si on regarde que son salaire que son petit confort personnel, je vais perdre ça, je vais être dans la merde, bah tu vas tu y arriveras rien. Et à un moment donné ce bras de fer là, si on le perd, on c'est c'est terminé hein.

Et et Macron maintenant, il fera tout ce qu'il pourra euh pendant pendant les restes de son canard. C'est ça aussi qui qui qui est important pour de gagner cette cette c'est cette bataille là. Moi je dirais même c'est c'est décisive. un moment donné euh si il applique les 493 vo là ça passe en force il sera décrédibilisé à en tout cas à mesure parce qu'à un moment donné et euh démocratiquement c'est un président démocratiquement élu certes moi je dirais bon il il a été élu par hasard hein je veux dire voter contre pour que lui il soit là parce que on a invité la pire pour le moins pire je permets mes mots voilà donc voilà Macron personnellement moi j'ai pas voté pour lui donc je voterai jamais pour lui mais à un moment donné il peut pas utiliser les 493 et nous on va aller jusqu'au bout.

Les mouvements ne se souffent pas les yeux brouillards nous on est organisé on laissera parire s'il est contre contre notre grille hein parce qu'on aime la capitale mais à un moment donné c'est le seul levier qu'on a on est obligé d'aller jusqu'au bout voilà c'est tout. Moi je trouve ça génial ce que tu as dit parce qu'on m'a raconté un cas. Alors, je me souviens plus ce que c'est la boîte, mais le patron est arrivé et il a dit ils ont fait un jour de grève le premier jour et le patron est arrivé et a dit de toute façon vous êtes payé au SMIC donc vous tiendrez jamais la grève et en fait c'est le patron qui a motivé tout le monde à faire grève tiens tu vas voir si on va pas être capable de faire grève où les salariés parce que il y a eu une forme d'arrogance vis-à-vis de de la la capacité populaire dans la lutte et mec ils sont dit bah non vas-y on va tenir juste pour lui faire un un un un pied de nez et tenir et ce que tu décris est juste et c'est aussi pourquoi Quoi les solidarités financières avec les grévistes sont extrêmement importantes.

Pour aider à tenir les grévistes, faut continuer à donner aux caisses de grève. Si vous, moi je le dis aux gens qui nous écoutent, si vous passez devant un piquet de grève que vous pouvez laisser un petit billet, un peu des sous et cetera, bah ça va aider les gens à tenir. Et si vous vous faites pas grève, faut filer des sous justement pour aider les autres à tenir et particulièrement dans des secteurs comme les éboueurs où justement c'est extrêmement visible et on voit à quel point ça les ennuie quoi.

Parce que alors l'image de Paris dans le monde machin et cetera pour eux c'est c'est à peu près tout ce que ce que ce que vaut la capitale quoi. Oui, j'ai pas mis dans le zapop des reportages aussi sur les touristes qui ont peur. Je voulais je Ouais.

Non mais alors là c'est la catastrophe. Vous êtes responsable de des rats, de la crise sanitaire, de tout. Enfin bref, c'est la catastrophe absolue et c'est justement le signe que ça les fait flipper.

Donc c'est ça qui est bien quand c'est comme ça. Quand il y a autant de de trucs médiatiques de de de sujets médiatiques sur une grève, on peut être sûr que c'est qu'on est sur la bonne voie. C'est genre "Ah bah tu les embêtes et donc faut continuer.

Donc continuez, lâchez pas." Et alors par ailleurs, autre phénomène utile de la grffe des éboueurs, ce matin, euh je j'ai un camarade de ma circonscription qui m'envoie un message, il me dit "Anntoine, ma fac est bloquée." Il se trouve qu'il fait il est à la facée.

Non, mais c'est en lien avec la grève des éboueurs. Je OK, je mets de côté la partie [rires] grève, j'en parle tout à l'heure si tu veux. Mais enfin, il y a quand même un effet positif de la greffe des éboueurs directes, c'est qu'il y a des poubelles à disposition pour bloquer les faces. [rires] Donc les amis, tu sais de la poubelle, tu es devant la fac et boum, tu bloques ta fac [raclement de gorge] c'est vachement efficace.

Donc la solidarité de la lutte matérielle s'organise de manière très simple. Il y a des poubelles, on bloque. Génial.

Alors euh je vous rappelle avant de faire rentrer Bastien pour son édito euh de la semaine, que vous pouvez poser vos questions sur euh en commentaire sur YouTube et sur Twitch et qu'Eva après rentrera plus tard dans l'émission pour poser les questions. J'accueille tout de suite Bastien Parizo. Bonjour Bastiamoso.

Bonsoir Bastien. Salut. Est-ce que tu vas réussir à t'installer correctement ?

Non, j'ai tout décalé. Robin va m'engueuler. Et oui, comment casser le travail du réalisateur ?

Je vais essayer de Il y a plus de marque au sol Robin, désolé. à toi Bastien. Salut Julie, comment ça va ?

Ça va très bien et ça fait de semaines que j'étais pas venu sur ce plateau. Je rentre sur ce plateau, je me rends compte qu'on habillé pareil avec Antoine Léomand. Manquait plus qu'une paire de lunettes et c'était foutu.

Bref, cette semaine, je suis venu pour répondre Julie à Leilla Slimani. Alors, je précise pour commencer que j'ai pas de griffe contre elle. Je la connais pas Laila Slimani pas plus que ça mais elle a fait une prise de parole qui m'a interpellé sur le plateau de France 5 dans l'émission C politique.

C'est une journaliste Leila Slimani pour ceux qui la connaissent pas et elle s'est lancée dans une critique de notre société actuelle qu'elle juge comme étant je cite la culture du clash et dont elle dénonce le manque de nuance dans le débat public. Jusqu'ici rien de bien choquant Julie, on peut d'ailleurs être plutôt d'accord avec elle. Néanmoins, c'est la suite qui m'a chagriné car la voici affirmant.

Je cite qu'il est plus facile d'être radical et qu'il est plus facile de s'indigner que de penser, affirmant également que tous ceux qui comme elle pratiquent la pensée complexe waouh sont qualifiés de lâche ou de l y compris dans les médias. On va laisser tout de suite de côté le mébri de classe [rires] un peu grillant là-dedans et on va passer à la suite. D'abord bien sûr ce qui m' interpeller est la frontière que Leila Slimani met entre la pensée et l'indignation.

Précisément parce que cela sous-entend que l'indignation est dénuée de pensée et qu'elle est ainsi réduite à une vocifération bestiale animale et non à un raisonnement logique et éclairé. Ensuite parce qu'affirmer qu'il est plus facile d'être radical que bien pensant est une absurdité sans nom. Voyez comme les portees-paroles de ceux qui résistent, de ceux qui refusent, de ceux qui ne se soumettent pas à l'ordre établi, à ces dogmes sont traités.

Je prends un exemple qu'on connaît bien ici. Voyez comme Jean-Luc Mélenchon a tout vu, tout lu, tout entendu à son sujet. Tu c'est un rayon Antoine.

De toutes les horreurs, aucune ne lui a été épargnée. Du complotisme à l'antisémitisme, de la folie à la malhonnêteté. Comme à leur époque d'ailleurs les Jorè, Hugo, Bloom ou Mitéran ont vu les puissants, les calomnies avec la même force, la même constance et la même arrogance.

Vous voyez comme les gilets jaunes ont été ramenés à un tas de fascistes vulgaires et violents. Voyez comme les révolutionnaires de 1789 sont aujourd'hui encore décrit comme de dangereux sanguinaires par la bonne société et tous ces membres bien pomponnés. Voyez comme les militants écologistes sont raillés, moqués, caricaturés, comme les féministes sont taxés d'hystérique et d'extrémistes.

Bref, là s'arrête ma liste qui pourrait être longue mais vraiment sauf à considérer la radicalité uniquement à travers le prisme bourgeois qui l'enferme dans un rôle subversif. il est absurde de penser qu'il est plus facile d'être radical que bien pensant. Et c'est sûrement là que le babless, c'est sûrement là que Laila Slimani se trompe parce qu'elle ne voit que ce que son prisme lui permet de voir.

Sans pas de côté, sans prise de recul et sans l'analyse nécessaire sur le monde qui nous entourons. Le monde n'est ni un salon feutré, ni un plateau média où tout Paris se presse pour se complaire dans sa grille de lecture unique et sa pensée unique, sauf ici. Et si Leila Slimani avait pris la peine de renverser un petit peu sa grille de lecture, peut-être aurait-elle vu alors que c'est la société elle-même qui est extrême en réalité et sans nuance dans sa façon de traiter les individus ? 10 millions de pauvres en France est une situation extrême que des milliers de jeunes à la distribution alimentaire en est une autre que le changement climatique les tout autant bref que le monde tout entier et ses règles qui le dirigent sont extrêmes.

Ainsi la dignation est le résultat nécessaire d'une pensée critique du monde qui nous entoure. Une réponse à ses mots, ses injustices et sa violence. L'indignation, c'est la lutte pour garder la dignité dont les puissants vous priviller plus, de gagner moins, de profiter moins.

Ceux qui vous méprisent, ceux qui vous frappent en manifestation, qui vous infantilise à longueur de temps, qui mentent à l'Assemblée nationale, qui veut aussi faire quand on leur tient tête, mais qui argent toujours, surtout toujours qu'ils sont les dépositaires de la seule vérité vraie et que leur façon de voir le monde et de le construire est la seule voix possible. L'indignation en réalité n'est pas un choix, elle est une obligation. Une fois ceci dit, d'ailleurs, j'ai une citation de Stéphane Essel qui disait que quand quelque chose nous indigne, alors on devient militant fort et engagé et qu'on rejoint le courant de l'histoire.

Une fois ceci dit, comment pensez alors que ceux qui s'opposent à cette société radicale pourraient proposer autre chose qu'une voie radicale ? La radicalité n'est pas un cri bestial. Elle n'est pas un réflexe primaire, elle n'est même pas un choix.

Elle a la réponse et la solution à une situation extrême. C'est une stratégie pour renverser la table et défendre l'intérêt général quand l'égoïsme et la cupidité gouvernent le monde. Décidément non.

La pensée et l'indignation ne s'opposent pas. C'est tout l'inverse. C'est l'une qui mène à l'autre.

Et puisque Leila Slimani concluait en affirmant que le monde avait besoin d'intelligence, je me permets de lui dire que celle-ci est serment plus dans l'indignation radicale que dans le conformisme inconscient. Oh, j'ai dit waouh, joli. [rires] Tu as fini comme ça ?

Je m'y attendais pas. Sur le plateau la prochaine fois avec Christophe Barb [rires] et tout là comme une vraie participante, tu vois. Le Slimanou.

Ouais, [rires] je propose des noms. Ce que tu veux. Et je vais finir en citant Mélenchon aussi qui a dit dans son point politique d'aujourd'hui et dans une note de blog aussi "C'est l'heure des caractères".

Merci beaucoup. Tu as bon caractère Bastien. Oui.

Excellent caractère. Moi aussi toujours. Ciao.

Merci Bastien. Bastien. Euh on va passer à la deuxème partie de cette émission.

Commission mixte paritaire. Macron se raccroche aux vieilles branches. Demain donc a lieu la commission mixte paritaire.

Antoine, est-ce qu'on peut expliquer d'abord en quoi consiste cette conviction cette commission mixte paritaire et comment est-elle composée ? Alors, une commission mixte paritaire, c'est quand il y a un projet de loi qui est étudié à l'Assemblée nationale ou en au Sénat en premier, normalement le projet de loi vient dans une des deux assemblées puis part à l'autre, puis il y a de nouveau un aller-retour puis il y a une commission mixe paritaire. Je vais expliquer après ce que c'est.

Là, on est dans une procédure accélérée, donc il y a juste un aller-retour assemblée puis Sénat et se réunit cette commission mixe paritaire. Qu'est-ce que c'est que ce truc ? On met sep sénateurs et sep députés dans une salle et les gars sont censés s'entendre sur une version commune du texte parce que il y a eu un texte qui a été débattu à l'Assemblée, un autre au Sénat.

Ils ont pas des versions similaires et donc ils sont censés débattre entre eux. Ces sept députés et sep sénateurs sont censés représenter les groupes politiques, les les forces politiques à peu près être à peu près représentatif des forces politiques de l'Assemblée nationale et du Sénat respectivement. Premier problème, c'est que au Sénat, il y a un mandat, ils ont voté un texte, mais à l'Assemblée, on a voté que dalle.

On n'a pas voté du tout un texte. Donc les les députés qui sont à l'intérieur de cette commission mixe paritaire, ils ont zéro mandat pour débattre de quoi que ce soit, avec qui que ce soit parce que l'Assemblée nationale ne leur a pas donné de mandat. Bon, il y a quand même une commission mixpéritaire.

À l'intérieur de cette commission mix paritaire, il y a une insoumise Mathilde Panu qui euh je vais je vais en parler après, mais on a décider de faire un truc rigolo. Il y a Math Panot et il y a deux sénatrices de gauche du PS. Donc il y a trois personnes de gauche sur 14.

OK. Donc l'issue de la commission mixe paritaire dans laquelle il y a des sénateurs, les républicains qui sont d'accord avec la retraite à 64 ans et des députés macronis qui sont d'accord avec la retraite à 64 ans ne fait pas trop de doute. Et j'ai lu quelque part que quand il y a 70 % de la population qui est contre une réforme de retraite et ben la commission mix paritaire le résultat c'est qu'il y a 70 % des personnes qui sont à l'intérieur qui sont pour.

Donc voilà le la représentativité de cette commission mixe paritaire, c'est dire à quel point ça sert à rien. En gros, soit ils se mettent pas d'accord entre sénateur et députés et il y a une nouvelle lecture à l'Assemblée nationale avec un nouveau texte mais comme c'est cousu de fil blanc, ils se sont mis d'accord avant et donc il y aura un accord et c'est ce qu'on appelle une CMP, une commission mix paritaire conclusive. Ça veut dire ils sont d'accord sur un texte et là le texte arrive à l'Assemblée nationale et on peut plus rien faire.

On peut plus amender, on peut plus rien dire sauf si le gouvernement est d'accord. Alors là on a le droit d'amender si le gouvernement est d'accord. Je vous laisse envisager à quel point le gouvernement pourrait être d'accord sur le sujet mais enfin bon donc voilà ce truclà et en plus c'est à clo parce que ça serait dommage de ça serait dommage sinon de [rires] de rendre le truc transparent donc c'est à alors justement on a l'extrait de Mathilde sur voilà on diffuse l'extrait de de Mathilde on en parle après si c'est refusé et bien Adrien Chloé et moi-même nous la tweeterons la commission pour que vous puissiez la suivre nous sortirons régulièrement pour vous raconter oui mais en fait comprenez que quand le débat, pourquoi est-ce que le débat est public à l'Assemblée nationale ou au Sénat par ailleurs ?

C'est parce que chacun et chacune peut alors suivre les débats. Et donc je trouve intéressant dans un moment où ce texte n'a pas été discuté dans beaucoup des aspects, je trouve intéressant que les citoyens les citoyens la suite de la commission mixte. Alors justement les citoyens donc ne pourront pas suivre la commission mixte paritaire en direct parce que Yael Brun Piv la directrice la présidente pardon de l'Assemblée nationale refusé [rires] ça parce que ça colle.

Ouais de l'assemblée [raclement de gorge] [rires] a refusé de lever le h clos et du coup Mathilde a prévu enfin s'est engagé à mettre tout en œuvre pour que l'on puiss Alors j'explique peut-être un petit truc pour parce que elle parle d'Adrien Cloué en fait il y a sep députés titulaires et sep députés suppléants. Je n'ai parlé que des titulaires mais il y a effectivement Adrien Clou. Je crois qu'il y a Sandrine Rousseau aussi du côté des députés qui sont en suppléant et donc Adrien et Mathilde vont s'organiser entre eux pour faire fuiter au fur et à mesure pour faire des tweets pour peut-être sortir faire des lives et cetera.

Mais il faut voir moi j'ai participé à une commission mix paritaire une fois sur c'était sur le texte Covid le premier premier truc qui nous ont fait. Mais alors c'est c'est c'est imblérable comme truc. Tu arrives là-dedans, le texte il est déjà rédigé, les mecs ils sont d'accord entre eux.

Je dis il passe les articles à toute vitesse. Normalement, tu as le droit d'amender mais euh faut pour amender, faut être rapide, quoi. Faut dire stop, attendez, je veux lire le texte et cetera.

Enfin, c'est vraiment c'est un truc horrible. C'est un truc qui est fait pour que en gros ils s'arrangent entre eux. Et par ailleurs, ça pose une question politique plus large qui est mais à la fin, c'est quoi la majorité du président de la République ?

Parce que Ellisabeth Borne, elle a jamais demandé la confiance à l'Assemblée nationale. Elle s'est pointée, elle a fait un discours, elle a même je sais même pas si elle a fait un discours de politique générale. En tout cas, elle a jamais demandé la confiance.

Normalement, dans une démocratie, on essaie d'avoir une majorité. Donc, on présente une majorité et on aurait pu dire bah la majorité, ça va de renaissance à les républicains. Là, il couverne avec les républicains du Sénat sans avoir jamais demandé la confiance de l'Assemblée nationale qui, je je le dis juste mais on est censé être les représentants du peuple tous ensemble, hein.

C'est c'est normalement c'est à ça qu'on sert. Et donc ce gouvernement, c'est couvoir exécutif, il est dans une logique extrêmement autoritaire en utilisant en plus tous les outils de la 5e République à sa disposition. l'article 471 qui permet d'aller très vite.

Maintenant tout le monde devient constitutionnaliste parce qu'on en apprend au fur et à mesure, tu vois. Alors l'article 471 qui permet de faire passer le le projet de loi de finances rectificatif. Après, tu as eu l'article 443.

Moi, j'ai découvert ça, je le connaissais pas. 443. 443.

Alors là, c'est le vote bloqué. Je j'en avais entendu parler, je m'en souvenais plus. Le vote bloqué.

Alors le vote bloqué, c'est bon, tu débats même plus des amendements. Tu dis juste oui pour au compte, sauf si le gouvernement est d'accord. Enfin bon, on découvre tous les les outils autoritaires de la 5e République et je pense que au passage ça fait de l'éducation populaire justement sur pourquoi cette 5e République, il faut aussi en sortir et pourquoi il faut aussi passer une 6e République pour redonner de l'air au niveau démocratique parce que il y a un problème fondamental quand le peuple tout entier est opposé à une réforme de retraite mais que les institutions disent "Ouais, on s'en fout, c'est pas grave.

Ah bon ? Vous êtes là ? Pardon, on était pas au courant parce que voilà, c'est c'est il y a il y a il y a une disjonction entre la volonté populaire et normalement on est là pour ça.

Je veux dire dans la déclaration des droits de l'homme, c'est écrit comme ça. On est les représentants de la volonté générale et on les normalement on est là pour ça et il y a une disjonction entre ça et les institutions qui sont données aux gens. Donc voilà cette franchement c'est c'est du grand n'importe quoi.

Donc ça veut dire le public malheureusement nous on est exclu. Exactement. Donc on peut pas savoir qu'est-ce qui se passe et franchement c'est dans un déniis total.

Et euh quand quand on quand on voit ces ce président de la République donner des leçons au président africain, mais il est pire que oh là ou il est pire que je suis désolé. Là c'est de la dictature. On est quand même en France.

Ouais. Et en France est censé être le pays des droits de l'homme, c'est-à-dire montrer les bonnes images à travers l'extérieur pour que les autres pays limitent. Mais là c'est une régression totale.

C'est pas possible. On peut pas laisser passer ça. Et nous et nous on compte on compte vraiment sur vous les députés.

à commencer par la présidente Mathilde Pan auquel j'ai la salé très fortement parce que nous on commence vraiment à avoir un lien particulière avec elle he je suis vraiment désolé mais même vous mais bon elle quand même ça veut dire que à chaque fois on a besoin d'elle elle est tout de suite là ouais ouais elle est tout de suite là même avant qu' encore elle était venue chez nous à Vitrer sur scène et quand elle vient elle prend tout son temp c'est-à-dire la bise à tout le monde ça disquite et c'est franchement on dirait qu'on a on a élevé les cochons ensemble voilà [rires] et puis les les es qu'il a fait aussi les 20000 € quand même qu'elle a donné au gréviste, hein. C'est quand même pareil. Bon, même si on est quand même nombreux, ça représente [rires] pas mal de gens, mais c'est quand même un très bon geste.

Mais franchement, nous on compte quand même sur vous les députés, vous vous avez quand même l'occasion de siéger à l'Assemblée nationale, donc de faire bouger les lignes parce que nous on peut pas rester exclu de ça, il faut qu'on puisse savoir quand même qu'est-ce qui se passe. Voilà, nous on on fait notre rôle en ce qui concerne dans la rue le bloc le le blocage mais euh au niveau de dans dans les dans l'hémicycle, c'est à vous de à vous de quand même de alors on va peut-être faire tourner parce que pasiser mais moi je voudrais dire un truc après sur justement le lien entre la rue et et l'assemblée. Non mais vas-y sinon.

Non non non vas-y parce [rires] que je beaucoup parler pour expliquer comment ça fonctionne et tout donc non mais ce que je voulais dire c'est que là on voit vraiment que les institutions elles sont totalement hermétiques justement aux demandes sociales et je pense que c'est ça aussi que cette mobilisation elle montre et ça doit aussi nous interroger nous sur nos propres modes d'action et je pense que c'est aussi pour ça qu'on parle autant de radicalité et du besoin aujourd'hui de radicalité dans la mobilisation parce qu'en fait là on le voit Macron dans tous les cas il veut pas négocier avec les syndicats, il écoute pas du tout et etj enfin là on voit avec les éboueurs mais nous aussi on le voit du du côté des jeunes. On dirait que notre mobilisation n'est pas légitime, notre colère n'est pas légitime et donc on se demande un petit peu du coup qu'est-ce qu'il qu'est-ce qu' le serait. Effectivement, il veut pas il veut pas négocier, il y a aucun répondant du côté du pouvoir.

Et donc c'est pour ça que nous nous on dit qu'il faut vraiment bloquer bloquer tout le pays et pour ça faut bloquer du coup l'économie forcément pour que ensuite ce soit le MDF en gros qui dise à Macron que il peut pas continuer comme ça. Mais mais c'est quand même assez fou d'en arriver là [rires] au point où du coup même les syndicats ne peuvent plus négocier et obtenir obtenir des conquis sociaux parce que le gouvernement n'écoute plus. Alors Fabien puis Antoine et après on passe aux case de Grève.

Bah après c'est un petit piqueur de rappel de c'est c'est quoi la la 5e République he les institution de la 5e République en fait elles sont là pour gouverner sans majorité. Voilà c'est juste un moyen un mode de fonctionnement complètement antidémocratique, complètement anachronique aujourd'hui avec justement une inspiration à une certaine verticalité avec des prises de décisions partagées ou ben la 5è publique elle est là pour gouverner sans majorité. Voilà.

Et là, il nous remontent tous les articles qui nous ressortent du chapeau mais qui sont des articles qui sont qui qui ont cette volonté-là. Alors après euh alors bon, on verra ce que ce que d'ici peu, on va le savoir hein, est-ce qu'ils vont utiliser le 493 ? Euh euh mais on sent qu'il prépare déjà un peu le terrain en disant "Mais le 493, ça fait partie de la Constitution, donc ça fait partie de notre démocratie.

Donc bon, même si le gouvernement euh il essaie de l'éviter, bah si on l'a euh ça sera un vote démocratique. Et là, il y a un vrai jeu à à une remise en cause, hein. Alors bon, même peut-être avec un petit pas de côté sur l'histoire des retraites mais en disant oui effectivement il y a un problème dans la Constitution française et la Constitution de la 5e République qui est prévu pour gouverner sans majorité sans la volonté du peuple et ce qui fait que du coup tu as un anachronisme entre les mobilisations qu'il y a les aspirations, les sondages mais sans au-delà des sondages les aspirations populaires par rapport à cette réforme des retraites et finalement une clique qui s'assoit sur tout parce qu'en plus finalement ils Ils ont voté un texte, le Sénat, mais c'est même pas le texte qui sortira de la commission mixte paritaire.

Voilà. Donc en fait, il il te il te change les textes en permanence qui fait que franchement à mon avis tout le monde s'y perd. Donc voilà.

Donc il y a également une remise en cause à mon avis globale de nos institutions quoi. Antoine Ouais. ce que je ce que tu dis tout à l'heure ce que on compte sur vous les députés insoumis à la fois ça me rend fier du travail qu'on a fait et en même temps ça questionne parce que depuis le début la stratégie d'Emmanuel Macron en tout cas nous ce qu'on analyse de sa stratégie c'est que il veut pouvoir opposer à la légitimité populaire qui s'exprime dans la grève et dans la rue et dans l'action il veut pouvoir opposer une légitimité parlementaire et pseudoémocratique genre bah mon texte il est voté et cetera c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous à l'assemblée on a fait tout ce qu'on a pu pour empêcher qu'on aille jusqu'à un vote et notamment sur le fameux article 7 en disant ben non, on veut pas aller à ce vote parce que sinon ça veut dire que l'Assemblée nationale a adopté le report de l'âge légal et nous on n'est pas d'accord avec le fait que l'Assemblée adopte ce report de l'âge légal.

Donc on a essayé de mener cette stratégie, sauf que problème maintenant si la commission mix paritaire est conclusive, en gros en 3h potentiellement le jeudi c'est plié sauf si on recommence à faire euh du bazar euh que on est euh désagréable, insoumis euh d'une certaine manière et que on on colle sur notre front l'étiquette en disant bah ouais c'était écrit dessus, on est insoumis et on va pas se laisser faire. Mais sauf que pour que euh ça fonctionne et il faut qu'il y ait un rapport entre l'action et la rue euh et l'Assemblée nationale. Ça veut dire qu'il faut que nous on soit au même niveau d'expression de colère à l'intérieur de l'Assemblée nationale que les le mouvement social.

Donc le mouvement social renforce notre capacité à être insoumis dans l'Assemblée nationale, à dire maintenant vous entendez la colère, d'accord parce que nous on est là pour la crier dans les dans l'hémisyque. Et donc plus le mouvement social est fort, plus nous on est fort dans l'Assemblée nationale pour crier cette colère là et pour la dire avec des mots parfois peut-être un peu durs et qui qui choquent leurs petites oreilles bourgeoises. Mais qui bah désolé, c'est comme ça les gens dans la les gens qui sont dans l'action, ils en ont ralbol.

Voilà. Donc ça d'une part, mais d'autre part nous ce qu'on essaie de faire c'est aussi de donner de l'aliment au mouvement social parce que à la fin des fins et tu l'as très bien dit, les outils de la 5e République de toute façon permettent de faire passer à peu près tout ce qu'on veut sur le plan euh euh judicie, enfin légal quoi. Donc à la fin des fins pour obtenir le retrait de la réforme des retraites comme de toute façon quoi qu'on fasse, ils arriveront avec les outils de la 5e République à la faire passer dans l'Assemblée nationale.

Donc le seul moyen c'est de continuer à être mobilisé. Et ça c'est le message d'espoir que je veux envoyer aux gens aussi. C'est arrivé plein de fois qu'il y a des textes qui soient passés et que ensuite la mobilisation continue et qu'on obtienne le retrait.

Voilà. Donc il faut pas croire que ah oui si le texte passe et ben c'est pas grave. C'est pas grave au Sénat, c'est pas dramatique à l'Assemblée nationale.

Évidemment c'est désagréable mais depuis le début c'est la stratégie de Macron et depuis le début il a pas l'intention de céder. Donc il ne comprend que le rapport de force. Et ce rapport de force là c'est vous qui le mettez en place.

C'est vous qui le mettez en place. C'est vous qui le mettez en place. Nous, on est juste là pour essayer d'aider un petit peu, mais nous on et pour le mettre à notre niveau dans ce qu'on peut faire.

Mais de toute façon, c'est la lutte sociale. Et euh ce que tu non ce que tu disais, c'est le jour où le patron du Médefron, voilà, on a gagné, c'est bon, vous inquiétez pas, il dira "Allô Manu, ça coûte trop cher maintenant la grève, tu plies, tu remballes tes gaules [raclement de gorge] et cetera et Manu, il écoutera le patron du Médef parce que jusqu'à présent, il a fait que ça d'écouter le patron du Médef." Alors euh on va parler des caisses de grève et pour euh introduire cette partie, on a Nadim Février qui est journaliste à l'Insoumission qui va nous délivrer une chronique à l'excellent titre.

D'ailleurs, on te ne l'a pas piqué cette fois Nadim, il s'appelle qui s'appelle Caisse de grève histoire et éloge d'un outil crucial dans la lutte. Bienvenue Nad à tous. Bonsoir Julie de février quelque sorte.

Ah non pas ces blagues là. Non, [rires] pas encore. Donc, je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle chronique effectivement intitulée histoire et loge pardon d'un outil crucial dans la lutte.

Waouh ! Luge. Alors, on la refait caisse de grève.

Bon, alors personne n'a craqué. Personne n'a craqué. Est-ce qu'on est tous motivés ?

Est-ce qu'on est tous motivés pour continuer le combat ? En tout cas, du côté de la macronie, c'est autre chose. Je pense qu'il ne s'attendait pas à ce que le mouvement social soit aussi corias.

Effectivement aujourd'hui, je voulais vous parler des caisses de grève pour faire une voilà en faisant une chronique historique en forme d'éloge de cet outil crucial dans la lutte. Et du coup, comment ça m'est venu ? La semaine dernière avec l'insoumission, on a fait un article sur un ébouilleur qui s'appelle Ludovic Fran Séchet qui expliqué que bien évidemment il soutenait la enfin évidemment la lutte contre la réfonie retraite à 64 ans mais que la grève ça coûte cher.

Ça coûte cher comme il le dit. Je fais la grève en dents de aussi. Je ne peux pas tout le temps faire griffe car je perds 75 à 80 € par jour.

Ce qui me permet du coup de parler un petit peu de des éboueurs en eux-même puisque quand on en parle c'est seulement pour avoir des gros plans de déchets dans des quartiers bourgeois. Donc on va quand même faire quelques rappels. Euh les éboueurs ramassent en moyenne 4,7 tonnes de déchets par jour.

Un éboueur sur 10 est victime d'un action du travail chaque année et leur espérance de vie bien évidemment est plus basse que dans la que dans le reste de la population. À partir de l'âge de la retraite, si la moyenne d'espérance de vie de la population masculine, c'est de 19,4 ans pour les éboueurs pour ce chiffre, on descendant à 16. Voilà, je voulais rappeler ça pour éviter qu'on voilà parce que BFM et cetera, même qui ont d'ailleurs du mal à trouver des gens qui sont fondamentalement cont de ces déchets, même des touristes parisiens disaient que ça rajouta un petit charme à la capitale.

Tout ça pour vous dire que la grève évidemment mais la grève c'est difficile. Donc comment tenir ? Comment tenir en faisant grève ? bien par la caisse de grève et pour se rappeler du coup de de enfin pour se rappeler à quel point elles sont importantes, je pense que revenir sur leur histoire était une façon intéressante de de procéder et là je voulais saluer le le travail de Gabriel Rosenman qui est un ancien cheminot et qui a consacré une thèse justement aux caisse de grève sur laquelle je me suis basé pour faire ma chronique.

Bon c'est difficile de résumer l'histoire des caisses de grève évidemment en une chronique mais je vais essayer d'aller assez rapidement. Leur apparition date de 1831. En 31 c'était lors de la révolte des Canus Lyonnais.

Du coup, les tisseurs de soi avaient anticipé des pertes financières qui étaient liées évidemment à l'arrêt du travail en mutualisant des fonds et l'apparition des syndicats va ensuite permettre à ces organisations de piloter ces dispositifs. Si on avance un petit peu dans le 19e, les grèves sont plus nombreuses, plus massives, mais elles impliquent de plus en plus d'ouvriers qui sont peu qualifiés et peu syndiqués et financièrement les comptes n'y sont pas. Donc pour les organisations syndicales, donc se généralisent les pratiques de la souscription.

Si on avance encore un peu dans les premières décennies du 20e siècle, alors là, il y a un fort allongement des durées moyennes des grèves, je crois, entre 19 et 34 jours, ce qui pousse évidemment les syndicats à se doter de caisses permanentes de grève. Euh et après la deuxième guerre mondiale, oui, je vais très vite parce que sinon je pourrais pas trop faire. Il y a une une mélange d'une institutionnalisation des caisses de grève mais aussi une éclipse.

Elles réapparaissent petit à petit en 483 lors des grèves des mineur. Il y a aussi une régurgence des caisses de grèv dans les années 70 euh comme la grève du joint français en 72. Non pas ceintlà mais vous avez compris fin 70 et début 2000.

Là pour le coup c'est une éclipse une éclipse des caisses de grève notamment liée au recul du mouvement ouvrier. Et c'est une éclipse d'ailleurs qui est à peine interrompue par le mouvement des grèves, des grandes grèves de 95. Mais le vrai retour des caisses de grève, c'est au moment des années fin des années 2000 avec du coup les ouvriers de l'usine PSA, c'était en 2007 ouvriers de l'usine PSA de Hé sous-Bois qui du coup ont remis ce mode d'action au goût du jour imité ensuite par une série de grèves longues dans divers secteurs.

Voilà. Et aujourd'hui donc avec l'arrivée des réseaux sociaux, enfin l'arrivée, ça fait un moment qu'ils sont là, mais avec l'omniprésent des réseaux sociaux, le rapport qu'on a au CAS de grève a complètement changé puisque les réseaux sociaux de par la nature permettent de toucher beaucoup plus de gens, beaucoup plus de gens que dans des dans des piquets de grève ou en manifestation et c'est que beaucoup plus de gens peuvent donner. D'ailleurs dernièrement, enfin dernièrement, ça fait quand même je crois depuis octobre, la France insommise a lancé sa propre caisse de grève et aujourd'hui, si je dis pas de bêtises, Julie, on a dépassé les 400000 € sur cette 4300 sur cette caisse de grève.

Et d'ailleurs euh le bouv sommet aussi organisé le grave event l'argent au soutien à graviste et la somme totale a été de 132854 € si je lis bien l'affiche. Euh et il est intéressant de regarder [rires] le profil des contributeurs en caisses de grève et là encore je salue Gabriel Rosemlan pour son travail. Il prenait l'exemple de la cave de la caisse de grève CGT Infocom.

Donc entre fin 2019 et début 2020, c'est le moment où elle a été créée. Si dans les années 1970 1990, 75 % des dons étaient d'origine ouvrière, les donateurs du coup de cette caisse CGT Infocom un profil social beaucoup plus différent. Euh en fait 50 % d'entre eux sont syndiqués et 40 % gagnent entre enfin plus de 2400 € par mois.

Voilà donc pour le coup la rapport le le profil des donateurs a pour le coup beaucoup plus changé. Si je reboucle avec ce que je disais au début pour aider justement le fran séchet et les centaines de milliers de travailleuses et travailleurs du pays qui sont en grève contre la retraite 64 ans. Donc une solution simple, donner aux caisses de grève à toutes celles qui existent donner voilà d'où l'importance de cette de ce dispositif un fruit de la solidarité des travailles des travailleurs pour tenir la grève continue et massive en faisant perdre de l'argent au capital et le seul langage que peut entendre Emmanuel Macron donner au caisses de grève c'est nous donner c'est donner au travailleurs collectivement une chance de gagner apporter une force à la lutte contre contre Emmanuel Macron son monde et son injuste réforme des retraites parce que la la solidarité est la plus grande force de celles et ceux qui luttent camarades comme j'aime à le dire au les cœurs.

Nous avons vécu 7 journées de manifestation avec notamment le 7 mars avec 3,5 millions de personnes dans les rues, la plus importante manifestation du 21e siècle, il ne faut rien lâcher. On peut gagner, on peut gagner parce que leur rapport de force, il est de notre côté. Ils sont quelques dizaines et nous nous sommes des millions.

Et j'en termine là-dessus, partout dans le pays, encore aujourd'hui, même si le BFM vous dira le mouvement s'essouffle, des raffineries sont toujours arrêtées. Des ronds-points sont repris comme du temps des gilets jaunes en 2018. des plateformes logistiques euh et des lycées, des universités sont bloquées et surtout des poubelles Samoncell euh dans les rues de Nord, Saint-Brieux, Rennes, Angé, euh le Havre et de la capitale.

J'en terminerai là-dessus. Voilà la seule chose qui nous reste à faire, envoyer la retraite 64 ans. Réforme nausé àabond voulu par Emmanuel Macron et son gouvernement dans les poubelles de l'histoire.

Et j'en termine là-dessus. Très bien. Merci beaucoup.

Bravo. Merci beaucoup Nadim. [grognement] Pas trop long.

Non, c'était parfait. Ça me fait penser d'ailleurs ce que tu ce que tu as fait à une note de l'Institut la Boisi sur les luttes victorieuses qui a été écrite par des historiens notamment Fanny Galot, Léo Rossel et Jean-Marc Chapa que vous pouvez retrouver sur institutlaboessi.fr faire et il y a un paragraphe aussi sur les caisses de grève comme étant un outil de lutte indispensable notamment pour la la c'était à l'époque de la grève des femmes de chambre de Libis Batignol et ça avait les caisses de grève avaient permis de de je me permets de te compléter aussi une grande note sur de l'insulti aussi sur l'histoire de nos retraites du 15e siècle à nos jours.

Là voilà on revient encore plus fait un entretien d'ailleurs pour fait un entretien que nous invitons à suivre sur la bien sûr. [rires] Merci beaucoup Julie. Merci beaucoup Nadim.

Avant d'accueillir Reva qui va vous poser des questions et auxquelles on va essayer de d'y répondre. Euh oui, donc comme l'a dit Nadî, donner au aux caisses de grève hein pour que la lutte continue. Euh Fabien par exemple, on peut donner aussi aux caises de grève directement, pas obligé d'ailleurs sur la caisse de grève, la caisse de grève insoumise mais sur la caisse de la euh de grève de la CGT par exemple et la CGT, je crois qu'ils en sont à 2 millions 2 million d'euros.

Mais je dis peut-être des bêtises, sachant que tu es sudraille en plus. Donc [rires] je suis pas la CGT. Voilà.

Mais toi par exemple, je t'ai regardé sur C News hier et tu as précisé que tu étais à ton 12e jour de grève et que ça représente une perte de salaire conséquente. D'où l'importance de de se mobiliser à travers les caisses de grève. Ouais, là je suis à peu près à 1200 €.

Alors moi, c'est marrant parce que les caisses de grève, j'étais très hostile il y a quelques temps. Ouais. Justement parce que j'avais peur que ça faisait la grève par procuration.

En gros, bon bah vous faites grève, je te donne de l'argent pour que tu fasses grève. Donc c'est c'était ça qui alimentait et y compris le mouvement syndical. Enfin moi il y a il y a quelques années c'était très majoritairement hostile aux caisses de grève.

Ouais. Et puis il y a une une bascule parce que je pense qu'il y a des problématiques de pouvoir d'achat qui ont qui ont pris le dessus et et et ça a changé, je vois ça a vraiment changé avec les conflits 2019 notamment les de mois de de conflit qu'il y a eu où du coup on se bah on s'est mis à avoir nous-même des caisses de grève alors qu'au début on a des débats. Moi j'ai eu des débats en congrès avec des gens qui disent "Non, on veut pas de caisse de grève parce que voilà et maintenant c'est devenu c'est devenu c'est demandé par tout le monde. demandé par tout le monde d'abord parce que ça répond à un besoin financier.

Voilà. Voà. Moi je suis à 12 jours 13 jours, donc 1300 €.

Alors j'ai pas une situation personnelle catastrophique mais j'ai j'ai des collègues qui peut qui peut avoir de véritables difficultés. Donc le fait d'avoir cet cet apport d'argent, c'est important. Et puis ça marque une solidarité qui fait hyper qui fait du bien justement, notamment quand bah quand c'est dur.

On a besoin. Moi je dis toujours he le la victoire 50 % c'est dans la tête hein. Voilà, c'est le mental.

Ça c'est clair. Donc si effectivement tu dis "Ah bah il y a des gens qui sont prêts à donner de l'argent", des fois gens ils donnent 1000 € hein. Donc tout de suite bah le mental c'est bien.

Et puis et puis ça permet effectivement à toute une c série de personnes qui sont soit parce qu'ils sont pas salariés, donc c'est compliqué quand tu es pas salarié de faire grève, soit parce que ils sont certains et voilà, il faut se rendre compte aussi que le mouvement syndical a a un peu reculé dans certaines boîtes. Il y a plus de syndicat mais il y a plus de tradition syndicale. le le simple fait de faire grève ne serait-ce qu'une heure, c'est juste inimaginable dans énormément d'entreprises. les gent même plus comment faire donc ça permet y compris donc vous imaginez une grvective voilà c'est inimaginable donc ça permet y compris bah ces gens-là se dire bah voilà moi je contribue je suis d'accord avec vous et donc tout ça fait que perso j'ai beaucoup changé [rires] sur la question donc donner de l'argent parce que on en a besoin don on en a besoin donner donner on en a besoin alors est-ce que Eva vas-y vas-y pardon joli non mais j'allais dire je pense aussi ça fait plaisir aux gens là tout à l'heure tu as dit euh Ibrahim que Mathide est venu donner 20000 € de la caisse de grève de la France insoumise.

Je pense aussi ça fait plaisir aux gens de voir que l'argent il va bien quelque part quoi et que c'est pas genre vous avez donné 20000 € ça sert à rien. Là concrètement l'argent que vous avez que les gens ont donné à la caisse de grève insoumise il va soutenir une des luttes les plus visibles de du pays. Donc ça ça je pense ça motive aussi peut-être un peu pour donner donner des sous.

Exactement. Faut donner de toute façon comme comme tu l'as bien dit hein, mais moi aussi aujourd'hui je suis à mon 8e jour des des grèves. Donc ma journée c'est je dirais c'est quasiment 800 € là qui qui partent qui partent qui que je les perd et puis il y a certains de mes collègues qui sont dans des situations pas possible mais par soutien ils sont avec nous mais on le sait très bien que ces gens-là à la langue s'il y a pas une aide après ils pourront pas tenir hein.

Ils sont dans une difficulté déjà ils sont dans une difficulté absolue. Alors s'il faut en gros rajouter à cela mais on se parle si c'est un état solidaire. avoir une une caisse de grève en ligne.

Nous, par exemple, à la CGT comme la fois passée il y a 4 mois en arrière, on avait fait grève, on a on a eu ce qu'on ce qu'on ce qu'on demandait, on a été vainqueur et à la CGT dès le premier soir, on a mis tout de suite en ligne une caisse de grève et il y a même des gens on a quand même le sens de la sens d'être dans dans un département de de Val de Mare. 94 à Viter, il y a même des gens qui hier soir qui viennent avec le bouffe avec à manger avec avec de l'argent liquide franchement et les habitants ils nous ils sont franchement très agréables. Donc donnez donnez de l'argent pour qu'on arrive à tenir parce que après à la fin on va devoir faire les les comptes hein. [grognement] Donc [rires] voilà.

Et d'ailleurs, on a tourné une vidéo aujourd'hui avec Alma Dufour qui est la coresponsable de la Caisse de grève insoumise et qui revient sur plein de questions notamment de comment les entreprises qui le demandent demandent une aide financière de la France insoumise, comment l'argent est réparti, transmis et cetera. Donc après l'émission, on vous diffuse cette vidéo et on la fera tourner sur les réseaux sociaux. Eva Soret, tu es avec nous en plateau.

Eva travaille avec nous au pôle communication numérique de la France insoumise et tu as euh noter les questions de tes auditeurs euh et tu vas les poser à toi. C'est ça. Bah c'est parti.

En vrai, on a une première question qui est arrivé très très vite au début de l'émission d'un certain Airspôle qui demande combien de hashtags Julie a-t-elle prononcé depuis le début de l'émission. Donc je crois qu'il y a eu une série au début qui a marqué tout le monde, mais après plus sérieusement, enfin celle-ci est pas beaucoup plus sérieuse non plus, il y a le débraillé qui nous a demander est-ce que les macronistes pourront faire de l'escalade sur ces montagnes de déchets en remplacement de leur weekend à courchevelle à cour donc je pense pas quelqu'un de réponse particulière pour cette question du ski sur poulet je sais pas si c'est c'était une grande préoccupation de ski à cour et non plus sérieusement il y a Lizou Art qui a demandé et bah qui témoigne qui dit "J'ai été agent de ménage et la convention collective n'était pas disponible au siège de l'entreprise." Donc la question c'est peut-on poursuivre ses patrons en justice pour ça ?

Je suppose que ça s'adresse plutôt ou ça s'adresse plutôt à moi de toute façon et et dans la convention collective des déchets même ceux qui font aussi les du nettoiement les ménages, ils sont concernés hein parce que quand vous lisez bien les textes donc quand vous commencez vous êtes à 100 c'est-à-dire en pour les pour à ce qui concerne le nettoement ils sont à 100. Alors [grognement] après il y a des spécificés je sais pas quoi exactement il faut évoluer mais ils arrivent à 104. Donc du coup ça existait déjà il y a longtemps.

Donc tout à fait il pay absolument poursuivre exististe ses patrons qui n'ont pas respecter la convention collective. Nous par exemple Pisor c'est un grand groupe donc la direction ils sont au courant de cette convention collective existe ils disent que chaque chaque boîte chaque entreprise peut peut mettre son sa conduite sa de conduite en place mais à un moment donné il faut arrêter la convention collective a été mise en place par les syndicats et par les partenaires sociaux avec les patrons. Ils sont mis d'accord sur un certain nombre de critères.

Ces critères là, il faut les respecter. Sinon dans ce cas-là, il faut prendre la fe et à la déchirer. Mais oui, faut arrêter. comme ça. [rires] Ben merci beaucoup.

J'espère que Lizou Art était encore là pour nous regarder mais je pense si elle a posé cette question en plus. Après, j'ai une question qui est plus, je pense, pour Antoine, c'est bah je dis les responsables syndicaux seront devant l'Assemblée nationale pour s'exprimer et on enfin Fran Alsace se demandait s'il fallait les laisser seul ou non et de fait si ça serait une bonne idée de se rassembler devant l'Assemblée nationale jeudi matin. Ah bah jeudi matin oui.

Je veux dire, nous je pense que notre rôle est d'être dans l'Assemblée nationale à partir du moment où on commence à à regarder le texte, même si on aimerait bien être avec les les leaders syndicaux, mais j'ai cru comprendre que c'était convoqué vers 15h, mais 15h c'est le début à l'Assemblée nationale. Donc si on n'est pas dans l'Assemblée et qu'on les laisse dérouler, ça risque de mal se passer. Mais ouais, si jamais il y a c'est un peu en amont et queon peut être au côté des des leaders syndicaux, ça serait super.

Et par ailleurs, moi je suis aussi pour l'inverse, c'est-à-dire queon fasse centrer les leaders syndicaux dans l'Assemblée nationale. Moi, je trouve que quand les leaders syndicaux demandent une rencontre avec le président de la République et que le président de la République dit "Oui, oui, on s'en fout, bah le rôle de l'Assemblée nationale qui justement normalement représente le peuple français, ça devrait être de dire bah nous on les reçoit, nous on reçoit les leaders syndicaux à l'intérieur de l'Assemblée nationale." Donc il faut que madame Brune Pivet plutôt que de d'être complice des macronistes et de faire passer la réforme des retraites à toute Bersing à l'Assemblée nationale et ben moi je trouve qu'on devrait commencer la séance de jeudi à l'Assemblée nationale par recevoir les leaders syndicaux à l'intérieur de l'Assemblée nationale pour écouter ce qu'ils ont à dire parce que comme ça après tous les gens qui là ont envie de voter pour la réforme des retraites en se bouchant les oreilles en faisant comme s'il y avait personne autour d'eux et cetera qui veulent écouter ni les leaders syndicaux ni les gens qui vont devant leur père permanence ni les gens qui croisent dans la rue tout simplement qui leur dit ne votez pas la réforme de retraite.

Bah là si jamais ils avaient peut-être un peu le discours des leaders syndicaux à l'intérieur de l'Assemblée nationale de manière très solennelle et ben peut-être que ça les ferait réfléchir et qu'ils appuyeraient pas sur le bouton. Bon alors à la fin peut-être que ça ferait 493 mais en tout cas au minimum [rires] au minimum et ben moi je trouve qu'on devrait recevoir à l'intérieur de l'Assemblée nationale les leaders syndicaux. Je trouve ça serait un beau symbole que l'Assemblée fasse ça.

CL bah je pense que moi on est quasiment six collègues de pison. On a été invité par madame Mathde Pon. Je sais pas si après maintenant s'il faut qu'on vienne là et que on fasse de la figuration après l'assemblée c'est quelque chose de sacré hein.

Il faut c'est un endroit neutre faut la respecter. Mais après s faut qu'on vienne qu'on soit décribilisé je pense je pense que c'est pas nécessaire. J'en profite aussi pour dire il y a une mobilisation étudiante du coup ce jeudi à Paris et notamment normalement on devrait arriver vers 15h 16h à l'Assée nationale devant l'assemblée devant l'assemblée avancer l'agenda coup de vous [rires] on va se croiser parfaitè très bien devant l'assemblé ça fera réfléchir plein de gens euh encore des questions ben je crois que c'est tout je suis désolé merci beaucoup Eva en plus que vous avez pu entendre hier soir et lundi dernier aussi dans le Spice Pop qui que tu as mis en place avec Bastien Paris Tous les lundis soir tous les lundis à partir de 20h aux alentours de 20h sur le Twitter laissé tenir 1 heure et quelqu voilà sur le Twitter de la France insoumise.

Merci beaucoup Eva, je te libère. Merci beaucoup. Alors on est à presque 1 heure d'émission on va accélérer les amis et je vous je vous libère.

Je sais que tout le monde est très occupé et fatigué mais on va quand même parler de demain de la mobilisation du 15 mars et on a appelé cette partie 15 mars. Donnonsleur raison d'avoir peur. Alors demain 15 mars une nouvelle journée de mobilisation dans tout pays.

De nombreux secteurs sont mobilisés. l'enseignement, les chemineaux, les éboueurs, les électriciens, les les gaziers. Bref, ça promet d'être massif. [souffle coupé] Et les honor, la mobilisation étudiante, tu en parlais, ne faiblit pas.

Et euh récemment, ce sont les étudiants, les étudiantes en archie art et design qui se sont mobilisé et tu étais présente au rassemblement des étudiants de ventre de ministère de la culture hier. Est-ce que tu peux nous en dire deux mots ? Ouais, bah déjà faut vraiment enfin c'est vraiment une mobilisation qui est massive, c'estàdire qu'il y a une dizaine d'établissements qui sont bloqués depuis la semaine dernière.

Donc c'est aussi très fatiguant pour eux. Donc là, ils tiennent ils tiennent bon. Mais en fait, ils se mobilisent vraiment déjà pour leurs conditions d'étude aussi de manière générale euh notamment parce que il y a une privatisation là qui euh euh qui qui se pose un petit peu dans dans le cadre du coup des écoles d'art.

Euh et puis euh après, il y aussi la question des retraites où aujourd'hui on a vraiment une génération donc qui est très très au fait justement des enjeux sociaux, des enjeux climatiques, des gens enfin de tout un tas d'enjeux et et du coup forcément ils étaient mobilisés sur ces questionsl et vous pouvez les retrouver dans les cortèges parisiens. Ils savent très bien animer en plus le cortège de l'interf donc donc c'est super. Mais euh demain, il devrait y avoir une cinquantaine normalement d'établissements encore bloqués.

Donc on a vraiment dans sur une mobilisation qui grandit de plus en plus. Si on regarde la jeunesse, c'est le secteur dans lequel la mobilisation s'amplifie le plus depuis le début du mouvement. Donc il faut vraiment suivre ce qui va se passer.

Et puis nous de toute façon ce qu'on dit c'est que même enfin nous que ce soit voté ou pas à l'Assemblée de toute façon on sait que il y a pas de légitimité ni démocratique ni populaire à ce à ce vote là. Et donc nous on appelle à continuer la mobilisation parce que à la fin du mois de mars nous on a la la réforme aussi sur les masters qui se met en place. On a la réforme des bourses qui arrive et donc on a tout un tas de raisons pour se mobiliser et donc on peut pas juste rentrer chez nous.

Enfin le gouvernement va peut-être penser qu'on va faire ça, qu'on va rentrer chez nous et qu'on va arrêter de se mobiliser mais la colère elle va pas disparaître et notamment du côté des étudiants et des étudiantes on restera mobilisé jusqu'à la fin. Et d'ailleurs après pour revenir aussi sur Paris 3, on a une vidéo qui a monté Tifen qui m'a aidé à monter l'émission aujourd'hui où on revient un peu sur toutes les facces bloquées. Bon le 7 mars on fait quoi ?

Coupé ? Non ça c'est pas le sujet. Le 7 mars, toute la France sera bloquée contre la réforme des retraites.

Et parce que cette réforme nous concerne nous aussi les jeunes, on s'attend à ce que tous les lycées et toutes les universités soient bloqué contre la réforme des retraites. C'est pourquoi on lance le hashtag blocus challenge. Postez vos plus belles photos de blocus de lycée et d'université. [musique] [musique] Alors Antoine, tu étais avec Thomas Porte à Paris 3 ce matin.

Paris 3 sort bonne nouvelle bloqué par les étudiants contre la réforme des retraites et pour en finir avec la précarité étudiante. Et tu as notamment dit et je reprends ce que tu as dit tout à l'heure, le seul moyen de faire reculer Macron, c'est le combat social par les blocages et par la rue. Ouais.

Et c'est marrant parce que c'était le hasard total en fait. Mais je l'ai déjà raconté l'histoire ou pas ? Il y a un camarade de ma circo qui est Ouais.

Il y a un camarade de ma circonscription qui avec qui je mite qui est étudiant à Paris 3 et ce matin il arrive à la fac, il fait c'est bloqué, [rires] c'est bloqué. Qu'est-ce que tu fais ? Je dis bah bon normalement j'avais une réunion mais c'est pas grave, je séché la réunion et je viens pouf.

Alors, j'arrive, il y avait il y a Thomas Porte qui était dans le coin et voilà, on se dit on va se pointer et donc on y va et trop content des poubelles partout donc voilà c'est facile de bloquer la fac et ils ont dès le départ gagné que la journée était banalisée. Ça veut dire c'est pas grave de pas venir en cours et cetera. La la la la direction de la fac a tout de suite dit "OK, bon d'accord, pas de problème".

Et ils sont allés faire une assemblée générale dans l'ampille. Ils ont voté la reconduction du mouvement pour le lendemain et le blocage le lendemain. Et ça rejoint ce que tu disais tout à l'heure, c'est que il y a une extension en fait du mouvement.

Alors évidemment les médias ils en parlent pas parce que s'ils commencent à faire genre gros plan sur la fac de Paris 3 qui est en qui est entré en lutte et cetera et queils ils en font une par jour, tout le monde va dire "Oh là là, le mouvement s'amplifie." Mais en fait, c'est ce qui se passe. Je veux dire, il y a plein de secteurs et malgré le fait que c'est dur de faire grève en ce moment, il y a plein de secteurs qui sont en train d'entrer en lutte.

Et tu voulais dire un truc ? Ben non, mais justement en plus, j'allais dire que c'était pas uniquement dans enfin les journée comme demain ou comme le 7 mars et comme les journées d'avant, c'est pas uniquement sur ces jours-là. Il y a plusieurs actions et je voulais juste citer l'action, tu sais, de électriciens qui ont coupé le courant à l'aéroport de Cannelieu et ça c'est génial.

On adore aussi parce qu'ils ont cloué au sol les nombreux de jets privés des milliardes. Franchement, c'est génial. Il y a une forme de d'élargissement qui est en train de se faire et j'ai perdu euh l'idée que c'est pas Non, c'est pas uniquement sur les journées de mobilisation nationale à la période de l'intersyndical, mais il y a des actions par en fait, il y a un mouvement interfac et c'est ce que j'ai découvert en y allant, mais en fait, ils avaient prévu de faire un un un mouvement interfac, ils se coordonnent entre les fac en grève pour que le mouvement s'amplifie et soit plus puissant.

Et c'est le dernier point sur lequel je voulais venir. Mais quel que soit le secteur social en lutte en ce moment, le problème n'est pas que la réforme des retraites. Et c'est aussi la raison pour laquelle le comment dire le terreau de mobilisation est extrêmement fort parce que en même temps, il y a certes la réforme des retraites mais il y a aussi la question du pouvoir d'achat et d'acheter de la bouffe, ça devient hyper compliqué pour tout un tas de gens. surtout quand y compris dans les magasins discoun les prix sont en train d'augmenter.

Surtout quand y compris pour les associations qui viennent en aide au plus démunis et notamment qui font des de l'aide alimentaire, bah pour eux aussi les prises augmentent et pour eux aussi c'est de plus en plus difficile d'aider les gens qui sont au bout du bout du bout du bout de la chaîne. Donc se nourrir ça devient compliqué, payer la facture de gaz et d'électricité ça devient compliqué. Payer le loyer et les charges, ça devient compliqué.

Et euh par-dessus le marché, il y a donc cette réforme des retraites à 64 ans qui n'est où il y a aucune urgence et donc il y a une forme d'explosion sociale qui a lieu mais qui est normal qui est normal parce que un gouvernement normalement constitué dans la période, il devrait faire en sorte de répondre aux besoins. Et on voit tous les signes inverses, c'est-à-dire ils ont fait 8 milliards de cadeaux fiscaux par 493 en décembre dernier et là ils veulent prendre 12 milliards sur les gens en faisant travailler des millions de gens pendant 2 années de plus. et les étudiants qui demandaient juste un petit truc que on qui a été essayé d'être transmis à l'Assemblée nationale qui était le cru à 1 € bah même ça ils sont pas capable de le faire alors que ça coûte rien du tout ça coûte rien du tout au budget de l'État de faire ça.

Donc il y a une forme de déconnexion totale entre euh le pouvoir politique et les aspirations sociales. Et c'était le dernier truc que je veux dire. Je dis toujours que c'est le dernier truc.

Tu vois, je commence à avoir des techniques de con. Mais [rires] le dernier truc que je voulais dire tout à l'heure, tu as dit un truc qui m'a interpellé qui était euh quelque chose sur la constitution. Et la constitution, c'est un truc qui est lié à des périodes historiques et qui est lié aussi à des états du rapport de force entre le capital et le travail.

Et je il y a un truc que j'aime bien rappeler qui est que la première constitution de la première République qu'on a faite dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui servait de préambule, l'article 35 disait quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Donc il y a déjà eu des constitutions qui disaient que c'était pas très grave de se rebeller contre un pouvoir politique et d'aller jusqu'à l'insurrection. C'est pour dire le niveau de démocratie auquel on en était.

Bon maintenant on a plus le droit mais c'est pas parce qu'on pas le droit que c'est pas moral de le faire. Et quand un gouvernement a un comportement immoral et qui ne respecte pas la volonté du peuple et ben c'est moral de se rebeller contre le gouvernement. Donc oui, c'est moral d'aller faire des coupures de courant chez des voilà c'est moral de faire ça.

C'est moral de faire des opérations au bois et et d'ailleurs c'est ce que disait la CGT de Marseille. Il disait quand il faisait les actions Robin des Bois là en faisant du courant enfin quasi gratuit pour les boulangers disent c'est illégal mais c'est moral. Donc c'est moral d'occuper les ronds-points, c'est moral de bloquer les raffineries, les dépôts de de carburant aussi, les blocages continuent et à la grève à la SNCF dure.

Notamment, j'ai vu sur ton Twitter Fabien que les âgés de la région de Gard Lyon ont reconduit la grève. Est-ce que tu peux nous dire où ça en est aussi la la grève de de la SNCF des chemineurs ? Non, on a une grève reconductible là depuis le 7 et ce qui est important et parce que effectivement il y a des mobilisations chez les chez les éboueurs, chez les étudiants voilà où ça prend.

Mais et moi je m'adresse aussi surtout à ces secteurs là. Il y a des endroits où la grève a baissé et baisse et y compris à la SNCF. On voit avec la RATP demain ça sera moins suivi que ça l'était le 7.

Voilà. Donc c'est ces secteurs là qu'il faut remobiliser. Et moi je me tourne vers eux et je dis il faut parce que voilà le le le poison de la défaite ils le veulent le mettre dans notre tête et c'est vrai que comme je disais tout à l'heure euh c'est 50 % c'est le mental et eux ils ont essayé de nous faire tomber dans le fatalisme.

Ah bah ça sert à quoi de se mobiliser de toute façon enfin c'est des dingues donc ils vont jamais bouger. Donc si tu penses que c'est des dingues et ben tu vas tu vas pas la manif, tu vas pas te mettre en grève. Non il faut pas tomber là-dedans.

Enfin on a eu un cycle qui a commencé le 19 janvier. On a fait euh quat à c manifes qui sont des manifes historiques, c'est-à-dire on a jamais vu ça depuis 60 ans. Voilà, on a une une réforme qui est une régression également historique.

Voilà. Et ben, il faut au moins demain et le 16 que lorsqu'il y a euh le vote qui va se faire, il faut que les gens, y compris ceux qui étaient en grève, qui ont repris le boulot, se mettent en grève. Tout à fait.

Autrement, ça veut rien dire. Mais pourquoi tu as fait le 19 ? Pourquoi tu as fait le 31 ?

Puis au moment où c'est voté, tu es en train de bosser. Ça ne veut rien dire. Ça n'a aucun sens.

Et y compris ceux qui trouvaient ça hyper sympathique, le 19, le 31, le 7, les blocages machin, bah c'est maintenant que ça se joue. Enfin, c'est c'est demain et le 16. Le 16 quand il vote, il faut qu'il y ait des gens qui viennent au rassemblement.

Faut qu'il y ait des gens qui se mettent en grève, des gens y compris qui n'étaient pas en grève. des gens qui étaient en grève et qui ont repris le boulot, il faut qu'ils y aillent là, ne serait-ce que pour qu'il y a une signification à tout ça, à tout cet effort. Et je sais que voilà, les derniers mètres hein, c'est moi je dis c'est les mobilisations, c'est une course de fond.

Les derniers mètres, c'est les plus durs. C'est les plus durs. Ouais, c'est les plus durs.

Voilà, parce que tu as l'impression d'avoir tout donné. Voilà, tu vois la ligne d'arrivée. Alors, elle sera pas demain ni après-demain, mais on sent qu'on se rapproche de la ligne d'arrivée.

Et ben là, faut serrer les dents et faut y aller. Et ça, c'est ce que j'espère qu'il va se passer parce que s'il se passe pas ça, on est foutu. Bah, on est foutu.

On va prendre deux enfermes. Et moi, j'ai une expression que je trouve très bien parce qu'elle est très juste. Enfin, l'enjeu l'enjeu, c'est quoi ?

Ils nous prennent nos deux meilleures années de retraite. C'estd que quand vous partez à la retraite à 62, vous êtes pas cassé ou il y a pas trop cassé. Il vous enlève vos deux meilleures années de retraite pour les remplacer par les deux pires années de travail parce que quand vous bossez alors à 20 ans vous avez d long vous en voulez à 30 aussi à 40 un petit peu moins et puis quand vous arrivez à 62 63 quand vous avez la chance d'être encore au boulot parce qu'il y en a plein qui sont soit au chômage ou soit on leur demande même plus d'aller bosser et ben c'est le plus dur à chaque fois que vous allez au boulot les derniers les 6 mois vous comptez les heures presque. qu'on vous fait un hold up là-dessus.

Et ben au nom de ça, il faut y aller. Il faut y aller demain et jeudi et on verra après ce qui va se passer. C'est tout.

Parfait. On terminera peut-être l'émission là-dessus hein. Franchement, [raclement de gorge] ça me va.

Je suis d'accord. Tu veux dire un mot qui veut [rires] dire on reconduit la démocratie a parlé. Franchement, il a tout dit.

Je suis d'accord avec lui à 100 %. Et même chez nous, les gens, ils commencent à se dire "O là là, je pense que là, ils vont pas reculer là." Ça commence.

J'ai dit non non enlevez enlevez-vous ça de la tête parce qu'à un moment donné là on on voit le bout on n'est pas arrivé au bout mais on sait qu'on s'en on s'en on s'en rapproche. Donc les dernières mètres comme il a bien dit sont difficiles à français mais elles sont franchisables. Là là à partir du à partir du 15 et le 16, je dirais même c'est les de jours décisif même ceux qui ont repris les boulots par nécessité parce qu'ils en peuent plus financièrement mais je veux dire ces deux joursl on a besoin de vous voir maisci il serque de faire de la figuration mais il faut quand même vraiment que les mouvements qu'on soit visible ces de joursl il faut qu'on tape faut qu'on tape fort parce qu'à un moment donné franchement si cette réforme là passe et ça veut dire qu'il faut travailler jusqu'à crever au boulot quoi.

Voilà Antoine. Ouais, je juste ça s'arrête pas le 16 en fait. Je veux dire même, c'est ce que je disais tout à l'heure, mais même si c'est voté le 16, même s'il y a un 493, même si même si même si même si on s'en fiche parce que c'est le paris de Macron depuis le début.

Il se dit faut que je tienne un mois et demi et après c'est bon, c'est réglé. Et justement ce qu'il a pas prévu, je je suis persuadé du fait que ce qu'ils n'ont pas prévu, c'est il se passe quoi après si ça continue exactement, ils vont faire quoi ? Ils vont laisser combien de temps le pays avec des poubelles partout ?

Ils vont laisser combien de temps le pays avec la grève dans les transports, avec des opérations escargots, avec des pH gratuits, avec avec combien de temps ça va durer ? Combien de fric ça va faire perdre au MEDF avant qu'il cède ? Voilà.

Et donc c'est le le 16, c'est le 15 et le 16, c'est deux dates qui sont très importantes sur le plan symbolique, mais c'est aussi des dates qui sont importantes pour donner l'élan pour la suite. Nous, on va essayer de faire ce qu'on peut à l'Assemblée nationale. Il faut faire aussi ce qu'on peut dans la grève, dans la dans la mobilisation parce que c'est le c'est le carburant pour la suite, quoi.

Là, par exemple, les grèves dans les raffineries, elles vont avoir un effet en décalé. Là, il y a plus une goutte d'essence qui sort des raffineries, hein. Faut faut que tout le monde bien s une semaine ou 15 jours, c'est décalé.

Voilà, c'est ça. C'est à peu près, c'est décalé dans le temps. Donc les effets, ils vont commencer à se faire sentir bientôt.

Faut faire le plein maintenant. Je le dis au passage. [rires] Faites le plein maintenant.

En plus, ça aidera parce que ça ça accélérera le processus. Voilà, si vous faites le plein maintenant. Mais c'est là que ça va commencer à se faire sentir.

Donc c'est là qu'il va y avoir de nouveau quelque chose et on va se dire "Ah mais ah ça continue. OK, donc c'est là on arrive dans le dur de la grève et on arrive dans le dur sur le plan financier pour tous les gens qui sont en grève. C'est pour ça qu'il faut donner.

Mais on arrive aussi dans le dur pour le pouvoir politique parce que là ils vont là ils vont découvrir qu'il y a un pays qui ne cède pas et là c'est pas prévu au programme ça. Tu es pas prévu du tout au programme. Parfait.

Merci beaucoup. J'ai plusieurs choses à vous annoncer. Un meeting avec Mathilde Panot, Rachel Kéké et Jean-Luc Mélenchon à Chevill Rue demain à 19h.

Les caisses de grève, on en a parlé. Donner donné absolument pour qu'on puisse soutenir les grévistes pour qu'il puisse bloquer le pays. Vous pouvez [raclement de gorge] aussi contacter votre député pour lui mettre la pression pour pas qu'il vote la la le projet de loi sur la réforme des retraites.

Vous avez aussi tout l'équipement sur le site lafanceinsoumise.fr. Vous avez le Space Pop aussi tous les lundis.

J'en remets une petite couche pour les copains. À demain en manif et Romain, j'ai utilisé trois hashtags tout à l'heure. À demain.

Au revoir. [musique] On a mis en place cette caisse de grève parce que nous on veut soutenir des grèves reconductibles, c'est-à-dire qui durent plusieurs jours parce qu'on sait qu'il y a que ça qui pourra faire plier Emmanuel Macron sur la réforme des retraites. Mais évidemment à chaque fois que vous faites grève, vous êtes pas payé.

Donc si vous avez des petits salaires au bout d'une semaine, vous êtes à sec. Donc il faut, c'est pour ça qu'il faut être solidaire avec les grévités. [musique] On a eu beaucoup de questions parce qu'effectivement les syndicats traditionnellement font des caisses de grève.

D'ailleurs la CGT a quasiment 2 millions d'euros en fait pour appuyer la mobilisation sur les retraites. Nous, pourquoi la France insoumise ? On a décidé d'en faire une aussi, ce qui est complémentaire parce qu'on a à d'autres réseaux en fait.

C'est vrai qu'on peut collecter auprès notamment des retraités, des militants. On peut collecter via les médias parce que c'est vrai qu'on est souvent invité sur les plateaux télé, qu'on a certains députés qui ont une grosse audience sur les réseaux sociaux. Donc tout ça pour nous en fait c'est des publics complémentaires et on s'est dit qu'il y avait jamais assez d'argent pour soutenir la grande bataille contre la réforme des retraites.

Il y a un onglet sur le site de la France insoumise qui s'appelle Caisse de grève. Donc vous donnez sur ce site là. Après vous êtes redirigé, [musique] voilà, on vous demande votre numéro de carte.

Euh donc les données ne sont pas conservées et surtout chaque centime en fait qui est collecté via ce site web sera reversé intégralement euh à des à des travailleurs en grève. Nous, on a un décompte, vous voyez, qui s'affiche sur le site, c'est le décompte depuis la création du de la caisse de grève. Sur le site, on est en train d'afficher au fur et à mesure tous les gens qui ont reçu effectivement les virements pour de soutien.

Donc vous verrez à la fin que ça fera zéro et qu'on aura redistribué l'intégralité de vos soutiens. Par ailleurs, les dons sont défiscalisés. N'oubliez pas, si vous payez l'impôt sur revenu, vous pouvez déduire ces dons de votre assiette. [musique] Alors du coup, vous avez un formulaire qui s'appelle demander le soutien financier de la France insoumise.

Du coup, vous le remplissez. C'est assez simple les critères. Essayez d'être le plus précis possible, mais si vous avez que des estimations, ça va aussi.

Surtout n'oubliez pas, donnez-nous le lieu parce que souvent on met les gens renseignent le nom de l'entreprise mais précisent pas le lieu et cetera, ce qui rend plus difficile pour nous euh de faire les recherches. Donner un numéro de téléphone aussi si vous pouvez, c'est plus simple aussi pour euh pour nous pour vous reconacter. Les critères être en grève reconductible, le maximum de grévis vous êtes par rapport au nombre de salariés total sur le site le plus vous avez de chance évidemment de [musique] recevoir de l'aide et on privilégie les secteurs vraiment bloquants.

Donc l'énergie, le transport, la logistique, les éboueurs, les l'enseignement aussi. Voilà, on a plein de secteurs mais effectivement on a une attention particulière pour ces secteursl. [musique] Par ailleurs, une fois qu'on vous aura présélectionné, on vous enverra un mail ou un ou un texto.

Il va falloir remplir une charte. C'est c'est normal, c'est une charte qui qui nous protège aussi juridiquement, qui vous protège aussi. L'idée c'est évidemment de cadrer ces donations.

Donc nous on demande à ce que les sommes qu'on vous verse soient reversées intégralement dans le cadre de la grève sur les retraites ou de la grève pour laquelle on a versé les sommes à tous les grévistes. S'yindiqué ou non syndiqué, ça c'est une petite particularité et pour nous on y tient évidemment cette charte voilà n'est comporte aucune obligation d'affichage politique. C'est une charte qui qui protège tout le monde et qui est importante de signer.

Après on vous demande un RIB et c'est parti. [musique] Alors, depuis Octar, on a collecté à peu près 430000 €. C'est un truc de dingue.

Et en fait, je vous annonce, je suis très fière de vous annoncer qu'on a quasiment tout redistribué. Donc, on est à 410000 soutiens validés. Alors, les virements sont en cours, on est en [musique] train justement de faire les allers-retours pour les chartes et cetera.

Mais donc du coup, il nous reste à date plus que 20000 € sur [musique] le compte de la caisse de grève à pouvoir distribuer à des nouvelles demandes. Donc c'est pour ça qu'il faudrait continuer à donner s'il vous plaît qu'on puisse finir les soutiens en beauté. [musique] Parmi les gens qu'on a déjà soutenu, bah il y a les chemineaux de la gare de Lyon, les chemineaux de Versailles, les chemineaux de la gare Montparnas.

On a aussi soutenu des dépôts de bus un peu partout en Île-de-France. On a soutenu la CGT EDF Marseille. On soutient des éboeurs notamment dans le sud-est de la France aussi en Île-de-France.

On soutient des collèges en Normandie chez moi par exemple. Voilà, on soutient des écoles un peu partout en France, des collèges, des lycées. Voilà, on on on prend les demandes.

Dès que vous avez une demande, on essaie de la traiter. Et si ça fait partie des secteurs stratégiques et qu'on a encore assez d'argent, on y va.

RETRAITES : LA SEMAINE DÉCISIVE - ÉMISSION POPULAIRE 14 MARS — Antoine Léaument · Pourquijevote