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Discours / meetingDaniel Percheron· 19 juin 2013 8 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Intervention de Daniel Percheron au Sénat. Bilan de la Loi LRU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Daniel PercheronChiffre
    « il y avait 143 000 bacheliers en France aujourd'hui il y a 143 000 bacheliers S »
  • 3:30Daniel PercheronChiffre
    « dans ma région 50% des élèves rentrent en lycée professionnel et que 90% des élèves des lycées professionnels échouent dans le premier cycle »
  • 4:00Daniel PercheronChiffre
    « le chômage des jeunes est à 32% »
  • 4:10Daniel PercheronChiffre
    « le décrochage concerne 20 000 jeunes chaque année »
  • 4:30Daniel PercheronFait
    « nous avons été sacrifiés Madame le Ministre pourtant la RS quelle idée de la supprimer »
  • 4:50Daniel PercheronChiffre
    « 14 fois moins qu'un étudiant d'Aquitaine »
  • 4:55Daniel PercheronChiffre
    « 13 fois moins qu'un étudiant »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

la parole est à Monsieur Daniel Percheron pour le groupe socialiste monsieur le Président Madame le ministre mes chers collègues il faut conclure et savoir conclure un débat et je crois que j'ai quatre minutes oui pour parler du Big Bang donc pratiquement l'éternité pour aller à l'essentiel j'irai donc de mon point de vue à l'essentiel pour parler du Big Bang et de la loi lrue premièrement du point de vue de Hubble et donc de la stratégie de Lisbonne un peu abandonné et qui nous rappelle tout simplement que l'Europe a cru au tournant des années 2000 qu'elle pouvait devenir naturellement le continent le plus intelligent du monde je pense que quelques années après l'Euro isolé comme nous sommes au Mali nous mesurons que la stratégie de Lisbonne et la stratégie de Monsieur Barroso a rencontré ses limites mais si vous le permettez je le ferai aussi du point plus d'un élu régional et c'est peut-être un point de vue un pas de côté qui peuvent être décisifs pour apprécier certains aspects de ce rapport très dense madame le rapporteur sur la loi de 2007 et sur ses conséquences pour la nation et en ce qui me concerne pour les régions et ma région premièrement le paradoxe de l'autonomie le paradoxe de l'autonomie qui vient d'être débattue et les limites de l'autonomie qui viennent d'être précisées dans la dialectique avec l'indépendance lorsque nous avons décidé face à la massification de l'enseignement d'accorder la relative autonomie à nos lycées à nos collèges à l'enseignement secondaire nous l'avons fait dans le cadre de la décentralisation et là lorsque nous avons décidé compétences exclusives jalousement exclusive de l'État d'accorder l'autonomie aux universités vient de loin elle est historique l'autonomie ou l'indépendance alors nous avons tourné le dos à la décentralisation par la loi mais par la décision des universitaires eux-mêmes et des présidents et aujourd'hui bien entendu hors compétences nous mesurons devant l'absence de fondation devant la timidité du mécénat devant au fond cette diversification des ressources que l'autonomie scénarité dit par le vice-président va rencontrer le marché de Dieu pour finalement peut-être le gagnant gagnant du transfert de charge et que très rapidement c'est vers nous de nouveau vers les collectivités locales hors compétences et hors compétences revendiquées par les universitaires eux-mêmes que peut-être il y aura il y aura une partie de la solution alors vous me direz c'est un pas de côté est un peu décalé non parce que au moment de la loi dans le de projet est à région Madame le Ministre en 2007 la Région a mis plus d'argent que l'État hors compétence de la région bref nous savons de quoi nous parlons et même à cette tribune même en 4 minutes un peu prolongée nous avons le droit de le dire si nous avions eu cette devise dans le cadre de la décentralisation alors notre rôle d'ensemble y est d'ensemblier de la formation l'apprentissage la formation professionnelle les lycées auraient pu poser cela a été bien dit le problème majeur de l'orientation à cette heure-ci en ce moment dans la relativité d'un printemps et d'un été timide au fond le destin de deux élèves se jouent il se joue dans les collèges il se joue dans les collèges et par milliers vue numéro 1 venu numéro 2 devenu numéro 3 il s'oriente vers les lycées vers les impasses éventuellement euh des lycées et il se joue à travers le bac en direction de l'université Madame le Ministre n'oubliez jamais ce chiffre c'est Richard Descoins qui le premier et le seul au fond la sanctuariser mon temps pour notre génération là où le lycée est l'exception méritocratie républicaine il y avait 143 000 bacheliers en France aujourd'hui il y a 143 000 bacheliers S ça veut dire que le lycée de toujours le lycée magistral a été préservé volance dolince volontairement involontairement par des classes moyennes et des classes moyennes supérieures par la bourgeoisie et quand on sait que de ma région quand on sait que dans ma région 50% des élèves rentrent en lycée professionnel et que 90% des élèves des lycées professionnels échouent dans le premier cycle on se rend compte que finalement nous découvrons avec stupeur que le système français que c'est extraordinaire système de formation parmi les du monde en qualité ne parvient plus à endiguer les inégalités territoriales par conséquent la Louane a pas tranché ce problème tout simplement crucial de l'orientation là après le bac ils vont être sur des quais et les trains ne mènent nulle part chez nous le chômage des jeunes est à 32% le décrochage concerne 20 000 jeunes chaque année bref parler même 4 minutes 26 minutes de cette loi c'est tout simplement faire attention à ne pas jouer avec les mots enfin le troisième thème les grandes douleurs sont muettes les grandes douleurs sont buettes et ce matin vous étiez avec moi pour saluer injuste comme le Sénat Pierre Mauroy et nous avons connu sur le socle de la elle est rue nous l'injustice et la Bérézina la Bérézina le fleuve n'était pas gelé mais ceux qui l'ont traversé sont morts notamment les pontonniers parce que sur le socle de la lle le campus international et puis les investissements d'avenir les milliards d'euros ont fait notre malheur nous avons été sacrifiés Madame le Ministre pourtant la RS quelle idée de la supprimer pourtant l'ARS nous avait mis 8e 7e sur l'échelle de la compétition nous pensions pouvoir être parmi les gens retenus la méthode a été diabolique elle a été confidentielle elle n'a pas fait la une des journaux elle n'a donné lieu à aucune statistique elle n'a jamais été illustrée par les cartes et par conséquent vous le savez chez nous un élève à travers ces deux concours d'excellence ces deux agrégations finalement tranchées par le Premier ministre a reçu parfois 15 fois moins 15 fois moins qu'un élève de l'Île-de-France qu'un étudiant 14 fois moins qu'un étudiant d'Aquitaine 13 fois moins qu'un étudiant je termine par conséquent de les grandes douleurs sont muettes je termine mais nous avons été sacrifiés j'espère que fil des années vous avez à peu près 10 ans de mandat à exercer madame le ministre vous pourrez faire appel devant le Sénat donc de cette situation intolérable merci

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