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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 26 février 2026 22 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSécuritéEurope & international

SIAMO TUTTI ANTIFASCISTI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30locuteur_anonymeChiffre
    « 90 à 95 % des faits de meurtre idéologique à caractère idéologique sont le fait de l'extrême droite. »
  • 3:30locuteur_anonymeFait
    « Francesca albanaise n'a absolument jamais tenu les propos que lui prête ce ministre. »
  • 7:30locuteur_anonymeFait
    « La France insoumise n'est pas un mouvement d'extrême gauche, mais une formation de gauche, comme l'a confirmé le Conseil d'État au mois de juin 2024. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Est-ce le début de la fin d'FI ? Nous en débattons. On se pose cette question.

La France insoumise a-t-elle un problème avec les journalistes ou plutôt avec les grands médias ? Ce qui est formidable, c'est quand même l'inversion des valeurs. C'estd vous avez un parti là qui on l'a entendu, refuse le résultat des élections, s'appuie sur des milices armées.

Être ouvertement antisémite, ça vous rappelle rien dans les années 30 et ils se disent antifascistes. Non, mais on on croit rêver. 90 à 95 % des faits de meurtre idéologique à caractère idéologique sont le fait de l'extrême droite.

En France, au niveau européen et au niveau mondial, il y a pas de doute les su la marche pour Quentin de s'est bien passé, on l'a vu sur ses images. Laurent Nunz a-t-il eu raison de respecter la liberté de manifester ? Pourtant, sur cette vidéo, un geste répété plusieurs fois laisse peu de place au doute.

Parmi les manifestants, de nombreuses mouvances d'extrême droite comme l'action française, groupe nationaliste et historiquement antisémites, mais aussi de nombreux groupesuscules voisins venus d'autres pays européens comme la Suisse ou l'Italie. Votre famille politique doit s'expliquer quand votre candidate Martine Vassal reprend une devise péténiste. Quand votre ministre Aurore Berger cite l'antisémite d'extrême droite, Charles Moras et propose un accord politique électoral avec le Rassemblement national.

Il y a des antifascistes parce qu'il y a des fascistes. Le 11 février 2026, la France a exigé par la voix du ministre macroniste des affaires étrangères Jean- Noël Barreot la démission de Francesca albanaise, rapporteuse spéciale de l'Organisation des Nations- Unies pour les territoires palestiniens où l'armée israélienne commet depuis 2 ans d'immenses massacres. En l'accusant d'avoir tenu, je cite, des propos coupables et outranciers.

Le problème, car il y a un très sérieux problème, est que dans le monde réel, Francesca albanaise n'a absolument jamais tenu les propos que lui prête ce ministre. En effet, comme l'a immédiatement relevé le journal Le Monde, l'accusation lancée par Jean- Noël Barreot s'appuie sur un montage vidéo largement diffusé par les défenseurs du gouvernement israélien qui déforme une récente intervention publique de la rapporteuse des Nations- Unies pour exiger le renvoi de cette dénonciatrice inlassable des exactions perpétrées par l'armée israélienne en 6 Jordanie et à Gaza où le génocide en cours aurait déjà fait un/ers de victimes de plus que ne le disent les bilans officiels. Selon une étude scientifique par la semaine dernière.

La France s'appuie donc sur un trucage réalisé par des souteneurs de cette armée. Mais le pire est que, comme l'a aussi relevé le monde, les autorités françaises savent parfaitement que les accusations visant Francesca albanaises reposent sur un montage qui déforme à dessin ses propos. Pourtant, ces mêmes autorités considèrent que la rapporteuse spéciale des Nations-Unies, qui n'a donc pas tenu les propos qui lui sont faussement imputés, doit tout de même être sanctionnée, car elle aurait, je cite toujours, tenu des positions scandaleuses justifiant les massacres du octobre.

Je n'ai ni déformé ni tronqué les propos de madame Albananaise. Je les ai tout simplement condamné parce qu'ils sont condamnables et qu'il s'ajoutent à une longue liste de provocations comme la justification du 7 octobre. Mais là encore, c'est un pur mensonge puisque Francesca albanaise n'a jamais justifié le 7 octobre comme elle l'a elle-même rappelé dans ses réponses au monde avant d'ajouter que les accusations portées par le ministère français des affaires étrangères sont donc de la diffamation pure et simple.

Fin de citation. Un ancien diplomate israélien, également cité par le monde, semble d'ailleurs partager cet avis et juge quant à lui que Jean-Noel Barreau déforme les faits et dénature l'ensemble du travail de la rapporteuse spéciale de l'ONU, que si ce ministre a été mal informé, il devrait retirer ses accusations et présenter des excuses. et que s'il s'agit d'une déformation délibérée des propos de Francesca albanaise, c'est encore plus préoccupant à un moment où la montée de l'antisémitisme suscite de réelles inquiétudes parce que cela constitue un acte dangereux de confusion et d'instrumentalisation.

Fin de citation. Et bien sûr, il n'est guère étonnant qu'un macroniste profère un mensonge en s'appuyant sur un trucage de la réalité puisque c'est très exactement ce que font les macronistes depuis bientôt 10 ans. Mais il faut tout de même rappeler que Jean- Noël Barreot sait parfois faire preuve de beaucoup plus de compréhension et qu'il a par exemple évoqué dès le mois de décembre 2024 une forme d'immunité pour le premier ministre israélien Benjamin Netanahu contre qui la Cour pénale internationale venait d'émettre un mandat d'arrêt pour crime de guerre et crime contre l'humanité.

Et de fait, cette immunité a bel et bien été accordée au chef du gouvernement israélien puisqu'il a été plusieurs fois autorisé à survoler impunément le territoire français dans le cours des derniers mois de sorte qu'on aurait presque l'impression que plutôt que d'importuner l'ordonateur d'un gigantesque massacre, Jean-Noël Barreot préfère demander des sanctions contre la représentante des Nations- Unies qui les dénonce pour ce qu'ils sont. Alors oui, j'ai dit que ces provocations répétées appellent de sa part d'avoir la dignité de démissionner. Et cette position que j'assume pleinement ne devrait pas, madame la députée vous surprendre.

D'abord parce qu'elle n'est pas nouvelle. L'année dernière, la France a soulevé des interrogations et a exprimé des regrets lors de sa reconduction par les Nations- Unies parce qu'elle desserre cette organisation à laquelle nous sommes vicéralement attachés. Après le décès à Lyon le 14 février du militant d'extrême droite Quentin de Rank tué dans une rix avec des antifascistes, Emmanuel Macron, chef de l'État français a posté sur X ex Twitter un message dans lequel il adressait à la famille et aux proches du disparu ses pensées personnelles et le soutien de la nation.

Dans ce même message, Macron a ajouté qu'en République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l'on tue et que tout le sens de nos institution est au contraire de civiliser les débats et de protéger la libre expression d'arguments. Puisil appelé, je cite toujours, au calme, à la retenue et au respect. Mes chers collègues, en hommage au jeune Quentin, je vous demande d'observer une minute de silence.

Quelques heures plus tard, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence pour Quentin de Rank. Le message de Macron appelle deux remarques. La première est que, contrairement à ce qu'il suggère dans ce communiqué, le chef de l'État français n'œuvre pas du tout à civiliser les débats ou à protéger la libre expression d'arguments.

Bien au contraire, depuis le début de son règne, il n'a cessé de rabaisser le débat public en racontant des horreurs comme lorsqu'il avait par exemple établi en juin 2017, quelques semaines après son élection à la présidence de la République, une distinction entre les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. Fin de citation. Et quand il n'était pas occupé à confisquer purement et simplement le résultat des élections législatives de l'été 2024, il n'a cessé d'entraver ou d'empêcher ce qu'il appelle la libre expression d'argument que ce soit au Parlement en recourant à tour de bras à l'article 493 pour museler ce qu'il est convenu d'appeler la représentation nationale conformément à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution de 1958. l'article 49 aligné à 3 de la Constitution 49 aligné 3 l'article 49 aligné 3 de la Constitution sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution décidé de renoncer à l'article 49 à l'in 3 de la Constitution Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026 ou dans la rue en réprimant toujours plus durement les manifestations pour la défense de l'environnement ou les mobilisations de soutien au peuple palestinien.

Tu bouges téclat compris maintenant ? La seconde remarque est qu'Emmanuel Macron peut certaines fois se montrer beaucoup moins attentif et compatissant qu'il ne l'a été après le décès de Quentin de Rank. Par exemple, quand l'ancienne internationale de rugby argentin Federico Martin Aramburu a été assassiné à Paris par deux néonazi au mois de février 2022, il n'avait pas trouvé le temps de rédiger le moindre message pour dénoncer ce crime et soutenir la famille et les proches du rugbyan.

De la même façon, le président macronis de l'Assemblée nationale de l'époque n'avait pas jugé utile de demander une minute de silence pour cette victime d'un meurtre perpétré par l'extrême droite. L'avocat de Féico Martin Arambourou a d'ailleurs dénoncé cette différence de traitement dont il estime qu'elle est à vomir et qu'elle constitue, je cite toujours, une monstruosité violemment assainée aux amis et à la famille du rugby assassiné, ainsi qu'à toutes les victimes avant et après lui qui n'ont pas eu droit, elles plus au moindre hommage d'un chef de l'État dont on est bien obligé de se demander selon quel critère exactement il trie les morts qu'il juge dignes du soutien de la nation et ce qui, semble-t-il, ne le mérite pas. Je dénonce que votre ministère a fait le choix pour des raisons politiciennes de réprimer les mouvements sociaux-pacifiques, des manifestations écologistes non violente, des rassemblements pour la paix en Palestine et quand des néoazis défilent là non, ça ne trouble pas votre ordre public.

Le 15 février, Macron toujours lui a déclaré sur Radio J que la France insoumise était, je cite, un mouvement d'extrême gauche dont les positions, en particulier sur l'antisémitisme contreviennent selon lui à des principes fondamentaux de la République. Une fois de plus, donc le chef de l'État français ment et fronttément. Ça doit être sa façon à lui de suivre ses propres appels au calme, à la retenue et au respect.

Car d'une part, la France insoumise n'est pas un mouvement d'extrême gauche, mais une formation de gauche, comme l'a confirmé le Conseil d'État au mois de juin 2024 dans un avis dont Macron confirmant le peu de cas qu'il fait du respect des institutions garantes de l'État de droit, refuse donc de tenir compte. Et d'autre part, cette formation de gauche antiraciste n'est bien sûr pas antisémite comme le soutient mensongèrement le chef de l'État, sans apporter le moindre élément probant à l'appui de cette calomnie et pour cause, mais il ne suffit plus de dénoncer ces accusations ineptes. Il faut également rappeler quelques informations relatives à ceux qui les formulent.

Par exemple, en 2018, ce n'est pas la France insoumise qui a voulu honorer officiellement la mémoire du maréchal Pétin, antisémite notoire et complice actif de l'entreprise nazi d'extermination des Juifs d'Europe en soutenant qu'il avait tout de même été un grand soldat, c'est Emmanuel Macron. Je ne fais aucun raccourci mais je n'occulte aucune page de l'histoire et Maréchal Pétin a été pendant la première guerre mondiale aussi un grand soldat. Voilà.

Et ce n'est pas non plus la France insoumise qui en 2020 lors d'un conseil des ministres a très complaisemment cité l'idéologue antisémite Charles Moras condamné à la prison à vie pour intelligence avec les nazis en 1945. C'est une nouvelle fois Emmanuel Macron. Et pour finir, ce n'est pas la France insoumise qui en 2022 a maintenu toute sa confiance à un ministre qui avait publié un an plus tôt un livre dans lequel il discertait dans le plus grand des calmes sur ce qu'il appelait les difficultés touchantes à la présence de dizaines de milliers de juifs en France à l'époque napoléonienne et qui a ensuite cité l'historien antisémite Jacques Binville lors d'une intervention à l'Assemblée nationale. est encore et toujours Emmanuel Macron qui lorsqu'il n'est pas occupé à lancer des accusations dégueulasses contre la gauche antiraciste semble donc s'accommoder au mieux de certaines ambiguités.

Du côté de la gauche, la gauche républicaine et ses dirigeants vient de s'allier avec l'extrême gauche qui s'est durant la même campagne rendu coupable d'antisémitisme, de communautarisme, d'antiparlementarisme et au fond de rupture de fête avec beaucoup là aussi de valeur de la République. Après le décès de Quentin de Ran droite tout entière des macronistes au rassemblement national a pointé en cœur ce qu'elle a appelé ouvrez les guillemets la responsabilité de la France insoumise. Le 16 février, Maud Brégon, porte-parole macroniste du gouvernement de Sébastien Lecnu, a par exemple décrété que les insoumis, coupable, selon elle d'encourager depuis des années un climat de violence, portait une responsabilité morale dans ce décès.

Il y a donc vis-à-vis du climat politique, du climat de violence, une responsabilité morale de la France insouise, responsabilité morale de la France insoumise dans la mort de Campin. une responsabilité morale de la France insoumise dans ce climat de violence exacerbé. Puis décidément très enverve, elle a ajouté que cette responsabilité s'étendait désormais aux électeurs qui glissent un bulletin LFI dans l'urne au moment de voter.

Au sein de la gauche à Guillemet, quelques éminents commentateurs ont repris ce refrain répugnant. L'ancien président socialiste François Hollande a lui aussi pointé la responsabilité de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon et et ses amis l'ont fait avec un systématisme qui mérite d'être contesté et condamné.

Une espèce de brutalité dans l'expression de dénonciation permanente, de mise en accusation, d'outrance euh de de formules verbales qui blessent. Bien évidemment, Hollande n'a produit aucun exemple précis à l'appui de cette attaque puisqu'il suffit désormais d'affirmer que les insoumis ne sont pas gentils pour que ça devienne une espèce de vérité révélée. Mais il faut reconnaître à ce fier socialiste une certaine expertise en matière de brutalité dans l'expression, de mise en accusation et de formule verbal qui blesse puisque lui-même lorsqu'il était président de la République avait très tranquillement déclaré à deux journalistes du monde qu'il y avait en France, je cite encore, trop d'immigration qui ne devrait pas être là.

Dans le même registre emprunté à l'extrême droite xénophobe, Maud Brégon a quant à elle établi en 2024 sur une chaîne de télévision du très réactionnaire groupe Boloré un lien entre insécurité et immigration. De sorte qu'il est bien sûr assez tentant de confronter la macroniste Brégon et le socialiste Hollande à leur propre logique et de leur demander s'ils estiment porter une responsabilité dans les agressions racistes qui se sont produites après leur déclaration. en rappelant bien sûr cette différence essentielle que la France insoumise quant à elle n'a absolument jamais tenu de propos légitimant d'une manière ou d'une autre la xénophobie et le racisme.

On doit regarder les choses en face. Euh il y a auour il y a aujourd'hui il y a aujourd'hui en France euh pas tout le temps mais parfois un lien entre insécurité et immigration et il faut être aveugle pour affirmer le contraire. Le 17 février, des policiers de Châurou ont voulu interpeller à son domicile un homme de 78 ans pour le placer en garde à vue dans une affaire de dégradation commise contre un cabinet médical.

Il leur a alors tiré dessus, puis il s'est retranché chez lui et il leur a lancé trois grenades, excusé du peu. Après l'avoir finalement arrêté, la police a retrouvé chez lui ce que le procureur de la République de Châurou a qualifié de véritables arsenal non déclarés, plusieurs dizaines d'armes de points chargés, un fusil à pompe, une mitraillette et des milliers de munitions. Mais le détail vraiment intéressant est que d'après le maire de Châurou, cet homme qui a donc tiré sur des policiers avant de le relancer des grenades et je cite un militant du Rassemblement national très actif et bien connu.

Or curieusement après son arrestation, ni Maude Brégon, ni François Hollande, ni aucun des commentateurs qui venaient de passer d'interminables heures à mettre en cause les insoumis dans une affaire dont il n'était aucunement responsable donc devoir pointer dans l'affaire de Château la responsabilité de l'extrême droite. Il sera difficile de trouver preuve plus éclatante de l'évidence que la campagne visant la France insoumise a pour seul et unique objectif, à l'approche de plusieurs échéances électorales importantes, de discréditer par tous les moyens, y compris et surtout les plus sales, la gauche parlementaire antifasciste et antiraciste. Jean Bard a dit l'extrême gauche doit faire le ménage, mais l'extrême droite aussi.

Hier, il y a il y a il y a un homme qui était âgé de près de 80 ans qui a jeté des grenades sur des policiers et leur a tiré dessus. On découvre que cet homme euh a été candidat Front National dans les années 1990 et qu'il a rien renié de ses accointances avec le Rassemblement national. Donc en fait le monopole de la violence extrême n'est pas que à LFI.

Donc le ménage oui mais pour tout le monde. Hm. Le 19 février, Martine Vassal, candidate des Républicains à la mairie de Marseille, a déclaré que ses valeurs principales étaient le travail, la famille, la patrie, c'est-à-dire mot pour mot la devise du régime de Vichi.

Non. Et quand le maire socialiste de Marseille, Benoît Paillan, lui a demandé si elle se rendait compte de ce qu'elle disait et lui a fait remarquer qu'elle venait de réciter le slogan du maréchal Pétin, elle lui a très tranquillement répondu "Oui, d'accord, mais moi c'est le mon slogan. Ils se sont mis à OK." C'est assez osé.

Mais il est vrai que l'exemple de cette décontraction vient tout de même très haut dans un pays dont le président quelques mois après son élection a voulu, comme on l'a dit, honorer la mémoire de celui qui l'a appelé le grand soldat pétin. Je suis pas péténiste, je suis gauliste et ma seule devise, c'est la liberté, l'égalité et la fraternité. le travail, la famille, la patrie.

Le 21 février, Laurent Nugèz, ministre Macronist de l'intérieur, a autorisé la tenue à Lyon d'un défilé présenté comme un hommage à Quentin de Ran dont il savait pertinemment qu'il allait attirer des groupuscules néonazis. Et ça n'a pas manqué puisqu'au premier rang de ce défilé paradé notamment un militant d'extrême droite condamné pour antisémitisme et pour négationnisme pendant que d'autres participants faisaient des salut nazis et lançaient des insultes homophobes et racistes sans que les policiers qui encadraient le cortège n'interviennent. Ça fait plusieurs fois que dans les rues de Lyon, dans les rues de Paris, on a des salut nazis.

En Italie, on vient rendre hommage à Mussolini avec des salut nazis. Moi, je ne sais pas à quel moment est-ce que euh les responsables de ce gouvernement ne vont pas se sentir à un moment donné un peu pris d'effroid euh de ce qui est en train de se dérouler dans tous les pays européens quand on a des salutes nazis, quand on a des propos homophobes, racistes euh qui sont proférés dans l'espace public sans que personne ne s'en inquiète. Moi, je suis extrêmement inquiète au contraire ce qui s Alors, il faudra se rappeler cette très instructive séquence et c'est quelques jours durant lesquels Emmanuel Macron aura dans un premier temps lancé d'infames accusations d'antisémitisme contre la France insoumise avant que son ministre n'autorise dans un deuxième temps et en toute connaissance de cause une manifestation durant laquelle des antisémites ont donc été siamment autorisés à défiler. dit tout d'un basculement gravissime encouragé depuis le plus haut sommet de l'État où la vérité n'a plus aucune valeur où le combat contre l'antisémitisme est quotidiennement instrumentalisé à des fins de base politique et où la gauche antifasciste est systématiquement présentée comme une menace pour l'ordre public pendant que des fascistes sont laissés libres de spavaner.

La marche pour Quentin de Rank s'est bien passé, on l'a vu sur ses images. Laurent Nunz a-t-il eu raison de respecter la liberté de manifester ? Ça ne s'est pas bien passé.

Malgré tout, ça s'est déroulé dans le calme. Il y avait aussi euh des familles, des enfants, beaucoup de femmes qui ont défilé par rapport à ce qui s'est passé ces derniers jours. On a le sentiment que quand il y a l'ultra droite qui défile, c'est calme.

Quand il y a l'ultra gauche, il y a à la fin un mort. On l'attendait depuis des années. Enfin, c'est arrivé.

Les nazis sont de retour. Ici à Mufelin, on se réjouit qu'un régime qui fait la part belle à l'antisémitisme et à l'anticommunisme puisse s'exprimer à nouveau. Le 22 février, comme pour mieux confirmer ce basculement, la ministre macroniste Aurore Berger a très tranquillement appelé le Rassemblement national, partie cofondé notamment par un ancien Vafeness et un ancien milicien, a retiré ses candidats aux élections municipales du mois prochain dans certaines villes pour empêcher la victoire de la France insoumise qu'elle a qualifié, je cite, de parti antifrance.

LFI c'est ça. LFI c'est de l'antisémitisme. LFI c'est un parti antifrance.

L'antifrance hein, c'était très situé historiquement. Ça renvoie à l'entr de guerre, ça renvoie au racisme de l'extrême droite et ça renvoie à cette dénonciation des métec des juifs, des franc-maçons et des protestants. La référence, vous l'avez évidemment.

Donc j'imagine mal qu'un ministre de la République ne puisse pas savoir que ça renvoie avant tout à ce vocabulaire là. C'est très connoté et ça a été utilisé et sans cesse par l'extrême non pas seulement par Moras mais par d'autres. Il y avait des cahiers de l'anttifrance hein qui dénonçaient justement qui étaient tout empreint de racisme et d'antisémitisme.

Je pense qu'en terme de vocabulaire, c'est tout de même étonnant. Cette référence est édifiante puisque l'anttifrance est une appellation forgée par l'extrême droite antisémite au moment de l'affaire de Drfus pour désigner de prétendus ennemis de l'intérieur accusés de trahir la nation française et dont le régime de Vichi a ensuite fait un usage intensif pour désigner les juifs, les francs-maçons et les communistes. Mais personne chez les macronistes n'a réagi à l'emploi de cette expression pour le moins très très lourdement connotée par Aurore Berger.

Et ce silence est un consentement qui prouve qu'à un peu plus d'un an de la fin du règne d'Emmanuel Macron, toutes les digues ont bel et bien été emporté et que ce président qui avait promis de faire barrage aux idées de l'extrême droite les aura en moins d'une décennie installé jusque dans les divagations devenues tristement ordinaires de ses plus proches collaborateurs. Merci d'avoir suivi cette chronique. dans 15 jours.