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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 avril 2026 10 min

Laurent Jacobelli, porte-parole du RN, est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. On commence d'abord avec cette libération he celle des deux français Cécile Colère et Jacques Paris.

Après 3 ans et demi de détention en Iran. Ils sont désormais libres, ils sont sur le retour sur le sol français. Est-ce que vous saluez ce matin la diplomatie française ?

Oui, bien sûr. Et puis nous partageons le bonheur de tous les Français, des proches. Nous sommes évidemment heureux de les accueillir à nouveau en France après 3 ans et demi détenu en Iran.

C'est c'est un bonheur et un soulagement. Il y a peu de de sources de joie en ce moment dans l'actualité internationale. Acceptons celle-ci et accueillons les bras ouverts.

Certains point des contreparties he notamment le départ de France d'une influenceuse iranienne poursuivie pour apologie du terrorisme. Et vous, est-ce que vous mettez le doigt là-dessus ce matin ? Oui, il faut euh voir maintenant l'ensemble des contreparties.

Il ne faut pas que les valeurs que nous portons, qui sont celles de la liberté d'expression face à l'obscurantisme euh des islamiste iranien euh ne soit euh bafoué. Attendons euh les informations. Pour l'instant, je vous le dis, on on est toujours dans la joie euh euh d'accueillir les deux ressortissants euh français.

Nous espérons que le prix à payer n'est évidemment pas trop élevé, mais pour l'instant, nous attendons de savoir vraiment. C'est le deuxième geste de l'Iran vis-à-vis de la France. He la semaine dernière, un transporteur français a été autorisé par les autorités iraniennes à traverser le D3 d'Ormouse.

Emmanuel Macron qui convoque ce matin un conseil de dévance, est-ce que vous diriez qu'il a trouvé le bon équilibre dans ce conflit ? Je dirais surtout qu'il semble subir ce conflit et qu'il semble découvrir les nouvelles en même temps que nous. Alors moi, je ne suis pas à l'aisé ni au ministère de la défense ou des affaires étrangères.

Peut-être ont-ils des informations que nous n'avons pas, mais on a un peu l'impression que ce qui se passe aujourd'hui en Iran et au Liban nous échappe malgré des déclarations. D'ailleurs, on a l'impression que Donald Trump, ses alliés, décident au coup le coup, au jour le jour, peut-être même heure par heure de ce qui va se passer sans concertation. Et c'est probablement le point de regret qu'on peut avoir aujourd'hui, c'est que la diplomatie française semble écartée de la marche du monde, semble écartée de la négociation du chemin vers la paix.

Et c'est dommage parce que nous avions avec le général de Gaul une longue tradition d'écidistance qui nous permettait de jouer ce rôle international que très franchement nous ne jouons plus. Mais vous pensez que Marine Le Pen je prends Marine Le Pen je pourrais dire Jordin de Bardella aurait pu et pourrait dans ce conflit s'imisser entre les Mola et Donald Trump. Mais c'est pas sissé, c'est participer à la marge vers la paix.

La France a une grande tradition d'amitié avec le Liban par exemple. La France a toujours dans son histoire su parler à des dirigeants qui ne partageaient pas forcément ses valeurs mais avec lesquelles il fallait discuter pour avancer. La France s'est malheureusement recroquvillé, enfermé.

Pire encore, elle a donné les clés de sa diplomatie à Madame Verlen et à l'Union européenne alors qu'elle n'en avait pas la responsabilité normalement. Et donc on a délégué notre pouvoir et bien nous sommes affaiblis mondialement et nous en payons le prix chaque jour. et les Français aujourd'hui on paye le prix à la pompe parce que les situations internationales ont des répercussions dans la vie quotidienne des Français.

On va en par mêler mais juste avant hier Donald Trump donc menaçait l'Iran avec cette formule glaçante. Toute une civilisation mourra ce soir et cette nuit le même Donald Trump annoncé un cesser le feu. Un mot tout de même de la forme.

Est-ce que ça vous choque ? Honnêtement oui. Honnêtement la diplomatie mondiale mérite un langage un peu plus châtié. mérite probablement moins de menace.

Euh mais je ne suis pas là pour donner des brevets d'élégance au président américain. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est sortir de cette crise et sortir par le haut. Sortir par le haut, ça veut dire bien sûr rétablir le commerce mondial.

Ça veut dire protéger Israël du Esbola. Et ça veut dire protéger les Iraniens du régime obscurantiste des Mola. vous dites "Faut sortir de la crise." Américains iraniens sont tombés d'accord sur un cessé le feu de 15 jours conditionné à la réouverture du détroit d'Ormous.

Sur la table, une proposition 10 points de la part de l'Iran. Les négociations vont donc reprendre. Est-ce que vous trouvez que c'est une sortie de crise euh convenable ?

Est-ce qu'elle est convenable pour les États-Unis ? Vous savez, dans cette crise, j'ai pris l'habitude de ne pas commenter minute par minute ce qui se passe parce qu'on voit bien les grands chambardements peuvent arriver très vite et des situations peuvent changer. Donc nous verrons bien le fait que les armes se taisent et que la négociation prenne le pas ne peut être accueilli que comme une bonne nouvelle.

Mais vers quel chemin ? Est-ce que nous allons permettre au peuple iranien de vivre dans une démocratie éclairée ? Est-ce que le commerce mondial va reprendre ?

Moi, j'ai pas les réponses à ces questions. Je pense que malheureusement le gouvernement français ne les a pas et c'est bien ça qui me chagrine. L'autre guerre effectivement, c'est celle du pétrole avec une conséquence concrète en France, la hausse du prix du carburant.

Vous souhaitez baisser la TVA, c'est 12 milliards. Donc on prend où l'argent ? D'abord, d'abord je je me permettrai de vous donner un conseil et si je peux me permettre, prenez les chiffres du gouvernement avec beaucoup de pincettes.

Je crois que si s'y connaissant en économie, on se serait aperçu depuis 10 ans. Nous, on dit qu'aujourd'hui il y a un surplus fiscal. Il y a, attendez, aujourd'hui au moment où on se parle, il y a pas un coût, il y a un surplu fiscal.

Voilà, 280 millions d'euros ce surplus fiscal. Le gouvernement nous dit bah français attendez souffrez en silence et puis dans 20 ans il y aura l'électrification. Tout cela n'est pas raisonnable.

Alors, si je peux me permettre, ce surplus fiscal, Sébastien Lecnu veut flécher vers l'électrification du pays. Est-ce que c'est pas une bonne chose de temps en temps de penser autant long ? Non, mais attendez, là, il y a urgence.

Voilà, il y a des Français, il y a toujours urgence. des Français do Oui, ben je sais bien la politique de l'urgence c'est un peu l'excuse de ce gouvernement pour ne jamais rien faire. Ils ont décidé d'électrifier permettre si je peux me permettre de vous répondre aujourd'hui il y a des gens qui choisissent entre le plein de la voiture et le plein du frigo.

Ça on veut pas. Voilà quand on prend sa voiture aujourd'hui c'est pas pour aller pavaner aller spavaner, c'est pour aller travailler, aller à l'hôpital, aller à l'école. Donc il faut maintenant aider en urgence les Français comme le font d'ailleurs la plupart des pays européens.

Nous sommes un des derniers à ne pas baisser les taxes sur l'essence. Et on nous dit l'électrification, mais une fois encore l'électrification c'est ce qui amène aujourd'hui pour les automobiles la chute de notre industrie automobile et on nous promet des jours meilleurs dans 10 ou 20 ans. Et ben, qui nous a amené dans la crise de l'énergie ?

Ce gouvernement en ayant une politique de fermeture des centrales nucléaires au début et une politique de surenchérissement de l'énergie notamment à cause des impôts. Tout cela n'est plus tenable. Vous nous parlez des autres pays européens qui ont fait des gestes sur le carburant, c'est juste.

Sauf que ils ont ils ont les des moyens financiers que la France n'a plus. Et ben, c'est bien le problème. C'est-à-dire que est-ce qu'on va garder au gouvernement des gens qui creusent la dette, qui augmentent les impôts et qui dans des cas de crises sont incapables de protéger les Français.

Je pense qu'on a vu la limite de ces incompétents, que quand quelqu'un est incompétent, il faut lui demander de partir. C'est ce que nous demandons évidemment, il faut changer cibl c'est pas plus en en rapport conforme à l'état de nos finances trois fois qui nous fait qui nous font le coup d'échec. En général, ça creuse la dette et ça ne répond pas aux obligations économiques de nos entreprises et de nos compatriotes.

Il faut maintenant avoir des mesures claires. On baisse la TVA, on baisse les taxes sur l'essence. Je rappelle que presque 60 % du prix de l'essence, ce sont des taxes.

Et c'est bon pour l'économie de faire ça parce que les Français continueront à consommer et la consommation, ça veut dire des recettes de TVA. Si on avait des gens qui voyaient plus loin que le bout de leur nez, si on avait des gens qui avaient autre chose que euh 1 an comme échéance avec les élections présidentielles, on pourrait peut-être sortir les Français de la crise, mais je crois qu'ils ne le veulent pas. Hier, lors des questions au gouvernement, Maudebréon vous a accusé de spéculer euh sur la crise.

Est-ce qu'il y a pas une forme de démagogie à réclamer le carnet de chèque alors que les caisses sont vides ? Je répète ma question. Mais nous ne réclamons pas le carnet de chèque.

Cette proposition de baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les énergies, nous le faisons depuis très longtemps avant même cette crise énergétique. Pourquoi ? Parce que l'énergie est un bien de première nécessité.

Première nécessité pour les entreprises. Une énergie peu chère, c'est un élément de compétitivité. Or, le gouvernement actuel a renchéri l'énergie en France dans des proportions incroyables.

Et c'est pour les nos compatriotes français qui doivent faire le plein d'essence, qui doivent allumer le four le matin et utiliser un certain nombre d'appareils électriques. C'est leur permettre de garder du pouvoir d'achat qu'ils vont relancer dans la consommation. La consommation c'est la production.

La production c'est de l'emploi et l'emploi c'est le renflouage de nos caisses sociales. Si ce gouvernement pouvait ne serait-ce qu'une heure prendre un cours d'économie, je crois que ça srait notre pays. Donc fin mars lorsque Marine Le Pen accusé l'État de se comporter en profiteur de crise et dénonçait donc les les fameuses recettes indu perçues par l'État, vous vous maintenez, vous dites que l'État profite de la crise pour remplir ses caisses.

Ah bah c'est très clair. Vous savez c'est mathématique hein, c'est pas philosophique. Quand le prix de l'essence augmente, la TVA qui est calculée sur le prix de l'essence augmente et cette TVA c'est de l'impôt qui rentre dans les caisses de l'État.

Je pense que la démonstration j'entends votre démonstration, sauf que elle est un petit peu courte si je peux me permettre parce que la hausse du pétrole c'est jamais une bonne nouvelle pour l'État. Parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'économie va rentir, que la consommation va baisser, que l'inflation va augmenter, que les taux vont augmenter.

Donc c'est jamais une bonne nouvelle pour l'État. Oui. Donc c'est c'est quoi cet état ? un troupeau qui regarde le train passé et qui ne fait rien.

Vous êtes en train de faire un constat tout à fait juste. Si on ne fait rien aujourd'hui, si on ne prend pas des mesures d'urgence, c'est la chute de notre économie. C'est pour ça que nous essayons de l'escouer.

Réveillez-vous. N'arrêtez pas, arrêtez de dormir dans vos siège en espérant être un jour réélu en ne faisant rien. Travailler pour les Français, baisser ces taxes.

N'importe comment. D'une manière générale, aujourd'hui les taxes sont en train de tuer notre économie et c'est encore pire en période de crise, il faut libérer ce carcan pour les Français, pour les entreprises, sinon on va dans le mur. Mais on a l'impression que le mur est la direction qu'Emmanuel Macron veut prendre de manière assez systématique.

Merci Laurent Jocaboli, bonne journée à vous. Merci à vous. Merci beaucoup Alex.

On continue évidemment et merci à Laurent Jacobelli. On continue notre édition spéciale évidemment sur France info après ce plan de paix. Cette trêve donc annoncée cette nuit par les États-Unis.