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interviewLe Média (sur YouTube)· 5 janvier 2023 78 min

ÉNERGIE CHÈRE, FRANÇAIS EN COLÈRE : MACRON DANS LE PÉTRIN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir tout le monde on est en direct sur le média et vous regardez toujours debout votre quasi quotidienne de débat de décryptage et d'infos cette émission fait partie de notre nouvelle grande ambition faire du média une véritable chaîne de télévision pour vous y proposer une autre hiérarchie et un autre traitement de l'information vous êtes au courant maintenant depuis 5 mois nous tenons le défi d'être diffusé en 24/7 sur youtube et dailymotion on vous propose quatre rendez-vous au quotidien du lundi au jeudi avec une fois de plus un regard différent sur l'Actualité le tout sans le soutien d'un milliardaire ou de mécènes et va des fiscaux non uniquement en comptant sur vous et votre soutien populaire et citoyen le média vôtre le média dépend de votre soutien vos abonnements et vos dons et d'ailleurs vous nous avez soutenus soutenu à hauteur de 260000 euros c'était au-delà de nos espérances on a bien terminé l'année 2022 merci énormément à vous mais pour tenir dans la durée nous avons besoin de vos abonnements à à partir de 5 euros ou encore de dons mensualisés pour ceux qui le peuvent c'est le coût de notre indépendance un rendez-vous sur le média tv.fr/outien pour nous aider en ce projet de télé libre et indépendante ne peut s'en faire se vous sans vous chaque geste compte vos LIKES vos partages vous pouvez parler autour de nous et partager nos contenus pour vaincre cette dictature de l'algorithme parler de nouilles soutenez nous nous sommes jeudi 5 janvier 2023 il est 18h35 et on est toujours debout [Musique] au programme de cette nouvelle édition de toujours debout une émission passionnante d'un peu plus d'une heure de débats d'un faux de décryptage en première partie une carte blanche de mon camarade et collecte Thomas Dietrich qui viendra nous parler de la face cachée de la DGSE la direction générale de la sécurité extérieure ainsi elle nourritant de fantasmes ce service secret est aussi un repère de pieds nickelés et de barbouze au service des plus basses oeuvres de l'État français je recevrai ensuite Mathias Tavel députée elle est fin nups de la 8e circo de Loire-Atlantique ensemble nous reviendrons sur les annonces d'Emmanuel Macron lors de ses vœux aux boulangers en marge de la traditionnelle cérémonie de la galette des rois étranglée par l'explosion du coup des matières premières et de leur facture d'énergie les boulangers mettent la clé sur la porte notre président monarque a promis que le gouvernement continuerait à aider les très petites entreprises beaucoup dénoncent des mesurettes mais attention pas de numéro vert cette fois puis je laisserai ma place à mon camarade du lien Terry qui recevra Johan Farber enseignant et éditeur auteur d'un petit livre d'intervention intitulée parlez-vous le parcoursup aux éditions du Seuil dans la collection libelle un entretien qui s'annonce très riche durant lequel nous verrons que les défauts catastrophiques de cette plateforme très décriée aussi bien par les lycéens et les syndicats étudiants que par les professeurs d'universités ne sont pas des dysfonctionnements un parcoursup et l'instrument de la brutalité d'un gouvernement qui veut tout privatiser à coup de violence à rythmique et managériale bref reste avec nous jusqu'au bout mais avant tout place à la carte blanche de Thomas Dietrich [Musique] bonsoir Thomas salut Nadia alors tu es venu nous parler des incroyables faillites d'un de nos services de renseignement la DGSE qui a été pointée du doigt dans un article du Monde alors il y a une enquête assez incroyable qui est sortie hier dans le monde qui est signé l'homme qui avait notamment fait un entretien avec François Hollande un livre d'entretien et il nous parle de un de nos services secrets qui est la direction générale de la sécurité extérieure donc il s'occupe du renseignement extérieur qui s'agit de préserver la France des menaces liées à l'étranger et que cette DGSE la partie créative c'est qu'elle est liée elle est sous la tutelle du ministère des armées du ministère de la Défense donc il y a un culte du secret et ce que raconte davait l'homme c'est qu'il y a actuellement une procédure judiciaire puisque la DGSE a depuis des décennies une sorte de trésor caché alors c'est pas les fonds secrets qui permettent de financer des opérations plus ou moins légales des opérations secrètes c'est vraiment un trésor qui avait été constitué notamment après la Seconde Guerre mondiale au cas aussi comme en 1940 français devaient s'effondrer il y aurait moyen d'avoir de l'argent pour le permettre de le reconstruire et donc cet argent là est placé dans des opérations boursières donc c'est la DGE qui le place et c'est vrai qu'au début des années 2000 la DGSE trouve un homme d'affaires qui s'appelle Alain du minil qui est une des plus grandes 500 plus grandes fortunes de France et lui confie de cet argent là 23 millions d'euros c'est quand même pas une petite somme à charge pour lui de l'investir dans des sociétés sauf que le Alain du ministre sans prévenir il va fermer ses sociétés liquider les actifs et puis la DGSE va plus revoir la couleur de son argent donc forcément c'est quand même un peu dangereux de se mettre à dos des espions aussi puissants on va à un moment 2016 à la du ministre se rend à Paris à l'aéroport et puis il est sous près de soins prétexte un peu banal il est conduit dans une pièce à part et puis il tombe sur deux agents de la DGSE qui lui disent maintenant il va falloir rendre l'argent parce que sinon vous savez on pourrait vous retrouver en chaise roulante et puis il montre à l'un du Mesnil des photos de proche pour bien montrer que il est surveillé à l'un du ministre se laisse pas du tout faire il porte plainte et donc il y a une enquête judiciaire qui est ouverte et on se rend compte qu'effectivement bah c'était pas du mensonge qui racontait que on l'avait bien menacé et on lui avait dit ben de rembourser cet argent en plus vivement sur un compte au Bahamas donc l'ancien patron de la DGSE à Bernard bajolais qui avait été mis en place par François Hollande et mis en examen pour l'instant donc c'est quand même une affaire assez grave et puis même la dgce a perdu plusieurs millions d'euros dans l'affaire et quand même sa crédibilité alors on a surtout connu la DGSE à travers la série du bureau des légendes mais dans la vraie vie on la connaît surtout par les scandales qui l'ont éclaboussé les plus anciens se souviendront peut-être de ça le Rainbow Warrior un des plus grands scandales d'État de la Cinquième République l'affaire porte le nom d'un bateau de Greenpeace à son bord les militants protestent contre les essais nucléaires français jusqu'à ce qu'il soit attaqué le 10 juillet 1985 l'attentat contre un bateau de l'organisation écologiste Greenpeace de clan dans Nouvelle-Zélande attentat qui a fait une victime un des membres de l'équipage du bateau un photographe de Greenpeace meurt très vite les autorités néo-zélandaises mènent l'enquête un couple de touristes suisses est arrêté les époux turanges en réalité deux agents secrets français et une deuxième équipe de la DGSE est recherchée la France son état-major et ses responsables politiques vont alors s'engluer dans une spirale du mensonge a commencé par Charles ernue le ministre de la Défense écoutez et ce n'est pas la seule alors c'est vrai qu'on est quand même loin de l'image d'Épinal on a beaucoup parlé de la DGSE à travers la série très bien fait d'ailleurs le bureau des légendes qui est un peu mis à l'honneur ce service secret avec des agents qui défendaient la France au péril de leur ville c'est vrai que des fois on est quand même un peu c'est un peu loin de la réalité parce qu'on s'embarrasse pas de morale des fois on se sert avant de servir la France et puis quand on serre la France on le fait de manière pas très glorieuse preuve cette affaire du Rainbow Warriors qui a fait beaucoup parler à l'époque et c'est vrai que depuis on va pas refaire l'histoire mais là des GSEA mais elle a été mêlée à des coûts fourrés c'est à dire que à l'époque l'ancêtre de la DGSE qui était le stedek dans les années 1948 juste après sa création juste après la Seconde Guerre mondiale a quand même été mêlée à des répressions de grève des mineurs la grande grève des mineurs de 1948 forts c'était quand même pas son rôle pour un service de d'espionnage lié à l'extérieur et à l'étranger nous avait des agents du Steck l'ancienne de la DGE qui était dédié à l'enlèvement et l'assassinat de Mehdi Ben Barka en 1965 ce célèbre opposant marocain qui avait été enlevé devant la Brasserie Lipp à Saint-Germain-des-Prés et puis voilà c'est vrai qu'on a multiplié un peu les coups foireux et les coups fumeux au nom de la France on avait notamment des tentatives multiples de coup d'état bien avant Nicolas Sarkozy pour assassiner renverser mon arcadhafi le guide Libye bien d'ailleurs il y a une affaire qui est complètement oubliée aujourd'hui c'est on a tellement voulu tuer Kadhafi que en 1980 on a tenté d'abattre son avion donc un Chasseur français qui est parti de la base de Solenzara en Corse et qui a tiré sur la même catalyse ou que c'était pas la viande Kadhafi c'est un avion de ligne italiens qui se rendait en Sicile et l'avion a été abattu détruit il y a eu plus de 80 morts et c'est vrai que on n'a jamais vraiment fait la lumière dessus alors il y a eu des enquêtes après mais c'était un énorme raté de nos services secrets voilà qui voulaient en finir avec Kadhafi d'ailleurs Thomas a des décennies plus tard la France est notamment la DGSE s'impliqueront directement dans le renversement de Kadhafi on se souvient tous de ces images c'est désormais confirmé dieu est grand notre correspondant à Tripoli nous confirme que Kadhafi a été tué et que son corps est adminata son fils ALMO attacème a lui était capturé ainsi que le criminel et chef des renseignements Abdula on espère avoir des images bientôt alors on attend toujours une confirmation officielle ou pas du CNT le nouveau pouvoir en Libye Mouammar Kadhafi était né dans cette ville de cirque certes sa ville natale ce serait donc la protéger par un dernier carré de fidèles que l'ancien guide libyen aurait trouvé refuge alors effectivement sur les chaînes télé française à l'époque et d'ailleurs occidental on a raconté que moi marcadhafi avait été renversée par son peuple et pas question de défendre ici moi marcadhafi qui était un dictateur mais quand même on a un peu aidé le peuple libère on a même beaucoup aidé à renverser moi marcadafi et même dans le cadre de son assassinat il y a des espions libyens qui ont fini par parler dans des journalistes très sérieux comme Mediapart notamment qui s'appelle Rami lobby qui annoncien coordinateur du renseignement extérieur l'équivalent de la DGSE libyenne qui a dit mais vous savez les gens qui ont tué Kadhafi là qu'ils ont sorti de son égout c'était des agents de la DGSE française et qui l'ont abattu on a tout organisé on a tout fait c'était confirmé par par de nombreux témoins et c'est vrai que l'implication du gouvernement français dans l'assassinat de moins marcadhafi et dans sa chute est quand même assez patente surtout que c'est pas forcément pour des motifs très nobles c'est pas parce que moi marcadafi était un dictateur qu'on allait renverser il y a quand même cette suspicion du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 qui reste et que Sarkozy aurait voulu se débarrasser d'un mécène qui menaçait un peu de balancer d'ailleurs on allait beaucoup plus loin c'est que non seulement on s'est débarrassé de Kadhafi mais à un moment on a envoyé le service action de la DGSE donc les commandos de la DGSE essayer de se débarrasser de céphalies qui étaient le fils de Kadhafi qui est un peu le successeur de Kadhafi qui souvient à l'époque était très médiatique donc on a envoyé un commando le liquidé sauf que pas de chance ils sont tombés sur un autre commando russe celui-là qui était venu next filtré il y a eu même des affrontements entre les commandos un des commandos français et il y a eu trois morts parmi ces commandos français il y a eu vraiment un rôle catastrophique de la dgce parce qu'évidemment au-delà de la chute de Kadhafi que pas beaucoup de monde regrette il y a eu la déstabilisation d'un pays la Libye on a fait absolument n'importe quoi pour en fait cette petite guéguerre privée qui a mené Nicolas Sarkozy on sait par exemple que en fait moi marcadafi était soutenu par des Touaregs qui étaient originaires du Mali qui était du Nord Mali et qui venait combattre avec lui en tant que commercial et donc est-ce qu'on a fait nous français on a envoyé des émissaires de la DGSE voire c'est mercenaires du Nord-Mali leur dire bon écoutez maintenant vous allez lâcher Kadhafi parce que c'est un méchant et on veut plus mais en échange on va vous donner l'indépendance du normalisme puisque vous la réclamez depuis des années et que vous ne vous entendez pas avec le sud du Mali qu'est-ce qui s'est passé quand Kadhafi est tombé les arsenaux d'armes libyens ont été ouverts ces mercenaires-là sont repartis avec leurs arbres au nord Mali sauf qu'ils sont pas repartis tout seul puisque qu'entre temps il y avait des djihadistes qui étaient infiltré et tout ça a créé à donner l'arrivée de Al-Qaïda et de l'État islamique plus tard au Mali et le terroriste qui s'est répandu à travers le sale donc forcément des fois nous on va dire notre renseignement extérieur a manqué sérieusement de jugeote justement la DGSE a parfois eu un rôle très trouble notamment dans l'affaire de la libération des otages d'Areva au sel au regard d'un petit extrait d'un reportage d'envoyé spécial pourquoi l'État français a-t-il envoyé auprès d'acné plusieurs équipes de négociateurs rivales au risque de tout faire échouer je suis mandaté pour aller négocier la libération des otages le directeur de cabine du vise la défense il me dit tu as le feu vert tu peux pas y avoir deux équipes la France a déboursé plusieurs dizaines de millions d'euros de rançon pour libérer ces otages trois ans après pourquoi plusieurs témoins clés évoquent-ils des détournements d'argent l'intégralité de la somme n'est pas les hack me quand il parle de rétrocommission on comprend bien qu'il vise la classe politique j'ai l'impression que notre souffrance elle est utilisée pour tout un enjeu politique et je trouve ça il y a eu aussi un phéna une chose qu'on n'a jamais compris c'est l'histoire des deux journées qui ont été tués à Kidal il n'a pas reçu la totalité des rangs serait-il venger en assassinant Ghislaine Dupont et Claude Verlon deux journalistes de RFI c'est une histoire absolument effroyable et dont on ne parle plus aujourd'hui dont les enquêtes n'avancent pas c'est à dire que on faut rappeler un peu et donc en 2010 il y a 7 personnes dont 5 français qui sont prendre en otage par Al-Qaïda avec au Niger qui travaille pour Areva et puis pour Vinci et la France au lieu de effectivement elle va mener des négociations mais elle va faire absolument n'importe quoi c'est-à-dire on va mettre deux canaux de négociation parallèles qui vont se détester entre eux qui vont se tirer dans les pattes ces deux agents de la DGSE qui dirigent ces deux réseaux distincts il y en a un qui s'appelle Pierre-Antoine Lorenzi c'est en général des anciens du service action de la DSE qui ont quitté la DGSE mais qui reste toujours liés et l'autre qui s'appelle Jean-Marc gadoulet qui est aussi sorte d'aventurier un peu barbouze qui s'est retrouvé mêlée à des quand il était à la DGSE à des assassinats d'opposants au Tchad et donc c'est au lieu de faire avancer un peu l'affaire au lieu de permettre la libération rapide c'est cet otage ben ces deux réseaux là vont se tirer dans les pattes vont s'affronter il y a des choses même étranges qui vont se passer en France il va avoir des maisons de campagne incendie il va avoir des des drôles d'accidents et tout ça en fait sur fond des de grosses sommes d'argent qui sont en jeu puisque la France va payer pour libérer ces otages et ce qui racontait dans le reportage c'est que une partie de la rançon aurait mystérieusement disparu n'aurait pas été remis aux aravisseurs mais aurait servi de rétrocommissions et Laurent Bigot qui a un ancien diplomate sous directeur Afrique de l'Ouest au Quai d'Orsay a évoqué des rétrocutions vis-à-vis de la classe politique française sauf que ça a eu cette incompétence cette affrontement cette guerre de clan puisqu'on retrouve des proches de Nicolas Sarkozy dedans ben retarder la libération des otages et c'est évoqué dans le dans le reportage à peut-être coûté la vie à deux journalistes de RFI un Guilaine Dupont et Claude Verlon qui vont être enlevés à Kidal en novembre 2013 et assassiné le jour même c'est quand même cette affaire à jamais été élucidé puisque l'enquête est quasiment intégralement justifier même les documents que qui sont des classifiés sont vraiment caviés ça veut dire on blanchit partout pour ne pas donner l'information à tel point que quand même la rapporte spéciale de l'ONU qui est pas une marxiste les Nice pas tenté c'est quand même inquiété et a dit que l'enquête était entravée par le secret défense est-ce que finalement on aurait assassiné ces deux journalistes en vengeance du détournement d'une partie de la rançon par ses réseaux de barbouzes d'anciens de la DGSE c'est une hypothèse qui se tient surtout que quand même il faut se poser une question c'est que le jour de l'enlèvement de Ghislaine Dupont la sa boîte mail a été piratée ses mots de passe ont été changés et ça m'étonnerait que ça soit forcément les djihadistes qui les fait donc on espère qu'un jour il y aura la justice pour pour de confrères mais c'est vrai que ça met en quand même en cause une certaine incompétence voir des certains la responsabilité de nos services secrets qui ont failli dans cette histoire et on a vu que les agents de la DGSE pouvaient parfois se reconvertir dans le privé pour le meilleur et pour le pire alors en fait une double reconversion c'est assez marrant puisque depuis qu'il arrivait au pouvoir Emmanuel Macron a beaucoup utilisé des gens qui étaient passés par la DGSE y compris les installer des postes très proéminents très importants alors que c'est pas forcément des diplomates de base par exemple sont conseillers Afrique Franck Paris est passé par la DGSE les deux derniers directeurs Afrique du Quai d'Orsay qui a un poste quand même très important sont aussi passés par la DGSE donc il y a vraiment un emprisme de la DGSE jusqu'au plus haut de sommet de l'État et puis effectivement quand ils arrivent pas à se recycler dans l'administration publique ben il se recycle dans le privé et créer leur cabinet de conseils j'ai parlé de Lorenzi et gadulé avant qui avait créé chacun leur société privée et puis vous avez ils vont se mettre au service d'intérêt plus ou moins noble en général plutôt moins que plus de dictatures étrangères et notamment africaine vous savez par exemple une société qui s'appelle Galice qui était très proche de la mafia Corse de Michel Tommy et de Bernard squarsini l'ancien tout-puissant patron potentiellement interne Nicolas Sarkozy qui allait se mettre au service de pays comme le Mali ou même le Gabon d'ailleurs ils ont été soupçonnés d'avoir été mêlés à la répression l'attaque du QG de l'opposition qui a fait plusieurs dizaines de morts en 2016 lors de l'élection présidentielle gabonaise et même il y a eu des choses assez rocambolesque triste c'est que on a même tenté d'assassiner un Opposant congolais sur le territoire français on vous regarde un petit extrait c'est un Opposant congolais réfugié en France un ancien général chassé de son pays par le pouvoir en place je vais donc à la gare de Bessancourt pour prendre mon point ce matin-là un inconnu le suit et se rapproche j'arrive ici j'entends deux coups de feu dans mon dos et je me retourne et je me retourne et quand je me retourne je vois quelqu'un ici à 1 m de moi qui me pointe un pistolet et donc je me mets à courir pour fuir en zigzagant j'essaie de fuir et je me retourne il est encore sur place et je décide de le pourchasser et finalement je sens que mon corps ça faiblit et lui il gicle là-bas où il y avait un véhicule qui l'attendait la première balle à ricochet un peu plus haut et la deuxième comme il était un peu plus proche et rentrer et est venu en profondeur jusqu'à se loger à côté quand même du cœur je vous aide vous pouvez m'aider oui allez jusqu'au bout jusqu'au bout voyez la cicatrice et donc des enquêtes ont montré que ben il y avait certains gens de la DG ce pas très gradé qui avait été derrière cette tentative d'assassinat d'ailleurs faire des nombahou ne sera pas victime que d'ex barbouze reconverti qui avait quitté la DGC il sera aussi victime en quelque sorte de l'État français qui monte bien qui a une certaine complaisance puisqu'en 2017 donc après cette tentative d'assassinat l'État français va geler ses fonds pour un financement du terrorisme islamiste alors que lui n'était pas absolument pas musulman donc c'était un truc complètement absurde et il va même avoir une deuxième tentative d'assassinat sur cette opposant qui évidemment est un opposant à un dictateur ami de la France à Denis sasukeo qui est un très sanguinaire qui a été mêlé de nombreux crimes contre l'humanité dans son pays et qui a notamment été très proche de Elf puisqu'il y a beaucoup de pétrole au Congo et députés et les filles de Loire-Atlantique Mathias Tavel c'est Thomas [Musique] l'année 2023 commence de manière terrible pour les très petites entreprises en France et même pour certaines PME et pour cause l'explosion vertigineuse de leur facture d'électricité beaucoup plus importante que celle que les ménages peuvent subir ou s'attendre à subir on en est au point où des milliers d'unités économiques sont en train de fermer boutique et on pourrait être obligé ou pourrait être obligé de le faire une profession un type de petites entreprises incarne cette catastrophe les boulangers les boulangeries les témoignages bouleversants se multiplient depuis plusieurs jours à l'ouverture du courrier il y a quelques jours Julien Pen à y croire près de 13000 euros de factures d'électricité en décembre au lieu de 1800 euros en temps normal je paye cette facture là je ne peux pas payer ni mes ouvriers ni mes charges ni mes fournisseurs voilà c'est la fin de l'entreprise la fin du mois face à la flambée des prix de l'énergie se boulanger passionné a pourtant tout mis en oeuvre pour garder la tête hors de l'eau depuis des mois il fabrique ses pâtisseries et viennoiseries quasiment dans le noir c'est mon travail c'est ma vie je passe peut-être 18 heures dans mon labo fermé parce qu'on ne peut pas payer une facture alors que nos clients sont là ne sont ils consomment ils sont satisfaits de nous ce n'est même ce n'est pas possible le symbole est fort et ravageur si les boulangers de proximité les seuls à tisser du lien dans de nombreux territoires connaissent des faillites en série la panique et la colère de tarderont pas à ce généraliser dans le pays bah oui quand la baguette ne coûte plus un euro mais un euro 20 les Françaises et les Français le voient tout de suite le sujet est politique voilà pourquoi le gouvernement réagit il en est bien sûr le mouvement des gilets jaunes à l'époque il ne s'agissait pas du prix du pain mais du prix de l'essence du coup au sommet de l'État on s'empresse de communiquer ce matin Emmanuel Macron recevait les artisans boulangers histoire de partager comme chaque année la galette des rois alors bien entendu il n'a pas renoncé au jeu des blagounettes en dépit de la gravité du moment je veux d'abord vous remercier d'être là avec une gratitude particulière pour Jean-Yves boulier à qui on doit ses chefs de frangipane et tous ceux qui ont mis si je puis dire la main à la patte pour l'aider nous aurons tout à l'heure l'occasion d'aborder la galette et là aussi conforme à une tradition où devrais-je dire une superstition républicaine il n'y a pas de fève dans cette galette je le dis tout de suite à toutes et toutes parce que il se trouve qu'il n'y a pas de roi à l'Elysée ici c'est vrai qu'on cette période de gouvernance par 49-3 le doute était légitime manuel Macron a également comme il le fait souvent quand les fruits de sa politique suscitent la colère légitime de l'opinion féminine de taper du point sur la table et de s'agacer de l'attitude de certains énergéticiens il y en a qui ont négocié des contrats qui augmentent et je vous le dis tout de suite ça augmentera pour tout le monde parce qu'il y a pas d'autres possibilités pas de miracle mais qui ont des contrats qui ont augmenté mais dans des proportions raisonnables et qui peuvent absorber et il y en a d'autres c'est ce qu'on entend tous les jours qu'on lui donne notre presque quotidienne et je sais que parmi les vôtres s'il y en a qui ont eu des x 5 ou x 10 et ça c'est pas normal bonsoir Mathias Tavel bonsoir parfait alors avant toute chose nous aimerions que vous nous expliquez pour celles et ceux d'entre nous qui ne le savent pas pourquoi il y a une différence aussi grande entre le cou de l'électricité pour les particuliers et celui appliqué aux entreprises même de petites tailles alors en fait c'est pas une différence uniquement entre les particuliers les entreprises vous avez aussi parmi les entreprises et parmi les particuliers des différences notamment parmi les toutes petites entreprises qui n'utilisent pas beaucoup d'énergie c'est un peu compliqué mais la raison principale elle tient en un mot c'est la marchandisation de l'énergie et la suppression qui a été imposée pour toute une série notamment d'entreprises d'avoir accès aux tarif réglementés de l'électricité et du gaz sur l'hôtel de la libéralisation de l'énergie à l'échelle européenne où on les a obligés à recourir à des contrats de marché les particuliers eux ont la possibilité de le faire mais ils n'y sont pas encore obligé alors l'état aujourd'hui multiplie les gestes et les dispositifs selon Elisabeth borne il peut prendre en charge 40% de la hausse de la facture d'électricité des boulangers le gouvernement fait aussi pression sur les fournisseurs d'énergie les boulangers pourront résilier sans frais leur contrats d'électricité en cas de hausse prohibitive le gouvernement fait tout pour montrer qu'ils ne lâchera pas ses commerçants donc on va accompagner toutes les TPE donc tous les moins de 10 à la tous les moins de 10 salariés sur cette affaire alors on m'avait donné un numéro vert mais il se trouve que j'ai eu un bon réflexe j'ai testé le numéro vert qu'on m'a donné avant ça marche pas donc on va s'organiser d'ici lundi non non mais donc et moi j'en ai ras le bol des numéros verts dans tous les sens donc déjà ce qu'on va on va s'organiser parce qu'il y a une chose qui marche bien dans la République c'est les préfectures dans chaque département donc pour tous ceux qui ont des angoisses on va donner un renfort à nos préfectures pour les standards mais on va prendre les noms des gens et on va mettre en place un petit dispositif d'alerte mais vous avez bien compris que c'est pas l'état qui va négocier ses contrats on demande aux fournisseurs de le faire mais tous ceux qui sont face à des angoisses je veux qu'ils puissent les exprimer les dire à quelqu'un parce que on sait pas battu tous ensemble pendant la période du covid pour aider pour sauver des entreprises et les voir tomber maintenant donc je vous dis on va être là on prendra 40% de la hausse et donc vous aurez une hausse c'est sûr mais on va tout faire pour qu'elle soit raisonnable on va vous accompagner pour pouvoir la passer l'absorber mais à chaque fois qu'elle sera déraisonnable on va pousser les fournisseurs à la négocié en janvier et on va vous accompagner alors on voit bien Emmanuel Macron se veut rassurant il est empathique altruiste j'aimerais bien vous entendre d'ailleurs même réagir sur le ton de ce président et bien sûr la question suivante c'est de savoir si ces mesures voulaient juger suffisantes le ton il est grotesque c'est un grand numéro de foutage de gueule pour le dire assez trivialement parce que clairement monsieur Macron invente des choses parfaitement compliquées et il faudrait appeler la préfecture pour régler une facture alors que il suffit simplement de mettre en cause le fait que l'énergie est une marchandise sur laquelle des entreprises font des profits sur le dos des boulangers et d'ailleurs de tous les Français pas seulement des boulangers non c'est très hypocrite parce que d'abord ils ont refusé de taxer les super trophiles les super dividendes des entreprises de l'énergie qui contribuent à cette hausse et ensuite ils sont réduits à inventer toutes sortes de mécanismes c'est un peu Monsieur Bricolage va acheter son pain quoi si vous voulez comme on veut pas mettre en cause le fait que c'est un tarif qui est fixé par un marché et pas par de la réglementation et bien alors on va faire des rustines pour que vous ayez une hausse mais on va vous redonner 40% si vous cochez la bonne et puis sinon vous pourrez un peu le standard de la préfecture enfin tout ça et complètement indigne nous nous avons proposé dès le mois de novembre le fait qu'il y ait le tarif réglementé qu'on puisse y revenir pour toutes les entreprises de votre amendement au passage que dès le mois de janvier 2022 nous avons déposé il y a donc un an une proposition de loi pour bloquer les prix des produits de première nécessité parmi lesquelles l'énergie qu'on nous a répondu que ce n'était pas possible que ce n'était pas nécessaire que grâce au bouclier tarifaire les Français et les entreprises étaient protégées on voit que un an après il n'en est rien le gouvernement a fait perdre un an aux Français sur la protection contre la hausse de l'énergie ce qu'il faut c'est mettre en cause le mécanisme du marché européen de l'énergie ça n'est pas normal que quand les coups de production augmente même de 30%, les prix augmentent de 300 400 500 600 %, qui prend la différence pourquoi ce sont des entreprises essentiellement privées qui se sucre sur le dos des boulangers comme elles se sucent sur le dos des bouchers et de tous ceux qui ne sont pas éligibles au bouclier tarifaires y compris parmi les ménages dans les copropriétés ou des logements sociaux il faut sortir du marché européen il faut bloquer les prix il faut taxer les super profits et il faut revenir au tarif réglementés de vente de l'énergie pour tous particuliers entreprise artisans et collectivités locales d'ailleurs au sujet de la taxation à laquelle c'est opposé Emmanuel Macron et son gouvernement dans l'impression qu'il est en train de faire un petit Moonwalk je vous propose de regarder ce petit magnéto j'ai entendu l'inquiétude et l'angoisse elle est légitime j'en ai comme vous assez qu'on est des gens qui sur la sur la base de la crise face des profits excessifs donc la crise elle touche tout le monde il faut à la fin de toute façon qu'on absorbe cette hausse des prix parce qu'on ne produit pas cette énergie mais il est pas normal qui est des gens qui fassent des très gros profits dans un moment où on utilise quand même l'argent du contribuable pour aider les plus petits à résister donc on va remettre un peu tout le monde d'équerre dans cette période avec cette mesure et cet effort qu'on va demander et oui contre toute attente celui qui refusait de taxer les super profits fustiges les entreprises qui font des profits excessifs c'est le moins qu'on puisse dire moi je me souviens de son ministre Bruno Le Maire qui disait je ne sais pas ce qui est un super profit ben manifestement six mois ils ont fini par comprendre nous on leur dit depuis 6 mois et même plus longtemps que ça que ça existe qu'il faut les taxer et aujourd'hui à part faire un discours et des scogneux il y a aucune mesure qui est prise ils ont refusé la taxation des super profils la taxation des super dividendes ces gens là sont les amis des grands groupes privés de l'énergie et certainement pas les amis des artisans des petits commerçants des commerces de proximité que nous défendons et c'est aujourd'hui les mesures collectivistes j'allais dire qui sont les plus grandes défenseurs et les plus grands amis et les plus grands alliés des petits artisans et des petits commerçants ça n'est pas le marché le libéralisme qui défendra le commerce de proximité il est temps que tous ceux qui parfois ont été abusés aussi par cette idée et bien maintenant se disent qu'il est temps de changer de logique et d'aller vers le service public j'aimerais revenir sur cet amendement votre amendement qui a été rejeté et qui aurait pu permettre d'éviter le drame actuel des boulangeries des TPE pour quelles raisons selon vous il a été rejeté alors il a été rejeté parce que soi-disant c'était sur le texte sur le développement des énergies renouvelables que nous avons examiné à la fin de l'année dernière et nous nous sommes dit il y a un texte qui arrive sur les énergies au Parlement nous allons proposer une réforme des tarifs de l'énergie ça nous paraissait assez logique qu'on puisse en parler et bien non on nous a dit que c'était irrecevable parce que ça n'avait pas de rapport avec le texte donc on ne peut pas parler du tarif de l'énergie dans un texte sur l'énergie on a réussi après à filouter un peu en réduisant le champ d'application pour le limiter aux zones où on installerait des énergies renouvelables et là à l'assemblée s'est passée dans la discussion mais les macronistes ont voté contre donc en gros d'une manière ou d'une autre ils ont permis ils ont organisé le raquette des boulangers par leur fournisseurs d'électricité les macronistes sont pleinement responsables et coupables de l'envoler des prix de l'électricité en France est-ce que le risque économique et social de disparition d'un grand nombre de boulangerie de petites entreprises est grand est-ce qu'il faut vraiment s'alarmer si j'en crois ce qu'on me dit moi dans ma circonscription ici à Saint-Nazaire quand j'en crois ce que je lis dans la presse locale oui il y a de grands dangers j'étais allé le 30 novembre à la rencontre des débouchés qui se réunissaient près de l'Assemblée sur la même question ils sont très inquiets quand vous voyez des gens parce que ce que vous montriez dans votre reportage dans la facture passe de 1000 2000 euros par mois à 10 12000 euros par mois comment voulez-vous qu'une entreprise une artisanale comme une boulangerie comme une boucherie comme on les connaît tous puissent faire face ça ne peut profiter qu'à la grande distribution et au grand groupe qui essayent de se partager aussi ce marché là derrière c'est des filières agricoles de qualité c'est des commerces de proximité qui font vivre nos villages nos bourg nos petites villes c'est de l'emploi local non délocalisables c'est une alimentation plus saine que celle qu'on peut trouver dans d'autres commerces non il y a vraiment un enjeu d'intérêt général à défendre et moi j'espère que ces catégories qui sont menacées qui n'ont pas pour habitude de se mobiliser et bien se mobilise et qu'elle le fasse avec tous ceux qui ont intérêt à ce que c'est ce pillage du pays par les grands groupes privés et le recours au marché pour tout désorganiser dans le pays et donc en quelque sorte les boulangers les bouchers se joignent à la mobilisation de tous ceux qui vont entrer dans l'action pour défendre leurs droits leur pouvoir d'achat et le droit à vivre dans une société où le travail paye dignement et on ne travaille pas pour enrichir des actionnaires donc pour vous il y a vraiment une volonté du gouvernement de fragiliser nos artisans nos TPE pour faire pour faire prospérer des grandes entreprises et notamment la grande distribution clairement il y a une volonté du gouvernement de ne jamais mettre en cause le marché et l'organisation européenne donc déjà j'allais dire qu'ils le veuille ou non leur politique les rangs coupables de l'action qui est à la fin se retourne contre nos artisans mais on a vu quand même depuis un certain nombre d'années tous les amis libéraux de Monsieur Macron aller d'ailleurs lui-même lorsqu'il était rapporteur par exemple la commission attaque plaider pour le travail du dimanche qui fait une concurrence déloyale aux petits commerces par la grande distribution plaider toutes sortes de choses qui vont contre l'intérêt de la défense du commerce de proximité de l'artisanat etc donc oui il y a une logique ou pour eux tout est une marchandise et que si un boulanger en fait il n'avait c'était même pas posé la question des conséquences de leur logique pour ces gens là parce que il ne en gros ils vivent dans un autre monde je crois que c'est ça la réalité vivre dans le monde des grands groupes privés des actionnaires de l'énergie et le reste leur passe au dessus de la tête et bien là le réel les rattrape et c'est assez symbolique que ce soit sur la question du pain qu'il soit en difficulté parce que dans notre histoire souvent quand on en est aussi à mettre en cause le fait que les gens puissent acheter ou la même produire le pain c'est que le régime est vraiment au bout et qu'il est temps d'en changer je peux pas imaginer je peux pas me m'empêcher de repenser à ces images d'Emmanuel Macron qu'on avait vu en déplacement il y a un mois déjà Washington ou il était en train de promouvoir justement le savoir-faire de ces boulangers il avait brandi cette baguette de pain en félicitant les boulangers enfin que la Communauté française des boulangers aux États-Unis donc on imaginait qu'il y avait quand même une forme de proximité entre notre président et ses petits artisans il a sans doute voulu le faire croire moi je rappelle que c'est la nuque qui présentait un boulanger pour les élections législatives il n'a malheureusement pas été élu mais c'était une aussi de nos manières de montrer que c'est ces artisans c'est professions de bouche ces petits indépendants ont plus avoir et à gagner dans l'action commune avec les salariés que dans la défense soi-disant des entreprises en général comme si le Medef se préoccupait du boulanger du coin et Monsieur Macron pareil il est temps que cesse cette illusion et que chacun comprenne que ceux qui vivent de leur travail qu'ils soient salariés ubérisés indépendants artisans ont un intérêt commun dans cette affaire qui est le service public le blocage des prix le partage des richesses et que ceux qui se sont gavés sur leur dos depuis des années notamment les actionnaires à passer à la caisse si je crois un moment de révélation peut-être politique pour eux et moi je les invite à regarder de notre côté et à ne pas se laisser acheter ou avoir par les balivernes qu'on peut entendre de l'extrême droite par exemple où on vient nous vendre la baisse de la TVA comme si c'était une solution à la crise ça fera simplement un de l'État et de bien on voudra on viendra vous voir pour vous dire que comme on a baissé la TVA il y a plus d'argent pour l'école il y a plus d'argent pour les services publics il y a plus d'argent pour les politiques d'action et peut-être même qu'il y a plus d'argent pour payer des standards 10 de la préfecture que vous devez appeler si vous avez un problème avec l'énergie effectivement on a vu que sur les réseaux sociaux un très fort activisme de l'extrême droite au côté des boulangers notamment de reconquêtes le parti d'Eric Zemmour qu'est-ce que cela vous inspire ils sont comme toujours les vautours se nourrissent du malheur des autres nous nous faisons pas de racolage contre les boulangers nous proposons des solutions que nous avons toujours proposé et qui sont pour nous l'intérêt général du pays et du peuple français et l'intérêt général du pays du peuple français ça n'est pas le le poujadisme fiscal du rassemblement national ou de Monsieur pezemmour c'est au contraire le service public l'action publique l'intervention de l'État pour réguler des secteurs aussi stratégiques que la question de l'énergie donc qu'ils essayent qu'ils se débattent mais nous nous sommes au contraire sûr que c'est de notre côté que ce sont les solutions les plus efficaces et l'action la plus désintéressée pour faire avancer cette idée et cette cause et surtout que c'est dans l'action commune avec les travailleurs et les salariés que les boulangers les bouchers et autres de faire valoir leurs intérêts donc pour vous une prise en charge de 40% de la hausse de la facture d'électricité boulangers ce n'est pas une mesure efficace j'allais vous dire c'est mieux que rien mais c'est tout ce qu'ils ont à proposer franchement qu'il laisse la place nous sommes capables de faire mieux c'est mieux que rien mais c'est 40 % là-haut nous nous disons qu'il est possible de bloquer la hausse de la stopper d'abord dans l'urgence par le blocage des prix et ensuite durablement en changeant le mécanisme de production de distribution de l'énergie dans notre pays c'est ça l'enjeu la sortie du marché le retour au service public il y a des tarifs réglementés sinon on peut faire des rustines on le fait et évidemment pour celui qui va en bénéficier c'est mieux que que rien du tout je vais pas vous dire le contraire mais c'est pas à la hauteur de la situation ça coûtera beaucoup d'argent public et à la fin c'est encore une fois le Trésor public qui paiera pour enrichir le trésor privé des actionnaires des groupes d'énergie nous nous sommes pas d'accord avec cette logique là nous croyons nous directement que c'est le trésor privé qui doit passer à la caisse en tout cas vous avez vu les 29 minutes de vœux d'Emmanuel Macron il semblait dire que il pouvait pas bloquer les prix mais seulement encourager les fournisseurs d'électricité à ne pas trop les augmenter oui mais c'est la politique globale du gouvernement on tape du point sur la table et après on fait des grandes mesures où il n'y a aucune contrainte sur les super profits c'était déjà le cas on en a pas vu la couleur là il remet le couvert c'est la même chose sur les retraites on vous dit qu'on va peut-être avoir un indice un index sur l'emploi des seniors mais qui ne sera évidemment pas contraignant par contre quand il s'agit de mettre des contraintes pour que les gens travaillent plus longtemps pour que les chômeurs soient moins payés là la main ne tremble pas donc à un moment ça suffit ces gens et ces dirigeants le gouvernement de Monsieur Macron font un choix un choix idéologique qui est de faire des cadeaux aux actionnaires et aux grands groupes comme avec par exemple la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée qui a été imposée par le 49-3 cette année qui m'a coûté 8 milliards de recettes en moins et de faire faire payer ses cadeaux par les citoyens et les travailleurs et donc passage on apprend que cette suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises qui va coûter 8 milliards de recettes en moins quels sont parmi les plus grandes entreprises qui vont en bénéficier banco les entreprises qui produisent de l'électricité voilà la boucle est bouclée vous travaillerez plus longtemps vous payerez plus cher à votre électricité parce que certains de leurs amis ont besoin de s'enrichir encore un peu plus stop ça suffit donc très clairement pour vous on peut aller plus loin on peut bloquer les prix avec de la volonté sortir du marché européen l'électricité est-ce que concrètement c'est possible c'est peut-être un horizon mais ce que la France en tant que membre de l'Union européenne peut sortir du marché européen de l'électricité déjà il faut qu'elle le veuille nous nous disons qu'il le faut le gouvernement dit qu'il ne faut pas donc déjà forcément puisqu'il ne veut pas sortir ne vous attendez pas à ce qu'il le fasse bon première élément deuxième élément oui nous pouvons le faire et nous avons des méthodes pour le faire y compris de façon à la fois efficace mais progressive pour prendre le problème avec méthode d'abord sur la production ensuite sur la distribution d'électricité je vous renvoie à certains travaux par exemple il y a une note de l'Institut La Boétie sur cette question là qui est très bien faite et qui vous permettra de voir comment on pourrait faire autrement l'argument qui nous est donné qui nous est opposé c'est de dire mais on ne produit pas assez d'électricité donc il faut en importer et donc on a besoin du marché pour importer d'abord si on produit pas assez d'électricité faudrait peut-être te demander pourquoi et peut-être que si on était pas en retard sur les énergies renouvelables on n'en serait pas là première question mais deuxième question c'est faux pour importer ou exporter de l'électricité on n'a pas besoin du marché on a besoin de ligne à haute tension on a exporté de l'électricité et EDF exporter de l'électricité avant qu'il y ait le marché européen de l'énergie donc on était capable de le faire quand il fallait qu'on en vende on doit être capable de le faire quand il faut en importer par contre ça suppose effectivement une discussion politique avec nos partenaires européens pour leur dire nous avons besoin la d'électricité parce que nous produisons pas assez contenu des choix qu'on a fait il faut que vous acceptiez de nous en vendre à un prix raisonnable ça tombe bien les Allemands ont besoin qu'on leur vende du gaz parce qu'ils n'en n'ont pas assez ça doit pouvoir permettre de trouver une autre une solution haute que simplement laisser des mécanismes de marché des cours de bourse fixés comme ça un prix quasiment au petit bonheur la chance alors des fois ça monte très haut après ça baisse un petit peu on se dit ah enfin ça baisse et à la fin tout le monde paie plus cher et les boulangers vont être obligés de mettre la clé sous la porte non ce n'est pas un système organisé donc il faut sortir du marché c'est possible mais clairement c'est pas ce gouvernement qui le fera le 23 janvier prochain c'est une date importante un collectif pour la survie la boulangerie de l'artisanat appelle à manifester dans la capitale un autre collectif la boulangerie à poil va participer ensemble il souhaite changer le cours de l'histoire ce sont leurs mots ce que vous serez aux côtés des boulangers lors des manifestations à venir qui s'annoncent révolutionnaires j'espère qu'elles le seront et j'espère qu'elles seront aussi révolutionnaires les manifestations contre la réforme des retraites moi j'étais présent comme je vous l'ai dit en soutien débouché il y avait des problèmes eux sur les factures pour le froid pour que la viande soit bien conservée là on est sur la cuisson mais évidemment notre rôle notre place de force de gauche de force écologique de forces sociales et d'être aux côtés de ses professions de défendre ceux qui n'ont que leur travail pour vivre même s'ils sont indépendants ou artisans et d'ailleurs dans la boulangerie vous avez aussi beaucoup de salariés qui sont pas que indépendants mais qui sont directement concernés parce que leur patron bah peut pas les augmenter va devoir les licenciers ou peut pas prendre en apprenti de plus ou une personne de plus comme il espérait le faire donc bien sûr il faut qu'on construit une sorte qu'il voulait de fonds de classe de ceux qui n'ont que leur travail pour vivre contre ceux qui vivent du travail des autres voilà moi c'est en tout cas l'orientation que que je défends et c'est l'orientation qu'on défend avec la France insoumise et la nouvelle union populaire écologique et sociale merci beaucoup à vous math on se croisera donc très certainement le 23 janvier prochain à Paris le média sera bien évidemment à Paris oui apparue à Saint-Nazaire bien sûr la France n'est pas Paris merci également à vous donc je rappelle en Mathias Tavel que vous êtes député à la fille nueps de la 8e circonscription de Loire-Atlantique il est 19h22 il fallait vous lâcher à 25 on est bien merci à vous merci également à vous qui êtes de plus en plus nombreux et nombreux à nous regarder nous soutenir on vous en remercie dans quelques instants mon camarade du lien Terry prendra ma place pour recevoir Johan firebert auteur d'un petit livre corrosif intitulé par les vous le parcoursup aux éditions du Seuil mais avant ça petit moment auto promotion le média votre média dépend de votre aide du soutien citoyen et populaire pour tenir dans la durée nous avons besoin de vos abonnements à partir de 5 euros ou encore de dons mensualisés pour ceux qui le peuvent ainsi notre source de financement la plus pérenne rendez-vous sur le média tv.fr/soutien pour nous aider cette émission libre et indépendante ne peut se faire sans vous petits clips et à tout de suite avec Julien Terry coucou mes petits amours alors comme ça on veut mettre la hagra à Bolloré [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] parlez-vous le parcoursup c'est le titre d'un petit livre d'intervention qui paraissait jour-ci aux éditions du Seuil dans lequel Johan Ferber ici présent montre à quel point cette plateforme numérique qui depuis 4 ans est un passage obligé pour l'accès des jeunes baseliers à l'enseignement supérieur est un véritable projet de société et un projet de société absolument anti-démocratique bonsoir Julien merci d'être avec nous ce soir pour parler de ce petit livre sur un sujet d'importance capitale l'éducation aussi bien l'éducation secondaire que l'enseignement supérieur parce que parcoursup on comprend bien en lisant c'est l'axe dans les enjeux est à l'articulation cruciale entre les deux vous êtes enseignant au lycée Mozart du Blanc-Mesnil professeur de lettres mais aussi éditeur aussi critique littéraire et puis donc fort de votre expérience auprès des lycéens vous nous dites dans ce livre d'une part que parcoursup je vous cite un terrifiant accélérateur d'inégalité sociale et puis vous lui dites aussi que cet état de fait n’étant rien le fruit d'un dysfonctionnement au contraire vous montrez que parcoursup remplit parfaitement sa fonction qui est de contribuer à la conversion forcée de la société française au néolibéralisme il s'agit en l'occurrence d'en finir avec l'enseignement supérieur de masse de produire de l'échec c'est une expression que vous avez de fait 140 000 étudiants laissés sur le carreau par le système rien qu'en jouant interdit sans sans affectation et il s'agit ainsi d'assurer de renforcer l'exclusion d'une partie de la population de l'accès à certaines carrières et vous parlez parcoursup comme d'un outil ségrégatif de la violence sociale un bon sens de la formule si on reprend depuis le début parcours Supa était présenté par ces artisans au départ il y a 4 ans en particulier par Jean-Michel Blanquer comme un grand progrès par rapport au système précédent qui était APB admission post-bac contre lequel Blanquer et compagnie n'avait pas de Moses assez dur bonsoir mais je vous remercie de m'accueillir effectivement je saisis la perche que vous me tendez pour répondre sur APB APB en fait était au cœur des discours de Macron et de son contremaître Jean-Michel Blanquer et de son autre contremaître Frédéric Vidal qui ont rapidement été nommé lors de son élection en 2017 le ministre de l'éducation de l'enseignement supérieur oui oui alors depuis elle est travaillée pour une boîte d'enseignement privé d'ailleurs oui oui mais elle a été refusée en fait elle a essayé elle a essayé c'était bien tenté mais effectivement le problème qui a été celui de d'Emmanuel Macron dès le début c'était effectivement de parvenir à diaboliser à pb APB c'était admission post-bac c'est un système qui avait cours depuis la fin des quelques années 2000 et qui était un système tout à fait imparfait puisque c'est un système qui reposait effectivement sur des algorithmes comme parcoursup et qui met quand même avaient une possibilité très importante pour les pour les bacheliers c'est qu'ils pouvaient hiérarchiser leurs vœux et cette il y a une grande différence avec parcoursup parce que parcoursup en fait va ne va pas résoudre le problème d'APB APB pour Blanquer ça a été je dirais l'occasion de mettre en place ce que moi j'appelle une machine rhétorique et une machine rhétorique qui redoutable parce que le macronisme articule toujours deux choses il articule un savoir technologique savoir technocratique qui passe par une numérisation de nos vies et à côté cette numérisation des vies elle ne peut pas venir seule elle doit s'accompagner d'un discours et ce discours c'est toujours finalement et fatalement un récit c'est-à-dire que le macronisme ne se fait pas seulement techniciste il se fait aussi conteur narrateur et à partir de là il faut bien arriver à créer une fable à trousser une fable à créer finalement quelque chose qui relèverait de l'injustice alors la justice ça paraît pas par costume naturellement réparé par parcours c'est injustice c'est quoi bah c'est tout simplement que APB et bien en fait et bien provoquer dans les foyers français des drames des tragédies je dirais qu'il y a trois temps dans la dans le dénigrement et la déconstruction d'APB c'est tout d'abord ce qu'on pourrait appeler une sorte de stratégie pathétique Jean-Michel Blanquer dont on a depuis mesuré le caractère assez autoritaire faisait le tour des médias en fin 2017 et début 2018 juste avant la mise en place en janvier 2018 de parcoursup faisait le tour de toutes les matinales pour dire oui beaucoup de beaucoup d'élèves n'arrivent pas à avoir ce qu'il ce qu'ils veulent à cause d'un pb APB recourt massivement au tirage au sort c'était ça la grande et se rappelle les gens ça ça fera plaisir l'injustice aberration le hasard alors que quand même préparer le problème d'un bébé a bébé effectivement avait un problème de tirage au sort reposé sur des algorithmes mais pourquoi parce qu'en fait APB commencé déjà à avoir le problème que va rationaliser systématiser par conçu c'est-à-dire le défaut de construction d'université le défaut de création d'université le défaut de création de place pour les étudiants le défaut de création de poste de maître de conférence pour les enseignants de postes de professeur des universités qui est un problème en fait crucial structurel et qui a des implications conjoncturelles c'est à dire le tirage au sort et puis maintenant parcoursup et là c'est le troisième temps je dirais de la machine parcoursup c'est quand on met en place ce que ce que l'on appelle en rhétorique le l'argument de la carotte et du bâton à batouloum carrotham coure c'est-à-dire sous ces espèces de termes sous les espèces de termes latin et bien en fait qu'est-ce qui est mis en place en fait il y a une sélection qui est mise en place c'est la sélection c'est je dirais le maître mot de la politique macroniste c'est-à-dire le tri social c'est-à-dire c'est ça c'est une sélection qui qui se présente déjà pas comme une sélection et si elle l'est seulement méritocratique et finalement justifiée alors qu'en réalité vous montrer très bien que c'est c'est ça c'est un trial c'est une machine classique oui c'est une machine c'est une machine c'est une machine classique c'est une machine de classe pourquoi parce que il faut le dire parcoursup c'est un coup d'état numérique c'est un coup d'état numérique dans nos vies c'est à dire un coup d'État qui repose en fait sur un problème politique qui n'a pas été réglé celui que je mentionnais tout à l'heure de la création des places à l'université et à partir de là il faut vous n'avez pas assez de place et vous avez trop d'étudiants et vous avez trop d'étudiants pourquoi parce que on en a suffisamment entendu parler au début des années 2000 et jusqu'aux années 2010 c'est-à-dire le baby boom des années 2000 il y avait à peu près 700 000 nouveaux nés par an étant donné l'objectif de Jean-Pierre Chevènement en 1985 d'assigner à terme 20% d'une classe d'âge au bac à la réussite pardon 80% d'une classe d'âge qui devait réussir son bac donc à partir de ce moment-là mécaniquement et plus de monde qui arrivait à l'université il y a plus de monde qui arrivaient mécaniquement à l'université et qui obtenait son bac c'est-à-dire que le bac c'est quoi ce n'est pas le dernier diplôme du lycée c'est le premier grade universitaire alyssellement ça donne un accès de droit aux études supérieures exactement c'est à dire exactement poche voilà ah non ça n'est plus le cas puisque je dirais que dès que les élèves entre dans le en classe de seconde il est ils sont déjà dans ce que nous on appelait en notre temps déjà bien reculé le post-bac c'est à dire que ils sont dans d'autres stratégies puisqu'il ne faut pas avoir un bon bac avant les filières d'excellence c'était les filiales s maintenant il faut avoir un bon parcours il faut bien parler le parcoursup et il faut bien parler le parcours qui engendre une angoisse absolument terrible ce qui conduit les gens à acheter des services vous parlez de ses services en ligne facturer 750 euros pour l'accompagnement des adolescents pour lesquels leurs parents se sentent démunis et inquiets de manière à bien faire son parcoursup c'est à dire que c'est absolument anti-démocratique mais peut-être qu'on peut revenir quand même avant d'en arriver là à cette question de la privatisation généralisée qui est l'objectif privatisation des services de préparation privatisation de l'enseignement privatisation pour ceux qui n'auront pas accès via parcoursup pendant l'enseignement public quand même aux deux à la destruction en amont et en aval de parcoursup d'un côté de l'éducation nationale et du bac et de l'autre de l'université puisque tout ça fait système vous montrez très bien il y a quand même la réforme du bac aussi qui a lieu au même moment dont vous parlez et qui est fonctionnel enfin à laquelle parcoursup et fonctionnel oui oui c'est à dire que le la réforme du bac a pour but la réforme du bac à la stratégie managériale elle a une stratégie Manale gériale qui double la première c'est une économie de coût de revient le bac c'est pas moi qui le dis c'est Emmanuel Macron lorsqu'il faisait sa campagne présidentielle de 2017 le bac ça coûte trop cherie qui coûte trop cher c'est une vieille qui coûte trop cher voilà c'est mis sous le jour d'un espèce de folklore c'est à dire sous une espèce de modernité maintenant ce serait dépassé on serait passé on serait passé à autre chose mais en tout cas son argument de fond c'est que ça coûtait trop cher et qu'est-ce comment réduire les coûts bien il faut réduire les épreuves terminales et puis il faut aussi réduire en fait le nombre le nombre de profs par classe c'est-à-dire qu'il faut venir gonfler les effectifs et donc c'est quoi la première un vrai mesure technique du bac bancaire c'est la généralisation des classes à 35 et cette génération des classes à 35 elle permet quoi et bien elle permet de réduire les coûts la deuxième chose de ce deuxième outil managérial que constitue la réforme la réforme du bac et bien c'est vider c'est la stratégie Manable classique c'est vidé le bac de son sens c'est-à-dire c'est placé après le bac quelque chose qui a plus de valeur quelque chose qui a plus de valeur symbolique que le bac lui-même ce qui se prépare avant et qui se prépare avant en fait une fois que vous avez vidé le baccalauréat de son sens une fois que vous l'avez totalement vidé de sa valeur symbolique vous devez effectivement concentrer l'attention de l'élève et de leur famille sur une autre épreuve et cette épreuve là c'est une épreuve qui est particulièrement angoissante parce que c'est une épreuve sur laquelle on n'a pas de maîtrise cette épreuve c'est quoi c'est avoir un bon parcoursup et parcoursup les élèves commencent à le comprendre les familles commencent à le comprendre mais aussi les enseignants puisque tout le monde a découvert les implications de cette machine petit à petit c'est parvenir dès le début de la seconde avoir une vue très très claire sur ce qu'on va faire comme étude ce qu'on va avoir comment orientation avoir une bonne stratégie pour choisir les bonnes les bonnes spécialités avoir aussi une diversification peut-être de ses activités extrascolaires de manière à venir nourrir un cv pour répondre aux attentes pour répondre aux attentes on est déjà sur le marché de l'emploi il faut déjà travailler à se préparer pour répondre aux attentes du marché et les destin sociaux se fixent évidemment on peut le dire une sorte de prix 15 ans quoi des 15 ans avec des attentes qui sont visibles à l'âge de 15 ans il y a tout type PDF tout type de profil il y a certains élèves qui effectivement savent déjà depuis très longtemps ce qu'ils veulent faire sont souvent liés à des milieux sociaux déterminés plutôt effectivement privilégié et d'autres Ben qui qui ne savent pas c'est tout à fait normal à l'âge de 15 ans de ne pas savoir ce qu'on veut faire va avoir une ouverture des possibles que ne permet pas précisément le Back bancaire puisque il nous a été vendu en 2017-2018 avec un storytelling un peu grotesque tu aimes le skate tu aimes le skateboard et tu aimes les fleurs devient fleuriste skateboard voilà tu peux prendre n'importe quoi comme spécialité je n'exagère même pas tellement le propos en fait est caricatural puisque c'est pas ça le but le but c'est parvenir en fait à créer ce qu'on pourrait appeler un marché de l'angoisse c'est-à-dire que le bac auparavant était une épreuve qui générait une certaine angoisse mais sur laquelle vous aviez par exemple en terminale vous aviez la possibilité de pouvoir progresser jusqu'à vous améliorer et obtenir le bac là vous en êtes rendu en fait à une machine qui vous échappe c'est-à-dire qui vous échappe parce que ce que ce que l'on peut dire c'est que parcoursup pose de problème depuis 2018 qui ont été pointés à chaque fois de manière nette à la fois par le Défenseur des droits mais aussi par la Cour des comptes même la plus progressiste que de la Cinquième République et bien elle l'a point ces deux institutions de défenseur des droits et surtout la Cour des comptes à pointer deux problèmes fondamentaux c'est-à-dire la réputation du lycée d'origine pourquoi la réputation du lycée d'origine jour est-elle un rôle dans parcours ça devient encore plus fondamental ça devient encore plus fondamental et vous rappelez d'ailleurs que l'un des artisans de de cette réforme du bac qui vient de la gauche d'ailleurs ça montre avec de la gauche de gouvernement et qui a travaillé pour Jean-Michel Blanquer quand même plutôt proche de l'extrême droite pierre Mathiot expliquait que bah oui il allait falloir corriger selon le lycée les notes de manière vraiment affichée quoi enfin assumer et donc voir comme ça au cas par cas on pif éventuellement selon la politique des établissements pour la politique des établissements c'est à dire dire que en fait ce que entérine parcoursup plus loin de corriger les inégalités territoriales par consulter numérise parcoursup numérise les inégalités et en fait les propos que je cite de Pierre Matthieu qui ont été tenus dans dans la croix sont des propos je trouve parfaitement choquants puisque il fait une distinction entre des lycées comme Henri IV et des lycées qui dit être à la périphérique parce qu'il est un peu honte de dire le mot banlieue visiblement et ce qui ce qui pose ce qui pose vraiment question ce qui pose problème c'est que en fait il y a une saisie qu'on pourrait appeler géo numérique dans parcoursup c'est à dire assigner comme le disait la Cour des comptes a un territoire un coefficient selon lequel on ne sait pas très bien pourquoi vous voyez c'est très opaque assigné un territoire un lycée d'un certain territoires et bien un coefficient pour venir corriger les notes les augmenter ou les diminuer selon finalement quoi un préjugé de classe selon un préjugé de classe préjugé de classe qui éclatant je vais vous dire pourquoi parce que moi je peux le dire d'autant plus facilement que moi je suis donc vous l'avez rappelé au début de l'émission enseignant dans le secondaire et il se trouve que puisque le bac est encore un diplôme national moi j'enseigne au Blanc-Mesnil mais je suis souvent amené dans le cadre de l'épreuve anticipée française à faire passer le bac à faire passer le bac donc à Paris notamment puisque c'est le lieu de mon domicile et il m'a envoyé pas spécialement favoriser nous au lycée Mozart du Blanc-Mesnil il y a 60% de de boursiers mais nous avons d'excellents d'excellents élèves et moi ma considération est là et la suivante est très très simple c'est à dire que moi j'ai interrogé des élèves d'Henri IV ou de lycée parisien et bien sans surprise ils sont absolument ils sont très polis très gentils extrêmement brillants mais je ne vois aucune différence entre ces élèves que j'ai pu interroger et mes élèves au Blanc-Mesnil lorsqu'ils sont excellents ils sont exactement identiques donc il va avoir les coefficients mais il va y avoir des coefficients les bonnes notes utiliser Mozart par rapport aux bonnes notes du lycée Henri IV voilà exactement donc ça c'est pour moi absolument incompréhensible puisque moi en tant qu'enseignant j'ai vu les deux les deux profils des deux profils de Neo futur néo bachelier et je vois qu'il n'y a strictement aucune différence bien sûr que si il y a une différence qui est sociale il y a une différence qui est territoriale maîtrise des codes et on maîtrise les codes et de cette mort etc mais cette différence là elle n'a pas joué dans l'attribution d'une place l'université et pourtant l'opacité qui domine le système de parcoursup dont effectivement se plaint la Cour des Comptes est une opacité qui aboutit finalement à une vision extrêmement inégalitaire du du en fait de l'éducation nationale avec des territoires qui sont des territoires délaissés et d'autres qui sont des territoires qui ne sont pas plus privilégiés mais qui continuent en tout cas à l'être à l'être d'une façon absolument identique à celle qu'elle a pu l'être de depuis des années pour ne pas dire des siècles et on retrouve le cycle donc dénigrement du service public là avec le numéro de plaquettes de blankair sur sur APB et l'horreur du tirage au sort occultant la vraie raison des problèmes qui est le sous-investissement dans l'enseignement supérieur qui ne suit pas la montée mais qui des effectifs mais au contraire est inverse d'un côté donc le système public marche plus donc on y substitue un système encore plus marqué par la lingerie la logique pardon à algorithmique et là moi je sens enfin c'est une thème c'est un thème aussi du livre cette fascination des élites dirigeantes néolibérales pour le numérique le numérique c'est la c'est il suffit de guerre numérique et parce que ça permet un management encore plus brutal ça permet de gérer les populations et les vies comme les choses et de manière absolument antidémocratique et inégalitaire sans que ça sans qu'il y ait tous les problèmes du face à face des autres les autres biais et puis alors donc une fois que on a dénigré le service public et qu'on le remplace par quelque chose d'autre on privatise des facto et c'est peut-être là-dessus qu'on peut finir derrière tout ça il y a la floraison des services très très onéreux d'accompagnement pour les familles qui peuvent se le permettre et puis aussi le développement de l'enseignement supérieur privé dans lequel l'ancienne ministre de l'enseignement supérieur essayé récemment naturellement floraison donc de l'enseignement supérieur privé pour ceux qui ont été recalés à parcoursup entre autres oui oui c'est à dire que il faut voir que le numérique vous le soulignez très très bien le numérique c'est l'outil ségréatif bourgeois par excellence de du macronisme pourquoi parce que le numérique en fait il est à la croisée de deux éléments il est une un apprentissage de la maltraitance c'est-à-dire que vous vous faites maltraité mais vous n'avez véritablement aucun interlocuteur ni aucune prise voilà le numérique favorise un apprentissage de la maltraitance et puis il favorise aussi une fabrique du consentement puisque on a quand même dans le parcours du combattant le parcoursup du combattant pourrait dire que tel que tel qu'il est tel qu'il se met en place à partir du 18 janvier là c'est la date d'ouverture de parcoursup la prochainement et bien en fait le néo bachelier doit produire ce qu'on appelle un projet de formation motivé c'est-à-dire une lettre de motivation qui finalement quoi qui finalement impact faussien avec lequel non pas il accepte d'être engagé mais il donne il donne en fait les gages de son adhésion voilà exactement de son formatage à une société néolibérale et qu'est-ce que ça produit finalement cette fabrique de la maltraitance qu'est-ce que ça produit ça produit tout simplement de l'individualisation c'est le mots du management c'est individualisation elle produit quoi le produit de la responsabilisation c'est à dire que si vous n'avez pas l'école ou la formation que vous avez demandé vous êtes envoyé à un échec de personnel et en fait on a une psychologie d'un problème politique de fond c'est à dire qu'on vous renvoie une culpabilité qui est générée par le système et qui en fait est renvoyé à votre narcissisme donc ici la psychologie de la question celle du stress c'est Macron qui lui-même parlait de parcoursup lors de la présidentielle comme d'une usine à Strate cette culpabilisation qu'est-ce qu'elle fait et bien elle vous jette finalement dans la sauvagerie d'une expérience où comme on disait tout à l'heure il faut un marché il y a l'ouverture de ce qu'on appelle un marché de l'angoisse et ce marché de l'angoisse et bien il ouvre à 4 secteurs économiques que vont se partager en fait que vont se partager donc quatre branches il y a tout d'abord vous l'avez très justement rappelé l'enseignement privé les écoles privées notamment celles qui sont hors parcoursup c'est à dire on a un bon phénoménal depuis quelques années des écoles privées alors il y a de bonnes écoles privées mais il y en a aussi qui sont très mauvaises notamment le sont vendus à travers des salons de l'étudiants où elles ont des vitrines très alléchantes mais ensuite elle ne propose pas une formation adéquate le deuxième secteur économique c'est celui que vous évoquiez tout à l'heure c'est à dire le coaching le coaching en orientation où vous achetez ce qu'on appelle c'est pas une invention des passes sérénité par consulte ou pour 750 ton avenir.net je tourne à venir effectivement donc des gens vous conseille vous avez des visios et on vous vend on vous vend ce se passe sans garantie de réussite puisque si vous avez de mauvais résultats et si vous avez pas exactement le candidaté les 750 euros ne vous serviront à rien le troisième le troisième marché c'est un marché qui est en développement et qui va petit à petit se développer c'est le marché du prêt bancaire étudiant pour les banques c'est l'Eldorado pour les banques puisque il y a un prêt un prêt qui va qui s'appelle Park qui peut être mis en place qui est déjà expérimenté en Suède qui a fait des ravages on le sait aux États-Unis c'est vous ne remboursez vos études que lorsque dans votre vie professionnelle future vous avez les moyens de rembourser jusqu'à 40-45 ans on est coincé donc en plus ça fait des gens qui sont très docile ensuite au travail ah ben bien sûr ils peuvent pas se faire virer parce qu'après ils peuvent pas rembourser les études qu'ils ont fait il y a 30 ans voilà donc la scène de la douche en psychose c'est un conte de fée à côté et la troisième et la 4 pardon la quatrième et dernière chose c'est le plus surprenant c'est que parcoursup devient une vitrine pour le macronisme à l'échelle mondiale de consulting c'est à dire que il y a il va y avoir c'est ce qui est indiqué dans un des rapports du comité éthique de parcoursup pourquoi ne pas utiliser le savoir-faire français de parcoursup pour en servir en vitrine internationale de consulting donc c'est assez étonnant de vendre en fait un outil qui n'a pas marché un outil qui est marqué par l'opacité de le vendre avec toujours cette espèce de nationalisme et ce cette espèce de je dirais de de idéologie droitière selon laquelle vendre parcoursup à l'étranger permettrait comme le dit ce rapport de comité d'éthique d'annuler en fait toute querelle idéologique hexagonale comme si finalement dans les autres pays tout le monde était de droite comme ce comité d'éthique donc finalement c'est merveilleux voilà finalement qu'est-ce qui qu'est-ce qui est terrible dans ce parcoursup c'est qu'il va être en fait c'est une marque il y a un packaging parcoursup vous voyez il y a un logo il y a un site dont l'ergonomie est agréable là on est dans quelque chose qui est de l'ordre finalement entre la publicité et le forfait le forfait de remontée mécanique au ski vous voyez quelque chose d'assez d'assez agréable qui vous avez l'impression de faire partie de ce peuple de droite qui est toujours plus moderne que le peuple de gauche toujours facilement moins enviable que les autres et ce cette marque elle va être déclinée on connaît ce qui va se passer pour les masters dès le mois il va y avoir le parcoursup des masters et ce parcoursup des masters il est encore plus redoutable que le parcoursup de des lycées pourquoi parce que le parcoursup des masters c'est ceux qui ont fait les frais en 2018 du parcoursup du parcoursup des lycée maintenant 4 ans plus tard parce qu'il n'y a toujours pas de place qui est créé il n'y a toujours pas il n'y a absolument pas d'université créée l'université c'est c'est dégradé et comme d'ailleurs le secondaire puisque voilà le moins ce que l'on peut dire c'est que parcoursup en tout cas nous a montré que prof c'est plus un métier d'avenir ça au moins on est sûr et certain que aucun élève ne va choisir étant donné la dégradation du système scolaire du système universitaire dans lequel nous sommes jetés avec une sauvagerie inouïe mais la chose la chose fondamentale c'est que ce parcoursup des masters et bien il laisse sur les cas il va laisser sur le carreau c'est sûr et certain à peu près 7000 étudiants comme il a déjà comme il a déjà pu être dit dans la presse pourquoi parce que on est comme on dit il n'y a toujours pas de création de poste il y a pas de place donc et surtout la ministre Sylvie Retailleau puisqu'ils ont remplacé le contremaître la contremaître par une autre contremaître donc Sylvie Retailleau qui tient effectivement le même le même discours que sa prédécesseur et bien qu'est-ce qu'elle dit et bien elle dit que par le parcoursup des masters n'est pas là uniquement pour favoriser la poursuite d'études mais il peut à terme favoriser la reprise d'études c'est à dire que si vous n'avez pas votre master là c'est à dire alors que quand vous avez votre L3 vous êtes en droit d'avoir effectivement comme pour le bac d'avoir un master mais là si vous n'êtes pas choisi si vous n'êtes pas retenu vous pouvez avoir une expérience professionnelle et cette expérience professionnelle n'est-elle pas dans ce monde du travail qui est si apaisé dans lequel il est si facile de nos jours de trouver sa place n'est-il pas l'occasion précisément d'enrichir votre CV jusque là tout à fait squelettique et rachitique et qu'est-ce qui se passe et bien en fait vous pouvez reprendre vos études quelques années plus tard donc la politique maintenant c'est la politique telle que l'avait déjà vu Valérie Solanas dans le scoom manifesto c'est-à-dire que l'enseignement supérieur et l'enseignement secondaire ne sont pas là pour vous apprendre à métier mais pour vous dégoûter de faire des études je crois que voilà Macron l'a dit en 2017 l'université l'université n'est pas pour tout le monde et je crois que cette phrase anti-démocratique absolue qui réfute le socle républicain sur lequel est fondé notre école et bien je dirais que c'est quasiment le cimetière indien sur lequel se bâtit s'est battit parcoursup et sur lequel donc nous on est appelé aéré comme des zombies puisque effectivement les enseignants dedans sont eux-mêmes dénigrés ils n'ont pas de savoir je crois que ce qui est important aussi de dire c'est que parcoursup c'est un outil pour le prof bashing c'est un outil pour dénigrer les enseignants quand vous avez d'excellents élèves qui ils sont dans un lycée qui n'a pas la cote selon Pierre Matthieu n'est pas au bon endroit n'est pas bien placé un lycée qui n'a pas une cuillère d'argent dans la bouche et bien celui-ci qui n'a pas une cuillère d'argent dans la bouche quand vous mangez à la cantine qu'est-ce qui lui arrive et bien les enseignants sont incapables d'expliquer aux familles parce qu'ils n'ont pas de prise sur l'outil pourquoi cet élève excellente qui a 16 ou 17 de moyenne se retrouve parmi les fameux recalés de parcoursup à peu près 138000 par an à la fin du mois d'août et qui doivent trouver des solutions des solutions et accepter il faut quand même le dire parfois n'importe quoi pour avoir une place à la fac et accéder aux études supérieures c'est donc moi je trouve un système d'une violence et d'une sauvagerie qu'on essaie d'atténuer avec le compte du numérique qu'on essaie de moderniser en Europe voilà merci beaucoup ce constat assez terrifiant qui évidemment invite à au refus à se mobiliser à ne pas laisser se laisser embarquer dans ce ce consentement se consensus que que tout nous porte finalement à adopter merci à vous merci [Musique]