Daniel Fargeot : Budget 2023, la survie de nos communes est en jeu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quel cri d'alarme avez-vous lancé ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous avez évoqué un bouclier tarifaire énergétique pour les communes, expliquez-nous.
- 4:00OuverteRéponse directe
Les députés ont-ils conscience des difficultés des communes ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelles autres propositions avez-vous faites aux députés ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment les députés ont-ils accueilli ces propositions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Daniel FargeotChiffre
« le gaz notamment va être multiplié de 4 à 7 fois le coût actuel et l'électricité le coup n'est pas encore déterminé mais il semble que nous aurions le doublement des factures énergétiques en matière d'électricité »
- 6:00Daniel FargeotChiffre
« les communes portent 70% de l'investissement public »
- 9:00Daniel FargeotChiffre
« l'État avait souhaité revaloriser toutes nos bases de trois et demi pour cent »
- 10:00Daniel FargeotChiffre
« on pense qu'on serait plutôt vers les 9 10% d'inflation »
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toute l'interview du jour et bien porte sur la grande inquiétude des communes face à toutes les dépenses auxquelles elles doivent bien sûr répondre et notamment l'explosion bien sûr des factures énergétiques comme pour nous tous mais aussi avec une baisse malgré tout de la dotation de l'État c'est ce que c'est ce dont nous allons parler avec Daniel Fargo bonjour bonjour Florence bienvenue au bar de l'économie alors vous êtes le président de l'Union des Maires du Val-d'Oise et vous avez finalement fait une comme une conférence de presse mais vous avez convoqué les députés à une discussion et ça se passait samedi dernier le 15 octobre donc quel cri d'alarme avez-vous lancé bien écoutez avant toute chose je n'ai pas convoqué nous n'avons pas convoqué mais invité nos parlementaires à une réunion suite à un communiqué de presque nous avions déjà lancé le 16 septembre en disant que il y avait vraiment danger pour les budgets des collectivités à la suite de cela nous avions un rendez-vous avec Monsieur le Préfet trois jours plus tard pour lui présenter effectivement nos grandes difficultés auxquelles nous sommes confrontés et puis il a été décidé de pouvoir réunir et nos parlementaires du Val-d'Oise à savoir nos Didier et 5 sénateurs afin de leur proposer effectivement les difficultés que nous avions et surtout leur évoquer quelques directions en termes de solutions pour nous permettre effectivement de pouvoir boucler nos budgets déjà 2022 et espérer construire celui de 2023 or aujourd'hui il est très difficile pour nous de pouvoir nous projeter sur 2023 compte tenu des dépenses énergétiques que les communes vont devoir subir à savoir que le gaz notamment va être multiplié de 4 à 7 fois le coût actuel et l'électricité le coup n'est pas encore déterminé mais il semble que nous aurions le doublement des factures énergétiques en matière d'électricité alors vous comprendrez bien que pour les collectivités avoir un tel coefficient multiplicateur n'est pas supportable dans la mesure où nous ne pourrions nous ne serions pas en capacité nous ne pourrions pas payer l'ensemble des factures qui seraient appelées alors que demandons-nous nous demandons à nos députés et à nos sénateurs tout simplement dans le cas du projet de loi de finance 2023 de pouvoir défendre soutenir et entendre les les difficultés auxquelles nous sommes confrontés et nous souhaitons surtout avoir un bouclier tarifaire énergétique au même titre que les particuliers vous savez que les particuliers bénéficient d'un plafond de 15% sur sur l'ensemble des dépenses énergétiques ce qui est quand même déjà considérable en termes d'augmentation et que les très petites communes de moins de 10 agents et moins de 2 millions de budgets annuels peuvent bénéficier de ce bouclier tarifaire de 15%. or les autres communes quelles qu'elles soient ne pourront pas bénéficier là donc on va rappeler donc ce que vous venez de dire ce que c'est très important et puis il y a d'autres choses à rappeler pour l'auditeur parce que peut-être que beaucoup d'entre vous ne savent pas donc déjà on est en plein réflexion et vote à l'Assemblée nationale sur la prochaine nation budgétaire voilà donc c'était pour c'est pour ça que c'était très important de d'inviter justement les députés à réfléchir avec vous par contre pour les petites communes et l'intérêt pour le val-d'oie c'est qu'il y a beaucoup de petites communes en Val d'Oise oui bien sûr on pourrait appliquer si vous voulez au départ la règle des 80/20 % de petites communes pour 20% d'habitants et les 20% de grandes communes représentent 80% du nombre d'habitants sur le département c'est même 90 mais enfin bon on fait toujours référence à cette loi des 20 80 qui peut s'appliquer dans beaucoup de situations alors ce qui est intéressant également dans cette démarche c'est que vous avez invité les députés qui en principe ne sont pas tellement au courant non pas de relation finalement la plupart du temps direct avec les maires puisque vous c'est Sénat qui vous représente finalement exactement mais il était important justement que vous savez comme le cumul des mandats n'existe plus députés mères ou sénateur maire encore que je pense que l'État est en train de réfléchir à revenir à cette proposition ce qui aurait du sens surtout en province puisque en région parisienne puisque les communes moyennes sont de 30 000 habitants en province et aider sont des grandes communes pour la province et dès lors où le député ou sénateur n'est plus en proximité avec le terrain c'est quand même très compliqué justement est-ce que les députés en ont conscience des de tous les points que vous avez soulevés nous avons là je vous ai parlé je vous ai avancé simplement le bouclier tarifaire énergétique mais évidemment nous avons décliné un certain nombre de propositions et les députés ont été à l'écoute ont entendu maintenant nous allons nous leur avons demandé de relayer nos propositions notamment au niveau des missiles au niveau de leur groupe Parlement pour essayer de faire comprendre à au gouvernement que dans les la proposition de loi de finances il y avait des choses à revoir donc nous allons demander nous avons demandé à ces parlementaires au député dans un premier temps puis vous savez qu'après ça passe au Sénat si tenter que le 49-3 ne soit pas appliqué rapidement bien évidemment que des propositions d'amendement soit déposées par les parlementaires c'est aussi cela la volonté des mères du Val d'Oise et nous sommes bien évidemment axés sur ce point alors Daniel Fargo je rappelle que vous êtes président de l'Union des mers du Val-d'Oise et qu'on parle de cette réunion qui a eu lieu entre vous les maires et puis les députés et les sénateurs samedi dernier donc premier sujet bien sûr c'est les augmentations énergétiques donc la flambée des prix pour vous et donc un soutenable vous vous dites pour les communes mais bien sûr et puis tellement insoutenable que l'on part du principe que la survie de nos communes est en jeu donc si la survie des communes étant juste ça signifie aussi que l'offre de services que nous proposons à nos concitoyens ne sera plus possible donc nous avons déjà dans certaines communes la fermeture de complexe de complexe sportifs ce sera aussi ce seront aussi les patinoires ça pourrait être aussi des des complexes culturels des salles des fêtes etc pourquoi parce que les dépenses énergétiques ce sont des équipements qui sont énergivores en termes de consommation et nous serons plus en capacité et de le faire écoutez c'est tout simple imaginez une commune qui dépense aujourd'hui un million d'euros et c'est des fois bien bien plus bien plus au delà bien plus élevé par donnez-moi que cela un million d'euros de consommation de gaz l'année prochaine elle devra s'acquitter de entre 4 et 7 millions de la même facture oui parce que pour aller chercher la différence les premiers budgets énergivores si je peux dire c'est les écoles je suppose bien évidemment parce que vous êtes quand même obligé de chauffer les écoles les écoles on ne pourra pas les fermer c'est pas le but de la manœuvre heureusement ce que vous avez une grosse charge administrative en termes de bâtiment à chauffer en tant que voilà en premier lieu les écoles les crèches les équipements sportifs les bâtiments administratifs la mairie notamment donc tous ces équipements représentent quand même des des coûts relativement conséquents en budget de et notamment en dépense énergétique donc je voudrais juste que pour que vous auditeurs comprennent bien faire le parallèle entre ces dépenses puisque vous savez les communes ne sont pas des puissants font il faut savoir que nous ne sommes pas des entreprises nous ne vendons pas grand chose nous ne vendons rien d'ailleurs nous offrons du service et donc nous vivons simplement avec les dotations qui nous sont reversés par l'État et les produits fiscaux que nous percevons au niveau de des taxes foncières et je rappellerai que la seule autonomie fiscale et financière des communes aujourd'hui c'est de pouvoir jouer enfin de jouer de pouvoir varier sur le taux des taxes foncières appelées à qui aux propriétaires la taxe d'habitation nous ne pouvons plus jouer dessus c'est compenser par l'État mais en année 2017 et 2019 maintenant donc la variation sera très faible donc c'est ces impôts ne vont pas augmenter considérablement des budgets des collectivités bien au contraire et nous avons aussi une dotation globale de fonctionnement qui d'année en année s'amenuise purement simplement rien que pour ma commune l'année dernière j'ai encore perdu 12% alors que celle-ci ne devait pas bouger donc ce sont des dotations qui ne sont pas revalorisées et là où je voudrais aussi bien faire comprendre à vos auditeurs que chaque année les communes présentent vote des budget à l'équilibre quand on dit à l'équilibre contrairement à l'état vous savez que le déficit public de l'État est considérable et chaque année il est présenté en rouge donc en déficit nous n'avons pas le droit de le faire et tant mieux c'est plutôt une bonne chose pour les finances de locale mais dans nos budgets quand on construise budget on envisage toujours ce que l'on appelle une réserve excédentaire tout simplement pour qu'elle cet excédent puisse nous permettre de rembourser nos emprunts en cours comme comme tout individu avec son revenu de salaire il peut rembourser ses crédits à la consommation à l'immobilier etc pour les collectivités c'est exactement la même chose et en plus de tout cet excédent permet aussi l'autofinancement une partie de l'autofinancement de nos investissements en vue de la construction d'équipements pour pour nos citoyens nos concitoyens donc qu'est-ce que ça signifie ça veut dire que si tout notre excédent est bouffé entre guillemets par ses dépenses énergétiques nous ne pourrons plus rembourser nos emprunts nous ne pourrons plus investir et je tiens quand même à rappeler que les communes portent 70% de l'investissement public c'est-à-dire que nous sommes le premier apporteur d'affaires dans ce pays vers les entreprises donc si nous ne pouvons plus investir ces entreprises vont se retrouver bien pénalisés voir le bec dans l'eau à un instant T et dernier et derrière la conséquence et l'emploi bien sûr ça on comprend parfaitement mais il y a aussi autre chose que vous avez perdu me semble-t-il c'est la ces fameuse CVAE alors la CVA la CV c'est une contribution sur la valeur à ajouter des entreprises alors ce n'est pas un impôt c'est une participation c'est une contribution donc à ce jour ce ne sont pas les communes en tant que tel qui bénéficient de la CVE mais l'intercommunalité les communautés de communes et community d'agglomération donc ça reste lorsque l'on appelle le bloc communal bien évidemment on trouve complètement illusoire de vouloir supprimer cette CVAE pour tout vous dire le président de la République a fait une promesse au MEDEF cette promesse sommetf a été de dire écoutez on va vous aider aussi on va vous supprimer la CEVE sauf que la c.be c'est une recette pour le bloc communal oui ça ne va pas dans les poches de l'état absolument il y a une réversion vers les budgets des communes et des de l'intercommunalités étaient au courant alors ils étaient au courant bien évidemment mais ils sont ils nous ont dit que ils avaient fait une première proposition enfin l'État le gouvernement suite au à la levée de boucliers là encore avec décidé de d'attendre un petit peu pour annuler et supprimer purement et simplement cette c.v.e en la lissant cette suppression sur deux années les députés aujourd'hui ont des on souhaitait déposer un amendement sur quatre années donc ce qui signifie quand même qu'au bout du compte les collectivités ne percevront plus cette CAE qui devrait être compensée par une part de TVA comme pour la taxe foncière comme pour tout un tas de choses pour les départements vous voyez on essaye de faire jouer donc finalement sauf que si vous êtes en récession il y a plus de dynamisme c'est pas vrai et pour moi la plus inflationniste à laquelle nous nous faisons face et qui est loin d'être terminé puisque en fin d'année on pense qu'on serait plutôt vers les 9 10% d'inflation j'ai entendu les informations tout à l'heure en ce qui concerne l'Allemagne qui a revu est corrigé pour l'année suivante et le FMI vous voyez que nous sommes sur une poussée inflationniste qui va être considérable et donc la seule façon peut-être de casser l'inflation c'est une part de récession si on repart si on revient en récession donc forcément on sera tous touché ça permettra aussi peut-être à la valorisation des des prix des matières premières et autres matériaux de redescendre un petit peu parce que vous savez bien que aujourd'hui le coût est quand même et quand même très alors du fait peut-être du conflit Russo ukrainien mais peut-être pas seulement donc il y a aussi de la spéculation qui est faite et donc il faut vraiment qu'on revienne sur un taux d'inflation qui soit beaucoup plus faible que celui que l'on va connaître dans les mois à venir et c'est et c'est considérable alors pour en revenir au bloc communal sur l'inflation si vous voulez bien l'État avait souhaité revaloriser toutes nos bases de trois et demi pour cent ce qui est juste insupportable et intolérable pourquoi ce que je vous dis à minima on sait qu'en fin d'année on se reverra aller vers 9% à minima nous avons demandé sollicité 7% de revalorisation de nos dotations je vous parlais de la DGF tout à l'heure mais il y a d'autres dotations qui sont renversées au collectivités mais aussi de nos bases fiscales pourquoi pourquoi nous souhaitons que ce ne soit pas trois et demi et bien tout simplement parce qu'il y a un manque à gagner pour les collectivités et et par ailleurs parce que le gouvernement souhaite que les collectivités de bloc communales soient solidaires avec lui sur le fait que cette inflation soit partagée nous n'en sommes absolument pas d'accord ce n'est pas à nous d'être toujours la variable d'ajustement du gouvernement et du budget de l'État on estime que cette inflation doit être compensée au pourcentage près vers les bases de dotation et les bases fiscales qui sont qui sont qui font partie effectivement de nos recettes derrière sur nos budgets communaux donc c'est la première proposition que vous avez fait au député on est d'accord alors la première c'est le bouquet fiscal la deuxième c'est la revalorisation de nos dotations en fonction de l'inflation la troisième c'est la revalorisation aussi des bases fiscales pareil de non pas de trop et demi mais la hauteur de 7% pour nous permettre effectivement de pouvoir continuer à survivre qu'est-ce que vous appelez la base fiscale justement la base fiscale ce sont toutes les bases qui nous permettent effectivement c'est sur la taxe d'habitation même si on l'aperçoit plus elle doit être compensée par l'État ce sont aussi les bases foncières ce sont parce que pour les communes il ne va vous rester que les taxes foncières des résidences secondaires et on ne joue que sur le taux nous on est bien d'accord on ne joue pas sur la base chaque année les bases imposables sont révisées par les par l'État donc bien évidemment en fonction du coût de la vie là avec une inflation je vous dis très très importante il faut absolument que nos bases soient revues corriger la volonté de l'État c'était de se dire ben écoutez nous on va revaloriser nos bases de trois et demi pour cent reste à charge aux communes de d'augmenter leur taux d'imposition c'est pas notre choix si on a un petit si on augmente le taux d'imposition sur la taxe foncière vers les propriétaires c'est parce que soit notre taux est très faible soit parce que la commune est en difficulté ou elle a besoin de d'investir fortement et donc elle fait appel effectivement uniquement à une proportion de la population aussi il faut bien le dire et bien souvent à son électorat puisque ce ne sont que les propriétaires qui ne sont impactés donc on ne peut pas jouer dans la même cour avec l'État sur cette revalorisation des taux d'imposition ce n'est pas possible c'est un choix qui appartient aux communes et ce n'est pas un choix solidaire que nous devons partager avec l'État sur l'inflation en tant que tel donc ça c'était la troisième proposition est-ce que vous avez fait d'autres propositions et députés oui l'annulation de la suppression de la CVE par exemple bien sûr on est d'accord Daniel Fargeot dans la vie vous connaissez bien les entreprises puisque vous faites vous êtes expert-comptable on sait très bien qu'en France il faut bien diminuer les impôts de production il y a trop d'impôts sur les entreprises pour être compétitifs à l'Europe alors la position que nous avons faite il ne sera certainement pas recevable mais c'est une proposition nous conservons la c.ae pour le bloc communal si une promesse a été faite au BDF que celle-ci aille vers la suppression d'une taxe alors c'est un peu technique mais c'est la taxe C3S cet axe est dû par les entreprises qui dégagent plus de 19 millions d'euros de chiffre d'affaires et aller avec un taux de 0,16% cette taxe ne correspond à rien alors il fut un temps il y a des quelques décennies maintenant cet axe de découvrir l'assurance vieillesse des travailleurs indépendants et des aujourd'hui je ne sais pas vraiment à quoi sert cette taxe et je pense que les le Medef serait ravi d'entendre que la C3S soit supprimée puisque c'est surtout des entreprises en plus conséquentes puisque les petites enfin les petites communes des petites entreprises inférieures à 19 millions d'euros un kit pas cette taxe voilà donc je pense que ça permettrait aussi de lisser alors cette proposition cette proposition a été émise nous l'avons alors je rappellerai aussi que au sein de la MIF et au sein de la MF je participe au groupe de travail dans le cadre de cette étude du projet de loi de finance et c'est une proposition qui a été faite par la MF de supprimer cette taxe C3S et de nous conserver la CVE en l'état oui parce qu'en plus elle participe je veux dire au territoire et puis elle fait ne serait-ce que par exemple pour l'enlèvement des ordures ménagères des entreprises mais bien sûr et je rappelle que c'est un impôt de production c'est pas une contribution c'est ça n'a rien à voir éventuellement vous avez trouvé d'autres postes puisqu'il faut on parle de réduire les impôts de production est-ce que vous auriez trouvé d'autres propositions alors d'autres pistes oui alors voilà alors j'ai évoqué cette piste samedi matin avec avec nos députés à savoir que l'État a souhaité depuis la crise sanitaire dans le cadre du Plan France relance de favoriser la transition énergétique ce qui est une très bonne chose il faut qu'on y vienne tous petit à petit sauf que les collectivités les communes dans leur programmation de campagne et dans leur PPI c'est leur plan pluriel d'investissement n'avaient pas anticipé ces fac donc bien évidemment nous sommes très très enclins de pouvoir aller chercher les enveloppes les subventions les dotations de l'État dans le cas de la transition énergétique [Musique] [Musique] puisque nous sommes obligés de dénoncer pour relancer parce que les entreprises qui répondent ne sont pas toujours celles qui sont attendues en termes de qualité en termes de voilà en termes d'affichage donc qu'est-ce qui se passe les enveloppes proposées par l'État dans le cas de la transition énergétique ne sont pas consommés à ce jour et oui puisque si on ne peut pas lancer les marchés les travaux on ne va pas aller chercher les fonds donc de fait on a demandé on demande systématiquement notamment pour le département du Val-d'Oise aux sous-préfet à la relance de pouvoir proroger ces enveloppes donc qu'est-ce qui se passe on va perdre un an parce qu'on le temps de relancer les marchés le temps d'attribuer ces marchés etc etc ça prend du temps donc ce qui signifie que toutes ces enveloppes liées à la programmation précédente sur la transition énergétique ne sont pas consommés donc dans un premier temps plutôt que l'État lance un plan vert d'un milliard et demi d'euros comme c'est comme c'est inscrit dans le projet de loi de finances on aimerait que ce par exemple cette piste soit repoussée d'un an voire de deux le temps qu'on est pu consommer des enveloppes précédentes et ces enveloppes actuelles proposées dans le projet de loi de finance soit elle-même donc repoussée et à l'inverse que ce milliard et demi d'euros viennent compenser peut-être une partie de la facture énergétique des communes en étant en place un tarif réglementé figé et préciser par l'État est-ce que ça veut dire également c'est un exemple c'est une piste c'est une autre piste mais je vais vous dire que j'ai entendu Bruno Le Maire notre ministre la semaine dernière sur une chaîne concurrente qui sur une radio concurrente pardonnez-moi qui disait vous savez construire son budget c'est choisir ses dépenses choisir ses recettes donc c'est un choix stratégique en d'autres termes si c'est un choix stratégique c'est que on peut effectivement revoir ses positions ses choix sur les dépenses qui peuvent être amenées par l'État en tant que tel et est-ce que vous avez suggéré également comme une prime à l'investissement si vous partez sur une rénovation de bâtiments ou sur une meilleure isolation c'est-à-dire une prime à l'investissement de transition énergétique évidemment pour les communes c'est un gros budget d'investissement beaucoup de communes en tout cas certaines peut-être parce que vous avez des bâtiments anciens entretenir et qu'il faut améliorer énergétiquement est-ce que là vous auriez pas aussi des pistes d'investissement de proposer à l'état et bien de d'augmenter mais vous avez entièrement raison puisque même si aujourd'hui on peut aller jusqu'à 80% de subventions il reste quand même 20% à la charge des collectivités en plus de tout le reste donc ce reste à charge ce quoi qu'il en coûte parfois et quand même relativement importante pour les collectivités sur ce genre de chantier sur nos équipements publics qui sont quand même conséquents et comme vous venez de le préciser effectivement qui doivent être votre revue est corrigée en ce qui concerne notamment l'isolation les consommations nous n'avons pas parlé de la consommation d'éclairage public vous savez que cet éclairage public a aussi un coût nous-mêmes dans notre commune Andilly nous avons décidé à partir d'hier soir de couper l'éclairage public de minuit à 5h du matin alors c'est un choix qui que nous nous imposons par rapport à cette facture énergétique par ailleurs il y a aussi peut-être des bienfaits à cette cette coupure énergétique par rapport à la trame noire par rapport à la biodiversité par rapport à tout un tas de points qui peuvent s'inscrire justement dans la transition énergétique et comme vous venez de le dire il nous faut aussi revoir tous nos éclairages publics il est bien certain que les anciennes lampes d'éclairage consomment sont énergivores là encore et il faut passer au LED il faut passer aussi à d'autres dispositifs qui vous permettent d'éclairer au fur et à mesure de votre sur une voie publique etc etc mais tout cela coûte beaucoup d'argent et ça prend du temps et ça prend du temps dans l'instruction des dossiers pour aller chercher aussi des les subventions bon voilà c'est on peut pas du jour au lendemain planifier ce genre de d'investissement ce genre de chantier ce genre de travaux qui sont relativement lourds et coûteux pour une collectivité alors vous avez que Paris a voté la semaine dernière l'obligation pour les commerces et les entreprises d'éteindre toute lumière et même les panneaux les les télévisions si je puis dire les panneaux publicitaires le soir dès que les le personnel les salariés sont partis des bureaux est-ce que vous en tant qu'élu vous allez aussi au niveau du Val d'Oise de faire réfléchi à ce type de mesure beaucoup plus drastique finalement beaucoup plus drastique mais ce sont des mesures pour la ville de Paris et un peu de bon sens ça fait plaisir c'est bien de le souligner et voilà de mettre en avant ce n'est que mon avis bien évidemment en tant que Daniel Fargeot voilà mais mais effectivement je pense que c'est quand même une bonne chose parce que quand vous passez devant c'est c'est milliers de mètres carrés de bureau qui reste éclairés toute une nuit enfin c'est une consommation nous étions dans un confort et ce confort on ne peut plus l'assumer à ce jour et c'est et tant mieux quelque part parce qu'il faut revenir quand même à des considérations plus terre à terre et avoir un peu plus de bon sens dans nos raisonnements les uns et les autres alors comment ont accueilli comment les députés ont-ils accueilli ces propositions et deuxièmement pardon allez-vous les porter au niveau du Sénat cette fois vous avez rencontré cinq sénateurs mais bien sûr il y a habituellement vous rencontrez vous allez vous vous faire entendre de tous les sénateurs donc comment allez vous faire mais écoutez le fait d'avoir réuni l'ensemble des parlementaires samedi dernier c'était alors c'était convivial ça a été fructueux mais ça a été surtout établi dans un esprit respectueux de respect on n'était pas dans un hémicycle on était pas la foire d'Antoine nous étions là pour travailler ensemble et c'était vraiment la volonté de l'Union des Maires de pouvoir réunir toutes les sensibilités politiques quelle qu'elle soit mais pour travailler pour nos communes et le bloc communal en règle générale donc le fait que les députés étaient présents nous leur demandons bien sûr la grande majorité d'entre eux font partie fait partie pardon de la majorité présidentielle mais néanmoins elles sont quand même en capacité de se rendre compte sur le terrain de ce qui se passe de connaître nos problématiques et de pouvoir y répondre y répondre partiellement je l'entends mais au moins de relayer nos propositions c'est quelque chose de très important pour qu'au sommet de l'État on puisse entendre et comprendre quels sont nos problématiques et ce cri d'alarme qui a été lancé par par du Val-d'Oise et l'ensemble des élus en règle générale n'est pas un cri d'alarme pour essayer de faire du buzz ou quoi que ce soit c'est une réalité également alerter il y a quelques temps signé un courrier aussi vers vers les parlementaires et au niveau de la MF également donc des actions vont être mises en place par nos instances nationales de représentation d'élus vers vers le enfin vers les l'Assemblée nationale dans un premier temps et ensuite vers le Sénat alors le Sénat a bien conscience et je pense que même si nous tendons vers un 49-3 le président Larcher c'est engagé à instruire néanmoins l'ensemble du projet de loi de finances qui sera soumis bien évidemment au Sénat et de faire des réponses sur sur ce sur ce projet ensuite bien évidemment ça reviendra vers l'assemblée vers un nouveau 49-3 très certainement mais il faudrait quand même que le gouvernement met un peu d'eau dans son vin pour nous permettre effectivement de continuer à sécuriser les finances de nos communes et investir et investir bien évidemment merci Daniel fajo je vous en prie Florence à très bientôt merci
Daniel Fargeot