Pesticides : Les députés et sénateurs trouvent un compromis sur la loi Duplomb
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Le Grand Matin Sud Radio 7h9h Jean-Jacques Bourdin. Comprendre, savoir comprendre le matin, ça fait bien longtemps que j'emploie cette expression savoir et comprendre mais c'est utile avant de commenter, je le répéterai sans cesse, utile de savoir de quoi on parle. Laurent Duplom est avec nous.
Il est sénateur LR de Haute Loire, éleveur de vachelitière à Saint-Pulen dans la Haute Loire. Laurent Duplomb, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bordin.
Nous allons revenir sur votre proposition de loi. Vous êtes deux d'ailleurs à avoir signé cette proposition de loi. Vous-même Laurent Dupl et le centriste Franck Ménonville.
Deux sénateurs. C'est une proposition de loi venue du Sénat. Cette proposition de loi a été adoptée par la commission mixte paritaire. commission mixte paritaire composé, on le sait, de sénateurs et de députés.
Accord sur votre proposition de loi. Très controversé votre texte, mais l'avenir du texte maintenant, c'est le Sénat à nouveau et l'Assemblée nationale en dernier recours. He Laurent Duplomb, c'est bien cela.
Euh oui, il faut que les deux assemblées le valident conclusions dans les mêmes termes. Dans les mêmes termes. Voilà.
Alors, où en est votre texte et que dit-il surtout plusieurs sujets dans cette proposition de loi ? La disposition qui fait le plus débat, la plus sensible, la plus commentée et la réintroduction à titre dérogatoire et sous condition strict de l'acétamipride, c'est un pesticides de la famille des néonicotides interdit en France depuis 2018. Alors beaucoup s'inquiètent.
Euh ces effets chez l'être humain sont source de préoccupation et puis et puis il tue les abeilles mais mais il est réclamé par les producteurs de betterave et de Noisette. C'est bien cela. Alors c'est bien cela tout en étant pas tout à fait cela.
Bon allez-y. En fait, la Camy Pride est autorisée dans les 26 pays autres que la France au niveau européen. Donc ça veut dire que les scientifiques non seulement de l'SA, l'Agence européenne qui autorise les molécules ainsi que les scientifiques de tous les pays des 26 pays autres que la France n'ont pas soulevé de débats particuliers sur ce sujet-là.
Je vous rappelle que le directeur de l'ANS français a dit en audition à l'Assemblée nationale que la décision d'interdiction de la CAMI PR en France n'avait pas été faite sur des rapports scientifiques mais uniquement sur une décision purement politique. Donc en fait, on assiste à quelque chose qui est bien français, c'est-à-dire que pour laver plus blanc que blanc, on va interdire des éléments qui sont autorisés juste à nos frontières, qui nous mettent dans une difficulté qui met un certain nombre d'années à arriver et à être démontrée et qui fait qu'aujourd'hui après un nombre de 3 4 5 ans d'interdiction, et bien on se retrouve dans ce que j'appelle des impasses techniques. C'est-à-dire que les filières se retrouvent dans une situation où pour lutter contre certains envahisseurs insectes tels que la punaise diabolique ou le puceron cendré sont dans l'incapacité d'avoir des méthodes de lutte contre ces envahisseurs.
Il y a des alternatives, il y a des travaux des travaux de recherche pour trouver autre chose que cet insecticide, ce pesticide. Oui, c'est toujours ce qu'on nous dit et c'est toujours ce qu'on nous vend avant d'interdire en disant on va commencer d'interdire et vous verrez, vous trouverez des méthodes alternatives. Le problème c'est que la réalité de l'interdiction de l'acétamyride ne s'est pas révélée être juste concernant les méthodes alternatives.
Sinon, les noisettes n'auraient pas perdu 70 % de leur rendement au fil du temps. la pomme et la poire ne se retrouverait pas dans une situation d'impasse technique avec la suppression d'une autre molécule, celle de la spirottramat. Je vous rappelle par exemple que sur la pomme, nous avons perdu la moitié.
Est-ce que ce pesticide n'est pas dangereux pour l'être humain ? Est-ce qu'on en est écoutez, moi je suis pas moi je ne suis pas scientifique mais ce qu'il y a de sûr c'est que les 26 autres pays européens est-ce que vous pensez que ces 26 autres pays veulent obligatoire menacer leur population ? Donc en fait la réalité c'est que quand vous êtes dans un marché commun à 27, quand 26 autorise avec des règles qui sont exactement les mêmes qu'en France sur la santé publique, sur l'environnement et bien c'est la France interdisant toute seule.
Je pense qu'il y a des questions à se poser. La porte-parole de la DG santé, de la direction générale de la santé au niveau européen a dit à François de Rugie, ancien ministre de l'environnement dans une vidéo qui est visible par tout le monde que l'utilisation de la cétamipride aux doses prescrites en respectant les précautions n'est ni dangereuse pour la santé, ni pour l'environnement, ni pour la biodiversité. Donc à un moment donné, moi je veux bien tout entendre mais la réalité c'est que ça nous met dans une situation de concurrence totalement déloyale vis-à-vis des autres pays.
Moi je demande pas que les Français les agriculteurs français et plus que les agriculteurs européens mais qu'ils aient au moins les mêmes chances de pouvoir combattre leur concurrents sur les marchés européens qui est un marché fermé. le du plan autre mesure votée en CMP, le relèvement des seuils d'autorisation environnementale pour les élevages intensifs et puis aussi la facilitation du stockage de l'eau pour l'irrigation des cultures. Alors le stockage de l'eau, l'irrigation des cultures, je pense que beaucoup beaucoup d'auditeurs, ils seront favorables évidemment parce que parce que il faut bien irriguer, contrairement à tout ce qu'on peut dire, faut bien irriguer les cultures si on veut si on veut si on veut produire, il faut irriguer hein.
Ah, il y a pas de de solution. Il y a pas de plantes qui il y a pas de plante qui poussent sans eau. Bah oui, ça n'existe pas et ça tout le monde le constate.
Il y a que mettre une plante sur son balcon. Si vous l'arrosez pas, elle dure pas longtemps. La réalité de l'irrigation en France qui est surjouée et qui est un sujet qui est totalement passionnel et irrationnel, c'est que la surface française qui est irriguée, c'est moins de 7 % de la surface.
En Espagne, c'est 15 % de la surface. En Italie, c'est 24 % de la surface. La réalité de l'eau que nous utilisons en France en moyenne, c'est 1800 m³ à l'hctare.
La moyenne des pays européens du sud de de de l'Europe, c'est 4000 m³ à l'hctare. Et la moyenne des pays qui sont au sud de l'Europe comme nous, comme l'Espagne et l'Italie, c'est 7000 m³ à l'hctare. Donc non seulement on irrigue peu en terme de surface, mais on est très résilient, on utilise très peu d'eau à l'hctare.
Et malgré tous ces efforts, malgré toutes ces réalités, et ben on entend toujours que il y a une forme d'accaparement, que les mégabassines seraient catastrophiques. Alors que là aussi les bassines qui sont faites dans les deux séèvres, c'est en fait faire des retenues qui permettent de pomper de l'eau en hiver pour éviter d'avoir à la pomper dans les rivières l'été. Comment peut-on être contre cela alors que ça va dans un sens de progrès ?
Puisque s'il ne le pompe pas au mois de décembre, au mois de janvier quand le niveau des eaux est importante, et bien il le pompera au mois de juillet et au mois d'août quand le niveau des eaux est bas. Oui. Non mais vous avez raison dans votre démonstration.
D'autant plus que d'autant plus que s'il pleut bah il faut récupérer l'eau et la stocker d'une manière ou d'une autre hein. Ça c'est un Bah c'est ce que l'homme a fait depuis la nuit des temps. Ça, je suis bien d'accord.
Mais euh les seuils d'autorisation environnementales pour les élevages intensifs, ça aussi ça hein. Oui. Alors ça aussi c'est pareil.
La réalité c'est quoi ? C'est que par euh contrainte successive depuis une vingtaine ou une trentaine d'années, on a rajouté des boulets administratifs à toute autorisation de construction. Quand vous prenez par exemple un agriculteur qui a besoin pour avoir parce qu'ils sont par exemple nombreux sur son exploitation, quatre ou cinq associés, une une déclaration d'enregistrement à plus de 150 vaches laitières. 150 vaches laitières quand vous êtes quatre ou cinq associés, ça fait que 30 ou 40 vaches chacun.
C'est pas quelque chose qui paraît totalement intensif à outrance. Et bien on on est dans un système où aujourd'hui en France, on demande par exemple un débat à l'entrée de la l'enquête publique et un débat à la sortie de l'enquête publique. Ben je peux vous dire que s'il a pas trop de problème à l'entrée de l'enquête publique dans le débat à la sortie de l'enquête publique, il se fait pourrir par tous ceux qui viennent parce que les associations environnementalistes font remonter un certain nombre de gens.
Les voisins qui pouvaient accepter parce que ça se passait bien avec l'agriculteur se font monter la tête par une tas de de de d'éléments et de discours qui sont très qui sont alarmistes voire vo voir voire obscurantiste et qui finissent par faire que là où l'agriculteur aurait eu quelque chose qui se serait bien passé finisse par remonter les passions comme je le disais quand c'est passionnel c'est irrationnel et ça devient impossible. Donc en fait on n'est pas on n'est pas dans quelque chose qui va faire que demain l'agriculture française sera industrielle. On est juste dans un élément qui permet à l'agriculture française qui est familiale de pouvoir rester dans la possibilité de rester familial.
C'est tout bien. Merci Laurent Duplomb. Euh merci à vous de votre texte de loi très controversé.
Vous avez pu vous expliquer c'est ainsi hier j'avais Agnès Panier Runaché qui était contre la réintroduction de la Camride. Aujourd'hui nous avons le rendu plomb. C'est ainsi chacun a le droit de s'exprimer.
Il est 7h20 le rappel des titres de l'actualité. Lori, Leclerc. La
Laurent Duplomb