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InterviewPublic SĂ©nat (sur YouTube)· 2 mars 2026 59 minContradictoireActualitĂ© / polĂ©miqueDĂ©fenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidaritĂ©s & famille

#Direct 🔮 Maud Bregeon invitĂ©e du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public SĂ©nat-M6

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 48 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRĂ©ponse directe

    La mort du guide suprĂȘme iranien Ali Ramen est-elle une bonne nouvelle ?

  • 0:45RelanceRĂ©ponse directe

    Est-ce que la France soutient cette opération israélo-américaine en Iran ?

  • 1:45OuverteRĂ©ponse directe

    Pourquoi le chef de l'État français n'a pas encore rĂ©agi Ă  la mort du guide suprĂȘme iranien ?

  • 3:00RelanceRĂ©ponse directe

    Est-ce que cette absence de rĂ©action du chef de l'État est parce que la France n'a Ă©tĂ© ni prĂ©venue ni impliquĂ©e ?

  • 4:00OuverteRĂ©ponse directe

    Est-ce que les États-Unis ont fait prendre des risques à tous ses partenaires et notamment à la France ?

  • 5:20OuverteRĂ©ponse partielle

    Est-ce que selon vous c'est le début d'une nouvelle guerre qui peut durer plusieurs semaines ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Maud BregeonFait
    « On ne peut donc que se satisfaire de sa disparition. On ne peut donc que se satisfaire de sa disparition et il appartient désormais au peuple iranien de faire le choix de son destin. »
  • 1:00Maud BregeonFait
    « La dĂ©cision des AmĂ©ricains et des IsraĂ©liens de dĂ©clencher une guerre avec l'Iran qui de fait n'Ă©tait pas encadrĂ© par le droit international plonge la rĂ©gion dans une situation d'instabilitĂ© dont nul ne sait dire Ă  l'heure oĂč on se parle quelles seront les consĂ©quences encore une fois sur la stabilitĂ© rĂ©gionale et sur la paix. »
  • 2:00Maud BregeonFait
    « La dissuasion nucléaire française restera française que ce soit pour la conception, pour la production ou pour la décision qui évidemment est et restera de la prérogative exclusive du président de la République. »
  • 7:00Maud BregeonFait
    « Personne dans les français qui nous écoutent ce matin personne ne peut comprendre que ce qu'on interdit dans nos champs à nos agriculteurs arrive dans nos assiettes ou dans l'assiette de nos enfants. »
  • 18:00Maud BregeonChiffre
    « Nous avons lancé un programme chantier du siÚcle, six nouveaux réacteurs de technologie EPR2 et 8 en option. »
  • 0:30Fait
    « on devrait encourager nos filiĂšres et on devrait ĂȘtre fier de la capacitĂ© de la France. On est le seul pays aujourd'hui Ă  maĂźtriser la filiĂšre et le cycle de bout en bout. »
  • 0:45Promesse
    « il faut qu'on aille vers une production encore une fois française et décarbonée »

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans le grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat.

Bonjour ModrĂ©jon. Bonjour Ă  tous. Vous ĂȘtes porte-parole du gouvernement et c'est tout nouveau.

Ça date de [musique] cette semaine, ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l'Ă©nergie. La guerre lancĂ©e par IsraĂ«l et les États-Unis va durer. Elle dĂ©stabilise toute la rĂ©gion du proche Orient.

Que va-t-il se passer aprĂšs la mort du guide suprĂȘme Ă  Teran ? Le rĂ©gime peut-il tomber ? L'Europe ne condamne pas mais s'inquiĂšte.

Combien de Français sont dans les pays [musique] concernés ? Nos militaires vont-ils répliquer pour défendre leur base dans la région ? Nous allons en parler dans un instant.

Au menu également de ce grand jury, l'ambiance politique toujours lourde en France, violence, antisémitisme. Nous évoquerons la question des alliances. Nous sommes à 2 semaines du premier tour des élections municipales.

Bienvenue dans ce grand jury MoĂ©gon. Merci. À mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger PĂ©rine Tarna pour public SĂ©nat et Kim JarassĂ© pour le Figaro.

Dans ce grand jury, ma motrĂ©on, nous parlerons aussi de ce que veut faire le gouvernement dans les mois qui viennent et jusqu'Ă  la fin du quinquena et vous rĂ©pondrez Ă  nos questions expresses. Le grand jury, l'actualitĂ© [musique] de la semaine. Mo B, une premiĂšre question, la mort du guide suprĂȘme iranien Ali Ramen est-elle une bonne nouvelle ?

Le Molar Améney était un dictateur sanguinaire qui a opprimé son peuple, avili les femmes, les jeunes, les minorités et il est encore récemment responsable de de la mort de milliers de civils dans son pays et dans la région. On ne peut donc que se satisfaire de sa disparition. On ne peut donc que se satisfaire de sa disparition et il appartient désormais au peuple iranien de faire le choix de son destin.

Et alors la question suivante, c'est est-ce que la France soutient cette opĂ©ration israĂ©lo-amĂ©ricaine en Iran ? Écoutez, la dĂ©cision des AmĂ©ricains et des IsraĂ©liens de dĂ©clencher une guerre avec l'Iran qui de fait n'Ă©tait pas encadrĂ© par le droit international plonge la rĂ©gion dans une situation d'instabilitĂ© dont nul ne sait dire Ă  l'heure oĂč on se parle quelles seront les consĂ©quences encore une fois sur la stabilitĂ© rĂ©gionale et sur la paix. Donc pas de pas de soutien Ă  l'opĂ©ration.

Écoutez encore une fois de de tout de toute Ă©vidence ce n'Ă©tait pas encadrĂ© par le droit international. Maintenant, ce qui compte c'est le jour d'aprĂšs. Ce qui compte pour le prĂ©sident de la RĂ©publique qui, vous le savez, a longuement Ă©changĂ© hier avec nos partenaires dans la rĂ©gion, avec chacun de nos partenaires dans la rĂ©gion, euh c'est le jour d'aprĂšs et c'est de permettre aux Iraniens de faire le choix de leur avenir.

Et pourquoi le chef de l'État français n'a pas encore rĂ©agi Ă  la disparition, Ă  la mort du guide suprĂȘme iranien ? Écoutez, c'est une question d'heure Ă  n'en pas douter. Vous savez que c'est une situation euh extrĂȘmement complexe et qui provoque une situation abrasive, encore une fois trĂšs incertaine dans la rĂ©gion.

Et donc le président de la République et c'est bien légitime, prend le temps d'échanger comme il l'a fait hier. Vous avez probablement vu la déclaration conjointe avec nos partenaires anglais et allemands, les échanges qu'il a pu avoir avec nos partenaires régionaux. Euh et donc voilà, c'est euh justement Emmanuel Macron hier a déclaré que l'escalade en cours est dangereuse et qu'elle doit euh cesser.

Est-ce que tout de mĂȘme c'est pas un peu hypocrite de la part du chef de l'État alors que euh finalement toutes les puissances occidentales souhaitaient la chute du rĂ©gime iranien et la chute d'Ali Hameney en particulier. Notre prioritĂ© c'est d'abord la protection de nos ressortissants et de nos intĂ©rĂȘts stratĂ©giques dans la rĂ©gion. Et ensuite, au-delĂ  de l'Ă©motion qui est Ă©videmment lĂ©gitime, aujourd'hui, personne ne sait mesurer les consĂ©quences pour la paix et la stabilitĂ© dans la rĂ©gion.

Et donc c'est la prioritĂ© sur lequelle travaille Ă©videmment le prĂ©sident de la RĂ©publique avec le gouvernement. Mais il aurait pas fallu saluer de façon plus claire finalement cette ce premier objectif qui a Ă©tĂ© la dĂ©capitation du rĂ©gime iranien. Il y a il y a pas eu de mots trĂšs prĂ©cis de la part du chef de l'État sur j'ai dit clairement devant vous qu'on ne pouvait que se satisfaire.

Je parle d'Emmanuel Macrom de la disparition. Je suis la porte-parole du gouvernement. Euh et donc je porte devant vous ce matin la parole de l'exĂ©cutif, encore une fois dans une situation euh qui est extrĂȘmement complexe, mais on ne peut que se satisfaire de sa disparition.

Et je le redis, euh le Molarine a euh opprimé son peuple. Euh on a vu ce qui s'est passé encore ces derniÚres semaines. Euh c'est absolument insupportable.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique a eu l'occasion de le dire et donc notre parole, elle est claire. Est-ce que cette absence pour l'instant de rĂ©action du chef de l'État, c'est parce que la France n'a Ă©tĂ© ni prĂ©venue ni impliquĂ©e dans cette opĂ©ration amĂ©ricaine et israĂ©lienne en Iran. Pourquoi la France qui est membre du Conseil quand mĂȘme de sĂ©curitĂ© a-t-elle Ă©tĂ© courtcircuitĂ© ?

Au mĂȘme titre que nos alliĂ©s europĂ©ens, nous n'avons pas participĂ© et nous n'Ă©tions pas informĂ©s. Maintenant, je vais rĂ©pondre, si vous le permettez, Ă  quelques accusations que j'entends depuis les 12 derniĂšres heures. La France n'est pas isolĂ©.

La France a Ă©tĂ© en premiĂšre ligne hier dans les discussions d'une part avec nos partenaires europĂ©ens et je le redis, vous avez vu les communications conjointes qui ont Ă©tĂ© Ă©tablies et encore une fois avec nos alliĂ©s, nos partenaires dans partenaires dans la rĂ©gion Ă  des opĂ©rations dĂ©fensives. Et par ailleurs, par ailleurs, le prĂ©sident de la RĂ©publique a fait savoir et vous l'avez probablement vu dans sa dĂ©claration hier, qu'il Ă©tait disposĂ© Ă  apporter de l'aide Ă  nos partenaires dans la rĂ©gion, notamment pour garantir leur sĂ©curitĂ© rĂ©gionale. Est-ce que les les États-Unis ont fait prendre des risques Ă  tous ses partenaires et notamment Ă  la France ?

Est-ce qu'on peut considĂ©rer que les États-Unis sont encore des alliĂ©s ? Ă©coutez, qui mĂšne une opĂ©ration sans nous prĂ©venir et que ça peut avoir des consĂ©quences sur euh les militaires qui sont prĂ©sents dans la rĂ©gion. Euh l'important et je le redis pour nous euh encore une fois euh c'est de prĂ©server euh et de garantir la sĂ©curitĂ© euh de nos ressortissants euh sur place.

Euh j'ai qualifié euh l'intervention euh conjointe des Américains et des Israéliens en expliquant que euh de toute évidence euh ce n'était pas encadré par le droit international. Euh pour autant euh là encore, il faut voir ce qui s'est passé en Iran. depuis plusieurs années maintenant.

Euh et lĂ -dessus, nous avons encore une fois Ă©tĂ© trĂšs clair et nous avons encore une fois donnĂ© la possibilitĂ©, le prĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©changĂ© hier avec chacun chacun de nos partenaires, parfois Ă  plusieurs reprises et en expliquant qu'on Ă©tait prĂȘt Ă  les aider notamment pour la dĂ©fense de leur territoire et de leur sĂ©curitĂ©. Mais comment les nous sommes nous sommes choses aujourd'hui ? Est-ce que selon vous c'est le dĂ©but d'une nouvelle guerre qui peut durer plusieurs semaines ou est-ce que c'est au contraire un avertissement au rĂ©gime iranien pour le forcer vraiment Ă  nĂ©gocier ?

Il y a eu la volonté de la part des Américains et des Israéliens de déclencher cette guerre pour procéder à un changement de régime. La question, je le disais au début selon vous de Donald Trump parce que pour l'instant c'est un peu flou encore. C'est l'objectif pour nous de Donald Trump.

La question c'est quel est le jour d'aprĂšs ? Qu'est-ce qu'on arrive Ă  mettre en place ? Quelle est l'alternative ?

Et là et là-dessus l'incertitude rÚgne. C'est aussi ce qui explique la prudence dans les mots que l'on emploie. Le président de la République, il n'est pas commentateur politique.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique son rĂŽle c'est de garantir la stabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© de nos intĂ©rĂȘts et et d'aider nos alliĂ©s sur place. Et justement quand Emmanuel Macron dit que la question du nuclĂ©aire iranien, de l'armement et des dĂ©stabilisations rĂ©gionales ne se rĂ©gleront pas seulement par les frappes. Pas seulement.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire exactement ce que le prĂ©sident de la RĂ©publique a dit. On sait bien que des frappes, queles qu'elles soit ne suffisent pas Ă  Ă©tablir un changement de rĂ©gime, ne suffisent pas Ă  stabiliser une rĂ©gion.

On l'a vu à de nombreuses reprises dans l'histoire. Et donc la question qui se pose aujourd'hui, c'est ce qu'on arrive à mettre en place pour permettre au peuple iranien de choisir son destin et pour stabiliser la région qui en tout état de Ex comment on peut aider comment on peut aider aujourd'hui le peuple iranien concrÚtement ça veut dire quoi ? Et c'est la tout le sens des discussions qu'on doit avoir avec nos partenaires, avec nos partenaires européens et probablement demain avec les Américains et avec les Israéliens.

Est-ce qu'il peut y avoir des négociations avec le régime tel qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire un régime qui est affaibli et décapité mais qui existe toujours et qui organise une transition pour survivre. Est-ce que on peut continuer à parler avec ce régime ? Je pense qu'il est trop tÎt pour le dire.

Euh je vous parlais tout Ă  l'heure du jour d'aprĂšs. La rĂ©alitĂ© c'est que personne que ce soit vous ou moi euh ou nos diffĂ©rents partenaires, personne ne sait dire aujourd'hui ce qu'il adviendra demain ou dans les semaines Ă  venir. Et donc nous sommes dans une situation d'immense incertitude qui requiert Ă  la fois beaucoup de clartĂ© sur la disparition de Ramene, je pense en avoir fait preuve et en mĂȘme temps une prudence parce que l'histoire l'a montrĂ© des frappes quel que soit le contexte et notamment eu Ă©g droit international ne suffisent Ă  Ă©tablir un rĂ©gime et une stabilitĂ© qui serait nĂ©cessairement bon pour le peuple et en l'occurrence pour le peuple iranien.

Moine Bron, vous ĂȘtes porte-parole du gouvernement. Est-ce que vous seriez aussi cache que le chancelier allemand qui avait dit euh "Nous laissons IsraĂ«l faire le sale boulot notamment pour contrecarrer les les ambitions nuclĂ©aires de l'Iran ?" Je ne vous l'ai pas dit comme ça.

Euh ce que je vous ai dit en revanche, c'est qu'on pouvait que se satisfaire de la disparition de Ramenei. Oui. Mais sur le sur le programme nuclĂ©aire de l'Iran, est-ce que c'est aussi la seule façon de faire, de bombarder pour les les empĂȘcher d'accĂ©der ?

C'est en tout Ă©tat de cause la façon que les AmĂ©ricains et que les IsraĂ©liens euh ont choisi. Et Ă  plusieurs reprises, le prĂ©sident de la RĂ©publique a appelĂ© le rĂ©gime iranien euh Ă  entamer de rĂ©elles nĂ©gociations euh sincĂšres. Ça n'a pas Ă©tĂ© le cas.

Sur l'absence de mandat international, Jean-Luc MĂ©lenchon dĂ©nonce la nĂ©gation de tout droit international et la volontĂ©, je le cite, suprĂ©maciste d'IsraĂ«l et des États-Unis. Dans la mĂȘme velle, dans la mĂȘme veine, pardon, les Ă©cologistes dĂ©noncent eux une escalade impĂ©rialiste qui mĂšne au chaos. Quoi ?

Euh est-ce que vous reprenez une partie des mots de partie politique ? Non, je laisse non, je leur laisse la liberté de leurs propos. J'appelle en revanche l'ensemble semble excessif ou pas ?

J'appelle en revanche l'ensemble des responsables politiques euh peu importe leur parti et d'oĂč qu'ils soit Ă  faire preuve de rĂ©flexion dans les mots qu'ils emploient parce qu'encore une fois il est facile de rĂ©agir Ă  chaud, il est facile de commenter une situation qui est de toute Ă©vidence vous le reprochez le brĂ»lante. Non, je ne leur reproche pas leur entier. Enfin, c'est en tout cas ce n'est pas ce n'est pas ma position, mais je n'ai pas je n'ai pas envie ce matin de leur reprocher ou de ne pas leur reprocher leur position.

Je dis juste Ă  chacun que ces propos sont trop sont trop forts. Je dis prenons enfin regardons la situation telle qu'elle est, la complexitĂ© de la situation, ce qu'ont vĂ©cu les Iraniens, ce qu'a vĂ©cu le peuple iranien et tout ça doit Ă©videmment entrer en compte. Je n'entends pas mais peut-ĂȘtre qu'il y en a eu dans les propos que vous rapportez d'expression de solidaritĂ© Ă  l'Ă©gard du peuple iranien.

Justement, est-ce que le chef de l'État doit rĂ©unir les partis politiques français ? C'est une demande de Jordan Bardella ce matin pour Ă©voquer cette situation. Cette est-ce qu'il y a un devoir d'unitĂ© nationale de chez les responsables politiques français aujourd'hui sur cette questionlĂ  ?

Alors deux choses. Que chacun puisse avoir une approche différente des questions géopolitiques en démocratie. C'est bien le droit.

Euh quant Ă  la question de tenir informĂ© les forces politiques, je vous renvoie lĂ  vers l'ÉlysĂ©e, mais enfin je note que le prĂ©sident de la RĂ©publique euh quand euh nous avons connu des crises internationales majeures, je pense Ă©videmment Ă  la guerre en Ukraine, Ă  l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le prĂ©sident de la RĂ©publique a toujours tenu Ă  informer les forces politiques et a menĂ© les dĂ©marches nĂ©cessaires, parfois en conviant ses forces politiques Ă  l'ÉlysĂ©e, par exemple, pour les informer de la situation. Et donc, je ne doute pas que ce sera Ă©videmment le cas. Maintenant, que chacun se rende compte aussi euh que nous parlons euh d'une disparition euh en l'occurrence de celle du Molar Amene qui date de quelques heures.

Donc ça veut dire qu'une une réunion avec les partis n'aurait pas de sens tout de suite. Non, je dis il faut il faut comprendre un peu la situation. Je dis que le président de la République a toujours tenu à informer les forces politiques.

Je n'ai aucun doute sur le fait qu'il le fera. Par ailleurs, le gouvernement est Ă  la disposition du Parlement, vous le savez bien. Et pour autant, il faut voilĂ  laisser peut-ĂȘtre quelques heures ou quelques jours pour pouvoir dresser, c'est ce que demande monsieur Bardella, euh forme de bilan de la situation, en tout cas un Ă©tat des lieux clairs.

Il y a des installations militaires françaises nombreuses dans cette rĂ©gion du Proche-Orient. Il y a 5000 hommes aux Émirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar, au Liban et Ă  Djibouti. DĂ©jĂ , est-ce que des installations françaises ont Ă©tĂ© touchĂ©es Ă  votre connaissance ou pas ?

Alors, je n'ai pas l'information et je vous renvoie là-dessus vers le quadorer. Ce que je peux vous dire en revanche euh c'est queévidemment il y a une attention absolument maximum. Vous avez vu que le président de la République a réuni euh un CDSN euh et la question a probablement été évoquée, mais je n'ai pas plus d'information, pardonnez-moi, je des formations professionnelles, je n'ai pas plus d'informations à vos communautés.

Et nous sommes en période de vacances. Est-ce que vous savez combien de Français sont dans la région sont au prochrient en ce moment ? Et est-ce qu'il y a des opérations d'évacuation qui sont envisagées ?

Alors sur le nombre exact, je n'ai pas de chiffre Ă  vous communiquer. Je peux en revanche vous dire qu'en Iran, nous avons environ un millier de ressortissants et que les qued d'orsem est tout en Ɠuvre d'abord pour procĂ©der Ă  la juste information. Des points de contact pays par pays sont aujourd'hui Ă©tablis.

Il y a donc des directives claires qui sont transmis par le qued d'orsais Ă©videmment et par les ambassades dans les pays de la rĂ©gion. C'est quoi c'est quoi le message aux Français qui sont par exemple au Qatar, qui sont en Arabie Saoudite ? de c'est d'ĂȘtre extrĂȘmement prudent, de ne pas se dĂ©placer, de d'ĂȘtre extrĂȘmement prudent, de respecter scrupuleusement l'ensemble des consignes donnĂ©es par les autoritĂ©s sur place et par nos ambassades.

Quant Ă  la question que vous posiez qui Ă©tait celle de l'Ă©vacuation, ce que je peux vous dire c'est que Ă©videmment nous tenons prĂȘt, Ă©videmment nous sommes prĂȘts euh pour le faire. Il y a rien d'envisager encore Ă  ce stade. Non, nous sommes prĂȘts Ă  procĂ©der aux Ă©vacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra.

Oui, pour l'instant, il y a pas d'avion qui peut voler dans la dans la région. Sur le plan intérieur, le ministÚre de de l'intérieur a annoncé le renforcement de de la sécurité hier. Est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a une menace terroriste accrue avec ce contexte international explosif ?

Il a toujours une vigilance extrĂȘmement Ă©levĂ©e euh de la part du ministĂšre de l'intĂ©rieur qui ne date pas d'hier, mais tous les moyens seront Ă©videmment mis en Ɠuvre et mis en place. Le ministre de l'intĂ©rieur, Laurent NugĂšz, il travaille d'ors et dĂ©jĂ  pour que la rĂ©ponse, que ce soit en matiĂšre de renseignement par exemple et de dĂ©ploiement des effectifs nĂ©cessaires soit mis en place euh et appropriĂ© Ă  la menace telle qu'elle sera qualifiĂ©e. Alors, dans ce contexte mondial, MoĂ©gon, Emmanuel Macron doit demain faire un discours sur la dissuasion nuclĂ©aire française.

Alors, devant les nouvelles menaces du monde, les AmĂ©ricains imprĂ©visibles, faut-il accorder notre protection avec donc nos armes nuclĂ©aires concrĂštement Ă  nos voisins europĂ©ens et ça de maniĂšre, je dirais, un peu plus explicite qu'aujourd'hui ? Alors, je vais le dire extrĂȘmement clairement, il n'y aura Ă  aucun moment un partage de la dissuasion. La dissuasion nuclĂ©aire française restera française que ce soit pour la conception, pour la production ou pour la dĂ©cision qui Ă©videmment est et restera de la prĂ©rogative exclusive du prĂ©sident de la RĂ©publique.

Il y a un discours qui en fait est prononcĂ© par les prĂ©sidents de la RĂ©publique une fois par mandat et le prĂ©sident de la RĂ©publique avait demandĂ© le 13 juillet dernier, vous le savez, au chef d'Ă©tat-major des armĂ©es, de mener un travail, de rĂ©flĂ©chir pour dĂ©terminer dans quelle mesure la dissuasion nuclĂ©aire française pouvait contribuer Ă  la sĂ©curitĂ© collective. Pour autant, je le redis, euh il n'y aura pas de partage, il n'y aura pas, je vous renvoie Ă©videmment au discours que fera le prĂ©sident de la RĂ©publique demain, mais c'est un discours qui euh voilĂ  se tiendra dans un contexte stratĂ©gique avec la brutalisation du monde, avec un risque de prolifĂ©ration nuclĂ©aire, avec un recul avec un recul des AmĂ©ricains en Europe et qui fait suite Ă  une demande qu'il a lui-mĂȘme formulĂ© le 13 juillet dernier. La dissuasion nuclĂ©aire en France est basĂ©e sur ce qu'on appelle les intĂ©rĂȘts vitaux du pays, c'est-Ă -dire Ă  quel moment on dĂ©cide potentiellement de recourir Ă  l'arme nuclĂ©aire.

Est-ce que ces intĂ©rĂȘts vitaux vont ĂȘtre Ă©largis Ă  une dimension europĂ©enne sans sans sans parler de partage ? Sans parler de partage en effet. Alors lĂ , je vous renvoie vers le le discours que que fera le prĂ©sident demain, mais je me permettais d'ĂȘtre aussi clair parce que j'ai entendu lĂ  encore un certain nombre de critiques qui ont Ă©tĂ© formulĂ©es dans les euh journaux ce matin.

Notamment Bruno Rotaillot effectivement dans le journal du dimanche dans une tribune qui Ă©crit "La dissuasion nuclĂ©aire française ne se partage pas, ne se concerte pas, ne s'Ă©largit pas". Euh du coup, est-ce que vous ĂȘtes d'accord avec cette phrase de Bruno Rota ? Je ne comprends pas bien ce que cherche Bruno Rotaillot.

Euh pour ĂȘtre trĂšs honnĂȘte avec vous, si la question est euh doit-on partager la dissuasion nuclĂ©aire française ? La rĂ©ponse est non. prĂ©sident de la RĂ©publique, le premier ministre qui Ă©tait euh pendant plusieurs annĂ©es chef des euh pardon ministre des armĂ©es euh a toujours Ă©tĂ© extrĂȘmement clair.

Et ce qui me dérange un peu dans les propos formulés par Bruno Rotaillo ce matin, c'est qu'il laisse entendre au fond qu'on pourrait se dessaisir de cette dissuasion au profit de pays alliés, d'autres pays européens, qu'on pourrait partager cette dissuasion, qu'on pourrait en partager la conception, en partager la production et partager la décision. Euh ce qui est entiÚrement faux et ce qui est pardonnez-moi à l'exact opposé de la position de la France, de la position historique de la France et de la position du président de la République. Est-ce que ce que veut dire aussi Bruno Rota c'est que la dissuasion nucléaire, moins on en parle, plus elle est dissuasive quelque part.

Oui, enfin encore une fois, on a un contexte, je le dis, international et stratégique qui a évolué. Il est normal, il est de coutume que les présidents de la République prononcent un tel discours une fois par mandat. C'est ce qu'il va faire.

Et donc encore une fois, je ne comprends pas bien le sens de ces paroles. Une derniĂšre question sur le sujet. Dans le programme du gouvernement pour les mois Ă  venir, il y a notamment une nouvelle loi de programmation militaire.

Est-ce que le Parlement aura des choix Ă  faire sur la question du nuclĂ©aire ou est-ce que ça reste un domaine qui est exclusif au prĂ©sident de la RĂ©publique ? C'est un domaine qui est Ă©videmment exclusif au prĂ©sident de la RĂ©publique. C'est une loi, il y a mĂȘme pas de question de budget ou de C'est une loi qui n'a pas encore Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en conseil des ministres et qui vise Ă  actualiser la loi de programmation militaire que le Parlement a votĂ© il y a maintenant pardonnez-moi 2 ans de ça je crois.

Euh et on a vu le prĂ©sident de la RĂ©publique, on a encore une fois parlĂ© dans son discours de Brienne le 13 juillet dernier euh qui Ă©gare au changement de contexte international, la marche de dĂ©fense, l'effort de dĂ©fense qu'on avait dĂ©jĂ  massivement relevĂ© devrait ĂȘtre encore plus important qu'initialement envisagĂ©. Donc il y a une augmentation par rapport Ă  ce qui Ă©tait prĂ©vu de 6,5 milliards d'euros dans le budget cette annĂ©e. Et le Premier ministre dans une approche qui est profondĂ©ment dĂ©mocratique parce que lĂ  encore ça relĂšve d'enjeux nationaux qui sont absolument majeurs.

A souhaitĂ© permettre au Parlement de discuter de ces questions-lĂ . Parlement, on a dĂ©jĂ  rediscutĂ©, si je peux ĂȘtre prĂ©cise, il y a quelques semaines de ça lors d'un dĂ©bat, ce qu'on appelle un dĂ©bat 50-1. Alors, c'est un peu technique, mais enfin, c'est un dĂ©bat sur le sujet durant lequel les diffĂ©rentes forces politiques sont amenĂ©es Ă  prendre position.

Euh et on rentrera davantage dans le détail de encore une fois ce réarmement qui est souhaité et qui est absolument impératif à nos yeux euh dans les mois à venir au Parlement. Donc c'est en vraiment une approche démocratique vis-à-vis de la représentation nationale. Je disais là encore que le président de la République avait toujours tenu à informer les forces politiques quand on était face à des conflits internationaux majeurs euh qui touchaient euh directement ou indirectement la France.

Euh on est dans ce mĂȘme Ă©tat d'esprit Ă  savoir permettre aux forces politiques, permettre aux parlementaires, aux reprĂ©sentants de la nation de se prononcer sur des choix d'intĂ©rĂȘt nationaux pour l'avenir de la France. Le grand jury, l'actualitĂ© [musique] de la semaine. Mode brĂ©g la prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne, Ursula Vanerle a dĂ©cidĂ© d'appliquer provisoirement l'accord commercial avec le le Merco sans attendre les recours notamment auprĂšs de la Cour de justice europĂ©enne.

Y voyez-vous comme les syndicats agricoles un dénit de démocratie ? C'est en tout état de cause euh une forme de mépris du vote du Parlement européen. Vous savez que les parlementaires européens euh ont saisi la Cour de justice de l'Union européenne euh eu égard à ce traité.

Euh la France s'est positionnée avec clarté et constance euh contre le traité du Mercur et là soyons précis, non pas parce que nous sommes contre les traités de libre échange. Euh la France a besoin de traités de libre échange, l'Europe a besoin de traiter de libre échange. Nos agriculteurs ont évidemment besoin de pouvoir exporter pour vivre.

En revanche, on estime que cet accord, tel qu'il était fabriqué, écrit initialement n'était ni juste ni équitable. Mais est-ce que sur le poids de la France en Europe, ça raconte pas aussi quelque chose ? Une perte d'influence, comment se fait-il ?

Non, non et Ă  double pardonnez-moi. Ouais. Non, non, allez-y.

Non et Ă  double titre. Euh d'une part parce que la France a obtenu des acquis majeurs. Et je pense par exemple Ă  la clause de sauvegarde.

La clause de sauvegarde, pour essayer de le dire assez simplement, c'est une mesure qui en cas de variation des prix de plus de 5 % sur 3 ans euh permet de stopper les avantages douers. La France a obtenu le doublement le doublement des contrĂŽles Ă  partir du 1er janvier. Et tout ça, je termine juste euh a Ă©tĂ© possible de par l'implication du prĂ©sident de la RĂ©publique et de par le bras de fer que le prĂ©sident de la RĂ©publique a assumĂ© de mener Ă  l'Ă©chelle de l'Union EuropĂ©. quand mĂȘme une forme d'affront vis-Ă -vis d'Emmanuel Macron qui n'a Ă©tĂ© prĂ©venu que 10 minutes avant l'annonce de la dĂ©cision de la Commission europĂ©enne.

Est-ce que votre gouvernement n'est plus aujourd'hui en mesure, en capacitĂ© de dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts français et notamment les intĂ©rĂȘts des agriculteurs français ? Je viens de vous dire le contraire sur les mesures qu'on a obtenu et qu'on profondĂ©ment restructurĂ© cet accord comparĂ© Ă  ce qu'il Ă©tait initialement. Je pourrais aussi vous parler du budget de la PAC qui est un sujet absolument majeur parce que ça concerne les revenus des agriculteurs euh pour les annĂ©es Ă  venir.

Et là, on a réussi et le président de la République a réussi avec les ministres concernés dans les négociations euh d'avoir la garantie que le budget de la PAC qui est qui qui qui le revenu de nos agriculteurs, pardonnez-moi, soit maintenu. C'est une victoire française absolument majeure. Est-ce que la France peut unilatéralement décider de ne pas appliquer les accords du Mercosour dans l'attente par exemple des des recours qui ont été euh euh lancé devant la Cour de justice européenne ? deux échéances absolument majeures.

D'une part, c'est le rendu de la Cour de justice qui va prendre plusieurs mois et ensuite c'est la ratification par le Parlement européen. Là encore, je n'ai pas de boule de cristal mais je vois que les parlementaires européens ont saisi cette cour de justice ce qui démontre de façon factuelle qu'il y a pardonnez-moi qu'il y a des réticences évidentes de la part de ces parlementaires. Ils auront dans quelques mois à se prononcer sur la ratification. parti en France appelé à désobéir à Bruxelles.

Est-ce que vous ĂȘtes prĂȘt vous Ă  engager ce type de bras de fer ? Pardon, excuse-moi. On entend des partis politiques appelĂ© aujourd'hui Ă  dĂ©sobĂ©ir Ă  Bruxelles.

Est-ce que vous ĂȘtes prĂȘt de vous Ă  engager ce bras de fer ? Mais vous savez, nous vous le savez, on est intrinsĂšquement favorable Ă  l'Union europĂ©enne, Ă  la construction europĂ©enne et nous ne sommes pas bĂȘtement opposĂ©s aux traitĂ©s commerciaux. Euh nous disons en revanche une chose simple, ces traitĂ©s doivent ĂȘtre justes et Ă©quitables et donc on doit encore avancer et le prĂ©sident de la RĂ©publique mettra Ă©videmment tout son poids pour que les conditions que nous avons exigĂ©es soient scrupuleusement respectĂ©es.

Je pense par exemple Ă  la question des mesures miroires. Le fait d'interdire l'import de produits qui contiendrait un certain nombre de molĂ©cules qui seraient elles-mĂȘmes interdites en France. On a encore du travail et donc il y a encore une fois ce ce travail qui sera menĂ© par le prĂ©sident de la RĂ©publique, par Jean-Noel Barreot et par Benjamin Hadad Ă  Bruxelles dans les mois Ă  venir.

Euh et nous disons encore une fois que euh l'Europe euh et l'Union europĂ©enne Ă  laquelle on est profondĂ©ment attachĂ© parce qu'on estime qu'il n'y a pas d'avenir français, s'il n'y a pas de consolidation et d'avenir europĂ©en, doit se faire Ă©videmment euh dans l'intĂ©rĂȘt des peuples, dans l'intĂ©rĂȘt des agriculteurs, en l'occurrence. et dans l'intĂ©rĂȘt des consommateurs parce qu'on parle beaucoup des agriculteurs Ă  juste titre quand on parle du mercure mais il y a aussi un volet consommateur qui est extrĂȘmement important. Personne dans les français qui nous Ă©coutent ce matin personne ne peut comprendre que ce qu'on interdit dans nos champs Ă  nos agriculteurs arrive dans nos assiettes ou dans l'assiette de nos enfants.

Voyez c'est sur ça qu'on se bat. Le grand jury question [musique] express. Avec un principe simple des réponses courtes oui ou non pour ou contre.

Tout d'abord, ah si vous allez voir, c'est simple. Au moment oĂč notre natalitĂ© est au plus bas, fallait-il diminuer les allocations familiales ? Il y a une baisse Ă  partir d'aujourd'hui.

Je crois que la question de la natalité va bien au-delà de ça. Parmi les priorités du gouvernement pour le Parlement, il y a la mise en place de l'allocation sociale unique. Le but, c'est de simplifier la vie des Français ou c'est de plafonner les aides ? porter les deux réflexions.

Euh l'objectif, c'est Ă©videmment une dĂ©marche de simplification et puis c'est de garantir que en toute situation euh le travail, les revenus du travail soient plus importants que les revenus de la solidaritĂ©. Pardonine, le gouvernement va-t-il classer euh comme stupĂ©fiant le protoxyde d'azote ? Ça fera partie, ça fait partie euh des sujets en cours.

Je n'ai pas l'information à vous donner. Mais pourquoi le gouvernement légifÚre pas et laisse le parlement prendre l'initiative sur ce sujet ? comme un sujet de santé publique qui touche.

Oui, enfin, il y a beaucoup, pardonnez-moi, il y a un certain nombre de sujets sur qui sont euh de santĂ© publique et d'intĂ©rĂȘt national portĂ© par des initiatives parlementaires et c'est ainsi que fonctionne le parlement. Si vous enfin pardonnez-moi, je peux vous donner quelques exemples qui qui sont qui sont trĂšs diffĂ©rents, mais la question par exemple des Ă©crans euh et de l'interdiction des rĂ©seaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans, ça c'est initialement une initiative parlementaire. Euh le projet de loi sur la fin de vie euh on l'oublie mais c'est une question ce sont des initiatives parlementaires.

Une question sur la suroptimisation fiscale selon la commission des des finances du SĂ©nat, prĂšs de 13000 millionnaires ou multimillionnaires en France ne payent pas d'impĂŽts sur le revenu. Est-ce que vous validez ces chiffres et est-ce que vous estimez que la suroptimisation fiscale doit ĂȘtre une prioritĂ© du gouvernement ? Alors, elle est dĂ©jĂ  elle est dĂ©jĂ  en revanche, il y a beaucoup de confusion dans ce dĂ©bat et dans ce chiffre de 13000 français qui ne perent pas parce qu'il y a je ne conteste pas ce chiffre, je vous dis qu'il y a dans ce chiffre des situations extrĂȘmement diffĂ©rentes et donc il est impossible de globaliser ou d'en tirer une consĂ©quence unique.

Le gouvernement s'est engagĂ© auprĂšs du parlement via la voix de mon collĂšgue ministre du budget David Damiel de donner toutes les informations statistique sur la situation de ces 13000 personnes sans Ă©videmment doter des dĂ©tails enfin donner le dĂ©tail fiscal personne par personne. Je je veux ĂȘtre extrĂȘmement clair. Euh la question qu'on doit nous poser aujourd'hui c'est est-ce que le gouvernement met tout en Ɠuvre pour lutter contre la suroptimisation fiscale ?

Et là, la réponse est oui. Et je vous renvoie aux mesures qui étaient contenues dans le projet de loi de finance 2026. La question de la CDHR, c'est nous qui l'avons porté.

La question des holdings, le fait que vous ne puissiez plus aujourd'hui mettre dans votre holding un yach loué une semaine par mois pour en tirer des avantages fiscaux, c'est nous qui l'avons porté. Le fait que vous ne pouviez que vous ne puissiez plus, pardon, transmettre un chùteau dans le cadre dans le cadre du pacte du Treil, c'est nous qui l'avons porté. Et euh nous sommes en train de débattre, vous le savez hein, le Parlement est en train de débattre d'un projet de loi de lutte contre la justice, de lutte pardon contre la fraude, euh je vais y arriver, fiscale et sociale.

Là encore, ça a été porté par le gouvernement. On va parler de ce que fait le gouvernement dans la seconde partie de ce grand jury. Dans un instant, on parlera aussi de cette ambiance politique lourde à 15 jours des élections municipales.

On parle de violence, d'antisĂ©mitisme et cetera. Tout ça, c'est dans un instant aprĂšs la pause avec Maud BrĂ©gon, porte-parole du gouvernement. À tout de suite.

Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro [musique] M6. Lorsque vous parliez Breton, enfin vous entendiez mes sales petits brisata. C'était la langue des ploues.

On leur interdisait leur langue mais on leur disait "Va te faire tuer au chemin des dames." Les Bretons ont mené bien des batailles pour sauvegarder leur culture riche de sa langue, de ses musiques et de ses danses. Elle fut pourtant une région oubliée longtemps délaissée par la République.

Des longues années de relégation au moment de révolte, les Bretons ont écrit une passionnante saga. La grande histoire de la Bretagne aujourd'hui à 13h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr.

Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au vendredi Ă  7h30 et nous serons plus que jamais au cƓur de nos rĂ©gions avec nos invitĂ©s, nos reportages et [musique] la presse rĂ©gionale pour dĂ©couvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous.

C'est du lundi au vendredi Ă  7h30. [musique] [musique] À l'utonne 44, la France est au 3/4 libĂ©rĂ© puis on a ses poches de rĂ©sistance allemande qui sont notamment sur les franges atlantiques et de la mer du nord. [musique] Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle veut que les poches Atlantiques n'existent plus.

Il faut préparer le terrain avec un bombardement massif. On peut bombarder royant et ma mÚre disait "Non, non, je sens qu'il va arriver quelque chose. Partons d'ici, partons d'ici." Nous sommes le 5 janvier, il a neigé les jours précédents.

Donc, il fait trÚs froid et ils [musique] essayent de se réfugier comme ils peuvent aux abris et puis la maison est tombée et nous étions dans les pierres [musique] jusque- là. C'est épouvantable. C'est épouvantable.

C'est une destruction à prÚs de 90 [musique] % de la ville de Royant. C'est 442 morts. 1945, Royant sous les bombes alliées.

Vendredi prochain à 22h sur Public Sénat. et sur publicsénna.fr.

La semaine prochaine dans notre émission Au bonheur des livres, deux romans qui ont pour personnage principal une jeune fille accompagnée d'un animal. D'abord le roman de Pauline Perade qui signe les habitantes qui nous fait pénétrer dans le milieu rural dans la campagne avec ses habitants. Et puis celui de Bartabas le célÚbre écuyer [musique] qui lui dans les cognes trottoirs nous emmÚne plutÎt dans le paris populaire des saltes à banan et des forins.

Au bonheur des livres présentés par Claire Chazal vendredi prochain à 23h sur Publics Sena et sur publicsenaat.fr. FR. [musique] Sens public, c'est une promesse toute simple du sens à l'actualité et donc dans un monde incertain et complexe.

C'est la parole des experts que nous vous proposons [musique] tous les jours sur Public Sénat. Rejoignez-nous, participez à l'émission en posant vos questions à nos invités. On vous attend, c'est sur le Canal 8.

Sens public du lundi au jeudi à 18h 22h sur PublicSennaat et sur publicsennaat.fr. 27 pays dans l'Union européenne et autant de défis à relever.

Entre un Donald Trump imprévisible et un Vladimir Poutine qui menace notre sécurité, l'Europe est à la croisée des chemins dans un monde hostile. Défense, économie, santé, climat. Sur tous ces sujets, les Européens ont des [musique] questions, des attentes.

Chaque semaine sur France 24 et les chaĂźnes parlementaires, ici l'Europe ouvre le dĂ©bat avec ceux qui font l'Europe au cƓur des institutions. Ici l'Europe avec LCP, AssemblĂ©e nationale et France 24, samedi prochain Ă  16h30 sur Public SĂ©nat. et sur publicsena.fr. [musique] Tous les hommes ne sont pas violents, mais la violence est masculine.

Elle prédomine partout. On voit comment l'éducation qu'on donne aux garçons est un terrain favorable à leur future conduite déviante. Et le problÚme avec ça, c'est que nous en sommes toutes et tous victimes.

Boire à outrance, tester ses limites, se mettre en danger. En voulant prouver que nous sommes des hommes des vrais, nous prenons des risques inconsidérés. Il faut pouvoir laisser libre champ à des masculinés qui sont tout aussi larges qu'il y a autant d'hommes.

Et ça, il faut le comprendre pour ne pas rentrer tous vers ce moule unique. Ce moule unique qui génÚre de l'absolence et du conseil samedi prochain à [musique] 21h sur publicat et sur publicsena.fr.

FR [musique] Article 213 Le mari est le chef de la famille des femmes invitĂ©es Ă  retourner Ă  leur fourneau et sommet de procrĂ© pour la nation l'injonction se dissimule habilement derriĂšre le compte de fait de la merveilleuse vie de femme au foyer. Comment en suis-je arrivĂ© lĂ  Ă  cette fatigue, [musique] cet ennui ? Toujours les mĂȘmes choses, les mĂȘmes gestes, une vie ici quotidienne.

Il n'y a pas de durée limite de travail hebdomadaire pour les femmes au foyer. [musique] Elles ne posent pas non plus de vacances, ni elles prennent leur retraite. Il n'existe pas de salaire minimum.

Leur travail, comme celui du bénévole ou de l'esclave, n'est pas rémunéré. L'histoire oubliée des femmes au [musique] foyer. Samedi prochain à 22h30 sur Publics Sénat et sur publicsena.fr.

Suite du grand jury présenté par Olivier Bost. Mode Brégon, porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie et notre invité Perine Tarnaud pour public Sénat et Jim Jarassé pour le Figaro sont à mes cÎtés pour vous interroger. Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine.

Une question trÚs simple au mot de Bronon. Jean-Luc Mélenchon est-il antisémite ? Il a ironisé cette semaine jeudi soir en meeting à Lyon sur la prononciation d'Ebstein ou Epstein ?

Ouais. Jean-Luc Mélenchon ass sombré dans une dérive antisémite évidente qui euh n'a fait que s'accentuer mois aprÚs mois depuis le 7 octobre. Ces propos sont d'une indignité euh absolue.

Absolue. Si ces propos sont antisémites, le gouvernement va-t-il porter plainte pour pour ces propos ? Il y a un nombre de dérives antisémites de la part de la France insoumise depuis des mois encore.

Euh je répÚte suffisamment de temps sur votre plateau ce matin pour les lister mais enfin euh rappelons les propos de Rima Hassan. Rappelons madame Obonau qui qualifiait le masse de mouvement de résistance. Euh rappelons les propos de Jean-Luc Mélenchon expliquant que Yel Bron Pivet allait camper à Teliv.

Euh pour autant et il y a aujourd'hui euh je une forme d'habileté parfois de LFI euh qui entretient un antisémitisme d'atmosphÚre, euh un antisémitisme d'allusion euh ce qui rend parfois difficile pour la justice euh de qualifier ses propos. Il y a eu un certain nombre de plaintes. Pour autant aujourd'hui, ce qu'entretient la France insoumise est absolument évident.

Je crois que tout le monde le voit. Euh ce ne sont pas des dérapages. Euh c'est une stratégie claire et assumée.

Euh la stratégie de promouvoir encore une fois un antisémitisme d'atmosphÚre, de promouvoir la violence, de promouvoir, on va en parler euh un rapport que j'ai qualifié de totalitaire et complotiste aux médias. Tout ça a été érigé de leur part en stratégie électorale. Ce que vous dites, c'est que c'est pour parler à un électorat.

De toute évidence, en tout cas, il y a une stratégie électorale, une stratégie politique assumée. Jean-Luc Mélenchon a beaucoup de défauts. C'est un homme intelligent, il sait ce qu'il dit, il pÚse les mots, il connaßt la langue française et il connaßt le droit.

Jean-Luc Mélenchon, c'est pertinemment ce qu'il fait. C'est pour ça que je vous dis que ce ne sont pas des dérapages. Est-ce que la question de dissous de la France insoumise doit se poser ?

C'est une idée qui est notamment poussée par Christian Estros qui est maire et candidat à la ville de Nice et vice-président du parti Horizon. Il faut dissoudre la France insoumise sur le plan politique. Il faut dissoudre la France insoumise par les urnes.

Il faut dissoudre la France insoumise projet contre projet. Et du reste, les questions de dissolution concernent des groupuscules ne concernent pas en démocratie des partis politiques et sont régis par une volonté politique du gouvernement lorsqu'elle est portée. Ils sont aussi régis par le droit dans le code de sécurité intérieure.

Et c'est bien normal. Est-ce que la France insoumise et Jean-Uique Molenchon rendent service d'une certaine façon au rassemblement national et participe de sa dédiabolisation ? En quelque sorte ?

La France insoumise à force encore une fois de de propos indignes, d'outrance permanence, de cris, de fureur, à détourner le regard des Français, à détourner le regard des médias, à détourner nos regards. Je suis aujourd'hui davantage interrogé sur les plateaux, sur le comportement de la France insoumise que sur le comportement du Rassemblement national. C'est un fait.

Et donc ça implique deux choses. D'abord, une responsabilitĂ© politique de l'ensemble des partis. Nous devons ĂȘtre extrĂȘmement clair, intraitable et sans aucune ambiguĂŻtĂ© euh vis-Ă -vis du comportement de la France insoumise.

Et cette absence d'ambiguïté doit se traduire euh dans les faits notamment lors des échéances électorales. On va y revenir. La deuxiÚme responsabilité et je le dis encore une fois trÚs modestement et humblement euh elle revient à tous les électeurs de ce pays.

Je regardais hier 2,5 millions de Français ont mis un bulletin LFI dans l'urne lors des européennes. 2,5 millions de français ont fait le choix d'élire Rima Hassan au Parlement européen. Et moi je dis moi je dis à ces Français que nous avons tous une responsabilité que nous devons regarder en face ce qui est devenu au fil des années la France insoumise et prendre collectivement un engagement plus un député LFI à l'Assemblée nationale et donc plus un bulletin LFI dans l'UR.

Ce que vous dites aujourd'hui euh LFI est un mouvement politique plus dangereux que le Rassemblement nationale. Je n'y hiĂ©rarchise pas l'un et l'autre. Ils sont Ă  mon sens tous les deux dangereux pour des raisons extrĂȘmement diffĂ©rentes.

Te et je combats chacun de leurs programmes lĂ  encore avec des arguments diffĂ©rents pour l'un et pour l'autre. Mais enfin, il faut arrĂȘter de regarder en miroir la France insoumise et le RN. La France insoumise cherche le duel face au Rassemblement national et le Rassemblement national cherche son face-Ă face avec la France insoumise.

Il faut bien comprendre que ces deux extrĂȘmes s'alimentent l'un et l'autre. Et moi je MĂ©lenchon lui-mĂȘme dit qu'il veut incarner le dernier arc antifasciste contre la montĂ©e de l' dro droite en France. Vous ne craignez pas d'avoir perdu face Ă  lui et face Ă  Jean-Luc MĂ©lenchon cette bataille contre l'arrivĂ©e au pouvoir de l'extrĂȘme droite.

D'abord deux choses. Je suis convaincu qu'une majoritĂ© de Français refuse de mettre un genou Ă  terre face au populisme d'oĂč qu'ils viennent face au communautarisme et face Ă  la violence qui est aujourd'hui portĂ©e par la France insoumise d'une part. Euh d'autre part et ça je crois que c'est une rĂ©alitĂ©.

Jean-Luc MĂ©lenchon aujourd'hui euh fantasme d'un second tour face au Rassemblement national parce que au fond ce duel qu'il tente d'installer et la condition mĂȘme de l'existence ou est devenue en partie la condition mĂȘme de l'existence de la France insoumise. On est donc dans un espĂšce de tango lĂ  mortifĂšre extrĂȘmement dangereux pour le pays qui nous renvoie nos propres responsabilitĂ©s. Et en deux mots, pardon, en deux mots, nos propres responsabilitĂ©s, c'est un de continuer Ă  avancer pour les 12 mois Ă  venir et ensuite de s'entendre.

Et donc moi, je lance un appel, ce n'est pas la premiÚre fois que je le fais, mais au responsables de la droite et du centre. Il est de notre devoir de ne pas laisser le choix aux Français au second tour des présidentiels entre un bulletin Jean-Luc Mélenchon et un bulletin Marine Le Pen ou Jordan Bard. La réalité, c'est que ce duel pour l'instant n'est pas totalement exclu dans les dans les sondages.

Si tel Ă©tait le cas, vous n'iriez pas votĂ©. Écoutez, moi ma position elle a Ă©tĂ© constante, ni LFI ni RN et je la tiendrai. VoilĂ .

Mais pour autant, j'ai la conviction profonde que ce n'est pas ce que veulent les Français. Et donc nous devons leur proposer une alternative. Nous devons nous parler, nous devons nous rassembler, nous devons construire un projet et nous devons avoir un candidat unique.

Sans quoi effectivement sans quoi effectivement nous prenons le risque de laisser ce choix-lĂ  aux Français ? Et euh celles et ceux qui euh par absence de volontĂ© euh de crĂ©er un collectif et de discuter porterait cette responsabilitĂ© entreront d'une bien mauvaise maniĂšre dans le livre d'histoire. Oui, ce message s'adresse trĂšs clairement Ă  Gabriel Atal, Ă  Édouard Philippe pour nommer les Ce message s'adresse Ă  tous les candidats potentiel ou dĂ©clarĂ© de la droite et du centre, au chefs de parti de la droite et du centre et aux responsables Ă©minents de nos familles politiques respectives.

Le temps presse. Oui. Vous dites une candidature unique, ça passe par quoi ?

C'est par une primaire. D'abord, est-ce que nous sommes tous d'accord ? Est-ce que aujourd'hui de Renaissance aux Républicains, de renaissance à tous ceux qui refusent l'alliance avec le Rassemblement national, on est d'accord pour dire il faut un projet commun et il faut un candidat commun.

Ça c'est la premiĂšre Ă©tape. Et vous imaginez Bruno Rotaillot soutenir Gabriel Atal ou l'inverse dans ce type de raisonnement ? Je n'imagine ni l'un ni l'autre soutenir le Rassemblement national ou permettre Ă  la France assoumise d'accĂ©der au second tour.

Ça fait maintenant depuis la dissolution, donc un peu plus de 18 mois que nous gouvernons ensemble et que nous travaillons ensemble au Parlement. J'ai Ă©tĂ© collĂšgue de Bruno Rotaillot sous le gouvernement de Michel Mardier. et j'ai beaucoup de respect pour lui.

Euh nous avons aujourd'hui autour de Sébastien Lecnu des ministres qui viennent de Renaissance, d'horizon, du modÚme, de l'UDI, des Républicains. Et donc nous démontrons dans les faits que euh face au risque du pire euh qui était hier l'arrivée du Nouveau Front populaire au pouvoir, nous savons nous rassembler dans un certain nombre d'exécutifs locaux. Sur le plan difficile pur, par exemple, sur la question du Rassemblement national entre LI et le RN, les LR choisissent plutÎt le RN.

Je ne suis pas d'accord avec vous. En l'occurrence, LR ont été exclus de les LR qui participent au gouvernement ont été exclus de du parti. Je pas porte-parole les républicains, mais je note que quand monsieur Sioti euh est allé à la soupe faire le marche-pied Rassemblement national au lendemain de la dissolution, il est parti seul.

Il est parti seul. Aucun des dĂ©putĂ©s euh du groupe aujourd'hui de Laurent Voquier, droite rĂ©publicaine, n'a fait ce choix-lĂ . Euh les dĂ©putĂ©s aujourd'hui de des RĂ©publicains Ă  Renaissance travaillent ensemble avec parfois des dĂ©saccords et c'est normal mais vous savez des dĂ©saccords, on en a au sein mĂȘme de nos propres partis hein.

Euh donc c'est humain et comme disait François Baou, quand on pense tous pareil, on ne pense plus rien. Mais on a on a démontré qu'on était capable de se rassembler. Mo de Brégon, puisque vous parlez des des députés, est-ce que vous estimez que le député insoumis Raphaël Arnaud peut toujours siéger à l'Assemblée nationale ?

Deux de ces collaborateurs sont soupçonnĂ©s d'ĂȘtre impliquĂ©s dans la mort du militant d'extrĂȘme droite Quentin de Ran Ă  Lyon. J'ai appelĂ© trĂšs tĂŽt Ă  la France la France insoumise Ă  l'exclure de son groupe. Ça c'est une chose mais aprĂšs son retour Ă  l'AssemblĂ©e nationale, la question de la dĂ©mission elle lui appartient et c'est lui le matin qui se regarde dans son propre miroir.

Mais moi, j'en appelle Ă  la France insoumise, aux partis politiques, Ă  cette force politique Ă  clarifier la situation et de toute Ă©vidence donc de l'exclure de toute Ă©vidence, ils ont en un sens clarifiĂ© la situation mais pas dans le sens escomptĂ©. Et est-ce qu'il faut une enquĂȘte sur les moyens dont ont disposĂ© euh les assistants parlementaires de RaphaĂ«l Arnaud euh notamment sur leur dĂ©placement Ă  Lyon ? Euh est-ce que ce dĂ©placement a Ă©tĂ© financĂ© par exemple sur l'enveloppe parlementaire du dĂ©putĂ© ?

Alors ça je n'ai Ă©videmment pas l'information et c'est de la responsabilitĂ© de la reprĂ©sentation nationale. Moi je suis ministre du gouvernement. Vous avez participĂ© cette semaine Ă  une rĂ©union Ă  Ce que je peux vous dire en revanche, c'est que moi mes assistants parlementaires quand j'Ă©tais dĂ©putĂ© euh je savais oĂč ils Ă©taient et comment ils se dĂ©plaçaient sur les heures de bureau.

Oui, RaphaĂ«l Arnaud lui-mĂȘme revendique pouvoir utiliser son enveloppe euh pour ce qu'il appelle la lutte. Bonne B, vous avez participĂ© euh cette semaine Ă  une rĂ©union Ă  l'ÉlysĂ©e sur les groupuscules extrĂ©mistes. Quelles sont les dĂ©cisions qui ont Ă©tĂ© prises ?

D'abord, on a fait un point d'Ă©tap sur la situation. 24 groupuscules ont Ă©tĂ© dissous depuis 2017 par le prĂ©sident de la RĂ©publique qui est un record et dĂšs le prĂ©sident de la RĂ©publique a validĂ© un schĂ©ma de suivi de l'ensemble de ces groupuscules en laissant en laissant pardonnez-moi les renseignements territoriaux en chef de fil dĂšs qu'on procĂšde Ă  une dissolution il y a ensuite un suivi extrĂȘmement rigoureux de la part des renseignements territoriaux pour s'assurer qu'effectivement il n'y a pas de reconstitution qui ait lieu dans les mois ou dans les annĂ©es Ă  venir. Et dĂšs lors et dĂšs lors que cette reconstitution est Ă©tayĂ©e, nous procĂ©dons Ă  une saisie de la justice.

Et c'est ce que nous avons fait dans le cadre de la jeune garde. Deux mĂȘme que les renseignements territoriaux, le ministĂšre de l'intĂ©rieur et Laurent NugĂšz euh ont des soupçons avĂ©rĂ©s encore une fois dĂ©sormais Ă©tayĂ© sur des reconstitutions territoriales, des Ă©manations locales de la jeune garde. Cinq ont Ă©tĂ© recensĂ©s au total.

Et lĂ  encore, les procĂ©dures de dissolution euh vont ĂȘtre lancĂ©es Ă  la demande du prĂ©sident de la RĂ©publique. Mo Brejon, vous ĂȘtes porte-parole du gouvernement et depuis cette semaine Ă©galement ministre dĂ©lĂ©guĂ© de l'Ă©nergie. On va revenir sur l'Ă©nergie.

C'est un sujet trÚs important parce que c'est tout simplement le coût de l'électricité, du pétrole et cetera. Mais il y a eu un un mini remanement cette semaine et il y a un chiffre qui nous a étonné et marqué. En moins de 10 ans, Emmanuel Macron a nommé pas moins de 180 ministres.

Comment un gouvernement peut-il ĂȘtre efficace et travailler un minimum en changeant tout le temps ? D'abord, les gouvernements n'ont pas changĂ© tout le temps. Le prĂ©sident de la RĂ©publique, pardonnez-moi, et lĂ  depuis et lĂ  depuis 2017, il en est 10 ministres de la santĂ©, sep ministres de la culture, ministre des autres mĂšres, ministres de l'Ă©ducation avec des contextes politiques qui ont changĂ© encore une fois enfin vous savez ce qu'on vit depuis 2 ans maintenant.

Est-ce que ça donne pas raison mode Ă  ceux qui disent c'est l'administration finalement qui gouverne parce que les les ministres changent tellement souvent. Comment en ayant 10 ministres de la santĂ© on peut avoir une un suivi dans la politique de santĂ© ? MĂȘme chose sur l'Ă©ducation.

Oui. Ministre de l'éducation. D'ord.

Prenez mon exemple. Euh je reprends le portefeuille de l'Ă©nergie. Ça ne signifie pas que la ligne sur le sujet a changĂ© depuis la semaine derniĂšre.

Bien au contraire et je suis euh en accord euh parfait si je puis dire avec mes prĂ©dĂ©cesseurs. Notre ligne, elle n'a pas variĂ© et elle voilĂ  elle se elle se fonde sur le discours du Belfort du prĂ©sident de la RĂ©publique en fĂ©vrier 2022. Donc c'est pas parce que vous changez de ministre que vous changez de ligne gouvernementale, c'est pas parce que vous changez de ministre que les projets ministĂšre par ministĂšre sont arrĂȘtĂ©s.

Et donc euh moi je demande à ce qu'on nous juge sur le bilan politique publique par politique publique, pas sur le nombre de ministres. Bon donc il y a pas de sujet. Le fait que ça ça va sans permanence, il y a pas un mal français derriÚre.

L'important c'est les résultats. L'important c'est d'avoir des gens engagés. Et c'est ce que c'est ce qu'a voulu Sébastien le Cornu.

Moi, je suis trĂšs fiĂšre d'appartenir Ă  un gouvernement qui mĂȘle des ministres d'expĂ©rience qui sont lĂ  depuis longtemps et en mĂȘme temps une jeune gĂ©nĂ©ration. Je pense au ministre du logement Vincent Jean-Brin. Je pense au ministre de l'industrie SĂ©bastien Martin.

Je pense à Jean Didier Berger qui rejoint Laurenz au ministÚre de l'intérieur. 40. Donc on va donc je vais pas tous les citer.

Je je vais pas je vais pas tous les citer mais je tenais Ă  vous le dire. Vous ĂȘtes donc ministre dĂ©lĂ©guĂ© Ă  l'Ă©nergie. La programmation plurĂ©annuelle de l'Ă©nergie, c'est-Ă -dire la feuille de route pour les 10 ans qui viennent pour la production d'Ă©lectricitĂ© a Ă©tĂ© publiĂ© par dĂ©cret aprĂšs 3 ans pour le coup de d'hĂ©sitation.

Euh dans les grandes lignes, aujourd'hui euh l'écrasante majorité de l'énergie que nous consommons est d'origine fossile. C'est du pétrole, du gaz, des carburants. Et l'objectif, c'est que 60 % de l'énergie que nous consommons soit d'origine décarbonée avec plus de production d'électricité bien entendu et notamment plus de nucléaire.

Marine Le Pen sur cette décision là parle de faute démocratique, de folie et de choix brutal pour cette politique énergétique. Qu'est-ce que vous lui répondez ? que Marine Le Pen en refusant d'avancer sur la politique énergétique, en refusant d'avancer sur l'électrification du pays, en refusant d'avoir recours aux énergies renouvelables par dogmatisme et en allant à l'encontre de toutes les connaissances scientifiques et techniques en la matiÚre, que ce soit sur le plan national que sur le plan international, euh estant et là encore dans une forme de populisme qui desservira profondément les Français.

Quelle est la situation ? 60 % de l'énergie que l'on consomme provient des énergies fossiles. Les énergies fossiles, on les importe.

On les importe depuis les États-Unis pour le GNL, depuis l'AlgĂ©rie pour le gaz, hier depuis la Russie, depuis le Moyen-Orient pour les pour le pĂ©trole. Nous sommes donc nous sommes donc pour 60 % de l'Ă©nergie qu'on consomme dĂ©pendant de puissances Ă©trangĂšres qui ne nous veulent pas toujours du bien et qui fixent le prix de l'Ă©nergie que les Français consomment Ă  leur guise. Pourquoi j'insiste lĂ -dessus ?

Parce que Rassemblement national, le Rassemblement national se dit patriote, c'est le mot qu'ils emploient. Et ben quand on est patriote, on ne promut pas des sources d'énergie fossiles importées et on ne se met pas dans la main de puissances étrangÚres. Et je m'adresse aussi à la gauche si vous me le permettez.

Exactement ce que dit le Rassembl national. En l'occurrence, ils disent il faut mettre le paquet sur l'eau nucléaire et renoncer aux énergies renouvelables qui sont pas efficaces et qui coûtent trop cher. Mais nous avons besoin des deux.

Enfin, que ce soit RTE, que ce soit le JC, que ce soi les industriels, demander à EDF qui opÚre l'ensemble des réacteurs nucléaires français, tous vous diront "Nous avons besoin des deux." Nous avons aujourd'hui un parc historique qui produit effectivement massivement d'électricité décarbonée. Nous avons désormais 57 réacteurs.

Euh nous avons lancĂ© un programme chantier du siĂšcle, six nouveaux rĂ©acteurs de technologie EPR2 et 8 en option. C'est absolument majeur et c'est dĂ©cisif. Mais dans le mĂȘme temps, on constate que notre consommation d'Ă©lectricitĂ© en France baisse.

Est-ce qu'il n'y a pas un risque donc de produire trop d'électricité, de déstabiliser financiÚrement EDF ? Vous vous me disiez, le Rassemblement national dit, il faut miser sur le nucléaire. Un, c'est ce que c'est ce qu'on fait en prolongeant la durée de vie des réacteurs existants et en lançant la construction de nouveaux réacteurs.

Mais enfin, les rĂ©acteurs tels qu'on les connaĂźt aujourd'hui un jour arrĂȘteront de fonctionner et les premiers nouveaux rĂ©acteurs ne verront le jour qu'en 2038. Donc on voit bien qu'on est sur du temps long et pour compenser cela, nous aurons besoin d'Ă©nergie et d'Ă©lectricitĂ© produite d'origine renouvelable. Donc c'est absolument majeur.

Sur ces EPR2, ils sont trÚs chers, beaucoup plus chers que nos centrales nucléaires actuelles. Euh comment va-t-on euh les financer ? Alors la programmation pluréannuelle de l'énergie permet notamment d'avancer sur cette questionlà.

Et est-ce que ça va impacter le prix de l'Ă©lectricitĂ© pour les consommateurs français C'est un des c'est un la question du montage financier est un des grands enjeux des mois Ă  venir. Il y aura Ă©videmment une participation de l'État et lĂ  encore, il faudra regarder cet investissement pour ce qu'il est, c'est-Ă -dire un investissement et un investissement de trĂšs long terme. Aujourd'hui, les centrales nuclĂ©aires de premiĂšre gĂ©nĂ©ration, si je puis dire, vont pouvoir fonctionner jusqu'Ă  minima 60 ans.

Les États-Unis ont portĂ© la durĂ©e de vie d'un certain nombre de leurs rĂ©acteurs Ă  80 ans. Ce que je veux vous dire, c'est que au-delĂ  au-delĂ  de la somme au-delĂ  de la somme en valeur absolue, il faut l'aborder comme en Ă©tant un investissement sur des dizaines d'annĂ©es. D'accord.

Mais la valeur en somme absolue, c'est 80 milliards Ă  peu prĂšs pour construire les les premiers nouveaux EPR, c'est 100 milliards pour adapter le rĂ©seau Ă©lectrique. 200 milliards mĂȘme. Ça fait beaucoup beaucoup d'argent.

Est-ce qu'il y a un moment il faut dire que l'électricité va augmenter ? Ce qui fera augmenter les factures d'électricité des gens euh c'est si on reste encore une fois dans les mains de puissances étrangÚres. Rappelons-nous ce qui s'est passé sur le gaz en 2022.

Poutine a fait est-ce qu'il faut ĂȘtre prĂȘt Ă  dire aux Français au nom de notre souverainetĂ© euh peut-ĂȘtre qu'il va falloir payer un peu plus cher le prix de notre Ă©nergie ? Moi je dis au français, si on veut maĂźtriser nos factures, il faut qu'on produise chez nous et de maniĂšre dĂ©carbonĂ©e. Si on continue Ă  ĂȘtre dĂ©pendant de grandes puissances qui fixe les prix Ă  notre place, lĂ  on court un vrai risque.

Et encore une fois, on l'a vu sur le prix du gaz. Rappelez-vous l'envolé des prix du gaz et de l'électricité aprÚs l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Euh c'est bien la preuve s'il en fallait une.

Et c'Ă©tait d'ailleurs que qu'il faut qu'on aille vers une production encore une fois française et dĂ©carbonĂ©e. Ce qui est marrant et ce que marrant je me dĂ© guillemets mais le premier ministre soulignait cette spĂ©cificitĂ©. Au fond, on a le mĂȘme dĂ©bat que celui qu'on a eu Ă  l'aprĂšs-gerre lorsqu'on a lancĂ© le plan Mesmer et la construction des nouveaux rĂ©acteurs.

Ă  l'Ă©poque dĂ©jĂ  mais [rires] Ă  l'Ă©poque dĂ©jĂ  la question c'Ă©tait celle de l'indĂ©pendance, c'Ă©tait celle du pouvoir d'achat et donc on les retrouve aujourd'hui et moi je suis extrĂȘmement fier, je vous dis pas qu'on a tout fait parfaitement pendant 8 ans mais qu'on relance aujourd'hui encore une fois ce chantier du siĂšcle avec des compĂ©tences qui sont françaises, avec des ingĂ©nieurs, avec des techniciens, on doit pouvoir en ĂȘtre fier. Et donc je sais qu'il y a une forme de gĂ©opolitique Ă  toujours critiquer ce que fait le gouvernement, mais lĂ  on devrait encourager nos filiĂšres et on devrait ĂȘtre fier de la capacitĂ© de la France. On est le seul pays aujourd'hui Ă  maĂźtriser la filiĂšre et le cycle de bout en bout.

C'est une vraie compétence française donc il faut la maintenir. Merci beaucoup de Bréjon, porte-parole du gouvernement et ministre délégué à l'énergie pour ce grand jury. Puis je vous donne cette information de derniÚre minute.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique convoque un conseil de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© nationale. Ça sera ce soir Ă  19h bien Ă©videmment toujours sur la situation en Iran et au Prochrient. Bon dimanche Ă  tous.

On se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL public Sénat le Figaro M6. [musique] Voir ou revoir votre programme [musique] sur publicsena.fr.

Tout de suite sur Public Senat. Tous les hommes ne sont pas violents, mais la violence est masculine. Elle prédomine partout. qu'on voit comment l'éducation qu'on donne aux garçons est un terrain favorable à leur future conduite déviante.

Et le problÚme avec ça, c'est que nous en sommes toutes et tous victimes. Boire à outrance, tester ses limites, se mettre en danger. En voulant prouver que nous sommes des hommes des vrais, nous prenons des risques inconsidérés.

Il faut pouvoir laisser libre champ à des masculinés qui sont tout aussi larges qu'il y a autant d'hommes. Et ça, il faut le comprendre pour ne pas rentrer tous vers ce moule unique. Ce moule unique qui génÚre de l'absolence et du conseil samedi prochain à 21h sur publicat et sur [musique] publicsena.fr.

FR la pointe du rat, l'extrĂȘme ouest de la France. [musique] DerriĂšre ces rochers s'Ă©tend la Bretagne, une terre de paysans et de marins. [musique] Les Bretons ont menĂ© bien des batailles pour sauvegarder leur culture riche de sa langue, de ses musiques et de ses danses.

Elle fut pourtant une rĂ©gion oubliĂ©e, longtemps dĂ©laissĂ©e par la RĂ©publique. [musique] À la fin du 19e siĂšcle, on interdisait sa langue dans les Ă©coles et les instituteurs punissaient les Ă©lĂšves [musique] qui la parlaient. Pour survivre, de nombreux Bretons s'exilent Ă  Paris.

AprÚs la Seconde Guerre mondiale, partout en France, la révolution agricole bouleversait la vie paysane. Les paysans bretons [musique] quittaient massivement leur terre.