Edwige Diaz : "Plus on se rapproche du pouvoir, plus le RN subit un acharnement judiciaire"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Sud Radio, l'invité politique Benjamin Glaise 8h32 Sud Radio. Parlons vrai avec mon invité politique ce matin, Edvig Diaz, député de Gironde, vice-président du Rassemblement national. Edvig Diaz, bonjour.
Bonjour. Merci pour votre invitation et merci à vous d'être là dans le studio de Sud Radio. Perquisition hier matin au siège du RN après l'ouverture d'une information judiciire il y a un an enquête pour financement illicite des campagnes présidentielles et législatives de 2022 européennes de 2024.
Concrètement, la justice évoque des soupçons de prêts illégaux, de particuliers, de surfacturation, de prestation, encore de facturation de prestation fictive intégré par la suite dans les demandes de remboursement forfaitaire par l'État des dépenses de campagne. Question : le RN a-t-il quelque chose à se reprocher de Vig Diaz ? Euh non, pas du tout.
Nous sommes absolument innocents des faits qui sont vraisemblablement en train de nous être reprochés et surtout ce qui est grave dans cette affaire et d'ailleurs c'est très anxiogène là les mots que vous avez employés. En gros, on est en train de dire euh que euh nos militants sont devenus en quelque sorte des banquiers clandestins. Alors, je vais rappeler plusieurs choses.
Déjà, je vais dire que si aujourd'hui nous en nous en sommes nous sommes obligés de demander d'en appeler à la générosité de nos adhérents, de nos militants, c'est parce que aucune banque française ne souhaite nous prêter d'une part et d'autre part, c'est toujours le cas aujourd'hui. Et d'autre part, on se souvient de la promesse d'Emmanuel Macron qui date de 2017 à savoir la création d'une banque de la démocratie. Donc ça c'est une promesse qui est tombée aux oubliettes.
Donc aujourd'hui pour qu'on puisse se présenter aux élections parce que les Français veulent qu'on se présente aux élections d'ailleurs ils votent pour nous et je les en remercie et bien le seul moyen que nous avons trouvé pour financer nos campagnes, c'est d'en appeler auprès de nos adhérences, ce qui n'est absolument pas illégal. Et d'ailleurs, après il y a des règles, c'est la fameuse question du prêt habituel ou pas. Attendez, attendez.
Ouais. Ouais. Alors justement en fait les règles pour non alors exactement parce que là en fait personne aujourd'hui n'est n'est en capacité de me dire quel est l'article de quel code d'ailleurs qui encadrerait ces prêts de particulier au bénéfice d'un parti politique électoral qui est pas précis là.
Je lisais une réponse du ministère de l'intérieur il y a quelques années. C'est à l'appréciation du juge. Ben c'est ça qui est fou en fait c'est que donc nous sommes dans une zone grise il n'y a pas de codification en la matière.
Il n'y a pas de définition en la matière. Il n'y a même pas de jurisprudence en la matière. Ça veut dire que on ne sait pas on ne sait pas quel serait le montant qui ferait de vous un prêteur important, ni à quelle fréquence vous prêtez euh de de l'argent un parti politique.
Donc voilà, tout ça est très très flou. Mais l'objectif en fait dans tout ça, c'est d'essayer de nous asphyxier financièrement. c'est d'essayer de faire peur à nos adhérents, à nos militants, à nos prêteurs.
Puisqueen fait, si vous n'êtes pas financé ni par une banque euh qui ne veulent pas, ni par une banque de la démocratie qui n'existe pas et que maintenant vous voulez empêcher les particuliers de vous prêter, l'objectif c'est bien évidemment de vous asphixier financièrement parce qu'en fait comme le système n'arrive pas à nous combattre dans les urnes, il il essaie de nous Jean-Philippe Tangi, député de la Somme, dénonce les magouilles d'un système. C'est quoi précisément le système et c'est qui ? Bah écoutez, moi je pense que les Français sont leur opinion en la matière.
Moi ce que je veux vous dire c'est que vous êtes moins informé que vous à ce sujet. Ben non mais en tout cas ce qu'on constate quand même avec étonnement c'est que plus nous nous rapprochons du pouvoir plus nous sommes élevés dans les sondages, plus il est confirmé que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont les personnalités politiques préférées des Français. Et bien plus il y a une sorte d'acharnement judiciaire à notre rencontre.
On le voit bien avec toutes ces pseudo affaires qui naissent là cette semaine, c'était trois affaires quasiment. Euh et donc voilà, les les Français ne sont pas dupe et je pense que c'est vraiment la démonstration que le seul parti de résistance, le seul parti qui va combattre ce système, c'est le Rassemblement national et c'est pour ça que je lance un appel euh aux adhésions en faveur du Rassemblement national. Nous sommes le seul à nouveau la question, c'est qui le système ?
Je vous fais plusieurs propositions. C'est Emmanuel Macron, c'est certains magistrats, ce sont des grandes fortunes de France. Je sais pas famille Hermè qui est passé en tête.
Bernard Arnaud Vincent Bolor non je dirais pas ça mais en tout cas Emmanuel Macron oui fait partie incontestablement du système c'est sûr. Donc c'est lui qui a la main dessus. Non non, c'est pas ce que je vous dis parce que je suis pas dans le complot, mais en tout cas je je vous fais part de mon étonnement euh sur voilà l'acharnement à l'encontre du premier parti d'opposition et puis regardez ce qui s'est passé hier, cette mise en scène, enfin je on a été traité la perquisition que nous avons subie hier, nous avons été traités nous premier parti de France, premier parti d'opposition pire que les grandes organisations criminelles.
On a quand même une vingtaine de policiers qui ont débarqué à notre siège tôt le matin avec des gilets par balle, avec des armes, avec des magistrats sur une pas sur cette ampleur. Non, parce qu' attendez, qu'est-ce que sont venus chercher ces enquêteurs ? Ils sont venus chercher des documents, des conventions, des contrats de prêt.
Moi en fait, je me pose la question pourquoi simplement la justice ne nous a pas envoyé un mail ? Vous voyez, ça concerne une vingtaine de prêteurs la perquisition. Non non non pas en fait il y a pas de principe de perquisition en fait il nous aurait dit écoutez on a des doutes c'est pour voir s'il y a pas les documents que vous auriez pu cacher.
Non va pas les cacher en fait. Alors non c'est pas vrai en fait parce que alors attendez attendez juste pour que vos auditeurs comprennent. Quand vous faites une campagne électorale tout est transparent.
Quand quelqu'un vous prête de l'argent vous faites une convention de prêt. Cette convention de prêt vous devez l'adresser à la commission nationale des comptes de campagne et financement public. Euh donc en fait la CCN euh commission national, compes de campagne et financement public dispose déjà, elle dispose déjà de tous nos éléments.
Si la justice avait euh des questions, elle aurait très bien pu ou demander à la commission de lui adresser euh ses documents, ses papiers, ses conventions de prêt ou alors elle nous aurait envoyé à nous euh un mail et nous lui aurons bien évidemment envoyé ses documents. Et là, ils ont décidé de sortir l'artillerie lourde, de venir au siège, de nous perquisitionner en fait au motif de récupérer cette vingtaine de conventions de prêt, et ben finalement, de quoi dispose la justice aujourd'hui ? Elle dispose de tout.
Elle dispose de nos éléments comptables, ça qui sont publics, c'est pas le problème. Mais elle dépose aussi de de notre préparation du programme présidentiel. Elle dispose aussi de nos stratégies électorales.
Elle connaît maintenant toutes les personnes ou éventuellement nos adversaires politiques. Voilà. Et surtout, elle connaît le nom, elle connaît le nom de tous nos futurs candidats, que ça soit aux élections législatives ou que ça soit aux élections municipal.
Donc oui, ça pose un problème de confidentialité et de travail stratégique du parti politique, du premier parti de France. Ça veut dire que la justice pour vous est aux ordres de certains de vos adversaires pas c'est pas ce que je vous ai dit, mais regardez euh ce qui se passe tout le temps hein. Euh quand vous avez euh enfin très souvent quand vous avez des des des dossiers qui sont entre les mains de la justice et ben des fois vous avez des fuites.
Voilà, vous avez des fuites, ça se retrouve dans la presse et ça se retrouve forcément aussi dans les mains de vos adversaires politiques. Et donc nous en fait, c'est ça qui nous gêne particulièrement, c'est en fait que cette que cette perquisition a servi, je pense, de prétexte pour récupérer tout un tout un nombre de documents, voilà, nos mails, nos notes, la liste de nos candidats, notre ébauche de programme pour 2027, notre stratégie électorale et tous nos échanges internes. Donc ça, oui, ça pose un problème quand vous êtes dans un état de droit de bah le le parti d'opposition dans une vie démocratique et bien doit pouvoir travailler en toute confidentialité, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
On n'est plus en démocratie aujourd'hui. Non, je vous dis pas qu'on n'est plus en démocratie, mais je vous dis que dans une démocratie euh dans une vitalité normale démocratique, et bien le premier parti euh d'opposition devrait pouvoir travailler euh en toute sérénité, en toute confidentialité sans que ces documents euh soient entre les mains de la justice et potentiellement de ses adversaires politiques. Si je vais jusqu'au bout, la seule solution aujourd'hui pour sauver ou en tout cas sauvegarder la démocratie, c'est que le RN arrive au pouvoir.
Bah oui. Bah oui, je le dis. Je le dis.
Et d'ailleurs, c'est ce qui aurait déjà dû être le casin si l'année dernière, il n'y avait pas eu les magouilles honteuses entre le Nouveau Front populaire et le bloc central, et bien Jordan Bardella disposerait d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Les désistements, c'est Oui, c'est ça dont vous parlez. Oui, je parle des désistements honteux où vous avez des des gens de la France insoumise qui ont appelé à voter pour madame Borne, madame 493, madame Réforme retraite.
Vous parlez d'acharnement tout de même. Le siège du RN n'est pas le premier siège de parti à être perquisitionné. Celui de Renaissance a déjà été perquisitionné.
Celui des LR a déjà été perquisitionné. Celui du Modem a déjà été perquisitionné. Celui du PS a déjà été perquisitionné.
Et puis on s'en souvient aussi, celui de la France insoumise, la République, c'est moi, Jean-Luc Mélenchon. Il y a pas que le le RN qui était le siège du RN qui était perquisitionné. Non, mais ce que je veux pas en fait, c'est qu'on minimise la portée, la violence et la gravité de ce qui s'est produit hier.
Je vous rappelle en fait, c'est pour des conventions de prêt qu'on aurait pu envoyer par mail. C'est pour des faits qui ne sont pas définis par le droit. Vous voyez là, en fait, on nous accuse on on nous accuse de choses qui n'existent pas.
Voilà, il y a aucun euh article de loi qui dit qu'un particulier ne peut pas euh prêter de temps en temps un un parti politique. Voilà. Et moi je je voilà en France nous somè alors elles sont elles sont justement donc du coup bah justement elles n'existe pas.
Voilà voyez en fait la l'article 5 l'article 5 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose que tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché. Voyez, c'était c'est un principe de sécurité juridique. Il y a un principe de non rétroactivité de la loi.
Donc là, en fait, aujourd'hui, il n'y a pas de texte donc on ne peut pas être accusé pour quelque chose qui n'existe pas. Voilà. Et encore moins à postériori.
La Cour européenne des droits de l'homme qui a rejeté la demande de Marine Le Pen de suspendre sa peine d'inéligibilité. Seule une dissolution permettrait aujourd'hui d'obtenir un nouveau jugement de la part de la CEDH. Marine Le Pen l'a évoqué dans son tweet hier.
Plus que jamais, vous espérez une dissolution aujourd'hui ? Euh alors pour euh pour euh pour plusieurs raisons, nous espérons la dissolution. Euh je vais revenir après, mais là je voudrais juste euh vous voilà apporter des éclairages sur la décision de la CEDH d'hier.
Donc en fait c'est notre référé qui a été rejeté. Euh bien sûr la la CEDH reste saisie au fond euh parce que euh en l'état actuel de la sanction qui a frappé Marine Le Pen en matière d'inéligibilité, bah il n'existe il n'existe pas dans le droit français de recours visant à lever l'exécution provisoire. Voilà.
Et vous savez que notre pire adversaire en l'espèce, c'est le temps parce que d'ici la présidentielle 202 et bien il est probable que toutes les voies de recours ne puissent pas ne puissent pas être mobilisé. Voilà, c'est ça. Après la Cour de cassation et cetera, tout ça pourrait ne pas être mobilisé, mobilisable d'ici la présidentielle.
Donc donc voilà, bien sûr donc la CEDH reste saisie au fond et si jamais il y avait une dissolution de l'Assemblée nationale et bien là nous reporterions devant la CEDH un référé parce que cela priverait Marine Le Pen de son droit essentiel. C'est du droit euh d'être candidate aux élections. Et sur la dissolution, voulez que je vous réponde du coup si on la souhaite ?
Ouais. Oui, bien sûr. Bah, nous souhaitons la dissolution.
Pourquoi ? Parce que parce que nous sommes dans un immobilisme paralysant. Parce que l'Assemblée nationale passe son temps à délibérer sur des textes mineurs.
Euh euh monsieur Bairou, ça peut passer par une censure pour forcer à la dissolution. Bien sûr. Ben écoutez, c'est c'est ça n'est ça n'est tout ça n'est pas exclu.
Nous verrons cela. Exactement. Exactement.
Nous verrons ben nous verrons cela au moment du budget. Nous présenterons comme l'année dernière nos lignes rouges qui sont les mêmes que l'année dernière. Nous avions à ce titre d'ailleurs présenté un contrebudget sérieux et j'invite vos auditeurs à aller le retrouver.
Il est sur la chaîne YouTube du Rassemblement national et donc en fait nous présenterons un contrebudget. Nous présenterons nos lignes rouges et si le gouvernement comme l'année dernière et bien décide de s'endetter, décide de diminuer le pouvoir d'achat des Français, d'augmenter les impôts, de continuer d'asphixier les entreprises, et bien éent oui, ça pourrait tout à fait passer par une censure qui devrait conduire à une dissolution. Je pense que c'est le seul la seule véritable action nécessaire et indispensable pour relever le pays, le sortir de cette paralysie.
J'aimerais qu'on ait un mot tout de même avant de terminer cet échange sur le coût de l'immigration. La commission d'enquête voulue par votre allié Sioti a été jugé recevable hier. Vous en féliciter.
À quoi ça va servir concrètement selon vous ? Oui, je m'en réjouis. Nous nous avons voté en faveur hein de cette proposition de résolution visant à ouvrir une commission d'enquête parlementaire sur le coût de l'immigration parce que le coût de l'immigration, il est il est réel.
Euh il y a une excellente un excellent institut qui s'appelle l'Observatoire de l'immigration et de la démographie euh qui estime que le coût de l'immigration s'élève à à euh environ euh 40 milliards d'euros. Bah ça tombe bien, c'est précisément euh ce euh le montant des économies que cherche à réaliser euh le gouvernement de ma stratégie. C'est d'autres rapports, il y a contribuable associé au non mais des chiffres on en a en fait hein.
Voilà des chiffres on en a. On sait par exemple et bien le coût d'un mineur non accompagné. On sait que euh les prestations sociales non contributives coûtent excessivement cher.
L'aide médicale d'État euh pareil, euh l'hébergement d'urgence euh idem. Donc vous voyez, il y a il y a beaucoup d'économies à faire. Et je voudrais euh saluer une tribune qui a rédigé Marine il y a quelques il y a quelques jours euh qui est paru euh chez chez vos confrères du Figaro qui précise exactement en fait euh l'incompétence et et même euh la la la fourberie hein quelque part le la tartuferie euh de monsieur Rotaillot en la matière puisque depuis que monsieur Rotaillot est ministre de l'intérieur et bien tous les voyants sont au rouge, tous les chiffres ont explosé que ça soit les titres de séjour que ça soit les accès à la nationalité française que ça soit le nombre d'exécution d'Qutf pareil qui est qui est infime et et donc voilà.
Ouais, ben c'est ça. Donc ouais, il y a un vrai sujet sur l'immigration et je pense qu'il est temps qu'une commission d'enquête se penche réellement sur le sujet. Jas, pour conclure, la France qui va bientôt prêter la tapisserie de Bailleux au Royaume-Uni.
Je sais pas si ça vous inspire quelque chose en particulier. Euh bah écoutez, si c'est un prêt, pourquoi pas ? Moi, je me réjouis, hein, dès lors qu'il y a un rayonnement culturel français, je préfère bien évidemment que les œuvres d'art restent dans notre pays.
Mais s'il s'agit que d'un prê, bah écoutez, tant mieux. Si ça permet à à plus de personnes d'admirer cette œuvre, bah écoutez, ma fois, c'est une bonne chose. Moi, voilà, je suis très favorable au rayonnement de la France et surtout quand ça passe par l'art et par la culture.
Merci beaucoup Diaz d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio, député de Géronde, vice-président du Rassemblement national. Très bonne journée à vous. 8h47 sur Sud Radio.
Dans un instant, vous prenez la parole 0826 300300. Vous nous appelez pour partager un coup de gueule, un coup de cœur.
Edwige Diaz