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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 30 juin 2025 25 min

Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail, est l'invitée politique de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à street Panosian Bouvet. Bonsoir. Merci d'être là sur France info.

La ministre du travail que vous êtes achève une semaine compliquée, celle de l'échec du conclave sur les retraites. Alors vous y avez cru jusqu'au bout, vous avez dialogué avec le patronat, avec les syndicats jusqu'au bout. Quelles leçons vous en tirez de cet échec ?

Moi, je dirais pas que c'est un échec à vrai dire parce que même si ça négocie plus, ça continue à discuter. Et échec, c'est s'il y avait pas eu de points d'accord. Échec, ça aurait été si on était arrivé de manière encore plus divergente maintenant par rapport à il y a 4 mois, il y a quand même eu des points d'accord important et puis il y a un esprit de responsabilité dont j'espère il y a un esprit de responsabilité dont j'espère que beaucoup de personnes pourront s'inspirer, c'est de mettre à côté certains enjeux de discussion, je pense notamment aux 64 ans pour pouvoir avancer sur des choses très concrètes.

Si ça s'appelle pas un échec, vous êtes comme François Bairou, vous dites que c'est une réussite. Je ne dis pas que c'est une réussite. J'aurais souhaité que qu'il y ait effectivement un accord dès euh dès dès dès cette semaine.

Ce que je constate, c'est que encore une fois, les points de vue qui étaient très divergents en entrée le sont beaucoup moins aujourd'hui, que ce soit sur l'équilibre à parvenir sur 2030, que ce soit sur les femmes, que ce soit même sur la pénibilité qui est le sujet sur lequel on aujourd'hui, il y a des avancées concrètes, des avanz voir se concrétiser. François Baou avait parlé d'une voix de passage. Il a cru à une ultime phase de discussion.

Finalement, c'est c'était non, il y a une forme de déni. Non, j'ai moi j'ai été naturellement en contact dès la fin de cette semaine avec les différents protagonistes et ils vont continuer à discuter pas sous cette cette le formalisme de la négociation du conclave, mais il continue à discuter. Je pense que c'est important parce que il y a eu des avancées très concrètes.

On est très bien. Vient, on y vient tout de suite. Revalorisation des pensions des mères de famille.

Tout à fait. C'est important parce qu'il y avait une injustice hein. Il y avait une injustice sur le sur la sur la la durée de référence qui était de 25 ans hommes et femmes et qui pour les femmes ne comprend pas finalement la durée des liées à la maternité.

Et donc quand tu as un temps d'un enfant et bien c'est plus 25 ans, c'est 24 ans. Quand on en a deux ou plus c'est 23 ans et ça permet de mieux d'avoir un meilleur salaire de référence de calcul de la pension. Il y a un accord sur l'âge du départ à Taupin.

Tout à fait. ce qu'on appelle l'âge de l'annulation de la décotte 66 ans et demi au lieu de 67 gag mo c'est majeur parce que ça concerne 160000 personnes chaque année dont là aussi 60 % de femmes qui doivent travailler jusqu'à 67 ans parce que elles ont eu des carrières hachées incomplètes et bah ça leur permettra de partir 6 mois avant de gagner 6 mois tout en pouvant partir avec une retraite à ta plein ce qui est vraiment l'objectif au chl vous allez les soumettre être aux parlementaires dans le budget de la sécurité sociale à l'automne, ça c'est acté. Il y a un troisème point.

Je pense que sur la pénibilité, même si aujourd'hui ça chope mais il a un point très important qui a été acté, c'est de réintégrer les risque ergonomique qui concerne beaucoup de personnes dans notre pays. Les risques ergonomiques, c'est la posture les postures pénibles, c'est les ports de charge lourde, c'est les vibrations pour tout ce qui est marteau piqueur ou choses comme ça. Ça concerne les risques ergonomiques, ça concerne près d'un tiers des travailleurs de ce pays.

Donc les critères sont réintroduits, c'est la manière dont ils sont déclenchés. Les critères sont réintroduits là où ils étaient sortis en 2017 et je le dis alors que je fais partie de la majorité présidentielle de Manuel céu ma choisi. Ça avait été sorti en 2017, c'est réintégré pour la prévention ce qui va très concrètement permettre d'aménager les postes de de de former pour des reconversions en mi-carrière.

Là où ça achope aujourd'hui, c'est sur la réparation. La réparation c'est de pouvoir partir de manière anticipée en pénibilité. Oui.

Sauf qu'il y a deux approches. C'est pas comme si l'un envisageit les départs anticipés et l'autre partie non. C'est deux approches très différentes.

Il y a une approche patronale qui est médicale individuelle. À partir de 59 ans et bien il y a un contrôle médical et on décide si cette personne peut partir en départ. Ça c'est la partie patronale MEDF CPME.

Et puis vous avez la partie syndicale qui dit que il doit y avoir une présomption de pénibilité. À partir du moment où on a été exposé un certain nombre d'années et bien c'est automatique et collectif. Et je vais vous dire c'est pas une question de coût parce que à 15 ans ces deux mesures elles ont le même coût.

C'est deux action coût financier pour l'état et le même pour le régime de retraite vous ne faites pas non le le le coû le coût pour le régime de retraite c'est euh c'est c'est c'est le même. Donc c'estes deux approches différentes pour pour les salariés qui payent le régime des retraites. C'est deux approches différentes.

Et ça veut dire quand même, c'est pour ça que je dis que on a on n'est pas c'est pas l'échec avec le grand E comme on fait le comment on s est le même qui va arbitrer entre ces deux approches ? Et bien c'est pour ça que moi je souhaite je souhaite et c'est ce qui se passe aujourd'hui où il y a des discussions de manière informelle bilatérale qu'on puisse résoudre cela. Sinon effectivement le Premier ministre l'a dit lors de sa conférence de presse.

Je l'ai dit pas plus tard ce matin au JDD. Et bien le gouvernement tranchera tout simplement. Quel sens ?

Ça je je je me garderai bien de vous le dire aujourd'hui. Patrick Martin, on a bien compris, il n'avait pas mandat bien de je me garderai bien de vous le dire. Je vois bien qu'il a aujourd'hui des résistances très fortes notamment au niveau d'un certain nombre de fédérations professionnelles.

Mais je vois qu'il y a aussi un attachement très fort au sujet de la présomption de pénibilité. Et mais vous nous dites quand même que cette question de la réparation euh sur les critères de pénibilité sera dans la loi. Est-ce que vous allez trancher la question alors queelle est divisée entre les le patronat et les syndicats ?

Je peux pas moi je vous raconte pas de baliverne, je ne sais pas à ce stade. Ce qui sera en tout cas déjà dans le projet de de le PLFSS hein qu'on examine chaque chaque chaque automne, ce sont les points d'accord. Moi, je trouverais ça dommage par les femmes et le je voilà les femmes le taux plein.

Je trouverait ça, je pense aussi le principe de réintégration des risques ergonomiques dans la prévention. Je pense que ce serait dommage alors qu'on est si près sur le principe de réparation et que c'est quelque chose de souhaité parce que concrètement une femme qui est soignante 25 % des femmes qui sont être soignantes, elles quittent le marché du travail entre 51 et 59 ans parce qu'elles ont elles sont elles ne sont pas en capacité de pouvoir travailler. Même chose pour les ouvriers de la manutention et du bâtiment.

Donc c'est absolument indispensable de trouver aussi une réponse euh aux principes de Donc vous y croyez toujours. Il y a des choses qui sont déjà actées, on verra dans la loi. Mais vous vous continuez à déloger moi je vous dire j'y crois.

J'y crois pourquoi ? Parce que euh en novembre dernier, en novembre dernier et pas plus tard d'ailleurs que la semaine dernière et bien nos partenaires sociaux ont conclu ont conclu des accords senior assurance chômage et pas plus tard que le lendemain du conclave sur les reconversions, transition reconversion. Alors que ça avait échoué quelques semaines ou quelques mois au parad.

Ce sont des accords plus discrets, moins grandiloqu parce qu'on aime les la grandeocence mais qui sont très très concrets sur la question du senior comme sur la question de sur la question des seniors. C'est-à-dire le maintien dans l'emploi des seniors. C'est un problème français endémique un énorme sujet sur la question.

Vous allez transposer mot à mot virgule à virgule cet accord des partenaires sociaux à l'Assemblée nationale la semaine prochaine. Qu'est-ce qui va changer concrètement ? changer, c'est que pour pas justement le sujet, c'est qu'il faut pour pouvoir travailler plus longtemps, il faut commencer à regarder ces questions plus tôt.

Et donc très concrètement, ça veut dire qu'à partir de 45 ans, tout salarié de notre pays aura en plus d'un entretien de carrière sur les questions des compétences, et bien il y aura un visite médicale, une visite médicale à 45 ans pour précisément en mi-carrière voir comment pour ceux qui sont exposés à des à des à des métiers pénibles voir comment on aménage les postes, comment on envisage une reconversion, une formation vers évoluer dans l'entreprise auelà des fameux 60 exactement des 60 ans parce que c'est à partir de 60 ans que notre taux d'activité par rapport aux Suédois, par rapport aux Allemands dégringole. Alors, vous y croyez toujours mais les socialistes, ils y croient plus du tout puisqu'ils attendaient à un véritable projet de loi sur les retraites et non pas bien distinct des éléments de d'articles de loi dans le budget de la la SQ. Ce à quoi c'est vrai, j'ai vérifié, c'était engagé François Bairou par écrit.

Il s'estime trahi. C'est le mot de Olivier Fort, le patron du PS. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Moi, je lui réponds qu'il faut d'abord regarder les avancées concrètes pour les travailleur de ce pays. Et je je pense que Olivier Fort est sincère quand il cherche des avancées concrètes pour les travailleurs de ce pays. Donc, c'est de la posture de sa part que de les censurer.

Je je pense que quand il y a eu des accords très concrets avec un vrai esprit de responsabilité des syndicats du patronat, il faut laisser sa chance au produit. Donc justement et donc ben j'ai compris que dans les réunions politiqu qu'il allait pas ajouter de l'instabilité à leur stabilité. Écoutez moi je vous savez je pense que je regarde les partis socio-démocrates, les quelques partis socio-démocrates en Europe qui sont encore majoritaires.

Je pense au Danemark, je pense à l'Espagne, je pense au Portugal. sur les questions des retraites, ils ont vraiment des postures, ils ont vraiment des des des positions de responsabilité qui ressemble plus à ce des syndicats qui étaient autour de la table qu'au parti social. Qu'est-ce qu'ils ont de plus que nous ?

Vous allez partir en Allemagne avec des représentants des partenaires sociaux Sophie Binet avec Patrick Martin avec qu'est-ce qu'ils ont de plus que nous pour bâtir des compromis sociaux ? Alors, je pense qu'il y a d'abord une culture, hein, qui voit le compromis, non pas comme une compromission, mais comme euh la capacité à pouvoir euh euh dialoguer et de voir finalement la grève comme un ultime recours ou ou la censure comme un ultime recours et pas comme une posture euh de départ, je pense aussi. Et très exactement, les syndicats sont plus forts, euh sont plus unis aussi parce que nous on va aller à H euh trois organisations patronales, cinq organisations syndicales.

En face, nous aurons un grand syndicat patronal et un grand syndicat des salariés. Mais je pense que c'est aussi la structure même des partis socio-démocrates du nord qui est associé de manière organique au monde du travail et au syndicat qui fait que bah ces parties sont beaucoup plus en prise avec les réalités de terrain. Vous souhaitez donc toujours privilégier le dialogue social ?

On l'a bien compris, vous y croyez toujours. Est-ce que vous croyez toujours qu'on peut ouvrir dans le casadre du conclave ou d'une méthode similaire entre les partenaires sociaux la question du financement de la protection sociale ? Alors, je pense que c'est qui est un très gros sujet puisqu'on cherche des économies et peut-être transférer, c'est une réflexion, une part de du financement du modèle social, donc de la protection sociale des actifs vers pourquoi pas en entre autres les retraités aisés.

Oui, c'est une c'est une position avec d'autres que je défends depuis un moment parce que qu'est-ce qui est en jeu ? Qu'est-ce qui est en jeu ? Et je pense que ce sera quelque chose qui voudra dire quelque chose à tous les travailleurs qui nous regardent, c'est la c'est la feuille de salaire.

C'est l'écart entre le super brut qui incombe à l'employeur et le net qui est ce qui arrive chaque mois dans la poche du salarié. Et on voit effectivement aujourd'hui que le travail, c'est-à-dire à la fois les cotisations patronales, salariales et la CSG que paye le salarié euh contribue pour près de 65 % aujourd'hui de la protection sociale et c'est totalement et c'est totalement logique en ce qui concerne les accidents du travail, le chômage, la retraite, enfin des risques qui sont directement associés au monde du travail. C'est moins logique quand il s'agit de financer des risques qui sont bien heureusement universels.

La maladie, le risque maladie, l'assurance maladie, ça ne concerne pas que les travailleurs. La famille, ça ne concerne pas que les travailleurs. L'autonomie, la perte d'autonomie pour les personnes âgées, ça ne concerne pas que ceux qui ont travaillé.

Et donc donc vous allez dire aux partenari sociaux de travailler à des pistes pour financer différemment le la protection sociale. Ça c'est c'est acté. C'est ça avec ça parce qu'il a pas l'air de vouloir justement changer en tout cas on souhaite une trans en tout cas on souhaite avoir une conférence sociale.

C'est ce qui on travaille avec Catherine Beautin. On est en train d'y travailler et je laisserai le soin aussi des différentes annonces mais on est en train d'y travailler. C'est aussi quelque chose qui avait été souhaité par le président de la République.

Et sur ces questions, on a du mal à suivre parce qu'on a l'impression que la TV sociale c'était une sur ces questions sur ces questions sur ces questions bien évidemment ça ne peut pas être que les partenaires sociaux parce que je vous ai parlé de la CSG par exemple activité et ça ça relève pas des partenaires, c'est sur la feuille de salaire mais ça relève du parlement. Donc, il faudra aussi des experts, pourquoi pas des comparaisons internationales et d'ailleurs on en discutera, je pense à Berlin parce que c'est intéressant de voir que le financement de la protection sociale qui est tout aussi, j'ai envie de dire protection sociale tout aussi moderne en Allemagne qu'en France est financé un petit peu différente. Vous souhaitez toujours que les retraités les plus aisés contribuent davantage ?

Vous aviez poussé pour la fin de l'abattement fiscal de 10%. Moi, je me suis exprimé sur cette question. C'estàdire que sur je me suis exprimé sur cette question et je laisserai le soin au Premier ministre naturellement de faire toutes les annonces comme il le dit après le 14 juillet.

Je souhaite qu'on arrête de voir les retraités comme un bloc homogène. Il y a autant de retraités dans des situations différentes que des salariés dans des situations différentes en fonction des revenus du niveau de pension en fonction également du patrimoine en fonction de est-ce qu'ils sont propriétaires ou non de leur domicile principal. Mais certains d'entre les plus aisés pour participer à tout.

Je pense que ça fait partie des choses. Oui. C'està dire que c'est moins le statut actif inactif qui doit déterminer la participation à l'effort que naturellement la question du revenu et du patrimoine quand on regarde la contribution.

On verra quel sera l'avenir de de cette conviction que vous avez madame la ministre parce que elle suscite une levée de bouclier dans le gouvernement et dans le pays parmi les retraités qui sont parmi les les plus les plus votants dans notre pays. Alors, je voudrais qu'on parle de la chaleur. Il y a un décret qui va entrer en vigueur dans 2 jours, 1er juillet que vous avez pris.

La chaleur a des conséquences évidemment très graves dans le monde du travail. Euh les éboueurs euh les les travailleurs sur les chantiers en savent quelque chose. J'ai vu les chiffres près de 6 décès au travail sur 10 surviennent après un malaise.

Qu'est-ce qui va changer précisément alors dans de jours ? Al vous avez tout à fait euh raison. Alors c'est 6 décès après un malaise indépendamment de la chaleur.

Je pense que ça c'est important. Par contre depuis 2018 et ça on a encore besoin de le de le documenter de manière épidémiologique 48 personnes sont directement liées sont décédées directement lié à la chaleur. Et je pense que c'est très largement sous-estimé.

C'est pour ça qu'on a demandé aussi à France, à Santé publique France de regarder la question aujourd'hui. Alors les employeurs, qu'est-ce qui va changer pour les oblig ce qui va changer très concrètement c'est que et bien on considère la chaleur comme un risque professionnel et les salar les les employeurs auront vraiment une obligation de prévention contre le risque chaleur en fonction des niveaux d'alerte de météofance. Donc très concrètement, c'est aménager les horaires de travail pour que sur les chantiers et bien on puisse commencer à travailler plus tôt.

Arrêter pendant les moments de la journée où c'est le plus chaud. C'est fournir quand il y a pas de point d'eau courante 3 L d'eau par jour au salariés. Euh c'est euh obligé aussi euh voilà des protections consolaires, enfin c'est c'est avec des contrôles.

Il a eu 1500 contrôle l'année dernière pendant la période estivale. On a décidé d'augmenter le niveau de contrôle et il y aura naturellement euh des sanctions si ce n'est pas appliqué. Un mot sur l'emploi.

Vous êtes aussi ministre de l'emploi. Le patronat a insisté d'ailleurs hein sur les mauvais indicateurs économiques dans le contexte de dans le conclave. Euh le chômage est reparti à la hausse au premier trimestre.

Il y a une proposition, je sais pas si vous l'avez vu, de euh Alexandre Bombard euh dans la tribune dimanche qui dit qu'en fait il y a 50000 emplois qui ont été détruits à cause de la concurrence féroce euh de ce qu'on appelle la fast fashion chin et et TMU. Alors, il y a eu des décisions qui ont été prises hein sur les taxes sur les mini colis. il veut aller beaucoup plus loin.

Il dit il faut taxer les 200 millions de colis qui arrivent en Europe. Est-ce que c'est la bonne méthode pour maintenir ces emplois qui on les voit dans dans le textile et dans le sur la grande distribution sur le prête à porortter ? Alors, d'abord, je nuancerai la question du chômage, hein, parce que sur le sur un an, le taux de chômage a resté stable.

Il a même diminué de 0 un point. Donc et mais on voit et c'est pour ça qu'il faut absolument être très vigilant, on voit quand même une augmentation des inscriptions à France Travail suite à des licenciements économiques de plus de 10 %. Et on voit aussi que il y a une augmentation de près d'un/ers des suppressions d'emploi liées à des plans sociaux dans des secteurs comme l'automobile, comme la la chimie où effectivement la grande distribution la grande distribution.

Donc donc mais mais ce qu'on voit aussi, c'est pour ça qu'il faut avoir un regard un peu nuancé, c'est que le la les embauches restent dynamique, elle reste à deux points supérieurs à ce qu'on a connu en 2019 et c'est ce qui explique cette quasi stabilité du taux de chômage. Donc il faut être extrêmement vigilant et c'est pour ça que au-delà effectivement des mesures qui ont été prises par ma collègue Améie Montchalan sur les sur les mini colis qui doit protéger aussi contre là quand vous citez effectivement ces acteurs chinois, on est aussi sur des conditions de travail et dumping social qui est absolument inacceptable et moi je sou commerciale vous pensez qu'on a les moyens en français en Europe de se protéger ce n'est pas au niveau français qu'on peut le décider c'est au niveau européen Et je pense que sur la question européenne, sur la question de l'automobile aussi, on attend des réponses beaucoup plus fortes et beaucoup plus franches contre une concurrence déloyale. Clairement, j'imagine que vous avez vu plusieurs fois François Baï, on est à l'heure des arbitrages, il y a beaucoup de rendez-vous avec Ber avec Matignon, le ministère du travail va beaucoup souffrir.

Alors, on est déjà on a j'ai déjà contribué beaucoup l'année dernière parce que les aides à l'État les aides de l'État à l'apprentissage avait baissé. Est-ce que ils vont encore baisser ? Moi, alors sur l'apprentissage, je souhaite, on a beaucoup changé les règles que ce soit sur les aides à l'apprentissage, sur le financement de l'apprentissage.

J'ai fait ces changement mais sans aucun état d'âme parce que je pense que les aides à l'apprentissage, on les a considérablement baissé pour les grandes entreprises, moins pour les 250 les entreprises de moins 250 qui qui concentrent 85 % des apprentis. Donc je n'ai aucun état d'âme par rapport à ça. Mais l'apprentissage soit aujourd'hui stabilisé parce que l'apprentissage ça marche mais si on change les règles chaque année plus rien plus personne ne va rien comprendre et plus personne que ce soit les apprentis, les familles, les les centres de formation comme les entreprises.

Donc je souhaite sanctuariser aujourd'hui l'apprentissage. C'est des messages que les aides toutes les aides de retour à l'emploi tout ça ça va être stabilisé. On a considérablement mais moi j'ai aucun état d'âme de supprimer des dispositifs quand ça ne marche pas.

J'ai supprimé par exemple les dispositifs d'emploi franc. J'ai réduit un certain nombre de contrats aidés quand les taux d'insertion à 6 mois sont largement inférieurs à 50 %. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est moins rentrer dans cette logique quantitative d'entrer dans des dispositifs que de mesurer les taux de sortie en emploi.

Et donc l'enjeu, c'est le rapprochement le rapprochement de ces dispositifs avec le monde de l'entreprise. C'est ce quoi on travaille avec. On verra quels sont les arbitrages concernant ce ce ministère important du travail et de l'emploi.

Euh il faut trouver 40 milliards. Alors bon, il y a plein plein plein plein de ballons d'essai dans l'atmosphère. l'année blanche qui revient pour le pour le budget qui au fond gèlerait l'inflation pendant un an sur toutes les prestations, toutes les aides de l'État.

Est-ce que c'est pas moi je vais pas meilleur non je vais pas m'exprimer sur je vais pas m'exprimer je laisserai vraiment au premier ministre le soin de s'exprimer sur sur ce plan de redressement mais effectivement le redressement de nos finances publiques est absolument indispensable. On s'est engagé à terminer l'année avec 5,4 % de déficit public, ce qui est considérable, hein, ce qui fait qu'on est une anomalie en Europe par rapport aux pays d'Europe du Sud qui ont commencé à redresser leurs finances publiques. Il faut absolument réussir.

Il y aura des baisses de dépenses sur les collectivités, sur l'État, notamment sur le modèle social. Est-ce qu'il faut un peu de justice fiscale ? Est-ce que vous êtes hostile farouchement à l'attaque Zucman par exemple ?

Quand on regarde dans le détail, ça fait venir 20 milliards. Ça fait encore une fois je ne vais pas je ne vais pas préompter les annonces, ni sur les dépenses, ni sur les recette. Je ne vais pas préempter les annonces du premier ministre.

Je dis simplement qu'il faut que l'effort soit partagé pour qu'il soit vu comme juste. Voilà. Donc des augmentations d'impôts, vous êtes je pense que l'effort doit être partagé pour qu'il soit juste.

Et c'est pour ça que dans un pays qui euh concentre et le niveau le plus élevé de dépenses publiques et le niveau le plus élevé de prélèvement obligatoire en fonction de son revenu, on doit se poser toutes ces questions. Alors, on va parler un peu politique pour terminer de la tambouille de l'Assemblée nationale. François Bairou, c'est le pire scénario, il le redoutait, il se retrouve à nouveau dans les mains du Rassemblement national.

C'est exactement ce qui s'était passé avec Michel Barnier. Est-ce que vous ne craignez pas au fond qu'il qu'il soit dans une forme de course à l'échalote vis-à-vis du RN ? Est-ce que déjà sa proposition, sa promesse de réformer le mode de scrutin avec la proportionnelle avant la fin de l'année, ce n'est pas un geste vis-à-vis de Marine Le Pen ?

Ça l'aurait été si François Beou avait viré sa position sur la proportionnelle. Moi, j'ai cru comprendre que François Bairou est extrêmement attaché à la proportionnelle depuis des années et des années et des années. À savoir aussi qu'on est le seul pays de l'Union européenne qui ne pratique pas la proportionnelle.

Et on voit, vous me parliez de qu'est-ce qui fait que nos différences par rapport à d'autres pays européens, la culture du compromis, elle a quand même du mal à s'installer. Ça n'aurait rien changé à cette assemblée avec un peu de proportionnel. Elle a du mal à s'installer en France.

Honnêtement, les trois blocs peut-être un peu plus pour le RN, mais elle est quasiment déjà représentative. Je pense pour avoir fait deux élections législatives que j'ai gagné en 2022 et en 2024, le le deuxè tour instaure une une concurrence très forte qui fait que c'est compliqué de se parler, ça peut être compliqué de se parler après. Donc je pense que ça peut participer de cette culture de compromis dont on a besoin.

Et je pense très franchement sur cette question là, François Bairou, je pense que même il a il a défendu quand il était candidat à la présidentielle depuis des années. Alors, vous l'avez beaucoup côtoyé François Baou puisque vous avez suivi ce conclave de près. Il a bout de souffle ou pas ?

C'est on se pose la question mais parce que il y a eu une semaine compliquée sur le conclure. Il aurait préféré comme vous. C'est un secret poly un accord global.

Euh je pense que de faire une conférence de presse je pense que de faire une conférence de presse à 7h du matin pour indiquer qu'il recevra dans la journée les trois organisations syndicales les deux organisations patronales pour faire état des points d'accord et de ce qui reste. C'est extrêmement courageux de continuer à vouloir que les gens discutent parce qu'encore une fois, je l'ai dit le sujet aujourd'hui, c'est pas simplement la pénibilité. La pénibilité sur la prévention, c'est acté.

C'est quelque chose de très nouveau. La pénibilité ergonomique acceptée par le patronat. On est vraiment aujourd'hui sur on est aujourd'hui sur des choses dont on peut trouver une issue et donc je trouve ça extrêmement courageux et combaf de la part du premier ministre.

Qu'est-ce que vous répondez au procès en immobilisme ? Il y a énormément de propositions de loi, très très peu de projets de loi. Donc proposition de loi, c'est à l'initiative des députés.

Projet de loi, c'est gouvernement peu de réforme de structure. C'est même ce qu'a dit Philippe. J'aurais en tout cas moi un projet de loi dès cette semaine à l'Assemblée nationale.

C'est justement la transposition des accords qui ont été signés par les partenaires sociaux. Au Sénat, ça personne n'a voté contre. Il y a eu juste des abstentions du groupe euh écolo euh et communiste et on est passé à l'Assemblée nationale en commission des affaires sociales où il y a juste un vote contre de la part de la France insoumise.

Et je pense que vous voyez la démocratie sociale, elle peut aussi aider à de l'apaisement et du compromis dans la démocratie politique. Et Emmanuel Macron, il a compris enfin ça c'est ma dernière question. Lui qui n'avait pas les corps intermédiaires attachés au cœur, il a demandé, c'est lui qui a demandé cette conférence sur la protection sociale et donc je pense que les choses avancent aussi.

Merci. Voilà. Merci.

Merci beaucoup Astrid Panosian au Bouvet. On viendra voilà regarder de près les suites euh sur les retraites de ce demi succès ou demi-échec sur le conclave. Évidemment, c'est à suivre dans ce marathon budgétaire à l'automne, mais les premières annonces sans doute euh dès le 15 juillet par le Premier ministre.

Merci à vous.