20.01 | Manifestation en soutien aux étudiant·e·s
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30inconnuChiffre
« En France, aujourd'hui, il y a un psychologue en université pour 30 000 étudiants, la moyenne dans les pays européens c'est un psychologue pour 1 500 étudiants. »
- 1:00inconnuFait
« Depuis la Vème République, on n'a jamais eu autant d'étudiants qui arrêtent leurs études. »
- 2:30inconnuPromesse
« On a besoin d'un retour, au moins partiel, en présentiel dans les facs »
- 3:30inconnuPromesse
« une dotation en capital versée à tous les jeunes à 18 ans de 5 000 euros »
- 4:30inconnuPromesse
« permettre le versement du RSA dès 18 ans, un RSA qui est versée de manière automatique, inconditionnel »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je viens pour discuter, échanger, rencontrer les organisations de jeunesse qui sont force de proposition parce que le gouvernement est plutôt sourd en ce moment sur ces questions de précarité jeunesse. Ça fait depuis des jours et des jours déjà que la jeunesse va mal. Tous les jours on découvre un nouveau suicide, une nouvelle tentative de suicide.
Les jeunes crèvent la dalle. On est seul, chez nous, dans nos chambres à regarder nos cours sur Zoom. On a besoin de plusieurs choses : on a besoin d'un retour, au moins partiel, en présentiel dans les facs, on a besoin d'un vrai plan de lutte contre la précarité des jeunes.
La fracture numérique touche particulièrement les jeunes. Des jeunes sont obligés d'arrêter leurs études pour pouvoir continuer de travailler donc pouvoir continuer à se nourrir, à se loger. En France, aujourd'hui, il y a un psychologue en université pour 30 000 étudiants, la moyenne dans les pays européens c'est un psychologue pour 1 500 étudiants.
Il faut aussi investir dans ce domaine là. Il faut rendre attractif le métier de psychologue en université. Depuis la Vème République, on n'a jamais eu autant d'étudiants qui arrêtent leurs études.
On est en train de perdre des étudiants et des vies étudiantes. C'est pas normal que l'État nous délaisse à ce point et qu'on finisse par perdre tout espoir de vivre. Mes profs sont super intéressants et ont plein de choses à m'apporter mais ils ne peuvent pas le faire parce que derrière un écran c'est pas possible.
On a vraiment besoin que les profs puissent nous voir aussi, qu'ils puissent voir quand ça va pas et là c'est aussi le problème : c'est qu'avec les cours podcasts et les cours pdf, les profs peuvent pas voir quand les étudiants décrochent, ils peuvent pas voir si on fait nos cours, si on comprend bien, si on sent pas trop seul. Depuis le début de l'année moi je suis allé deux fois à la fac, j'ai pas l'impression d'être étudiant en fait. J'ai juste l'impression d'être, même pas chômeur, je fais rien de ma vie et j'ai même plus envie de faire quelque chose.
J'ai vraiment envie de pouvoir vivre un second semestre étudiant qui soit dans des conditions plus ou moins normale où on pourrait respecter la distanciation sociale, ne pas forcément avoir tous les cours mais au moins se rendre sur le campus. Ça fait presque un an qu'on est à distance et qu'on en a juste tous marre. Déjà la qualité de l'enseignement elle est pas du tout équivalente.
En plus, je sais que pour beaucoup d'étudiants financièrement aussi c'est difficile parce qu'il y en a beaucoup qui travaillent donc c'est un cumul de choses qui rend une vie très solitaire en fait. Le psychique des étudiants, il est inexistant pour le gouvernement, c'est impressionnant. Je pense qu'on n'a pas pris la mesure dans le pays de la détresse sociale et psychologique de la jeunesse, les étudiants bien sûr, mais faut pas oublier tous les autres précaires.
Pour les aider, nous socialistes, on a des propositions : une réponse monétaire c'est-à-dire permettre le versement du RSA dès 18 ans, un RSA qui est versée de manière automatique, inconditionnel. Il y a également une autre proposition : c'est de coupler ce minimum jeunesse avec une dotation en capital versée à tous les jeunes à 18 ans de 5 000 euros qui va permettre de financer soit leurs études soit leur formation soit leur mobilité. C'est indispensable d'aider les jeunes.
Rémi Cardon