Tirs de missiles longue portée : feu vert de la France ? Barrot répond|LCI
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il s'est donc exprimé dans un média britannique le ministre des Affaires étrangères euh français Jean-Noël Barot qui vient de déclarer ceci dans un entretien qui sera diffusé dans son intégralité demain sur la BBC il n'y a pas de ligne rouge dans le soutien à l'Ukraine déclare Jean-Noël barreau et cela concerne l'emploi des scalpes ces missiles longes porté français sur le sol russe voilà ce que dit Jean-Noël Barot l'Ukraine pourrait tirer des missiles français à longue portée sur la Russie dans une logique dit-il et c'est important de logitime défense il n'a pas confirmé en revanche et c'est la question qu'on se pose bien évidemment il n'a pas confirmé si les armes françaises avaient déjà utilisé dans ce cadre comme les américains le font avec des attaques MS et les Britanniques avec des Storm Shadows l'équivalent du scalp depuis le début de la semaine le principe a été posé nos messages au président Zelenski ont été bien reçus a donc déclaré également Jean Noël barreot dans cette interview exclusive pour la BBC tout ça est important on va reprendre d'ailleurs cette citation point par point avec nos invités on est avec Nicolas Tenzer on est avec alineob Cremer et avec vous général duutartre on se demandait si des missiles scalpes avaent été employés par les Ukrainiens avec le feu vert des Français comme ça a été le cas pour les attaqu ms pour les stom Shadows il semblerait que non même si on n' pas la certitude le ministre qui ouvre la porte ici avec des conditions clairement en en fait c'est le prolongement de ce qu'a déjà dit le président de la République le président de République française le président Macron avait déjà a évoqué cette idéelà il y a assez longtemps he il y a a y a au moins 6 mois et euh pour lui il y avait pas de de de de limitation d'ailleurs à notre connaissance le scalp a déjà été utilisé euh en en Crimée mais mais pas sur le territoire russe ce qu'avait donneré comme consigne le président de la République c'est que il y avait quasiment liberté d'emploi mais simplement évidemment forcément sur les objectifs militaires et dans le cas d'une repost et repost ça veut dire quoi ça veut dire que si vous avez un site manifestement ou d' d'où partent les les les drones chahides ou ou les ou les ou les tirs d'iscander ou ou d'autres ou d'autres types de missilees vous l'avez identifié et ben là si vous recevez effectivement des tirs de de de cette nature vous avez le droit de d'utiliser l'escalpe français c'était un peu ça l'idée et je pense que c'est c'est ce que mais alors pas en profondeur et pas sur le sol si en profondeur parce que si les les par exemple les chahïes il parlent pas de il parlent du territoire russe hein pour pour la plupart d'entre eux de donc qui partent de certains sites euh de de même que les tirs d'artillerie dans certains cas aussi peuvent partir de là les tirs d'iscander c'est c'est des missiles sol sol de 500 800 km par de là si vous avez une base aérienne avec un av de l'aviation russe qui envoie des missiles KH11 par exemple qui sont des missiles un peu l'équivalent des stamp Shadow qui sont tirés et ben il y a pas de raison de pas tirer cette base aérienne dans la mesure bien sûr des des des possibilités techniques donc en fait ce feu vert il existe déjà il était freiné par quoi quoi par le le le l'embargo enfin le le le feu rouge américain pourquoi parce que dans le stom Shadow tout comme dans le scal français et bien sûr les attaques MS il y a des composants américains et donc le principe est que les Américains doivent donner le leur aval c'est pour ça que ni les stom Shadow ni les scalp jusqu'à présent n'ont été employés sur les territoires russes oui mais il y a pas de feu rouge à ce stade côté français maintenant dans la mesure je vous dis avec les précautions une repost est sur des s militaire bien identifié vous nous dites qu'il n'existe pas de réticence stratégique à utiliser des armes françaises en profondeur sur le sol russe qu'il n'y avait qu'un un souci de de d'obtenir l'autorisation des Américains avant parce qu'il y a des composante il n'y a pas une réflexion autonome sur la le bien fondé la nécessité le risque que représente l'usage de C la faitte cette réflexion parce que de de lui-même il avait donné son autorisation il y a plus de 6 mois céit le premier qui en avait parlé il dit pour nous il n'y a pas de restriction la seule condition et elle est quand même notoire c'est de tirer sur les objectifs militaires bien identifiés qui sont susceptibles d'avoir eux-mêmes porté des attaques auudessus l'Ukraine c'est ça en fait c'est-à-dire tout simplement dans une optique de défense dere c'est quelque part c'est la position française c'est la position occidentale forme de quand même général il y a une forme de prudence quand on voit que les Américains on frappé dès le début de la semaine avec desa MS suivi immédiatement par les Britanniques qui ont fait savoir que leur Storm Shadows avait détruit ce dont vous parle cette cette base du commandement russe est-ce qu'il y a pas quand même une forme de prudence française on en est pas encore au feu vert on en est à dire voici nos conditions on va regarder peut-être à nouveau cette déclaration on a fait connaître voilà nos conditions au président Zelenski c'est uniquement dans une logique de légitime défense et il ne confirme pas que ces armes ont déjà été utilisé d'abord vous vez de la prudence là vous quand même général oui mais la prudence qui est la même que quelque part que la prudidence américaine je peux vous dire que d'taqu MS ils ont pas le droit de les envo tirer n'importe tout hein c'est même pire que ça d'ailleurs ils doivent proposer des objectifs sur lesquels vont tirer et il y a il y a Go ou no Go c'està-dire que on vous on vous dit pas d'aller tirer ces objectifs là on vous dit on n pas de restriction à à à tirer en fait c'est c'est la politique américaine et en fait quelque part la positionition anglaise et française sont voisines de ça si ce n'est que nous on avait donné ce ce principe là beaucoup plus beaucoup plus tôt est-ce qu'on est quand même plus prudant on va vous poser la question dans un instant mais si vous le permettez on va se rendre à Kiev rejoindre notre correspondant en direct Stanislas Poyet bonjour c'est une nouvelle qu'attendent bien sûr les Ukrainiens c'est de savoir si d'autres pays joignent les les États-Unis et les Britanniques dans ce dans ce feu vert aux frappes à longue portée c'est pas encore tout à fait oui selon le ministre des Affaires étrangères on vient de l'entendre mais il n'y a pas de de ligne rouge non plus ça a ê une bonne nouvelle hein pour pour Kief dans l'absolu Stanislas oui tout à fait c'est une bonne nouvelle pour Kief qui depuis des mois demande ses autorisations pour pouvoir frapper le territoire russe et un point très important de des négociations de voladimir zelensk avec ses partenaires européens simplement il faut bien noter que la position française elle n'a pas évolué Jean Noël Barot il est venu à à Kief en septembre dernier durant durant ce ce voyage il a rencontré son homologue ukrainien et il a tenu exactement le même discours qu' n'y avait pas de ligne rouge pour le pour l'État français quant à l'utilisation des missiles des missiles français sur le territoire le territoire russe faisant référence à une déclaration de du président Emmanuel Macron le 25 mai dernier à mesberg donc pas d'évolution notable en fait de la position française simplement ce qui a changé c'est la position américaine puisque dans les missiles scalpes français il y a des composantes américaine et que pour utiliser ces missiles français sur le territoire russe il fallait l'autorisation américaine donc maintenant que l'autorisation américaine est tombé les Français sont libres de pouvoir donner leur feu vert comme les américains et les anglais l'ont fait plus précédemment la semaine dernière merci beaucoup sanislas poet en direct de de Kief pas de changement de ligne mais pas non plus de tir de pour l'instant de ce qu'on en sait anine de B oui pour l'instant parce que en effet sur ce point il est même au crédit de la France en tout cas au côté de l'Ukraine de d'avoir même poussé en fait et avoir été un appui politique assez important sur la prise de décision et finalement l'autorisation côté américain donc c'est plutôt dans l'autre sens en fait que ça se serait passé donc la la la France là-dessus après elle peut-être pas la même façon de l'exprimer on est dans la fameuse ambiguité stratégique dans le rien n'est exclu dans le dans l'ellipse ça quelque part mais enfin de ce que les Ukrainiens ont compris en tout cas côté français c'est que c'était plutôt un point un point facilitateur sur cette question là je rappelle qu'acessoirement il y avait le conseiller principal j'ai envie de dire de volodimir Zelenski hier à Paris il a rencontré le ministre des Affaires étrangères donc c'était une visite très officielle plutôt sans grande pompte mais il y a eu quand même certainement un échange important notamment sur cette questionl maintenant politiquement la France a toujours été une force aidante politique en soutien de kif sur la CES questionsl et aussi sur la question de l'OTAN donc il y a on verra dans les jours qui qui viennent aussi maintenant on note aussi que les uns les autres ils n'ont pas fait de de déclarations tonitruante oui on y va on vous donne l'utalisationirir oui mais de façon euh comment dire plutôt plutôt plutôt douce plutôt et a raison d'ailleurs c'est exactement ce qu'il faut faire et comme l'avait noté voladimir Zelenski lui-même l'avait dit ce genre de chose ne s'annonce pas les missiles parleront de même donc entre le moment où les États-Unis ont fini par via par voie de médiatique en fait finalement ça n'a jamais été annoncé ça a été confirmé mais c'est sorti de par voie de presse il n'y a pas eu d'annonce deà des sources proch voilà donc là finalement quelque part dans la façon de l'exprimer c'est même presque plus plus appuyé quelque part que que du côté américain en réalité oui si on l'a pas encore fait on va le faire grosso modo c'est ça qu'on entend Nicol dire que on peut le faire on peut le faire on va le faire bien sûr on ne va pas communiquer à l'avance d'abord pourquoi pas communiquer la sible tant qu'on y a j' d'une certaine manière c'est normal que dans des opérations militaires aussi sensibles avec un nombre malgré tout limité dont dispose les Ukrainiens aussi bien d'ailleurs de scal que de Shadow que d'Oms bien on va pas communiquer à l'avance trop et là on dit ben on verra le moment venu mais il faut savoir que la France a été comme l'a rappelé Aline le BA créer la France a été plutôt à l'initiative pour essayer de faire lever cette espèce de réticence absolument invraisemblable des américains pendant si longtemps alors pas seulement la France la Pologne aussi la République tchèque les États baltes les états nordique tout le monde je dirais critiquait largement pas seulement les Ukrainiens ces décisions américain vraiment complètement complètement absurde là complètement absurde pardonnez-moi pe oui parce qu' il y a quand même une réflexion stratégique derrière il y aller alors pardon je veux pas non plus prendre la parole du général AB c'est pour une raison c'est pour une une raison très simple c'est que si nous avions d'abord utilisé ces armes enfin nous je veux dire les alliés de manière générale plutôt enfin en tout cas autoriser les Ukrainiens à les utiliser je dirais ça aurait quand même sauvé certainement des milliers ou des dizaines de milliers de vies ça aurait évité un certain nombre de défaites tactiques sur le terrain de l'Ukraine ça aurait aussi dit clairement aux Russes attendez les lignes rouges comme l'avait dit effectivement le président Macron comme l'a répété là Jean-Noël Barot les lignes rouges ce n'est pas vous qui les fixé c'est nous qui les imposons et et je pense que c'est de ce point de vue-là ça aurait balayé tout le discours finalement de propagande du kremelin qui part envahi les esprits même des dirigeants dirigeants américains dirigeants allemands notamment qui disent ou là là si on fait quelque chose on entre dans une guerre d'ailleurs on peut rappeler que le feu vert n'a pas été donné par Olaf Scholz pour l'utilisation des tausses en revanche toujours pas et c'est un point de blocage mais il faut savoir que les deux pays qui bloquent qui sont des facteurs de blocage pendant sur ce sujet ça été effectivement l'Allemagne et les États-Unis vous l'avez rappelé mais reste aussi le facteur de blocage principal sur l' temp enfin dernier point très rapidement dans ce qu'à rappelé là aussi c'est un rappel Jean-Noël Barot dans cette interview c'est que c'est de la légitime défense vous avez un article pour moi qui qu'il faudrait vraiment encadrer faudrait mettre je sais pas si c'est dans le studio en tout cas dans les ministères qui est l'article 51 de la Charte des Nations Unies qui prévoit que un état qui se porte au secours pas quelque moyen que ce soit y compris éventuellement envoyant des troupes au secours d'un état agressé pard dans le cadre de la légitime défense c'est ce que peut répondre Moscou avec les soldats de de pongyang on rappelle que le feu vert des attaqu MS a été donné suite sauf que la Russie n'est pas attaqué par l'Ukraine c'est l'inverse donc alors bien évidemment je me fais l'avoc je me fais l'avocat du diable bien évidemment mais oui non mais non c'està dire que le seul pays agresseur c'est la Russie et le seul pays agressé dans cette histoire c'est l'Ukraine enfin c'est un peu nous aussi potentiellement et potentiellement nous aussi mais je dire c'est c'est c'est ça ne joue pas dans les deux sens revenons sur ce que vous disiez complètement absurde bon on est dans une gradation on va dire un peu lente au goût de de beaucoup général on fait aussi on parle aussi de deux puissances nucléaair les Américains et les Russes qui se font face trop lent oui mais est-ce que toutefois ça a pu permettre de maîtriser ce qui est il faut bien le qualifier ainsi une escalade aujourd'hui entre entre l'OTAN et la Russie c'est c'est c'est c'est toute la ligne de crête c'est toute la difficulté euh on peut comprendre que les européens ou les ou les américains n'en font pas assez on peut comprendre aussi leur prudence pourquoi on en revient au mot prudence tout à l'heure est-ce que là la France a tout de même fait prend je je je voulais juste on parle parfois de de de de l'histoire et souvenons-nous le il y a peu de temps on faéit les l'armistice du 11 novembre la Première Guerre mondiale combien de millions de morts euh 5 an de guerre euh pourquoi parce que il y a eu un attentat à Sarajevo vous rendez compte l'enclenchement qui s'est passé une guerre mondiale sur toute la planète et avec des dizaines de de millions de morts des familles enfin dans quel état on a mis l'Europe et une partie du monde parce qu'au départ il y a eu un attentat à Sarajevo dramatique évidemment dramatique mais vous rendez compre un jeu d'alliance qui cond jealli ça c'est la leçon numéro 1 si vous voulez du du est-ce qu'on aurait pu l'éviter donc il y a quand même ce souci qu'on peut comprendre quand même c'est qu'on a d'ailleurs les Américains l'OTAN et la France les Britanniques aussi disent nous ne sommes pas en guerre avec la Russie nous ne sommes pas en guerre avec la Russie n nous donnons les moyens à l'Ukraine de se défendre alors évidemment le problème c'est que Poutine il l'entend pas dès qu'il voit une arme il dit voilà on est en train de m'agresser sur mon territoire et et il est c'est pathologiquein che chez président Poutine il inverse exactement le discours en permanence simplement qu'il reproche aux autres de de ce qu'il fait au problème c'est que c'est entendu par certains en tout cas c'est une justification que certains font mine de de croire ou d'entendre pour revenir sur ce que vous disiez auparavant sur les raisons peut-être de cette de cette prudence ou lenteur française avant de de tirer ses scalpes sur le le sol russe puisque à notre connaissance ça n'est pas encore le cas mais seulement à notre connaissance vous dites qu'il fallait le feu vert des Américains il a été donné par Joe Biden et depuis cette semaine ce feu vert est effectif les Français n'ont pas attendu le feu ver américain pour donner des scalpes aux Ukrainiens et leur permettre de les tirer en en Crimé non non mais pour l'emploi en Russie euh il y avait il a il y a ce ce entre guillemets ce ce ce faevit nécessaire américain alors que la France et les Britanniques les deux d'ailleurs avaient dit mais nous employer cet armement comme il faut dans la mesure ce sont des cibles militaires et c'est en Rost euh de de tout ce qui concernait les territoires occupés il n'y avait pas d'autorisation particulière américaine à obtenir en plus par rapport à la question de ces fameux composants en revanche sur la une frappe en profondeur en en Russie sur les il fallait l'autorisation américaine au regard de ces fameux composants de ciblage ouis Nicolas c'est d'ailleurs indirectement un plaédoyer pour ce que certains appellent l'autonomie stratégique alors j'allais vous poser la question est-ce que c'est regrettable de voir d'attendreation avait pas de composantes américains dans dans les armes britanniques ou françaises sur le plan européen je mets le RoyaumeUni quand même dans l'Europe au sens large et bien il n'y avait plus aucun problème et pour l'avenir savoir qu'on a été quand même dépendant des améri rappelez-vous Hollande en 2013 le président de la République était prêt à frapper après l'utilisation d'armes chimiques par Bachar al-Assad en Syrie mais les Américains ont dit nous n'y allons pas les Britanniques la Chambre des Communes a dit nous n'y allons pas les Européens n'étaient sans doute pas prêts d'ailleurs à y aller et donc du coup nous n'avons pu rien faire donc comment est-ce que si les États-Unis demain avec Trump par exemple ou avec un autre un jour président démocrate peu importe s'abstienne oui est-ce que nous Français mais est-ce que nous européens nous aurons les moyens et la capacité juridique à intervenir
Jean-noël Barrot