Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 mai 2025 26 min

Taux de chômage en hausse : "La réalité est nuancée", estime la ministre chargée du Travail

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Astrid Panosian Bouvet. Bonjour. Le chômage a donc légèrement augmenté au premier trimestre + 01 %.

On a appris le chiffre ce matin. Alors on se souvient que le trimestre précédent déjà dernier trimestre de 2024 avait déjà vu une hausse la plus importante en en 10 ans. Est-ce que il faut comprendre qu'on est quand même plutôt parti pour une longue série de hausses ?

Non, il faut être très vigilant en fait sur la question du chômage. On a effectivement cette cette très légère remontée de + 01 points sur le dernier trimestre et une baisse de moins 01 point sur quand on compare par rapport au trimestre de 2024. Donc ça veut sur un an.

Exactement. Donc ça veut dire que il y a toujours un rythme d'embauche en fait qui reste soutenu hein même par rapport à l'année dernière et certainement par rapport à l'année à à tout ce qui était précrise Covid. Il y a toujours 430000 emplois non pourvus.

Il y a toujours un employeur sur deux qui dit que les recrutements sont difficiles. Et puis euh on a également une augmentation de 18 % des inscriptions à France Travail suite à des licenciements économiques. Donc la réalité, elle est nuancée, ce qui veut dire qu'il faut être extrêmement vigilant.

En plus, on parle statistique, on voit qu'il y a deux réalités. Il y a une réalité statistique un peu froide qui montre une quasi stabilité, mais également cette réalité que subissent les travailleurs et notamment les plans sociaux dont vous parlez. Et donc action résolue euh notamment sur les sujets jeunes, reconversion. 7,4 %, ça veut dire quand même qu'on s'éloigne euh de ce que Emmanuel Macron promettait.

Le le plein emploi 2027. Euh on va rappeler que c'est 5 %. Alors il y a il y a il y a plusieurs manières de de mesurer en fait le taux d'activité d'un pays.

Il y a la question du chômage effectivement, mais il y a aussi celui du taux d'activité qui mesure les personnes qui ou les taux d'emploi, ceux qui sont en emploi par rapport à une population active. qu'il est trop faible, diton pour les seiors et pour les justement c'est ce que moi je vous invite à à regarder là dans les statistiques de ce dernier qui sont parus ce matin, c'est que déjà sur le taux d'emploi, donc les gens qui sont en emploi par rapport à la population active, on atteint un niveau historique depuis qu'il est mesuré depuis ces 40 dernières années. Et on voit surtout et c'est ça qui est quand même une nouvelle très positive, c'est la question des seiors où non seulement il est en augmentation mais il est en augmentation de deux points sur les plus de 50 ans.

Non mais saluons aussi ce qui est positif dans une vision qui est beaucoup plus nuancée ce qui veut dire qu'il faut rester quand même déterminé et vigilant. Alors on peut effectivement regarder et changer le thermomètre parler du taux de chômage ou du taux d'emploi et cetera et les deux ont leur les deux on leur per depuis ces 25 dernières années aussi. Est-ce que à vos yeux le le emploi en 2027 c'est encore possible ?

L'ambition doit être la même. L'ambition doit être la même parce que même quand on regarde le taux d'emploi qui est de 69 % aujourd'hui, quand on le compare par exemple à l'Allemagne qui est autour de 78 % ou d'ailleurs à l'objectif qui est celui de l'Union européenne de 78 %, on voit qu'on n'est pas encore là. Et donc ça veut dire qu'il faut poursuivre résolument euh et euh l'accompagnement des demandeurs d'emploi vers l'emploi.

C'est tout ce qu'on a fait, tout ce qu'on est en train de faire maintenant avec les bénéficiaires du du RSA. C'est continuer sur le sujet des compétences de la formation continue, des reconversions, que ce soit sur l'apprentissage, sur ce que j'ai demandé avec Catherine Vrain aux partenaires sociaux de se mettre sur la table autour de la table et le front dès lundi sur le sujet des reconversions. Il y a tout un agenda extrêmement déterminé. et offensif pour continuer l'ambition du plein emploi.

Ser pas si vous pouvz vous parlez des seniors et de chiffres que vous vous jugez encourageant dans dans ce contexte là. des règlesindisation qui qui ont changé au 1er avril. Euh on rappelle qu' ont été durcis pour bénéficier de l'indemnisation rallongée de 22 mois et demi.

C'est plus de 50 c'est plus à 53 ans mais à 55 ans. Et pour être couvert 27 mois, il faut maintenant attendre 57 ans. Est-ce que c'est pas prendre le risque quand même de faire tomber toute une série de de seniors dans la précarité Alors, je vous remercie de rappeler cette cet accord et ces règles ces règles qui sont issues d'un accord qui a été signé par les partenaires sociaux, trois organisations syndicale et toutes les organisations patronales en novembre dernier.

Donc, on est dans l'application stricte de règles qui ont été fixées par les partenaires sociaux. Il y a effectivement cette volonté aujourd'hui de pouvoir se dire que sur les seniors, le taux de chômage de longue durée est non pas une fatalité, mais quelque chose qu'on peut combattre à travers d'abord un maintien en emploi, en activité et puis des politiques plus actives de recrutement et de formation des seniors. Ce qu'on avait aujourd'hui depuis des années, c'était qu'on s'était habitué on s'était habitué à montrer le chemin de la sortie des personnes de plus de 50 ans dans notre pays.

Ça date des réformes de bar ça de de Raymond bar rajunit en tout cas c'est moi ça ne me rajunit pas donc je dis simplement que ce qui a été décidé encore une fois par les partenaires sociaux de dire que maintenant les règles préférentielles de durée d'indemnisation du chômage elles ne compensent pas à 53 ans mais à 55 ans. quand même une manière aussi d'acter d'acter l'amélioration du taux d'emploi, je le rappelle, de deux points des plus de 50. Est-ce que du peu de recul que vous avez, et c'est sans doute évidemment trop tôt, mais vous voyez déjà des effets bénéfiques à ce changement de règle ou c'est trop début avril, c'est beaucoup trop tôt.

Par contre, on voit un effet bénéfique depuis une dizaine d'années de l'augmentation du taux d'emploi des seniors avec la réforme de 2010 sur les retraites. C'est ce qu'on appelle le fameux horizon, l'effet horizon et l'effet horizon de 2023. Vous vous dites que la logique c'était de parisser la sortie jusque-l il y a c'est ce que c'est ce que beaucoup de nos concitoyens disent.

Ouais, mais mais il y a des aspects. Il y a il y a ce plan seor qui a été pour l'emploi des seniors qui a été présenté en conseil des ministres la semaine dernière avec des aspects qui sont un peu troublants de ce point de vue-là parce que précisément des mesures pour partir en retraite progressive 4 ans avant l'âge légal contre deux actuellement. Ça ça faudra ça fabrique pas l'emploi.

Moi je moi moi je fais confiance au dialogue social. Ce que j'ai présenté, non, ce que j'ai présenté en conseil des ministres, c'est précisément ce que quatre organisations syndicales et trois organisations patronales ont décidé en novembre dernier. Les retraites progressives comme logique l'emploi des seniors, on dit par parce que madame Berang Gerbondte, il faut arrêter avec cette logique binaire où on est à 100 % temps plein au travail ou 0 % on n'y travaille pas.

Il y a derrière les taux d'activité très importants des seiors dans les les pays d'Europe du Nord, c'est aussi du temps partiel parce que passé 60 ans, on a envie peut-être soit de de continuer à fond, soit euh de se mettre un petit peu en recul, soit parce qu'il y a les sujets des danses familiales et cetera. Et donc derrière les taux très élevés de taux d'activité de Suède, d'Allemagne, il y a du taux partiel et il y a du temps partiel et ça permet tout simplement la retraite progressive de se dire à partir de 60 ans et bien en accord avec mon employeur, je travaille 3 jours 4 jours et il y a un jour où je commence à percevoir mes droits à la retraite. Ça c'est vraiment ce qui marche dans les autres pays et c'est ce qu'il faut qu'on continue. un changement culturel, ça prend du temps, mais c'est ce qu'il faut vraiment qu'on instelle et je suis très très heureuse que les partenaires sociaux aillent sur cette voie.

Le CDI senior, on en a beaucoup parlé mais je suis pas sûr que tout le monde est en tête. Pourquoi il il va inciter les chef d'entreprise à ? Alors effectivement, il y a le sujet du maintien en emploi, on en reparlera peut-être parce que c'est très très très important et puis il y a le sujet du recrutement parce que le chômage les les les gens de plus de 55 ans, ils sont deux fois plus au longtemps au chômage que les gens qui ont entre 20 et 49 ans.

Donc il y a un vrai sujet de recrutement des seniors, de changement de regard, on en parlera. Le contrat de valorisation, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que pour beaucoup d'employeurs, il y avait une réticence à vouloir recruter des personnes à partir de 57 ou 58 60 ans parce que s disait je risque de garder cette personne dans mes effectifs jusqu'à 70 ans qui est l'âge de départ de mise de départ de retraite d'office, voilà, excusez-moi, à la retraite.

Et donc ce ça en quoi consiste ce contrat ? simplement de donner de la lisibilité à l'employeur en disant voilà à telle date qui est la date de possibilité de de départ à la retraite à plein, je peux avoir le choix de me séparer de cet employeur. Cette une option de séparation ce qui lève un frein à l'emploi parce qu'encore une fois il y a le sujet du maintien en emploi.

Et donc dans cet accord qui a été signé en novembre et qu'on va retranscrire dans la loi avec un premier passage au Sénat le 5 juin, il y a un compte il y a il y a il y a il y a un une négociation d'abord annuelle où on parle de ces sujets enfin dans les entreprises de plus de 300 salariés pour qu'on parle enfin de l'emploi des seniors. Et puis il y a aussi un entretien demi-carrière où on fait un 360 compétences pour pouvoir envisager peut-être des reconversions, des aménagements de poste et puis santé parce qu'il y a aussi des problématiques de santé qui peuvent arriver notamment pour ceux qui tiennent des métiers pé ça c'est les c'est les on va dire les moyens. L'objectif c'est quoi en fait le est-ce que vous avez un objectif chiffré de taux d'emploi des seniors grâce à ces mesures ?

Alors moi, mon objectif euh notre objectif, c'est de rejoindre les taux d'activité euh des euh des seniors euh des pays d'Europe du Nord et d'Allemagne. Je sais que le président que ce serait très utile d'un point du point de vue des finances. Je sais que le président est aussi très engagé sur la convergence franco-allemande, notamment sur les questions sociales.

Mais on voit que c'est possible, on voit que ce n'est pas une fatalité. Ça fait c'est échéance 10 ans, 20 ans ou échéance 4 ans. Alors moi je pense qu'il faut être très réaliste aussi sur cette question hein parce que les pays, je parlais de la la Suède mais la Finlande qui se sont engagés sur ce chemin l'ont fait euh il y a plus d'une quinzaine d'années.

Mais on voit que les choses avancent très vite puisque sur ce taux d'activité des seniors, on a enfin passé la barre des 60 % pour les plus de 55 ans. On est à 61,5 % une augmentation de 2 points en un an. Donc les choses et surtout les mentalités, le changement de regard où on valorise enfin l'expérience change enfin et c'est une très très bonne chose pour tous ceux qui nous écoutent ce matin.

Dans les chiffres de dans les chiffres de ce matin, sur les 15 24 ans, il y en a un qui est qui est qui est vraiment pas encourageant qui est celui des des enf des 15 justement plus 1,1 % sur 1 an, ça fait 19 % de cette population là. Des jeunes dont on pense souvent à tort manifestement, qui sont indisciplinés, qui sont terminalement insatisfaits, qui veulent pas bosser et cetera. Or, il y a cette étude de de de l'Institut Montigne qui qui dit l'inverse euh en tout cas en partie.

Qu'est-ce que vous vous retenez de ça ? Alors alors moi je retiens d'abord de cette étude dont il faut parler que euh exactement qu'il faut qu'on arrête avec les préjugés, que les jeunes ne voudraient pas travailler et cetera. Le travail reste le facteur d'émancipation dans la société pour à tout niveau, à toute qualification et à tout âge.

Et en particulier pour les jeunes, c'est le moment où voilà, on quitte souvent le domicile familial et qu'on termine la période des des études. Je je donne un chiffre pour qu'on pour qu'on comprenne. Le 48 % enfin 42 % disent se déclare prêt à obéir sans réserve. 48 % disent bah OK pour exécuter les ordres sous réserve d'être convaincus ce qui s'entend bien sûr bien sûr ce qui s'entend et ce qui est oblige aussi à une forme de changement des pratiques managériales euh dans notre pays qui comparé à d'autres pays restent quand même parfois très vertical mais pour en revenir à la question du de des jeunes, vous parliez de l'accord de l'accord des règles d'assurance chômage ce qui a été décidé aussi par les partenaires sociaux en novembre dernier qui va être voté à l'Assemblée nationale.

C'est précisément un assouplissement des règles d'assurance chômage pour les primo arrivant pour les jeunes. Parce qu'effectivement quand le marché se tend hein, on le voit, on en discutait des statistiques qui sont par ce matin et bien cette les premières victimes sont souvent les jeunes et ceux qui sont intérim. Donc on va voilà exactement on va pouvoir assouplir les règles pour que les jeunes puissent être indemnisés éligible à l'assurance chômage plus facilement.

Mais il faut surtout continuer continuer continuer l'effort sur euh la formation et la question de l'apprentissage en particulier et de l'insertion professionnelle qui est plus longue et qui est plus difficile en France par rapport à l'Allemagne. Astrid Panosian Bouvistre chargé du travail et de l'emploi. Vous restez euh avec nous.

On va continuer à parler d'emploi euh sous un autre aspect peut-être juste après votre filo. À 9h-5 Étienne Cholais. Une nouvelle étape dans l'affaire du violeur de la chambre Dino Scala est mise en examen pour 13 nouveaux faits de violence sexuelle.

Cet homme de 64 ans purge une peine de 20 ans de réclusion criminelle condamné pour 54s ou agressions sexuelles commis pendant 30 ans dans le département du nord et en Belgique. Comment mieux protéger les acteurs de la cryptoonnaie des entrepreneurs ? On rendez-vous ce matin avec le ministre de l'intérieur Bruno Rota.

Une réunion après une nouvelle affaire. Cette semaine la fille et le petitfils d'un patron du secteur ont failli être kidnappé en plein Paris. Le FC Barcelone est champion d'Espagne pour la 28e fois de son histoire.

Les footballeurs catalans se sont imposés hier soir contre l'autre club de la ville 2-0. Titre acquis à deux journées de la fin du championnat espagnol de football. France info le 830 France info Berang Gererbonte Adrien Bec et Astrid Panosian Bouvet ministre chargé du travail et de l'emploi.

Alors l'énorme paradoxe de de ce pays et de l'emploi dans en France c'est que on a 2,4 millions de chômeurs indemnisés d'après les chiffres de ce matin. On peut à peu près doubler en réalité si on considère c'est ça c'est ça le chiffre votre chiffre vous c'est quoi le nombre de demandeurs d'emploi en France ? Non, on est sur alors il y a différentes catégories mais effectivement c'est le 2,4 million de de de personnes qui sont au chômage.

Après, on a ce qu'on dit considère le halo du chômage. Voilà, ça c'est aussi intéressant même si enfin on va pas non plus s'encombrer de chiffres mais de montrer que ce halo diminue en fait parce que ça veut dire qu'il y a des personnes qui ne recherchaient pas de l'emploi et qui se mettent à rechercher de l'emploi. C'est tout l'effort qu'on fait aujourd'hui sur les bénéficiaires de l'eau.

C'est toutes les personnes aussi qui sont sans activité. Voilà. Et cetera. sont pas que des chômeurs forcément sont pas que des chômeurs justement qui chômeurs ça veut dire qu'on on est aussi en en recherche voilà donc des gens qui n'étaient pas nécessairement en recherche et qui se mettent à rechercher de l'emploi et c'est aussi quelque chose de très de très de très favorable en face de ça il y a des besoins énormes de main d'œuvre dans dans les métiers en tension est-ce que vous confirmez le chiffre de du singtang Terranova avec le Crédoc la France aura besoin d'accueillir jusqu'à 300000 travailleurs étrangers par an pour maintenir l'économie française et pour financer la protection sociale.

On est sur 430000 emplois aujourd'hui qui ne sont non pourvus effectivement et c'est vrai que sur tout le débat très polarisant et passionné sur la question de l'immigration, il faut aussi qu'on ait un débat beaucoup plus construit sur la question de l'immigration de travail. Aujourd'hui, l'immigration de travail, c'est 50000 visas de travail qui sont délivrés chaque année. Je le rappelle, tout niveau de qualification, il y a un/ers de master qui sont des gens qui sont des ingénieurs, des data scientistes ou qui tiennent ou des médecins qui tiennent tout évidence ass on a besoin de deux choses.

Non non non, on a besoin de deux choses. On a besoin de continuer à avoir un discours préférence travail quand il s'agit de l'immigration avec une immigration qualifiée en particulier parce qu'il y a aujourd'hui une guerre des talents. On le voit au niveau mondial aussi vis-à-vis des États-Unis.

Et puis il y a aussi la nécessité de travailler en France sur les emplois qui sont non pourvus à la fois en adaptant mieux notre système de formation là où sont là où les entreprises les métiers dont on besoin les entreprises parce que quand on parle dans l'hôtellerie, la restauration, le bâtiment c'est pas des datas. Voilà, il y a deux sujets. Il y a deux sujets.

Reconversion. Reconversion. Et donc ça c'est ce que l'on a demandé aux partenaires sociaux de se mettre autour de la table pour que des personnes qui sont dans des restructurations industrielles et cetera.

Et il y a un deuxième sujet, il y a un deuxième sujet qu'il faut pas, c'est le sujet de l'attractivité des métiers parce qu'on voit bien que sur les 430000 emplois qui sont non pourvus, il y a des emplois qui sont considérés comme pénible, qui sont mal payés avec des forces et là c'est aussi au patronat de s'organiser pour offrir des meilleures conditions de travail et des meilleurs. Bien précisé parce que c'est important quand Terranova et Elcredoc disent 300000 travailleurs étrangers, c'est une fourchette qui vous semble juste ou est-ce que on est dans la fourchette hausse ou à l'inverse dans la fourchette basse ? C'est 300 pour tout vous dire, je n'ai pas lu cette 300000 par an patron.

Alors moi je moi je moi je pense que 300000 par an quand on est à 50000 et qu'on a surtout des besoins non pourvus en France alors qu'on a un taux de chômage, il y a d'abord aussi une vraie question et sur quel emploi il y a donc moi je pense qu'il faut d'abord travailler sur les deux bouts, c'est-à-dire travailler sur une meilleure qualification de l'immigration de travail en France. Et c'est vrai que en France, on a fait le choix plus par rapport à d'autres pays d'être aussi sur une part importante du regroupement familial comme effectivement de de des visas étudiants et travailler aussi sur la les métiers aujourd'hui en tension. Parce que vous me parlez vous me parlez non mais vous me parlez vous me parlez du du de de de l'immigration de travail.

Le taux de chômage des personnes immigrées en France, il est de 15 %. il est exactement deux fois supérieur à celui du taux de chômage national. Donc plutôt que de faire venir effectivement des personnes, je préfère faire venir aussi et c'est ce qu'on fait avec France travail travailler sur l'insertion professionnelle des personnes immigrées qui sont déjà en France en France.

Et là où je le dis parce que j'ai pas de langue de bois, là où on a des progrès considérables à faire, c'est sur l'apprentissage du français en langue étrangère parce que les études de France travaillent le montrent. Une fois que le la barrière de la langue est levée, le taux d'insertion professionnel d'un demandeur d'emploi immigré, il est le même que d'un taux que que que d'un demandeur d'emploi national ou en tout cas qui parle parfaitement français. La liste des métiers en tension qui étaient prévu dans la loi immigration 2023, elle est toujours pas publiée pour régulariser les sans papiers dans ces métiers là.

C'est pour quand ? C'est pour la fin du mois. Voilà, il y a encore des ajustements à faire mais c'est pour la fin du mois et ça je peux vous assurer que ce sera pour la fin du mois.

Ce qui bloque, c'est par exemple dans parce que quand on entend Bruno Rota qui Bruno Retaillot qui dit cette semaine que les capacités d'accueil de la France sont déjà saturées. C'est c'est parce que politiquement c'est compliqué, non ? C'est une un arrêté que j'ai que que sur lequel on a travaillé avec le ministère de l'intérieur.

On a fait une concertation au niveau des régions et des partenaires sociaux. On a travaillé avec France travail pour voir précisément quels sont les besoins en main d'œuvre, c'est-à-dire les métiers par région sur lesquels il y a des vraies difficultés de recrutement. Tout ça prend du temps.

He c'est pas juste une liste comme ça différente de connaissà. Oui, tout à fait. elle sera différente parce qu'elle prend en compte les nouveaux métiers notamment liés aux besoins démographiques, au vieillissement de la population, au métier du soin.

Elle prend également d'autres d'autres métiers donc mais ce sera publié très prochainement, je peux vous l'assurer. Astrid Panosian Bouvet, Emmanuel Macron a a évoqué mardi à la télévision sur TF1 le financement du modèle social avec l'idée de convoquer une conférence sociale sur le sujet. Juste d'un mot, le président de la République, c'est aujourd'hui lui qui décide encore de quand on convoque une conférence sociale.

Je pense que le président est dans son droit de donner des orientations comme il l'a toujours fait, comme les présidents de la République ou en tout cas depuis le quinquena l'ont toujours fait. Et moi, j'ite Ah moi je suis très heureuse que on parle enfin du financement de la protection sociale dans notre pays. C'est des messages également que partage Catherine Vrin.

On a une protection sociale qui par rapport à d'autres pays européens, je pense à l'Allemagne, au pays d'Europe du Nord, est financé de manière anormalement élevée par le travail. Voilà. Et c'est ce qui explique pour nos auditeurs, nos auditeurs quand ils voi leur fiche de paye, l'écart entre le super brut et ce qu'ils ont dans la poche.

Voilà. Mais vous la voulez quand cette conférence sociale ? Alors moi je voudrais qu'elle enfin on veut qu'elle commence relativement bientôt puisque s'il y a des ça je peux je peux pas vous dire je ne je ne me prononcerai pas là-dessus tout simplement mais je vous dis simplement qu'il faut qu'elle commence sans trop tarder.

Il faut qu'on demande au président de la République peut-être. Non non non non. Pourquoi ?

Pourquoi ? Pourquoi je vais vous dire ça ? Parce que qu'est-ce qu'il font les partenaires sociaux en ce moment ?

Ils sont justement en train de discuter de deux choses et des retraites jusqu'à mi-join. On a d'ailleurs une réunion extrêmement intéressante, extrêmement instructive avec Catherine Vrin, Jean-Jacques Marette qui s'occupe de de cette délégation paritaire avec les représentants des groupes politiques à l'Assemblée nationale et au Sénat. Il s'occupe de deux choses les parlementaires, les les partenaires sociaux.

Il y a les retraites et il y a ce sujet extrêmement important, j'y reviens, transition, reconversion essentielle. Vous vous dites ça pèse trop sur le travail, le président va plus loin, il disent pas assez sur la consommation. Ça ça veut dire TVA social.

Ça veut dire qu'il faut que les partenaires sociaux regardent ce sujet. Et je suis aussi très heureuse que MDF comme CFDT MED DEF comme CFDT ont aussi évoqué ce sujet. Ça a été évoqué à deux reprises pendant les réunions du conclave.

Donc on voit que maintenant il faut qu'on discute de ces questions. Ça veut dire qu'il faut qu'on discute de ces questions parce que moi je vais vous je vais vous dire ça c'est le travail à pour vocation dans les dans le la logique des assurances sociales financer et protéger les travailleurs par rapport à des risques associés au travail c'est-à-dire les retraites le chômage les accidents du travail bien entendu. Et le travail s'est mis aujourd'hui depuis des années et ça c'est vraiment une particularité française à financer aussi la protection lié à des risques universels qui ne concernent pas que le travail, la santé, la famille et aussi la perte d'autonomie et le grand âge.

Faut revoir parce que sinon ça pèse sur le travail, le recrutement, le maintien d'emploi et puis surtout le pouvoir d'achat de nos travailleurs. Mais de fait, on a vu et vous en avez même vous-même d'ailleurs fait l'expérience que le sujet des retraites par exemple quand on évoque la question euh pourquoi pas de faire contribuer les retraités par exemple c'est un sujet qui est complexe. Là si on parle de TV social, on est c'est de nouveau pas que les actifs mais aussi les actifs sur retrait sur les retraites.

Moi, je vous invite à à revoir cette lettre d'objectif qu'on partage lettre d'objectif partagés qu'on signait les organisation syndical et patronal qui sont autour de la table de ce fameux cette fameuse délégation avec qui ont quatre objectifs dont celui de l'effort partagé entre les parties prenantes. Donc, on voit que les questions voilà les les regards s'élargissent sur cette problématique et qu'il y a plus de tabou nécessaire. Pas bouv une question politique.

Un ministre macroniste devrait-il dire ça ? Bruno Rotaillot, votre collègue qui est en fin de campagne de présidence pourell qui multiplie les sorties pas très sympathiques pour le macronisme, on va dire, qui ne survivra pas d'après lui à Emmanuel Macron. Un de vos camarades députés renaissance Éric Botorel souhaite une obligation de quitter le le gouvernement, une OQTG pour Bruno Retaillot.

Vous êtes d'accord ? Moi, je crois que cette logique qui consiste à dire que il y a des choses à prendre à la fois à gauche et à la fois à droite, elle elle doit persister au-delà de 2027. Non, mais moi je Ça c'est ma conviction.

Ça c'est ma conviction. Je suis un adversaire du en même temps. C'est ma c'est ma conviction.

Et bien, je pense que la politique de l'offre telle qu'elle a été mise en œuvre depuis 2017 affectivement ses vertus. On le voit à un moment où le contexte économique se durcit et le taux de chômage le taux de chômage et bien euh se maintient ou reste reste stable, n'augmente pas fortement par voilà. Et puis il y a des choses à gauche, je le dis, c'est notamment, j'entends votre point, mais vous êtes une macroniste, si l'on peut dire assez originelle, presque du premier jour et cetera.

Quand vous entendez un ministre de droite qui siège avec vous dans le même gouvernement qui dit de toute façon le macroniste macronisme c'est mort et enterré ça ne survivra pas. Alors moi je le mets sur le compte des derniers jours de campagne où ça peut parfois partir un peu dans les tours hein. On connaît tous les derniers jours de campagne le drama.

Et ensuite moi il s'avère que je travaille je travaille au quotidien avec Bruno Retaillot que ce soit sur des choses très concrètes des métiers en tension ou que ce soit enfin aussi sur le français. le français en enseignement le français langue étrangère où on a des progrès considérables à faire et il en est bien conscient lui aussi et je travaille plus consensuel quand vous le voyez en tête à tête je travaille tout à fait très bien avec Bruno Retaillot voilà tout à fait je veux dire il faut qu'on arrête avec ces petites phrases c'est on est ils sont en campagne c'est pas des petites phrases c'est une cohérence n'importe quoi en campagn non c'est pas ça c'est qu'ils sont en campagn c'est les derniers jour voilà c'est comme ça s'il était élu président de dimanche il peut rester ministre de l'intérieur pour vous mais mais mais bien dans son costume de président de parti. Sûr Oui, bien sûr, bien sûr.

Tout à fait. Enfin, moi j'envoie aucune difficulté à partir du moment où il continue et c'est le caséré Oui. à s'insérer dans la la la politique définie par le premier ministre aujourd'hui.

Tout à fait. Merci beaucoup à Street Panosian Bouvet ministre chargé du travail et de l'emploi d'avoir été l'invité du 830 France matin. Merci Berérang Gerbondde, vous restez avec nous sur France info dans quelques minutes.

Ce sera les informé avec Renault.