L’Assemblée Nationale dit non au débat sur l’immigration - Avec Usul, Sasha & Latifa
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
cette émission a été rendue possible par le CNC et par la Commission nationale du débat public bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur backsit bonsoir bonsoir le public très heureux de vous accueillir chers amis dans la deuxème partie de cette émission merci à vous d'être là merci à vous d'être de plus en plus nombreus et nombreux à nous écouter en podcast et à nous regarder sur youtube et bonjour aussi au chat vous êtes avec nous le chat sur le plateau comme d'habitude c'est un peu l'émission de Noël ce soir c'est la dernière émission à avant la pause la trêve estival non pas estival c'est l'autre justement hiververal hivernalvernal trêve hivernal on va faire un on va faire une pause d'un mois un mois pendant lequel il y aura pas backseit ce soir c'est la dernière du coup avant ce mois de pause pour ce repos bien mérité pour toutes les équipes pensez à vous abonner si vous regardez cette cette vidéo sur Youtube 50 % des gens qui regardent l'émission sur Youtube ne sont pas abonnés à la chaîne c'est dommage parce que être abonné ça vous permet d'être notifié des nouvelles vidéos qui arrivent euh les unes après les autres donc profitez-en chers amis je suis sur ce plateau très très bien entouré j'ai le plaisir d'être avec Latifa salut Latifa salut Jean Latifa tu es la directrice exécutive du mouvement oui c'est ça est-ce que tu vas bien ouais je vais bien je vais bien ce soir je suis en weekend donc si on pouveait terminer rapidement d'accord carrément je suis pour la semaine de 4 jours et ben écoute ah je suis je suis avec toi ouais j'avoue j'avoue ça ferait plaisir mais après tu es en vacances non non tu es pas en vacances direct ok d'accord on est aussi avec Uzul salut Uzul Bir tu vas bien oh la méga patate ouais chroniqueur sur backsite on te retrouve pas mal aussi sur Blast avec rinoceros et depuis la semaine dernière tu as une nouvelle émission qui s'appelle la France à peur oui c'est Al pour l'instant c'est une mensuelle on essae blast essaie de lancer sa chaîne Youtube et twitch twitch bien sûr pas grave twitch et vos trucs de jeunes là moi je m'y retrouve plus et donc on a fait une première voilà c'est une émission de 2 he de plateau on revient sur certains contenu de Blast et puis après on a un invité en deème partie donc là on a fait une première S très bien passé avec Johan chaputo le Replay est disponible sur la chaîne twitch de Blast Johann chaputo c'est un historien spécialisé de la seconde guerre mondialeis même précisément du nazisme oui excellente historien et donc c'est chouette non mais bravo pour cette nouvelle émission bravo à toi et à blast ben merci merci c'est vrai que c'est moi j'ai pas l'habitude de c'est moi qui anime c'est moi qui lance des jingles qui se lanceent Pasi tu ressens cette solitude infinie c'est ça mais c'est très sympa à faire c'est très marrant je comprends que tu que tu tu te plaises ici ouais je dans cet exercice en tout cas ça me fait super plaisir de vous avoir sur le plateau avec moi on est aussi avec Sacha salut Sacha salut Jean ça va ça va et toi ouais Sacha tu es journaliste sport à France Télé est-ce que tout roule pour toi oui oui oui moi aussi je suis en weekend ce soir donc par que là tu vas si tuas 22h on peut avoir tout bouclé c'est cool non je rigole ouais weekend ce soir et mais pas les vacances encore d'accord ok les amis j'ai des cadeaux pour vous j'ai des cadeaux pour vous les cartes les cartes backseat les cartes du club club backseat ça fait partie des contreparties lorsque vous faites partie du club backseit sur KIS Bank Bank donc vous soutenez l'émission vous recevez par la poste une carte backseat et donc je vous remets vos cartes les chroniqueurs chaque chroniqueur en a un en a une pardon sont numéroté elles sont numéroté absolument moi j'ai la numéro j'ai la numéro une et pour vous chers amis chez vous sachez que nous sommes en train de vous les envoyer on a fait tout l'atelier de mise enli donc on s'est fait chier il y a quelques jours à faire un nombre incalculable parce que moi je dois signer les courriers parce que vous la carte avec un cour t numéro combien 300000021 021 tu veux mon code aussi ououis on peut rien faire avec cette carte alors cette carte vous donne accès au public une une fois par semaine sur les places réservées mais il faut vous inscrire avant quand même et cette carte pourra vous donner accès à des événements qu'on organisera avec des partenaires c'est aussi ça le but du ou pré organise ce soit la belle villoire ou nos événements spéciaux à nous si on organise des événements spéciaux le fait de posséder une carte vous permettra d'y entrer et bravo pour le travail de marmotte sur la mise en pli et du coup ouais on a fait la mise en pli j'ai signé de ma main 700 ou 800 courriers c'est pas un truc de cheveux la mise en plli de quoi c'est pas un truc de cheveux la mise en PL de cheveux pas que oui oui une mise oui oui oui dans les années 80 mais ah oui d'c tu sais les bigouis tout ça ça voilà non ch ça se disait pour le courrier quoi voilà ça désigne quoi peut c'est Miss soupli miss soupli ah oui m sou c'est pour le courrier et misempl c'est la de dis la coiffure plutôt il y avait une erreur non mais bien V bien joué bien joué bien joué ou ouais fa mise donc on s'est fait chier à faire de la mise soupli donc ça y est c'est dans les enveloppes vous allez recevoir vos cartes elles vont arriver chez vous euh elles vont arriver chez vous qu'est-ce que je voulais dire et ben j'en profite du coup pour vous rappeler de soutenir cette émission l'émission backxit est réalisée grâce à vos dons ça permet de financer donc de payer le salaire des personnes qui réalisent cette émission rendez-vous sur K qui Bank Bank vous avez le lien dans la description de cette de la vidéo YouTube du podcast et dans le chat vous avez le lien également vous aussi faites un don mensuel pour soutenir backseit c'est grâce à vous et à nos partenaires qu'on réussi à faire cette émission ma petite anecdote un peu marrante parce que je suis comme vous je suis plaqué je me suis levé à 6h30 pour prendre mon train ce matin parce que j' animé un stream pour la CGT ce midi à 11h et j'arrive je creux je me suis levé à 6h30 il m'a fait comme des milliers de travailleurs ok ça rigole pas à la CGT on peut pas se plaindre qu'on s'est levé tôt donc voilà un peu claqué comme tout le monde mais mais j'ai pas le droit de me plaindre voilà il était moustachu ou pas non non mais enfin quand même il était sincère je crois ouis je pense ouais bon les amis ça vous dit qu'on parle de politique allez c'est parti pour l'actualité de la [Musique] semaine bon alors premier premier sujet ouais ou est tous claqué on est tous claqué mais de toute façon on va parler d'un sujet qui va nous passionner c'est le gouvernement on adore non le premier sujet c'est qu'est-ce qui qu'est-ce qui s'est passé bordel de merde lundi lundi journée difficile pour le gouvernement et particulièrement pour Gérald daranin le ministre de l'Intérieur une motion de rejet a été adoptée sur la loi immigration à 270 voix contre 265 c'est passé ricraac mais c'est passé une motion de rechet préalable a donc dégagé le texte de loi immigration alors ça s'il y a bien un truc auquel je m'y attendez pas c'était bien qu'une motion de rejet soit adoptée mais on a finalement mais personne s'y attendait absolument personne s'y attendait même pas les opposants je vous rappelle pour essayer de pour essayer de faire les choses simples que quand un texte arrive en discussion à l'Assemblée nationale il commence par être travaillé en commission la commission commence à adopter des amendements commence à modifier le texte et tout mais la commission ce n'est qu'un groupe de travail avant le le le le vrai grand Galot DESS enfin pas le vrai grand moment important qui va être la séance publique en séance publique où là il y aura à nouveau le le le le travail d'amendement qui va pouvoir être fait par les députés le vote le débat on modifie le texte on le vote on avance et cetera au moment où le texte sort de commission et arrive en séance publique on commence par ce qu'on appelle la discussion générale et dans la discussion générale il y a la possibilité de déposer ce qu'on appelle des motions de rejet motion de rejet c'est tout simple c'est un c'est un texte tout simple d'une ligne qui dit le texte est rejeté il est motivé quand même faut le motiv oui il faut le oui il faut le motiver mais c'est justement la raison pour laquelle la raison pour laquelle il y a toujours une motion de rejet qui posé par les opposants au gouvernement c'est normal parce que ça donne l'opportunité aux oppositions de prendre la parole une première fois sur le texte sur l'ensemble du texte avant de rentrer dans le détail pour dire globalement à quel point on n'est pas d'accord avec le texte ceux qui sont pas d'accords avec le texte votent la motion de rejet ceux qui sont d'accord avec le texte ne votent rien et donc normalement classiquement ça se passer normalement la motion de rejet est rejetée il y a les motions de rejet sont tout le temps rejeté parce qu'il y a jamais assez de voix pour les adopter sauf lundi lundi il s'est trouvé qu'une motion de rejet si je dis pas de conneries c'est la motion de rejet des écolos ouais c'est celle des écolos elle a été votée par un panel de gens très différents pour des raisons très différentes on a un peu la gauche qui trouvait que le texte était trop à droite et la droite qui trouvait que le texte était trop à gauche c'est pas ça ah c'est exactement ce qu' ditoti c'est exactement ce qu' ditoti il a dit ce texte nous ne voterons jamais ce texte il a été il a été trop modifié par la jambe gauche de la macronie qui a le pouvoir sur le gouvernement ah ou complètement genre sachaoulier il a quelque chose à il a une influence sur Dar lui fa ses sources aussi parce que ça m'intéresserait de savoir comment il a appris ça lui donc c'est exactement ce qui s'est passé c'est que la motion de censure la la motion de rejet des écologiste a été voté par bah toute la gauche toute la gauche nupes mais aussi par les républicains mais aussi par le rassemblement national et quand on additionne toutes les voix ça fait une majorité 270 voix et voilà que le gouvernement se retrouve gros gens comme de dans la panade dans la merde mais oui dans la merde parce que plus de texte donc le ministre de l'Intérieur Gérald haranin prend sa bagnole se rend à l'Élysée pour présenter sa démission au prés de la République ce circm quel moment de Grass à suivre en direct à la télé ah ouais j'ai pas vu le j'ai pas vu le direct mais c'est normal de remettre sa démission au président de la République lorsque l'on est désavoué par le Parlement on vient de perdre un vote extrêmement important à l'Assemblée nationale on est désavoué on va voir le président de la République à qui on remet sa démission et pas le premier ministre tout à fait logiquement le non parce que c'est le président de la République Premier ministre euh et logiquement le président de la République a refusé cette demande de démission il a conservé Gerald ministre de l'Intérieur il l'a euh je sais pas renforcé dans ses dans ses attributions et le gouvernement se retrouve dans la merde avec un texte qui a été rejeté une première fois à l'Assemblée nationale donc très en très très affaibli en réalité le gouvernement non si si ah bah oui complètement bah c'était le but c'était le but du du rassemblement national qu'on c'est surtout eux he qu'on tergiversé aussi toute l'après-midi en jusqu'à la dernière minute voilà en se demandant parce qu'en effet faut préciser la motion à la base a été rédigée par les écolos il y avait même écrit de dedans que le texte était trop bourrin trop d'atteintte au droit voilà des des étrangers il y avait deux textes en fait à la c'est une différence fondamentale entre les écolos entre la gauche et l'extrême droite au Parlement c'est qu'au Parlement l'extrême droite n'a aucun problème à voter des textes de gauche alors que la gauche rechigne toujours à voter desex exemple ouais c'est ça qui est extraordinaire c'est c'est la gauche qui propose le texte et l'extrême droite qui s'y ralie et on dit à la gauche vous votez avec l'extrême droite jamais on dit à l'extrême droite vous avez voté avec la gauche c'est honteux vous avez voté avec les cutterux et les les étudiants communist les communistes non non c'est c'est c'est encore la faute à la gauche quoi c'est extraordinaire ouais pire que ça même on on n pas enfin il a été reproché notamment à la gauche ou à certains de voter tout le temps les les les lois enfin les projets du du gouvernement et ceter alors que c'est l'extrême droite qui vote plus pour le parti enfin pour les projets du du gouvernement plus de 50 % il y a même eu ce ouais presque ce switch à un moment donné de dire non nous on vote de l'extrême droite de dire nous on vote tout le temps contre donc voilà alors que non l'extrême droite vote en majorité en tout cas beaucoup plus que que la nuesse pour les projets pour les projets de lois du gouvernement et c'est incompréhensible il y a eu des invectives très très violentes en mode vous êtes vraiment vous votez avec l'extrême droite vous la gauche machin et c'est vraiment parti jusqu'à ce que c châelin des écolos s'est fait accuser de on lui a dit alors je sais pas lequel ah oui vous serait tondu à la libérationav CASNAV Jean-René CASNAV c'est ça je ne sais plus Jean-Pierre CASNAV Jean René CASNAV Jean-René CASNAV Jean-René ça ça c'est un prénom jeanrené apparemment bien c'est le sien en tout avec le la phrase qu'il a dit en tout cas ouais vous serait tondu à la Libération donc euh voilà alors c'est eux qui factuellement proposent des textes qui sont votés par l'extrême droite dont le refus de la hausse du SMIC et cetera ça ça vote avec l'extrême droite tranquille mais là il y a une motion de rejet en fait ça on a senti on a senti une surprise de leur part ça c'est sûr de la part de la majorité relative donc de la minorité gouvernementale et on a senti une frustration vraiment il y a eu un truc de on est surpris on est vénère et là les les les les coups sont partis sur la gauche sur pas sur l'extrême droite je encore une fois je ne je ne comprends pas euh je m'étonne je fin de ne pas comprendre peut-être Sacha à moyen terme est-ce que la gauche a de quoi se réjouir du vote de cette motion alors pour moi non euh vraiment c'est c'est pour ça que dans un premier temps on voit les premières réactions et on se dit à ce à cette motion de rejet on se dit c'est cool il y a un peu un regain de démocratie enfin au sein de cette Assemblée alors que ça gouvernait à coup de 493 depuis quand même plus de un an et puis quand on prend un peu de recul on se dit mais maintenant qu'il y a une CMP le le une commission mixte paritaire pardon euh le texte n'en ressortira que plus dur à priori et c'est d'ailleurs ce que Sacha olliier a a admis lui-même ce matin sur France Inter si je dis pas de bêtises le texte n'en ressortira que plus dur parce qu'il est évident que le gouvernement ne va pas choisir la ligne un peu plus à gauche de ce texte et ils vont peut-être même se rapprocher de la ligne du Sénat euh avec notamment la suppression de la me tout ça tout ça donc non je je je vois pas la gauche être gagnante là-dessus et surtout la gauche se voilà s'est réjouie de cette motion de rejet mais elle a pas été très proactive non plus à faire des propositions sur le thème quoi donc voilà je je mais après le le gouvernement peut tout à fait dire bon bah ça ne passe pas rejet rejet du texte on on le qu'emuel c'est ce qu'Emmanuel Macron a dit si ça passe pas en CMP abandon du texte c'est que si le texte revient plus dur que ce soit à cause de la CMP ou ça aurait pu être aussi un autre cheminement où il serait revenu aussi plus dur c'est auss c'est le gouvernement qui le décide ça c'est pas la gauche la gauche prer non mais la gauche elle ferit pas grand chose pour préciser effectivement le texte maintenant va passer en commission mixte paritaire entre le Sénat et l'Assemblée nationale la commission mixte paritaire mixte paritaire est à majorité à droite le gouvernement va avoir intérêt pour ne pas avoir à nouveau un camouflé comme ils viennent d'avoir parce qu'ils peuvent pas se le permettre il peuvent pas se permettre de l'avoir une deuxième fois en deuxième lecture ils vont modifier le texte en le rapprochant du texte sorti du Sénat c'est-à-dire en le droitisant le texte va ressortir de la CMP droite droitisé il faudra que cette prtisation soit suffisante pour que les députés LR ne votent pas la motion de rejet en deuxème lecture et alors même en le droitisant je pense que ça va pas être si simple que ça de faire voter les députés LR parce que le Figaro a sorti ce soir que les trois chef donc marlex retayo et soioti des républicains ont envoyé une lettre à Emmanuel Macron alors qu'ils ont ils ont rencontré Elisabeth borne ce matin si je dis pas de bêtises en lui disant il n'y a qu'une seule solution pour pour pour l'immigration c'est une réforme constitutionnelle et nous n'accepterons que la réforme constitutionnelle sur l' migration ve le référendum lche pastoire il lâche pas du tout cette histoire donc en fait on n même pas sûr que la commission mixte paritaire va bien se passer et qui va lâcher quoi à quel moment euh je savais pas qu'ils étaient donc en fait ils la stratégie du RN qui est on veut vous pousser à la dissolution c'est la stratégie du RN le rnou mais j'ai pas l'impression RN person reçu Olivier marlex sur ce plateau je je je n'ai pas senti un olivier marlex qui cherchait à jouer à la disolution c pas je je n'ai pas l'impression c'est peut-être qu'une impression mais j'ai pas l'impression que les républicains cherchent à aller en direction d'une dissolution le l'extrême droite c'est sûr ça le rassemblement national il votera toujours toutes l'émotions possibles même les plus à gauche il les votera tant que ça peut aller dans le sens d'une dissolution lui c'est eux qui bordélise ouais c'est bah en tout cas ils ont une stratégie parlementaire qui qui décoiffe ça c'est sûr Latifa est-ce qu'il ne manque pas un grand mouvement populaire pour euh le mouvement justement non mais ce qui manque pas un grand mouvement populaire pour appeler au retrait du texte mais oui c'est ça moi je trouve que dans c'est ça que j'ai pas compris c'est que ce soir là tout le monde disait victoire victoire donc il y avait on a épargné 2 semaines de discours xénophobe et cetera soit mais comment enfin le bardellaa et le RN étaient beaucoup plus audible sur voilà ces histoires de dissolution et d'ailleurs on a parlé de ça tout de suite mais pas en fait normalement dès le lendemain la question qu'aurait dû s'imposer dans le champ politique c'est retrait du texte point et en fait ça doit ça ne doit tout ne doit tendre qu'à cela par parce que on en pense qu'on en veut les députés qui ont rejeté qui ont voté cette motion représentent en fait la France beaucoup plus que le gouvernement de manière globale enfin ça c'est factuel c'est des gens qui ont voté mais mais qu'il n'y ait pas eu ou dès le lendemain en fait cette mobilisation plus globale peut-être difficile à faire mais en tout cas sur c'est le retrait là il peut pas ça enfin de mettre la pression pour dire c'est le retrait et puis c'est tout en terme de stratégie politique c'est là où j'ai été un peu en tant que spectatrice un peu ouais où ça m'a interpellé interrogé mais en même temps je sais que c'est parce que finalement avant ce projet de loi qui où il y a des mesures complètement Abes on a pu enfin j'ai pas senti non plus avant ça beaucoup de mobilisation il y a eu un ou deux meetings de la gauche je crois autour de ce projet de loi pour le rejeter pas senti une mobilisation citoyenne énorme j'ai pas senti une couverture médiatique qui montre à quel point ça pouvait être dangereux pour bah pour les étrangers les immigrés de manière générale et et les incohérences même en fait de de la droite au contexte économique et cetera donc c'est un c'est un tout mais c'est vrai que ouais j'étais un peu enfin le rejet de cette enfin le le vote de cette motion de rejet ça peut pas être la fin du combat en fait ça devit être que le début pour la gauche après je pense queussi pardon je pense queussi s'il y a pas eu de d'appel à retirer le texte en tout enfin et Bast koszi c'est aussi que LR et RN ont un intérêt à ce qu' a une loi immigration et une niè loi immigration eux sont pour avoir une loi immigration donc je pense que voilà le le la gauche veutfin la nupes pardon veut complètement retirer le texte mais ça pèse pas assez par rapport à en terme de poids électoral et et tout ça ça pèse pas assez pour le gouvernement à mon avis face au alr et au et au RN qui eux poussent depuis des mois sur cette loi immigration ça fait un an que on nous parle d'une loi immigration voilà je je je pense que le gouvernement a fait son choix dans le le poid des uns et des autres sera une humiliation de s'arrêter là pour eux ils en ont fait une affaire personnelle Darmanin on a fait une affaire personnelle j' demander ouais pour toi il joue il joue très très gros on se on parlait de de Darmanin éventuel successeur d'Emmanuel Macron en 2027 est-ce que là il vient de cramer définitivement toute fin de carrière honnêtement je ne pense pas pour une raison très simple c'est que les Français s'en branent complètement de ce qui se passe à l'Assemblée nationale ou pour lui cé son moment quoi il a vu comme son moment de briller d'être dans les médias de faire ses petites tournées de voir voilà on l'a voté on verrait contre tout et cetera et et oui c'est surtout ça en fait je pense que lui là c'est vrai que ça ça fait un peu P mouiller pour lui quoi fa faut vous rendre compte de l'énergie qu'il avait déployé il y a beaucoup d'articles qui en rendent compte c'est il avait appelé des députés un par un LR pour dire vote le texte et tu auras une gendarmerie dans ta et C non déjà on peut interroger déjà la pratique on peut interroger déjà ce truc de vote mon texte et je mets une gendarmerie dans ta circo parce que je suis ministre de dans baron no qu même on peut quand même interroger même ça a toujours oui on a toujour oui c'est une manière de gouverner c'est comme ça qu'on été votés les les plus grands textes et les meilleurs mais bon là on n pas sur c'est le film Lincoln notamment qui raconte ça sur l'abolition de l'esclavage aux États-Unis et qui montre comment comment c'était dégueulasse les négociation on sait à quel point Dar peut être insistant par SMS euh aujourd'hui euh or c'est c'est ce qui c'est ce 22 c'est ce dont on c'est son les articles qui qui en parlent euh rendent compte aussi quoi c'est-à-dire c'était vraiment il appelait tout le monde il insistait et cetera c'est ce que disent les députés aujourd'hui euh et donc voilà c'est un foirage alors qu'il avait mis énormément de d'énergie et je pense que c'est c'était un peu ça le le jeu de LR euh ça a été de de dire euh on va pas se laisser faire par Darmanin qui a envoyé des signaux contradictoires à la fois je fais de la séduction à la fois voilà mais bon revenons en effet la tifat a raison est-ce que la gauche peut miser sur une mobilisation populaire c'est pas dit beaucoup d'énergies militantes sont prises dans autre chose il a les problèmes de de salaire d'inflation de machin même les manifes palestines qui Man qui mobilisent aussi de l'énergie militante et tout et c'est vrai que pour l'instant on n pas vu un grand mouvement populaire contre cette loi immigration et puis par ailleurs pour une autre raison c'est quand on avait regardé ensemble sur ce plateau rappelez-vous les sondages et les enquêtes d'opinion sur la question migratoire euh le l'enquête qui avait été faite par Libé je me souviens montrait bah une ambivalence c'estàdire qu'une partie des Français sont d'accord pour un durcissement des règles en matière d'immigration tout en reconnaissant dans la même enquête qu'ils sont en manque de connaissance et de compréhension de de bah du phénomène déjà de son ampleur de de la réalité des conditions de des personnes sans papier dans ce pays mais c'est c'est vrai qu'on peut chacun se faire son examen de conscience est-ce que vous connaissez vous les règles pour avoir des papiers combien de temps c'est quoi les délis c'est quoi les conditions sachant qu'elles sont considérablement durci alors que le le il y avait il y avait quand même une demande y compris des milieux patronaux hein nous voons pas la face de rendons ça aussi plus simple parce que nous c'est c'est quand même une main d'œuvre dont on peut pas se passer euh or les conditions ont été durcies de de les délais ont été rallongés enfin on a quand même l'idée c'était euh de de de de compliquer l'accès qui est déjà compliqué hein c'est déjà des démarches des préfectur des heures d'attente y compris dans la rue hein parce que ce parcours faut aussi rappeler ce qu'il est c'est-à-dire il est aussi le parcours pour l'accès au papier pour l'accès même à un truc temporaire il est il est humiliant il est dur il est déjà très pénible et et et la France n'est pas si attractive que ça quand on regarde les faits quand on regarde les chiffres on se dit non on est clairement pas le le le le le le paradis des travailleurs imigré qui voudrait venir ouais c'est ouais mais en plus c'est c'est déjà énormément compliqué on a plein d'exemples notamment préfecture des lesson parce qu'il y a des gens qui se mobilisent sur des euh délai parfois il y a des gens qui ont leurs papiers mais qui veulent juste ramener leurs famille leurs femmes leurs filles et qui attendent 1 an 2 ans 3 ans en fait les procédures de regroupement familial il y a très peu d'agents et dans des préfectures effectivement on peut attendre parfois euh ouais 1 an 2 ans avant juste de se réunir de se retrouver avec sa famille et dis sa famille proche c'estàdire sa femme ou son époux et ses enfants et alors même qu'on travaille en France et qu'on a qu'on remplit exactement toutes les conditions pour le faire donc donc oui c'est des choses dont les gens sont pas forcément conscients mais ouais c'est suffit de faire un peu tour des préfectures tôt le matin et voz là je vois des gens dans le chat qui disaient en vrai si on est un paradis pour les immigrés et pourtant plein de d'immigrés viennent mais regardez les chiffres en fait regardez les le nombre de gens accue pas le pays de même les RA ils ont fait la France B c'est vrai alors qu'on a mis le paquet pour accueillir les Ukrainiens non on n pas mis le paquet d'ailleurs on a pas mis dans le paquet que ça on a mis plus que pour les autres mais par rapport à nos voisins on a pas mis le paquet non rapport à nos voisins non donc non on est non on est voilà le message en tout cas il est passé pour voilà visiblement autre sujet qu'on voulait aborder ensemble alors ça je vais avoir besoin de votre aide les amis par que je comprends rien Aurore berger et la parentalité ah Aurore berger c'est la ministre de des solidarités euh qui organisait lundi le premier jour d'une commission scientifique sur la parentalité ça avait été annoncé fin octobre dernier euh des mesures qui font suite aux émeutes de juin dernier les révoltes après la mort de naë rappelez-vous euh oui mais les petits chenapans dans la rue oui mais les parents qu'est-ce qu'ils font il faudrait s'occuper des parents donc on va mettre en place une commission parentalité et c'est ça dont on est en train de parler puisqu'elle a commencé à se réunir et ça a pas manqué dès le premier jour il il y a eu trois démissions tris démissions bam agès martial du CNRS euh Claude Martin sociologue spécialiste de la parentalité et Irène Thierry sociologue de la famille ont démissionné donc de cette commission parentalité en expliquant je cite regretter que les travaux ne soient placés sous l'égy que des méthodes répressives fin de citation exaement surtout ils étaient pas au courant que c'était aussi placé dans l'axe des violences qui avaient eu lieu en en juin dernier donc enfin c'est c'est lunair on leur demande de travailler sur du temps long sur un truc et en fait on se rend compte que ça va être une réponse politique très courte un problème qui a eu lieu il y a il y a des mois enfin Usul c'est quoi cette histoire de commission c'est quoi son rôle c'est c'est du conseil scientifique c'est-à-dire bon on va essayer de produire des propositions puis après le gouvernement fait ce qu'il en veut hein on est comme d'habitude mais on leur a dit bah venez il y a de nouvelles formes de parentalité qu'est-ce qu'on fait la garde alternée de je sais pas quoi il faut repenser peut-être la parentalité bon eux il y a des sociologues il y a des chercheurs ils disent bon pourquoi pas peut-être et puis là bam interview d'Aurore berger dans la tribune du dimanche et là ils apprennent que en fait c'est parce que à la suite des émeutes à la suite de de la mort de Naël toute la charge de la responsabilité de de de ces garnements parce que ils étaient Éric Dupont Moretti l'a dit il a été surpris qu'ils étaient si jeunes ces jeunes là ils sont jeunes ces jeunes donc c'est la faute des parents les parents les tiennent pas donc et c'est pour ça ils apprennent ça dans le journal ils apprennent que Aurore berger dit déjà elle a déjà prévu que il y aura peut-être des travaux d'intérêts généraux pour les parents défaillants euh et que tout ça c'est pour réapprendre l'autorité un peu dans les familles et eux ils sont sociologues ils pensaient venir travailler sérieusement et et ils apprennent ça dans la tribune du dimanche donc il y a eu trois démissions ils ont motivé leur ils ont motivé leur truc et et ça se profile assez mal pour la suite parce que bon voilà faire une commission et dire fournissez-nous des propositions mais en fait nous on en a déjà ça va être tapé sur les parents euh voilà donc c'est c'est pour ça que c'est assez intéressant de ce ce nouveau parce qu'encore une fois c'est un machin Macron et son équipe créent un machin et là même le machin c'est un pétard mouillé dès le début parce qu'en fait il a déjà une idée en tête c'est ça ouais de d'insister que ouais d'insister que sur l'aspect répressif avec notamment enfin truc le plus le plus dingue c'est mettre en place des amendes je crois pour les parents dont dont les les enfants mineurs he on ont commis des dégradations alors même que l'on sait que par exemple ça concerne des familles monoparentales que les familles monoparentales c'est une question plus 60 % apparemment pour les événements de juin fam dans les cartiers populaires cette question de la famille monoparentale les familles monoparentales c'est plus de 80 % de femmes et 40 % d'entre elles vivent en dessous du seuil de pauvreté donc là on est en train de mettre une amende en plus une sur des gens qui sont déjà en fait dans la précarité qui ont déjà du mal à euh payer par exemple la cantine de de leurs enfants qui doivent et travailler des fois des horaires pénibles très tôt le matin très tard le soir et et s'occuper aussi de leur enfants et et donc c'est c'est une question centrale en fait sociétale qui doit tous nous concerner sur il y a un collectif des mes isolés notamment qui s'est constit situé qui fait un projet de loi pour demander au même moment un statut spécifique pour les mes isolés pour leur ouvrir droit un certain nombre de de ouais de de droit à à plein d'égard et en fait de l'autre côté qu'est-ce qu'on a enfin ces femmes se mobilisent depuis je sais pas combien de temps sur ces questionslà et la réponse enfin du gouvernement ou les décisions du gouvernement c'est avoir se volet uniquement répressif euh là-dessus et ça participe de la toujours la même dynamique c'est Don l'impression en fait de frapper sur les plus pauvres et les plus faibles en pensant vraiment que enfin je sais pas est-ce qu' a-til vraiment des parents qui se réjouissent de se dire mon gamin de 13 ans 14 ans 15 ans se retrouve dans des émeutes enfin voilà les parents ils ont aussi un sentiment de ouais ils ont un sentiment de honte l'utorité parentale ça m'emmerde ouais et en fait ça n'existe pas ça n'existe pas voilà ça n'existe pas c'est ces parents là et et ça on ne discute pas de la question centrale en fait des ces familles monoparental de la question d'élever un enfant on dit que ça demande un village pour élever un enfant et et là on on on refuse en fait tout ce débat qui une transformation de notre société qui mérite des mesures importantes mais on préfère évacuer le sujet en bah je sais pas c'est encore une fois flatter l'extrême droite ou flatter la droite sur sur c'est c'est la métaphysique libérale de parce que c'était ça le problème qu'ils avaient eu c'est-à-dire que quand quand il y a les les les les magasins un peu pillés les écoles brûlées ou je sais pas quoi ils se disent c'est de la faute de l'individu parce que c'est des libéraux donc il faut punir les individu puis là ils disent ah merde il est l'individu c'est un enfant en fait il a 16 ans on est dans la merde on va punir les parents et ben on va punir les parents parce que c'est librearbitre il faut responsabiliser les g c'estden fait le collectif y compris l'État et peut-être qu'on parlera un petit peu plus tard aussi du département pour l'Aide Sociale à l'Enfance et des trucs comme ça n'a aucune responsabilité la seule responsabilité ça doit être ses parents qui doivent être sur responsabilisé donc puni parce qu'on voilà la carotte et le bâton c'est fini il y a que le bâton pour les pauvres maintenant etch est-ce que ça rendit pas long sur l'incapacité du du gouvernement à gouverner justement avec avec des commissions avec des genses ouais avec des gens normaux organiser des discussions quoi euh disons que on on va pas cracher dans la soupe c'est positif quand le gouvernement s'entoure de membres de la société civile comme des sociologues des démographes et cetera et cetera parce que c'est des gens qui sont proches du terrain et qui travaillent sur les dossier depuis des années après c'est ce qu'on se rend compte là le temps politique et le temps sociologique entre guillemets sont scientifiqueques plutôt pardon sont pas du tout les mêmes c'est-à-dire que Aurore berger on lui demande de taper vite et fort euh pour des raisons qui à mon avis sont électorales euh alors que les scientifiques demandent au moins si en plus on les a convoqué en à la dernière minute enfin depuis le début cette histoire est lunaire et alors autre anecdote sur le traitement des commissions par ce gouvernement en 2019 ou 2020 le gouvernement demande un neuropsychiatre qui s'appelle Boris cyulnck de de pondre un un Doss sur les 1000 premiers jours de l'enfance je sais pas si vous vous en souvenez il y avait eu toute une campagne de pub aussi à la télé et tout enfin voilà euh Boris l'ami Boris pont ce rapport de manière tout à fait bénévole et on apprend en même temps que le gouvernement a fait appel à un cabinet de conseil pour travailler sur le même dossier payer 425000 € à peu près alors qu' fallait les donner à Boris alors qu'il fallait les donner à Boris et en plus euh le le le le Sénat s'est rendu compte que ce qui avait été rendu par le cabinet de conseil était juste nul à chier en fait contrairement au dossier d'un d'un europsychiatre voilà donc euh que le gouvernement utilise les acteurs de la société civile je pense que c'est nécessaire et il faut le faire mais le fait est que ce gouvernement ne sait pas le faire pour l'instant donc enfin ne sait toujours pas le faire plutôt après 7 ans de de mandature donc enfin puis voilà étude d'impact aussi peut-être ça pourrait être intéressant avant de de de de avant des mesures comme comme comme ce dont on parlait c'est-à-dire de punir les parents de mettre des amendes de faire des travaux d'intérêt général pour des parents défaillants ils sont défaillants et toi tu leur mets encore plus la tête sous l'eau euh que ça va être quoi les conséquences de ça y compris pour les enfants euh bon voilà c'est c'est c'est encore une fois c'est aberrent euh autre sujet Latifa tu as rencontré Emmanuel Macron la semaine dernière c'est c'est c'est c'est ceci cette information est vrai ça faisait suite à une tribune dont tu étais cosignataire dans le Monde une tribune qui portait sur la mémoire des quartiers populaires euh et ma a dit banco pour la création d'un groupement d'intérêt scientifique sur le sujet de quoi de quoi ça s'agit explique-nous oui ça s'inscrivait donc dans le cadre on au mois de décembre 2023 en décembre 83 il y a eu la marche pour l'égalité contre le racisme qui a été mené par des militants notamment de de Lyon dans un contexte de crime raciste en France et ceetera donc ils ont marché de Marseille à Paris pour dénoncer les crimes racistes ils ont terminé 100000 à Paris début décembre 83 donc c'était cette tribune la mar des beur l'autre nom euh pour l'égalité et contre le racisme ouais et en fait elle a et euh et et à l'occasion de cette 40e anniversaire il y a une historienne naayi un militant associatif Salah mokran qu' fait cette tribune pour demander voilà la tenue d'états généraux sur la mémoire politique culturelle des quartiers populaires un groupement d'intérêt scientifiqu enfin pour qu'on puisse inscrire la mémoire des quartiers populaires de manière claire dans l'histoire du pays et euh et notamment l'histoire de cette marche qui a été aussi un holdup politique il faut le dire de la part de de la part de la gauche où en fait miteran a bien joué aucun de des militants à l'époque de cette marche qui ont est à l'origine de cette marche y compris bah les jeunes de quartiers populairire où le père Christian de l'Orme toui jajab bref les les différentes personnes n'ont eu de responsabilité politique après ça et cetera c'estàdire que ils ont représenté une avancée et en même temps pour le pouvoir en place une crainte qui a décidé de pousser de donner beaucoup d'argent à une association qui s'appelle les sest racisme notamment arlem désir et Julien Dray euh et et pour voilà créer ce ce la la la conséquence principale de de de ça ça a été la création des so racismes et la carte de séjour de 10 ans mais bref bref en tout cas dans le cadre des commémorations de de là-dessus j'ai voulu signer cette tribune et après ça effectivement j'ai eu un mail dans ma boîte du président de enfin de la présidence de la République pour m'inviter à participer à un échange et je pensais qu'on serait plusieurs j'avoue j'ai pas d'où ça sortait mais je j'avoue je suis arrivé j'ai vu le plantable j'ai dit ah vous étiez combien on était bah nous militants on était 7 et eux ils étaient 5 6 ah d'accord c'est vraiment une discussion quoi ouais un petit café un petit café alors et il y avait donc des marche de l'époque il y avait et puis avec d'autres personnes moi je représentais plus les héritiers de ces combats là lié au quartier populairire et à l'immigration et et voilà après le président a écouté tout le monde discuter ça a duré une petite heure mais et il a ouvert voilà comme il dit un chantier présidentiel il y a eu un papier là-dessus cette semaine dans l'bé sur la mémoire des quartiers populaires à quel point cétait important pour les habitants de quartiers populaires ou ici de l'immigration de voir comment il peuvent s'inscrire dans une histoire plus grande qui est l'histoire de la France en fait tout simplement et et voilà enfin en ça c'était important mais on a conscience aussi que la question mémoriale est la plus simple à aborder parce que VO il veut faire la même chose que pour l'Algérie mais la question mémoiri pour la quartier populaire est aussi simple à aborder si elle ne s'accompagne pas de mesures politiques plutôt clair et importantes pour les habitants des quartiers populaires moi c'est c'est bien ce enfin voilà j'ai beaucoup travaillé sur les travailleurs immigrés et cetera donc c'est quelque chose pour lesquel je je milite et si ce projet se concrétise c'est très bien mais en plus voilà personne n'était dupe sur le fait que faut l'idée c'est quoi c'est de Ch mettre des noms de rue mettre des c'est ça le mémoriel non euh ouais c'est enfin de créer un groupement scientifique du coup de voir comment ça peut être bon intégré dans des manuels d'éducation de l'éducation nationale tu vois genre sur les vagues d'immigration des années 60 les ouvriers issus de l'immigration de montrer que c'est pas un désert politique les quartiers populaires que déjà les travailleurs immigrés se Mobilis à l'époque mais normalement c'est pas au gouvernement de dire ce qu'il y a dans les manuels scolaires mais il y a tout ce qui est on va dire comment dire pas roman national mais comment on fait pour que cette réalité là rcit existe en fait comment on fait pour que ce récit pour d'ailleurs c'était déjà le c'était déjà le cas du travail de Benjamin Stora qui avait fait piloté travail sur la mémoire de la colonisation en l'occurrence oui oui le président a fait directement ce parallèle lors de la lors de l'entrevue sur disant voilà on l'a fait sur l'Algérie donc on pe le faire là-dessus voilà après comme c'était dit dans l'article de Libé personne crois plus au Père Noël parmi les personnes qui étaient présentes il y a d'ailleurs des militants de la marche qui ont refusé d'aller à cette rencontre ce que aussi on peut totalement comprendre après c'est toujours des positions différentes quand on est militant est-ce qu'on va rencontrer le pouvoir entre quand il nousite est-ce qu'on décide de continuer àfin de le boycotter complètement et du coup tu as pas peur d'une récupération politique tu penses que le travail qui va être fait va être intéressant on verra en fait c'est peut-être ou à faire à suivre on verra comment ça se se passe par la suite d'ailleurs c'est quoi le calendrier tu as des infos et ben apparemment rendez-vous en janvier ok pour en tout cas Naima qui est l'historienne qui qui qui gère cela et voilà mais mais oui ça ça reste à voir je vous redirai si je revois ma ouaouis tu nous racontes chaque fois que tu vois Macron parle ave n n on veut savoir mais mais voilà en tout cas toi Usul tu penses que c'est une volonté de maîtriser le récit ah oui ououi oui non ça ser à rien de de de très étonnant que qu' a une volonté justement de maîtriser le récit après voilà comme tu disais le plan le plan borlot pour les banlieux il a été foutu à la poubelle directement c'est que là encore une fois on avait demandé une expertise le plan borlau il arrive il est il est il est épis comme ça et puis Macron [ __ ] ça dégage en fait c'est oui s'il y a pas de plan derrière et qu'on fait juste de la mémoire bon c'est intéressant de voir comment on l'intègre d'accord ok mais euh on peut aussi regarder les erreurs qui ont été faites à l'époque et voir que en fait on est en train de continuer la même chose et même j'ai même envie de dire que c'est pire que ça c'estàdire que la mémoire des quartiers populaires elle est aussi contenue dans un titu associatif elle est aussi contenue dans une mémoire militante et cetera qui a été saccagé aussi le titu associatif en banlieu a été saccagé euh est-ce qu'on laisse voilà est-ce qu'on laisse des assauts est-ce qu'on laisse des commerces est-ce qu'on laisse de machin bon comment sont gérer aujourd'hui ces quartiers populaires là et est-ce qu'on laisse des choses vivre là on rejoint aussi le la Commission le le truc sur le l'autorité parentale l'autorité qu'est-ce que tu fais de tes gamins quand dans le quartier on a il y a plus de club de sport il y a plus de voilà il y a plus de terrain de foot il y a plus de de de de cours de théâtre de de radio libre de trucs qui pouvaent y avoir à l'époque et tout ça ça a été saccagé de juste maison des jeunes en fait de maisons de quartier où tu peux aller pour faire juste tes devoir enfin de ouais et cette dimension a éducation populaire qui existit beaucoup dans les quartiers enfin il y a tout ouais il y a il y a tout un environnement qui a était ouais qui a qui a disparu en fait et les et les acteurs de cette époque disent souvent que ils ont du mal à raconter ça aux jeunes tellement les quartiers aussi se sont transformés et sont devenus plus plus dur plus sec aussi au niveau de cette richesse qui était peut-être là avant mais qui qui a eu une effervescence à un moment mais qui qui n'est plus là et et donc du coup oui on peut faire de la mémoire des vieux trucs mais ceux qui transmettent le mieux cette mémoire et qui la font vivre c'est encore les acteurs c'est encore les gens qui sont là-bas quoi et et ceuxl on les a pas laissé faire en fait voilà alors on va continuer on voudrait parler un petit peu de climat on va parler de la COP mais on va surtout parler du climat dans les médias avec une invité de la semaine chers amis je vous demande d'accueillir sur ce plateau la cofondatrice du collectif cota climat Eva Morel bonsoir Eva merci d'être avec nous merci de l'invitation bienvenue sur le plateau de back seits on voulait discuter avec toi parce que vous portez vous cota climat vous portez une une initiative en ce moment dont on va parler en lien avec le climat et et les médias raconte-nous d'abord c'est qu déjà tu es qui toi c'est qui c'est quoi sec c'est un peu excuse-mo accueil c'est la fatigue excuse-moi qui je suis donc je m'appelle Eva j'ai cofondé l'association cot clim en effet il y a un an et demi professionnel je travaille à l'Assemblée nationale pour une député ouis et c'est important de dire que cotima c'est un collectif donc il y a pas que moi dans l'association on est une dizaine voilà et c'est c'est un collectif qui fait quoi alors c'est du pldoyer ce qu'on fait chez CIM c'est qu'on trava travaille sur le rôle des médias dans la transition en fait ce qu'on a constaté c'est que il y avait une très faible proportion des contenus qui parlaient d'écologie dans les médias et c'était particulièrement problématique en période électorale puisque on était pas du tout informé sur les programmes des candidats sur le sujet et donc ça avait une incidence directe sur la manière dont les proposition étaient formulé et donc derrière de la manière dont les entreprises parlaient de ce sujet et les citoyens étaient informés d'accord et donc nous on a décidé d'agir sur ce sujet donc on a proposé au départ l'instauration d'un quota volontaire de 20 % d'information environnementale dédié dans les médias ça a eu un bel engouvement en fait il y a eu pas mal de commentateurs politiques Jean-Marc jankovissi Valérie massonmot qui ont signé la tribune et qui se sont dit ah c'est intéressant c'est vrai que peut-être l'approche quota qui en fait historiquement le quota c'est une mesure qui permet de redresser dans l'urgence une carence quantitative donc comme par exemple dans les comités exécutifs on se rend compte qu'il y a pas assez de femmes bah on peut mettre de femmes ça marche en fait ou donc on a déessayé de faire la même chose dans les méd en tout cas de proposer ça et depuis on a plusieursactions qui permettent d'avancer sur le sujet et on a l'impression que depuis un an et demi on parle de plus en plus en fait du rôle des médias dans la transition donc c'est assez positif euh est-ce que vous avez des données est-ce que vous avez des datas sur la la quantité de de fois que le climat est abordé dans les médias en fait c'est le point de départ de l'association c'est de se dire on en parle à hauteur environ de 1 à 2 % d'espace médiatiqu des sujets d'écologie donc à la fois dans la presse mais aussi dans l'audiovisuel 1 à 2 % c'est à mettre en perspective par exemple la crise du covid ça avait occupé jusqu'à 75 % de l'espace médiatique pendant la crise sanitaire au P de la crise donc en fait un sujet qui fait l'actualité ça sature l'espace médiatique la Coupe du Monde de Qatar par exemple ça avait occupé plus de 20 % de l'espace médiatique en comparaison l'écologie c'est 1 à 2 % donc nous ça nous semble problématique et euh au-delà de ce quota quantitatif c'est important de dire qu'il y a pas que le problème de la la quantité nous on travaille de plus en plus à développer de la donnée quali sur la manière dont ces sujets sont abordés parce qu'on se rend compte qu'il y a encore trop de climatooscepticisme trop de confusion entre faits et opinion trop de désinformation sur les enjeux écologiques et au-delà de ça par exemple la manière dont on dépint les militants les personnes qui travaillent les défenseurs de l'environnement c'est trop souvent connoté au champ lexical de la violence c'est trop souvent des des connotations en fait péjoratives dans la manière dont c'est mis en récit il y a un exemple très frappant récemment il y a eu un reportage sur France Télévision qui était filmé d'une manière qui était assez abérrente qui mettait en scène les militants écolos comme des fous dangereux qui allaient en prison qui qui enfin voilà qui qui étaient extrêmement radicaux alors c'est pas du tout de dire qu'il y en a pas mais ça ne représente pas du tout de manière exhaustive le spectre des de des personnes là et en fait je pense pour le grand public ça antagonise vraiment vis-à-vis de ces modes d'action et nous ça nous semble important de faire évoluer la manière dont on en parle globalement et peut-être dernier point la manière surtout dont on parle des solutions parce que en fait trop souvent quand on parle des enjeux écologiques dans les médias on a tendance à parler des vagues de chaleur des incendies des canicules des inondations mais pas du tout de déjà pourquoi est-ce que tout ça se passe donc faire le lien avec les causes des émissions de gaz à effet ser et cetera et surtout ce qu'on pourrait faire pour y remédier et c'est pourtant la chose la plus essentielle à transmettre dans l'espace médiatique et du coup une de vos stratégies c'est d'afficher les médias sur les réseaux sociaux de faire du m et une Chem en fait de dénoncer publiquement les médias qui ne parlent pas assez de climat est-ce que ça fonctionne ouais tout à fait alors c'est pas un mode d'action qui était euh enfin qui c'est un peu culotté en fait au départ parce qu'il y a pas beaucoup de personnes qui font ça vis-à-vis de l'écologie et des médias euh donc nous ce qu'on fait c'est qu'on décrypte tous les jours sur nos réseaux sociaux donc notamment LinkedIn et Instagram des contenus médiatiques et on dit bah là par exemple vous avez omis telle variable d'analyse ou vous avez carrément désinformé sur les questions d'écologie au départ les journalistes étaient est très braqué vis-à-vis de ce mode d'action ouais on peut les comprendre ouais ils aiment pas qu'on les critique les journalist est-ce qu'on peut totalement comprendre en fait déjà quiconque détasse qu'on les critiqu mais les journalistes c'est une profession qui est particulière en plus qui est protégée en terme de liberté d'expression quasiment en France on a le droit de dire quasiment tout on n pas le droit de diffamer on n pas le droit de nier l'existence de la Choa mais sinon grosso modo c'est assez libre et nous ce qu'on s'est dit c'est ce serait quand même intéressant de de les confronter au fait que la liberté d'expression à certains moment empiète sur d'autres droits et libertés fondamentaux comme comme par exemple le droit à l'environnement ou le droit à l'information environnmentaled que vous voulez vous voulez limiter la liberté d'expression au nom de la nécessaire lutte contre le en fait j'ai l'impression qu'on confond liberté d'expression et droit d'informer je veux dire un journaliste qui parle c'est pas de la liberté d'expression c'est juste de l'information alors en fait liberté d'informer mais quelle est la limite à partir du moment on désinforme et la qualité de l'information en France elle est encadrée par l'Autorité de régulation audiovisuelle ouais c'est ça et donc en fait c'est important de dire que peut-être il faudrait incorporer des nouvelles variables d'encadrement comme on le fait par exemple pour la protection de l'enfance ou la représentation des femmes dans les médias où il y a des critères où on dit en fait à ce moment-là on a dépassé les bornes et c'est ça relève quasiment de la mauvaise information bref tout ça donc j'ai pas répondu à la question est-ce que ça a un impact au niveau de la prof et bien oui au départ on avait juste des commentaires extrêmement virulents de journalistes qui n disaient d'arrêter et en fait de plus en plus d'accord donc ça marchait pas pas ouf pas ça dire l'attention c'est quand même un premier un premier levier et en fait au fur à mesure des mois on est de plus en plus intégré dans dans les rédactions pour essayer de voir dans quelle mesure est-ce que certains angles pourraent être infléchis et on a des relations qui sont de plus en plus cordiales en fait avec énormément de de médias donc enfin je pense que le topo c'est que oui ça fonctionne carrément puisque jusqu'à présent il y avait personne qui se bataiit en fait pour que les enjeux écologiques soient mieux représentés et comment est-ce que vous imaginez réussir à poursuivre ce combat sur des sur des médias qui sont sur Internet nous par exemple on a rien à voir avec l'arcom H vu que c'est dur oui non mais complètement pour vous sure on Nura rien à voir avec l'arcom d'ailleurs il y a pas de contrat avec l'arcom il y a pas de rien à voir par que moi le climat non non pour ça parce qu'en plus dans les 1 à 2 % ça comprend les éditos de Pascal pro oh wouh où il dit que il y a pas de réchauffement parce que là il fait froid ouais alors tout à fait parce que on incorpore dans nos comptabilisations les contenus qui relèvent du climatoscepticisme parce que ça parle de climat parle mal ça on parle et la non on ne traite pas pour l'instant des plateformes numériques parce que en terme d'encadrement c'est pas du tout du même enfin du même ressort donc on en parle pas et je pense qu'il y a d'autres personnes qui le font très bien par exemple il y a payon influence qui travaille beaucoup sur le rôle des influenceurs sur les réseaux sociaux et donc on s'est dit que d'un point de vue rationalité on a peut-être lui délégué ce combat et nous prendre celui des médias qui est déjà assez important mais pour être optimiste peut-être sur les plateformes numériques c'est un peu mieux non enfin vous avez pas you touchi parce qu'il y a quand même pas mal de médias écolo et cetera qui se sont créés ces dernières années comme ver vakita reporter qui existe en ligne mais oui ça rentre carrément à 100 % de leur cô ouais c'est ça oui mais bon la télé reste prescriptrice encore mais exactement en fait il y a deux choses c'est que il y a une partie de la population qui est informée sur les questions d'écologie mais qui est quasiment surinformée et du coup assez anxieuse parce qu'elle constate qu'il y a un décalage assez un fossé qui se crée entre eux et puis l'autre partie de la population qui consulte des médias en fait qui ne parlent pas de ces sujets et quand je dis 1 % c'est en moyenne donc il y a des médias pour lequel c'est vraiment quasiment invisible dans l'espace médiatique et nous ce qui nous inquiète c'est que y quasiment une polarisation qui se passe dans l'espace public comme ce qui s'est passé aux États-Unis où les enjeux d'écologie sont devenus identitaires pour une partie de de l'élector a notamment républicain et nous on est très inquiet que il se passe la même chose en France et le fait qu'il y a des médias spécialisés c'est indispensable parce que ça inspire d'autres médias pour mieux parler ces sujets diversifier les angles et cetera le problème c'est qu'on ne peut pas attendre que la majorité de la population consulte ces médias pour que l'information vienne à eux et exactement ce que tu disais sur la question de la prescription d'information l'audiovisuel pour ça est très fort et donc c'est pour ça qu'on a on a quand même une partie de notre action qui est en particulier accxè là-dessus quand on a un JT de TF1 qui diffuse un sujet qui relève de la désinformation par exemple on a beaucoup parl de technosolutionisme dans le cadre de la COP 28 de solutions par exemple de capture et de stockage de carbone qui sont en réalité pas vraiment prescrites par les experts comme une solution hyper efficace quand on a un sujet technosolutionniste qui passe sur un gttf1 c'est 5 millions de d'individus qui se voit dire qu'en fait c'est une bonne solution pour le climat et donc il se rassure dans leur action sach au début tu tu vous êtes parti du postulat que les médias ne parlaient pas assez des propositions politiques je vais retourner le problème est-ce que c'est pas plutôt les propositions des personnalités politiques qui sont pas à la hauteur qui fait que les médias c'est un peu le serpent qui se m la queue à chaque fois et je te dis ça d'autant plus que tu es assistante parlementaire d'une député Renaissance et que vous attend aussi un peu sur le côté écolo en ce moment donc voilà c'est ma question ben si totalement enfin en fait l'ensemble des acteurs dans la société ont des interactions entre eux en fait nous le le cadre conceptuel qu'on s'est donné c'est celui du triangle de l'inaction où en fait on a les entreprises les citoyens et les politiques qui se refilent la balle de la responsabilité et qui conduit à l'inaction et en fait on s'est rendu compte que un des moteurs pour mettre en branle et faire de ce de ce triang deinaction un triangle de l'action c'était les médias et donc bien sûr que le discours politique impacte le discours médiatique ou mais les médias ils sont tenus par qui mais ça c'est un autre sujet ah non c'est un peu le même non non non non mais tout à fait le le modèle économique des médias joue beaucoup sur également la ligne éditoriale nous c'est un nom qu'on adopte dans nos dans nos réflexions aussi je crois c'est France Télévision qui a adopté une charte assez ambitieuse en matière de oui de contenu éditoriaux je sais plus je sa comment s'appelle le document mais c'était assez Radio France aussi l'a fait j' une question pour toi il paraît que vous avez lancé une proposition de loi un truc transpartisan en plus c'est ça qui a un peu soulevé ma curiosité tu peux nous en parler de ce projet oui tout à fait ben en fait on a constaté comme je disais tout à l'heure qu'il y avait un groupe de médias qui pour qui c'était compliqué de parler de ces sujets et qui naturellement n'allait pas avancer beaucoup on s'est dit que passer par le prisme de la loi ce serait intéressant pour contraindre au moins la lutte contre la désinformation et peut-être aussi faire évoluer les discours pour plus de qualité donc arrêter de confondre fait opinion et cetera donc on a commencé à rédiger une proposition de loi avec l'Institut Rousseau il y a un an ensuite on l'a une fois qu'on a été carré on l'a poussé auprès de députés donc de tous les bords politiques parce que pour nous c'était super important que ce soit un sujet qui rallie plutôt que qui divise une fois encore parce que l'écologie ça a souvent tendance à diviser il compris l'extrême droite l'extrême droite n'a pas été sollicité donc tous les groupes politiques sont rassemblés sauf sauf eux on les a pas contacté parce que tu sais que ça fait débat sur il faut aller parler desolog Go Clément tu veux parler du GO Clément le cas clment en tête mais ouaisouis c'est pas votre cas c'est pas votre cas non non les a faire contacter aussi parce que ça nous semblea important de bah de pas les associer sur ce sujet de l'information qui est touchy pour un parti d'extrême droite mais aussi enfin parce que c'est important pour nous d'avoir les autres groupes politiques et que certains n'auraient pas voulu faire partie du groupe de travail transpartisan et cette proposition de loi donc elle a été inaugurée à l'hôtel de laass donc là où réside la présidente de l'Assemblée nationale en juillet on a une grande conférence où tous les députés ont fait le vœu de travailler assidument pendant plusieurs mois sur le sujet et c'est important pour nous qu'il le disent devant un public de journalistes parce que ça crée aussi cette pression qui monte vis-à-vis du fait que euh bien sûr encore une fois ça va dans les deux sens mais que les politiques se préoccupent de plus en plus aussi des questions qu'on leur pose en retour pour qu'il y ait de la redevabilité de leur côté et là le groupe de travail va travailler jusqu'en mars et normalement aboutir à un texte qui sera examiné ensuite en hémicycle dans une niche transpartisane de l'assemblée il y a pas de niche transpartisan euh si c'est les niches de l'Assemblée nationale c'est une innovation qui s'est passée depuis un an maintenant on peut déposer des ah c'est ce truc là ah d'accord ou là oui d'accord ok ok non non non mais très bien et donc le but c'est que cette loi soit adoptée à ce moment soit discutée à ce moment-là ouais c'est ça pour l'instant dans le groupe de travail transpartisan vous avez quoi vous avez qui comme couleur politique on a toutes les couleurs politiques sauf le rassemblement national ok le pilote est un député PS qui s'appelle Stéphane de l'autreite et donc qui mène toutes les auditions avec des pilotes par groupe politique donc on a ben enfin voilà tous les groupes politiques représentés je pense que les groupes politiques les plus assidus sont peut-être plus situés à gauche du spectre politique mais mais vraiment on a jusqu'au LR qui sont présents aux auditions et donc donc voilà donc en fait les mesures que nous on a proposé elles relèvent de plusieurs ordres on a bien sûr le quota initial qu'on avait qu'on a qu'on a conservé mais aussi il y a le fait de doter l'arcom comme je disais de compétences supplémentaires pour que quand par par exemple nous on constate qu'il y a du climatoscepticisme sur certains médias et qu'on saisit l'arcom ils puisse donner un retour positif parce qu'en fait souvent ils sont complètement démunis et donc il sont juste obligés de donner des suites négatives aux cisines mais c'est pas un peu une porte ouverte toutes les enfin ça pardon mais si on le fait sur le climatosceptisme par exemple est-ce que c'est pas une porte ouverte est-ce que on pourra pas signaler l'arcome dès qu'il va y avoir un truc enfin ouais c'est ça enfin mais en fait vous avez pas peur d'ouvrir une porte et que tout le monde s'y enouffre en fait c'est un argument qu'on nous qu'on soutient souvent là c'est la journaliste qui parle qui dit moi j'ai pas envie d'avoir un flic derrière moi qui me dit il faut que tu fasses 20 % sur j'écris pas sur le climat moi c'est ok oui mais elle va peut-être t'obliger tu vasir je suis sûr qu'il y a des suj à faire en vim ah ben tout à fait mais c'est un des sujets aussi qu'on aime enfin quand on parle de quota c'est pas parler tout le temps de climat de biodiversité c'est faire en sorte que ce soit transversal dans toutes les rubriques et que ça infuse bah typiquement quand on parle de sport quand on parle de Jo qu'elle va être l'impact des JO sur le climat et du climat sur les gos parce que si on est en pleine canicule en août peut-être que ce serait important d'informer les Français que ça va être problématique d'un point de vue du tenu des épreuves voilà donc c'est ce type de choses qu'on aimerait bien faire imprégner et on n pas enfin je pense qu'il faut discerner le fait d'obliger les médias à parler de certains sujets et le fait de lutter contre la désinformation et nous c'est plutôt sur ce niveau-là qu'on se situe et souvent on a tendance à considérer que de dire que le le réchauffement climatique n'existe pas c'est OK parce qu'en fait c'est c'est une liberté de penser en fait non il y a quand même un consensus international de 99,9 % des scientifiques qui disent que non là ça a été récemment cité dans la dans l'accord qui est issue de la COP 28 ça relève d'un fait et si on considère qu'on peut remettre tout le temps en débat tout enfin que tout est mou que et ben en fait c'est un problème démocratique qu ETB V lesix deééationour soltion j'ai vraimentie pareil c'estàd sur tous les sujets on entend n'importe quoi dans les médias quoi donc en effet qu'est-ce que qu'est-ce qu'on fait repenser à ce moment la structure des médias ça va être difficile de demander à une émission ayez des trucs écolo et puis entre les deux on laisse des pubs pour des bagnoles polantes et tout c'est il faut repenser là a un sociologue qui est mort y a de jours je crois patri champagne qui avait tra travailler avec Pierre Bourdieu entre autres et qui qui avait travaillé à la création du de acrimet d'action critique média et là j'ai j'ai il y a pas longtemps j'ai réécouté en fait Pierre Bourdieu sur la télévision et il disait le le un des trucs qui c'est le dieu ODIMAT en fait qui qui va dicter qu'est-ce qui va être repris ou pas repris dans les médias qu'est-ce qui va intéresser ou ne pas intéresser donc ces sujetsl vont être priorisés c'est il faut repenser toute la structure du truc tu peux pas juste on peut pas juste mettre un gendarme derrière qui va parce que il y a des chaînes qui vont dire bah ça c'est bien vous me faites faire 20 % mais moi je fais pas d'audience sur ces 20 % or c'est mon outil de travail ma chaîne elle me génère du pognon vous êtes des libéraux laissez-moi faire mon pognon avec ma chaîne non mais c'est tout le champ qu'il faut repenser c'est tout le champ des médias en fait à ce parce que là ils pourrait tout à fait arguer de leur liberté commerciale pour dire moi je perds du pognon avec ce truc là donc vous allez me compenser mais alors si l'état compense ou je ne sais qui compense bah du coup l'État a son mot à dire mais je sais pas quoi enfin il y y a ça me paraît ouvrir une brche même sur la la question de la liberté d'expression le climatosceptisme n'est pas répréhensible et puni par là ENF on passe pour un gros con comme Pascal pro quand on dit oh il fait froid il y a pas de réchauffement climatique c'est pas contraire à la loi qui déjà même quand c'est même quand il y a des propos contraire à la loi c'est compliqué tu vois enfin même non mais c'est vrai aujourd'hui a des gens il disent des choses complètement racistes à la télévision et on narrive pas à à lutter contre ça donc je sais pas si c'est quelque chose qui l'arcom peut mettre des des amendes à Boloré Boloré dit très bien je paye voilà qu'est-ce qu'on fait pe dire moi je veux pas de truc climat ça m'emmerde ça fait pas de vue moi je veux Hanouna les les les les les trucs voilà les trucs racistes du zmour du machin et et je payerai tant mieux tant pis l'arcom pour l'instant ou alors faut renforcer l'arcom plus gros Arcom EV pour le mot de la fin vas-y oui pardon non mais je je partage le fait qu'il y a une crise de l'information et que ça dépasse le champ du climat je partage le fait que sur beaucoup de sujets on entend tout et son contraire par contre il y a pas beaucoup de sujets comme le climat où on a un support factuel qui nous permett de discerner le vrai du faux et je pense que ce serait important que à minima non c'est c'est on peut avoir des débats de société où on dit on dit n'importe quoi sur des individus sur des opinions sur avoir des débat aussi il y a des faits oua mais il y a tous les autres sujets on peut dire il y a des faits on parlait de l'immigration on peut dire aussi il y a des faits regardez il y a des chiffres mais on entend tout de même n'importe quoi oui B objecti sur les fa sur sur les faits de santé par exemple il y a un média récemment qui a dit n'importe quoi sur la vaccination et là il y a un un recours qui est en facee de au Conseil d'État pour essayer de retirer le régime économique de la presse à ce média parce que ça met en danger la santé des des lecteurs et donc en fait nous on considère que c'est la même chose pour le climat à un certain moment enfin si on continue de de nier l'existence du réchauffement climatique ou son origine humaine ça risque de mettre en danger la capacité de la société à agir vis-à-vis de ce problème donc pour nous ça c'est le premier point et euh et ensuite enfin sur le fait que même quand quelque chose est interdit en fait on peut quand même le dire oui mais je pense que ça a une force euh assez importante de dire queil s'est passé quelque chose d'illégal sur un plateau ça ça entame fortement la réputation des personnes qui ont tenu ses propos et du média et même si une fois que quelque chose est dit Nouna dirait pas ça hein plus sur un certain nombre de dans un certain nombre de sphères aujourd'hui politique ou même de la société ce média il est un peu cornerisé quand même enfin il y a beaucoup de personnes qui qui considèrent qu' il y a des choses pas très correctes qui s'y passe et ça a déjà une force prescriptive énorme et si ça ça se produit sur l'ensemble des plateaux où on désinforme sur les questions de climat et c'est enfin honnêtement on encore très très loin sur les enjeux d'écologie ça aurait ça aurait déjà enfin ce serait un progrès fort et en dernière chose euh il y a aussi avec l'arcom la possibilité quand il y a vraiment de la désinformation avérée de mettre des sanctions je sais que c'est rare ouais c'est très r mais c'est aussi une possibilité pour laquelle on merci beaucoup Eva Morel d'être venue sur le plateau de backseit merci à toi pour nous parler de cette initiative cota climat dont on suivra les évolutions I
Aurore Bergé