Présidentielle 2022 : la dernière ligne droite
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Les reports de voix sont-ils figés parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La dynamique du second tour est-elle en faveur d'Emmanuel Macron ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les appels du pied d'Emmanuel Macron à l'électorat écologiste sont-ils efficaces ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La thèse de votre livre est-elle que Macron et Le Pen ont tout fait pour jouer ce remake ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Les sondages peuvent-ils avoir un effet démobilisateur sur les électeurs ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Le débat de demain sera-t-il déterminant pour les indécis ?
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mais d'abord c'est chiffre que les états majors des deux finalistes scrutent depuis dimanche dernier les reports de voies sont-ils figées notamment parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon Samia de chir répond à la question Étienne sans doute la clé du second tour très partagez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont scrutés à la loupe dans une consultation interne la France insoumise à interroger sa base les quelques 215 000 militants qui se sont exprimés votre rond blanc à plus de 37%, vient ensuite le vote Emmanuel Macron a plus de 33% et un peu moins d'un tiers s'abstiendrait l'option Marine Le Pen n'était pas proposée c'est la différence notable avec un sondage bien plus large mené auprès des 7 millions 700 000 lecteurs de Jean-Luc Mélenchon 22% visage de voter pour la candidate du rassemblement national mais comme chez les militants c'est le vote blanc ou l'abstention qu'il l'emporte cette fois à 41% suivi de près par l'option Emmanuel Macron des tendances rester jusqu'ici relativement stable mais qui pourrait bien bouger d'ici dimanche à force d'approcher de la date finalement peut-être que certains électeurs se diront quel sera la conséquence de mon vote ou de mon nom vote à ce second tour et c'est une c'est une caractéristique à ne pas sous-estimer parce qu'en 2017 il faut souvenir qu'en 2017 au lendemain du premier tour on mesurait des rapports de force de 60 40 en faveur d'Emmanuel Macron et que Marine Le Pen a chuté dans les tous derniers jours certes en partie à cause de sa prestation ratée lors du débat entre deux tours mais aussi parce que ce fameux mur du second tour s'est présenté et que les électeurs qui étaient partis dans un d'une réponse mini à ce dilemme finalement c'était décidé à moins voter pour Marine Le Pen ou à davantage appuyer Emmanuel Macron à force de convoiter le réservoir mélenchoniste Emmanuel Macron pourrait en négliger d'autres celui des électeurs de Valérie Pécresse dont un tiers prévoit de s'abstenir un chiffre presque identique dans l'électorat de Yannick Jadot même si dans les deux cas leur choix se porte majoritairement Emmanuel Macron prend pour argent comptant ou encore pour acquis que l'électorat de du centre droit et du centre gauche ne peut que se rabattre vers lui là aussi c'est une interrogation est-ce que cette électorat va s'abstenir je pense en particulier du côté du centre gauche plutôt que du côté du centre droit au centre gauche dans les électorats j'adore dans les électorats Hidalgo et aussi beaucoup d'hésitations d'après le dernier sondage Ifop Emmanuel Macron et pour l'instant donné gagnant du second tour avec 55% des voix contre 45% pour ça arrive à Marine Le Pen et on analyse ces jours décisifs avec mes invités Joséphine star on bonsoir bienvenue vous êtes responsable des études politiques et des relations internationales du cercle de réflexion cynopia jean-louisika bonsoir responsabilités de réflexion Terra Nova ou publié le business de la haine internet la démocratie et les réseaux sociaux livres coécrit avec Henri Verdier publié chez Kalman Levy j'accue également François-Xavier Bourbon bonsoir grand au service politique du Figaro votre livre c'est Macron Le Pen le tango des fossoyeurs écrit avec Charles sapin publié aux éditions de l'archipel vous avez mis dans le mille d'une certaine façon on peut dire ça comme ça on y reviendra évidemment Matthieu croissanto bonsoir politique merci d'être là Matthieu exceptionnellement un mardi et vous serez là encore demain et c'est un bonheur de vous avoir à mes côtés évidemment alors on a vu les chiffres d'un des instituts je vous propose le tout dernier baromètre il est il date d'il y a une heure à peine ipso sopra Steria cette fois-ci ipso c'est notre partenaire des soirées électorales sur public Senna et LCP avec un email Macron qui a 56 et demi Marine Le Pen à 43 ans et demi donc là on est à 13 points d'écart cette c'est encore plus que le sondage qu'on voyait à l'instant dans le dans le sujet de de Samia déchire Joséphine Sarron à qui elle profite cette campagne de d'entre-deux-tours un peu à Emmanuel Macron si l'on en croit les sondages et on garde notre prudence habituelle dans cette émission en tout cas ce qui est certain c'est que la dynamique pour l'instant du second tour est en faveur d'Emmanuel Macron mais il faut bien regarder qu'on n'est pas du tout dans le même cas de figure qu'en 2017 on avait plus de 30 points d'écart entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen aujourd'hui on vous dit 13 ce soir c'est 10 dans d'autres sondages donc ça reste quand même très serré et on sait que on l'a vu dans votre reportage les abstentionnistes ou les personnes qui disent voter blanc vont être déterminants pour l'issue du scrutin et pour l'écart entre les deux candidats il faut bien regarder que le débat de demain va être déterminant pour un quart presque des Français qui n'ont pas encore fait leur choix alors est-ce que ce sont des personnes qui hésitent entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ou entre un vote blanc une abstention et l'un des deux candidats dans tous les cas ce choix de ce car des Français sera déterminant pour le résultat dimanche prochain on y reviendra évidemment au débat Jean-Loup musical la stratégie d'Emmanuel Macron qui est assez voyante les appels du pied répété électorale écologiste soit celui de Jean-Luc Mélenchon c'est peut-être voyant mais est-ce que c'est efficace ça a une certaine efficacité si on voit effectivement même du des intentions de vote de l'électorat de l'électorat Mélenchon notamment dans le sondage de dipsos dont vous avez parlé puisque c'est un sondage qu'on appelle un rolling et donc nous avons des données presque tous les jours et on voit quand même qu'il y a une lente montée du vote Macron et une légère baisse du vote blanc ou de l'abstentionistes on va voir les chiffres c'est 39 le dernier XO c'est un dernier League c'est 39 tirages vers Emmanuel Macron 16 vers Marine Le Pen et 45 vers l'absence en face ça veut dire quand même que près d'un électeur sur deux de Jean-Luc Mélenchon envisage le vote blanc et ou l'abstention ce qui est quand même beaucoup et je partage votre point de vue certains d'entre eux se détermineront au dernier moment et sans doute quand même que le débat va jouer un rôle dans dans cette détermination maintenant les appels du pied ne sont pas que du côté d'Emmanuel Macron quand Madame Le Pen renonce à l'interdiction du voile dans l'espace public ou en tout cas hésite on va dire ça elle a dit elle a dit oui non c'est aussi un clin d'oeil qu'elle envoie à cet électorat mélanges en même temps on les comprend tous les deux 22% des suffrages c'est de loin le réservoir de bulletins de vote le plus le plus important donc il cherche tous les deux à essayer de mobiliser cette électorat Emmanuel Macron avec ce discours qu'il a fait à propos de l'écologie à Marseille et Marine Le Pen en adoucissant quand même son discours xénophobe François-Xavier Bourbon la thèse de votre livre c'est que finalement bon bah Macron Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont tout fait pour jouer ce remake et que les autres ont tout fait pour l'empêcher et ils n'y ont pas ils n'ont pas réussi donc simplement quand on regarde rétrospectivement la campagne en fait on voit que la tenaille Macron Le Pen et extrêmement puissante il y a eu trois tentatives de la desserrer une première avec Eric Zemmour qui a essayé de reste réinstaurer un clivage droite-gauche très marqué très marqué à droite ça a échouer et une deuxième tentative avec Valérie Pécresse qui a été la seule dans les enquêtes d'opinions les sondages à approcher à un moment Emmanuel Macron au second tour à 55 ans ça a pas ça a pas fonctionné non plus et puis la dernière tentative Jean-Luc Mélenchon qui a une très forte dynamique sur la fin qui était en train de se hisser vers le second tour mais qui est qui a pas réussi à desserrer cette tenaille c'est dire que derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen il y a des courants qui sont beaucoup plus beaucoup plus fort qu'un mouvement d'opinion autour de deux personnes on a vraiment un clivage qui s'est installé entre les pros européens eurosceptiques de part et d'autre les conservateurs progressistes enfin ce clivage qui avait été identifié par Emmanuel Macron pour bâtir sa stratégie de campagne en 2017 et donc il voulait que le second tour de 2022 le confirme et on y est c'est le nouveau clivage français ce qu'on peut dire ça oui mais c'est peut-être un peu plus compliqué que ça on a quand même des une population française ce qui est globalement déçu du d'Emmanuel Macron mais qui était déçu de tous les quinquennat précédents rappelons que ça fait quand même un moment qu'on n'a pas eu de président reconduit pour un second mandat donc en tout cas président qui avait effectivement le pouvoir parce que c'était des présidents de cohabitation et la difficulté c'est que les gens n'ont plus confiance véritablement ni dans Emmanuel Macron ni dans une vision anti-système qui serait celle de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon dans une autre mesure et qu'il cherche cet entre deux alors c'est entre deux en 2017 c'était Emmanuel Macron qui semblait l'incarner le en même temps aujourd'hui plus tout à fait puisque Emmanuel Macron défend une ligne très libérale très progressiste très européistes et Marine Le Pen joue effectivement la carte beaucoup plus conservatrice et moins européiste mais quand même elle modère davantage ses propos elle est beaucoup moins extrême qu'elle ne l'était en 2017 ce qui lui permet de récupérer une partie d'un électorat qui aurait a été qui n'aurait jamais pu être séduit par le discours d'une de Marine Le Pen de 2017 Mathieu on a montré deux sondages là ce soir il y en a il faut qu'il donne 10 points d'écart et puis ipso sont des on est à 13 points d'écart est-ce que ça peut avoir un effet démobilisateur on a vu quand même en regardant avant le premier tour les il y a beaucoup d'électeurs qui se sont décidés aussi avec le triple vote utile en fonction de des sondages donc il faut pas sous-estimer l'effet de ces sondages sur une partie de l'électorale qu'est-ce que vous en pensez d'autant que aime beaucoup de détecteurs sont pas motivés par cette affiche on est passé quand même de dégagisme en 2017 à une forme de désintérêt ensuite pour la politique et aujourd'hui une forme de dissidence comme si certains Français décidaient de ne plus participer au débat démocratique ou à l'exercice de leur responsabilité républicaine et ça c'est très dangereux parce que le vote utile vous l'avez dit pour le premier tour on affiche sa préférence ou on crie sa colère ou on adhère un projet c'est vrai qu'il y a eu un réflexe de votre utile et la des sondages dans la dernière semaine a constitué un gros pôle extrême droite un gros pot la gauche et un gros pôle Centris en gros qui aggloméré tout ce qui restait tous ceux qui ne voulaient ni l'extrême droite l'extrême gauche qui était exactement François Xavier le pari d'Emmanuel Macron en 2017 c'est ce le c'est ce paysage qu'il voulait qu'il souhaitait aujourd'hui c'est vrai que les bons sondages en faveur d'Emmanuel Macron parce que moi je ne suis pas certain qu'on puisse dire qu'il y ait une dynamique de campagne observée par les Français qui comptabilisent les gestes ici ou là la plupart des Français ne suivent pas la campagne comme on la suit nous ils sont bien incapables de dire qu'elles déplacement a fait Emmanuel Macron ou ce qu'a fait Marine Le Pen sans doute ont-ils retenu de la campagne Macron quand on les interroge c'est la fameuse retraite à 65 ans donc peut-être ont-ils entendu qu'il était un peu revenu dessus quant à Marine Le Pen elle a fait plus parler d'elle malgré elle d'une certaine façon que positivement donc je suis pas certain que ça joue beaucoup cette entre-deux-tours en revanche ce qui se joue c'est que le second tour c'est toujours une question de crédibilité et à qui on confie les clés et là mécaniquement je pense que l'écart ils se creusent là parce que Marine Le Pen apparaît quand même inexpérimenté et et mal entouré pas assez au sens de pas assez entouré pas assez isolé et c'est vrai que c'est bon chiffre dont vous parliez vont au risque de démobiliser toute une partie des électeurs qui allait distille sur les réseaux sociaux avec une pince à linge comme on disait autrefois du vote pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen ou voilà qui allait à contre contre-pied je ne sais pas si c'est très français en tout cas contre leur gris la volonté ce second tour peut-il se transformer un référendum anti-macron c'est peut-être pour contrer cette idée que le président sortant disait ceci samedi à Marseille écoutez le 24 avril c'est un référendum pour ou contre l'Union européenne le 24 avril c'est un référendum pour ou contre l'écologie le 24 avril c'est un référendum pour ou contre notre jeunesse le 24 avril c'est un référendum pour ou contre notre République et cette nouvelle époque oui le 24 avril peut-être le point de départ d'une nouvelle époque française et européenne celle de l'esp salut climat celle de l'ambition Jean-Louis quand même un paradoxe Emmanuel Macron il termine ce mandat à 40% de popularité et en même temps il a il agit comme un repoussoir auprès de beaucoup de Français c'est assez vous avez parfaitement raison c'est quelque chose d'assez nouveau parce que cette hostilité cette détestation même d'Emmanuel Macron n'est pas une détestation politique c'est une détestation personnelle et c'est d'ailleurs la grande différence avec par exemple la détestation de certains Français à l'égard de Nicolas Sarkozy il détestait Sarkozy politiquement mais ce qui est nouveau dans le cas Macron si vous voulez c'est cette espèce de détestation de la personne Macron le banquier le président des riches l'arrogance celui qui nous méprise etc etc et donc ça effectivement c'est ce qui explique d'ailleurs la difficulté d'un certain nombre d'électeurs de gauche à voter pour lui au second tour et c'est s'explique aussi le fait que Marine Le Pen essaie de transformer ce deuxième tour en un référendum anti Macron et d'ailleurs je pense que toute sa stratégie lors du débat de mercredi soir tournera autour de ça François-Xavier bon c'est clairement une stratégie du camp Le Pen ça le référendum anti Macron essayer d'installer ça oui c'est frappant cette séquence là de cette campagne d'entre deux tours parce qu'en fait il y a une répétition générale de cette de cet épisode c'était les élections européennes de 2019 où Marine Le Pen sur ses affiches de campagne a écrit voté contre Macron et Emmanuel Macron descend dans le dans l'arène électorale à la toute fin de la campagne et dénonce la lèpre populiste et ça se termine avec Marine Le Pen en tête d'une courte avance devant Emmanuel Macron mais ce ce bras de fer il s'est déjà joué à l'occasion des européennes une différence presse qui avait été très fort a été fort a été fort derrière là on est vraiment en face à face donc c'est c'est un contrat sur la détestation il y a effectivement quelque chose de frappant dans le dernier meeting de à Strasbourg quand Emmanuel Macron est en meeting à Strasbourg il y a des perturbations dans le dans la foule en général les gens qui viennent perturber les meetings et de porter un message là qu'il y avait il y avait un peu de tout il y avait des manifestants antillais SF il y avait de l'extrême gauche il y avait de l'extrême droite et même des royalistes et des anarchistes donc la contestation vient vraiment de de partout sans doute peut-être aussi parce que Emmanuel Macron a tout cassé il a mis le paysage politique à terre et les gens savent plus où ils habitent avant c'était ça pour voter à droite on voter à gauche on s'y retrouver facilement là le le paysage est en construction et sans doute que pas les une partie des Français n'arrivent pas à s'y retrouver Marine Le Pen qui puisqu'on est dans la stratégie du camp Le Pen à la publier une nouvelle vidéo aujourd'hui que nos confrères de BFM TV ont diffusé elle affirme que le président sortant n'a que la peur comme stratégie écoutez la peur c'est en effet le seul argument qui reste à l'actuel président de la République pour tenter de se maintenir à tout prix prolongeant ainsi un mandat au cours duquel nos libertés auront grandement souffert la peur la peur comme ressort paralysant comme moyen désespéré de vous empêcher de réfléchir et de choisir en votre âme et conscience notre la petite musique apaisante en fond sonore comment vous analysez ce clip Joséphine Staron c'est bon c'est un clip antifont républicain ça c'est un peu basique comme analyse mais si on veut un peu plus loin c'est de voir que c'est exactement la rhétorique aussi d'Emmanuel Macron et de tous ceux qui sont anti-Marine joue la peur pour vous pour vous convaincre et elle lui rétent la même chose c'est intéressant de voir que finalement les deux candidats emploient la même rhétorique et la même manière de s'adresser à l'électorat français maintenant ce qui est intéressant pour revenir sur la détestation d'Emmanuel Macron on disait que d'aller se jouer sur la crédibilité ça on le verra demain soir lors du débat est-ce que Marine Le Pen paraîtra plus crédible qu'elle ne l'a été en 2017 les Français en tout cas ont vu un Emmanuel Macron pendant 5 ans gouverner le pays et donc peuvent aujourd'hui le juger peuvent le juger sur ses actes sur ses faits sur 5 ans de mandats 50 crises aussi il faut pas l'oublier et c'est là-dessus que Marine Le Pen va axer le débat ça va être sa stratégie de dresser le bilan d'Emmanuel Macron et de le mettre face à ce bilan ce bilan que les Français contestent en grande partie et elle va aussi lui opposer l'argument du quoi qu'il en coûte que pour montrer qu'il n'est pas plus crédible qu'elle économiquement et c'est là où les réponses du chiffrage très intéressantes il est tout prêt quand un cale même et ça va être dans une minute parce que j'aurais donné encore la parole à Jean-Louis Sika vous vous publiez signer pour Terra Nova une tribune le titre c'est comment Marine Le Pen prépare son coup d'État oui et vous vous placez dans dans la configuration d'une victoire de Marine Le Pen je dis que si elle gagne elle fera un coup d'état institutionnel et ça je suis pas le seul à le dire beaucoup de spécialistes de droit constitutionnels le disent tout simplement parce que le référendum qu'elle propose sur l'immigration est un référendum purement et simplement illégal alors ce que d'ailleurs je voudrais revenir sur un point qui a été évoqué dans ce débat on dit que Marine Le Pen a adouci son discours oui en termes d'image à la télévision mais quand on rentre dans le détail de son programme c'est un programme d'extrême droite extrêmement dur et notamment ce référendum sur l'immigration qui est extrêmement intéressant on se rend compte que c'est un référendum où elle va en quelque sorte changer la constitution sans respecter l'article 89 de la Constitution c'est-à-dire sans consultation du Sénat et de l'Assemblée nationale et elle dit également elle l'a dit sur France Inter elle dit également que même si le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État donne un avis favorable à cette à ce référendum et bien elle le fera quand même et donc c'est ça le coup d'État parce que si jamais vous ne respectez pas les institutions et bien vous sortez du droit et cette cette décision qu'elle annonce c'est la sortie de l'État de droit et elle veut le faire dès son élection donc si vous voulez les mois qui viennent si elle est élue risquait d'être des mois extrêmement violents aussi bien dans la rue que dans le débat politique parce que justement elle a l'intention de s'asseoir sur la Constitution de la Cinquième République l'argument qu'elle avance c'est que le général de Gaulle l'a fait avant elle ce qui est vrai 62 69 62 oui enfin 60 mais il faut rappeler que on a été à deux doigts d'une crise majeure en 1962 le président du Sénat on est ici sur Public Sénat Gaston baderville avait parlé de forfaiture et avait réclamé non seulement la démission du général de Gaulle mais son incarcération dans ce fameux discours donc si vous voulez dire que tout ça va se passer comme dans un déjeuner de campagne est un mensonge et honte alors on va parler du chiffrage et ça va nous amener à développer vous avez les uns les autres argumentés sur le débat et on va y passer évidemment un peu de temps quand tu as un calmé c'est l'heure comme prévu comme promis grossoir Quentin le chiffrage des programmes évidemment c'est un enjeu clé de cette campagne de d'entre-deux tours notamment pour Marine Le Pen il s'agit de démontrer le sérieux de sa candidature voilà un chiffrage du sérieux peut-être que c'est ce qu'il y avait aussi manqué en 2017 donc elle a pris ce sujet abrahaltor très tôt dans la campagne et l'organiser une conférence de presse sur ce chiffrage le 23 mars dernier à la clé déjà un propos liminaire de 14 minutes pour expliquer les principales clés de voûte de ce programme économique elle parle de 38 milliards de dépenses parfaitement équilibré avec 68 milliards d'euros de recettes une grande part des économies réalisées se fait grâce aux mesures sur l'immigration et la lutte contre la fraude elle s'est aussi des effets positifs directement liés à certaines de ces réformes comme celle des retraites en écoutant un extrait va entraîner d'une part un regain de consommation et donc des nouvelles recettes de TVA et d'autre part une baisse du chômage des seniors et un regain de cotisations des jeunes étant donné que comme la Cour des comptes la souligner les changements sur l'âge des départs à la retraite ont un impact important sur les comptes sociaux nous avons chiffré l'impact de ces mesures à 11,4 milliards d'euros de réussite alors certains instituts ont tenté de refaire ces démonstrations sur le chiffrage à l'image de l'Institut montagne qu'il a fait pour les 12 candidats à l'élection présidentielle de 1 du 1er tour alors le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y a un écart certains parleront d'un fossé abyssal entre les prévisions de Marine Le Pen et le chiffrage de l'Institut prenant par exemple un toutes les promesses par exemple celles sur les dépenses il chiffre est ainsi 26,5 milliards pour la retraite à 60 ans 12,6 pour le prêt à taux zéro pour l'accès à la propriété voilà il chiffre aussi les baisses de cotisation patronales ou encore les baisses de TVA sur l'énergie et arrive à ce montant total que l'on voit 119,6 milliards et non et bien 68 comme dit Marine Le Pen quant aux recettes et autres économies donc qui se fait pour une large partie sur l'immigration ils arrivent qu'aux chiffres très maigre de 17,8 milliards c'est donc dans ce calcul que l'on voit ici à l'antenne donc on voit cette énorme marge c'était énorme écart ce delta entre le chiffrage de la candidate et celui de l'Institut de recherche à la clé le signe tank parle d'une dépense de l'État nette de plus de 100 milliards d'euros par an et c'est à dire une trajectoire d'insoutenabilité forte je cite qui mettrait en risque je cite encore la souveraineté de la France alors voilà pour Marine Le Pen que dire du chiffrage d'Emmanuel Macron Quentin davantage crédible mais très optimiste quand même oui c'est ça que l'on peut retenir effectivement de ce même institué alors le programme effectivement jugé plus sérieux rigoureux que celui de Marine Le Pen par les économistes mais il n'est pas sans faiblesse dit-il déjà notons que le financement des mesures il est très peu évoqué sur les 24 pages du pamphlet du du programme on l'a pas trouvé c'est pas donné de façon très nette et précise alors il a bien évoqué dans les grandes lignes lors de cette grande conférence de presse qu'il a donné le 17 mars dernier c'était vraiment la grande conférence de presse qui a duré très longtemps de nombreuses heures et là encore il prend la parole pendant une heure et il en parle pas c'est uniquement une fois qu'il est interrogé par derrière la toute première journée qui prend la parole sur la qu'il donne un peu d'explication une réponse sur trois minutes on en a gardé 30 secondes écouter le résumé le projet que je viens de vous présenter représente un effort budgétaire à hauteur de 50 milliards d'euros par an d'ici 2027 de quelle manière on financé 50 milliards d'une part en dégageant par les réformes 15 milliards d'euros activités croissante j'ai affecte les gains par la réforme des retraites et les gains sur la réforme chômage 15 milliards sont financés par les réformes de fonds et les simplifications et 20 milliards en ayant une trajectoire de réduction par rapport au temps d'un ciel des coûts de fonctionnement sur l'ensemble des collectivités publiques voilà on comprend le président le candidate sur la réforme de l'État dans un contexte qui l'espère de plein emploi avec une croissance forte il mise aussi sur la lutte contre la fraude et encore l'effort des collectivités territoriales les prévisions que l'on peut dire optimistes dans le contexte économique mondial sur la crise en Ukraine et également la crise du covid vient tendre comme cela à l'économie si on regarde à nouveau la synthèse de l'Institut Montaigne alors entre promesses pour l'environnement ou encore pour l'éducation les suppressions d'impôts ou encore les mesures en faveur du pouvoir d'achat tout cela est chiffré à 57,2 milliards d'euros par an et côté recette concrète on note que la réforme des retraites les économies des collectivités locales cela fait un maigre 12,7 milliards doit un écart là encore mais de 44 milliards entre les dépenses et les recettes une énorme différence qui s'explique selon le signe tank par les perspectives de la réforme de l'état de son fonctionnement et de lutte contre les Ford dans la matérialisation n'est pas acquise écrit le signe tank et d'ailleurs dans ce chiffrage et bien ce qui interroge aussi c'est le fait que Emmanuel Macron ne veut pas sortir de la perspective d'une baisse des déficits sous la barre de 3% d'ici à la fin de son prochain quinquennat s'il est réélu merci Quentin pour toutes ces explications Joséphine starre on sait c'est peut-être le principal angle d'attaque de d'Emmanuel Macron demain soir face à Marine Le Pen ce chiffrage ou ou peut-être plus globalement le programme économique de la candidate du le programme économique oui mais le chiffrage ça va être tout aussi compliqué pour Emmanuel Macron que pour Marine Le Pen parce qu'effectivement l'un comme l'autre ont une vision très optimiste de l'économie française or on a on est dans un état d'endettement public rarement atteint les comptes publics sont été on va dire asséchés avec la crise sanitaire et les effets de la guerre en Ukraine aujourd'hui celui qui sera président de toute manière n'aura pas énormément de marge de manœuvre économiques et ça les Français en ont bien conscience donc le débat demain va se porter sur le pouvoir d'achat c'est d'ailleurs je crois le premier thème qui a été et puis c'est de loin encore la préoccupation principale des Françaises très loin quand on regarde les études c'est 20 points devant le deuxième thème avait pris un certain avantage parce que dès le début de sa campagne elle a tout misé sur la thématique du pouvoir d'achat surtout je pense pas que le chiffre je suis pas certain que le chiffrage soit un enjeu du débat d'abord parce que les Français veulent jamais pour un programme de finances publiques ils s'en fiche complètement l'idée que les comptes soient à l'équilibre ou que l'orthodoxie budgétaire c'est pas quelque chose qui parle les candidats qui avaient essayé de se fait avenir là-dessus je pense à François Fillon avait commencé à décrocher dans les sondages avant même son scandale parce que l'idée de faire des économies par milliards ne parlent pas forcément en français c'est si vous parlez de baisse d'impôts oui ça leur parle si vous parlez le reste équilibrer les comptes c'est pas grand chose et deuxièmement parce qu'on sort en plus d'un contexte ou l'argent n'a plus de signification les sommes en jeu n'ont plus significats le quoi qu'il en coûte à montrer que quand il y avait besoin d'argent on pouvait en trouver que c'était pas si grave de de d'être au niveau français au niveau européen 200 DT et donc du coup voilà les grandes masses on sait déjà que ça dépasse quand même l'entendement quand on raisonne à l'échelle de 15 milliards 50 milliards 100 milliards donc je suis pas persuadé que ce sera là-dessus la crédibilité avant et ce jouet peut-être sur les critères économiques je pense qu'à ce jour a plus sur la scène internationale ou sur la gestion de la pandémie par exemple qu'est-ce que vous auriez fait qu'est-ce que j'ai fait voilà ou sur scène internationale ça ça ce sont des thématiques qui peuvent mettre en jeu la crédibilité mais le chiffrage et sur la Russie je pense que elle sera en position défensive on voit tous les soutiens d'Emmanuel Macron depuis plusieurs jours depuis le début de la campagne de Tours c'est vraiment dans chaque prise de parole bien sûr il y a cet axe bien sûr qui est travaillé il faut reconnaître et on peut le comprendre sa volonté de faire une alliance avec la Russie malgré la guerre quand même assez étonnante et ce sera d'ailleurs l'un des thèmes qu'on abordera dans notre second débat tout à l'heure parce qu'on a quatre correspondants étrangers qui vont réagir à la campagne française François-Xavier Bourbon quelques coulisses de préparation de ce débat comment comment Marine Le Pen pour commencer ce prêt par tel déjà il fait l'inverse de ce qu'elle avait fait il y a il y a 5 ans c'est-à-dire que elle avait un programme assez chargé elle était arrivée fatiguée au débat là elle a bloqué deux jours deux jours avant le débat pour travailler ce reposer et travailler et travailler ces thèmes il y a un enjeu important pour Marine Le Pen puisque le débat de dit à 5 ans elle était tombé dans un piège que lui avait tendu l'équipe Macron de deux trois jours avant il avait fait circuler le bruit si elle était trop agressive sur le plateau elle se lèverait Emmanuel Macron se lèverait et quittait la table comme Marine Le Pen avait du retard dans les dans les sondages énormément de retard autour de autour d'elle on lui dit il faut jouer l'agressivité il faut le pousser à partir parce que ça s'est jamais vu dans un débat et donc il faut lui faire perdre ses nerfs donc d'où l'attitude extrêmement agressive qu'elle a dans les deux premières minutes et Emmanuel Macron ne réagit pas et en fait elle comprend très vite qu'elle est tombée dans le dans le piège que la qualité victime d'une intox et elle doit tenir le reste du débat sur la ligne la ligne stratégique et s'était fixée qui était d'être agressif donc elle perd elle perd pied il y a cet enjeu là pour elle qui est de se rattraper déjà de cette action de cette intox de ce fait avoir en revanche quoi aussi de toute façon et sur les finances publiques il y a peut-être juste un enjeu pour elle qui est justement un enjeu de crédibilité parce qu'elle était apparue à l'époque comme un peu à côté de la plaque là avec le chiffrage des programmes c'est le seul peut-être la seule chose qui sera intéressante à regarder dans la discussion entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen c'est lorsqu'elle arrive à défendre ses positions et être crédible dessus et quand on voit l'écart entre le coiffeur qu'on a présenté là demain plutôt Emmanuel Macron ah oui oui je pense que Manuel Macron a beaucoup à perdre et que elle elle a beaucoup pas gagné parce que le critère que l'on va utiliser pour juger de sa prestation c'est la prestation de 2017 et donc c'est difficile d'imaginer qu'elle fasse moins bien quand même et donc bien évidemment elle elle va elle elle va gagner en crédibilité et peut-être même qu'elle va réussir un peu à effacer ce stigmate qu'a représenté cette prestation complètement ratée de 2017 pour Emmanuel Macron le risque pour lui c'est là c'est là c'est le dérapage vous savez que il est quand même assez familier de ces phrases à l'emporte-pièce qui donne le sentiment aux Français que vraiment vraiment il est méprisant et arrogant etc donc il faut vraiment qu'il essaye d'éviter ce genre de ce genre de dérapage verbal parce que ça ça peut lui coûter des voix ça de lui coûter pas mal de voix donc ce débat il est complètement déséquilibré l'une à tout à gagner et l'autre a tout à perdre c'est quand même une équation compliquée je suis de savon pour pour Marine Le Pen parce que on l'a vu elle est allée entre 10 et 13 points à rattraper et dans sa stratégie il faut pas qu'elle soit agressive puisqu'elle est dans une stratégie d'apaisement mais il faut quand même qu'elle soit offensive parce qu'elle a du retard donc c'est pas si simple c'est pas si simple ce qui est certain c'est que la stratégie qui serait la bonne pour elle c'est de rester extrêmement calme extrêmement posée tout l'inverse de 2017 et ce qui pourrait lui faire gagner des points c'est si Emmanuel Macron s'emportait et au contraire lui devenait agressif mais vous disiez tout à l'heure vous disiez tout à l'heure qu'il fallait qu'elle aille sur le bilan d'Emmanuel Macron faut aussi qu'elle présente sa vision ou son programme quoi c'est qu'elle passe pas tout le temps à parler de l'autre vous voyez ce que je veux dire ça va être un enjeu pour elle mais là elle a une chance qu'elle n'avait pas en 2017 c'est qu'elle se elle va se débattre avec quelqu'un qui a déjà exercé le pouvoir et elle va pouvoir je vais dire voilà tirer les billes de ce quinquennat et lui opposer tout ce qu'elle considère comme étant de mauvaises réforme de mauvaise idée une mauvaise gestion que ce soit sur la crise sanitaire ou autre là où elle aura probablement du mal et je rejoins ce qui a été dit c'est sur la guerre en Ukraine ou Emmanuel Macron va probablement jouer l'international comme voilà un de ses axes forts et où elle va se retrouver un petit peu en difficulté ça c'est très probable de toute façon dans un débat comme celui-là on n'est jamais que sur la défensive on est rarement dans l'exposition de son projet parce que chaque candidat profite au lieu de dire mais moi j'ai envie de faire ça et je pense que ça serait bon pour la France on est toujours sur bidon votre projet voilà donc c'est c'est toujours un jeu contre un jeu de un jeu d'attaque elle elle va devoir essayer de parler à tous les déçus de Macron il y a tous ceux on en parlait tout à l'heure cette forme de détestation personnelle qui tient à sa personnalité la forme d'exercice du pouvoir qui qui l'a fait pendant pendant 5 ans et puis tous ceux qui ont eu le sentiment de se faire avoir au fond et ils sont nombreux à droite à gauche avoir pris un temps même de même avec distance et Madame Macron pour une sorte d'enfant prodige de la politique qui réussissait à se faire élire là avec une équation personne n'avait jamais réussi donc peut-être qu'il lui en veulent un peu pour ça et puis surtout des électeurs de gauche qui devaient apporté leur voix et qui se réalise que ils en ont pas pour leur pour leur argent des électeurs de droite qui leur avait apporté leur voix même chose et qui réalise qu'il a atomisé la droite bref il y a beaucoup de gens qui ont dû ressentiment soit l'égard de la politique soit les gars de la personnalité soit pour les conséquences de cette recomposition du paysage alors justement les électeurs de droite on va en parler tout de suite avec ce soutien reçu par Emmanuel Macron aujourd'hui soutien de Claude Chirac et de son mari Frédéric salabaru qui était l'ancien secrétaire général de l'Elysée sous Jacques Chirac ils ont appelé et je les cite à ce que pas une voix ne manque à Emmanuel Macron face à Marine Le Pen faisant dans leur communiquer AFP référence au combat de l'ancien président contre l'extrémisme et notamment à ce discours on est le 11 mars 2007 Jacques Chirac annonce sans surprise qu'il ne se représente pas et s'adresse aux Français ne composez jamais avec l'extrémisme le racisme l'antisémitisme ou le rejet de l'autre le vrai combat de la France le beau combat de la France c'est celui de l'unité c'est celui de la cohésion oui nos valeurs ont un sens oui la France est riche de sa diversité oui l'honneur de la politique c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances François-Xavier bourmet est-ce que ce message qui date quand même d'il y a 15 ans un pèse pèse encore sur une partie de la famille politique de évidemment et on en a une illustration pendant la campagne présidentielle Éric Zemmour a essayé de lever ce de briser cette digue il y avait il a pas réussi c'est la digue qui a été érigée par Jacques Chirac dans son discours quand il quitte l'Élysée tient jusqu'à présent quelques transferts mais à la marge et ce discours là il fonctionne toujours c'est ce qui explique en tout cas l'échec d'Éric Zemmour a réunifié brisé la digue et réunifier les familles de loi enfin faire l'alliance entre LR et le RM mais Jean-Louis il y a un troisième tour dont on va commencer à en parler même si on va avoir le temps après après cette présentiel c'est évidemment les législatives ou là il y a des recompositions qui vont être intéressantes à suivre ça va être extrêmement intéressant mais pour le moment c'est vraiment la bouteille à l'encre c'est-à-dire qu'on est personne n'est capable de dire ne serait-ce que quel sera l'offre politique par exemple est-ce que l'extrême droite arrivera uni ou diviser dans les circonscriptions que vont faire les candidats de gauche vous avez vu que les les écologistes font des appels du pied à la France insoumise mais que la France insoumise a mis son veto à la présence des socialistes dans les dans les négociations donc est-ce qu'il y aura plusieurs candidats de gauche s'il y a plusieurs candidats de gauche ça risque d'être une pérézina pour la gauche parce que la règle des 12 et demi pour cent je vais pas rentrer dans les détails parce que c'est assez technique mais enfin grosso modo il n'y aura jamais plus que deux candidats au second tour des législatives et si jamais il y a plusieurs candidats de gauche au premier tour la probabilité qu'il y ait un candidat de gauche présent au second tour et très faible et là on touche vraiment au financement des partis on touche au financement des partis politiques c'est le nombre de voix que l'on fait dans 50 circonscriptions c'est une c'est une alors il faut reconnaître que les règles du jeu de ces élections législatives c'est un véritable piège pour les partis parce que vous avez la règle des 12 et demi pour cent il faut faire il faut faire 12,5 % des inscrits pour être présent au second tour 12 et 10% des inscrits quand vous avez 50% abstention ça veut dire qu'il faut que vous fassiez 25% des exprimés donc vous voyez bien à quel point c'est compliqué d'être présent au second tour mais de l'autre côté il faut vous présentiez des candidats le plus possible dans toutes les circonscriptions parce que vous vous touchez de l'argent en tant que parti politique au nombre de gens qui ont voté pour vous et en plus il faut que vous ayez des candidats dans au moins 50 circonscriptions donc d'un côté vous avez une règle qui vous incite à vous unir et de l'autre côté vous avez une règle qui vous incite à vous désunir et donc cette élection pour le moment ça va être extrêmement compliqué je pense que beaucoup de choses vont se jouer aussi en fonction du résultat du second tour de la présidentielle si Marine Le Pen fait un bon score ou un moins bon score et beaucoup de choses vont se jouer sur la capacité par exemple de LR a résister aux forces centrifuges entre ceux qui vont plutôt vouloir aller vers la droite de la droite et ceux qui vont plutôt comme Nicolas Sarkozy vouloir trouver un terrain d'entente et de gouvernance avec Emmanuel Macron la déclaration de Sarkozy on parle on parle de la déclaration des chiracs et la déclaration de Sarkozy est également extrêmement importante parce que ce qu'il propose des facto c'est une alliance entre la droite et la République en marche mais qui est pas reçu forcément favorablement par tous les cadres c'est le moins qu'on puisse dire non mais le problème on est d'accord et peut-être et peut-être pas les
Emmanuel Macron