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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 janvier 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Roland Lescure : "La parole politique doit aux Français de la sincérité"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment réagir aux menaces de Donald Trump contre la France ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les chefs d'entreprise critiquent la surtaxe de 8 milliards d'euros. Que répondez-vous ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Vous aviez promis une baisse du prix de l'électricité. Qu'en est-il ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Roland LescureFait
    « On fait face à un risque de basculement de l'ordre international et économique mondial tel qu'on connaît depuis 80 ans. »
  • 0:30Roland LescureFait
    « L'Europe c'est aujourd'hui une puissance au fond insoupçonnée qui s'ignore un peu. Nous avons le plus grand marché du monde. »
  • 1:00Roland LescureFait
    « Il faut qu'on soit capable de réagir et on est capable de réagir. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On revient à présent sur la principale actualité de ce mardi, les nouvelles menaces de Donald Trump contre la France. Comment répondre ? Faut-il rendre coup sur coup ?

Et bien, ce sont les questions qu'on va poser ce soir au ministre de l'économie et des finances, Roland Lcure. Bonsoir, merci d'être avec nous ce soir. Plus 200 % de droits de douan sur le champagne et le vin français.

Si Emmanuel Macron refuse d'intégrer le conseil de la paix de Donald Trump, comment vous réagissez ce soir à ces nouvelles menaces du président américain contre nous, contre la France ? D'abord un, je pense qu'on fait face à un risque de basculement de l'ordre international et économique mondial tel qu'on connaît depuis 80 ans. Pour en parler à vos parents, à vos grands-parents, l'ONU, le Fond Monétaire International, le G7 qui fait ses 50 ans, ce sont des institutions qui visaient et qui doivent toujours viser à pouvoir négocier, discuter, échanger en toute franchise dans un cadre apaisé.

Et face à ça, on a un président américain, je parle pas du président russe et de la Chine, qui eux aussi bousculent ces institutions, qui j'allais dire ne prend plus de prisonnier, joue avec les règles de manière extrêmement forte. Il faut qu'on soit capable de réagir et on est capable de réagir. L'Europe c'est aujourd'hui une puissance au fond insoupçonnée qui s'ignore un peu.

Nous avons le plus grand marché du monde. Quand vous négociez avec quelqu'un qui s'assie à la table avec je dirais un pistolet sur la table, il faut pouvoir aussi montrer vos armes et nos armes, on en a. Il s'est assis avec un pistolet sur la table.

Je veux dire Donald Trump ce soir, il est encore notre allié. Vous qualifiez comment notre relation aujourd'hui ? Parce que c'est la première fois que on utilise une arme économique, des tarifs frais de douane avec lesquels déjà on n'est pas très d'accord mais pour des raisons géopolitiques et qui plus est avec un allié.

Évidemment, on est dans une relation extrêmement difficile. En fait cette année, ça fait 250 ans qu'on est amis avec les États-Unis. Guerre d'indépendance, la faillette, c'était il y a 250 ans.

Aujourd'hui, c'est très difficile. Je vous le cacherai pas. C'est très difficile d'être ami avec les Américains.

Bien sûr que c'est difficile mais il faut à la fois être très ferme et montrer qu'on a les moyens de réagir et continuer à être engagé. Le président de la République l'a dit, il souhaite par exemple réunir un G7. Moi, j'ai lancé aussi une réunion du G7 avec mes homologues ministres de l'économie pour la semaine prochaine.

Pourquoi ? parce que on a des désaccords profonds, mais le mieux quand même ça reste de continuer à en parler en montrant les armes dont on dispose, en étant prêt à les utiliser et on en a en Europe, mais en étant toujours dans l'ouverture, toujours dans la discussion. Les chefs d'entreprise ne sont pas contents, vous le savez monsieur le ministre, ils vous le disent.

Ils disent qu'ils sont les victimes, les perdants de ce budget et qu'une fois encore, c'est eux qui sont mis à l'amende quand il faut trouver de l'argent. Il parle de la surtaxe des de 8 milliards d'euros que vous leur demandez encore cette année. Euh qu'est-ce que vous leur répondez ?

Oui, c'est comme ça. Je leur réponds d'abord que le pire ça aurait été évidemment de ne pas avoir de budget du tout. On se souvient, on était il y a quelques mois quand le premier ministre était sur votre plateau démissionnaire.

On se retrouve un peu plus de 3 mois après avec un budget qui j'espère va être adopté. En tout cas, si j'en crois la majeure partie des parlementaires aujourd'hui, on a une majorité qui souhaite ne pas nous censurer en échange d'un budget dont on a présenter les contours au 40 avec l'utilisation du 493 avec un premier ministre qui avait dit sur ce plateau, je n'utiliserai pas le 493 et avec un budget de la sécurité sociale qui lui a été voté et ça c'est un tour de force politique inédit. La parole politique, elle vaut quoi quand on dit je n'utiliserai pas le 493 il y a 3 mois finalement finalement on l'utilise polique elle nous doit vous doit doit au français de la sincérité et vous l'avez vu le premier ministre c'est avec une certaine amertume d'ailleurs c'est les mots qu'il a utilisé qu'il emploie cet outil aurait préféré ne pas le faire il a tout fait pour qu'on l'évite.

On a deux groupes parlementaires qui ont clairement rendu le budget invotable. Il a aujourd'hui fait une proposition de budget sur lequel une majorité des parlementaires souhaitent s'engager à ne pas nous censurer. C'est un budget de stabilité, y compris d'ailleurs pour la fiscalité des grandes entreprises.

Vous l'avez dit, on prolonge la surtaxe de l'année dernière. Oui, mais on augmente pas. C'est déjà ça.

On préserve le travail, on préserve le coût du travail, on préserve les jeunes, les étudiants. On est dans un budget qui diminue le déficit public. Je peux dire que le ministre de l'économie et des finances, il est très heureux qu'on passe de 54 à 4.

Il nous il rest on a un budget. Il nous reste 10 secondes pour vous poser une question qui est quand même qui intéresse tous les Français sur une promesse que vous aviez faite. Vous aviez annoncé une baisse du prix de l'électricité au 1er février et qu'est-ce qu'on voit ? 9 € en moyenne sur 1 an.

Ça veut dire moins d'un € par mois de baisse. Ça veut dire que depuis la crise en Ukraine, on a vaincu l'inflation. On avait des fortes hausses de l'énergie, l'énergie a baissé et même si c'est peu, elle continue à baisser.

C'est plutôt une bonne nouvelle. Il s'en rendent pas compte quand il voi les factures. Non, mais je pense que si on compare la facture d'aujourd'hui à celle d' en pleine crise en Ukraine, là on s'en rend compte et on poursuit ce mouvement peut-être moins vite qu'on espérait mais on continue et on va tout faire pour ça.

Faut investir investir dans le nucléaire et dans l'éolien à faire en sorte que nos factures baissent. Yeah.