La jeunesse est-elle dépolitisée ? - #AMFIS2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 24:10OuverteRéponse directe
Est-ce que les jeunes se sentent légitimes à s'exprimer politiquement ?
- 25:20OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux thèmes qui mobilisent la jeunesse aujourd'hui ?
- 26:30OuverteRéponse directe
Comment expliquer l'abstention massive des jeunes aux élections ?
- 27:40OuverteRéponse directe
Pourquoi les jeunes de quartiers populaires s'engagent-ils différemment ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les jeunes ne se joignent-ils pas aux gilets jaunes ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Faut-il un syndicalisme révolutionnaire plutôt que des réformes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Chiffre
« on est entre 3000 et 5000 parce que ça fluctue c'est le plus gros événement que notre mouvement est jamais organisé »
- 5:20Fait
« les trois premiers centres d'intérêt de la jeunesse c'est en premier l'écologie en deuxième les questions de pouvoir d'achat et de précarité à l'échelle personnelle et individuelle et en deuxième les inégalités les la qualité sociale et sociétales »
- 7:30Promesse
« nous on n'imaginait pas faire la Sixième République sans la jeunesse »
- 9:40Promesse
« on est pour le droit de vote à 16 ans pour les jeunes qui le souhaitent »
- 12:00Chiffre
« les 18 24 ans c'est 5 millions d'électeurs 5 millions si jamais vous prenez aussi les personnes vous prenez jusqu'à 30 ans vous avez 8 millions d'électeurs sur 46 millions de votants »
- 13:30Chiffre
« à l'action présidentielle chez les jeunes on avait 42% d'abstention mais la moitié voté pour nous sur les législatives on avait 75% d'abstention c'est les jeunes et 42% qui ont voté pour la nupesse »
- 17:30Chiffre
« il y a au moins 60% de personnes qui ont moins de 25 ans dans les gens que je côtoie beaucoup dans ces mouvements là au moins 70 qui ont moins de 30 ans »
- 22:00Chiffre
« 1% des plus riches qui émettent 17% des émissions de gaz à effet de serre »
- 31:30Fait
« il y a une espèce de de confiance qui s'est rompu pour beaucoup de jeunes dans les politiques qui se transmet aussi des parents avec leurs enfants »
- 25:00ManelFait
« L'extrême droite radicalise aussi beaucoup dans la jeunesse. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bon alors du coup on a on a eu des discussions un petit peu informelles le temps que tout le monde puisse se rassembler et on parlait de du contexte dans lequel juste avoir besoin de mon carnet il est là on a parlé un petit peu du contexte qui était celui-là avec les batailles qui a eu à l'Assemblée notamment sur les questions de pouvoir d'achat là on va avoir des débats sur l'énergie sur l'assurance chômage et donc du coup comme on va s'attaquer aux pauvre on va avoir de moins de débat sur l'immigration et du coup il se passait énormément de choses on a eu enfin on y était presque au présidentiel on y était encore plus proche au législatif parce qu'on a gagné le premier tour des élections législatives et du coup il y a une question qui a été posée à juste titre et ce qui est encore l'espoir personnellement je le crois il y a de l'espoir à toutes les échelles j'ai énormément d'espoir pour notre mouvement on organise cet événement là on est entre 3000 et 5000 parce que ça fluctue c'est le plus gros événement que notre mouvement est jamais organisé c'est le plus gros événement politique de cette rentrée donc déjà de ce point de vue là il y a de l'espoir à l'Assemblée nationale il y en a aussi on arrive à gagner des votes on arrive à tenir les gens et derrière nous la stratégie qu'on va avoir notamment à travers la marge contre la vie chère ça va être de faire en sorte que l'Assemblée nationale soit une caisse de résonance des mobilisations à venir et aussi derrière de lancer des appels à la mobilisation on va avoir la marche contre la vie chère qui est en train de s'organiser sur laquelle il y aura plus d'informations qui seront probablement donnés au cours des amphis et dans les mobilisations qui sont à venir il y a l'immobilisation de jeunesse et du coup quand on parle d'espoir et quand on parle de situation politique un peu chaotique et parfois un peu brouillon dans lesquelles on a du mal à comprendre je pense que la jeunesse c'est quelque chose ou parfois on a du mal à comprendre parce que à la fois il y a des la jeunesse a des aspirations politiques qui sont en phase avec notre programme qui sont en phase avec l'avenir en commun les trois premiers centres d'intérêt de la jeunesse c'est en premier l'écologie en deuxième les questions de pouvoir d'achat et de précarité à l'échelle personnelle et individuelle et en deuxième les inégalités les la qualité sociale et sociétales et nous en plus on a la démocratie mais sinon c'est les piliers de notre programme et c'est les piliers de ce qu'on veut faire et du coup nous on ne une fois qu'on aura pris le pouvoir on se voit pas faire la Sixième République sans la jeunesse pourtant alors que la jeunesse elle est en phase avec les aspirations de l'avenir en commun elle est pas autant au rendez-vous des urnes que nous on l'attendrait et c'est quelque chose qu'il faut analyser c'est quelque chose qu'il faut comprendre ça va être l'objet des discussions qu'on va avoir là on va avoir différentes interventions d'intervenants que je vais vous présenter après on aura des questions réponses et donc du coup c'est ça qu'on va essayer de comprendre quand je vous disais que nous on n'imaginait pas faire la Sixième République sans la jeunesse oui un peu plus loin ouais quand je disais que nous on s'imaginait pas faire la Sixième République sans la jeunesse c'est que on l'objectif de la Sixième République c'est de constamment inviter les citoyens à participer au cadre démocratique et institutionnel que nous on veut mettre en place c'est pour ça par exemple que dans le programme on est pour le droit de vote à 16 ans pour les jeunes qui le souhaitent c'est aussi un message qu'on veut envoyer à cette jeunesse là par contre pour pouvoir le faire il faut que à 16 ans les jeunes se sentent avoir la légitimité de pouvoir intervenir dans le débat démocratique ce sera probablement quelque chose qui reviendra mais on s'interroge beaucoup pourquoi est-ce que les jeunes à 18 ans ils votent pas bah parce qu'il y a beaucoup de jeunes qui disent moi quand j'ai 18 ans je vois je suis intéressé aux questions écolo je suis intéressé aux questions d'égalité mais je me sens pas légitime et c'est vrai parce que à l'école on apprend pas le fonctionnement des institutions l'histoire des courants politiques voilà et derrière c'est ça qui fait que les jeunes se sentent pas légitimes après 18 ans la question de la légitimité elle serait importante dans ses débats et ben nous par exemple dans le programme on est pour une formation citoyenne on imag pas qu'un jeune sorte de l'école enfin qu'il est fini son cursus au niveau de 16 ans sans être capable de se sentir légitime d'être pleinement citoyen il y a une deuxième chose où il y a quand même un enjeu puisque nous sommes des militants politiques et nous la stratégie c'est la révolution citoyenne notamment à travers les urnes et j'aimerais juste que on comprenne aussi que la jeunesse c'est vraiment pas un angle qu'il faut qu'on manque nous en tant que mouvement politique les 18 24 ans c'est 5 millions d'électeurs 5 millions si jamais vous prenez aussi les personnes vous prenez jusqu'à 30 ans vous avez 8 millions d'électeurs sur 46 millions de votants et pourtant à l'action présidentielle chez les jeunes on avait 42% d'abstention mais la moitié voté pour nous sur les législatives on avait 75% d'abstention c'est les jeunes et 42% qui ont voté pour la nupesse donc là où vous avez probablement entendu cette analyse des différents résultats électoraux où vous avez quatre blocs vous avez le bloc d'extrême droite vous avez le bloc libéral vous avez nous le Bloc populaire et vous avez le bloc abstentionniste qui ont chacun des niveaux égaux dans la jeunesse c'est pas du tout le cas vous avez un immense bloc qui représente la moitié des jeunes et ce bloc c'est nous et ensuite vous avez un bloc abstentionniste mais c'est des jeunes qui sont pas allé voter parce que ils sentaient pas le truc et on en discutera mais derrière ces jeunes là ces jeunes abstentionnistes s'il vote il vote pour nous et c'est pour ça que nous en tant que en tant que militant politique dans le groupe d'action il faut vraiment pas qu'on oublie d'aller voir ces jeunes pour les deux pour les raisons suivantes c'est que si jamais on veut pouvoir prendre le pouvoir par les urnes on a besoin de la jeunesse mais si on veut faire la Sixième République si on veut de l'engagement citoyen on peut pas imaginer ne pas avoir la jeunesse qui s'implique d'autant qu'elle est en phase avec les différents aspirations politiques sur la question la jeunesse est-elle des politisée je pense qu'il y a deux trois il y a quelques éléments à apporter à titre personnel je ne pense pas que la jeunesse soit des politisés je pense même que la jeunesse n'a jamais été autant politisée pour une raison très très simple c'est que la jeunesse a un accès permanent à l'information avec le smartphone ou on regarde les réseaux sociaux pour regarde ce que font les pour regarder ce que font les amis pour envoyer des messages pour organiser la soirée de demain on est baigné dans de l'information en permanence on est baigné par le documentaire de le monde qui explique en quoi est-ce que la Coupe du Monde au Qatar viole tous les droits de l'homme on est baigné de cette information de France Info qui explique les incendies les incendies qui ont lieu puisqu'on a énormément d'informations les jeunes sont constamment au contact de la politique sur les réseaux sociaux les jeunes sont informés et surtout les jeunes sont conscients parce que le réchauffement climatique c'est une angoisse pour beaucoup de jeunes ça nous concerne sur l'avenir on peut pas s'empêcher d'y penser donc non la jeunesse elle est pas des politisés elle est ultra informée elle est ultra consciente de ce qui est en train de se passer on a aussi un autre point qu'on pourrait aborder c'est la question de la culture populaire on a une culture populaire dans la jeunesse qui est très politique et qui est presque en avant sur son temps je peux vous donner deux exemples c'est pas du tout représentatif mais je sais pas si certains d'entre vous ont vu la série sexe éducation sur Netflix qui est une série qui est très regardée notamment au lycée et qui est mais Milan en avance sur les questions de genre et sur les questions de sexualité sur la Casa de papel bon là c'est peut-être pas le meilleur exemple mais par exemple le message anticapitaliste passe assez sereinement parce que la plupart des jeunes comprennent que la logique capitaliste n'est pas compatible avec l'avenir donc la culture populaire des jeunes elle est aussi extrêmement politique et elle est en avance et enfin je pense que le dernier point c'est la question de la légitimité nous en tant que militant politique on a la responsabilité d'expliquer à la jeunesse qu'elle est légitime parce que tout le système capitaliste toute cette société de consommation encourage les jeunes à ne pas penser à ne pas penser que le changement soit possible je veux dire aujourd'hui la société des jeunes elle est organisée je prends par exemple pour des lycéens tu te lèves tu vas à l'école 8 heures tu restes sur une chaise tu parles pas tu écoutes ensuite tu rentres chez toi le soir tu regardes la télé ou le téléphone ou tu reçois énormément de publicité ciblées pour une consommation fictive absurde qui te rendra pas heureux et derrière aussi on on amène pas les jeunes à la politique d'autant et je terminerai sur ça et après on va passer à la conférence je vous disais que beaucoup de jeunes ne votent pas à la fin parce que à 18 ans ils sont pas forcément légitimes nous en tant responsable politique on a deux enjeux à la fois leur expliquer que ils sont légitimes ils et elles sont légitimes à penser politique et à s'engager en politique et aussi alors montrer qu'on peut changer les choses il faut expliquer le rôle des institutions il faut expliquer comment fonctionne le mouvement social il faut expliquer toutes ces choses là il faut être pédago et derrière quand on fait de la pédagogie on arrive à leur faire comprendre qu'en fait on a du pouvoir et particulièrement la jeunesse avec tout ce que je vous ai expliqué sur le poids de la jeunesse sur le corps électoral sur ces aspirations politiques donc voilà un portrait un petit peu large de ce qu'on penser sur la question et j'ai pensé qu'il était intéressant pour réfléchir à cette question et après ensuite avoir des échanges d'amener des jeunes militants sur des questions assez diverses donc je peux déjà commencer par vous présenter manel qui est organisé dans le qui arrête jeune et à vous expliquera ce que c'est engagé sur beaucoup de questions et qui va notamment aborder la question des quartiers populaires aussi Sandy qui est engagé à alternatiba et qui va nous parler du rapport entre la genèse et les mouvements écolos sur toutes ces questions et Colin qui est engagé à la voie lycéenne qui va nous expliquer les différentes mobilisations lycéennes et aussi nous expliquer chacun comment est-ce que eux voient la question à travers les mouvements dans lesquels ils contribue et aussi nous parler un peu leur propre politisation parce que c'est quelque chose d'intéressant et je serai intéressé aussi d'entendre les expériences de chacune et chacun sur cette question là donc je vais pas prendre la parole plus longtemps je vais pouvoir te laisser commencer on avait dit que c'était toi qui commençais donc voilà bonne conférence et après on passera aux questions réponses bonjour Est-ce que vous m'entendez bien ok je suis pas super habitué au micro alors je me représente je m'appelle Sandy Oliver Calvo je suis militante et porte-parole d'alternatiba je sais pas si vous connaissez dans tous les cas je vais présenter mais si vous pouvez lever un peu les bras comme ça si vous connaissez jusqu'aux joie ok ça va on est un petit peu connu donc je suis militante dans ce mouvement citoyen depuis depuis 4 ans à peu près maintenant pour me présenter moi dans un premier temps avant de présenter mon mouvement donc moi j'ai grandi dans l'Oise en Picardie maintenant j'habite à Paris mais j'ai passé toute ma vie dans la région de l'Oise dans une petite campagne qui s'appelle Boran-sur-Oise personne connaît donc moi j'ai grandi là-bas j'ai essayé d'accéder aux études supérieures en venant d'un d'une petite campagne ou on nous explique pas qu'il y a des grandes écoles où nous explique pas qu'il y a des parcours à respecter on nous explique pas toutes ces choses là et on nous fait comprendre quand on fait partie d'une classe sociale pas forcément aisée moi mon père et jardinier ma mère et femme de ménage on nous fait rapidement comprendre que on n'est pas légitime dans les études supérieures qu'on va vite de voir s'engager dans le bac professionnel en méprisant totalement à ses professions là par ailleurs comme si c'était des choses qui n'avaient absolument aucune valeur quand on sait gérer la main d'oeuvre on m'a rapidement fait comprendre que moi j'allais vite de voir aller en bac pro qu'on allait vite me faire ranger dans la société rapidement et que j'avais j'allais avoir aucun épanouissement intellectuel vis-à-vis des études supérieures etc quand je me suis rendu compte un peu toute cette supercherie bah ça a été difficile quand même de continuer de d'essayer d'aller à l'université de payer ses études en parallèle enfin bon je vous parle de choses que je pense tout le monde ici à a fait et au fond de moi il y a toujours eu la question écologique je pense comme beaucoup beaucoup de gens ici je ne sais pas pour quelle raison ça a toujours été présent mais en tout cas ça a toujours ça a toujours été là en 2018 je pense que tout le monde se souvient du rapport du GIEC qui était sorti c'est le rapport du GIEC 1,5 degré qui avait fait enfin la une de tous les journaux et moi à cette époque là j'avais commencé à faire de la communication donc un boulot vraiment qui me passionnait pas je faisais de la pub pour des entreprises qui me passionnaient pas j'avais un boulot qui me saoulait et c'était ce que j'avais réussi à faire et là on se retrouve avec le rapport du GIEC qui fait enfin la une de tous les journaux qui nous dit qu'en fait la planète absolument pas viable il y a des populations qui vous souffrir qui a des territoires qui vont disparaître qu'il y a des gens qui vont mourir de chauds qui vont mourir à cause de pénuridaux enfin des choses qu'on commence à vivre avec l'avant-gout qu'on a eu qu'on a eu cet été et donc en parallèle de ça j'ai commencé à me dire bon bah là il faut il faut commencer à s'engager ce à quoi s'est multiplié l'engagement des gilets jaunes et là c'était un moment très intéressant pour moi en tant que jeune qui savait pas du tout ce que j'allais faire de ma vie dans ce monde un peu dénué de sens les gilets jaunes ont commencé à émerger et moi mon père c'est hyper engagé sur les mouvements était à fond sur les ronds-points dans l'Oise en Picardie et bah tout de suite dit mais pourquoi tu t'engages dans la lutte écolo pourquoi la lutte écolo pourquoi tu vas pas militer pour pour la précarité pour un meilleur salaire et là c'est vrai que ça a été toute la toute la bataille qui a mené que j'ai mené et qu'amené le mouvement climat qui a été de dire en fait la question écologique est intrinsèque atelier à la question de la jeunesse on y viendra et à la question sociale si on regarde les émissions de gaz à effet de serre en France ce sont 1% des plus riches qui émettent 17% des émissions de gaz à effet de serre si on parle en tonne de CO2 en moyenne annuelle un une personne dit triche aimait sans deux tonnes de CO2 par an alors qu'une personne lambda émet environ 3 tonnes de CO2 par an bref tout ça pour dire que du coup la le lien c'est rapidement fait à l'époque le lien n'était pas clair mais c'est rapidement fait entre ce qu'on appelle la fin du monde et la fin du mois je pense que tout le monde se souvient de slogan et j'ai décidé de m'engager plus concrètement et de manière plus pragmatique dans la lutte c'est-à-dire en m'engageant auprès d'un mouvement citoyen qui s'appelle alternatiba et qui organise notamment des mobilisations sociales qui a organisé pas mal de marches pour le climat ou d'action désobéissance civile et qui dit qu'en fait sans soutien populaire alors il y a des gens qui à l'Assemblée nationale et il le faut il y a des gens qui s'engagent dans les partis politiques qu'il le faut mais il faut qu'il y ait un mouvement social cohérent organisé avec des revendications politiques fortes qui se structure dans la rue et ça c'est la ligne d'alternatiba qui est de dire en fait il faut qu'on s'organise pour faire pression pour faire pour organiser toute cette cool toute cette colère qui est en train de qui est en train de bouillir il faut qu'on fasse pression sur les décideurs qu'on les dénonce les responsables et du coup on s'organise ce à quoi on a décidé d'organiser toutes les mobilisations et les marches pour le climat je sais pas si vous avez participé à des marches pour le climat on a décidé d'organiser d'organiser toutes ces marges donc il y a de la colère derrière tout ça mais il y a aussi de la structuration et dans tout ça il y a beaucoup de jeunes ça me fait passer à la jeunesse donc tout ça il y a beaucoup de jeunes qui s'engagent et on est je vais pas donner un pourcentage parce que c'est très difficile à dire mais je pense que il y a au moins 60% de personnes qui ont moins de 25 ans dans les gens que je côtoie beaucoup dans ces mouvements là au moins 70 qui ont moins de 30 ans donc il y a quand même une grosse grosse engagement de la jeunesse qui est même prêt à au-delà des marches qui est même prêt à désobéir qui en fait quand on a un stade où en fait tellement pas écouté la situation est tellement dramatique les générations précédentes et notamment les plus aisés ont tellement bousillé la planète et du coup les conditions de vie digne sur terre parce qu'on parle de ça on parle de conditions de vie digne sur terre qu'en fait on ne sait plus par quel bout prendre les choses on ne sait plus comment se faire entendre et il y a eu du coup l'émergence de youssoir climate etc en France et tous ces mouvements mais bon ça c'est un mouvement de jeunesse mais la jeunesse est vraiment présente dans tous les mouvements écolos et suite à ça ce sont organisés des grèves ce sont organisés des manifestations organisé des actions désobéissance civiles illégales moi par exemple à 22 ans je me suis mise à décrocher des portraits d'Emmanuel Macron à bloquer des multinationales et en fait à me retrouver [Applaudissements] et on se retrouve dans une situation où on se dit la situation est-elle que je suis prête à avoir un procès procès qui sera médiatisé parce que moi si on est prêt à faire de la désobécence civile non violente c'est parce qu'on le fait dans des organisations qui sont organisées cadrées où on sait que derrière il y aura du soutien qu'on sera pas seul que le procès sera politisé médiatisé mais on en est à une jeunesse qui bouillonne à ce point-là que en fait tout le reste ne fonctionne pas on en est au point on se dit bah en fait de toute façon à quoi bon qu'est-ce que je vais perdre autant que j'ai un procès et que ça fasse le procès médiatique est climatique du gouvernement en place on en est à on en est à ce niveau là donc voilà donc suite à ça il faut moi ce que je pense c'est qu'il faut continuer de s'organiser la colère elle est elle est là elle est là auprès de la jeunesse notamment sur les questions climatiques ça me fait ça ne fait que grandir enfin cet été nous on a reçu des tonnes de messages de gens qui veulent s'engager qui ne savent pas comment s'engager et malheureusement c'est que le ce type d'été ben c'est qu'une ébauche de ce à quoi on doit s'attendre on sait que la laisse et les populations les ménages les plus moyens vont être les premiers à en pâtir encore des conséquences du réchauffement climatique si on se si on s'organise pas et donc selon moi la clé c'est de c'est de créer des cadres des structures pour qu'on continue de s'organiser de s'engager pardon et surtout que on n'hésite pas à passer et à soutenir la jeunesse qui est prête à passer à des obéissance civile non violente parce qu'il faut passer un cran au dessus la situation est vraiment assez dramatique [Applaudissements] du coup bonjour tout le monde moi c'est manel je suis secrétaire national de du collectif region rassemblement pour l'égalité la démocratie vous m'entendez bien ouais très bien du coup je pense que vous n'êtes pas beaucoup à connaître region ici c'est un collectif qui s'est monté il y a à peine un an dans un contexte particulier qui est celui de la montée de la structuration pérenne des idées d'extrême droite de du fait qu'il y ait des lois liberticides qui ont été qui ont été votés qui ont organisé une société voilà deux répression on l'a vu avec les gilets jaunes etc et avec la montée des scores électoraux du Front national donc voilà enfin je l'ai dit moi je suis manel je viens du mouvement communiste j'ai adhéré d'abord à lui aussi à l'Union des étudiants communistes j'ai adhéré voilà pour plein de raisons la première enfin c'était une campagne que menée l'UEC à l'époque c'était sur le salaire étudiant et sur voilà la précarité étudiante et la nécessité de reconnaître le travail beaucoup de gens comme un travail à part entière c'est à dire de dire que les étudiants sont des travailleurs et des travailleurs en formation ce sont les travailleurs de demain et qu'il produisent un travail et qu'à ce titre là il faut il faut le reconnaître donc voilà j'ai commencé à militer là-dessus plus généralement moi je viens on va dire de la tradition anti-colonialiste donc voilà surtout lié à la guerre d'Algérie voilà j'ai baigné dans cette histoire c'est une histoire qui m'a passionnée de par mon histoire familiale de par voilà mon histoire voilà aussi ici en France de femmes entre guillemets issus de l'immigration et donc du coup voilà l'histoire de la Révolution algérienne m'a toujours voilà passionnée a été une source d'inspiration dans mon engagement politique et donc je trouve dans les luttes anti-colonialistes l'ensemble voilà des je me retrouve dans les luttes anti-colonialistes parce qu'elle représente voilà toutes les luttes contre la domination l'exploitation aussi voilà l'émancipation humaine donc voilà j'ai eu un engagement politique très sur énormément de questions je me suis jamais spécialisée voilà sur une seule thématique en particulier une autre thématique qui me caractérise beaucoup c'est enfin sur laquelle je me suis beaucoup engagée c'est les luttes féministes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles voilà qui a été élu extrêmement difficile à mener notamment dans nos organisations politiques et dans les organisations politiques de jeunesse voilà donc voilà c'est un peu pour pour recontextualiser voilà d'où je viens on a monté redgent du coup comme je l'ai dit tout à l'heure dans un contexte particulier et je pense que si on l'a monté aussi c'est parce que on a fait un constat qui était voilà c'était à peu près au moment des enfin après les marches pour Adama et les grandes marches du TGI après la mort de George Floyd et tout ce qui s'est enfin ce qui s'est passé ici en France les marges pour la loi contre la loi la sécurité globale et toute voilà les lois enfin toutes les mobilisations contre les lois séparatisme etc et on s'est rendu compte que à des moments il y avait des jeunes qui étaient extrêmement mobilisés à des instants T qui sont voilà qui cristallisent voilà des tensions comme les marches pour Adama et puis dans des marches syndicales appelez pas les organisations politiques etc ces jeunes là n'étaient plus présents dans ces marches là donc où est-ce que où sont passés ces jeunes notamment de quartier populaire etc qui se sont mobilisés à un instant T euh où est-ce qu'ils sont aujourd'hui comment est-ce qu'ils s'organis comment est-ce qu'on peut les organiser est-ce qu'ils s'organisent déjà ils ont pas besoin de nous enfin voilà tout un tas de questions et donc du coup on a décidé de monter voilà le collectif region qui voilà c'est très très des questions de citoyenneté de citoyens de seconde zone de dire qu'aujourd'hui il y a des gens qui sont légalement citoyens mais qui n'ont pas le même accès à la politique la même représentativité politique qu'ils n'ont pas non plus qu'ils ne sont pas considérés comme des citoyens à part entière notamment par exemple via les violences policières le contrôle officiel etc et notamment voilà aussi la question du genre spécifique dans les quartiers populaires etc donc on part de toutes ces réflexions là et on se dit voilà aujourd'hui assez citoyens de seconde zone et il y a nécessité aujourd'hui de de voilà de traiter de ces questions là de les donner de les poser donc on a eu voilà à la fois démobilisations sociales à la fois un contexte qui est extrêmement répressif et donc du coup voilà ça c'est ça c'est cristallisé voilà c'est deux dernières années aussi durant les élections présidentielles et donc du coup je pense que la question aujourd'hui qui se pose pour le mouvement de transformation sociale c'est de dire voilà il y a des franges de la société qui sont mobilisables qui se mobilisent sur des questions mais aujourd'hui elle ne se mobilise pas dans leur entièreté et donc il y a nécessité de les organiser et c'est à partir de ce moment là on se posant cette question que la question des jeunes des quartiers populaires elle est intéressante elle est intéressante pourquoi parce qu'on l'a vu notamment pendant les élections présidentielles les jeunes de populaire ont failli basculer l'histoire et on y reviendrait un peu plus tard mais leur rôle il est crucial d'un point de vue politique d'un point de vue stratégique d'un point de vue tactique et c'est de cette fin de en partant de là en partant de ces réflexions là que la question de voilà de la mobilisation des jeunes de quartier populaire et intéressantes on entend souvent dire que voilà dans les quartiers il la redit tout à l'heure Louis voilà les jeunes de quartier populaire sont des politiciens ou alors s'engagent pas en politique etc alors faut savoir que voilà toutes les études montrent qu'en réalité on est une des jeux en la France possède l'une des jeunesses les plus engagées notamment dans le tissu associatif et les jeunes de quartier populaire ne enfin rentrent aussi enfin dans ces dynamiques là la seule chose qui qui est vrai aujourd'hui c'est que en fait il y a une transformation une transformation des modalités d'engagement et des formes d'engagement des jeunes et par exemple aujourd'hui c'est le mouvement c'est là qu'ils sont assez le cas pour le mouvement féministe le mouvement climat génération Adama ce que vous voulez c'est que on s'engage dans des actions concrètes où on voit concrètement que voilà notre action on s'engage et notre action elle a un impact direct c'est à dire on s'engage pas dans des organisations pour je sais pas la révolution dans 10 ans non ce qu'il faut c'est que notre action quand on s'engage quand on donne de notre temps on puisse voilà récolter voilà les fruits de notre militantisme et cette montagne de l'activisme de l'engagement associatif il se fait paradoxalement en opposition aux politiques enfin ou du moins avec une distance du politique il y a une méfiance de tout ce qui est voilà en fait on n'a pas envie d'être récupéré par la politique nous on fait on fait certes voilà la politique etc mais on n'a pas envie d'être récupéré par le par le politique et donc c'est vrai pour les jeunes mais c'est vrai ça a été aussi par exemple pour les gilets jaunes où on est il y a eu cette envie de ne pas être récupéré par le politique mais on s'engage voilà sur des questions proprement politique et donc du coup notre génération elle est tiraillée entre à la fois le désir profond de faire de la politique et en même temps le rejet de l'idée qu'est-ce qu'on fait de la politique donc voilà il y a une espèce de contradiction qui est là et c'est totalement le cas par exemple de l'abstention électorale qui est voilà de plus en plus fort dans les quartiers populaires notamment tuer les jeunes et si on parle voilà typiquement de la de l'abstention en fait on voit qu'elles sont les classes populaires sont sur représentées dans l'abstention donc elle ne vote pas massivement mais c'est aussi parce qu'elles ne sont pas aussi représentées politiquement et c'est aussi la raison pour laquelle il y a une distance entre le politique et le fait de ne pas se sentir concerné ensuite sur la question proprement des mutations de l'engagement des jeunes de quartier populaire d'abord en fait il y a surtout une question de rapport au temps je l'ai dit tout à l'heure mais en fait on est une génération qui se dit on a plus le temps 30 ans c'est pas possible 20 ans c'est pas possible 5 ans même c'est pas possible parce qu'on voit le GIEC tout ce qui se passe aujourd'hui dans le monde les crises énergétiques etc c'est pas possible de faire plus de 5 ans et donc il y a un impératif de changement vital qui fait que en tant que jeune quand on sort quand on s'organise on s'organise pas uniquement sur ses propres conditions c'est à dire sur le fait que on n'est pas beaucoup d'argent que ce soit c'est un peu la merde et tout pour nous on s'engage parce que ça nous dépasse ça dépasse l'individu c'est des questions qui relèvent de la société tout entière donc de questions de justice d'égalité etc et donc c'est ce qui s'est joué en fait lors des élections présidentielles pour moi en fait notre génération elle a aussi considéré à ce moment là que c'était l'heure d'elle-même ça veut dire que l'horizon interaciste la révolution féminine l'urgence climatique etc c'était c'était l'expression à ce moment-là du rapport du politique des jeunes et la jeunesse est clairement mobilisée notamment dans ces fractions les plus populaires notamment bah du coup pour la Nupe et les jeunes ont revendiqué au sein de la nuque des formes de radicalité extrême voilà sur les questions voilà antiraciste écologique féministe etc donc il y a ce besoin de radicalité et ce rapport au temps il est crucial parce que il vient aussi en même temps poser la question de l'organisation parce qu'on se rend compte que en fait tout seul on peut rien faire il y a besoin de collectif il y a besoin de créer de la solidarité il y a besoin de créer la solidarité concrète et c'est là que par exemple la crise sanitaire elle a montré que en fait sans solidarité concrète sans organisation des gens sans organisation du tissu social en fait on peut rien faire et donc on ne peut pas exister collectivement sans espaces collectif et ici on va toucher du doigt l'implication des jeunes de quartier populaire pourquoi parce que les jeunes se décarctus populaire se mobilisent à l'échelle locale à l'échelle de leur quartier parce qu'en fait le quartier c'est une réalité qui est tangible pour les jeunes ça veut dire qu'il touche du doigt voilà quand la politique c'est abstrait pour les gens bah la vie du quartier elle elle est extrêmement concrète et en plus la politique dans son sens le plus on va dire noble du terme c'est c'est en fait tout simplement la vie de la cité organiser la vie de la cité organiser organiser son quartier et donc on va voir que les jeunes de quartier populaire ils vont se mobiliser ils vont se mobiliser pour répondre à des besoins sociaux extrêmement urgent par exemple la question de l'insertion la question du fait que voilà on soit confronté à la discrimination à l'emploi le fait qu'on soit des scolarisé le fait qu'on soit en décrochage scolaire le fait que voilà toutes ces inégalités sociales ont besoin voilà d'un renfort associatif etc donc les jeunes vont se mobiliser les jeunes de critiques immobilières vont beaucoup se mobiliser sur les questions voilà de de d'éducation populaire sur les questions voilà de d'aide au lycée 1 etc on va aussi avoir énormément de mobilisation sur les questions mémorielles en thiraciste etc parce que justement on est renvoyé à cette à ce statut en fait de d'enfants d'immigrés d'enfants d'immigrés ou issus de l'immigration donc il est difficile de se défaire et donc du coup il y a un besoin aussi de comprendre de comprendre l'histoire coloniale française de comprendre comment elle se structure et pourquoi est-ce qu'on est perçu comme tel et donc du coup on a par exemple des forces mobilisations sur la question du 17 octobre qui fait résonance avec l'actualité politique par exemple les massacres du 17 octobre ça fait rappeler les violences policières aujourd'hui en France et donc du coup le mouvement contre les violences policières il est aujourd'hui voilà il fait résonance aussi avec un passé colonial etc est-ce que je parle trop non c'est bon et donc du coup enfin voilà donc ça c'est une des autres questions sur lesquelles les jeunes de cartes populaires se mobilisent et ensuite une dernière question moi qui me paraît voilà très comment expliquer à laquelle je suis extrêmement sensible c'est l'essor et la puissance du mouvement du mouvement féministe pardon dans les quartiers populaires en fait on voit que y compris sur les questions de violence policières ce sont des femmes qui incarnent ces violences là on parle voilà de ASAT Traoré Ramata Diane Tounsi etc et donc du coup les femmes qui émergent elles émergent en tant que puissance et ces femmes que ce soit dans le mouvement féministe ou dans le mouvement climat d'ailleurs enfin en fait elles sont présentes vraiment partout elle détient une puissance particulière elles ont fait trembler des états sur les questions de diviser sur les questions d'accès aux droits etc et je pense que le mouvement féministe est un des mouvements en tout cas le plus intéressant parce qu'il a été en mesure de repenser de la vie privée c'est à dire de sa vie sexuelle jusqu'à l'organisation de et l'organisation des rapports de force des rapports de domination etc le mouvement féministe a été en mesure de temps repenser et de penser l'ensemble on va dire de nos sphères sociales et de la manière dont on les appréhende et de la manière dont on a envie de le changer ce monde là et les jeunes les jeunes femmes elles s'investissent énormément dans le mouvement féminin on l'a vu par exemple sur la sur la question des Crop top dans les lycées on voilà des femmes voilà très très jeunes même dès le collège sont simples civilisées sur ces questions là donc il y a vraiment une transformation générationnelle sur les questions féministes qui sont notamment portées dans les quartiers populaires et je pense que il y a quelque chose aussi de spécifique au mouvement féministe et à l'engagement des femmes c'est que pendant des siècles on nous a appris à faire attention à la vie dans le sens de faire attention aux autres faire attention à nos pères à nos frères à nos enfants on a tenu des sociétés pendant la guerre pendant les familles et donc on a cette engagement absolu envers la vie et je pense que c'est un engagement militant et c'est une force en tout cas militante qu'on ne peut pas négliger en tant que femme et donc je pense que tout ce qu'il y a à savoir de l'engagement envers la vie on l'apprend aussi de l'expérience des femmes et donc je pense que de ce point de vue là elles ont un rôle historique majeur à jouer et encore plus les jeunes femmes qui arrivent qui sont encore plus déterminés motivés à changer à changer les choses à chanter les rapports de force qui ont voilà moi déjà je viens d'une génération de militante féministe mais je pense que celle qui viennent après elles ont encore plus elles ont encore plus la grinta que nous et donc du coup voilà juste encore juste sur la question du temps du rapport au temps et aux organisations je pense qu'on est dans une période qui n'est pas une période de stabilité c'est une période de crise politique intense ou voilà les les choses vont très vite on l'a vu cet été les sécheresses les gens qui [Musique] de toutes ces luttes là qui voilà qui feront que voilà la jeunesse jouera un rôle en tout cas je pense crucial dans les lutins [Applaudissements] bonjour alors merci d'abord lu pour l'invitation parce que ça fait plaisir de pouvoir intervenir et puis prendre la parole pendant ce temps vous universités d'été du coup pour ma présenter moi je suis Colin champion donc président du syndicat à la wallisé je vais tu me l'as demandé faire un petit point sur mon parcours comment moi personnellement je me suis politisé comment je suis arrivé dans le syndicalisme lycéen qui est quand même une forme d'engagement un peu particulière mais en même temps qui qui est souvent aussi le point de départ pour des gens qui vont militer toute leur vie le syndicalisme Lucien c'est quelque chose qui qui forme et puis qui après souvent permet de rester longtemps et d'avoir des bases du coup moi mon engagement je vais commencer au collège avec un moment où le mouvement climat a commencé après l'appel de de Greta thumberg j'étais dans un collectif local qui organisait des marches et des grèves pour le climat aussi dans les instances très vite et c'est un truc qui m'a qui m'a formé et qui m'a fait prendre conscience de comment ça fonctionnait les rapports entre l'administration et les lycéens les profs dans un collège et c'est ça qui m'a aussi très vite amené à avoir envie de faire plus je suis passé aussi par alternatiba donc j'ai eu l'occasion de voir ce qui était la désobéissance civile l'organisation des marches et puis le l'écho que ça pouvait avoir dans ma ville a Besançon du coup et puis pour parler de ça aussi parce que je pense que c'est important ça joue un grand rôle dans la famille j'ai un père qui était toujours syndicaliste qui est propre et du coup ça m'a aussi beaucoup aidé parce que j'ai baigné là dedans très vite et du coup c'est un petit peu un petit peu cliché mais je le dis souvent et c'est vrai que ça aide beaucoup quand on a des parents qui sont déjà dans le syndicalisme ou dans une organisation donc cette expérience si je résume un peu après au lycée j'ai très vite adhéré à l' UNL donc syndicat lycéen et puis très vite du coup j'ai eu des responsabilités et puis aujourd'hui c'est aller un peu plus loin je dirais que au lycée globalement l'expérience de l'engagement que j'ai eu c'est l'expérience qui nous fait prendre conscience que l'action collective petit à petit au début on est seul face à un problème on a envie de faire bouger les choses c'est souvent ça commence dans la salle de classe une injustice quelque chose qui nous semble pas juste et même au niveau du lycée et en fait moi j'ai vraiment ressenti ça comme l'engagement ça permet de se faire prendre conscience que l'action collective peut changer les choses à petite échelle ou même à grande échelle et du coup je vais donner quelques exemples quand même qui peuvent aider à comprendre au lycée il y a eu deux moments un peu fort dans l'expérience du militantisme de l'engagement que j'ai eu d'abord un mouvement je sais pas si vous vous en souvenez ce sera un petit peu un test d'ailleurs en 2018 2019 si je me trompe pas un mouvement qui a eu lieu un peu dans tous les lycées de France pour dénoncer l'insécurité sanitaire donc c'est c'est très récent est-ce que ceux qui s'en souviennent de me lever la main se donnera une petite idée c'est pas énorme mais donc à ce moment-là c'était un peu le feu partout en France donc il y a eu des mouvements plus gros que ça mais c'était déjà c'était déjà gros je sens que c'était mon premier sitting dans la cour donc l'occasion de voir comment réagissait improviseur quand il y a 300 élèves qui rentrent dans le bâtiment administratif qui essaie de le bordel et c'est là qu'on se rencontre aussi que c'est quand on est nombreux que on arrive à aller faire avoir un peu plus envie de nous recevoir dans leur bureau de nous écouter et donc ça a été une première expérience et la deuxième expérience que j'ai eu un peu plus personnelle mais qui m'a aussi amené à là où je suis c'est un concile du discipline que j'ai eu donc dans mon lycée il y a une conférence conférence pour la journée de la laïcité qui était un truc national que le ministre avait imposé et le lycée a décidé d'inviter la lycra pour cette conférence pour intervenir on a eu le président régional de la lycra qui est venu qui est venu dire avec un collègue à lui des choses qui nous faisaient par les yeux exorbités sur des propos islamophobes des propos qui ciblaient tout le temps une religion et en fait on s'est bien rendu compte que cette conférence elle n'était pas là pour expliquer vraiment ce qui était la laïcité c'était une sorte de propagande et que ça a choqué tout le monde en fait et moi la réaction que j'ai eu à ce moment là la réaction d'un lycéen qui aurait pu être meilleur mais j'ai fait un tweet à ce moment là j'ai dénoncé propagande d'extrême droite dans mon lycée et proviseur qui n'était pas très pas très amis pas trop après c'est j'ai eu un conseil de discipline donc il y a eu un peu de soutien dans le lycée quand même et en fait cette histoire là ça a créé une sorte de collectif entre les profs les élèves les parents d'élèves et en fait plein de gens qui n'ont pas accepté que ça se passe comme ça parce que si deux autres élèves qui avaient qui avaient dénoncé ça qui ont été sanctionnés et donc moi c'est ça qui m'a un peu fait prendre conscience de la répression qui peut exister parce que tout à l'heure on parlait de la répression policière la répression physique existe notamment dans les manifestations dans les quartiers populaires qui subissent un peu tous les jours mais une autre forme de répression qu'on côtoie dans le militantisme c'est la répression administ judiciaire et en fait quand on s'engage que ce soit dans une entreprise je pense sur son lieu de travail dans un service au lycée ou au collège à l'école là où on travaille on étudie en fait on se rend bien compte que quand on veut faire bouger les choses et qu'on n'est pas très nombreux on est très vite une cible et donc je pense que c'est aussi quelque chose qui compte dans la façon dont les gens vont vouloir s'engager ou non du coup passer là dessus sur les autres choses qui m'ont qui m'ont un peu amené à là où je suis au lycée c'est les instances encore parce que le conseil d'administration au lycée moi j'ai toujours vu ça un peu comme ça c'est alors même si on n'a pas beaucoup de de pouvoir on peut pas faire grand-chose en fait ça reste toujours une sorte de tribune et j'ai toujours j'ai toujours pensé ça que même si viseur l'administration dans un conseil de d'administration elle a souvent le dernier mot et on peut pas on peut pas obtenir de grosses victoires on obtient souvent des petites choses on est déjà très content mais en fait c'est une tribune et c'est important d'être là parce que si on n'est pas là s'il y a pas des lycéens qui qui se présentent dans les instances et en fait qui essayent de mener une bataille comme ils peuvent pour et ne pas la faire dans leur coin ou si c'est ça que que j'ai retenu de mon côté c'est en fait ce qu'on fait quand on quand on bataille dans les instances dans la rue quand on mène des combats militants il faut aussi s'adresser au milieu qu'on représente et lui dire ce qu'on fait le tenir au courant parce que c'est ça aussi qui permet de recréer un lien de créer de la confiance entre des élus et le milieu en lui-même c'est de montrer que on n'est pas là pour rien on n'est pas là pour brosser dans le sens du poil les décisions qui sont prises dans les dans les instances et en fait moi je je pour moi le conseil d'administration dans un lycée c'est une sorte de Parlement ça permet d'avoir un minimum de démocratie même si c'est un peu un peu ridicule quand même ça permet parfois de se faire entendre voilà là-dessus ce que j'en ai tiré moi c'est le sentiment d'être de légitimité quand on a été élu quand on a été poussé par un milieu des gens qui nous ont fait confiance ça donne quand même une responsabilité une charge sur le dos et du coup c'est c'est ce qui a compté pas mal pour moi donc voilà un peu pour mon parcours je vais passer un peu aux éléments de constat que je pouvais tirer sur la question donc la jeunesse est-elle des politisée évidemment tu l'avais dit dans ton tweet ce matin Louis évidemment la réponse est non moi je dirais que la je vais aller dans le sens de ce qui a été dit avant la jeunesse elle est politisée autrement aujourd'hui parce que on a des clivages idéologiques aujourd'hui qui sont brouillés Macron il y a pas mal contribué d'une part en sens positionner et d'autre part en faisant le marche-pied à l'extrême droite aujourd'hui la jeunesse elle est sûrement un peu perdue quand elle rentre en politique et en fait elle rentre dans une conjoncture qui est différente aujourd'hui et ça il faut le prendre en compte ce qu'on a le contexte dans lequel on est aujourd'hui c'est pas le même que il y a 30 40 ans il a il a vraiment changé et c'est ce qui fait qu'on peut penser que la jeunesse est des politisés mais c'est pas le cas du tout les jeunes on le sait aussi et c'est ça qui est un peu caractéristique de constat qu'on peut faire aujourd'hui c'est qu'on vient de tendance à refuser les étiquettes alors qui est pas forcément énorme mais on peut le constater aujourd'hui il y a plus en plus de collectifs locaux des choses qui se qui se font localement dans le mouvement écologiste aussi pas mal il me semble et donc ça déstructure un peu ce qui existait depuis des dizaines d'années et du coup ça ça bouleverse un peu l'engagement globalement un élément important aussi pour moi dans comment les jeunes se politisent aujourd'hui c'est le fait que l'abstention monte par exemple ça c'est une des conséquences pour moi du fait que les quinquennats précédents dans lesquels on avait encore un espoir avec un candidat des idées progressistes qui qui se présentaient en fait les quinquennat successifs ces 10 dernières années ils nous ont ils nous ont des illusionné et en fait il y a une espèce de de confiance qui s'est rompu pour beaucoup de jeunes dans les politiques qui se transmet aussi des parents avec leurs enfants mais qui comptent beaucoup et il y a du coup je pense que oui ça va encore te parler cette forme d'incompréhension entre les générations parce que les combats qui nous touchent aujourd'hui nous jeunes donc qui sont très très politisés sur les questions de climat sur les questions féministes sur les questions d'identité de genre aujourd'hui on est majoritairement déconstruit sur les questions sur la question féministe LGBT et en fait sur les autres sujets on a à peu près tous la même consensus parce qu'on a la même expérience parce qu'on a vu tout ce que la terre était en train de cramer sous nos yeux et nos parents nos grands-parents n'ont pas connu ça donc il y a aussi ce choc qui bouleverse les choses voilà donc sur le constat que je peux tirer et puis du coup avant de donner la parole je vais parler un peu des pistes que nous on voit à la voile lycée et qui qui pour nous sont intéressantes sur la question de la jeunesse est-elle des politisée déjà savoir que l'expérience de l'engagement c'est ce qui ce qui amène à se politiser c'est quelque chose de très important l'engagement souvent il arrive parce qu'on a eu une expérience particulière d'un rapport de domination parce qu'on a eu on a vécu un procès une situation en injustice et du coup c'est ça qui nous amène souvent à avoir envie de de dépasser l'individuel de faire de d'un problème individuel qu'on a vécu de vouloir se mobiliser pour que les autres le subissent plus et que ça devienne une revendication collective et puis quelque chose de très important et donc je vais peut-être donner des pistes sur la suite de la discussion à la rentrée la jeunesse elle se repolitise même si elle l'est on l'a vu mais elle se politise encore plus quand elle se mobilise et c'est quelque chose qu'on voit très bien quand il y a un mouvement notamment un mouvement lycéen mouvement étudiant le fait que les gens se parlent entre eux qui discutent de leurs problèmes qui se rendent compte qu'ils sont pas tout seul c'est ça souvent qui amène à ce que les gens se soudent ça a été le cas aussi avec le mouvement des gilets jaunes moi j'ai essayé de suivre un peu ce qui se passait et en allant sur les ronds-points on voit très bien qu'il y avait aussi ce côté là la solidarité entre les gens des gens qui étaient dans des situations vraiment difficiles en fait il y avait déjà le réconfort de se sentir ensemble et de se dire on a envie collectivement que ça change voilà et puis donc sur cet enjeu là de la mobilisation à la rentrée on va avoir on va avoir beaucoup à faire parce qu'on sait que on a un ministre avec qui ne dont le projet ne change pas des réformes qui arrivent dans l'éducation nationale elles sont elles vont être elles vont être importantes et en fait le projet dans l'éducation nationale le projet de sélection de cases du service public tel qu'il est de vouloir donner de l'autonomie au lycée ces choses là et notamment ce qui est en train de ce qui est en train d'attaquer Papen DIY sur le les conditions de travail le statut des profs c'est des choses qui vont être extrêmement importantes à combattre et on voit bien que petit à petit l'école publique le lycée qu'on connaissait jusque là qui était imparfait il est en train de d'être détruit dans dans tous les dans toutes ses formes et donc on va avoir besoin pour ça évidemment de continuer à être dans les instances parce qu'on la formation à laquelle moi j'appartiens les organisations à laquelle on appartiennent on croit là-dedans on pense que on peut il faut qu'on soit dans les instances pour se mobiliser mais il va falloir être dans la rue et ça c'est très important donc des septembre octobre commencé à se mobiliser et préparer une année qui va être une année de combat sur tous les plans voilà merci [Applaudissements] merci Colin merci à vous je pense que enfin si jamais je pouvais ajouter quelque chose qui me paraît quand même à être assez important je pense que l'un des principales problèmes qu'on peut avoir en tant que une erreur même qu'on peut commettre en tant que militant politique par rapport à la jeunesse c'est l'infantilisation se dire la jeunesse est dépolitisée ou développer un culte de la radicalité de la jeunesse ou il faut je pense qu'il faut avoir un rapport aux jeunes néo militants à égalité avec tous les autres c'est moi quelque chose que j'ai déjà pu voir dans des groupes d'actions dans lesquels j'ai pu aller ou ouais voilà ça fait grave plaisir de voir un nouveau militant déjà de base ça fait encore plus plaisir de voir un jeune militant mais il faut vraiment essayer d'avoir voilà c'est c'est un militant ou c'est une militante et il faut éviter de tomber dans l'infantilisation pour autant il faut quand même avoir conscience et c'est plus ou moins la synthèse de ce qui a déjà été dit là que il se passe quelque chose de vraiment vraiment particulier dans la jeunesse je pense même que vous avez parlé par exemple enfin de on a parlé de beaucoup de thématiques et celles qui sont principalement ressortis ce sont celles de la violence sociale que prennent les jeunes Jean-Luc Mélenchon disait il disait on va supprimer parcoursup les journalistes demandées vous allez le remplacer par quoi il disait pas rien c'est vrai ça à 30 40 ans il y avait pas besoin de parcoursup pourquoi parce qu'il y avait suffisamment de moyens par élève aujourd'hui c'est pas le cas vous avez une masse de jeunes qui ont qui rentre dans des institutions qui rentrent dans les services publics et vous avez beaucoup moins de moyens qui sont alloués là vous avez une violence sociale qui dépend du contexte politique actuel on parle aussi j'entends beaucoup de de paternaliste expliquer oui mais vous avez qu'à trouver du boulot bah oui mais il y a 16% de chômage chez les jeunes c'était pas le cas avant et encore 16% de chômage rappelle qu'il trafiquent les chiffres avec l'apprentissage et les critères de l'Insee rechercher ça c'est une histoire de fou donc là déjà sur la question sociale on voit bien qu'il y a un décalage historique générationnel les autres ce qui est aussi principalement sorti c'est la question climatique c'est assez évident de comprendre en quoi est-ce qu'il y a un décalage générationnel sur les questions climatiques le mouvement climat est un mouvement intergénérationnel mais surtout un mouvement de jeunesse il faut pas il faut pas s'en cacher ce qui est aussi impressionnant de voir dans le mouvement de jeunesse c'est de voir à quel point comme tu as déjà pu l'expliquer manel à quel point le mouvement féministe et le mouvement de jeunesse a une place importante dans le mouvement féministe à quel point il apporte un nouveau regard à quel point il apporte une nouvelle forme de radicalité et ça c'est quelque chose d'intéressant à regarder c'est eu intéressant de regarder aussi le rapport que peut avoir la jeunesse au genre je suis stupéfait de voir à quel point les déconstructions de normes genre c'est une vitesse folle dans la jeunesse je suis impressionné de voir à quel point la jeunesse a une place importante dans les mouvements anti racistes et ce qu'on peut observer finalement c'est que il y a une rupture générationnelle ce mot il faut pas en avoir peur ça impose pas qu'il va y avoir une guerre des générations comme certains médias et sérieux de le faire entendre non pas du tout ça montre finalement que la jeunesse elle a des aspirations politiques et un besoin de radicalité notamment par son rapport au temps qui est différent et c'est une bonne chose c'est une bonne chose notamment pour notre mouvement politique parce que nous les aspirations politiques radicales de la jeunesse on les incarne et aussi les transformations des différentes formes d'engagement qu'on peut observer dans la jeunesse qui sont des engagements beaucoup plus ponctuels parfois éphémères et pas pour nous c'est intéressant parce que notre mouvement politique il est justement fait pour accueillir ce genre d'engagement et on va avoir l'occasion d'en discuter d'en discuter ici mais il faut aussi réfléchir comment est-ce que nous dans nos groupes d'actions on peut faire on peut réussir à donner une place à cette assez forme d'engagement à ses besoins de radicalité vous avez peut-être vu qu'il y a eu les universités d'été des jeunes insoumis qui ont accueilli 400 personnes ça c'est intéressant parce que à chaque fois il double au début ils ont commencé à 50 ensuite ils sont à 100 en Suisse ils sont à 200 là ils sont à 400 si jamais 800 600 c'est Manu qui va gueuler sur la FA mais on voit quand même que il est en train de se passer quelque chose dans la jeunesse dans ses aspirations politiques dans sa forme d'engagement et dans son besoin de radicalité on voit que notre mouvement il essaie d'être en phase avec ça pas forcément parfaitement et du coup il faut qu'on ait une réflexion collective pour voir comment est-ce que nous sur nos groupes d'appui on peut essayer de faire en sorte de porter ses luttes là j'aimerais ajouter aussi que quelques petits points de contexte il va y avoir la marge contre la vie chère qui va falloir lier aux questions de jeunesse une réforme des bourses est en préparation on sait pas encore quel sera le contenu mais je vous préviens ça va être du sale je pèse mes mots il va y avoir une réforme de la voix professionnelle ça va être du sale il va y avoir une réforme de l'assurance chômage ça va être du très très sale donc il va falloir nous aussi être capable en tant que militant de faire le lien entre ce qu'on veut faire sur la Marche pour la vie chère et les questions de jeunesse voilà j'en dis pas plus je pense qu'on pourrait passer à un petit tour de question-Réponses je conclurai déjà en vous remerciant pour vos interventions qui étaient très intéressante et je conclurai et je conclurai aussi en vous remerciant j'ai vu qu'on devait ramener encore des chaises et honnêtement ça fait vraiment vraiment plaisir il y a un autre très bon signal c'est de voir que bah il y a des jeunes militants qui sont ici et qui viennent écouter les débats qu'il y a des personnes qui sont pas forcément des jeunes militants mais qui par contre viennent et qui veulent écouter pour essayer de voir comment est-ce que elle aussi elles peuvent prendre part j'utiliserai pas ce mot d'essayer de voir comment est-ce que elle aussi elles peuvent apporter leur pierre dans l'édifice et bah écoutez la question on avait commencé à se poser la question de est-ce qu'il y a encore de l'espoir quand vous voyez que vous avez des militants qui prennent des conseils de discipline pour prendre position contre l'islamophobie qui décroche des portraits de Macron s'attaquent aux multinationales et créer des organisations dans les quartiers populaires et on les analyses comme manel et bah franchement il y a de l'espoir voilà merci à vous [Applaudissements] je suis pas sûr que le fil soit assez long voilà ça fonctionne est-ce que Louise est-ce que tu es là Fabien voilà alors voilà Fabien qui est aussi un militant très très chouette qui lui participa officiellement à l'organisation à titre voilà tiens est-ce que c'est possible de faire des tours de parole je vois que là-bas il y a une prise de parole voilà je te laisse faire tourner le système avec lequel on fonctionne on prend trois quatre questions après ensuite on répond après on reprend trois quatre questions il nous reste encore une demi-heure plus quart d'heure syndical donc on a du temps [Musique] [Musique] avec le changement climatique il y a un énorme stress avec le chômage avec vraiment l'avenir qui se fait complètement briser par les politiques actuelles et d'ailleurs dans le monde entier pas que avec Macron et sur les jeunes qui se sentent pas mes légitime à avoir des idées politiques ils en ont quand même mais c'est vrai que je vois un manque de de se sentir légitime de de dire d'exprimer ses idées et du coup moi j'ai une petite question simple dans ces cas-là je demande mais est-ce que tu sais ce que tu as envie en fait pour ton avenir des qu'est-ce que tu as envie pour ton futur évidemment que les gens ont des réponses à ça évidemment que la les jeunes sont pas débiles et ils connaissent leurs besoins et aussi des solutions donc des revendications évidemment de la vie courante sur sur le droit au logement sur les salaires sur les conditions de travail qui sont inexceptables ou enfin pour ceux qu'on y travaille évidemment du refus de la sélection pour ceux qui sont dans ça marche mieux quand je suis plus moche du refus de la sélection pour ceux qui sont dans le dans le système solaire et de colère et du refait aussi de cette société qui détruit qui détruit une autre avenir qui détruit la planète donc aujourd'hui il y a beaucoup de personnes qu'on aime qui comprennent qu'il faut se débarrasser de ce système capitaliste tout entier alors avec une notion parfois flou évidemment de capitalisme tout ça mais mais qui comprennent que ces systèmes il va à droite dans le mur et qui nous plombent tous et toutes bon oh ça fait une petite minorité qui s'en sert très s'en sort très bien je pense à des os tout ça bon eux ça a l'air d'être plutôt cool pour eux mais pour nous pour la plupart des gens normaux qui ont un peu les pieds sur terre littéralement du coup c'est pas la c'est pas la même chose et nous ce qu'on dit ce qu'on sent ce qu'on te demande aussi avec du coup je mets vidéo aujourd'hui à Rouen avec les jeunes qui ont quand même envie de s'organiser même si c'est pas forcément on s'organisait dans un truc politique au sens propre du terme mais envie de quand même communiquer entre eux et de avoir et quand même une forme d'organisation qu'on doit s'organiser pour dégager ce système mais pour le dégager pourquoi et faut apporter je pense on doit aussi en tant que militant militante apporter aussi des réponses là-dessus on doit apporter des réponses sur quel système on veut on veut un système socialiste on va un système qui est géré par les besoins qui est pas géré pour le profit de minorité de merde capitaliste qui pense vraiment qu'à ses intérêts privés évidemment et qui détruit du coup les ressources qu'on a c'est à dire les humains la planète et donc moi je veux une école de musique qui soit planifiée au service des besoins ou au service de l'humain qui permettent d'avoir une écologie une vraie pas faire pipi sous la douche ça sert à rien les gars vous pouvez le faire mais ça sert à rien et bref et juste un petit truc par rapport à la rupture générationnelle je suis à moitié d'accord je suis d'accord qu'il faut qu'il faut en fait je pense qu'il faut vraiment qu'on pense aussi à amener les jeunes à lutter aussi avec les travailleurs et les travailleurs parce que la jeunesse c'est pas venir mais les travailleurs les travailleurs vont actuellement tourner la société et c'est ensemble seulement tous ensemble tous et tous ensemble qu'on pourra gagner je me lève bonjour Voilà pardon il y a une traduction à soulever du coup Hugo je suis syndicaliste étudiant à l'alternative je voulais revenir 30 secondes sur cette histoire de jeunesse et politisée je pense qu'on l'a vu grâce au aux intervenants aux intervenantes merci de montrer que la jeunesse n'est pas des politisés et ça fait plaisir d'avoir un discours aussi construit mais nécessairement dans cette jeunesse qui était pas des politisés faut je pense regarder ces grandes préoccupations dans l'immédiat qui est la précarité également pas que la précarité étudiante dont on a beaucoup parlé ces derniers temps mais la précarité toute la jeunesse moi je connais surtout là la précarité de temps donc je donne deux trois chiffres il y en a étudiant sur deux qui travaillent c'est la première cause des chèques en licence il y a des files alimentaires à ne plus savoir qu'en finir quand vous êtes syndicaliste et que vous transformez en Secours populaire et à côté de ça il y a surtout clairement des suicides étudiants qui se font à cause de la précarité et donc dans ce contexte là Louis a commencé à l'évoquer mais je pense qu'il faut qu'on en ait un petit peu conscience va y avoir une réforme des bourses dans cette réforme va il y a deux camps très simples à voir la location d'autonomie d'un côté le nôtre celui qui dit qu'il faut avoir un quatrième âge de la vie celui de la Genèse dédié à la formation quelle que soit son origine sociale on accède à l'enseignement supérieur on peut s'y émanciper grâce à quoi grâce à une allocation de tenue aux revenus minimum au seuil de pauvreté excusez-moi ce premier camp et en face celui de la ministre celle qui va vouloir baisser les bourses on connaît pas grand chose on connaît quand même deux choses je vous le dis elle va vouloir fusionner les bourses et les APL quand on connaît le projet de Macron pour les APL la fusion avec les appels on sait que c'est jamais bon le deuxième élément c'est les droits et les devoirs donc par exemple ils vont nous demander de nous salarier à côté de nos études pour avoir le droit le privilège que dis-je que d'avoir une bourse donc ces deux camps-là ils vont se matérialiser très fortement à la rentrée nous les syndicalistes on va faire le taf on va essayer au maximum de monter la mobilisation bloquer les facs afin de latéraliser les deux camps et d'aller vers cette allocation d'autonomie mais je pense que la deuxième chose dont il faut qu'on ait tous conscience qu'on se dit la jeunesse est des politisés non mais si on veut ramener la jeunesse aux yeux on y a deux choses à la fois rentrer dans ces débats rentrer dans ces deux camps en 2017 on a perdu la bataille de la sélection parce que si la la population était pas forcément tout le temps derrière les batailles de la jeunesse contre la sélection et donc là il va falloir se dire c'est bon il y a deux camps nous faut qu'on rentre pleinement vers la location d'autonomie et qu'on aille à chaque tribune médiatique à chaque tractage à chaque fois qu'on peut parler d'un jeune latéralisé sur ces deux gants la ministre contre nous et le deuxième point c'est de soutenir les jeunes dans les luttes parce qu'on en a un petit peu parlé mais moi quand j'étais syndicaliste lycée avec lui combien de fois on a vu des lycéens se prendre des conseils de discipline parce qu'ils avaient bloqué leur lycée parce qu'ils avaient osé être contre la sélection etc etc et parfois même je me permets de le dire il y avait des syndicalistes qui étaient contre ses propres étudiants et ses propres jeunes qui se mobilisaient donc il faut qu'on soit entièrement derrière c'est lui de cette de la jeunesse effectivement on a une radicalité qui nous est propre parce qu'on a un temps qui nous est propre mais on a besoin du soutien de toute la population dans nos luttes parce que nous on sait le rendre et nous on sait aussi y aller dans des luttes d'intérêt général et je pense qu'il faut bien voir ces deux éléments là pour ramener les jeunes à sodium en tant qu'insumi c'est la soutenir dans ses luttes et la soutenir fermement merci alors vous êtes assez nombreux à vouloir poser des questions on va essayer de faire tourner un petit peu dans la salle et on va faire comme a dit oui trois par trois et où on va faire passer autant de personnes qu'on peut bonjour je m'appelle Adriana je suis chez les Chun de glénoble ça fait 300 que je mets pas contre le système et il y a une question que il y a 10 millions de pauvres en France et donc les cheveux aussi ou c'est impliqué tout ça mais il y a une question que je me pose parce que on était face à tout ça les gilets jaunes on voit pourquoi qu'est-ce qu'on peut vous les jeunes de venir avec nous vu que l'union fait la force pourquoi pas manifester tous ensemble parce que chaque fois que vous écoutez parler tout ça c'est bien beau mais pourquoi on se renie pas tous parce que chaque fois que nous le gilet jaune on va avec tout le monde alternatives et tout ça chacun de son côté faire sa manif ça serait bien qu'on soit tous ensemble voilà parce que je pense que c'est important actuellement voilà des souvenirs est-ce que vous voulez répondre vas-y tu réponds par vous répondez je peux répondre juste à la première interrogation que les jeunes tiennent des travailleuses et les travailleurs beaucoup de jeunes sont des travailleurs et des travailleurs et quand je parle de rupture générationnelle je suis pas en train de d'inventer une nouvelle lutte des classes la jeunesse n'est pas une classe sociale d'ailleurs ce qui ce qu'il faut seulement comprendre c'est que pour plein de raisons qui ont déjà été expliquées ici il y a un besoin de radicalité il y a voilà c'est c'est ça qui est expliqué l'objectif c'est pas de créer un antagonisme d'ailleurs du coup ça me permet à revenir à ta question Adriana je pense que tu as raison c'est l'union qui fera notre force c'est plus ou moins mais j'aime pas trop la formulation parce que je l'ai beaucoup entendu de pourquoi est-ce que les jeunes vous nous avez pas rejoint quand parce que enfin si jamais je dis moi j'ai décidé d'être avocat du diable je pourrais dire mais pourquoi est-ce que les autres vous nous avez pas rejoint quand et non mais mais du coup la question parce que la question c'est pas de culpabiliser je sais que c'est parce que je vais essayer de faire les idées il y a pas de souci mais ce que je veux dire c'est que justement c'est quand faut éviter de se culpabiliser les uns et les autres oui bah parfois il y en a qui étaient à tel moment et puis l'autre il pouvait pas parce que c'était pas son mood et ainsi de suite non c'est des temps c'est ce qu'on essaie de faire quand on essaie de faire la marche contre la vie chère c'est ça qu'on essaie de faire justement c'est d'essayer de mettre tout le monde ensemble dans la rue mais d'ailleurs enfin parce que il y a eu la question sur la rupture générationnelle ça me rappelle que mes 68 avait un petit peu commencé comme ça mais 68 c'était un mouvement de jeunesse enfin ça a commencé en tant que mouvement de jeunesse sur justement une question de rupture générale qui a ensuite été rejoint par les travailleurs et travailleurs et c'est parce qu'on a été toutes et tous unique on a fait ce qui a été fait avec mes 68 donc voilà c'est des petits exemples et enfin ensuite sur l'autre question soutenir les jeunes dans la lutte et les exemples qui ont été donnés j'aimerais oui je pense que c'est important de faire un point sur ce qui s'est passé à partir du mouvement des gilets jaunes justement parce que pendant le mouvement des gilets jaunes donc j'étais président d'un syndicat lycéen à ce moment-là et ont bloqué la moitié des lycées du pays on en a assez pas entendu parler mais il s'est passé quelque chose de complètement fou et je pense que vous vous rappelez de ce qui s'est passé avec ces images de jeunes à genoux main sur la tête à Mantes-la-Jolie qui sont des images mais que jamais on doit oublier et en sont elles sont le symbole de ce qui de elles sont le symbole de ce tournant qui a été pris aujourd'hui la jeunesse mobilisée fait face à une répression qui est complètement disproportionnée déjà une répression complètement disproportionnée vis-à-vis de n'importe qui mais une répression disproportionnée vis-à-vis de mineur quoi enfin je pense qu'il faut reposer un peu de contexte je il y en a qui ont perdu des yeux dans ses affaires et si jamais c'est pas de la répression policière c'est de la répression administrative et il y a une tribune qui avait été faite par d'anciens militants lycéens qui expliquait il est il y a un tournant qui est en train d'être pris donc on en a pas entendu parler il y a peu de prise de conscience autour de ça mais je veux vraiment que pour les personnes qui sont ici vous le sachiez à partir et décembre 2018 un tournant a été pris dans la répression vis-à-vis des lycéens et des lycéens et ils s'en souviennent et ça a encore lieu et c'est aussi en partie ce qui ce qui freine un petit peu parfois certaines mobilisations et quand on parlait de soutenir les luttes c'est soyez déjà attentif et attentifs qui peuvent passer autour de vous vis-à-vis même de lycée individuellement qui ont tenté des choses et qui font face à une répression il y a besoin d'être soutenu parce que et c'est ça d'ailleurs je pense le pire c'est que parce que vous savez quand vous commencez à méditer et que vous avez 16 ans c'est comme les 40 par classe quand vous rentrez dans un lycée vous pensez qu'on a toujours été 40 par classe c'est comme parcoursup quand vous y rentrez vous pensez que ça a toujours existé et du coup on s'habitue en fait on a l'impression que ça a toujours été le cas et pour beaucoup mission peut avoir le recul et dire bah non ça a pas été le cas et du coup apporter un autre regard et dire mais non moi en montant c'était pas comme ça et je vais te soutenir parce que c'est pas censé être comme ça aujourd'hui c'est vraiment quelque chose auquel il faut attentif il faut soutenir les jeunes qui font face à une répression complètement disproportionnée pour ne pas laisser ce tournant là s'installer dans le temps et habitué les mentalités et nous faire perdre cette bataille là [Applaudissements] je voulais revenir aussi sur cette question de rupture générationnelle je pense que oui effectivement on est porteur d'une forme de certaines formes de rupture mais je pense que c'est aussi important de dire qu'on est héritier et héritière de lutte qui nous précède de lutte qui nous voilà qui nous inspire et que des anciens ont porté c'est pas nous qui les avons porté et je pense que c'est lutte là elle nous anime aussi des fois on prend du temps à discuter avec voilà des anciens militants qui nous font aussi part de leur manière de militer de qu'est-ce que eux ils ont vécu dans des périodes très difficiles aussi et des périodes desquelles on se rapproche le plus en plus et c'est le deuxième point avec lequel enfin sur lequel je voudrais revenir c'est qu'on a beaucoup parlé de la jeunesse de manière un peu angélique en disant voilà on est on va dire que la jeunesse est dans sa majorité porteuse des luttes pour l'émancipation etc tout ce qui est vrai mais en vrai ce qu'on voit aussi c'est que nos principaux adversaires politiques notamment l'extrême droite radicalise aussi beaucoup dans la jeunesse il leur cible aussi c'est les jeunesses sur les réseaux sociaux etc et il y a aussi une nouvelle génération de militants et de militants d'extrême droite qui sont extrêmement aussi radicalisés tout autant que nous on prône des formes de radicalité en fait il y a deux projets sociales qui sont possibles aujourd'hui et qui se jouent entre nous et eux et qui se cristallisent notamment dans voilà dans dans la jeunesse et on le voit voilà avec la génération Z et nous on a la génération Adama etc donc il y a aussi un conflit au sein de la jeunesse et il y a voilà il y a ce conflit là qui existe et donc c'est soit notre projet de société soit le leur et je pense que ma joyeuse espérée qu'on aura le rapport de force pour voilà ne pas ne pas ne pas perdre en tout cas cette bataille là mais c'est assez inquiétant de voir partout l'extrême droite s'installer là si je sais pas si vous avez suivi en Italie législative c'est voilà c'est fortement voilà les une voilà une dirigeante politique néopaschiste etc qui se réclame de Mussolini qui prend le pouvoir et elle elle est pas très vieille non plus c'est elle a voilà elle a une trentaine quarantaine d'années et donc du coup voilà je pense que c'est aussi important de de regarder cette jeunesse avec lucidité de dire qu'aujourd'hui voilà il y a des formes de radicalité elle s'exprime à gauche elle s'exprime aussi à l'extrême droite elle exprime aussi à droite et donc du coup c'est pas si simple que ça voilà de regarder en tout cas cette jeunesse là avec voilà avec avec voilà toute l'attention et la la finesse sociologique dont on doit faire preuve pour pouvoir aussi dépasser ces contradictions là parce que voilà enfin ce qui se passe aujourd'hui enfin s'il y a une jeunesse qui se radicalise à l'extrême droite c'est qu'il y a des tensions notamment sur les questions de préférence nationale etc et qui a besoin aussi de d'aller aussi enfin comment dire comprendre ces mécanismes là pour pouvoir voilà gagner le rapport de force idéologique [Applaudissements] bonjour je m'appelle Ulysse je suis militant à youth for climat et au mouvement national lycéen syndicat et j'avais une question plus pour Colin j'ai l'impression que nos syndicats sont un peu un peu morts et je me demandais est-ce que tu pensais d'une alternative un peu plus radicale un syndicalisme révolutionnaire parce que c'est bien beau de demander plus de prof et tout mais est-ce que finalement il faudrait pas transformer le système éducatif profondément parce que j'ai l'impression que on met plus un pansement sur l'hémorragie et ce qu'il faudrait pas aller un peu plus loin et redonner un peu de vigueur au mouvement syndical avec un syndicalisme révolutionnaire [Applaudissements] je m'appelle Céline donc je suis une vieille militante rebelle depuis naissance et j'ai pas participé à alternatiba j'ai fauché des chaises etc je suis toujours donc par mon parvo pour militer et je vous fais part de mon je suis désemparé parce que justement qu'est-ce qui se rapporte dites-moi donnez-moi une clé pour convaincre qu'est-ce qui se passe dans la tête des jeunes qui à la présidentielle ont voté Mélenchon et au législatif de 2022 là ils sont assez chez eux je comprends pas bonjour à toutes et tous bah du coup je suis satisfait de l'intervention de manel sur la fin parce que c'est vrai qu'on a parlé plein de choses positives notamment de la jeunesse qui était politisée à gauche etc et il y a une jeunesse on n'a pas beaucoup parlé c'est celle de l'extrême droite qui sera radicalise de plus en plus en France qui est de plus en plus forte notamment à Lyon nous on en fait les frais avec des locaux d'extrême droite qui existe maintenant depuis des années on y est confronté et au-delà de la question électorale avec des résultats électoraux de plus en plus forts on le voit avec 89 députés RN en Italie tu la rappais partout en Europe il y a une réalité très concrète dans nos rues dans nos rues on fait face à l'extrême droite de plus en plus et de plus en plus ça va se poser sur la question des mouvements sociaux là que parler des marches contre la vie chère il y aura aussi très certainement des dates syndicales de plus en plus extrêmement droite essaye de mettre le bout de son nez et quand ils y vont généralement c'est pas pour faire des caresses derrière la nuque et nous dans notre camp politique malheureusement je pense que la réponse elle est pas assez ferme pas assez radicale vis-à-vis de ces milices vis-à-vis de ses organisations politiques il va falloir très sincèrement qu'on se bouge les fesses sur cette question là sera approprie les moyens d'autodéfense qui ont toujours existé dans notre camp dans la libération ailleurs même au monde mai 68 etc qui faisait face au groupe puisque les saintes parce que on parlait des gilets jaunes il y a peu c'était à ça les gilets jaunes il y a des villes comme Lyon ou les militants de gauche n'osaient plus à leur manifestation systématiquement parce qu'ils étaient attaqués on était seulement quelques dizaines à faire face à des centaines de militants d'extrême droite il y a des affrontements très très durs heureusement on a gagné à la fin à Paris à Lyon à Strasbourg dans d'autres villes mais c'était un fil il va falloir qu'on renforce nos organisations anti fasciste et j'entends ça l'ensemble des organisations du mouvement ouvrier et qu'on se pose la question de l'autodéfense et qu'on se renforce à ce niveau là évidemment et vous l'avez dit et je pense il y a pas besoin d'un système il en-dessus l'une des meilleures recettes pour faire face à cette montée de l'extrême droite et cette radicalisation c'est le renforcement de nos organisations et de nos idées des ludiques victorieuses sur la question écologique sans les questions anti racistes sur les questions sociales féministes etc évidemment que c'est la meilleure recette pour faire reculer l'extrême droite mais ne jamais oublier qu'il va falloir prendre vraiment un cette question et qu'en face c'est pas drôle enfin si ça il prévoit des attentats ils s'organise là encore d'été ils font des camps d'été là ils s'entraîne à la box ces machins et compagnie va falloir qu'on s'organise merci à vous bonjour je suis pierre du coup j'aurai une question en fait pour Louis par rapport à la jeunesse et par rapport au cadre institutionnel de l'Assemblée nationale si est-ce que il pouvait avoir des projets de loi qui pouvaient être votés pour la jeunesse est-ce que ça aurait lieu ou est-ce que la l'Assemblée nationale est plus une tribune pour faire essayer de faire passer les idées et de préparer peut-être l'après macronisme ensuite alors juste pour revenir sur les questions ou sur ce qui est du syndicalisme lycée à révolutionnaire c'est un débat que j'ai eu il y a trois quatre ans et vous je pense pas que ce soit débat enfin c'est des débats qui concernent les organisations lyonnaises donc c'est plus mon sujet sur la question de l'extrême droite je suis assez d'accord enfin parce qu'on a donné c'est vrai à un point de vue assez positif de la jeunesse mais bon chez les macronistes c'est un peu toujours les mêmes vous les trouvez en école de commerce ils existent depuis toujours et mais par contre c'est vrai que sur les streams de droite il y a il se passe quelque chose d'inquiétant notamment sur les réseaux sociaux en fait c'est là où ils font beaucoup de recrutement nous on a le courage d'aller dans la rue sur un marché et de regarder droit dans les yeux les gens qui sont pas d'accord avec nous eux ils l'ont pas ou souvent quand ils le font ils sont armés en groupe en mode quoi parce que c'est ça il faut quand tu as utilisé mon milice c'est un mot correct il y a des milices qui sont en train de s'organiser et des jeunes milices et sur les réseaux sociaux particulièrement en fait les algorithmes des réseaux sociaux font que vous allez constamment avoir du contenu qui va vous intéresser ce qui fait que du coup en fait avec les réseaux sociaux vous allez facilement être mis en contact avec d'autres personnes qui pensent comme vous et donc du coup ce qui fait que ce qu'on appelle vous connaissez le mot la fache osphère il y a une fâcheuse sphère qui est en train de se monter sur sur Twitter on la connaît mais sur Tik Tok notamment je me suis lancé sur ça et j'ai été traîné là-bas pour essayer de voir à quoi ça ressemblait et je vous jure que c'est absolument terrifiant et que vous avez des jeunes qui vous mettent moi j'ai 14 ans et là je vais pas vous dire mais c'est nazis qui a été écrit et c'est vrai que c'est un c'est un sujet c'est un sujet c'est un vrai sujet et notamment bah du coup tu rapelles tu es de la jeune garde ben je ne garde faire un travail fou sur ça et c'est vrai que c'est quelque chose sur lequel il faut qu'on porte notre regard ensuite sur sur les questions de la jeunesse et des propositions loi qui peuvent être portées là-bas en fait vous avez trois projets de ceci enfin vous avez des projets de société différents nous enfin tu as utilisé le mot quatrième âge de la vie Hugo nous c'est plus ou moins ça la manière dont on voit les choses c'est à dire que quand vous êtes jeune par exemple pour la garantie jeune c'est à dire qu'en fait quand vous êtes jeune et que vous voulez faire imaginons des études longues on voit professionnelle ou dans l'enseignement supérieur vous pouvez pas travailler à côté parce que faire des études bien pour étudier des sujets qui sont techniques et qui viennent de plus en plus technique du fait du réchauffement climatique notamment qui va nous imposer beaucoup d'innovations on n'a pas le temps de travailler à côté et je trouve que c'est assez injuste d'avoir deux catégories de jeunes c'est à dire celles et ceux qui ont des parents qui peuvent leur payer leurs études et tant mieux pour celles et ceux qui ont cette chance là et puis les autres qui doivent travailler qui ont du coup deux fois moins de temps pour pouvoir étudier ou sinon qui juste ne peuvent pas concilier travailler étude et qui du coup vivent dans la misère nous ce qu'on propose c'est un revenu étudiant mais notamment la garantie jeune c'est à dire que même si vous êtes pas étudiante ou étudiant si vous êtes défiscalisé de chez vos parents et que vous avez imaginons 800 euros de revenus par je ne sais quel travail et bah l'état complétera votre revenu pour que vous viviez avec 1063 euros [Applaudissements] ça paraît être la base parce que enfin vous savez quand vous quand vous arrivez sur le marché de l'emploi on vous dit bon bah bienvenue sur le marché de l'emploi montrez-vous le CV à vous manquer d'expérience professionnelle justement je viens pour avoir l'expérience professionnelle non mais en fait c'est c'est vrai que on est plus enfin la jeunesse et plus fragilisée que ce soit sur l'étude ou le marché de l'emploi et ça paraît naturel d'y apporter une protection sociale particulière sauf que de l'autre côté vous avez la République en marche qui est le veut tout déréguler enfin pour eux c'est absolument normal c'est même stimulant enfin c'est eux ils adorent ça ils kiffe et donc du coup on n'arrivera pas à tomber d'accord avec la République en marche sur un projet de jeunesse voilà le rassemblement national pour la jeunesse je vais enfin j'ai un peu de mal à saisir parfois mais par exemple je vais vous donner un exemple vous avez la précarité étudiante je vous ai expliqué cette question de deux catégories d'étudiantes et d'étudiants vous savez ce qui propose pour lutter contre la précarité étudiante si jamais vous travaillez à côté de vos études l'état vous donnera 200 ou 300 euros de plus non mais franchement [Applaudissements] la Polynésie et vous non donc du coup la est et avec la nuit pêche il s'est passé quelque chose il s'est vraiment passé quelque chose c'est enfin vous savez c'était quoi le record historique de la plus jeune députée de l'histoire de France c'était Marion Maréchal-Le Pen à 22 ans et bien la nuit pêche a permis à moi-même 21 ans et à thématay 2 mois plus jeune que moi d'arriver maintenant prenons du recul quel mouvement politique va faire confiance à des jeunes de 21 ans non enfin c'est pas quelque chose qu'on fait naturellement bah il y a un volontariste donc non on n'est pas encore parfait on n'a pas encore des représentants qui vont vraiment faire lever la jeunesse mais on s'y approche et donc du coup moi ma manière de voir l'Assemblée nationale c'est celle de porter la voix politique de la jeunesse mais du coup on a déjà vu que ça voulait tout et rien dire la jeunesse vérité il y a pas la jeunesse il y a des jeunesses et là comme ce qui en est ressorti ici je pense qu'on peut assez on peut définir nous ce qu'on pense être la jeunesse en pensant aux questions sociales ce que je vous ai expliqué les différences avec parcoursup avec les asper sur le chômage les aspirations écologiques les aspirations féministes les aspirations sur les questions de genre et les aspirations antiracistes et je pense que porter toutes ces questions là avec la voix qui peut être celle de quelqu'un qui a une tête de Blond tout jeune comme moi et bah c'est ça aussi porter la voix de la jeunesse mais je sais très bien que j'arriverai jamais à trouver un consensus sur un compromis avec et c'est tant mieux parce que nous la stratégie qu'on a c'est pas d'essayer de rentrer dans le compromis ou de négocier à la virgule on tient tête on campe sur nos positions on peut on porte les propositions et comme ça on arrivera dans la rue avec un mouvement fort qui qui derrière pourra s'en inspirer nous c'est la stratégie qu'on a voilà je sais pas si j'ai répondu à toutes les questions et peut-être que vous avez d'autres réactions à côté ouais bah pour répondre très rapidement sur la question on peut tirer des bilans différents dans nos organisations nous le bilan qu'on a pu tirer de cette année notre action au début de l'année on a mené une consultation lycéenne pour pour faire un peu un état des lieux de la santé mentale de du ressenti des lycéens des jeunes vis-à-vis de parcoursup des questions de de moyens qui existent dans l'éducation nationale ça nous a permis de rester un grand constat on a eu à peu près 2000 personnes qui ont répondu on a réussi à mobiliser en janvier quand même et à donner de l'espoir sur le combat qu'on pouvait mener face au projet du Casio du gouvernement et puis jusqu'à la fin de l'année en fait il y a eu plusieurs moments qui nous ont permis de de porter la parole la voie des lycéens dans les médias donc si on a des bilans différents je pense que Louis tu l'as bien dit c'est des débats qui sont internes et ça intéresse pas forcément tout le monde ici mais le l'enjeu la chose importante c'est de se dire que peu importe en fait des petits évidemment qui va falloir qu'on se mobilise ensemble à la rentrée et que comme on a su le faire cette année comme d'ailleurs comme des partis politiques ont su le faire on est capable de s'unir entre organisation de jeunesse pour porter des revendications communes et arriver à obtenir des victoires c'est comme ça que on arrive à mener des mouvements qui sont des mouvements d'ampleur et qui arrachent des victoires on a je pense qu'on a le temps pour une dernière tournée de questions présente à Clermont-Ferrand pour la nouvelle union populaire écologique et sociale et aussi à côté de Genève et je suis au lycéenne aujourd'hui et je veux m'engager sauf que bah personne dans mon entourage que ce soit dans ma classe ou dans mes amis proches ne veut faire donc comment est-ce qu'on peut faire pour mieux éviter quand on est tout seul et je passe du coup bonjour à toutes et à tous moi c'est Isaac je suis militant à Clermont aussi je suis à lunettes et je suis à la France et moi il y a une question que je me posais en fait on parle beaucoup là de tous les jeunes qui se mobilisent qui sont intéressés à la politique qui sont informés et c'est vrai il y en a de plus en plus il y en a aussi de plus en plus qui s'engagent moi je l'ai vu tout au long de l'année que ce soit dans le syndicalisme étudiant comme sur la campagne des présidentielles ou des législatives ou vraiment il y a eu des jeunes qui sont arrivés mais même au moment où on a perdu le premier tour qui en dit en fait nous on veut se mobiliser pour les législatives il y en a plein qui sont arrivés et c'était vraiment fin on n'a pas l'habitude de recruter sur des élections législatives si je peux me permettre du coup c'était plutôt incroyable comme moment par contre à côté de ça moi il y a une autre question que je me pose c'est on fait quoi de tous ces jeunes qui sont d'accord avec nous mais qui vont pas forcément voter qui vont pas forcément se mobiliser avec nous qui vont nous dire ouais c'est cool je suis d'accord sur la fac quand tu les croises n'importe où mais pour aller à l'action même que soit l'action de voter c'est compliqué et moi il y a plusieurs choses qui me font penser que c'est compliqué mais c'est il y a aussi une forte défiance pour ces jeunes là envers la politique officielle envers la politique partisane envers le mouvement social et d'un autre côté je les comprends la dernière victoire étudiante c'était le CPE à quel jeune aujourd'hui quand tu dis CPU ne pense pas à conseiller pédagogique d'éducation personne ne sait ce que c'est le CPE contre la première embauche à Port à personne en fait les victoires du mouvement social elles sont loin pour les jeunes aujourd'hui mais 68 ça existe mais ça existe loin tout ce qui s'est passé après c'est loin les enfin les les gouvernements qu'on a eu depuis qu'on est mômes c'est des gouvernements libéraux même pour quand le PS a été au pouvoir ça a été de la société du social libéralisme et bah factuellement les jeunes n'ont plus confiance en la politique et ce qui fait que on les retrouve dans d'autres parties de l'engagement notamment sur les luttes écolos les ministres les luttes antiracistes mais il y a une vraie défiance vers les syndicats et envers tout ce qui s'approche de près ou loin aux partisans et ça il faut qu'on trouve une solution en fait pour pouvoir ramener tous ces jeunes là les leur dire bah non nous aussi on galère on est les mêmes que vous on a les mêmes problèmes on n'est pas dans une petite sphère déconnectée et être capable de leur présenter des choses qui leur disent bah ouais en fait c'est un projet de société qui me paraît cohérent dans lequel j'ai envie de m'engager il y en a plein qui le font et à des niveaux différents que ce soit des militants qui sont là du matin jusqu'au soir ou des gens qui viennent quand il y a des manifestations quand il y a des élections déjà rien que ça en fait le réservoir de gens qui gravitent autour de nos organisations j'ai l'impression qu'il devient de plus en plus petit mais qu'en parallèle on a de plus en plus de gens qui adhèrent mais par contre Ben il y a plus grand monde à mobiliser autour de nos camarades de les gens qui sont déjà engagés des gens qui sont déjà mobilisés et ça c'est vraiment la question sur laquelle il fallait qu'on se penche parce que sinon bah dans cinq ans on est dans le même état qu'aujourd'hui et j'aimerais bien que dans 5 ans on gagne et avant préférence [Applaudissements] je pense qu'on pourra pas prendre toutes les questions donc je vais passer la parole d'abord aux gens qui s'étaient manifestés au début donc on va peut-être en encore trois Louis en vrai juste une là parce qu'il est 15h et personne ne vient me chercher mais alors moi c'était juste pour apporter mon témoignage je mets dans les héros face à Madame Ménard voilà bien connu [Applaudissements] je voulais dire que fin des présidentielles on a vu apparaître au début des législatives un groupe de jeunes qui est venu nous soutenir qui est venu nous apporter de la fraîcheur une autre façon de méditer par rapport à tout notre politique alors nous on avait aussi des anciens avec ce que nous génération du milieu disons la politique à papa avec notamment des stickers qu'on a collé sur les pompes à essence pour baisser le prix au niveau des des paris de d'avoir 1500 euros pour tous les jeunes etc ça a super bien marché le fait d'être en interaction plusieurs générations les anciens étaient super contents ça a redonné du peps les gens qui nous sont croisés quand notre action c'est pareil ils étaient super contents d'avoir des jeunes il venaient plus nous aborder c'était vraiment bien alors sachant qu'ils ont créé un mouvement au départ ça venait de des prépas il y avait notamment comment ça s'appelait mince bon je sais plus et ils ont réussi à mobiliser les jeunes aussi des lycées donc on avait des jeunes des saisons donc c'est pour ça que je dis que c'est bien aussi que ça part de quelque chose et que ça fasse boule de neige ils ont été vraiment très bien pendant tout le temps ils se sont quand même fait un groupe indépendamment de la fi ils ont gardé leur indépendance et ça on les a complètement compris on les a complètement rejoint on peut quand même voir que nous au niveau de la nups nos compagnons ont essayé de se rapprocher aussi d'eux parce que les jeunes ça fait envie donc on a eu quelques formations politiques qui ont essayé d'aller les voir et de les récupérer en disant que de toute façon ils étaient pas récupérés qui voulaient garder leur indépendance même si ils avaient soutenu une cand qui représentait la France insoumise ils sont en train là de voir avec une autre organisation pour organiser une marge des fiertés alors faut savoir qu'une marge de fierté à Béziers c'est quand même quelque chose d'exceptionnel sachant que Madame Ménard est proche des civils qu'elle est plutôt une catholique extrémiste donc on leur souhaite de bien réussir s'il y en a qui sont dans le héros voilà c'est le 24 septembre venez sur Béziers les rejoindre et donc on a beaucoup d'espoir en plus il va y avoir une section Sciences Po à Béziers donc on se dit aussi que la politique est intéressante et intéressent les jeunes donc voilà que que du positif et ça sera la dernière question oui je voudrais aborder le problème des lycées professionnels justement je crois que c'est [Musique] ça donne du grain à moudre à la droite comme à la gauche je veux dire que un des problèmes que rencontre les jeunes bah c'est l'insertion dans l'emploi et une des angoisses des parents c'est que les que les enfants y arrivent coûte que coûte et donc lorsque on leur propose un apprentissage à 400 euros et bien il pense que le lycée professionnel comment dirais-je ça ne sert ça ne sert pas ça sert à rien en fait et pour nous qui suis prof en lycée professionnel ça signifie que en fait on doit pas faire un meilleur enseignement un enseignement prolongé pour les lycéens professionnels mais s'adapter en fait à l'apprentissage c'est à dire on est passé de 4h30 de français et d'histoire-géo à 2h30 d'accord et ça c'est important parce que quand on parle de l'extrême droite l'extrême droite a besoin de gens qui n'ont pas de mémoire qui ne se souviennent pas que Pétain de café Pétain etc là à l'heure actuelle on vous parle de Franco pourquoi parce que personne aucun prof n'a eu le temps d'expliquer que pendant la guerre d'Espagne bah le sort de la deuxième guerre mondiale ce jouet d'accord et ainsi de suite là à l'heure actuelle on ne parle pas du Chili d'accord pourtant c'est très très important personne ne se souvient du du coup d'État de 1973 bref je reviens sur les lycées professionnels on est à la croisée des chemins entre ce qu'on pense du travail c'est à dire soit des ambitions pour ceux qui réussissent leurs études et puis pas d'ambition du tout pour ceux qui qui ratent leurs études d'accord ça veut dire que en fait quand on parle de ça on parle en gros de la loi travail on doit penser à la loi travail on doit penser par exemple à la santé les CHSCT ça disparaît les travailleurs qui ont fait peu d'études peuvent pas participer à mon avis de façon efficace à des csses CHSCT enfin bref il y a tout un certain nombre de questions qui sont importantes qui sont très très importantes là dedans et à mon avis le Front national enfin le RN en soutenant l'app passage le tout apprentissage ils savent très bien que c'est réac d'accord ils ont l'accord des parents qui sont qui ont très peur de la précarité pour leur pour leurs enfants et ils ont l'accord des jeunes qui veulent s'en sortir le plus vite possible donc il faut qu'on soit et qu'il faut qu'on soit très clair là-dessus d'accord les questions qui intéressent l'université sont très importantes mais on a là déjà des gens qui sont autonomes les questions qui intéressent les lycées professionnels bah c'est pas encore des des gens qui sont autonomes et c'est il faut il faut y penser il faut aller vers ça c'est à dire qu'on lutte contre le séparatisme mais en fait on est chacun dans notre couloir et on l'a vu on est très content moi je viens j'ai été à la fac je suis très content qu'il y ait des étudiants qui qui s'investissent mais entre parenthèses il y a des lycéens professionnels la classe ouvrière est en train de se dire mais ce monde là que nous prône par exemple l'avenir en commun il est pas pour nous et ça c'est dommage franchement ça c'est dommage je vais commencer par répondre à la question sur la voix professionnelle et à la question de l'apprentissage tout ça ça permet de rémunérer ou la réponse elle est assez simple si jamais vous êtes un lycéen on voit pour tous les lycéens et lycéens on voit professionnelle 1063 euros tous les mois et voilà et par contre là là où là où tu as raison camarades c'est que on manque un angle mais on va avoir l'occasion de rattraper cet angle ça va être il va y avoir un débat sur la voie professionnelle là dans normalement dans le trimestre normalement avant la fin de l'année de ce qu'on sait on sait pas encore mais il y aura et j'ai déjà eu l'occasion de discuter avec les autres députés notamment de la commission éducation on suit vraiment le dossier de très très près en ayant conscience déjà qu'il faut empêcher cette casse et que peut-être il sera possible d'empêcher cette casse mais aussi de faire entendre que le la voie professionnelle pour nous c'est c'est pas un petit point du programme c'est à dire que si jamais on fin sans la voix traditionnel l'avenir en commun n'est pas réalisable c'est impossible la voie professionnelle c'est c'est l'une des bases de de l'avenir en commun d'ailleurs on a eu un très bon ministre de la voie professionnelle fut un temps je vous laisserai regarder la liste des ministres et vous devinerez duquel je parle donc c'est vraiment tu as raison c'est un angle sur lequel il va falloir insister on l'a en tête et on le fera pendant les débats qui auront lieu ensuite sur la question de la Marche des fiertés du 24 septembre rue de Béziers je pense que ça vaudrait le coup d'envoyer un mail camarade je pense que ça vaudrait le coup d'envoyer un mail à tous les députés de je pense qu'on serait vraiment nombreux et nombreux à aimer participer à cette Marche des fiertés du 24 septembre de Béziers d'ailleurs je le répète mais le 24 septembre il y a une marge de fiertés à Béziers donc n'hésitez pas à répéter aux gens que le 24 septembre il y a une marge de fierté à Béziers et sur la sur la question qui a été posée par le camarade de Clermont sur on fait quoi de tous ces jeunes qui sont d'accord avec nous mais qui veulent pas militer c'est une vraie c'est une question très très que j'aime beaucoup cette question déjà même nous dans le groupe d'appui parfois on peut on a pu le groupe d'action je balade je me balade entre les deux on remarque parfois que on est à 30 en quand il y a une campagne on peut monter jusqu'à 60 et ensuite on retombe à 5 et ensuite bizarrement ça retombe à 15 et en fait il y a des périodes comme ça où ça va ça vient et c'est un peu pareil en fait chez dans nous les différentes organisations de jeunesse qu'on peut être amené à croiser parfois vous allez avoir des périodes où vous allez en avoir beaucoup va y avoir une réforme des bourses je peux assurer mon parier sur le fait que ça va ramener des gens mais il y a aussi parce que nous parfois on on est un peu on est un peu fou quoi nous on hésite pas à y aller on y va frontal il y a des personnes pour qui c'est c'est encore un petit peu trop il y a aussi des personnes qui sentent pas légitimes à s'engager moi je me rappelle la première fois que j'ai passé une salle de réunion pour militer mais qu'est-ce que je fais là j'y arriverai jamais tout le monde m'impressionnait c'était pas possible quoi et puis bon bah jeter dans le bain et bon voilà quoi maintenant c'est moi les gens ils rentrent dans ma salle et c'est moi je les jette dans le bain et c'est comme ça c'est comme ça que ça tourne donc il faut aussi les amener petit à petit et peut-être parfois ne pas commencer par l'engagement politique peut-être parfois ne pas commencer par l'engagement syndical peut-être parfois commencer par l'engagement associatif je me rappelle de quelqu'un qui me disait moi j'ai jamais je ferai de politique moi je suis quelqu'un de dépolitiser la personne utilisait ce mot et mais moi j'ai quand même envie de me rendre utile et bon on l'a envoyé à l'aide alimentaire dans une université aujourd'hui Émilie t elle avait fini parce qu'elle a vu la file et donc du coup forcément elle se dit location d'autonomie voilà bon et enfin ensuite sur la question notamment dans les lycées sur comment on fait quand on sent tout seul j'ai été pareil j'ai été le relou de la classe ou tout le monde s'en fiché et moi j'arrivais vous avez vu la dernière déclaration de tout le monde s'en fichier mais petit à petit j'ai réussi à en amener il y en avait qui m'écoutait d'une oreille et qui était à peu près intéressée et en fait j'ai réussi à j'ai fait j'ai commencé en mobilisant dans mon lycée où on avait on l'appelait le lycée maudit c'était en dessous de la piste d'atterrissage d'un aéroport construit sur une ancienne sablière en zones donc le sol s'effondrer on avait des serpents des rats à côté d'une zone CV2 d'un grand trafic routier entre trois cités qui se faisaient chacune la guerre le plafond et on avait tout et enfin tout sauf un truc qu'on lui disait pas c'était l'amiante manque de peau de l'amiante dans une classe à ce moment là on s'est regardé on l'a fait bon c'est trop quoi donc du coup j'étais le relou de la classe mais quand j'ai regardé la classe et que j'ai dit bah regardez au dessus de votre tête dans 40 ans vous allez le payer quoi voilà ils se sont dit on va peut-être qu'on va se bouger et donc du coup parfois en fait on arrive enfin c'est frustrant parfois parce que nous on sait que c'est important quoi on sait qu'il y a des on sait qu'il y a des gens qui ont souffrent on la vie nous-mêmes parfois c'est cette misère et on voit des gens qui disent oui je suis d'accord avec toi mais j'ai pas envie d'y aller c'est frustrant mais parfois on peut trouver la petite porte par laquelle il se disent ah tiens peut-être que là j'ai envie d'essayer donc c'est jamais simple parfois on la trouve jamais mais en tout cas sur les deux premières questions qui ont été posées sur comment ramener les jeunes parfois ils sont là parfois ils le sont pas ça dépend de ce qui se passe parfois il faut les faire rentrer d'abord par des choses plus douces et après ensuite ils et elles viennent à nous et puis parfois il se passe l'événement qui permet de les ramener toutes les et tous donc c'est jamais forcément évident c'est pas une science précise mais voilà faut se mettre à leur place il faut les ramener petit à petit alors il est 15h13 j'avais parlé de quart d'heure syndical il a été respecté je voulais vraiment encore une fois vous remercier ça je suis au coeur de voir qu'il y avait autant de monde c'était des débats qui étaient très très intéressant et je vous souhaite des beaux et merveilleux amphis voilà merci à vous [Applaudissements]
Louis Boyard