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AutreLa France insoumise (sur YouTube)· 14 septembre 2023 92 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

La ruralité : l’espace qui fait vivre | Conférence aux AMFIS 2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 27 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Que font nos représentants au Sénat pour la ruralité ?

  • 50:50OuverteRéponse partielle

    Comment développer des services en milieu rural ?

  • 51:40OuverteRéponse directe

    Que faire face aux plateformes logistiques en milieu rural ?

  • 52:30OuverteRéponse directe

    Les ruralités sont-elles asservies aux métropoles ?

  • 53:20OuverteRéponse directe

    Quelle évolution pour les zones protégées et l'habitat léger ?

  • 54:10OuverteRéponse directe

    Faut-il un discours agricole fort pour les départements agricoles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « les principaux champions de la bouvine de les courses camarguaises et bien ce sont des noms qui ont des consonances qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée »
  • 4:00Fait
    « il ne faut pas laisser ces questions d'identité de territoire il faut pas les laisser parce que le son extrêmement riche »
  • 6:00Fait
    « il y a un problème du logement qui est extrêmement majeur et que les gens n'ont plus accès que ce soit en termes de loyer ou de logement décent »
  • 8:00Fait
    « il y a un livret agricole est-ce que quelqu'un veut répondre autre chose nous on a un livret agriculture »
  • 10:00Chiffre
    « il nous manquait 0,5 pour être au second tour c'est un espace où on va les trouver »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

moi je suis Michel Larive ancien député et les filles de l'Ariège et éjecté par une mafia allant de dissidence socialiste au rassemblement national je suis accompagné à ma gauche de Clara de ville qui est chargé de recherche en sociologie au laboratoire Césarée Cesar à l'inrae Julien miniaca qui est conseillé fédéral d'Europe Écologie Les Verts et qui est co-animatrice du groupe de travail ruralité à europécologie les Verts et un peu plus loin là-bas Sébastien Rome qui est député de la crise 4e circonscription de l'euro donc comme je vous l'ai dit je suis très très heureux de constater que la ruralité devient une thématique dont on parle de plus en plus dans notre mouvement et qui intéresse de plus en plus de monde alors on va tenter aujourd'hui pendant cette heure et demie de tracer quelques sillons vers un discours positif de cet espace qui fait vivre cet espace qui arrive à l'été on va commencer par des prises de parole de tous les intervenants comme on n'a jamais vu servi personnel je vais commencer et ensuite je passerai la parole et ensuite après ces quatre ces quatre interventions il y aura un temps d'échanges avec vous alors c'est génial vous êtes très très nombreux mais il y a une contrainte ça veut dire que quand vous allez prendre la parole je vous demande d'être succinct alors souvent les questions que vous posez ne sont pas des questions des témoignages imaginons que vous témoignez pendant 30 secondes et pendant la minute qui suive vous posiez la question voilà comme ça tout le monde pourra essayer de participer le plus le monde possible pour essayer de participer alors en fait cet espace cet espace qui est la ruralité il est en fait quasiment inconnu de beaucoup de responsables politiques et je crois que l'arabe va nous en parler aussi c'est pas une accusation ce que je dis mais c'est un fait c'est un fait qu'on peut expliquer d'ailleurs parce que la plupart des politiciens dit bankable ce qui passe sur les médias mainstream et tout non pas sont souvent des métropolitains et non de la ruralité que ce que leur retourne quelques images choix des médias ou des dire que de certains il n'y a pas une construction d'un d'un discours véritablement véritablement construit l'alternatif sur sur cette réalité et les médias eux accompagnent cette ignorance en véhiculant des clichés éculés du type la campagne c'est là on va en vacances avec on trouve des agriculteurs qui sont à la FNSEA voilà et des chasseurs et quand on lève les yeux la nuit on voit les étoiles voilà donc partir de là c'est pas c'est pas faux mais il y a plein d'autres choses il y a plein d'autres choses et on va vous en parler alors l'idée c'est vraiment quand même de contrer ce genre de cliché parce que quand même ici servent qui servent les barres les baronnies locales locales celle qui n'ont pas qui ont fait qu'on n'a pas plus de députés à l'Assemblée nationale et qui nous ont viré Bened témoin ces baronnies locales elles peuvent être de droite ou de gauche je vous rassure elles servent aussi à notabiliser l'extrême droite qui sort fait sur cette thématique c'est tellement d'un niveau faut pas trop trop réfléchir ça suffit pour un cerveau d'extrême droite et donc à partir de ce moment là il surf là dessus et ce triptyque là les mafieux locaux de droite ou de gauche ou l'extrême ils ont pas besoin de propositions politiques qui leur suffit de surfer sur ces clichés et ça suffit après on fait du localisme et ça suffit pour pouvoir engranger des voies alors là où les ruralités déjà moi je viens d'Ariège donc je vais en parler un tout petit peu en arrière au hasard c'est 11% de la population qui vit de l'agriculture de l'agriculture arrières les agriculteurs et c'est tant mieux mais 11% et dans le Lot c'est 6% sont pourtant les départements ruraux alors ça veut dire que il y a 89% en 94% des gens qui font autre chose c'est quand même pas une pâle 94% alors quand ils sont agriculteurs croyez-moi qui sont pas tous à la FNSE en Ariège notamment ils sont souvent chez nos camarades de la Confédération paysanne et ils ont raison voilà l'Ariège c'est quoi quand on fait le constat quand on fait le constat du sentiment que peut avoir que peuvent avoir les ruraux comme peuvent avoir aussi comme pouvait l'avoir et comme peuvent l'avoir les gens de quartier populaire c'est le sentiment d'abandon du notamment des engagement de l'État à la case des services publics la ferme mature des services hospitaliers d'urgence vous l'avez entendu là dans dans les petites villes ils ferment tous les trucs d'urgence en Ariège nous n'avons plus qu'un seul Paul et encore je sais pas six fois Lucas du mois six fois est ouvert 24 heures sur 24 je suis pas sûr sinon tous les autres les deux autres hôpitaux et bien sont fermés les urgences sont fermées ou n'ouvrent que la journée alors bien sûr les maternités les maternités et donc ce sont des services qui ferment et des fois des hôpitaux entiers la fermeture des écoles bien sûr avec les concentrations scolaires ça c'est pas seulement Macron ça vient de Hollande notamment qui fait les concentrations vous savez le socle le machin tout ça qui dit bon on va mettre l'école primaire à côté du collège qu'on mettra à côté du lycée et donc voilà tout ça c'est à 50 bornes de du collégien ou du lycéen qui lui habite par exemple la montagne en Ariège et la métropolisation subit celle qui engendre des recentralisations des infrastructures et surtout des moyens financiers nous là nous trois on est de la région Occitanie on a la chance d'avoir deux métropoles bon une grosse Toulouse et non mais c'est une plaisanterie et donc et Montpellier mais ça veut dire que les subsides de les moyens structurels et les moyens finissent financiers quels qu'ils soient et notamment dans la culture c'est 80-90% pour se mettre au pôle et alentours et après le reste on distribue ce qui reste sur le reste du territoire de l'Occitanie qui est une très grande région au niveau géographique la paupérisation des centres bourg organisés effectivement par la dispo la disparition notamment des services de proximité au profit de grands ensembles commerciaux en périphérie de des villes de petites villes moyennes alors pas seulement les commerces mais aussi les administrations je sais pas chez vous mais nous ils ont la génial d'idée de virer le Pôle Emploi du centre-ville où les gens aller vers la périphérie des trucs où les gens n'ont plus voilà donc voilà comment ça se passe alors après c'est pas la faute des commerçants proprement dit les commerçants quand je suis député je vais le voir aujourd'hui pourquoi vous barrez du centre-ville pour aller là et parce que les clients ils vont là puisque on a mis des pôles commerciaux là-bas et ben nous on a suivi les clients qui vont là donc on est dans le dans les galeries marchande des grands ensembles Leclerc machin voilà donc l'idée bien sûr nous on a des propositions là tué c'est déjà des moratoires sur ce logement de développement pas seulement pour l'artificialisation de sol mais juste pour retrouver du sens au lieu de vie au lieu de vie au lieu de vie c'est là où les gens vivent en 2017 entre 2017 et 2014 l'emploi privé il a chuté de 5,8% en ruralité contre -08% en zone urbaine 80% des ménages qui arrivent et qui s'installe en zone rurale depuis 1990 ont des revenus modestes ça c'est des sources Insee et puis nous avons dans cette dans cet espace là ce qu'on appelle la mobilité contrainte et si les gens sont pas tous d'accord mais si il y a une mobilité contrainte oui effectivement on a les mêmes problèmes que les quartiers populaires mais dans certains endroits dans les quartiers populaires des trains arrivent ils sont délabrés ils arrivent en retard nous on n'a pas les rails donc voilà vous comprenez le truc la différence alors qu'on les avait mais on les a plus les rails donc le train on peut l'attendre longtemps à partir de ce chemin nous oui j'avais noté chez nous de là où il y avait des rails ont fait des voies vertes mais c'est très bien les voies vertes super mais on a pu rail du coup il y a plus de transport et cette mais c'est très bien pourquoi pas aller voir mais maintenant si jamais on voulait redévelopper un trafic ferroviaire il faudrait représenter il faudrait réexproprier il faut ce serait un sacré bordel quoi alors que au moment où on l'avait suffisait je lui juste de la garder la fracture numérique bien entendu voilà qui habite une mégalopole de 90 habitants en montagne on m'a dit mais vous l'aurez vous bientôt en 2030 bon ben voilà c'est une par contre c'est une affirmation de Macron maintenant aujourd'hui c'est que tout le monde doit avoir internet à la maison la fibre voilà et puis et puis pour les élus la dotation générale de fonctionnement qui a donné par l'État aux élus et bien les habitants ruraux leur dotation moyenne c'est 64 euros et pour les habitants d'une agglomération d'une métropole c'est 128 euros c'est le double et secrétaire-là et ce sont des critères qui sont juste établis sur la démographie donc ce sont des critères qui sont complètement obsolètes par exemple pour la voirie dans si vous prenez des villages quelques houx que ce choix mais des villages en montagne faites 10 km de voirie en montagne elle 10 km sur le plat c'est pas du tout le même prix il va falloir des ouvrages d'art en montagne ça va coûter 10 fois plus cher alors donner des subventions suivant des critères démographiques et complètement dépassé il va falloir trouver d'autres critères il va falloir absolument trouver d'autres critères enfin là c'est là que pourtant nous là je vous fais juste le constat mais l'idée c'est de dire que pourtant cet espace-là c'est l'espace qui fait vivre et sûrement l'espace des possibles parce que c'est l'espace c'est l'espace majeur de la transition écologique dans tous les domaines dans l'agriculture bien sûr dans l'agriculture mais aussi dans le logement les transports puisqu'il y a plus de lignes ferroviaire dans certains endroits nous on ariage on a une ligne qui qui traverse et puis après on en a plus d'autres alors qu'il en avait pas mal il y a les départements ou peut-être il n'y a pas de ligne du tout il va falloir donc inventer inventer mais par rapport à des spécificités locales un transport public on en a parlé hier sur les ateliers des pollutions qui ont été faites qui sont assez intéressantes et puis le foisonnement culturel Le Puy de carbone on a des obligations internationales notamment par rapport au rejet de CO2 et par rapport à d'autres à d'autres conventions que nous avons signé au niveau international et bien la ruralité c'est quand même l'espace de plus de carbone c'est l'espace de la biodiversité et puis c'est l'espace des énergies renouvelables on est dans la transition énergétique transition écologique transition énergétique cette transition énergétique on va pouvoir la faire effectivement peut-être dans les centres urbains mais l'espace existe en ruralité pourvu qu'on fasse pas n'importe quoi il faut pas exproprier un agriculteur la terre est fertile pour y faire des champs de des champs photovoltaïques c'est c'est une aberration il faut considérer l'énergie renouvelable pour ce qu'elle est c'est à dire un outil de production d'énergie et non pas un outil de spéculation foncière chez nous il y a des associations anti-éoliennes je peux les comprendre le problème c'est que l'éolien pour l'énergie renouvelable c'est très bien seulement quand on vous dit que le besoin il est de par exemple de 5 éoliennes et que on propose d'en implanter 25 bah vous faites de quelque chose qui est plutôt sympa à la base une nuisance et cette nuisance elle est due par le fait que chaque plot et ben rapporte soit au privé ou à la commune entre 6 et 12000 euros chez nous chaque plot pour y mettre une éolienne le budget de ma commune c'est 100.000 euros comprenez que si jamais il y a une dizaine d'éoliennes qui se pointe voilà heureusement qu'on a un maire et les filles et que lui il a compris qu'il ferait pas ça donc à partir de ce moment-là voilà si on traite le problème énergétique par la solution du besoin énergétique le repas y avoir tant de problèmes que ça si on la traite par l'opportunité d'une spéculation foncière alors oui on va avoir de très très gros problèmes et puis l'industrie l'industrie existe on veut une relance industrielle une industrie responsable quelle industrie on va faire et puis nous on la met on la met pas dans des endroits où on a des zones qui sont dédiées à d'autres activités soit touristique soit des espaces protégés en biodiversité soit des espaces agricoles il y a déjà cher industriels un peu partout maintenant et bien on met des zones industrielles dans les zones dédiées industries déjà pour commencer et puis une industrie responsable par rapport à ces rejets et par rapport à sa consommation énergétique bien entendu et responsable socialement aussi c'est pas mal et surtout la ruralité c'est aussi l'endroit où on peut on peut faire les tentatives des tentatives altruisites notamment d'autres de tentatives d'autres manières de vivre ensemble par des politiques altruistes et je sais que dans mon appartement on a la chance de voir arriver à des jeunes gens qui tentent des expériences de co-faming de choses comme ça qui deviennent très intéressants et le résultat fait que ces gens là arrivent à vivre plus dignement que les gens qui sont toujours et malgré eux souvent inscrits dans une agriculture conviviale conventionnelle qui les prend à la gorge et donc ces expériences-là on peut les faire très aisément je parle de l'agriculture mais c'est dans d'autres domaines aussi on peut les faire beaucoup plus aisément notamment en ruralité alors à contrario de la politique discriminatoire menée à l'encontre de zone rural il faut absolument parce que c'est une politique discriminatoire effectivement le fait de la loi de 2008 qui indique de deux formes de discrimination la discrimination directe du au genre et autre chose à la couleur de peau à la religion et des choses comme ça et puis la discrimination indirecte et dans la discrimination indirecte il y a le territoire le fait d'être dans un territoire vous discrimine par rapport à d'autres endroits et c'est un petit peu ce qui se passe là c'est à dire que à TVA = on n'a pas les mêmes services publics il s'agit aussi donc en aucun cas bien entendu d'opposer les urbains ruraux mais tout simplement de garantir l'égalité républicaine sur l'ensemble du territoire national alors il s'agit de signifier que la ruralité par son espace et sa diversité ne fait pas partie des problèmes structurels de la France bien au contraire c'est qu'elle peut être souvent la solution à ces problèmes structurels voilà pour ce que je voulais dire et maintenant je vais distribuer la parole alors pour commencer l'idée c'est d'essayer de construire effectivement vous l'avez compris un nouveau discours un niveau discours qui soit pas non plus voilà le genre on est des Invisibles on va tous mourir et tout ça à un moment donné il faut vivre donc on va essayer de construire un discours d'espoir et je vous ai montré dans la fin de mon propos qu'il y avait matière à pouvoir construire un discours de sport et alors déjà pour commencer à construire ce nouveau discours sur la ruralité il faut informer il faut dire qui et qui alors Clara je me tourne vers toi et je vais te poser la question qui sont les héros et qu'est-ce qu'ils font bonjour à toutes et tous merci beaucoup merci pour les mots d'introduction merci pour l'invitation je finis juste de me présenter rapidement donc je suis sociologue j'ai fini une recherche là sur les inégalités d'accès au RSA en milieu rural ce qui je pense me vaut l'invitation à être ici donc j'ai eu l'occasion d'étudier un thème qui est relativement peu observée par les sociologues mais aussi assez peu observés dans le champ politique et médiatique la pauvreté en milieu rural donc qui sont voilà donc moi je suis plutôt spécialiste de la pauvreté en milieu rurale mais je peux aujourd'hui tenter l'exercice de proposer des pistes de réflexion pour définir ce que c'est que la ruralité sachant que ça a déjà commencé à être évoqué mais il y a plein d'idées fausses et de de pièges à penser qui circulent quand on parle d'espace rural déjà il y a une spontanément on assoc la ruralité avec l'agriculture sauf que bien sûr ce constat n'est plus vrai ou plus de temps vrai je crois que dans les chiffres de l'INSEE c'est il y a 4% d'agriculteurs en en France et dans les milieux ruraux il y en a pas enfin dans le mon étude je l'ai faite en Gironde il y a moins de 7 % d'agriculteurs en Gironde donc on n'est pas sur des c'est pas un territoire agricole l'autre présentation qui vient de très spontanément quand on parle de ruralité c'est les l'opposition avec les mondes urbains on pense l'espace et le territoire français comme deux parties séparées d'un côté il y aurait des ruraux qu'il faudrait tâcher de définir qui sont les ruraux et de l'autre côté on aurait les urbains et c'est assez surprenant parce qu'on se pose pas la question de qui sont les urbains on me pose la question enfin je compte plus le nombre de journalistes qui me posent la question de qui sont [Musique] vient de quels outils on a pour penser et observer le monde qui nous entoure et notamment quels outils statistiques et ce piège à penser de enfin ces pièges à penser qui entourent la ruralité sont notamment bâties par la statistique publique et par l'INSEE si on regarde un petit peu comment est-ce que l'INSEE définit la ruralité alors la définition a changé en 2020 jusqu'en 2020 été rurales tout ce qui n'était pas de la ville la ville l'urbanité étant un ensemble de plus de 2000 personnes avec des bâtiments contigus donc quand on n'est pas dans cette définition là avant 2020 on est dans un espace rural donc avant 2020 la ruralité c'est le négatif de la ville on définit en circonscrit les vignes et puis en dehors de la ville on a on a les campagnes depuis 2020 la question a évolué et on est passé à une définition de l'Insee qui se base sur les influence urbaine donc c'est un peu plus sophistiqué mais on reste toujours sur le rural et le négatif de la vigne ce qui est défini comme de la ruralité c'est ce qui est hors des aires d'influence urbaines aire d'influence qui sont économiques qui sont liées au marché de l'emploi etc mais on reste sur un difficulté à penser le rural en tant que tel par ses caractéristiques propres puisqu'on a toujours comme point de référence dans la définition dans la statistique publique le monde urbain donc voilà donc toujours un rural en creux à l'inverse etc ce qui explique à mon avis pourquoi étant donné qu'on a cette lunettes là pour regarder la ruralité tous les journalistes qui m'appellent me disent mais qui sont ces gens là parce que vu que c'est les autres ceux qui sont du coup qui sont-ils alors pour combattre cette forme de de en plus je je pense que ce mais j'y reviendrai peut-être dans les questions cette c'est c'est définition c'est représentations de la campagne on fonde des problèmes politiques notamment parce que ça fonde tout ce qu'on entend sur la fracture territoriale sur voilà sur des la France périphériques etc etc et il faut amener et c'est complexifier un petit peu notre représentation de des espaces ruraux donc si on essaye de comprendre ce que sont et qui sont les gens qui occupent les espaces ruraux on peut s'appuyer sur un livre de mes collègues un livre qui est sorti en 2019 qui s'appuie qui s'appelle monde ruraux et classe sociale que vous trouverez je pense qu'ils ont toutes les bonnes librairies et qui proposent de replacer la ruralité ou les espaces ruraux dans la stratification sociale en observant une chose toute simple c'est qu'en fait les espaces ruraux ce caractérise par une sur-reprétation massive des classes populaires il y a beaucoup plus de classes populaires dans les espaces ruraux qu'en ville je pourrais vous donner des chiffres mais je vais pas perdre trop de temps comment ça s'explique de manière très simple en espace dans les espaces ruraux on observe aussi ce que on appellera le niveau c'est dur le niveau cité économique en général il y a un secteur du marché du travail qui est leader donc par exemple ça peut être l'industrie ça peut être l'agriculture ça peut être il y a un secteur en pointe et on n'a pas les employeurs des classes moyennes des classes intellectuelles et des classes supérieures qui sont eux situés en ville donc bien sûr mécaniquement on a une sur-reprétation des classes populaires dans les espaces ruraux donc déjà l'espace rural il est populaire deuxième élément si l'espace rural les populaires mais tu l'as évoqué en introduction c'est aussi un espace où on observe des poches de pauvreté très importantes alors statistiquement l'Insee va dire dans les mondes ruraux il y a pas de surprendation de la pauvreté sauf que ça c'est en fonction de d'une échelle de statistiques qui est n'est pas assez fine pour saisir les poches de pauvreté qui peuvent se former par certains endroits dans certaines petites villes et qui sont le fait de migration de la précarité donc de gens qui s'en vont des pôles urbains devenus trop chers la gentrification etc et qui vont se retrouver de plus en plus loin dans les campagnes et ces gens-là sont des gens qui sont faiblesment diplômés qui vont arriver dans un marché de l'emploi qui est déjà fortement dotés de personnes faiblesment diplômés et qui vont donc aggraver les déséquilibres des marchés de l'emploi locaux et donc générer ainsi ces mouvements de population génèrent des poches de pauvreté importantes mon territoire d'étude donc la Gironde enfin un coin de la Gironde qui s'appelle le Libournais il y a des poches de pauvreté localisées donc dans des cantons où on observe des taux de pauvreté à plus de 40%. donc il y a vraiment une question de pauvreté aussi dans les espaces ruraux et pour finir j'arrive ça va les ruraux sont aussi un lieu de transformation des services publics et de l'intervention de l'État là évidemment je parle de donc de mes recherches je parle du retrait des services publics dans leur ensemble et plus globalement le retrait ne suffit pas à donner à voir ce que fait l'état en milieu rural mais c'est transformation de transformation complexe qui sont à la fois la fermeture des guichets la fermeture de guichet donc dans les endroits où il y a le plus de classe populaire et il y a des poches de pauvreté importante et la numérisation des voies d'accès aux droits sociaux notamment mais pas que maintenant on a aussi la numérisation des voies d'accès au consultation médicale etc enfin je pourrais y revenir mais du coup on a un ensemble de processus que j'ai qualifié dans d'autres papiers d'absurde ou dans des espaces populaires on retire les services publics qui sont pourtant dédiés à ces classes populaires exposées au risque de pauvreté voilà en tout cas moi ce que je voulais juste dire sur les espaces ruraux c'est penser l'espace rural non pas en opposition à la ville mais par ses caractéristiques propres caractéristiques propres donc moi j'ai parlé des problèmes qui s'y rencontrent et de aider de la composition sociale de cette territoire et donc peut-être de ses besoins voilà ça peut être une piste de réflexion merci merci beaucoup Clara merci beaucoup alors à Europe Écologie Les Verts Julien vous avez aussi une réflexion sur un discours alternatif sur la ruralité et il existe notamment certains clivages inutiles et délétères qui se construisent à ce sujet est-ce que tu peux nous en dire plus bonjour à tous bonjour à toutes merci beaucoup à la France insoumise pour nous avoir invité à cette table ronde et à Michel pour l'avoir organisé avec Caroline pardon nous enfin moi concrètement là je vais vous parler de choses évidemment de ce groupe de travail ruralité qu'on a mis en place à europécologie vert il y a un peu moins d'un an maintenant dont l'objectif est de donner toute leur place aux réalités suite à au constat justement que peut-être on avait trop de représentations urbaines et ce sera aussi pour moi l'occasion de vous parler d'une expérience notamment j'étais candidate sur la troisième circonscription de l'Hérault qui est intéressant comme territoire parce que il est extrêmement représentatif de la France avec une partie métropolitaine périurbaine et rurale et où finalement ce qu'on voit sur ce territoire là comme dans d'autres endroits c'est un clivage ruraux urbain extrêmement présent extrêmement clisant et qui s'exprime aussi dans les urnes pour vous donner l'illustration on fait 47% au second tour près de 74% dans les bureaux de vote Montpellier 1 donc en centre-ville et un peu moins de 35% dans la commune la plus éloignée de la métropole à plus d'une heure de route et concrètement le clivage est très marqué et donc la question c'est ce clivage il se retrouve aussi d'une manière générale dans les élections on a pu le voir au municipales aux dernières municipales où on a notre camp a remporté pas mal de villes que ce soit Lyon Bordeaux Strasbourg Grenoble et d'autres Poitiers on retrouve ce clivage aussi aux dernières législatives puisqu'on a plus de députés issus des milieux métropolitains que des milieux ruraux donc la question qu'on se pose de manière très présente c'est comment on fait comment on fait et surtout que là ça fait un moment que ça dure mais c'est encore plus présent cet été dans la presse évidemment l'extrême droite s'empare énormément de ce clivage urbain rural pour nous mettre dos à dos alors avec la macronie qui a aussi son rôle à jouer à coup décolobashing et de Mélenchon bassine pour installer un match qui concrètement nous exclut on s'exclut du champ il nous exclut du champ pour pour faire pour faire son don dernier exemple en date un peu marquant qu'on peut soulever marine Tondelier la secrétaire nationale des Verts au printemps dernier va en Lot-et-Garonne et le président de la Chambre d'Agriculture lui interdit le séjour en Lot-et-Garonne au motif quelle est l'ennemi des paysans c'est choquant on est d'accord évidemment les Chambres d'agriculture sont absolument pas politisées la question c'est c'est qu'est-ce qu'on fait ça aujourd'hui puisque finalement la macronie le RN tente de nous enfermer dans cette opposition là et parfois parfois notre propre camp tombe dans ce piège tendu et on se retrouve nous-même en difficulté un exemple très concret toujours dans l'Hérault en dernier les élus de la métropole donc qui ont beaucoup plus de place médiatiques les élus écolos de la métropole et animalistes signe une tribune demandant de réformer la bouvine alors la buvine qu'est-ce que c'est puisque c'est très local la bouvine on est sur une culture camarguaise très ancrée sur le territoire une culture autour du taureau où on ne tue pas l'animal ni on ne le blesse c'est-à-dire d'élevage extensif de taureaux au travers notamment de course camarguaises cette tribune il la publie sans en informer les militants les élus du territoire concerné et sans consulter les institutions qui qui œuvrent comme la Fédération française des courses camarguaises il faut savoir pour vraiment vous planter le décor que c'est une culture populaire extrêmement ancrée c'est à dire on commence la saison des fêtes de village de juin à fin août dans toutes les fêtes de village il y a une animation avec un taureau toutes il y a des militants et filles écolo qui participent à ça ça touche tous les enfants ça touche tout le village le week-end dernier à la fête de village de grabel dont le maire était fit René Revol et proche d'ailleurs de Jean-Luc Mélenchon organise un en sirop dans sa fête de village ça touche vraiment énormément de gens et donc on se retrouve avec cette tribune évidemment immédiatement instrumentalisé par la droite et l'extrême droite qui va faire la une dans la presse pendant au moins deux mois plusieurs fois par semaine du coup en opposant finalement les les écolos qui ne seraient pas finalement les défenseurs de la réalité parce que on souhaiterait proposer une dictature verte ça se solde quand même par une manifestation qui réunit plus de 10000 personnes entre 10 et 15000 personnes sur la place de la Comédie à Montpellier qui a la place centrale où les gens viennent à cheval avec des poignées de terre dans la main pour les déposer sur la place de la Comédie et la manifestation évidemment s'appelle le réveil de la ruralité face à ces urbains qui veulent nous empêcher de vivre comme on l'entend et donc on se retrouve concrètement dans une situation où des personnalités publiques urbaines disent aux ruraux comment eux doivent vivre très concrètement et donc on se retrouve dans un piège dont il a été difficile de sortir on s'en est sorti beaucoup en ramant en allant voir les acteurs concernés par par donc après coup par la bouvine par la course camarguaise on a parlé de conditions animales on s'est mis d'accord parce qu'en fait il y en a aussi qui sont de notre côté et finalement on a avancé mais après trois mois de déluge dans la presse assez difficile à vivre pour nous militants qui est sorti en plus d'une campagne sur ce territoire là et surtout ce qui est incroyable c'est comment alors que le cœur de notre programme parle de protection de l'environnement de service public en réalité de décentralisation on nous fait passer pour les ennemis du monde rural parce qu'en fait c'est ce qu'ils essayent de faire donc la question se pose comment comment c'est possible en fait qui nous tente ce piège et que on tombe dedans donc il ne faut pas se laisser imposer le match urbain rural surtout dans les conditions que eux établissent parce qu'en fait c'est le match Le Pen Macron dans les conditions qui les arrangent parce que c'est bien Macron en poursuivant la politique de métropolisation que vous avez bien décrite qui est assez vieille qui date des années 70 et en continuant aussi la dépossession des communes de leur autonomie et de leur marge de manœuvre en augmentant les inégalités en baissant les dotations concret qu'il crée des inégalités très fortes en taux territoires métropolitain et Huraux ce que tu exprimais très bien avec avec des chiffres et qu'il épouse finalement à s'opposer au bénéfice du rassemblement national et ça c'est un discours qu'on entend depuis longtemps les grandes métropoles mondiales européennes seraient en compétition donc nous Montpellier on serait en compétition avec Barcelone donc il faudrait grossir grossir grossir grossir ça veut dire quoi dépeupler des peuplés des peuplés enlever des services enlever des services enlever des services pour les concentrer à la métropole pour gagner cette compétition mais laquelle j'ai envie de dire et finalement c'est les territoires ruraux qui se trouvent qui se trouvent complètement dépossédés et par de ça s'ajoute l'événement dernier le parachèvement de cette tendance qui est la ZFE où on va dire on met tout en centre-ville en métropole on ne développe pas de transport en commun donc chez nous c'est pareil qu'en Ariège il y a pas de train il y a une ligne de train littoral et quand vous allez dans l'arrière pays qui est quand même grand il n'y a pas de train 0,30 et il peut y avoir peut-être trois bus par jour donc on va dire à ces gens voilà on met tout on vous dépose de tout on met le travail on met le les soins on met tout en centre-ville mais ce centre-ville vous n'y avez pas accès parce que parce que il faut vous payer une meilleure voiture et puis et puis le gouvernement on va dire et puis nous c'est pas nous c'est les collectivités territoriales qui sont déjà la corde au cou d'un point de vue budgétaire qui devront financer les mesures d'accompagnement donc effectivement il y a peut-être une écologie punitive une écologie libérale si on peut parler d'écologie qui existe c'est celle du gouvernement et c'est clairement pas la nôtre et si on prend l'exemple de l'aire urbaine Montpellier reine de manière concrète c'est sans cesse communes ce qui va de Montpellier a du très rural pour environ 600 000 habitants la métropole la communauté pardon metropolitaine c'est 31 communes pour 450 000 habitants la présidence de cette métropole qui va décider pas tout seul mais fortement de 80% du budget de la métropole que la métropole mais qui va influencer toutes les urbaine c'est une personne et lui par une ville qui représente environ 300 000 habitants c'est le maire de Montpellier et concrètement lui définit finalement la politique de tout un territoire mais pour les habitants de sa ville et il se trouve que ce maire a été élu sur une mesure phare qui est la gratuité des transports alors comme ça ça peut paraître merveilleux la gratuité des transports si on n'a pas oui et surtout pour qui parce que du coup la gratuité des transports pour les résidents Montpellier 1 qui peuvent prendre le vélo qui ont accès à tous les services en moins de 20 minutes on va dire globalement et qu'est-ce qui se passe en conséquence et ben on va augmenter le titre de transport pour tous les non habitants de la ville et oui donc tous les usagers qui n'habitent pas là mais qui travaillent qui viennent se soigner qui viennent à l'université mais eux ils vont payer le prix de cette gratuité des transports en plus on va dégrader le service puisque du coup on a moins de sous il faut bien il faut bien et la financer donc ça va être moins pratique on va mettre plus de temps et on ne va pas développer l'infrastructure puisque ça coûte trop cher on a plus de budget puisqu'on finance la gravité des transports pour des gens finalement on pourrait se demander si une tarification sociale serait pas simplement suffisante donc on se retrouve sur un territoire quasi centrain peu de transport en commun avec une baisse du service de transport urbain une augmentation du prix du ticket et ils aient des feux qui restreint l'accès au centre-ville forcément il y a de quoi être en colère il y a de quoi créer cette fracture entre les territoires si on continue ce genre de politique avec une métropole riche où il y a tous les services et le droit de vote et finalement une ruralité souvent délaissée avec moins de services qui finalement est indispensable parce qu'il faut bien nourrir quand même les métropolitains mais qui aura pas son mot à dire et ça finalement on le retrouve aussi dans l'exercice l'exacerbation identitaire exerces de récupérer chaque territoire va avoir des identités rurales très fortes si vous êtes issu d'un milieu rural moi je viens des Cévennes c'est costaud cévenol je finissais benolle voilà forcément chacun des territoires va avoir son identité et cette identité avec la colère dirigée vers les métropolitains vers cette élite qui les méprisent récupérer par le RN mais ça donne quelque chose forcément de bien pour le rassemblement national et de moins bien pour nous donc on réussit la nuit pèse des villes on le voit maintenant la question c'est comment réussir la nippe des champs et là déjà on peut s'appuyer sur des exemples qui existent un député de la ruralité à ma droite Sébastien Rome député est fini peste Marie pochon député Elven UPS de la Drôme François Ruffin qui est aussi arrive à transformer finalement un vote a priori rassemblement national en quelque chose de nupes mais aussi on peut saluer tous les mers ruraux alors chez nous on peut par exemple nommer pierre polar à Capestang ou Jean-François Caron à Los Angeles qui se battent pour faire exister nos idées en ruralité et donc nos parties doivent les mettre en valeur aujourd'hui on doit pousser on doit on a notre des solutions concrètes donc maintenant il faut les faire entendre il faut pousser ces incarnations pour améliorer cette représentation et compenser aussi l'inégalité d'accès aux médias parce que les villes ont plus accès aux médias c'est aussi parfois peut-être savoir adapter nos discours sans rien céder de notre vision politique mais savoir adapter notre discours à l'ensemble des identités rurales je vous ai donné l'exemple de la bouvine typiquement et ben la question c'est on sait qu'il y a des sujets qui feront clivage comment on les travaille on les envoie pas comme ça dans la presse sans se dire quels conséquence ça aura sur certains territoires on les travaille avec les acteurs et avec les militants évidemment concernés et puis les habitants concernés et puis enfin rendre commune aux citoyens leur prérogatives leur marge de manœuvre pour pouvoir changer la vie des gens et lutter contre la métropolisation parce que c'est quand même un sujet fondamental on le voit dans les années inégalités que ça crée donc notre devoir à nous militants écologiste de gauche c'est de ne pas nous laisser enfermer danser discours trop bien huilé ou les citoyens n'auraient pas d'alternative que la macronie qui serait finalement une vision urbaine libérale ou une vision réactionnaire de Le Pen qui défendrait la ruralité et nous dev ons nous faire entendre par ces exemples en les soutenant et en les et en les et en les visibisant et c'est aussi ce qu'on travaille dans le GT ruralité de repécologie les Verts on organise des universités des ruralités les 6 7 et 8 octobre à 10 vous êtes les bienvenus en espérant que la prochaine édition soit du Pesse merci merci merci Julia alors pour continuer cette construction de ce discours il faut il faut proposer des perspectives et chercher d'autres signifiants je viens de le dire Julien et là je me tourne vers toi Sébastien quels sont les enjeux véritables de cette construction de ce nouveau discours sur la ruralité merci Michel merci au groupe ruralité livré ruralité qui a qui a construit cette cette conférence et merci pour pour ton invitation de porter ces questions maintenant de depuis longtemps et je pense qu'elles sont essentielles et enfin vous avez presque tout dit je sais pas si je vais dire quelque chose de nouveau mais je vais me forcer en tout cas j'ai merci aussi Clara pour pour avoir évoqué ces questions là sur lequel je reviendrai effectivement ce le que la ruralité le négatif du de l'urbanité donc c'est je pense que c'est essentiel de la construction intellectuelle que nous avons en fait dans la lecture que nous avons de ces espaces là d'ailleurs c'est ruralité l'espace qui fait vivre on aurait pu aussi appeler les ruralité des espaces qui font vivre puisque c'est on est sur le pluriel ah voilà parce que c'est les ruralité effectivement il y a tout un tas en réalité qui sont extrêmement différentes et moi dans ma circonscription qui est la quatrième de l'Hérault j'ai à peu près tous les gradients de la ruralité de la ruralité qui est du lotissement qui est aux portes de la ville de Montpellier c'est une circonscription qui est voisine de Julia parce que je suis aussi dans les héros et elle elle est sur la l'été elle est candidate sur la sur la troisième j'étais sur la 4e et puis on monte jusqu'au Cévennes et jusqu'au Larzac où là on est ce qu'on appelle dans l'hyper ruralité et ce que a très bien dit Clara c'est que oui c'est des espaces où il y a de la pauvreté où il y a de la précarité et souvent les personnes qui font le choix parce que c'est un choix il ne faut pas parler à la place déjà c'est bien un choix d'aller dans dans la ruralité pour voir vivre parce que la première chose que l'on fait quand on a une rupture de vie et bien c'est de chercher un toit voilà qu'on perd un emploi quand il y a une séparation quand il faut fuir parfois pas un climat de de vie violent au sein de la famille et bien on cherche une solution et et bien ces espaces ruraux elles offrent des solutions malheureusement souvent dans du logement effectivement pas cher mais parfois dégradé souvent loin vous le savez donc des des réseaux de transport et loin de l'emploi est-ce qu'il fait que ça devient piégeeux mais d'abord ces espaces ruraux ils sont un espace essentiel parce que ils offrent des alternatives et c'est un bon choix que font des personnes quand elles y vont vivre dans ces lieux merci aussi à Julia d'avoir dit un point je pense essentiel si on peut garder ça ensemble à l'esprit en fait de cette conférence c'est que la politique libérale d'attractivité donc de compétition entre pays elle s'appuie sur fondamental qui sont les métropoles et la métropolisation et que en miroir l'effet que de la produit c'est et c'est pareil dans tous les pays regarder le en Angleterre c'est pareil aux États-Unis l'effet un miroir c'est de produire un discours réactionnel qui est celui du RN en France sur le rural en contraste avec ce discours de métropolisation et donc en fait c'est un couple qui se forme d'un point de vue pratiquement mécanique et qui nous enferme et dans lequel il va falloir arriver à trouver un chemin pour dépasser cette ce clivage rural urbain et faire en sorte de avoir un autre discours et donc c'est les essentiel de cette de cette conférence je dirais que d'abord le rural n'existe pas je vais dire comme ça mais Clara l'a dit c'est-à-dire que l'INSEE depuis toujours ils ont essayé une période de définir le rural ils y sont pas arrivés ils ont abandonné c'est le négatif de du urbain mais c'est aussi le regard et l'analyse en fait que l'on porte sur le rural c'est à dire que les politiques publiques qui sont faites par exemple quand un élu local veut développer une politique publique il va faire une politique métropolitaine mais en plus petit parce que en fait le regard et les critères même de l'État sont ceux de l'urbanité que l'on applique dans le rural et même dans la lecture des des statistiques voilà on utilise en fait le critère urbain pour lire le rural donc finalement c'est un espace qui est peu lisible qui est qui est en négatif du monde urbain et on retrouve ça aussi dans les quartiers populaires dans les grands ensembles urbains qui sont de la même manière des quartiers qui sont invisibilisés c'est des quartiers qui qui sont parlé ces Bourdieu qui utilisent cette expression il y a des il y a des personnes il y a des territoires qui sont parlés plutôt que de parler ça et Benoît Coquard qui fait une conférence un peu plus tard qui est aussi à travailler sur ces questions là qui utilisent cette expression que je peux extrêmement juste ce sont des territoires dont on parle donc d'autres personnes parlent mais qui sont très peu qu'on voit très peu hormis les clichés vous l'avez dit qui sont très peu visibles en fait dans l'espace médiatique or je crois que les enjeux j'en suis persuadé que les enjeux à venir sont dans la ruralité les grands enjeux de souveraineté sont dans la ruralité on les prend l'eau l'autonomie alimentaire l'énergie l'industrie avant les industries en France le tissu industriel était plutôt rural et quand on va réinstaller parce que j'espère qu'on va le faire et que la planification écologique que l'on souhaite elle est aussi et notre souveraineté industriel de ré-implanter des industries ça va se faire dans les espaces aussi ruraux forcément le logement avec les travailleurs qui font ces allers-retours la biodiversité et bien tous ces enjeux là ils sont dans la ruralité et c'est à tel point vrai que en fait ça ça nous fait penser que ces enjeux là il ne fonctionne qu'à partir de flux l'eau c'est un flux l'énergie c'est un flux les travailleurs ils sont des flux moi j'ai des territoires ou 80% des habitants vont travailler dans la métropole donc quand on arrive à la question de la ZF avec le prix du transport avec des parkings en qui sont extrêmement chers et peu assez peu nombreux mais forcément on s'aponne et donc il y a la métropole qui ne rend pas ce que la ruralité est en train de lui donner voilà l'eau de Montpellier elle est récoltée dans tout un bassin qui s'appelle le pixel loup et si les habitants et les agriculteurs les viticulteurs de cette de cet espace-là ne prennent pas soin de l'eau et bien les Montpellier n'auront pas de l'eau de qualité et à tel point que si on coupe tous ces réseaux tous ces flux et bien en fait les métropoles elles peuvent pas vivre c'est pas l'eau qui c'est pas la métropole qui va produire l'eau c'est pas la métropole qui va produire l'électricité c'est pas la métropole qui va produire son autonomie alimentaire donc il y a une fierté à vivre en réalité parce que nous sommes l'avenir en fait de la France et de la souveraineté de la reprise de notre souveraineté qui est qui est l'enjeu à venir sur des besoins fondamentaux et il faut avoir en tête que c'est une marque quand même du libéralisme économique d'effacer c'est les ruralité comme on est face les les quartiers populaires et je pense à la Seine-Saint-Denis qui est dans l'île de France quand même un principal Paul et bien qui fournit aussi bien emploi dynamique économique etc qui profitent pas toujours malheureusement aux habitants mais c'est ce sont des lieux de productivité extrêmement forts et ça le système économique libéral les faces pour mettre en avant et aspirer le pour aspirer en fait toutes ces richesses et jouer le rôle de la compétitivité et compétitivité internationale mais elle est face aussi cette ces énergies c'est c'est ces ressources de tous ces territoires là par une sorte de d'appropriation culturelle de des valeurs qui se fondent dans l'urbaine la il y a des valeurs qui sont qu'on imagine dans la dans la ruralité alors qu'ils sont ambigu il y a des valeurs négatives ben voilà la ruralité on peut se dire c'est des gens aussi qui veulent que rien ne change c'est un peu réactionnaire il y a de la surveillance vous savez voyez voisin vigilants etc il y a les gens sont renfermés ils mettent des murs très hauts autour de chez eux veulent pas parler aux voisins que ça c'est une valeur négatives il y a des valeurs négatives aussi à la ville voilà c'est l'insécurité etc etc mais il y a des valeurs positives à la ruralité c'est la convivialité c'est le fait de connaître les gens qui sont autour de soi c'est la proximité les commerces proximité ou les circuits courts c'est bien sûr l'accès à la nature extrêmement important c'est la coopération c'est aussi le fait de faire avec ses mains plutôt que de consommer voilà donc ça va être le bricolage de tout ça ou de la réparation tout ça c'est ce sont des valeurs qu'on trouve aussi dans la dans la ruralité et c'est valeurs positives en fait observez bien elles sont en train d'être captées par le métropole c'est à dire que font les métropoles actuellement elle les essayent de donner en fait une sorte de droit au village aux habitants les plus riches qui vivent dans ces métropoles donc on enlève la voiture on va mettre beaucoup plus de parc on va faire en sorte d'avoir les pistes cyclables donc on va essayer de vivre comme au village avec des places avec des fontaines pour pouvoir recréer des espaces de de convivialité qui un peu ressemble à de la nature et et à de la campagne mais ça ça date pas d'aujourd'hui en fait c'est un processus qui est assez long quand on pense par exemple à la répartition à Paris entre enfin je sais pas si vous êtes passé moi ça m'est arrivé de passer entre Paris et Neuilly de suite et extrêmement vert et quand on est Médiapart a sorti un article très intéressant il y a très peu de temps sur les îlots de chaleur et en fait ce que l'on se rend compte c'est que les idéologues les îlots plus frais là où il y a de la verdure mais c'est là où il y a le plus de personnes qui ont des revenus importants et donc c'est toujours l'écologie elle a toujours ce lien en fait elle est toujours captée historiquement par les classes supérieures moi sûrement à Lodève petite ville 7000 habitants sous-préfecture centre-ville paupérisé il y a deux rivières les rivières étaient utilisées de manière industrielle parce que on il avait les textiles etc il y a des châteaux ils se retrouvent pas ils sont en amont ils sont pas en aval donc l'accès à la nature c'est un enjeu de lutte des classes et avoir accès à la nature avoir accès à un coin vert c'est pour les riches attention c'est pas c'est pas pour les pauvres parce que les pauvres en fait ou par exemple dans les quartier populaire on va éviter de mettre des arbres parce que et bien déjà ça salit donc il va falloir mettre en plus des employés pour pouvoir nettoyer etc mais en plus ça peut cacher les caméras qui ont besoin de filmer parce qu'il faut pouvoir contrôler donc c'est un enjeu extrêmement important et ces valeurs là elles sont captées c'est les valeurs du de la ruralité qui sont captées par par les villes mais ces valeurs positives c'est celle en fait qui sont qui sont les nôtres ces valeurs de de la coopération du fer de la convivialité la proximité c'est celle de notre de notre programme donc il est extrêmement important dans les chercher ces valeurs pour pouvoir faire commencer cette lutte avec le rassemblement national qui lui ne va chercher que les valeurs négatives de la ruralité en disant ben voilà on n'a pas envie de se faire emmerder en fait le le gros du la stratégie rural du rassemblement national elle a été donnée par un parti qui est au Pays-Bas qui est en train de monter extrêmement fort qui est le parti de la ruralité et le parti de la ruralité en fait il a deux axes c'est un on n'est pas là pour se faire emmerder par les écolos voilà on l'a ici les insoumis en France aussi c'est pareil c'est tout ça c'est le c'est la même chose et le deuxième pilier c'est bon il y a le changement climatique effectivement mais on va trouver une solution technique pour pouvoir y répondre voilà ça c'est les deux piliers et donc nous on a aller chercher en fait les valeurs positives de la de la réalité pour pour le mettre en valeur et il y a énormément de choses qui se passent en ruralité je vais prendre par exemple dans ma circonscription on a une coopérative ostréiculture ostréique qui est en train d'être monté sur le bassin de tout avec 200 ostréiculteurs qui travaillent qui commencent à à travailler ensemble voilà ça c'est un élément positif il y a des associations qui se montent pour installer un bar pour une épicerie solidaire je pense à Saint-Étienne de Gourgas ou à l'orée par exemple où il y a un bar comme ça un FabLab à clarer je fais exprès de vous donner des noms que certainement beaucoup ne connaissaient pas parce qu'en fait ce sont des éléments en fait extrêmement positifs et ingénieux qui se déroule en ruralité je pense à des énormément de tiers-lieux au tiers-lieux du cosse de la selle que tu connais bien Julia ou l'expérimentation territoire zéro chômeur qui est dans notre programme la garantie d'emploi qui est l'expérimentation de la de la garantie d'emploi qui se déroule dans ma commune de Lodève et qui a un élément extrêmement important en fait de de la reprise en main de son propre espace de vie je vous donne une anecdote là-dessus lors de la création de cette garantie d'emploi territ orialisée les 80 premiers emploi qui ont été créés et bien il y avait une seule personne qui avait une voiture donc ça donne la mesure de la difficulté qu'il y a avec cette question de la mobilité mais 80 emplois de personnes qui sont utiles dans le territoire ça veut dire que il y a bien de l'activité il y a bien du travail qui est possible sur ces territoires là il faut s'organiser pour qu'ils se travaille soit possible et ce travail justement généralement il est tourné autour de la transition écologique de manière extrêmement importante et donc répond aux enjeux que j'ai décrivés tout à l'heure alors je vais conclure avec il faut lever les freins il faut lever les freins dans la ruralité alors bien sûr il y a des freins qui sont connus qui sont l'accès à la santé qui est dégradé qui est la mobilité qui sont les services publics qui reculent bien sûr la culture et Michel qui a travaillé mais je voudrais insister sur l'imaginaire je pense que le premier frein que l'on a c'est l'imaginaire parce que comme je l'ai dit ce sont des espaces qui sont dominés qui sont par les et donc ça c'est un héritage aussi de de la stratégie de faire la France pays du tourisme et donc un pays de contemplation pour les gens qui ont le plus de moyenne et donc c'est un réservoir d'image la ruralité alors que notre travail c'est de montrer que c'est un réservoir d'acteurs en fait du changement à venir et de l'égalité à venir alors c'est pas le seul c'est aussi on partage ça et ça je le crois très fort on le partage avec les quartiers populaires de grands ensembles des grandes villes ils ont les mêmes problèmes que les ruraux mobilité accès aux soins tout ce que j'ai décliné on les partage ensemble et puis même ce sont souvent les mêmes personnes qui vont d'un espace à l'autre puisque en fait bien quand on a une difficulté que je le disais dans la vie bien on peut aller dans l'espace rural parce que les loyers sont moins chers et qu'on y a de suite accès et qui a pas une liste d'attentes de 4 ans ou de 5 ans pour avoir un HLM et puis après on peut y avoir accès ou alors on vit en HLM dans une grande métropole et puis on a un emploi stable alors on va aller dans ces espaces là donc en fait il y a un même peuple un même peuple populaire qui passe dans ces espaces à l'autre et donc on ne peut pas les opposer nous qui sommes de l'Union Populaire qui travaillons à l'Union Populaire c'est un enjeu essentiel pour pouvoir gagner et faire en sorte et bien que notre programme et nos idées et ceux qui sont aussi portés par la réalité puisse s'imposer alors j'avais envie de conclure ruraux de tous les pays unissez-vous mais finalement travailleur et sans emploi de tout de tout le pays unissez-vous [Applaudissements] merci Sébastien alors maintenant la séquence des questions réponses alors je vais vous demander de poser des questions courtes et nous nous engageons chers amis à faire des réponses courtes moi y compris donc voilà on va prendre une je vois on va prendre si ça vous va de quatre ou cinq questions oui oui là-bas et donc 5 questions max et on passe aux réponses d'accord merci et je vais alterner un homme une femme évidemment on va commencer en haut à gauche Bernard des Hautes-Alpes anciennement animateur éducation populaire agricole dans l'Hérault aussi donc une question et un conseil mais que font que font notre représentation rurale au Sénat qu'est-ce qu'ils font les sénateurs pour que soit venu à se poser la question sur la réalité ça c'est ma question le deuxième ce serait un conseil à notre développement de service mais pour pour connaître ce dont on parle il fallait chausser les baskets et les jeans et descendre dans l'arène de la bouvine alors une femme une femme qui a une question merci pour cette conférence riche on a parlé de demi-lieu rural par opposition au milieu urbain pour voyeur d'emploi et l'emploi reste quand même le nerf de la gare en milieu rural Clara nous a dressé un tableau de la pauvreté en milieu rural aujourd'hui on voit se développer question il faut aller vite certaines villes en fait enfin certains maires sont amenés à trouver des entreprises qui viendraient s'installer sur leur territoire pour créer de l'emploi et on voit se développer que ce soit dans dans ma commune un milieu rural à la sortie d'autoroute des plateformes logistiques et l'autre nerf de la guerre c'est le foncier également donc qu'est-ce qu'on peut j'allais dire opposé à cette politique de des plateformes un logistique qui s'installe dans nos milieux ruraux qui défigure nos paysages bonjour à tous Adrien du Jura est-ce que vous pensez qu'on peut dire que les ruralités sont asservis au pôle métropolitain au métropole la question c'est par rapport aux donc on a parlé bien sûr beaucoup de social aussi mais par rapport à la biodiversité la protection de la biodiversité de la nature etc de l'environnement je voulais savoir quel était le l'évolution de la prise en compte des ce qu'on appelle les pastilles des steaks ou des zones protégées non constructive où on peut évoluer sur de l'habitat justement là on vient en lien avec ces autres alternatives de logement sur des hameaux légers je pense à l'association amology qui travaille énormément avec les collectivités et est-ce que ça se développe et moi j'envoie l'intérêt bien sûr énormément mais je voulais savoir si c'était en voie de développement quand même ce genre de oui bonjour Bernard de l'Aveyron je viens d'un gros département agricole du Sud-Ouest et j'ai trouvé que dans vos propos on a beaucoup réduit la ruralité à peu parler de l'agriculture que faire dans les départements agricoles souvent c'est la droite qui tient d'ailleurs ou en dehors même si l'emploi agricole diminue diminue il y a quand même toute une industrie en amont et en aval qui est beaucoup de gens en lien avec ce monde agricole est-ce que la France insoumise aurait pas intérêt à avoir un pôle agricole fort et un discours agricole fort même si c'est un peu utopique de récupérer les départements agricoles au moins d'avoir un contre discours puissant à vous merci merci en tout cas d'avoir fait l'effort de poser des questions courtes je vais les rappeler pour nos quatre intervenants la question des de la ruralité pour les sénateurs ça c'est la première question la deuxième question c'est la question des plateformes notamment Amazon c'est un petit peu ce que tu voulais dire la troisième c'est est-ce que les ruralités sont asservies aux métropoles la quatrième qu'est-ce qu'on fait des pastilles et que l'eau c'est à dire tu veux lui parler des zones Natura 2000 ou des choses comme ça est-ce qu'on peut construire des habitats légers dessus c'est ça oui d'accord ok et l'autre côté c'est est-ce que la France insoumise s'occupe de d'agriculture pour celle là j'ai juste dire il y a un livret agriculture à la France insoumise alors vas-y vas-y il faut il peut être enrichi et voilà qui veut répondre à la première sur le sénateur sur la ruralité peut-être Sébastien parlementaire bien fait pour toi sur les sénateurs que font nos sénateurs ça dépend il y en a qui travaillent il y en a qui travaillent pas moi dans mon département il y en a un avec qui j'arrive à travailler les autres j'arrive pas à travailler Voilà il se trouve que celui qui avec qui j'arrive à travailler bien il a pas d'étiquettes et éviter donc voilà on arrive à discuter c'est un républicain au sens le plus ancien du terme sur ce qui est de la bouvine alors moi j'avais aucun intérêt à me mettre dans cette histoire là puisque sur mon territoire en fait il y a très peu de d'impact il y en a un peu mais je m'en suis mêlé parce que justement je voulais pas céder à orn et les laisser seul sur ces questions là d'autant plus que en fait dans ma vie personnelle en fait je suis un enfant qui qui est né dans cet territoire qui dans ce territoire là moi je courut derrière les vachettes etc donc voilà c'est quelque chose que je connais mais oui il ne faut pas laisser ces questions d'identité de territoire il faut pas les laisser parce que le son extrêmement riche et il y a le peuvent ouvrir justement au monde il y a il faut savoir que je termine avec ça les principaux champions de la bouvine de les courses camarguaises et bien ce sont des noms qui ont des consonances qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée voilà donc c'est de formidable vecteurs d'intégration oui non simplement parce que à ta question merci du conseil alors on l'a fait évidemment même on allait plus loin quand il y a eu ça on a travaillé pendant plusieurs mois avec la Fédération Française de la course camarguaise pour établir une position commune sur la condition animale voir les pistes qu'on pouvait travailler ensemble et on a fait adopter au niveau régional nous LBC c'est comme ça que ça passe on a fait voter une position officielle sur la bouvine pour ne plus se retrouver dans ce genre de cas c'est un exemple qui met assemblé particulièrement intéressant parce que le mal était fait donc même si on la rattrapé derrière voilà voilà simplement moi je rajoute un truc sur le sénateurs je vous raconter l'anecdote d'un sénateur qui s'ennuyait très fort au Sénat un sénateur socialiste qui lui a inventé le concept et tu dois le savoir de l'hyper ruralité alors je sais pas vous nous on est dedans donc ça veut dire que déjà ruralité au niveau péjoratif il y avait déjà un truc mais hyper ruralité là c'est beaucoup de gens à sauver là donc voilà donc non sinon au-delà de ça les sénateurs aujourd'hui regardez les sénatoriales qui s'annonce nous avons été nous exclus de toute alliance donc à partir de ce moment pour que le discours change on a quelques camarades de l'Alliance nulle qui sera qui seront sénateurs j'espère qu'ils vont faire changer les choses mais pour les PS établis dissident Delga pour les LR pour la reine pour le RN le discours actuel convient parfaitement et ils vont pas le changer c'est-à-dire que ce sera chargé nature et tradition basta voilà pour les sénateurs la deuxième question c'est sur les plateformes alors notamment le plafond de logistique mais Amazon qui veut répondre à ça Julien je sais pas si j'aurai une réponse complète ou toute faite mais moi comme ça ce que ça m'évote sur les plateformes Amazon c'est en fait c'est avant tout le modèle d'économique ça représente et là finalement peu importe si elles sont en ruralité ou en urbanité c'est qu'elle est notre modèle économique est-ce qu'on a vraiment besoin de faire venir par des commandes d'Internet du des biens matériels qui viennent du monde entier à bas prix personnellement je suis pas sûr donc en fait le vrai sujet c'est comment on relocalise l'économie et en fait si on la relocalise on n'aura pas besoin de ces méga plateformes Amazon après ça pose aussi quand même la question du transport de frais du transport multimodal et là par contre comme on fera pas tout localement non plus à 100% oui aujourd'hui on a besoin d'évoluer là dessus mais non pas par des plateformes reliées par l'autoroute mais par du transport de fret par le train et par réduire énormément les consommations carbone que peuvent avoir ce secteur qui est extrêmement extrêmement fort [Musique] qui remplit une fonction sociale et ça on l'a en commun merci sur les plateformes alors sur la troisième sur les ruralités a servi au métropole Clara ça rejoint en fait la question des plateformes enfin je crois que les deux questions sont liées donc à servis je sais pas si j'aurais employé ce mot là moi je vais me tourner comme tout sociologue vers Bourdieu je suis très contente de pas être la première à l'avoir c'était cet après-midi d'ailleurs mais qui expliquait que en fait les l'espace a tendance à s'unifier autour des réalités dominantes des grandes villes et des métropoles et que derrière ça et Sébastien a évoqué tout à l'heure il y a une compétition territoriale qui se met en place et qui se met en place sous un seau qui est employé dans les petites villes et des échelles territoriales diverses qui est le saut de l'attractivité donc il faut lutter pour proposer des villes attractives donc attractives ça veut dire quoi ça veut dire gagner en pouvoir symbolique ou gagner en pouvoir économique ou progresser dans cette échelle de du pouvoir symbolique et économique face aux métropoles donc attirer des plateformes logistiques ça peut être le signe non seulement qu'on a de l'emploi mais aussi pour des communes ou pour des départements que symboliquement on est plus gros qu'on attire des des firmes et des entreprises qui sont importantes donc ça donne non seulement du poids économique mais aussi du poids symbolique donc pour répondre à la question est-ce que la ruralité est asservie en tout cas la ruralité est dans un rapport de force avec et dans des rapports de domination avec les réalités économiques symboliques le pouvoir économique et symbolique qui sont enfin la définition des métropoles c'est lieu de concentration du pouvoir économique politique symbolique etc puis vous pouvez en rajouter autant que vous voulez mais du coup les petites villes et les ruralités ont en fonction de leurs moyens s'engage dans ces rapports de force là dans cette compétition là ce qui peut conduire ce genre de projet économique merci Clara la quatrième question sur les pastilles écolo je vais vous passer la parole je vous dis juste une anecdote les élus les petits élus les grands élus enfin des élus de petites communes je fus cassé conseil municipal de ma commune de ma mégalopole de 90 habitants et la préfecture nous avait demandé de faire une délibération contre une yourte qui s'était implantée dans un endroit et pas forcément habitat 2000 mais la doxa générale veut que normalement si tu dois habiter il faut faire du béton ou alors oui il faut essayer de mettre faut faire un toit faire de dur de trucs comme ça alors ils nous ont demandé de faire une délibération nous avons fait une délaboration de soutien à la yourte donc qui veut parler de ça en fait ton exemple est parfait parce que j'allais pas dire autre chose parce que là ce qu'on voit c'est pas forcément un développement de ce type de de d'habitat mobile léger qui peut s'installer on est plutôt dans une stratégie et c'est toujours le l'ancien regard qui qui pèse et bien on parle de cabanisation en fait et donc où on va déloger les gens mais on n'oublie pas enfin on oublie en fait que il y a un problème du logement qui est extrêmement majeur et que les gens n'ont plus accès que ce soit en termes de loyer ou de logement décent à des lieux pour vivre et donc effectivement c'est une pour les ça existe mais c'est très peu utilisé super et une bouteille à la mer pour les parlementaires qui sont là il y a vraiment un problème législatif sur ses habitats légers ça mériterait une PPL [Applaudissements] sur la problématique agricole moi je réponds il y a un livret agricole est-ce que quelqu'un veut répondre autre chose nous on a un livret agriculture voilà bienvenue dedans si jamais je peux pas je suis pas dedans moi là on a une proposition d'agriculture écologique bio il y a de qui est qui participent à la transition écologique il y a des gens qui travaillent voilà et des agriculteurs et puis tu sais comme dans certains endroits tu veux répondre peut-être un peu et comme dans certains endroits là ceux qui nous ont beaucoup aidé là-dessus c'est nos camarades de la Confédération paysanne notamment tu voulais répondre peut-être alors attends attends s'il te plaît si c'est si c'est si c'est pour surencher on va refaire un tour de question et on va refaire ok on fait un refait un tour de question donc tu seras la première sur le dernier tour de question parce qu'on doit rendre la salle à l'heure question courte réponse super courte alors du coup je vais en profiter parce que je vois que les les gens commencent à partir on a un temps de rencontre du livret ruralité avec des députés qui vient nous présenter un projet qui met en place c'est tout à l'heure à 17h30 juste à côté c'est ouvert à tous les militants ça Leduc juste à côté et puis voilà et ça permettra aussi de répondre à des questions auxquelles on n'aura pas eu le temps de le faire j'ai promis au monsieur que c'était lui le premier et ce sera la première madame c'est gentil merci beaucoup pour pour cette conférence enrichissante alors je l'ai écrite pour faire le plus court possible moi c'est Milton on a un président de la République qui a fait le pari que pour défendre la ruralité il fallait céder à toutes les pressions du lobby de la chasse or quand on regarde les chiffres seuls 2% des ruraux chassent et 75 % sont contre l'achat tous les jours parce que ce sont les premiers qui sont confrontés aux abus de la chasse notamment et à l'insécurité lié à la chasse donc il y a dans ces territoires approfonds déséquilibres démocratiques entre l'intérêt général et l'intérêt de quelques chasseurs et la question donc qu'est-ce que vous pouvez proposer pour que l'intérêt général soit mieux écouté dans ces territoires merci pour revenir du coup sur l'agriculture pour revenir du coup sur la question de l'agriculture et donc particulièrement en Aveyron et en Lozère le programme il existe c'est sûr mais il est très peu lisible pour des territoires qui sont vraiment sous l'emprise de plutôt de la FNSEA et de la droite donc c'est un petit peu là où on est vraiment coincé sur la communication comment on peut faire pour faire vraiment passer le message et peut-être aussi rassurer les agriculteurs sur le fait que il y a des alternatives possibles en fait au à tous ces produits tous ces tous ces pesticides qui peuvent ils en sont complètement dépendants en fait voilà deux petites questions tout d'abord la question des métropoles me fait sourire parce que moi je viens de Grenoble on a plutôt l'impression que c'est la ville centre qui se déposséder de sa capacité à agir par la métropole contre pas finalement les métropoles c'est peut-être un truc pourri qu'on peut dissoudre quelque part je pense que ça serait plus simple pour tout le monde mais deux questions portent sur en fait la d'une part la question du reste à vivre puisque en fait on constate qu'en ville par exemple on a beaucoup de transport on a beaucoup de facilités de déplacement à vélo quand on est amélior rural très clairement dans certains coins si on n'a pas la voiture on peut juste pas se déplacer pas aller faire ses courses pas participer à des activités culturelles est-ce que c'est pas quelque chose qui est contre un différemment les classes populaires c'est ça ma question et ma deuxième question c'est plus pour nos intervenants politiques pour le coup est-ce que quelque part dans nos derniers campagnes dans nos dernières campagnes électorales notre discours à l'intention des classes populaires ne s'est pas trop focaliser sur les classes populaires urbaines à savoir les classes populaires des quartiers populaires des grandes villes et des grandes agglomérations et ce qu'on n'a pas par trop négligé les classes populaires des zones rurales et comment justement transformer notre discours pour faire en sorte qu'on soit enfin majoritaire dans ce pays bonjour Sabine allande j'avais une question qui était plus liée la créativité notamment des petites villes rurales et qui étaient liée à la loi zan zéro artificialisation nette et comment est-ce qu'on gère les deux ensemble ça c'est une question qui nous pose beaucoup les merveilles roux et pas que et c'est aussi là dessus que ça fera la droite c'est à dire comment est-ce qu'on va pouvoir l'adapter comment est-ce qu'on peut dire que cette loi s'adapte exactement la même chose sur des grandes métropoles que sur des petites que sur des villages et comment est-ce qu'on adapte tout ça et du coup je surf sur les hameaux légers pour dire que il est inadmissible qu'on mette la même imperméabilisation sur une yourte que sur une villa bétonnée etc ça c'est vrai oui par rapport au problème que poser Julien et qui était repris par le camarade de Grenoble là-bas comment faire en sorte que les campagnes et la rurl ruralité votre plus pour nous que pour le Front national je crois que c'est aussi une question de c'est pas tellement une question de discours c'est aussi une question de militantisme et je pense que les groupes d'action de la France insoumises qui sont dans les villages c'est une cheville ouvrière pour militer sur place dans les petites communes y compris les petites communes rurales ou ces groupes existent mais au-delà si on se place dans le dans le cadre de la nupense moi je suis dans un village à côté de Montpellier dans la troisième circonscription de l'Hérault ou on a créé un groupe nupes ou dans ce groupe du pain s'il y a des camarades du PCF des camarades Europe Écologie Les Verts des camarades de LFI qui se groupent est actif pendant les périodes électorales et la prochaine période électorale c'est notamment les élections européennes mais si nous on fait l'union à la base on aimerait bien aussi consommer cette union elle dure et ça c'est peut-être un message à porter au niveau des appareils parce que au prochain élections européennes nous les écolos d'un côté et les communistes de l'autre et les filles de l'autre on va faire trois campagnes différentes et ce groupe qui existe et qui était Unis qui va se dissoudre de fait et pour les prochaines échéances électorales et bien peut-être on aura plus de difficultés à se mettre ensemble tout le temps de réponse on a compris ta question voilà merci alors la première la première question c'est sur la chasse qui va répondre Sébastien Rome je dis le nom pour ceux qui donc voilà on me disait toujours élu local il faut être du bon côté du fusil donc voilà et non sur la chasse je crois que c'est une question qui est instrumentalisée d'un point de vue national et qui sert justement à faire du clivage il faut sortir de là et à mon sens si on veut si on veut vraiment répondre à ces questions là localement il faut pouvoir redescendre d'un niveau et donc des passionnés ces débats et faire en sorte que les gens de dialogues sur les territoires donc la stratégie c'est de faire descendre ces questions là à un niveau qui est inférieur que le National dans lequel c'est instrumentalisé merci Sébastien la deuxième portée sur l'agriculture alors malheureusement comme c'est une question vraiment très très interne je moi j'ai envie de dire investissez investissez le livret agriculture nous dans le livret ruralité on parle d'agriculture mais il y a un livret spécial spécialisé sur l'agriculture il faut l'investir et dire ben moi je veux prendre par hassas je veux voilà c'est la seule réponse que je peux que je puisse vous donner en l'état qu'on puisse vous donner en état voilà sur la troisième est-ce que les classes on a pas trop focalisé sur les populations urbaines tu veux répondre Julien ou toi oui et ben tu veux ouais je suis pas sûr d'avoir bien compris la question sur les restes à vivre mais globalement ce que j'ai compris c'est que est-ce qu'on est-ce qu'être pauvre c'est pas plus difficile à la campagne qu'en ville je traduis comme ça c'est oui et non à la fois c'est plus compliqué parce qu'effectivement il y a des coûts qui ne sont pas pris en charge par les services publics en milieu rural les transports les difficultés d'accès au service public etc et en même temps les les espaces ruraux sont aussi des espaces de ressources et des espaces qui permettent ce qu'on appelle le travail de subsistance des personnes qui rencontrent des situations de pauvreté style jardinage chasse travail au noir enfin tout ce qu'on peut imaginer qui participent aussi à faire de la pauvreté notre réalité dans ces espaces là je réponds vite pardon merci Julien juste un mot sur la focalisation sur les populations urbaines c'est-à-dire que classe populaire en ayant un gros truc sur le quartier populaire effectivement et comme l'entrée bien expliqué Sébastien Julien Clarin et moi un chouïa c'est que en fait les classes populaires on les retrouve aussi bien dans les quartiers populaires qu'en ruralité mais c'est le mot ruralité qui a pas été très prononcé effectivement sur l'autre question c'est la Zane en ruralité zan Julien c'est ça que tu voulais toi comment on gagne d'accord donc zan très très vite Zana ruralité l'eau à Urbano centrée très Urbano centré quand on est dans l'Assemblée nationale et bien on voit de l'eau Urbano centrée notamment sur les directeur d'école quand j'y étais j'ai dit à Jean-Michel Blanquer je sors je suis pas concerné il voulait une décharge d'éducation pour des écoles de 8 classes on en a pas en arrière je crois qu'on en a peut-être trois donc à partir de ce moment-là les ânes comme les aient des feux sont des lois urbanes au centrées qui excluent une très grande partie du territoire si quelqu'un veut prendre quelque chose là-dessus voilà et comment faire pour gagner nupes en dans les prochaines et bien Julia c'est bien que ce soit toi qui réponde alors elle a deux choses d'abord juste simplement comment gagner tout court pour moi alors je vais témoigner de ce qu'on fait pour le coup europécologie avec le gt-réalité on a le problème de luxe d'avoir beaucoup d'élus finalement de métropole qui sont des émetteurs et donc une image qui ont qui ont conséquence est très urbaine ce qu'on essaye de faire là typiquement cette repartir de la base à savoir comment on milite en milieu rural sachant que c'est difficile donc on a lancé un cahier des doléances d'abord de nos militants en ruralité pour savoir qu'est-ce que le parti peut faire pour les aider et souvent la difficulté ça va être l'isolement soit parce qu'à personne soit parce qu'ils sont très loin mais en fait c'est la même chose les moyens et l'accès aux médias et en fait comment faire adapter notre discours c'est aussi changer des metteur et que les émetteurs des métropoles fassent attention aux messages envoyés sur l'impact sur les territoires ruraux non mais c'est un peu mon message de tout à l'heure c'est à dire la problématique aussi c'est que souvent on va penser à ces électeurs donc finalement au centre-ville et ben oui mais attention il y a des territoires où faut voilà ça a des conséquences fortes donc pour moi déjà la pour nous la base c'est quand même faire remonter aussi parce qu'on a des gens sur les tarifs qui se bougent qui font des choses super c'est leur faire une place et les entendre et leur donner accès parce que pour eux c'est plus difficile encore une fois l'axe média et enfin pareil alors sur sur la question de l'Union hyper importante par ailleurs en réalité encore plus non mais là c'est parti enfin pour moi je le vois plutôt d'un point de vue qu'est-ce qui est qu'est-ce qui est à ma main en tant que militante quels sont mes marges de manoeuvre pour moi l'enjeu c'est de faire en sorte que la nupaisse continue à exister et donc on a oui mais du coup il y a aussi parce que parce que c'est comme ça part comme ça part il y a aussi nous il va falloir qu'on arrive à faire en sorte que le discours marche tant bien que mal avec les choix qu'on fait nos directions de partie mais moi sur le terrain je vais être très proactive à essayer de faire du liant parce que c'est la seule chose que que nous militants on a notre main je crois non merci pour dire que c'est là aussi sur la question de comment on fait pour gagner etc le discours qui est que urbain mais en fait on a gagné en ruralité ça si on a gagné à réalité regarde je suis là il y a beaucoup qui je sais que toi tu as été battu effectivement pas que toi bien évidemment mais on a progressé un ruralité on a maintenant une vingtaine de députés qui sont de issus de la ruralité il porte des discours et si on prend la Dupin si on est ils sont beaux ils sont beaucoup plus nombreux et comme il y a ces représentations là qui vont émerger et bien ces discours là ils peuvent être entendus et si on veut gagner un ruralité il y avait une conférence celle de Léo Walter c'est comment faire campagne à la campagne et on peut saluer le travail qui fait notamment dans les autres Alpes ouais il y avait un atelier hier j'allais justement le rappeler léo je sais pas si il est par là qui avec une fiche qui va venir qui sera comment gagner en réalité puisqu'il y avait un groupe de travail là dessus voilà et puis au niveau des émetteurs je suis assez d'accord je pense que je l'ai dit je demande depuis longtemps c'est que ce serait pas mal qu'au niveau national on est des émetteurs ruraux pour parler de la ruralité ou même d'autres choses j'ai envie de dire et même d'autres choses mais des émetteurs ruraux ce serait une pluralité géographique voilà et après bon je suis assez d'accord dans le nombre on a plus de députés en ruralité qu'en 2017 je suis assez d'accord mais il faut faire un constat quand même honnête c'est-à-dire que il nous manque quand même des choses en ruralité et nous a manqué des choses alors qu'on a des normes propositions depuis un bon moment voilà ça fait depuis 2017 j'étais député de 2017 à 2022 j'étais né tout le monde sur la ruralité c'est un espace écoutez il nous manquait 0,5 pour être au second tour c'est un espace où on va les trouver c'est 0,5 maintenant il s'est passé ce qui s'est passé moi ce que je regarde c'est devant vous étiez sale comble ici il y a 5 ou 6 conférences ou autres de la ruralité pendant ses amps on en parle beaucoup j'ai des journalistes qui me demandent pourquoi alors pourquoi quand il me pose la question pour que vous parlez ruralité parce que vous étiez en retard je dis non pas du tout c'est que on a justement beaucoup de choses à dire alors on vient les dire voilà et maintenant juste il faut être entendu merci à toutes et à tous [Applaudissements]