Budget 2026 : ça s'annonce compliqué
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Garder le sourire. La ligne de conduite du premier ministre cet après-midi en déplacement alors que son budget 2026 connaît un premier échec. 2h12 cette nuit à l'Assemblée nationale.
Des députés en commission se prononcent sur le budget une répétition générale avant l'hémicycle. Chaque voix est comptée et recomtée. Le nom l'emporte largement.
Voilà. 37 comptes 11 pour le reste abtention. Merci. seulement 11 pour venant du parti présidentiel Renaissance et 37 contre une opposition multiple gauche y compris le PS le RN et l'R qui sont pourtant au gouvernement pourquoi tant de non 10h ce matin à l'assemblée les traits sont tirées chacun campe sur ses positions les républicains refusent les hausses d'impôt nous ce qu'on veut c'est un budget pour la France qui soit un budget basé sur la baisse de la dépense publique. et pas sur des éèmes augmentations d'impôts.
Mais le PS réclame au contraire plus de taxes pour les riches. Si le bloc central ne dit pas des concessions qu'il est prêtent à faire à la gauche dans les 48 heures, alors tout va s'effondrer. Le budget ne sera pas adopté en première lecture.
Pendant ce temps, 11h30, maison de la chimie à Paris, le RN présente son contrebudget 36 milliards d'euros d'économie. Alors, la copie du gouvernement, pas question de la voter. Nous sommes dans l'opposition, voyez-vous.
Donc, comme nous sommes dans l'opposition, nous sommes totalement opposé en réalité au budget tel qu'il est présenté. Alors, ce budget 2026 pourrait-il finalement être adopté cette fois dans l'hémicycle ? 17h au Mainville, le premier ministre relativise les noms contre le texte ce matin.
Pour la suite. Je pas que c'est un échec. Il y a un rejet du texte.
J'ai surtout vu un premier tour de piste, un premier tour de chauffe en quelque sorte dans lequel chacun est venu avec ses convictions. Il y a urgence à trouver des compromis. Le budget doit être promulgué avant le 31 décembre prochain.
Rolland l'escure. On sait que les débats en commission c'est un tour de chauffe avant l'examen dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, mais tout de même le PS qui s'abstient, la droite qui vote contre, seul les Macronistes qui approuvent cette partie du budget. Est-ce que vous avez encore un peu d'espoir de faire voter ce budget d'ici la fin de l'année ?
Oui, vous l'avez dit, la commission des finances, c'est un peu un galot d'essai. Le gouvernement n'y est pas représenté. Les parlementaires testent leurs arguments, testent des amendements.
Les rapports de force sont un peu là aussi à l'essai, mais il vote contre à la fin. Et la vraie course, ça commence demain. Demain, on partira de la copie du gouvernement et on l'a dit, c'est un point de départ, ce sera clairement pas le point d'arriver.
Il va falloir négocier, j'allais dire négocier vraiment. C'est-à-dire que chaque vote va compter. Vous vous souvenez que le 493 pendant 2 ans, ça a été on vote en gros ce qu'on veut parce que de toute façon tout ça sera balayé par le 493.
En s'engageant à ne pas avoir recours à l'article 49 aliné 3 de la Constitution, le premier ministre a introduit un changement de méthode qui est très important et qui au fond met tout le monde devant sa responsabilité. Mais ça ne marche que si les uns et les autres font des compromis l'un vers l'autre. Est-ce que c'est possible ?
Personne n'a l'air prêt d'être d'en faire. Non, en fait je pense que mis à part l'extrême droite et l'extrême gauche dont on sait qu'il ne souhaite pas voter ce budget parce qu'ils souhaitent avant tout une dissolution, tous les autres groupes au fond prêts à le faire. Est-ce qu'on en sera capable ?
Ça va être la question des jours qui viennent. Mais moi, je sens vraiment une bonne volonté des uns et des autres. C'est que la semaine dernière, il y a eu un vote de censure du gouvernement à part l'extrême droite, la France insoumise et le Rassemblement national et l'extrême gauche dans chaque groupe parlementaire, y compris chez les communistes, chez les écologistes à la droite républicaine, chez les socialistes, il y a des députés qui ont choisi de ne pas voter la censure.
Ça veut dire que ces députés-là, ils souhaitent débattre. Mais par exemple, PS le dit dans le reportage, on veut une vraie taxe sur les les plus fortunés. Ça n'est pas le cas.
La taxe Zukman a été rejetée en commission. Vous leur dites quoi au PS ? Je leur dis que d'abord la copie de départ, elle demande des efforts à tout le monde.
Il faut le retenir quand même parce qu'on voit beaucoup de milliards qui volent dans tous les sens ces temps-ci. C'est vrai que cette copie, elle demande des efforts à tout le monde. Il y a deux sujets de préoccupation.
Il y a les personnes en situation les plus difficiles et ça fera partie des débats à venir. Puis les personnes les plus aisées, ça fera aussi partie des débats. Moi, je veux vous dire deux choses.
D'abord que le ministre des finances, il est garant du cadre. Devant chaque plus, il faudra un moins. Il faudra des économies à chaque nouvelle dépense bien sûr parce que sinon on dégrade le budget et ça au-delà des engagements européens, au-delà des marchés financiers, des agences de notation, c'est surtout une très mauvaise nouvelle pour les Français.
Et le deuxème point et le 2è point c'est que oui à la justice fiscale non à la surenchère fiscale. Donc il faut rester évidemment j'allais dire raisonnable dans un pays qui taxe déjà le plus au monde. Maintenant il y a une vraie demande de justice fiscale et ça il faut qu'on y réponde.
Il faut que les groupes parlementaires y répondent et il faut qu'on négocie des solutions qui j'en suis sûr existent. Un point semble sanctuarisé par le gouvernement pour l'instant c'est la suspension de la réforme des retraites. Il y a une lettre rectificative qui a été adoptée cette ce matin en conseil des ministres.
Ça veut dire Roland l'escur que quoi qu'il arrive la réforme ne s'appliquera pas avant janvier 2028. Quoi qu'il arrive, ça veut dire que quoi qu'il arrive le débat va avoir lieu. La l'inquiétude en fait des socialistes, c'est que comme le premier ministre était engagé à déposer un amendement, on n pas le temps de discuter cet amendement soit voté et que le budget soit fin soit voté.
Il va falloir qu'il soit voté. Le gouvernement s'est engagé et je vais vous dire une chose, c'est la seule chose qu'il a mise le premier ministre dans sa déclaration de politique générale, en tout cas la chose la plus importante. Donc nous on met notre responsabilité dans cette suspension et maintenant les oppositions doivent voter le projet de loi de finance sinon il y a pas de suspension de la réforme des retrait.
Je dire une chose, la suspension de la réforme des retraites, c'est le prix du compromis. On parle beaucoup de compromis ces temps-ci. C'est le prix qu'on doit payer, y compris les gens qui ont soutenu cette réforme pour avoir un compromis.
Donc j'espère qu'elle sera voté en tout cas va être débattue. Ça c'est l'engagement du premier ministre et il l'a matérialisé aujourd'hui avec cette fameuse lettre rectificative. Il y a le prix Roland l'escure.
Il y a aussi le coût le coût de cette réforme 100 millions d'euros en 2026 1 milliard 4 en 2027 qui va payer ce milliard et demi le gouvernement l'a dit aujourd'hui dans la lettre. les retraités les complémentaires santé mis à contribution. Non mais on peut pas être un gouvernement qui dit devant chaque plus il faudra un moins et proposer un plus sans un moins.
Donc on propose un moins. Mais évidemment c'est ouvert au débat également mais il faudra la payer cette réforme avoir un coût que les Français devront payer. De toute façon de toute façon aujourd'hui on fait face à un enjeu majeur qui est de stabiliser notre date publique.
Pour ça il faut être en dessous de 3 % en 2029 ça j'en serai le garant. Et tout ça, c'est une marge d'escalier. Il faut pour être à moins de 3 % en 2029 commencer dès 2027.
Et je vais vous dire une chose, les socialistes qui ont demandé la suspension de la réforme de retraite, ils ont eux aussi des voies de financement. Donc c'est de ça. Donc il va falloir débattre.
Et les retraités devront donc être mis en contribution. Ils vont payer une partie de cette suspension de la réforme des retraites. Dans ce budget, tout le monde fait des efforts y compris les retraités.
Mais vous savez et ils le savent qu'on les a protégé comme nulle part au monde pendant la COVID, pendant la crise ukrainienne où les retraites ont été indexé. Donc maintenant, vous leur demandez un effort supplémentaire. Non, on demande des efforts à tout le monde.
On souhaite qu'il soit équitablement réparti, qu'il soit juste. Mais c'est vrai que c'est un budget d'effort, je veux pas vous vendre l'invendable, mais ces efforts, ils doivent être justes, ils doivent être efficace. Chaque euro dépensé.
En fait, le budget c'est pas un exercice comptable, c'est un exercice économique aussi. Il faut qu'on soit efficace, il faut qu'on préserve les services publics essentiels, il faut qu'on crée de la croissance parce qu'évidemment la croissance de demain, c'est aussi le modèle social d'après-demain. Un dernier mot Roland l'escure.
Vous concernant les dégaliers la tempête Benjamin, vous étiez tout à l'heure en déplacement au siège d'énédis. Combien de foyers sont encore privés d'électricité ce soir ? On évoquait le chiffre de 60000 en début de journal.
Alors d'abord un décès, hein, un touriste allemand. Donc évidemment, j'adresse mes condoléances à sa famille et les équipes d'10 ont été sur pied toute la journée. Ce que je peux vous dire c'est que à l'heure où je vous parle, on est à 38000 foyers encore privés d'électricité.
On va travailler pour le rétablir très vite. On était à 140000 ce matin. Donc merci aux équipes qu'on travaillé d'arrache-pied et tout le monde aura retrouvé l'électricité le plus vite possible. pas vous donner d'heur, mais vu le rythme auquel on est, j'espère que ça va venir très vite.
Roland Lescure