Attentat, boycott russe : menaces sur les JO - #cdanslair du 30.03.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:42OuverteRéponse directe
Yves Tréhard, est-ce que la France est prête pour ces JO sur le plan de la sécurité ?
- 4:02OuverteRéponse directe
Comment s'articule aujourd'hui la prise en charge de la sécurité entre la ville, l'État, et éventuellement d'autres acteurs ?
- 10:48OuverteRéponse directe
Comment assurer la sécurité des athlètes, du public, sans les angoisser ni sur-sécuriser les sites ?
- 15:04OuverteRéponse directe
Est-il fréquent que des États envoient des renforts aux pays organisateurs des JO pour assurer la sécurité de la compétition ?
- 21:03OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une folie de maintenir cet événement tel qu'il est prévu aujourd'hui ?
- 25:58OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a eu un enjeu aussi important autour de la cérémonie d'ouverture sur les éditions précédentes, je pensais à Londres, par exemple ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:12InvitéChiffre
« Il y aura quelques 3 ou 4 milliards de téléspectateurs, je ne sais pas si vous vous rendez compte. »
- 3:25InvitéChiffre
« On était parti de 800 000, on est passé à 600 000, à 400 000. Maintenant, on parle de 300 000 personnes qui seront autorisées à observer et à regarder cette cérémonie. »
- 9:08PrésentateurChiffre
« Il y a jusqu'à 45 000 policiers, gendarmes et agents de sécurité qui peuvent être mobilisés pour la sécurité de ces Jeux. »
- 9:14PrésentateurChiffre
« Et puis 10 000 militaires qui sont potentiellement en renfort afin d'aider si jamais il y a aussi des débordements auxquels on ne pense pas, notamment des délinquances de droit commun. »
- 11:18InvitéChiffre
« Des soldats, mais aussi 40 policiers et 13 équipages synophiles pour assurer la sécurité des Jeux Olympiques de Paris. »
- 11:52InvitéChiffre
« 35 000 policiers et gendarmes et 18 000 militaires. »
- 14:53InvitéChiffre
« 50 millions de cyberattaques ont été recensées lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016. »
- 14:57InvitéChiffre
« A Tokyo en 2020, c'était 450 millions. »
- 15:01InvitéChiffre
« Ce chiffre pourrait dépasser les 4 milliards à l'occasion des Jeux de Paris cet été. »
- 21:16InvitéChiffre
« 180 chefs d'État et de gouvernement. »
- 23:36InvitéChiffre
« 180 embarcations, plus de 120 dignitaires »
- 28:09PrésentateurChiffre
« 95% des installations sportives sont déjà là et ont vocation à durer. »
- 34:24Locuteur non identifiéChiffre
« Un peu plus d'une trentaine d'athlètes russes devraient participer à la compétition, avec pour condition de ne pas soutenir ou avoir soutenu la guerre en Ukraine et de n'avoir aucun lien avec l'armée russe. »
- 35:21Locuteur non identifiéFait
« Certains athlètes russes ont demandé la nationalité d'autres pays. »
- 35:24Locuteur non identifiéFait
« C'est le cas de Varvara Gracheva, naturalisée française en mai dernier, après 6 ans d'entraînement en France. »
- 38:12InvitéChiffre
« Je crois que c'est à peu près 330 athlètes russes qui ayant participé aux Jeux olympiques de Tokyo et 104 biélorusses à peu près. »
- 47:53PrésentateurChiffre
« Le comité d'organisation des Jeux en 2016 parlait de 11 milliards d'euros de retombées économiques d'entrées d'argent autour de ces Jeux olympiques. »
- 50:08InvitéPromesse
« Il y aura probablement l'année prochaine des investissements qui seront gelés. »
- 53:05PrésentateurChiffre
« 519 personnes y ont été déplacées en dix mois. »
- 54:45InvitéFait
« Il y a d'autres maires qui se plaignent et c'est antérieur. »
- 55:45PrésentateurFait
« Eh bien oui et c'est pour ça qu'on a cette polémique aujourd'hui parce qu'il y a des précédents et notamment dans les pays riches comme l'Angleterre mais il y avait aussi ce problème à Rio où certains quartiers pauvres ont été particulièrement ciblés en termes d'images. »
- 1:00:00InvitéChiffre
« On a à peu près la moitié de l'humanité qui n'a pas condamné la Russie soit qui s'est abstenue ou qui a voté contre. »
- 1:02:26InvitéFait
« Il va falloir aussi les ravitailler ils ne vont pas avec leur porte-monnaie acheter une bouteille d'eau dans la supérette à côté. »
- 1:03:51PrésentateurFait
« Paris n'a pas été choisi, Paris était seule candidate quand les Jeux lui ont été attribués »
- 1:04:11PrésentateurFait
« les Jeux Olympiques sont traditionnellement plutôt un coût qu'un bénéfice pour les États »
- 1:04:33PrésentateurFait
« des Jeux au Qatar ou en Arabie Saoudite c'est tout à fait envisageable »
Temps de parole
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Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans C'est dans l'air. Des champions, des spectateurs et des uniformes, beaucoup d'uniformes. À quatre mois des Jeux Olympiques de Paris, la question de la sécurité suscite de plus en plus d'inquiétudes. On a appris cette semaine que des policiers et soldats étrangers viendraient en renfort. Nous sommes repassés en urgence attentat sur fond de tension à la fois au Proche-Orient et en Russie. La Russie qui d'ailleurs ne supporte pas l'idée que ces athlètes soient privés de la cérémonie d'ouverture finira-t-elle par boycotter ces Jeux ? Rien n'est exclu. Pour la France, l'enjeu est à la fois diplomatique, politique, enjeu de réputation.
Paris qui se rêve en vitrine de l'olympisme et en vitrine tout court. Des élus et associations accusent l'État de vouloir chasser les migrants et les SDF de Paris. Un nettoyage social en somme qui ajouterait un peu plus de tension à la préparation de ce rendez-vous estival. Attentat, boycott russe, menace sur les JO, c'est le titre de cette émission. Nous attendons vos questions et réactions par SMS, internet et sur les réseaux sociaux. Et avec nous ce soir, Yves Tréhard, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction de Figaro. Sylvie Mattelli, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes économiste et directrice de l'Institut Jacques Delors.
Je cite votre livre « Géopolitique de l'économie » publié chez Erol. Marie-Cécile Nave, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes politologue, directrice de recherche à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques. Votre livre « Le pouvoir du sport » est publié aux éditions FIP. Enfin, Brice Aïtussef, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes docteur en droit public et spécialiste des questions de sécurité globale. Merci à tous les quatre de participer à ce Cédo L'Air en direct. Yves Tréhard, est-ce que la France est prête pour ces JO sur le plan de la sécurité ?
Elle a encore quatre mois pour se préparer. Mais c'est sûr que depuis quelques temps, la tension monte pour deux raisons. D'abord parce que la date fatidique, le 26 juillet, approche. Et puis, il y a un contexte international qui est extrêmement compliqué. Il y a la guerre, évidemment, en Ukraine, avec cette menace russe contre l'Occident permanente. Et puis, il y a la menace aussi islamiste, plus d'autres menaces d'activistes de tout poil. Ça peut être des éco-terroristes, comme on les appelle aujourd'hui. Ça peut venir de partout. Et puis, il y a une grande inquiétude parce que la cérémonie d'ouverture de ces JO est tout à fait particulière.
Généralement, elle se déroule, cette cérémonie, dans une enceinte fermée, une enceinte close. Et là, c'est sur la Seine que ça va se passer, sur un espace qui est de quelques 5 ou 6 kilomètres.
C'était un mètre et demi, mais on va y revenir plus en détail sur cette cérémonie d'ouverture. Au cœur de la ville, si vous voulez.
Et là, il y a une grande inquiétude parce que c'est beaucoup plus difficile à sécuriser.
Inquietude des observateurs, des services de renseignement. Est-ce que l'Elysée, là, cette semaine, s'inquiète ?
Oui, l'Elysée est inquiète.
Sur la sécurité des JO en général.
Bien sûr, les services de l'Elysée sont très inquiets. Mais le président de la République voulait cette cérémonie d'ouverture, tout comme la maire de Paris, d'ailleurs, Madame Hidalgo. Parce qu'ils estiment que ça peut, pour contribuer au rayonnement de la France et de Paris, c'est absolument exceptionnel. Ce qui sera le cas. Il y aura quelques 3 ou 4 milliards de téléspectateurs, je ne sais pas si vous vous rendez compte. Mais déjà, la jauge, c'est-à-dire le nombre de personnes qui pourront assister officiellement à cette cérémonie, a été révisée deux fois déjà. Donc on était parti de 800 000, on est passé à 600 000, à 400 000.
Maintenant, on parle de 300 000 personnes qui seront autorisées à observer et à regarder cette cérémonie. C'est vous dire que l'inquiétude est grande parce qu'en plus, ça va complètement désorganiser toute la circulation de Paris. Toutes les mobilités, comme on dit aujourd'hui...
On peut y revenir plus en détail tout à l'heure sur cette cérémonie, mais vous parliez de 800 000 spectateurs prévus au début. C'était même 2 millions, apparemment, en 2020. Et l'ençon, Anne Hidalgo. Juste pour planter un peu le décor de cette discussion, Driss Aït Youssef, comment s'articule aujourd'hui la prise en charge de la sécurité entre la ville haute, l'État, et puis éventuellement d'autres acteurs ?
Alors, vous avez une cellule au sein du COJO, qui est l'organisme qui gère les Jeux Olympiques. Et puis, vous avez cette mission qui est une mission régalienne, qui en réalité est gérée par la préfecture de police, en l'occurrence le préfet de police, qui pour la circonstance exceptionnelle a un pouvoir assez spécial pour pouvoir gérer sur Paris et sa région la sécurité pour les Jeux Olympiques. Et puis ensuite, après, il y a des états majeurs au sein de la préfecture de police. Vous avez ce qu'on appelle la DESPAP sur la sécurité de l'agglomération parisienne.
Vous avez la DOPC, la Direction d'ordre public et de la circulation, qui est le service qui sera sur-sollicité pour l'organisation, en tout cas pour la sécurisation des effets civilisés.
Et donc, tout ça, c'est fluide aujourd'hui ?
Alors, tout ça, c'est à peu près fluide, on va dire ça comme ça. Il y a des angles morts qui ont été identifiés, il y a des contraintes techniques. Quand on parle de la réduction des jauges, c'est bien parce qu'il y a des études de faisabilité, il y a des réglementations qui ont fait qu'on a diminué les jauges. Vous avez des contraintes techniques qui sont prises en considération. Par exemple, lorsque vous dites que vous allez avoir à peu près 20 000 policiers et gendarmes qui vont monter de province pour renforcer les effectifs dans l'agglomération parisienne, et en tout cas dans la région, il faut pouvoir avoir une infrastructure IT qui puisse supporter un peu tout ça.
Donc, ça a parfaitement été identifié. Il y a des contributions de la part du ministère des Armées, etc., pour permettre effectivement ce saut. Et puis, sur le plan humain, il y a aussi un certain nombre de difficultés à pouvoir quelquefois identifier le nombre de personnels qu'il faut, d'où quelquefois les renforts, parce que la sécurité privée ne sera pas au niveau, d'où les renforts de policiers et de militaires étrangers pour venir secourir.
Et puis, vous avez entre-temps, effectivement, cette actualité qui vient télescoper, d'une certaine manière, une organisation qui était, je ne dis pas déficiente, parce que ce n'est pas tout à fait la vérité, mais qui était en cours d'amélioration, parce qu'il y a des difficultés qui, identifiées, c'est normal. Et puis, il y a cette actualité un peu internationale qui vient percuter encore l'organisation quelquefois un peu laborieuse de la sécurisation des Jeux olympiques. Et là, évidemment, c'est effectivement cette interrogation.
Est-ce que, oui ou non, le 26 juillet, c'est raisonnable de faire les 180 embarcations, plus de 10 000 à tête sur la Seine, sur ces kilomètres, est-ce que c'est raisonnable ou pas ? Donc, il y a des difficultés.
Vous nous répondrez tout à l'heure.
Avec plaisir.
Ok. Je voulais juste avant vous montrer une image d'un tag que les Parisiens ont découvert ce matin sur les façades de certains immeubles qui bordent la Seine. Sur ce tag, il est écrit « Attention, chute possible de balcon avec en dessous, vous le voyez, les anneaux olympiques ». On comprend qu'il y a peut-être un risque d'effondrement si les balcons sont surchargés parce que certains vont peut-être essayer de faire du business, de louer les balcons et que ce business-là, c'est aussi un enjeu de sécurité.
Clairement, et en fait, tous les risques sont multiples parce que vous êtes en présence d'un événement compliqué qui va durer plusieurs semaines sur plusieurs sites, dans la ville, l'une des villes les plus visitées au monde, en plein été, donc la période où il y a le plus de touristes. Vous avez en plus une cérémonie d'ouverture qui se déroule dans la ville, donc avec des risques qui peuvent venir de partout, y compris peut-être de la chute des balcons.
Je crois qu'au-delà même des Jeux olympiques, la nervosité que l'on sent ces derniers jours, qui est liée au contexte et qui s'est amplifiée, on l'a vu avec les attentats, elle est aussi liée au fait qu'il y a des enjeux financiers très importants autour de ces Jeux et qu'à partir d'aujourd'hui, tout événement avant les Jeux olympiques qui viendrait montrer que Paris n'est pas forcément une ville aussi sûre que ça, qu'il peut se passer des tas de choses, ça peut conduire un certain nombre de personnes qui avaient prévu de venir assister aux Jeux, à renoncer à venir, à renoncer à leur voyage.
Et là, l'enjeu est énorme, au-delà du seul enjeu sécuritaire, je suis peut-être un peu cynique en disant ça, il n'empêche que l'enjeu de ces Jeux et la cérémonie d'ouverture, on l'a dit, c'est de donner une certaine image de la France, une certaine image de Paris, avec derrière un espoir d'énormes retombées économiques et financières.
Donc, si vous commencez à avoir aujourd'hui des événements qui laissent à penser que ça pourrait mal se passer et qu'en allant à Paris, on prend des risques pour sa famille, pour ses enfants, si on amène ses enfants, enfin, ce sont des choses très personnelles et on touche là au cœur des émotions et de l'intime de chacun, eh bien, vous risquez de ruiner à la fois cet événement et à la fois les perspectives de retombées, alors même que les investissements sont faits et que les coûts des JO sont déjà assumés. On va revenir un instant sur ce tag qui nous rappelle, Marie-Cécile Naf, que les risques pour la sécurité de ces Jeux sont multiples.
On a commencé à l'évoquer avec Yves tout à l'heure, c'est pas seulement le risque terroriste, pas seulement le risque du terrorisme islamiste dont on reparle depuis l'attentat de Moscou. Les risques sont multiples aujourd'hui autour de ces Jeux. Oui, ils sont multiples. Il y a aussi la peur dans certains services de l'État et de la ville de Paris qui font qu'on concentre les forces de sécurité sur la lutte contre le terrorisme, eh bien, permettent à la délinquance de droit commun de prospérer ou en tout cas de continuer ces petites affaires. D'où les opérations anti-délinquance qu'on peut identifier et la communication autour de ces opérations. Oui, absolument.
Il y a jusqu'à 45 000 policiers, gendarmes et agents de sécurité qui peuvent être mobilisés pour la sécurité de ces Jeux. Et puis 10 000 militaires qui sont potentiellement en renfort afin d'aider si jamais il y a aussi des débordements auxquels on ne pense pas, notamment des délinquances de droit commun. Et puis ce qui se joue aussi, comme Sylvie Mattelier l'a très bien dit, c'est l'image de la France, l'attractivité économique. Et donc là, on va aussi avoir une menace qui sans doute est observée de près par la DGSE et les services de l'État, c'est la désinformation.
La désinformation russe en particulier pour dire, vous voyez, Paris n'est pas sûre, la France n'est pas sûre, pour déstabiliser l'image de la France à l'international. Et ça, c'est majeur, même si ce n'est pas forcément une forme de terrorisme auquel on peut penser à première vue dans l'opinion publique, les médias ou le monde politique. C'est très important et très probablement que les dernières décisions du CIO vis-à-vis, et les relations ex-écrables, on en parlera tout à l'heure avec le Kremlin, qui dit que le CIO est un ensemble de néo-nazis qui sont...
Vraiment, la guerre est déclarée entre la Russie et le CIO, n'arrange pas les affaires de la France en matière d'attractivité et de sécurité.
Surtout qu'il y a un risque aussi qu'on n'a pas tellement évoqué, vous l'avez un peu évoqué, c'est le risque invisible des cyberataires, qui désorganise les transports, qui désorganise les services hospitaliers, autant de choses, de services publics, qui sont capitaux pendant l'organisation.
Vous nous expliquerez tout à l'heure comment justement veiller et éviter ces cyberattaques. Comment assurer la sécurité des athlètes, du public, sans les angoisser ni sur-sécuriser les sites ? L'équilibre sera sans doute compliqué à trouver, tout comme les effectifs face aux multiples menaces. La France a d'ailleurs demandé l'aide de ses partenaires internationaux, c'est le ministre de la Défense polonais qui a vendu la mèche jeudi. Constance Meyer avec Thibaut Grosse, Marion Duvauchel et Erwann Illion.
Ces militaires polonais pourraient bien être déployés sur le sol français dans quelques mois. Des soldats, mais aussi 40 policiers et 13 équipages synophiles pour assurer la sécurité des Jeux Olympiques de Paris. La décision a été annoncée ce jeudi par le gouvernement de Varsovie. Une task force composée de nos soldats dont des maîtres chiens sera envoyé à Paris. Son objectif principal sera d'entreprendre des activités liées à la détection d'explosifs et à la lutte contre le terrorisme. La Pologne sollicitée par la France comme 46 autres nations. 35 d'entre elles ont déjà répondu présent. Un renfort bienvenu de plus de 2000 hommes afin de compléter le dispositif de sécurité déjà prévu.
35 000 policiers et gendarmes et 18 000 militaires. Les Jeux Olympiques, un événement sous haute sécurité. Alors que le risque d'attentat a été revu à la hausse par l'exécutif depuis les attaques de Moscou la semaine dernière. La menace terroriste islamiste est réelle. Elle est forte, je le dis, elle n'a jamais faibli. La sécurité des Français évidemment passe avant tout. Aussi nous avons décidé de rehausser la posture vigipirate à son niveau le plus élevé, c'est-à-dire urgence attentat. Le nombre d'hommes mobilisés sur les Jeux Olympiques pourrait bien être renforcé dans les prochains mois. Et c'est justement dans cette perspective que l'armée recrute. Sur Internet.
Alors c'est un contrat de 4 mois, c'est un dispositif innovant, c'est expérimental, c'est la première fois qu'on le fait. C'est simplement un déploiement en appui des opérations de sécurité des Jeux Olympiques de Paris. Lors de cette conférence, l'armée de terre vient proposer des contrats pour volontaires de 4 mois. La mission, sécuriser les cérémonies officielles. Le profil recherché, ces jeunes âgés de 18 à 26 ans.
L'armée m'intéresse et les Jeux Olympiques, c'est une expérience aussi. Pour l'été, je pense que ça peut être pas mal.
Le fait que ce soit les JO, c'est aussi une plus-value, puisque je suis un sportif, c'est assez intéressant de pouvoir travailler avec l'armée et pour les JO. Sur le terrain, les autorités se préparent à d'éventuelles attaques lors de la compétition. Comme ce jeudi à Rodez, simulation grandeur nature de l'attaque d'un stade, avec des lycéens comme figurants, pompiers et forces de l'ordre en situation. Même si personne ne souhaite le pire, nous devons nous y préparer, travailler sur la coordination avec les différents services de l'État en cas d'attaques terroristes sur les territoires et a fortiori à l'approche des JO Olympiques.
Un spectre terroriste renforcé par les risques modernes, notamment les drones. Le gouvernement tient donc à mettre en avant ses capacités défensives, comme le Skywall, cette arme capable d'attraper un drone en plein vol. Organiser le plus grand événement mondial qui attire des milliards de téléspectateurs, des dizaines de millions de spectateurs, c'est évidemment un défi de sécurité très important. Autre menace, les cyberattaques. Depuis 2008, chaque édition des JO Olympiques devient une cible. Car l'événement fait l'effet d'une caisse de résonance pour les hackers, selon ce spécialiste.
Si des cyberattaques survenaient, sur des dysfonctionnements sur des infrastructures à Paris, il est évident que la présence des milliers de journalistes accrédités avec leurs caméras, avec leur capacité de transposition dans le monde entier, ferait que d'événements qui auraient pu rester à l'échelle régionale, voire nationale, auraient potentiellement un écho planétaire. 50 millions de cyberattaques ont été recensées lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016. A Tokyo en 2020, c'était 450 millions. Ce chiffre pourrait dépasser les 4 milliards à l'occasion des Jeux de Paris cet été.
Question de Jean-Pierre. Est-il fréquent que des États envoient des renforts aux pays organisateurs des JO pour assurer la sécurité de la compétition ?
Tout à fait classique. Ça s'est produit d'ailleurs à la Coupe du Monde qu'a eu lieu au Qatar, la dernière Coupe du Monde. La France a envoyé des policiers.
226 personnes, dont 167 gendarmes en charge de la lutte anti-droite.
C'est ça qui est intéressant, c'est qu'on ne vous envoie pas des militaires ou des policiers. Comme ça, ils sont spécialisés. Ce sont des spécialités. Par exemple, on a parlé des chiens renifleurs pour ce qui concerne la Pologne. Il va y avoir effectivement... Les Polonais vont surtout nous équiper dans ce domaine-là. D'autres nations vont venir, parce que je crois qu'il y aura à peu près 40 nations qui sont attendues sur le fond de la sécurité et qui vont nous apporter des spécialités, donc des spécialistes sur des créneaux très particuliers. Il y aura aussi, en plus de militaires, il y aura des policiers. Et les uns et les autres n'auront pas les mêmes fonctions, évidemment.
On ne va pas mélanger tout le monde. C'est-à-dire que vous aurez, je crois, savoir que sur la cérémonie d'ouverture, vous aurez la police qui sera vraiment au cœur du dispositif, puis les gendarmes, puis les militaires. Voilà, ça sera comme ça que ça sera...
Ils seront armés, ces renforts étrangers, ou pas, Dressaït-Youcef ?
Alors, pour un certain nombre d'entre eux, oui. En fait, les missions sont en train d'être calées. Quand je lisais, effectivement, le tweet du Premier ministre ou du Président, en fait, ils ne participeront pas activement à la lutte contre le terrorisme. C'est une prorogative du parquet national antiterroriste qui délègue à la police judiciaire ces missions. Donc, il y aura assez vrai, effectivement, avec une activité avec des chiens, donc, synophiles, justement pour la détection d'explosifs. Et puis, présence militaire, il y a des discussions sur où est-ce qu'on met les militaires. Est-ce qu'on va soulager des effectifs de police pour pouvoir les positionner là où on en a le plus besoin ?
Et ça, qui va le décider ?
Alors, ça va conjointement entre, effectivement, les Polonais plus la préfecture de police qui va organiser, à un moment donné, le déploiement, la bonne répartition des effectifs au bon endroit.
Et quand, pardon, le ministre de la Défense polonais parle de coalition internationale, ça sous-entend quoi ? Qu'il existe une force particulière ? Ou c'est vraiment chaque pays qui envoie ses spécialistes ?
Non, non, c'est vraiment chaque pays. Alors, ça arrive quand on a, par exemple, des événements, peut-être, internationaux, que, par exemple, les Anglais nous envoient des policiers, notamment pour la lutte anti-houliganes. Voilà. Mais dans ce cas de figure, ils faisaient plus de l'accueil, discuter, évidemment, avec les supporters anglais pour pouvoir, quelquefois, les orienter avec les policiers. La question sera de savoir est-ce qu'on fait des patrouilles mixtes ou pas. Donc, tout ça est en train de se caler.
Il faut avoir à l'esprit que s'il y a une carence, on voyait, effectivement, dans le reportage, qui est très bien fait du reste sur le recrutement pour des contrats de 4 points des jeunes. On voit bien que la sécurité privée a du mal à fournir les effectifs qu'elle s'était engagée à fournir. Et donc, il faut compléter ça par des militaires du dispositif Sentinelle. On ne parle pas, en réalité, 10 000, mais plutôt de 18 000, pour pouvoir masquer cette carence, effectivement, d'agents de sécurité.
Marie-Cécile Nave, on parlait, effectivement, de policiers britanniques qui allaient à la rencontre des supporters et à la recherche des houligans. C'est vrai qu'il y a un intérêt à avoir aussi une police qui vient des pays, qui participe aux Jeux Olympiques, ne serait-ce que pour une meilleure communication. Oui, absolument, c'est ce que je comptais dire, justement.
Effectivement, le dernier grand événement sportif international qui a eu lieu en France, c'est la Coupe du Monde Masculine de Rugby, où il y a eu ce type de déploiement pour s'adresser à des publics très particuliers, très internationaux et publics de sportifs, mais aussi les accompagnants de sportifs, les spectateurs qui sont extrêmement divers et qui appellent aussi une communication, des codes culturels que nous n'avons pas nécessairement dans notre pays. On parle de faire venir des policiers experts de l'étranger, mais est-ce que nous, en France, on a une forme d'expertise aussi sur ce genre d'événement ? On organise le Tour de France, qui est un événement en plein air ?
On a une expertise qui est extraordinaire chez nous, avec effectivement des compétitions. Regardez le Tour de France, c'est la première compétition cycliste au monde et qui demande effectivement énormément de connaissances, il y a un savoir particulier. On a accueilli la Coupe du Monde, non, non, il n'y a aucun problème là-dessus, on a une expertise. La grande inconnue, encore une fois,
c'est la cérémonie d'ouverture.
Ça, personne au monde ne peut l'anticiper.
Et au-delà des événements sportifs, il faut rappeler que la France est un pays qui veut compter dans les relations internationales, donc qui accueille très souvent des sommets, des sommets internationaux, y compris avec de grands dirigeants venant de toute la planète. Rappelez-vous, quelques jours après les attentats de 2015, cette énorme manifestation, je crois qu'il y avait 2 millions, non, de personnes dans la rue à Paris, avec tous les grands dirigeants de la planète qui étaient devant. Et ça, ça s'est fait en quelques jours, tout à fait. Et c'est assez curisé, c'est peut-être pas au moins aussi difficile que la cérémonie d'ouverture, mais c'était quand même... Mais c'était pas simple.
Et surtout à organiser en quelques jours encore une fois. Oui.
Là, c'est vrai que la particularité par rapport à des grands événements internationaux, y compris des manifestations sportives, c'est qu'elles se... Généralement, y compris de foot, c'est que dans un temps globalement assez réduit, là, on parle quand même de festivités qui vont s'étaler, donc du 26 juillet jusqu'à début septembre. Donc, c'est ce temps qui est un temps long, qui va considérablement user nos effectifs, à la fois de police et de gendarmerie, les militaires compris, y compris les personnels civils qui seront mobilisés pour la sécurisation de ces manifestations, et qu'il faut bien des renforts pour pouvoir les soulager de le moment venu.
Donc, c'est vraiment la durée, et y compris, vous avez beaucoup de pays qui vont plutôt procéder, avant de candidater pour les Jeux olympiques, à des phases test, par exemple, organiser une Coupe du monde d'athlétisme, organiser une Coupe du monde de natation, de football, avant de se lancer dans l'organisation des Jeux olympiques. Donc, les Jeux olympiques, c'est vraiment le graal dans l'organisation, en tout cas, d'un état dans l'organisation de ces festivités, c'est vraiment le graal.
Et donc, avec une contrainte supplémentaire dont on parle, c'est cette fameuse cérémonie d'ouverture, on va le rappeler, 6 kilomètres et demi de parcours, 17 ponts traversés, et donc, la réponse qu'on l'attend, est-ce que c'est une folie ?
180 chefs d'État et de gouvernement. Je ne sais pas si vous imaginez.
Est-ce que c'est une folie de maintenir cet événement tel qu'il est prévu aujourd'hui ? Sylvie Matény, je vous vois se rire. C'est ambitieux. Et c'est ambitieux, et quelque part, c'est un pari que vous faites. C'est-à-dire, si ça réussit, imaginez les retombées positives de cet événement, c'est-à-dire les retombées sur la capacité de la France en termes de sécurité. Je vais replacer ça dans un contexte géopolitique, dans le cadre de la guerre vis-à-vis de la Russie. Si ça réussit, c'est aussi une façon de dire à Vladimir Poutine, méfie-toi, on est très très fort. J'amplifie peut-être le phénomène, mais il n'empêche que ça rentre aussi dans cette guerre d'images.
Mais on ne peut pas dire aussi à Vladimir Poutine, on est très fort au Stade de France ? Ce n'est pas tout à fait pareil. Et puis, vous avez aussi cette image, grandeur nature. Paris, c'est magnifique. Imaginez les photos, imaginez les vidéos. On disait tout à l'heure 4 milliards d'individus qui vont suivre ça à la télé et qui vont rêver de venir visiter Paris au moins une fois dans leur vie. Donc,
voilà, c'est un pari. Il y a des conditions qui ont été faites l'été dernier de certaines épreuves dans le cœur de Paris et des photos, mais absolument à couper le souffle. Enfin, c'est absolument quand vous avez les cyclistes qui passent devant les Invalides, après qui sont au Grand Palais, qui traversent les ponts de la Seine. Enfin, on n'a jamais vu ça. c'est quand même assez... Non, mais vous savez, on s'auto-flagelle tellement souvent que c'est pas mal si on arrive à être fier et à s'auto-congratuler pour le coup. Je trouve que... Donc, vous dites-vous, c'est pas une folie
de...
Il faut être ambitieux. Alors, bon, il faut être ambitieux et vous savez, ça peut changer au dernier moment parce que s'il y a vraiment un contexte international extrêmement chaud, bon, on va être obligés de se replier.
C'est Emmanuel Macron qui prendra la décision. Il y a un plan B aujourd'hui ? Oui, bien sûr, c'est le stade de France, très probablement. Il y a une certaine fébrilité quand même au sein de certains services de l'État, bien entendu, mais bon, toutes les garanties possibles sont prises pour que ça se passe ainsi mais on n'est pas à l'abri effectivement d'un repli vers le stade de France. Quel sera le critère de décision ? Là, on est en urgence-attentat, on se dit que le risque est aujourd'hui maximum. Qu'est-ce qui pourrait faire déclencher ce changement de plan ?
Pour moi, le principal critère, même si au moment où on se parle, elle aura toujours lieu sur les 6 kilomètres, 180 embarcations, plus de 120 dignitaires et aujourd'hui, le dispositif, il est assez bien calibré, y compris sur la lutte anti-drone où il y a des initiatives très performantes, globalement, c'est bien synchronisé. Je pense que ça viendra des délégations étrangères qui pourront, le moment venu, dire « Nous, on ne le sent pas ». Et si vous avez une dizaine de délégations qui commencent à lever le camp en disant « Écoutez, nous, ça sera sans nous, on se retrouve pour la manifestation suivante ». Donc, je pense que ça peut dissuader.
Et puis, encore une fois, c'est inconnu de, il reste encore 4 mois, si vous avez un événement dramatique particulier sur notre territoire, et pas que sur notre territoire, ne serait-ce qu'en Belgique, en Allemagne ou en Espagne, à proximité de notre pays, là, vous allez avoir, effectivement, une levée du bouclier, y compris des politiques, pour dire « On arrête, on stoppe les dégâts », de faire une inauguration, une journée le 26 juillet avec 150 000 personnes, ça ne présente pas beaucoup d'intérêt, plutôt se replier sur, effectivement, un plan B.
Mais le temps tourne parce qu'organiser un plan B, ça ne se fait pas non plus comme ça, c'est en termes de logistique, en termes de passation de marché, c'est quand même assez énorme.
Et ce n'est pas prévu, ça, déjà ? Pour anticiper.
Le lieu est prévu, mais il n'y a pas grand-chose de prévu en dehors du lieu. C'est ça le sujet. En plus, il y a une chorégraphie particulière sur la scène, que vous ne pouvez pas reproduire à l'intérieur du Stade de France. Non, mais on imagine qu'il y a forcément également un plan B de chorégraphie. Ça va évidemment venir. Le problème, c'est là où on dit que les Jeux Olympiques, il ne faut jamais séparer le sport et la politique.
Oui, parce que, vraiment, quand on vous écoute, on se dit que cette cérémonie d'ouverture en particulier, elle est le symbole politique de ces jeunes.
Je vais vous dire une chose, le président de la République, il le sait très bien, joue sa présidence. C'est-à-dire que aujourd'hui, on sait très bien qu'il ne peut pas être réélu, mais il veut laisser une certaine trace, ce qui est normal, comme tout le monde, dans l'histoire, dans l'histoire de son pays, dans... Il aura été président pendant 10 ans. Donc,
c'est lui qui pousse, là, personnellement, pour l'organisation de cette cérémonie ?
Bien sûr, c'est lui qui a quand même, on a été un peu l'inspirateur avec Mme Hidalgo, mais là, il joue très, très gros, c'est énorme, c'est énorme. Il suffit que ça se passe mal, et alors là, je peux vous dire que c'est terminé pour lui. Son image sera écornée à jamais. Donc, c'est vraiment un enjeu terrible, terrible, et pour la France aussi.
Est-ce qu'il y a eu un enjeu aussi important autour de la cérémonie d'ouverture sur les éditions précédentes, je pensais à Londres, par exemple ? Est-ce que c'était aussi important, la cérémonie d'ouverture ? C'est toujours très important, une cérémonie d'ouverture, et ce sont toujours les Jeux Olympiques, et accueillir les Jeux Olympiques, ça a toujours un sens.
Regardez ce qui s'était passé à Rio, alors ça s'était très bien passé, la cérémonie d'ouverture, mais c'est vrai que les Jeux Olympiques ont eu lieu à un moment où le Brésil se repositionnait sur la scène internationale, et le point d'orgue avait été ces Jeux Olympiques, avec des tensions, d'ailleurs, avant, et beaucoup de mouvements sociaux avant. Donc, on voit que c'est un événement qui focalise énormément de choses, des enjeux nationaux, des enjeux sociaux, des enjeux économiques, et aussi des enjeux internationaux. Qui se ressentent des années après la fin des compétitions ? Sur les retombées économiques, par exemple ?
Par exemple, en grec.
Sur les retombées économiques, oui, très clairement, mais qui se ressentent des années après et qui restent dans l'histoire quand ça s'est mal passé ? Quand il y a eu des... Alors, pas forcément que sur la cérémonie d'ouverture, mais on parle encore des JO de 1972, en fait, à Munich. Donc, vous voyez, on est quand même sur un événement qui est extrêmement stratégique en réalité. Vous évoquez, je vous donne la parole dans un instant, Marie-Cécile Nave, vous évoquez la Grèce.
La Grèce, ça a été, pour connaître un peu ce pays, ça a été pour eux très très dur, très très dur, parce qu'ils ont accueilli les JO de Olympique en 2004, et en plus, ils ont eu la crise économique de plein fouet 5-6 ans après, et ils ont mis... Enfin là, ils s'en relèvent de tout ça, mais les Grecs ont vu beaucoup trop grand. C'était une époque où tous les comptes publics étaient falsifiés, étaient faux, où la Grèce vivait dans le mensonge à cause de sa classe, il faut le dire, à cause de son personnel politique qui n'était pas sérieux. et en plus, il y avait eu une surenchère qui avait été, je crois pouvoir le dire, entretenue par le comité olympique, qui avait dit non...
Alors, ils se retrouvent avec ce qu'on appelle des éléphants blancs, c'est-à-dire un tas de choses qui ont été construites, mais qui n'ont servi quasiment à rien après.
Ça, c'est fini. Il faut se rappeler que Paris obtient les Jeux sur la promesse d'un héritage durable. 95% des installations sportives sont déjà là et ont vocation à durer. Donc, Paris, le Grand Paris et la France vont aussi être jugées sur sa capacité à faire perdurer cet impact, non seulement économique, mais aussi social, environnemental, pour la jeunesse, territoriale, aménagement du territoire, etc. Et il faut voir aussi que c'est un accélérateur de changement quand même les Jeux olympiques et paralympiques.
Le développement énorme des transports, des infrastructures de transport, des infrastructures sportives, mais qui ont vocation à développer des quartiers entiers qui étaient jusqu'ici vraiment très délaissés par les pouvoirs publics. Mais l'héritage, ça va être aussi, puisque le sujet, c'est la sécurité, qu'est-ce qu'on va faire de tout cet arsenal de sécurité par la suite ? Qu'est-ce qui va en rester ? Est-ce qu'un certain nombre de décisions ou de dispositifs d'urgence vont être intégrés au droit commun ? Et donc là, ce n'est pas sans poser un certain nombre de questions sur les libertés publiques.
et la défenseur des droits alertent là-dessus, c'est-à-dire sur la surveillance, sur des choses qu'on a vues déjà dans le passé, des luttes contre le terrorisme qui entrent dans le droit commun et qui menacent quand même les libertés. Je vous remercie pour la transition parce que j'allais justement parler de ce dispositif de vidéosurveillance intelligente qui allait être testé pendant ces Jeux olympiques. C'est quoi la vidéosurveillance intelligente ou algorithmique ?
Donc on dit que c'est algorithmique. Alors c'est certainement pas de l'intelligence artificielle parce qu'il n'est pas autonome. C'est un logiciel qui sera plugué au système de vidéoprotection existant. Donc on ne va pas installer de belles caméras. C'est un logiciel qui va être plugué et qui aura une finalité. Donc il y a cinq finalités. Tout ça est prévu par décret avec un contrôle de la CNIL. Ça veut dire est-ce qu'on a un véhicule...
Est-ce qu'on a un véhicule
qui arrive en sens interdit ? Est-ce qu'on a un bagage abandonné ? Est-ce qu'on a un mouvement de foule ? Et en aucun cas une reconnaissance biométrique, faciale. Et il n'y a pas d'interconnexion avec un autre fichier. Donc c'est vraiment un logiciel qui vit vraiment avec un téléopérateur derrière.
Et qui va contrôler ça ?
Alors il y a la CNIL qui contrôle y compris les entreprises qui ont soumissionné et qui ont été retenues pour installer ces dispositifs. Ces entreprises sont contrôlées. L'État, le ministère de l'Intérieur a contrôlé les actionnaires derrière. Et donc on est y compris sur ce dispositif en voie ce qu'on appelle expérimentale. C'est-à-dire que la loi elle ne l'a pas généralisée. Donc c'est jusqu'à mars 2025. Ensuite le Parlement devra produire un rapport.
Après la Jeuves olympique et paralympique.
Exactement. Donc après, ensuite le Parlement produira un rapport et ensuite il appartiendra au Parlement soit de le généraliser ou de le stopper. Donc il y a un vrai sujet sur effectivement est-ce que c'est intéressant est-ce que ça a produit quelque chose ou non.
Yves Tréa ?
Oui, c'est ça qui est intéressant aussi. C'est que le progrès technologique accompagne aussi ces Jeux olympiques. Ce sont des accélérateurs aux Jeux olympiques. Vous disiez tout à l'heure avec justesse que ça permet par exemple le département vous ne l'avez pas cité mais de la Seine-Saint-Denis. c'est lui qui va qui va beaucoup aussi bénéficier alors qu'il n'est pas toujours bien traité qui va bénéficier de tout ça et c'est aussi des techniques qui sont mises au point et qui peuvent être reprises après même si effectivement
on peut être très vigilant sur la protection
des libertés publiques. Évidemment, bien sûr.
On entend assez peu j'ai l'impression les oppositions sur la question de la sécurité autour des Jeux olympiques. Est-ce que c'est un sujet qui fait consensus dans la classe politique ?
Oui, alors on ne les entend pas encore mais vous allez les entendre à mon avis quand l'événement va s'approcher, la date va approcher, vous allez sans doute les entendre et ça va sans doute être si vous me permettez au cœur de la campagne des Européennes. Il y a certains partis politiques qui pourraient se saisir de l'occasion pour rouler leur pelote si vous me permettez.
Alors ces JO sont pour la France et Emmanuel Macron un risque politique ils sont aussi un risque diplomatique avec une situation internationale tendue à la fois au Proche-Orient et en Russie. Moscou qui exclut à ce jour un boycott des Jeux tout en faisant sérieusement monter la pression. Léa Demirjan et Benoît Thébault.
C'est la décision qui a remis le feu aux poudres.
Les athlètes sous bannière neutre ne pourront pas participer au défilé des équipes des délégations lors de la cérémonie d'ouverture puisqu'il s'agit d'athlètes individuels.
Les athlètes russes excluent du défilé. La réponse du Kremlin est immédiate et cinglante.
Nous prenons cela d'une manière négative. Bien sûr, cela détruit le concept des Jeux olympiques. C'est une violation des intérêts des athlètes qui contredit complètement toute l'idéologie des Jeux. Cela donne une mauvaise image du CIO.
Entre le comité olympique et la Russie, les relations étaient déjà tendues. Le ton et les mots sont aujourd'hui belliqueux. Ces décisions montrent à quel point le CIO s'est éloigné de ses principes et a glissé vers le racisme et le néonazisme. s'est éloigné. Depuis l'invasion de l'Ukraine, la question de la représentation russe au CIO ne cesse de se poser. En septembre dernier, le président français se positionnait.
Évidemment, il ne peut pas y avoir le drapeau russe au jeu de Paris. Je crois que ça fait consensus. Parce que la Russie comme pays n'a pas sa place à un moment où elle a commis des crimes de guerre, où elle déporte des enfants.
Pas de drapeau, c'est donc tranché, mais les athlètes russes pourront-ils quand même participer ? Pendant des mois, le président Zelensky a milité pour leur exclusion totale. Si les sports olympiques étaient des meurtres et des frappes de missiles,
alors vous savez quelle équipe nationale occuperait la première place. Et cela ne peut être couvert par une prétendue neutralité ou un drapeau blanc.
Un peu plus d'une trentaine d'athlètes russes devraient participer à la compétition, avec pour condition de ne pas soutenir ou avoir soutenu la guerre en Ukraine et de n'avoir aucun lien avec l'armée russe. Quand la géopolitique s'invite dans les compétitions. Juillet dernier, un bref aperçu des tensions lors des championnats du monde d'escrime. L'ukrainienne Olga Karlan accepte de combattre, mais elle refuse de serrer la main de son adversaire russe qui concourt sous bannière neutre. L'ukrainienne est soutenue par son pays.
Le plus important est qu'elle a montré la position ukrainienne nous ne pouvons pas serrer la main de nos ennemis, de nos assassins. Vous savez, nous lui avons parlé hier, nous lui avons parlé avant-hier, nous lui avons parlé toute la semaine. Elle était tout à fait prête à gagner. Mais elle m'a dit je les déteste, je ne peux pas leur serrer la main.
Ces derniers mois, certains athlètes russes ont demandé la nationalité d'autres pays. C'est le cas de Varvara Gracheva, naturalisée française en mai dernier, après 6 ans d'entraînement en France. Pour la joueuse née à Moscou, prendre une autre nationalité est un choix définitif.
Je ne sais pas si je peux dire que je suis vraiment russe. J'ai quitté mon pays quand j'ai commencé les compétitions. J'avais alors 12 ou 13 ans. J'ai vu différentes cultures, j'ai vécu aux Etats-Unis, en Espagne, au Portugal, en Allemagne.
donc je suis un mélange
de tout cela.
La Russie pourrait-elle aller jusqu'à boycotter les JO ? Si le maître du Kremlin en décidait ainsi, ce serait une première depuis les Jeux de Los Angeles en 1984, en pleine guerre froide.
Marie-Cécile Navillia, avec les JO, l'idée que le sport peut servir la cause de la paix, est-ce qu'on peut imaginer une sorte de trêve olympique internationale ? Oui, ça c'est un fantasme que le sport et les JO et les Paralympiques ne sont pas traversés de politique et de géopolitique. Toute l'histoire montre le contraint. On a parlé des boycotts pendant la guerre froide et puis depuis, il y a eu aussi un terrain d'affrontement par sport interposé entre les Etats-Unis et la Chine et puis de plus en plus en dehors du monde occidental. C'est-à-dire organiser soit les JO, soit une grande manifestation sportive internationale.
C'est une manière d'exister dans un contexte régional en concurrence avec les rivaux, les pays voisins, l'Arabie saoudite, Qatar, pour le foot, etc. Donc, oui, le boycott peut-être, mais encore une fois, c'est ce que je disais au tout début de l'émission, ce que pourrait faire une Russie particulièrement humiliée, et elle le dit d'ailleurs qu'elle est humiliée par cette décision, pour mettre en danger l'image du pays hôte et même fomenter ou soutenir des attaques pour la sécurité. Si un athlète russe gagne une épreuve, l'hymne russe retentira-t-il ? Non. Il n'y a pas de demande, un téléspectateur, un téléspectateur, un téléspectateur.
Non, parce que d'abord, ils ne participeront pas à la cérémonie d'ouverture, et ensuite, il y a un drapeau, et cette espèce d'hymne qui est une petite mélodie sans voix, qui sera prononcée si d'aventure un athlète est russe, ou biélorusse, parce qu'il y a aussi
une bannière neutre, un higne neutre ?
Absolument, c'est une bannière qui a été créée par le CIO vers canard avec un terme AIN pour désigner que l'athlète est individuel et neutre, individuellement neutre, et donc, ce sera cette bannière si un athlète russe venait à gagner une épreuve, y compris pour les biélorusses, sur les Jeux olympiques de Tokyo, je crois que c'est à peu près 330 athlètes russes qui ayant participé aux Jeux olympiques de Tokyo et 104 biélorusses à peu près, donc voilà.
Et là, on serait à 12 russes et 7 biélorusses pour leur qualifier sur les 6 000 tickets qui ont déjà été attribués. On évoquait, ce sont les règles établies par le CIO, mais il y a ce qui se passe entre les sportifs. On a vu pendant le reportage cette image des deux escrimeuses et ça, on ne peut pas empêcher, même si...
Ah ben non, parce que ça, c'est la conscience de chacun évidemment qui est engagée et puis parfois, il y a des mots d'ordre. Je pense qu'en Ukraine, on ne va pas s'abuser à serrer la main certainement pas, mais vous allez avoir d'autres différents aussi. Je pense Algérie, Maroc, je ne suis pas trop sûr que ça fonctionne bien. Je ne suis pas sûr qu'entre les Congolais et les Rwandais, ça fonctionne bien non plus. C'est même sûr que non. Et puis, vous avez, avec Israël, la présence de soldats, d'athlètes israéliens, peut aussi, on ne sait pas ce qui peut se passer.
Donc, il va y avoir, évidemment, par le passé, les Jeux Olympiques ont toujours été, Mexico 68, les points levés pour les droits civiques. Vous avez, bien sûr, à chaque fois, il y a des choses quand même qui sont, qui ont un caractère politique et ça sert à ça aux Jeux Olympiques. C'est quand même l'événement le plus regardé au monde. Donc, il y a une portée qui est très forte et là, ça va être très intéressant de voir. Et puis, il est certain que Vladimir Poutine va se servir de ses Jeux pour, évidemment, pour essayer de nous titiller. Il va y avoir, il va y avoir, oui, ça va être une guerre asymétrique.
Les Jeux Olympiques vont faire partie de la guerre asymétrique que Vladimir Poutine nous mène.
La Russie menace d'organiser des Jeux internationaux concurrents. Ça inquiète le CIO ? Oui, absolument. Et ça a motivé d'ailleurs la décision, me semble-t-il. C'était le fait que Vladimir Poutine a tiré le premier en réalité, alors d'abord avec sa guerre en Ukraine et d'ailleurs, la position du CIO s'est plutôt assouplie par rapport à sa position en février 2022, donc de déclenchement de la guerre et s'est plutôt assouplie sous la pression de certains pays du Sud, expliquant, mais attendez, pourquoi la Russie et pourquoi pas d'autres pays en guerre aujourd'hui ? Parce que le CIO à ce moment-là était pour une exclusion de la Russie totale. Tout à fait, des athlètes.
Et on voit en fait qu'on revient à une situation qui est assez similaire à ce qu'on vivait pendant la guerre froide où il y a deux blocs qui sont en train de se reformer. Alors, ce n'est pas très net dans les Jeux Olympiques parce que les pays du Sud n'ont pas dit que si la Russie n'y était pas, ils ne viendraient pas. Mais on voit qu'il y a eu des pressions et des pressions contradictoires entre les pays occidentaux et les pays du Sud en réalité. Dressa et Youssef.
Oui, il y a toujours, il me semble, depuis que tu es à l'heure, 93, réactivé depuis 93, une espèce de coutume qui tendait d'une certaine manière à faire ce qu'on appelle une trêve olympique pendant les JO. Et Tony Estanguet, je crois que c'était le 21 novembre dernier, à la tribune de l'ONU devant les États membres prononçait un discours avec un vote visant justement à inciter un peu les États membres à faire la trêve, etc. C'est un vote qui était non contraignant mais qui a été voté pour à 62%. Ce qui montre que même sur un vote qui est un vote symbolique, on voit bien qu'il n'y avait pas une divergence profonde mais on voit bien qu'il n'y avait pas d'unité là-dessus.
Et par ailleurs, on peut effectivement aisément démontrer ou en tout cas poser ce qui pourrait être très particulier ou en tout cas difficile à gérer. Ça peut partir de refus de saluer son adversaire. Ça peut être conspiller un athlète ou un drapeau. Ça peut être brûler un drapeau. Ça peut être également jusqu'à, vous l'avez très justement rappelé tout à l'heure, à Munich en 72 avec des athlètes israéliens assassinés. Donc on voit bien que ces Jeux Olympiques, parce que c'est une formidable vitrine internationale, on peut avoir des tensions et des tensions qui peuvent justement mettre à main de l'image. et il y a un autre sujet sur lequel la France va être exposée, c'est la laïcité.
Ça, je pense qu'il pourrait y avoir des polémiques qui s'imposent, relayées par, évidemment, les politiques dans notre pays, parce qu'on a cette laïcité à la française qui peut aussi être provoquée, je dirais.
Vous le disiez, le CIO a assoupli sa position. Là, aujourd'hui, les athlètes russes ne sont pas invités à participer à la cérémonie d'ouverture. C'était une bonne décision à prendre, parce qu'au final, on voit bien que la Russie est vexée et heurtée par cette décision-là. C'est difficile de répondre à cette question, parce qu'encore une fois, il y a des arguments qui pourraient... La neutralité olympique aurait supposé qu'il n'y ait jamais d'argument politique. Ça n'a jamais été le cas. Dès les premiers Jeux Olympiques, si mes souvenirs sont bons, l'Allemagne était exclue. Et elle a été exclue sur plusieurs Jeux Olympiques.
Donc, on voit qu'il y a toujours eu de la politique dans les Jeux Olympiques. Partant de là, c'est difficile pour Paris et la France d'accueillir des athlètes russes en pleine guerre à l'Ukraine, alors que la France a décidé de soutenir l'Ukraine, et alors qu'il y a de fortes sanctions qui, normalement, devraient limiter au maximum toute relation et toute interaction entre des Français et des Russes. D'un autre côté, vous avez les principes du CIO. Vous avez également un certain nombre de pays du Sud. Vous avez le risque de fâcher et vous allez fâcher Vladimir Poutine. Donc, vous voyez, il n'y a pas de bonne solution et de bonne décision en réalité.
Et on va prolonger avec la question de Jacques qui reprend un peu cette question-là qui nous dit les athlètes russes ne sont pas responsables de la folie de leurs dirigeants. Pourquoi les écarter de la cérémonie d'ouverture ? C'est une très bonne question parce que, finalement, est-ce qu'ils ont d'autres choix que de soutenir plus ou moins ouvertement le président Poutine ? Ils sont sous le coup de menaces pour leur sécurité, celle de leur famille aussi. Ce ne sont pas forcément tous des militants pro-Poutine et anti-Ukrainien. Et même quand ils peuvent être pour la plupart, sans doute, dans une certaine neutralité et voire être contre la guerre.
Mais ont-ils le choix de pouvoir exprimer ces opinions-là ? Donc, d'une certaine manière, non, ils ne sont pas responsables de ce que décident leurs dirigeants. Pour l'instant, la Russie n'a pas l'intention de boycotter les Jeux. On le disait. Ça changerait quoi si ça arrivait ? Est-ce qu'elle a intérêt à ne pas les boycotter ?
Non, je pense qu'elle n'a pas intérêt. Cyniquement, je dirais. Elle a tout intérêt à rester dans ses Jeux et justement à provoquer certaines circonstances, enfin, certaines situations. Mais évidemment, elle a intérêt à ça et on peut faire confiance à Vladimir Poutine pour s'y employer. Donc, je ne crois pas qu'elle ait intérêt à boycotter ses Jeux. Il y a eu des épisodes de boycottage dans le passé qui ont été très importants. Moi, je me souviens des Jeux de Moscou en 1980. Il n'y avait pas les États-Unis. On parle des Jeux de Los Angeles quatre ans après. Mais il n'y avait pas les Russes. Donc, c'est effectivement... Moi, je ne crois pas qu'ils aient intérêt à le faire.
Mais je ne crois pas non plus que le président Poutine songe à cela. Je pense qu'il veut se servir de cet argument, de cette arme-là pour déranger la France. C'est vraiment une bonne question parce que quand on disait qu'il n'y avait pas de drapeau, c'est qu'en fait, la Russie est invisible. Le nom, Russie, Biélorussie n'a pas réuni part, y compris sur des tableaux, sur les tableaux de classement lorsque un athlète gagne une médaille. Eh bien, la Russie ne figure pas sur le tableau. Donc, l'athlète n'a quasiment pas gagné une médaille. Donc, c'est une vraie question que de dire mais finalement, à quoi bon participer à une initiative qui rendrait le pays totalement invisible ?
Et il y a le boycott des épreuves et des athlètes, mais il y a aussi le boycott des politiques. Et en fait, si Vladimir Poutine venait à boycotter, alors il ne viendra pas, mais je veux dire, s'il venait à boycotter, il ferait appel à ses alliés ou à ses amis ou à des partenaires en disant « Écoutez, vous ne pouvez pas décemment y aller, regardez comment on me traite.
» Sauf que ce serait un véritable pied de nez si toutes les délégations étaient finalement présentes ou tous les politiques les plus hauts représentants des pays potentiellement partenaires, proches de la Russie ou qui soutiennent la Russie et qui s'offusquent du boycott, si finalement il venait quand même participer aux Jeux olympiques, pour lui, ce serait un désaveu. Tout à fait. Donc il y a aussi ça qui se joue, cette dimension politique qui est très importante. On a une question d'Yves qui nous dit « Dépenser pour des Jeux olympiques alors que la dette explose, est-ce bien raisonnable ? »
On n'a pas fini d'en parler.
Je pensais exactement à ça quand on parlait tout à l'heure des retombées de ces Jeux olympiques à l'avenir. Espérons qu'effectivement les investissements dans les infrastructures auront été bien choisis et faits à bon escient parce que vu l'état de nos finances publiques, il vaut mieux que ce soit des infrastructures qui puissent servir à l'avenir que de devoir réinvestir dans l'avenir sur de nouvelles infrastructures alors qu'on a relativement peu de moyens. Marie-Cécile Naf, ces Jeux sont quasi totalement financés par des fonds privés. Oui.
Alors plus effectivement, il y a des fonds publics pour la sécurité parce qu'on est dans un contexte exceptionnel et puis le développement infrastructurel, l'héritage des Jeux, etc. mais qui vise à un développement économique, territorial, environnemental qui de toute façon aurait eu lieu mais qui là est accéléré par cette compétition. Mais c'est la billetterie, c'est le sponsoring et puis c'est le CIO qui finance ces Jeux. Ça coûte combien la sécurité de Risa et Youssef pour ces Jeux ? C'est chiffré ou pas ?
Alors, c'est pas totalement chiffré mais la réalité c'est que les Jeux olympiques en réalité sur les 15 derniers, nous en avons à peu près 10-12 qui sont déficitaires. Donc, gagner de l'argent sur les Jeux olympiques c'est quasiment impossible. On assiste à des doublements notamment sur la sécurité, on assiste à des investissements qui sont extrêmement importants, qui sont extrêmement lourds. En revanche, effectivement, comme ça a été dit, c'est vrai que dans la durée on voit que ça peut être intéressant avec des retombées. Je vois par exemple en Seine-Saint-Denis, le village olympique, on a effectivement des aménagements relativement importants.
Sur les infrastructures, notamment, on sait que la région de France souffre en termes de mobilité sur des infrastructures qui sont quelquefois un peu vétustes qui ne sont pas capables supportaient effectivement la hausse du nombre de voyageurs. Bon, au-delà des retards, bon, c'est clair, mais ça va être extrêmement intéressant à terme, notamment pour le développement économique des zones qui seront demain desservies par ces infrastructures de transport.
Je crois que le comité d'organisation des Jeux en 2016 parlait de 11 milliards d'euros de retombées économiques d'entrées d'argent autour de ces Jeux olympiques. Ça sera mesuré. Ça sera mesuré. J'imagine que la somme a évolué. C'est difficile à anticiper parce qu'encore une fois, tout dépend aussi du succès des Jeux.
C'est que si vous avez effectivement fait de bons investissements dans des infrastructures qui vont servir à l'avenir, si en plus, vous attirez Paris, encore une fois, est l'une des premières villes touristiques du monde, donc si c'est un bel événement, si vous avez des années, des années de tourisme qui sont garanties, en fait, pour les hôteliers, ce qui fait de l'emploi, et puis du tourisme d'affaires également, on peut imaginer. Donc, tout dépend. C'est très difficile aujourd'hui de chiffrer ce type de retour. Avec l'inflation, 11 milliards en 2016, qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui ? Oui, c'est sûr. Oui, Dressa, il dit.
Juste l'investissement de l'État pour comprendre qu'il y aura des répercussions dans les prochaines années, surtout au moment où, effectivement, il va falloir serrer un peu la ceinture. C'est-à-dire que ces Jeux olympiques vont contraindre, d'une certaine manière, l'État, les différents services qui vont participer, que ce soit à la sécurisation, à l'encadrement, à des budgets supplémentaires. Donc, ces budgets supplémentaires, c'est de l'investissement, c'est par exemple des véhicules, c'est par exemple rénover des infrastructures publiques, etc. Et donc, il y aura des contraintes budgétaires l'année prochaine parce qu'on parle d'aller chercher 20 milliards.
Eh bien, il y aura probablement l'année prochaine des investissements qui seront gelés. Donc, c'est vraiment la conséquence qui est quasi inéluctable. On ne peut pas oublier non plus que c'est quand même de l'argent qui rentre et de l'argent qui est imposable. Donc, c'est quand même une activité économique qui va être très forte pendant cette période-là puisqu'il va y avoir quand même beaucoup de visiteurs étrangers. Donc, beaucoup, beaucoup d'argent va circuler et ça sera quand même intéressant de ce point de vue.
Alors, ceux qui sont en Ile-de-France en ce moment le constatent ou le subissent. La ville se refait une beauté donc pour accueillir le monde entier et cache littéralement la misère selon certains élus et associations. Ils accusent l'État de déplacer notamment les migrants vers les régions. À Orléans, par exemple, je vous ai rendu une équipe de C dans l'air. C'est un reportage de Léo Seux, Anne MacKignon avec David Lemarchand et Ilana Azenko. Ce bus affrété par l'État arrive de Paris. À bord, une trentaine de migrants et de sans-abri. Ils vont s'installer dans cet hôtel en bordure d'un centre commercial à Orléans.
Ses familles et ses enfants sont-ils chassés de la capitale en vue des Jeux olympiques de Paris ? C'est ce que dénonce le maire d'Orléans, Serge Grouard. Il reproche à l'exécutif de vouloir nettoyer la capitale.
L'État va payer des nuitées d'hôtel pour héberger les gens dont il dit qu'ils sont en hébergement d'urgence. Moi, je pose juste une question. Si le problème et la saturation de l'hébergement d'urgence on va dire classique hors nuitées d'hôtel à Paris en région parisienne, saturée ici aussi, pourquoi est-ce que l'on prend, que l'État prend des nuitées d'hôtel ici sur Orléans ? Pourquoi ne les prend-il pas à Paris ?
L'alerte avait déjà été lancée par 70 associations il y a quelques mois. Elle dénonçait dans une lettre ouverte adressée au comité d'organisation des Jeux un risque de nettoyage social dans la capitale. Cette semaine, la nouvelle alerte du maire d'Orléans a forcé la préfecture à réagir.
Ce dispositif est sans lien avec l'organisation des Jeux olympiques comme cela a été déjà expliqué en mai 2023.
Une explication pas convaincante. À l'Assemblée nationale, c'est l'exécutif par la voix de son ministre du logement qui est sommé de rendre des comptes évoquant pour la première fois l'ouverture d'une dizaine de sas en région.
Il y a une confusion. Étant donné la saturation des places en Ile-de-France, tout le monde ne trouve pas de solution en appelant le 115. Et c'est pourquoi, sans aucun lien avec les Jeux olympiques, dès mars 2023, le gouvernement a mis en place une politique de desserrement en mettant en place des sas régionaux qui permettent d'accueillir sur la base du volontariat des sans-domicile fixes qui, encore une fois, Madame la députée, ne sont pas tous des migrants. des sans-domicile fixes qui accepteraient de trouver des places dans des sas régionaux.
Dans le Loiret, un nouveau bus arrive toutes les trois semaines en provenance de la capitale. 519 personnes y ont été déplacées en dix mois. A leur arrivée, elles sont prises en charge par une association missionnée par l'État qui assure que 100% des personnes accueillies ici reçoivent une proposition d'hébergement à plus long terme.
Il s'agit vraiment d'un sas au sens premier du terme puisque notre vocation est vraiment de réorienter vers le dispositif qui convient à la situation. S'il s'agit de personnes qui sont en cours de demande d'asile, par exemple, on va réorienter vers un centre d'accueil de demandeurs d'asile ou un hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile.
A deux mois des élections européennes, une autre interrogation se pose. Mettre le sujet des migrants à la une de l'actualité peut-il servir le Rassemblement national en tête dans les sondages d'intention de vote ? Mais le maire d'Orléans refuse d'agir en fonction d'une éventuelle récupération politique.
Je pense qu'à force de refuser de traiter les problèmes qui sont les problèmes des Français parce qu'ils en ont ras-le-bol, mais vous les incitez à quoi ? Vous les incitez à se tourner vers la dernière solution qu'ils n'ont pas essayé. Donc je pense au contraire que c'est faire le lit des extrêmes que de ne pas oser, ne pas vouloir mettre ces sujets sur la place publique et les traiter.
Le comité d'organisation des Jeux olympiques assure être attentif aux impacts de l'événement sur les personnes en situation d'exclusion ou de précarité tout en assurant que leur prise en charge relève avant tout des pouvoirs publics. Question de Catherine. Le maire d'Orléans est-il le seul maire de France à se plaindre de la ville de Paris au sujet du déplacement des sans-abri ?
Il y a d'autres maires qui se plaignent et c'est antérieur. Alors je veux quand même remettre ça dans le contexte politique. Effectivement, les Jeux olympiques ne sont pas étrangers à tout cela, l'organisation des Jeux olympiques, mais il y a aussi des déclarations du président de la République qui remontent à quelques temps où ils plaident pour une meilleure répartition. une meilleure répartition sur le territoire français des personnes sans-papiers. Et ça avait soulevé un tollé général parce qu'effectivement c'était des cars qui partaient de Paris ou de grands centres urbains et qui venaient déposer des personnes en situation irrégulière ici ou là sur le territoire.
Alors évidemment avec les Jeux olympiques, le procès prend de l'ampleur.
Les villes qui ont déjà été organisatrices de Jeux olympiques, Marie-Cécile Neve, Londres notamment, est-ce qu'elles ont été confrontées à des polémiques similaires ? Eh bien oui et c'est pour ça qu'on a cette polémique aujourd'hui parce qu'il y a des précédents et notamment dans les pays riches comme l'Angleterre mais il y avait aussi ce problème à Rio où certains quartiers pauvres ont été particulièrement ciblés en termes d'images ça faisait un peu tâche d'avoir des personnes sans domicile ou des personnes très pauvres sur les photos, sur les films.
Mais il y a aussi un enjeu de sécurité, de sécurisation des parcours et des lieux de compétition parce qu'il va y avoir un certain nombre d'épreuves qui vont se dérouler au sein même de la ville de Paris et donc on peut aisément comprendre que pour des questions de sécurité les personnes qui vivent dans la rue ne peuvent plus rester là reste à savoir comment on les relonge dignement et ensuite c'est encore une fois l'héritage c'est-à-dire ensuite et ça c'est une responsabilité partagée entre l'État les collectivités locales et la ville de Paris qui essayent de s'entendre justement pour un relogement à plus long terme.
Et avant de passer à vos questions SMS je voulais aussi évoquer les locataires parfois précaires qui sont contraints de quitter leur logement avant la fin de leur bail et ça en toute illégalité parce qu'on est propriétaires qui veulent les récupérer ils disent que c'est pour en profiter eux ou leur propre famille en réalité ils souhaitent les loger plus cher plusieurs associations notamment la fondation Abbé Pierre ont lancé une alerte c'est du matériel oui tout à fait alors vous avez déjà eu le premier signal ça a été dans l'été quand les étudiants cherchaient à se loger et qu'ils ne trouvaient que des appartements qu'ils devaient absolument quitter assez rapidement au moment des vacances des vacances d'été en fait sinon on ne leur louait pas mais des locataires plus durables ont eu beaucoup de mal à trouver des logements et effectivement certains se sont vus se sont vus mettre dehors par leur propriétaire parce qu'il y avait l'idée de récupérer l'appartement pour le louer au prix fort pendant les JO et même au delà de ça vous avez quand même des lois en France et vous ne pouvez pas virer vos locataires comme ça mais vous avez eu des propriétaires qui ont anticipé de longues dates et quand leur bail se terminait qui refusaient de le renouveler donc vous avez eu une véritable baisse de l'offre locative à Paris depuis plusieurs mois avec des sujets de réoccupation tout à fait on va passer à vos questions SMS on commence avec Florent qui nous dit le passage de la flamme olympique est-il aussi sécurisé que les épreuves des jeux
très sécurisé donc la flamme arrive à Marseille il y a déjà il y a eu quelques tests réalisés vous allez avoir un dispositif qui est très particulier à la fois avec le GIGN avec des policiers avec des CRS avec des gendarmes mobiles devant donc des véhicules donc tout ça a été bien organisé y compris sur la lutte anti-drones etc donc vous allez avoir un dispositif qui va être déployé pour le coup qui est quand même assez extraordinaire et assez impressionnant donc oui le passage de la flamme sera bien sécurisé
très sécurisé Jacques est-ce que les jeux olympiques de Paris seront diffusés à la télévision russe ?
c'est pas évident c'est pas évident parce qu'effectivement la télévision d'état russe c'est une télévision qui est une télévision de propagande alors ils peuvent ils peuvent se servir de ça pour détourner les images et pour nous rendre ridicules ça c'est possible c'est tout à fait possible avec quelques commentateurs style Simonioff ou des commentateurs bien connus stipendiés par l'état et qui savent s'y employer
et pour revenir à toute notre discussion aujourd'hui ce sera diffusé en boucle si quelque chose se passe mal c'est évident évidemment question d'Alain que veut démontrer Vladimir Poutine avec ces jeux de l'amitié
il veut ennuyer tout le monde il veut surtout ennuyer la France et l'Occident puisque c'est son cheval de bataille mais qui participerait
à ces jeux de l'amitié
on peut imaginer qu'il y ait des Coréens du Nord déjà qui viennent et puis qu'il y ait certains pays africains qui peut-être ou asiatiques ceux qui soutiennent la Russie aujourd'hui mais faisons quand même attention parce que Vladimir Poutine en tout cas la Russie elle a considérablement retravaillé son réseau d'influence en Afrique et dans un cent nombre de pays du Golfe avec la Chine d'ailleurs on le voit bien lorsqu'il s'agissait de condamner l'invasion de la Russie en Ukraine on a à peu près la moitié de l'humanité qui n'a pas condamné la Russie soit qui s'est abstenue ou qui a voté contre donc faisons aussi attention c'est aussi peut-être pour Vladimir Poutine une formidable occasion de démontrer que il y a les Occidentaux et le reste du monde
question d'Yves des hackers pourrait-il perturber le déroulement des jeux ? vous l'évoquez Marie-Cécile Nave ça fait partie des grandes menaces et des grandes préoccupations de l'état français
ça c'est bien anticipé déjà c'est très anticipé je crois qu'aujourd'hui il y a des équipes qui sont sur le pont parce qu'ils redoutent ça
mais de quelle manière ? c'est-à-dire je ne sais pas sur les chronos sur les scores
sur les transports publics sur les opos mais sur les épreuves
elles-mêmes ça serait possible ?
non alors sur les épreuves ça paraît quand même assez compliqué mais surtout des infrastructures publiques c'est-à-dire qu'aujourd'hui vous avez à peu près tout informatisé que ce soit lorsque vous arrivez en avion que ce soit et puis après quand on parle de cyberattaque il y a cyberattaque et cyberattaque il y a effectivement les attaques de délit de service où vous voulez faire planter un site internet et puis après il y a les attaques un peu plus astutueuses où vous prenez contrôle d'une machine où vous envoyez de fausses informations et puis après vous pératez de l'année donc tout ça et c'est vrai un peu compliqué on a une agence qui est l'Annecy l'agence nationale en plus d'autres agences qui aujourd'hui oeuvrent y compris dans des grandes entreprises comme à la SNCF ou Air France ou Aéroport de Paris qui ont des dispositifs très particuliers voilà donc le risque zéro n'existe pas on voit bien qu'il y a des centaines de milliers de millions pardon d'attaques mais bon sur ces centaines de millions d'attaques il y en a très peu qui sont sophistiquées mais quand elles le sont elles le sont bien
et il y a une coopération internationale de la même manière qu'il y a des renforts policiers internationaux
ah oui absolument avec il y a des opérations Interpol avec ce soit Europol ou Interpol avec des interpellations de hackers que ce soit aux Etats-Unis que ce soit dans les pays de l'Est que ce soit en Espagne ou en France et il y a des réseaux qui sont démantelés des réseaux qui sont interpellés et il y a des saisies assez importantes notamment au Bitcoin etc donc il y a une coopération internationale qui fonctionne très très bien aujourd'hui il y a une par exemple des hackers très très puissants au Soudan
question à présent autre question où va-t-on loger les policiers gendarmes et pompiers provinciaux pendant les Jeux Olympiques ?
ça est prévu tout ça est une logistique très compliquée mais qui a priori a l'air de plutôt bien fonctionner donc quand on parle de logement il n'y a pas que le logement par exemple il va faire très chaud la blanchisserie ne va pas fonctionner pour 45 000 policiers et gendarmes donc il y a des dispositifs qui seront mis en place pour leur permettre de bien changer l'eau également il va falloir aussi les ravitailler ils ne vont pas avec leur porte-monnaie acheter une bouteille d'eau dans la supérette à côté donc ils vont être ravitaillés donc tout ça demande une logistique qui est très particulière des centres d'hébergement qui sont débloqués que ce soit dans des internats des établissements etc donc tout ça a l'air de plutôt bien fonctionner tout ça est en train de se stabiliser mais c'est une logistique qui est très particulière
question de Jean à part les propriétaires d'appartements qui est heureux que les Jeux se tiennent à Paris ?
il y a tous les hôteliers il y a les hôteliers les restaurateurs tout le commerce de proximité qui est quand même là pour eux c'est une manne l'économie locale
parisienne qui est enchantée
bien sûr celui qui ferme qui tire le rideau au mois d'août prochain il n'a rien compris
non mais les parisiens sont râleurs et c'est vrai qu'on parle beaucoup autour de ces Jeux
mais c'est vrai que ce ne sera pas évident pour les restaurateurs parce que vous avez ce qu'on appelle des périmètres de protection vous ne pourrez pas pénétrer donc les restaurateurs vont devoir se faire livrer le matin très tôt ce qui pourrait leur faire des journées atrocement longues donc il va falloir organiser tout ça
les prix vont très certainement beaucoup augmenter dans les restants et les bars et puis les usagers des transports aussi risquent d'avoir des difficultés il ne pourra falloir marcher qui voudra encore organiser des Jeux compte tenu des risques et des coûts ?
c'est déjà un vrai sujet puisque pour rappel Paris n'a pas été choisi Paris était seule candidate quand les Jeux lui ont été attribués et ça fait plusieurs années qu'on voit le nombre de candidats pour accueillir les Jeux Olympiques qui se réduit comme peau de chagrin parce que c'est un vrai challenge que d'organiser ces Jeux avec en plus au-delà des questions de sécurité les questions des coûts les Jeux Olympiques sont traditionnellement plutôt un coût qu'un bénéfice pour les États en tout cas c'est là qu'on voit on va sans doute assister pour paraphraser mon collègue Lucas Aubin une désoccidentalisation de l'olympisme avec des pays des villes dans le monde qui vont profiter de ce désengagement peut-être des pays occidentaux pour pourquoi pas des Jeux au Qatar ou en Arabie Saoudite c'est tout à fait envisageable on termine avec la remarque de Jean-Pierre positive tous derrière les Jeux soyons positifs face à Poutine qui nous souhaite le pire mais préparer la sécurité c'est pour avoir des Jeux et les vivre de manière positive aussi vous en reviendrez merci beaucoup à tous les quatre d'avoir participé à ce C'est dans l'air en direct