Nanterre/ Chirac
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Je vous propose d'ouvrir ce journal avec cette affaire sur les emplois fictifs du RPR qui mettait en cause Jacques Chirac lui-même à l'époque où il était à la fois le maire de Paris et le président du RPR. La justice devait statuer sur la marche à suivre et l'on vient d'apprendre il y a quelques instants que le procureur chargé de l'information judiciaire a constater l'incompétence des juridictions. Nous y reviendrons dans un instant sur la signification de cette décision qui semble mettre un terme à toute poursuite concernant le président de la République.
Mais d'abord le rappel des faits Olivier Carov. C'était l'été dernier lors d'une perquisition à l'hôtel de ville de Paris. Le juge Patrick Desmurs met la main sur une lettre signée Jacques Chirac, un document en apparence anodin daté de 93 où le maire de Paris de l'époque demande une augmentation pour une employée méritante de la ville.
Mais cet employé n'aurait pas travaillé à la mairie. Madeleine Farard avait son bureau au siège national du RPR. C'était la secrétaire d'un conseiller spécial du parti.
À l'époque, Jacques Chirac dirigeait la mairie et le RPR. Sa lettre pourrait démontrer qu'il n'ignorait pas qu'une employée du parti était payé sur des fonds publics. Il y a quelques jours, ce document avait été transmis au procureur de Nanterre.
Ce soir, Ivot a conclu à l'incompétence de la justice à enquêter sur cette lettre. That's