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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 avril 2023 25 min

Retraites : "Je regrette le manque d'une conférence sociale à l'Elysée"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et on commence cette émission avec Bernard jaumier bonjour bonjour vous êtes sénateur de Paris membre du groupe socialiste au Sénat on va commencer cette interview par évoquer cette élection à législative partielle en arrière avec la victoire de la candidate dissidente socialiste face à la députée sortante insoumise qui était soutenue par la nupes vous saluez à cette victoire de Martine Froget bien sûr parce que c'est une victoire d'une candidate de gauche c'est incontestable à la gauche elle est diverses pour qu'elle gagne il y a toujours deux conditions d'abord il faut rassembler largement et puis il faut savoir aussi dépasser nos propres frontières et d'ailleurs c'est pas propre ça à une partie ou autre de la gauche je j'ai souvenir de beaucoup de discours de Jean-Luc Mélenchon où il appelle les républicains ce qui est un terme très large qui fait appel à un éventail politique très large à se mobiliser dans dans des élections donc voilà Martin Froget a gagné elle était très soutenue localement porte une ligne politique qui est clairement de gauche mais qui est aussi une ligne de rassemblement je crois que doivent s'interroger ceux qui ont été battus dès le premier tour le rassemblement national et Renaissance la majorité présidentielle 10% au premier tour et puis doit s'interroger la députée sortante qui a perdu du terrain par rapport à l'élection précédente au premier tour et je crois que les insomnies doivent n'ont pas chercher des responsables ailleurs à gauche mais se poser des questions sur eux-mêmes pour vous c'est pas un problème que cette candidate dissidente socialiste soit élu avec les voix de la droite mais quand vous vous êtes au second tour d'une élection au second tour on élimine comme on dit et donc effectivement il y a eu clairement des électeurs un message qui a été adressé aux insoumis il faut regarder les choses en face et les dire sans détour et je crois que ce qui a été l'attitude politique de la France insoumise dans la séquence passée a eu des conséquences direct et que les électeurs y compris les électeurs de gauche et les électeurs ont dit voilà nous c'est de cette gauche qu'on veut plutôt et pas de celle-là il faut pas accroître les tensions à partir de ça il faut pas en faire un événement politique national on connaît depuis longtemps ces diverses y compris stratégiques à gauche il faut savoir les dépasser accueillir Martin projet comme il se doit à l'Assemblée nationale et continuer à gauche dans le groupe socialiste je ne suis pas séisme mais c'est l'affaire du PS mais je ne comprendrais pas pourquoi un parti qui a une candidate qui a gagné une élection la mettrait au banc et la refuserait dans ses rangs ce ne serait pas un signe de rassemblement de la gauche pour le coup alors effectivement je le précise vous êtes membre du groupe socialiste au Sénat mais vous n'êtes pas membre du Parti socialiste finalement d'ici 2027 comment doit se jouer à l'avenir de la gauche est-ce qu'il doit se préparer en dehors de la nups ou est-ce qu'il faut revoir cette alliance de la nups avec et bien moins de domination des insoumis alors la nuit UPS c'est une construction électorale qui est issue de la dernière présidentielle bon et qui fait que à gauche la France insoumise est en situation on va dire de domination c'est de loin le mouvement qui a le plus de députés et donc candidat avait fait et de loin le meilleur score à l'élection présidentielle est-ce que cette conformation est en capacité de rassembler suffisamment de français pour conquérir le pouvoir parce que quand on est des mouvements politiques on veut exercer les responsabilités au gouvernement j'en suis pas convaincu parce que on aura semble jamais avec le mouvement le plus déporté en termes de radicalité politique qui est dominant c'est c'est l'histoire politique de notre pays et c'est la réalité politique aujourd'hui de notre pays donc une gauche qui est dominée par la France insoumise avec la méthode politique qu'on a vu à l'oeuvre ces derniers temps à peu de chance il faut le dire de conquérir le pouvoir dans notre pays donc ça ça ne vaut pas non plus d'exclusion de qui que ce soit de la gauche moi je ne fais pas partie non plus de ceux qui disent que les insoumis doivent être rejetés hors du champ de la gauche évidemment que non on doit rassembler l'ensemble des forces qui existent actuellement et on doit avoir un centre politique un barycentre c'est à dire pour prendre un terme mathématique un centre d'équilibre politique qui soit différent de ce qui est su la dernière élection présidentielle des personnalités comme Carole Delga ou Bernard Cazeneuve peuvent incarner ce centre à gauche alors peuvent incarner le centre de la gauche mais je ne suis pas certain l'équilibre politique soit exactement là non plus on va parler de la réforme des retraites de Bernard giomier avec la première ministre Elisabeth borne qui va consulter les syndicats mercredi des syndicats Unis en inter syndicale est-ce que vous pensez que c'est consultations peuvent mener à quelque chose alors d'abord les syndicats moi je me satisfaits qu'ils ont été répondu à l'investation de la première ministre je regrette que le chef de l'État n'est pas organisé une conférence sociale à l'Elysée c'est lui qui a inspiré cette réforme des retraites dans les conditions qu'on a vu c'est lui qui imposé la brutalité de la méthode pour faire passer au forceps sa réforme des retraites c'était à lui d'inviter à une grande conférence sociale à l'Élysée c'est la première ministre qui le fait les organisations syndicales y vont on verra ce qu'il en sort mais je crains que la première ministre ne voulant pas rediscuter de la loi qui est passée au 49.3 à l'Assemblée nationale je crains qu'il n'y ait pas d'accord évidemment à la sortie de cette réunion et donc la balle si je puis dire la suite va revenir dans le champ politique on attend la décision du Conseil constitutionnel et il faut être très clair s'il y avait ne serait-ce que censure partielle de certaines dispositions ça remettrait profondément en cause le texte car y compris les auteurs du texte ont défendu l'idée que la mesure de report à 64 ans était atténué était compensé par un certain nombre de mesures d'accompagnement si une seule de ces mesures d'accompagnement était invalidée par le Conseil constitutionnel je pense à l'index seniors en particulier et bien le texte serait encore plus inacceptable que ce qu'il n'est actuellement donc tout ça n'est pas terminé il faut absolument que suite à cette rencontre les mouvements politiques réaffirment très fortement que cette réforme avec ce mode d'adoption et avec ce contenu ne doit pas être appliqué il faut la retirer alors en tout cas elle est parti politique sont également consultés par la première ministre cette semaine mais plutôt sur la suite du quinquennat Elisabeth borne qui doit monter un nouveau programme législatif les parlementaires de gauche ont d'ores et déjà dit qu'ils ne souhaitaient pas participer à ces consultations ils ont raison de refuser oui bien sûr parce que la première chose c'est que vous voyez il n'y a pas de majorité politique on l'a vu on l'a vu avec ce texte sur la réforme de retraite s'il avait été mis à l'Assemblée nationale probablement qui n'était pas adopté lors des dernières législatives les Français avec cette composition de l'Assemblée nationale envoyait un message au monde politique c'est à dire un message de demande de compromis il n'y a pas de majorité absolue et donc ils ont demandé aux forces politiques en quelque sorte de savoir faire preuve de compromis café le gouvernement il a utilisé la pire brutalité pour faire adopter sa réforme des retraites c'est à dire et les Français s'ils sont pas trompés qui ont rejeté massivement du coup cette réforme voilà le gouvernement est non seulement le 49-3 mais tout un ensemble d'autres outils constitutionnels pour forcer l'adoption c'était c'est l'inverse en terme de méthode de ce qu'il fallait faire alors maintenant la première ministre maintenant qu'elle constate des dégâts qu'elle voit que plus personne ne vaut voter un texte important ici au Sénat on avait la semaine dernière à l'ordre du jour une loi sur l'immigration qui a été retirée au dernier moment par le gouvernement parce qu'il voyait bien que personne ne voulait voter son texte de loi et donc face à cette situation politique la seule les seuls issues démocratiques c'est soit de redonner la parole au peuple soit la démission du gouvernement et la nomination d'un nouveau gouvernement qui se représente devant l'Assemblée nationale pour obtenir un vote de confiance il n'y a pas d'autre issus politiques alors je le disais pas de discussion entre les parlementaires de gauche et la première ministre mais mardi les parlementaires communistes et insoumis et même les parlementaires écologistes vont marcher vers l’élysée pour protester contre la réforme des retraites également pour remettre une lettre au président de la République c'est une bonne démarche selon vous cette marche vers l'Élysée moi je constate qu'on a un gouvernement qui joue sans cesse la stratégie de la tension et que c'est dangereux dans l'état actuel du pays et on le voit sur chaque dossier on a vu monsieur Darmanin encore ce week-end qui taxe des oppositions de gauche de terrorisme intellectuel les mots intenses c'est inacceptable dans le débat démocratique d'utiliser ce terme d'expression donc il y a une stratégie de la tension alors qu'il faudrait chercher le compromis et moi je ne souhaite pas qu'on nourrisse cette stratégie de l'attention soyons plus responsables que le gouvernement des parlementaires qui marchent vers l'Elysée même si cette façon pacifique et gênante doute pas je ne pense pas que ce soit un bon message je pense qu'il y a dans notre position très ferme de rejet des méthodes du gouvernement et du fond de la réforme des retraites il faut s'en tenir à ce qui est conforme à nos tradition on va dire républicaine et n'est pas dans notre additions républicaine que des parlementaires marchent sur l'Élysée pourquoi ce n'est pas un message il y a un symbole révolutionnaire d'ailleurs cette arche devant le palais présidentiel parce que effectivement on a croit on accro à l'attention l'exécutif le gouvernement Emmanuel Macron ont un comportement brutal avec les parlementaires nous ne devons pas en retour avoir un comportement brutal avec Emmanuel Macron nous devons au contraire projeter une opposition qui résolue qui est déterminée qui ne lâche rien du tout mais qui dans ces méthodes appelle un toujours à la participation au large rassemblement à la concorde nationale et non pas à une tension qui fait l'affaire au fond du gouvernement Bernard jaumier vous êtes vice-président de la commission des affaires sociales du Sénat médecin de profession on va justement parler de la question des soignants puisque le gouvernement va mettre fin à l'obligation à vaccinale des soignants contre la covid 19 et donc réintégrer à les soignants non vaccinés qui avaient été suspendus c'est une décision qui suit la vie de la Haute Autorité de Santé vous le regrettez oui je le regrette oui je le regrette parce que voyez-vous l'épidémie de covid n'a plus le caractère aigu qu'elle a pu avoir qu'on a connu ça ne veut pas dire qu'elle a disparu et l'obligation vaccinale des soignants ça fait écho à des valeurs qui sont des valeurs des soignants qui est d'accepter en l'occurrence la vaccination pour protéger les plus vulnérables et là le message qu'on voit le gouvernement parce que ce n'est pas que sur la vaccination covid que porte le rapport de la Haute Autorité de santé c'est un message de virage à 180 degrés par rapport à la loi de 2018 qui est la dernière grande étape en matière de vaccination en 2018 le Parlement a voté la vaccination une vaccination obligatoire pardon pour toute la population pour 11 maladies évidemment pour les soignants aussi et bien il se trouve que il y a très peu de temps une quinzaine de jours on a eu évaluation de cette décision et que c'est un succès absolu c'est à dire que des maladies comme la rougeole ou le taux de vaccination plafonné à 85% dans notre pays c'est-à-dire que ça continue à circuler et rappelez-vous au moment où débattait en 2018 une jeune femme est décédée en Charente de la rougeole et bien du fait de cette obligation vaccinale étendue on a passé les 95% et donc on va vers l'éradication de ces maladies donc c'est une faute politique que d'envoyer un message qui est de reculer sur la vaccination obligatoire parce que des antivax qui sont ultra minoritaires se sont mobilisés c'est une façon en gros de d'envoyer une claque à la figure des soignants qui eux l'Académie de médecine le rappelait dans son communiqué il y a quelques jours sont attachés à cette notion parce que c'est l'honneur d'une profession que de prendre soin des plus vulnérables comment vous expliquer ce changement de pied de la Haute Autorité de Santé et du gouvernement sur cette obligation vaccinale CCD à certains mouvements dans l'opinion alors je note d'abord que la Haute Autorité santé dit bien dans son avis qui est très argumenté quelle se base sur des données microbiologiques et épidémiologiques pardon pour la technicité de ces termes mais elle en appelle à la vie du CCNE du Comité national d'éthique parce que une obligation vaccinale c'est aussi une question culturelle d'intérêt général etc il y a un fondement scientifique et il y a des données sociologiques et culturelles le gouvernement n'a pas attendu la vie du CCNE il s'est précipité je pense que c'est un message politique oui Bernard on va parler de la fin de vie puisque aujourd'hui le président de la République reçoit les membres de la Convention citoyenne sur leur fin de vie une sur la fin de vie une convention citoyenne qui a terminé ses travaux on en parle avec notre journaliste Mathias sarez [Musique] bonjour Mathias bonjour Alexandre alors dimanche la convention citoyenne sur la fin de vie à terminer ses travaux une convention citoyenne qui a été souhaitée par Emmanuel Macron oui ça y est Alexandre après quatre mois de travaux les 184 citoyens tirés au sort ont fini par rendre leur rapport soutenu à la quasi unanimité 92% pour 3% contre et 5% d'abstention et donc il devait répondre à une question posée par Elisabeth borne le cadre d'accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d'éventuelles changements devraient-ils être introduit et bien leur réponse est que le cadre actuel d'accompagnement de la fin de vie n'est pas adaptée aux différentes situations rencontrées principalement pour deux raisons d'un côté l'inégalité d'accès à l'accompagnement de la fin de vie et de l'autre l'absence de réponse satisfaisante face à certaines situations de fin de vie notamment dans le cas de souffrance physique ou psychique réfractaire et alors quel changement doivent être introduits Mathias et bien par de nombreuses recommandations et notamment sur les moyens qui doivent être alloués à l'accès aux soins palliatifs une sort du lot Alexandre selon les conventionnelles il faut ouvrir l'accès à l'aide actif à mourir pour trois conventionnelles sur 4 en mettant en place à la fois le suicide assisté et le thanazi alors avec des critères précis tout d'abord la volonté délibérée et que le discernement soit systématiquement pris en compte ensuite l'âge la convention n'a pas réussi à statuer sur la possibilité ou non de l'ouvrir aux mineurs il s'en tient donc au majeur seulement et enfin évidemment la condition médicale c'est à dire la prise en compte de critères d'incurabilité ou de souffrance physique alors Bernard jaumier en 2021 vous n'aviez pas voté la proposition de loi de votre collègue Marie-Pierre de la Gontrie sur ce sujet car le CADA le cadrage n'était pas suffisant selon vous est-ce que dans ces recommandations vous voyez une ligne plus claire alors moi d'abord je salue on vous le travail de cette convention citoyenne donc qui est extrêmement fouillé dont le rapport est extrêmement complexe d'ailleurs parce qu'il introduit tout un certain nombre de critères qui effectivement font toute la complexité de la décision mais pour essayer de d'éclaircir le débat d'abord il y a un constat unanime c'est que les soins palliatifs et la convention citoyenne propose ce constat aussi sont insuffisamment développés dans notre pays et que c'est la source d'une grande partie des difficultés et je le dis on va le répéter sans arrêt et ça ne se traduit pas en acte derrière et ces problématiques parce que c'est aussi ce qui fait une exaspération une inégalité d'accès dans les conditions de fin de vie de nos concitoyens mais ça n'épuise pas le débat parce que malgré tout la législation actuelle souffre d'une inadaptation pourquoi parce qu'on a un principe dans notre droit dans votre droit y compris lors de l'étude et dernière loi de bioéthique qui est un principe qui est en train de se développer et que je soutiens qui est le principe d'autonomie cette autonomie de la personne et reconnue de plus en plus dans notre législation et en la matière la reconnaissance du principe d'autonomie doit amener à modifier la loi pour reconnaître le droit à ce qu'ils appellent l'aide active à mourir après tout principe se confronte à d'autres principes et il y a un autre principe et auquel moi je suis très attaché et c'est pour ça que je n'avais pas voté la proposition de loi de ma collègue c'est que la profession soignante doit être respecté dans ces valeurs fondamentales et la valeur fondamentale du soin c'est de ne pas administrer la mort c'est d'une des valeurs fondamentales et donc c'est la raison pour laquelle je suis favorable en gros au modèle suisse ou c'est à dire le suicide je ne suis pas favorable à l'euthanasie c'est-à-dire c'est le soignant canisse la mort et d'ailleurs la convention citoyenne va au cœur de ce débat et dire on pourrait légaliser le suicide assisté avec ce qu'on appelle une exception de thanazisme c'est-à-dire il est exact que dans un certain cas la personne n'est pas en capacité de pouvoir mettre en oeuvre ce droit et donc il y a une exception de l'euthanasie qui est ouverte ce sont des débats fondamentaux parce qu'ils appellent aux valeurs fondamentales de notre société je crois profondément qu'un consensus est possible je crois qu'un consensus est possible si on conjugue ces deux principes le principe d'autonomie des personnes que d'autres appellent libre choix et les valeurs des soignants alors Mathias quelle va être la suite de ce rapport de la convention citoyenne sur la fin de vie alors vous le disiez Alexandre il sera remis aujourd'hui au président de la République par les membres de la Convention citoyenne mais comme pour la convention citoyenne pour le climat à l'époque cet avis n'est que consult et n'a rien de contraignant alors à lui de décider de l'exploitation de cette matière de cette réflexion Bernard jaumier Emmanuel Macron doit-il se saisir totalement de cet avis qu'est-ce qu'il doit faire finalement de cette matière c'est le Parlement qui fait la loi donc d'abord je pense que je le dis très très solennellement ce n'est pas un chef de l'État seul qui va on verra ce changement de législation sociétale de toute façon c'est le Parlement qui vote la loi moi j'appelle Emmanuel Macron a laissé justement le Parlement délibéré et à lui donner le temps de délibérer c'est à dire non pas inscrire le texte dans longtemps alors du jour dans 6 mois ou un an à l'inscrire assez rapidement par exemple à la rentrée parlementaire dès après l'été et à laisser le Parlement justement aller au bout de ces questions par des débats approfondis par des débats des passionnés et poser le cadre qui permet que tous nos citoyens accès aux soins palliatifs et que leur soit ouvert un nouveau droit c'est à dire vous appelez plutôt à une proposition de loi qui émanerait d'un parlementaire plutôt qu'un projet de loi porté par le gouvernement alors ça je dirais que peu importe si ce n'est qu'effectivement le projet de loi est plus simple en terme de mécanique parlementaire mais ce qui est indispensable surtout c'est que le chef de l'État ne cherche pas à faire prévaloir son point de vue personnel mais qui laisse la représentation nationale délibérée merci beaucoup Mathias on vous retrouvera dans le club des territoires on parlera dans certains Gérald Darmanin on va parler maintenant des trottinettes en libre-service et on va retrouver nos partenaires du journal du Grand Paris avec Jacques paquet qui est directeur de la rédaction du journal du Grand Paris Jacques on va revenir avec vous sur la votation citoyenne qui a été organisée hier à Paris sur à ces trottinettes en libre-service mais tout à fait bonjour oui absolument un million 382322 parisiens étaient appelés à se prononcer hier 1034 on fait le déplacement ça donne un taux de participation de 7,46% 89,03% sont prononcés contre 10,97% pour donc les trottinettes en free flotting en livre service monsieur le sénateur j'aurais souhaité que vous commentiez ce résultat j'ai deux petites questions est-ce que c'est bien bordé juridiquement autrement dit il suffira-t-il de ne pas reconduire la concession la concession pardon d'occupation temporaire du domaine public pour que les trois opérateurs qui restent présents disparaissent et puis deuxième question n'est ce pas là un parfait exemple de la nécessité de de prendre en compte la totalité du cycle de vie d'un produit pour évaluer son empreinte carbone bonjour d'abord moi je trouve que plus de 100 000 Parisiens qui seront aux urnes pour une première parce qu'il n'y avait jamais eu de votation organisées dans notre vie en dehors des cycles électoraux je trouve que c'est tout de même satisfait j'ai beaucoup entendu l'opposition railler cette consultation dire que personne n'ira aux urne donc c'est pour une première parce que ce n'est qu'une première c'est satisfaisant la démocratie participative doit prendre plus de place dans notre pays aux côtés de la démocratie représentative sur le fond je crois que les Parisiens ont exprimé un vote très clair que vous l'avez vous avez cité les chiffres et que ils ont intégré à la fois la question des nouveaux partages de l'espace public qui sont en mutation on a connu la période où l'espace public c'était massivement la voiture les piétons on a vu l'émergence du vélo arriver le conflit automobile vélo et puis de nouveaux engins de sont apparues et de nouvelles nouveaux conflits d'usage sont apparus dans l'espace public avec les trottinettes et puis les deux roues motorisées qui ont pris aussi beaucoup d'importance à Paris et donc il nous faut réguler tout ça et le message je crois qu'on voulait envoyer les Parisiens c'est que dans cette régulation il faut prendre en compte avant tous les plus faibles dans l'espace public qui sont les piétons parce que c'est eux qui principalement sont les victimes des accidents de trottinette après j'ai bien entendu les plus écologistes ont pris en compte ce que vous relevez c'est-à-dire le cycle de vie des trottinettes mais d'ailleurs qui qui va se poser la même façon pour les voitures électriques c'est-à-dire que les batteries des trottinettes parce qu'elles sont à peu près tout électriques elles sont même toutes électriques les trottinettes en free flotting et bien on ne sait pas trop quoi en faire en fin de vie un certain nombre finissent d'ailleurs au fond de la scène mais les voitures électriques nous allons faire face à la même question écologique donc je crois que les Parisiens ont voulu envoyer ce message la mère de Paris a eu bien raison d'abord de leur donner la parole et de solliciter leur avis et elle a annoncé d'ailleurs à la lancer un travail très important sur ce qu'on appelle le code de la rue et on a un code de la route parce qu'il est organisé au temps de la voiture mais dans nos villes il faut qu'on ait un code de la rue qui prennent mieux en compte les nouveaux usages et ses nouvelles mobilités merci beaucoup Jacques paquet pour votre intervention je vais rappeler elle a une du journal du Grand Paris sur l'inflation qui perturbe le secteur des travaux publics Merci à VOUS Bernard Chaumier dernière question rapidement sur les élections sanitaires sénatoriales à Paris la maire de Paris Anne Hidalgo est plutôt pour une liste commune entre les socialistes les communistes peut-être même les écologistes vous êtes favorable ah moi je suis favorable à une liste de toute la majorité municipale au projet des élections sénatoriales ça ne posera pas de problème de siège pour laisser un tort socialistes actuels c'est la seule façon même de gagner un siège de plus pour la gauche et vous pensez que ce sera le cas je l'espère c'est aux écologistes il semble que les communistes y soient prêts c'est aux écologistes à dire ce qu'ils souhaitent la balle est dans le camp des écologistes à Paris merci beaucoup Bernard jaumier d'avoir été le sénateur du jour dans 20 minutes ce sera le club des territoires nous reviendrons sur les consultations que doit mener la première ministre Elisabeth borne cette semaine avec les syndicats et les partis politiques Bernard jaumier vous allez laisser votre place à notre invité politique aujourd'hui c'est Manuel Bompard le coordinateur de la France insoumise député des Bouches-du-Rhône

Retraites : "Je regrette le manque d'une conférence sociale à l'Elysée" — Bernard Jomier · Pourquijevote