La majorité face aux retraites et au vieillissement, avec Astrid Panosyan-Bouvet
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chers amis comme chaque semaine toujours avec mes chroniqueurs et chroniqueuse on est avec Chloé avec Claire et avec Malek ce soir on a le plaisir de recevoir une invité politique qui vient répondre à nos questions on va parler de beaucoup de sujets cette semaine avec notre invité je vous demande d'accueillir la co-fondatrice de la République en marche en 2016 elle est députée de Paris et c'est Agnès Astrid pardon pas nos ions Bouvet [Applaudissements] pardon pardon désolé j'ai écorché votre votre nom bonjour Astrid à nos yeux bon ben merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de taxiolisais vous êtes député de Paris depuis 2016 vous avez créé en marche et vous êtes de Néo député du coup mais pas tout à fait pas tout à fait étrangère aux questions aux questions politiques et militant depuis une vingtaine d'années socialiste par le passé vous aviez quitté donc voilà donc vous faites partie de des députés de la majorité vous avez travaillé avec Emmanuel Macron que vous avez conseillé lorsqu'il était ministre c'était en 2014 j'ai rejoint son cabinet quand il était encore un inconnu et je travaillais pour lui sur les questions principalement internationales d'accord quand tu étais ministre de l'économie c'est ça à ce moment-là très bien donc vous voilà désormais député vous étiez en commission des affaires sociales la commission qui examine le projet de réforme des retraites vous y avez passé quand même pas mal de pas mal de temps dans une ambiance on a vu quelques images tout à l'heure difficiles première question est-ce que la réforme des retraites va aller jusqu'au bout dans ces conditions là moi je l'espère j'espère vraiment qu'on va avoir un vote sur le texte amender par par l'Assemblée nationale dans la configuration politique et tout à fait inédite depuis juin mais j'espère vraiment qu'on aura le vote sur un texte avant qu'il puisse passer au Sénat ça semble absolument indispensable parce que il y a la démocratie sociale qui s'exerce pendant la concertation avant la préparation du projet de retraite on pourra en parler il y a eu trois tables rondes sur une activité des syndicats oui mais il y a eu aussi des vrais enrichissements sur le texte qui a été proposé je pense notamment à la question de la pénibilité qui était quelque chose qui était relativement mal appréhendé en France la pénibilité la prévention au travail enfin bon il y a pas mal de choses qui ont permis d'enrichir le texte tel qu'il a été proposé ça n'empêche que ça suppose ça suscite les oppositions qu'on voit et donc il y a le temps de la démocratie de la démocratie sociale on le voit aussi avec l'exercice de cette liberté constitutionnelle qui est le droit de grève le droit de manifester et il faut saluer les syndicats qui le font avec voilà l'ordre et le respect le respect des règles et puis il y a le temps de la démocratie politique et du débat parlementaire et c'est pour ça que c'est absolument indispensable pour moi qu'il y ait et pour tous nos collègues qu'il y ait un terme au débat par un vote du texte vous parlez de la démocratie qui s'exerce dans la rue deux journées de mobilisation nationale une augmentation du nombre de manifestants on va vers une amplification de ce mouvement des sondages qui n'évoluent pas si ce n'est encore davantage contre la réforme des retraites et de l'autre côté un gouvernement par la voie d'Elisabeth borne qui annonce que les 64 ans ne sont plus négociables si on a un raidissement de chaque côté c'est quoi la voie de sortie je pense que il faut qu'il y ait toujours des la voix de sortie elle doit se faire par le règlement des différences de manière apaisée et de manière démocratique on a pour un exercice positif difficile qui est la réforme des retraites une Assemblée nationale telle que les Français l'ont voulu pour la première fois depuis 1958 la date de la Constitution de la Cinquième République et bien on a une un président qui n'a pas une majorité relative qui a qui n'a pas une majorité absolue ça a été le cas je vous vois aussi le regard mais c'était de quelques voix là on est quand même sur sur un différentiel beaucoup plus important voilà donc et donc ça nécessite de pouvoir de donner finalement plus un rôle plus important à l'Assemblée nationale je pense qu'on suit beaucoup plus les débats l'Assemblée nationale et c'est pour ça que ça fait partie aussi de la démocratie politique de pouvoir trancher une fine et à travers l'Assemblée nationale et le Sénat il y a quand même il y a quand même des sujets assez difficiles dans cette loi on a vu que il y a eu un deal qui a été passé au cours des vacances de Noël avec les républicains un groupe dont vous avez besoin pour pouvoir constituer cette majorité avec ce vote que vous espérez les républicains de leur côté Éric Ciotti en tête commence à parler d'une nécessité de faire évoluer le texte est-ce que vous pensez qu'il va y avoir encore des possibilités de le faire évoluer ce texte par le travail parlementaire j'espère c'est à dire que et d'ailleurs ça a été dit par Gabriel Attal ça même été dit par Isabelle borne et je crois qu'elle elle s'exprime ce soir mais il y a des choses effectivement et je pense qu'il faut le dire des choses qui ne sont pas négociables et je pense que la règle des 64 ans aujourd'hui ça ne l'est pas et je peux expliquer pourquoi est-ce qu'on peut pas renégocier la règle de l'âge légal de départ là de répartition on parle de régime de répartition des retraites ça veut dire que quand je cotise moi d'accord je cotise pas pour ma retraite je cotise pour ceux qui sont en retraite et ceux qui vont cotiser pour ma retraite sont ceux qui seront plus jeunes que nous qui sont sur plateau qui regardent voilà et donc c'est extrêmement lié à l'équilibre démographique entre ceux qui travaillent et ceux qui sont qui bénéficient de de la retraite or on a quand même moins de gens qui travaillent aujourd'hui il faut il y avait un article dans le monde qui montrait qu'on avait un solde un solde naturel donc la différence entre le taux de mortalité de notre taux de natalité en France qui était le plus faible depuis 1946 donc on a quand même aujourd'hui des équilibres démographiques entre ceux qui travaillent et ceux qui sont à la retraite qui le sont qui sont plus nombreux et Bonne Nouvelle ils le sont plus longtemps qui fait que pour un régime de répartition il y a trois manières de d'avoir cet équilibre soit c'est les questions démographiques l'augmentation de l'âge des départs à la retraite ou la durée de cotisation c'est le choix qui a été fait soit on augmente les cotisations soit on baisse les prestations et c'est pas non plus le choix qui a été fait parce qu'on a envie de revaloriser vous savez on finance déjà via l'impôt un certain nombre d'équilibres de régimes notamment les régimes spéciaux les régimes dimensionnés très progressivement c'est ce qu'on appelle la clause grand-père c'est à dire que ceux qui sont entrés à la RATP avec ce contrat qui était la retraite ils vont garder par contre les nouveaux recrutés vont partir sur les bases du régime général avec la question de la pénibilité qui a beaucoup qui s'est beaucoup amélioré Chloé plusieurs réactions à ce que vous avez dit d'abord on a un petit quai tout à l'heure c'est vrai quand vous avez dit bon l'Assemblée nationale est représentative des français quand on a un mode de scrutin qui force à voter utile qui force même voter contre dans des logiques de seconde tour et où Renaissance fait je crois moins de 30% des voix au premier tour et à près de 50% des sièges on peut quand même penser qu'il y a une distorsion un peu dans la dans la représentation nationale mais bon c'est à la limite c'est un autre débat vous avez dit que vous ne souhaitiez pas et vous ne reculeriez pas sur là je légale de départ à 64 ans mais comment est-ce que vous réglez l'injustice qui est faite aux personnes qui commencent à travailler à 19 ans ou à 20 ans et qui devront cotiser plus de 43 ans de ce fait ça n'est que une des dimensions qui me paraissent problématique et qui alors moi je pense là vous touchez précisément du doigt le sujet qui je pense doit évoluer parce que qui coûte beaucoup d'argent mais qui doit évoluer c'est ces personnes qui ont commencé à travailler entre 17 et 20 ans et à qui on demande de travailler 44 ans alors que la règle de durée de d'assurance requise et 43 et ça me semble effectivement parce que ça ça augmente la charge donc j'ai pas le droit ce serait considéré comme irrecevable donc ça doit être vraiment quelque chose qui relève non mais ça c'est constitutionnel mais je pense que ça doit faire partie des discussions alors ça veut dire qu'il faut trouver des recettes supplémentaires et pour moi cette question là elle est elle est absolument indispensable parce que même si on n'est pas concerné parce qu'on n'a pas on a eu la chance de commencer à de faire des études plus longues et de d'arriver plus tard sur le marché du travail et ben on trouve ça injuste et c'est pas simplement les personnes concernées qui sont injustes même chose pour les femmes on peut en parler et même chose pour les seniors et en fait tout ce que ça dit et quand on a vu ces manifestations il y avait effectivement la question des 64 ans mais ça dit aussi beaucoup du monde du travail parce que parler des réformes parler de la réforme des futurs retraites c'est parler du monde du travail aujourd'hui et le monde du travail les conditions sont pire en pire malgré la mécanisation malgré la tertiarisation etc les personnes qui manifestent le plus sont les personnes qui ont des métiers dans lesquels il se projettent le plus durement le plus difficilement dans Hors en l'occurrence c'est souvent ces gens-là qu'on bosser qu'on commence à bosser jeune c'est pas les c'est pas les quatre qu'on fait des études longues et qui eux iront jusqu'à 64 ou 67 ans et en plus qui ont une un travail peu pénible d'où la question de la pénibilité donc vous comprenez aussi que ça renvoie à quelque chose que les gens vivent dans leur chair et que c'est dur pour eux d'imaginer ce projet moi je comprends que il faut quand on demande aux personnes de travailler plus longtemps il faut aussi leur donner les assurances qu'elles vont travailler mieux et quand on parle de pénibilité on peut aussi parler des accidents du travail vous disiez malgré la tertiarisation enfin malgré le plus de services en fait il y a toujours cette pénibilité mais justement je pense qu'on a très mal appréhendé cette transformation de l'économie ou paradoxalement alors qu'on a moins d'industries qu'en Allemagne et bien on a plus d'accidents du travail parce que dans les services moi je pense aux charistes par exemple dans les services logistiques je pense aux aides-soignantes je pense aux transporteur routiers et bien il y a aussi une pénibilité une usure professionnelle qui qui existe et qui doit être la prise en compte à la fois au moment où on travaille et puis également dans le départ à la retraite et c'est aussi l'objet de de ce qu'on va discuter claire ouais moi j'avais une question spécifique à vous poser parce que vous avez un intérêt particulier pour la question du vieillissement et du Caire et vous avez dans une récente tribune une formule assez jolie vous dites la retraite c'est le moment où ce cristallise la singularité de toute une vie et en fait si on prend l'aspect collectif c'est aussi le moment où les inégalités d'une société se cristallise entre ceux qui ont eu un travail usant et ceux qui l'ont moins eu entre les hommes et les femmes et vous avez vous-même reconnu que c'était un point de complexité voilà et également bah entre le les 5% les plus pauvres et les 5% les plus riches on a un écart d'espérance de vie qui est de plus de 10 ans donc en fait moi vraiment j'ai une interrogation sur quand en fait tous ces Français et tous ces françaises vous disent c'est s'il y a une forme d'injustice massive en fait comment comment vous répondez à comment vous répondez à ça alors vous merci de reprendre certains de de mes mots et de mes paroles oui une vie comme une vie une vie individuelle comme finalement une société se cristallise au moment du départ à la retraite ou du pour une vie une personne ou du débat sur la réforme des retraites et on voit bien qu'aujourd'hui il y a au moins trois grandes thématiques qui se dégagent et sur lequel il va falloir qu'on avance c'est la question des conditions de travail et de du partage de la valeur ajoutée c'est la question de l'égalité professionnelle parce que 65% des personnes qui gagnent le SMIC aujourd'hui sont des femmes 80% des gens qui travaillent à temps partiel ce sont des femmes alors donc on a on se retrouve avec un une différence de pension entre les hommes et les femmes aujourd'hui de 40% lorsqu'on nous dit c'est que les générations qui sont nés dans des années 70 comme moi ça va ça différence elle va se réduire à 30% les générations de 80 cette différence va se réduire de 20% mais c'est pas assez et ça va pas suffisamment vite donc il va falloir remettre ce sujet sur la table de l'égalité professionnelle et également et ça concerne aussi ce qui nous regardent parce que ça concerne leurs parents ou leurs grands-parents c'est les seniors au travail parce que depuis 50 ans on sait un peu à culturer tous que à partir de 50 ans 55 ans on avait plus tout à fait sa place dans l'entreprise taux d'emploi des seniors en France en Europe mais du coup c'est et donc ces sujets là maintenant il faut les mettre sur la table parce que moi j'ai envie de dire que le travail des seniors les premiers programmes de préretraite ils ont démarré alors la personne n'était née sur le plateau Raymond Barre 1976 et ça et ça a fait il y avait un consensus gauche comme droite que il fallait sortir les seniors pour aider à l'insertion professionnelle des jeunes comme si le l'emploi si un gâteau voilà et ben résultat par rapport au pays scandinaves ma mère elle est norvégienne donc je connais je la chance de bien connaître ces pays on a un taux d'activités les plus bas des jeunes même si ça s'amélioré et excusez-moi et des et des personnes travailleurs de 60 ans je peux juste trop bon dire précisément sur ce point donc je pense que globalement en repoussant l'âge de la retraite il y a un risque d'avoir du coup plus de seniors qui soit en inactivité par rapport à ça vous misez globalement sur l'effet horizon donc le fait que en repoussant l'âge de la retraite on va changer les comportements à la fois des personnes en emploi et des entreprises j'ai lu dans votre tribune aussi c'était pour défendre l'idée de l'index seniors et puis également des campagnes de communication mais enfin le risque de cette trappe à précarité qui concernerait cette tranche d'âge là il demeure enfin je alors moi je fais pas partie de ceux qui vont s'accommoder du fait que parce qu'on décale l'âge de la retraite il va y avoir un une augmentation naturelle de taux d'activité parce que ça se vérifie sur les 60 ans ça s'est vérifié sur les 56 59 ans ça s'est vérifié on a augmenté depuis une dizaine d'années le taux d'activités non moi je pense qu'il faut sur les 56 59 ans pas les 71 64 ce que je dis simplement c'est que c'est pas suffisant il faut un plan national à l'image de ce qu'a fait la Finlande que je cite où ils ont commencé avec le même taux d'activité même plus bas à 20% nous on est aujourd'hui à 31% et en une dizaine douzaine d'années ou une vingtaine d'années ils sont arrivés maintenant à 70%. et donc ça veut dire que le plan national ça compte c'est multifa 7 ça concerne la santé la prévention au travail et la question des usures professionnelles de la pénibilité on en a parlé ça concerne la formation professionnelle sur tout au long de la vie parce qu'on a un système de formation professionnelle qui marche sur la tête ça forme plus les cadres aujourd'hui que les ouvriers les employés et des travailleurs de plus de 50 ans il y a la question de la souplesse de comment est-ce qu'on part parce qu'on a c'est pas nécessairement être à temps plein et ensuite retraite il faut pouvoir et moi je pense je crois beaucoup aux images collectives depuis 50 ans on est dans l'idée que les travailleurs expérimentés ils sont voilà ils ont pu leur place et ben Chloé l'image moi je crois beaucoup à des campagnes de communication comme celle de la Défense nationale ou quand vous regardez une une photo de voilà de pub pour les métiers de la Défense nationale ça donne vraiment envie et ça a permis aussi d'améliorer l'image et le recrutement donc voilà moi je crois aussi beaucoup à ça donc multi facettes et pas simplement s'accommoder d'un décalage automatique parce que on va augmenter le taux de d'âge de la retraite en fait moi quand je vous écoute sur l'emploi des seniors et la volonté que vous avez de d'augmenter le taux d'activité des seniors je me pose la question pourquoi est-ce que avant de faire cette réforme et d'augmenter tout d'un coup le départ de l'âge légal à la retraite et de mettre du coup des gens dans des trappes à à précarité des gens qui vont se retrouver au RSA ou au chômage qui va aussi générer beaucoup plus de dépenses publiques pour pourquoi est-ce que vous n'attendez pas d'avoir un taux d'emploi des seniors plus élevé que ce qu'il est actuellement via la formation professionnelle et tout parce que ça s'apprend du temps et ensuite une fois qu'on est arrivé à un taux d'activité un peu plus supérieur à ce qu'on a maintenant vous vous envisagez mais est-ce que même si j'y suis même si je suis par ailleurs opposé parce que je sais pas vous parler de vous parler de l'augmentation de l'espérance de vie faut regarder l'augmentation de l'espérance de vie en bonne santé et puis il faut regarder aussi ce que ce qu'il y a devant nous avec la catastrophe climatique c'est à dire que ça a des conséquences sur notre santé quand même tous les perturbateurs endocriniens toutes ces choses là on ne sait même pas mesurer les risques qui vont être ceux d'un monde à plus trois degrés de réchauffement donc qu'est-ce qu'on qu'est-ce que ça va devenir notre espérance dans ce monde là ça peut s'inverser on voit bien qu'aux États-Unis l'espérance de vie s'inverse enfin bref et puis aussi une dernière chose sur la prise en compte de la pénibilité pardon je crois il y a les déménageurs qui sont pas contents parce que vous prenez pas en compte le port de charge lourdes [Musique] sur pourquoi est-ce qu'on fait pas la réforme des seniors on essaie d'augmenter le taux d'activité des 71 64 ans avant de alors déjà on a on s'y employé mais là je parle les gouvernements successifs c'est l'histoire de de décennie là dans les projections aujourd'hui à 2030 en augmentant le taux de l'âge d'accord de deux ans on reste j'ai envie de dire on reste à 41% de taux d'activité des seniors voilà contre 31 aujourd'hui à 2030 sachant que en 2030 si vous cumulez chacun des déficits qui vont commencer à partir de l'année prochaine on sera à 85 milliards de cumul de déficit et donc il faut imaginer que ce réefficite sera encore plus important si on ne progressait pas sur les seniors donc moi je pense que c'est pour ça quand je veux revenir sur la question du je vais revenir sur la question de de du caractère indispensable de cette réforme pour pouvoir assurer l'équilibre et on peut pas se permettre d'attendre 7 ans entre 2023 et 2030 voire plus le temps qu'on est un niveau d'activité des seniors équivalents à celui de la moyenne européenne ou ou voir des pays scandinaves parce qu'on a entre temps des déficits qui vont commencer à s'accumuler aujourd'hui le régime général il est légèrement positif et cette année voilà l'année prochaine ils vont commencer à être négatif et quand on cumule juste les déficits entre 2023 et 2030 on est à 85 milliards d'euros alors ça veut rien dire mais ça donne juste je donne juste voilà je donne juste 85 milliards d'euros c'est rapporté au budget de l'enseignement supérieur qui est de 25 milliards d'euros donc c'est pas oui parce que ça vous donne l'ampleur de ce qu'on pourrait faire avec voilà 85 milliards d'euros j'ai beaucoup de questions qui m'obsèvent je vais essayer de tout réduire mais simple désolé madame d'entre deux tours de d'Emmanuel Macron non celui sur le climat là c'était non c'était le meeting d'entre deux tours il a parlé de beaucoup de choses il a parlé du climat mais pas que et c'est surtout le le fameux meeting où il nous a dit qu'il fallait donc on venait d'avoir les résultats du premier tour avec trois camps qui se distinguaient et nous a dit qu'il va aller faire politique autrement alors moi j'ai une question qui est longue mais simple dans un contexte social le plus que compliqué avec des étudiants on le voit qui crève la dalle on en a parlé avec des travailleurs qui sont en train de se demander quel repas ils vont devoir supprimer dans la journée avec des syndicats que vous avez réussi à réunir et c'est un export avec des Français qui sont majoritairement contre cette réforme avec des jeunesses avec une jeunesse qui est dans la rue contre cette réforme qui est un justifié c'est pas moi qui le dis c'est le président du conseil de rotation des retraites qui est injuste qui est antigène anti-femme anti-seniors ma question c'est est-ce que faire autrement c'est brutaliser les Français dans le contexte actuel est-ce que pour vous c'est est-ce que pour vous c'est ça faire politiquement alors cette réforme vous voulez la faire en 2019 déjà il faut quand même se rappeler parce qu'il y a je pense que un régime de répartition ça ça justice c'est dans l'équilibre qu'on doit à la fois au retraiter qui touche des pensions et aux retraités futures je pense qu'on on ne valorise pas suffisamment le fait qu'il faut que ce régime soit équilibré la vertu de l'équilibre dans un régime de répartition c'est une réforme qu'on voulait faire en 2019 c'était pas la même réforme c'était pas la même réforme mais ça avait pour objectif vous avez tout à fait raison c'était pas la même réforme je pense que c'était une réforme plus ambitieuse retraite à points qui permettait aussi une universalité une comparaison entre les régimes voilà donc c'est bon on en est plus là et on peut le regretter mais il faut la faire cette réforme moi je persiste à dire que un régime de retraite qui est structurellement déficitaire avec des déficits qui commencent à être significatif c'est pas tenable c'est pas tenable alors après on peut nous dire bien il faut le qu'on peut le financer etc par enfin voilà ça c'est le discours et les filles moi je pense qu'il faut madame la députée c'est-à-dire qu'aujourd'hui je parle du régime de répartition si l'objectif c'est d'arriver à 2030 à l'équilibre d'accord il y a trois manières donc je disais critère démographique c'est le choix qui a été fait si on n'avait pas le critère démographique c'était baissé c'était augmenter les cotisations de de 700 euros augmenter les salaires par exemple 400 euros de 400 voilà donc ça voilà les impacts si on est sur les trois leviers et alors vous dites financer par l'impôt mais on finance déjà significativement par l'impôt un certain nombre de régimes spéciaux voilà donc c'est bizarre parce que vous dites on a un régime de répartition donc c'est que les travailleurs qui peuvent financer puis en même temps vous dites c'est financé par l'impôt en financement pour les travailleurs de la fonction publique oui tout à fait on va juste de voir on va juste de voir le régime général des salariés du secteur privé on a bien compris on voulait enfin moi je voulais surtout vous faire réagir sur sur le blocage que l'on voit aujourd'hui dans le dans le contexte politique qui s'apparent assez inextricable on a vraiment l'impression que il y a pas peu d'amélioration qui vont être apportées au texte dans le cadre du débat parlementaire pas forcément parce que le le j'allais dire le gouvernement est borné pardon pour le jeu mais c'est aussi voilà il y a peut-être des députés qui veulent pas aussi on voit que les républicains commencent à devenir fébrile en demande encore plus et tout donc on verra ce que ça va donner à terme je voulais aussi vous faire vous poser des questions parce que vous êtes une députée très investie sur les sujets de de du traitement des seniors on avait vu le scandaleur PA avant la présidentielle qui avait beaucoup choqué beaucoup marqué qui avait lancé un travail parlementaire notamment sur ce sujet là vous en l'occurrence vous êtes investi sur ce dossier celui du des conditions de vie des seniors vous avez raison le grand âge c'est pas que tu as fait la même chose excusez-moi oui on peut très bien travailler des seigneurs avant là on parle du nos ancêtres nos anciens nos aînés notamment ceux qui sont pris en charge dans les EHPAD le scandale hors pa euh le groupe ORPEA va être sauvé de la de la faillite par l'intervention miraculeuse de l'État via la Caisse des dépôts et consignations qui va remettre sous tutelle étatique en fait ce groupe là ça pose quand même la question du du du modèle lucratif des EHPAD est-ce que est-ce qu'on se dirige vers est-ce qu'on est-ce qu'on va revenir en arrière sur ce modèle là en se disant franchement quand on laisse le marché gérer nos vieux on voit ce que ça donne il est rationnel il est rationne à la biscotte près c'est intolérable est-ce qu'on est à ce moment-là de l'histoire là on est en train de remettre en cause ce système je pense qu'il faut se poser la question c'est à dire que les sociétés à capitaux qui rendent des comptes soit des actionnaires soit des investisseurs elles ont des rendements voilà qu'elle doit faire prévaloir et donc ça veut dire que ça se voit sur les marches sur les coûts de fonctionnement ou sur la valorisation de leurs activités et ça peut sauf que maltraitance malheureusement ne se concentre pas uniquement sur le secteur lucratif et voilà on a un vrai sujet aujourd'hui de ce qu'on appelle la maltraitance institutionnelle liée au manque de moyens lié à des taux d'encadrement trop faibles et donc on se retrouve avec des professionnels de santé qui des professionnels qui aiment leur métier et qui ont l'impression de mal le faire parce qu'elles n'ont pas le temps tout simplement et donc je pense que sur le secteur lucratif qui représente quand même 25% aujourd'hui des EHPAD en France c'est 25% lucratifs 25% privé non lucratif et 50% public voilà pour donner une image des 7500 EHPAD qu'on a aujourd'hui en France la question se pose effectivement et en attendant qu'elle se qu'elle se pose il faut avoir des règles beaucoup plus strictes pas simplement de contrôle à posteriori comme ça a été lancé mais aussi de contrôle a priori de la bonne utilisation des fonds publics qui sont données parce que ces EHPAD effectivement même à administratifs sont financés par l'État en ce qui concerne notamment les sections ce qu'on appelle soin d'accord donc enfin je dis pas donc mais il y a un travail assez énorme qui qui doit être fait il se trouve que vous vous en plus je crois que dans le cadre de votre activité de député vous allez visiter non seulement des établissements mais vous dormez dans des EHPAD vous l'avez fait pas de dormir mais par contre ce que je me permets de faire c'est ce que en fait moi le vieillissement j'y étais confronté à titre personnel par un proche et mais je connaissais mal le le secteur des EHPAD parce que je connaissais bien le le vieillissement à domicile donc je vois aussi le défi que c'est d'avoir finalement une vraie PME entre les les kinés l'ergothérapeute le médecin qui vient à la maison les auxiliaires de vie une maison qui se transforme de plus en plus en petit hôpital etc enfin je vois les défis mais je connais je connais moins bien l'univers des EHPAD et donc je me suis dit que pour voilà il faut apprendre et donc j'ai proposé de faire j'ai pas envie de dire vis ma vie parce que c'est pas ça mais j'ai passé pendant le mois d'août quand c'était plus tranquille j'étais j'étais à Paris et j'ai demandé à pouvoir passer deux jours dans un EHPAD de région parisienne mais je suis rentré chez moi le soir oui c'était pas un travail d'enquête c'était aussi pour rencontrer voilà rencontrer les les résidents les professionnels les familles dans un typiquement dans un EHPAD de région parisienne qui n'est pas dans ma circonscription d'accord claire moi je vais partir de ce sujet là et revenir à cette notion de guerre donc de soins que vous défendez aussi comme nouveau paradigme de et à la fois sur ce scandale qui est en fait pas juste un cas isolé à partir du scandale hors pa on a découvert à quel point ça c'était une vraie problématique donc il y a ça il y a des mouvements au niveau des hôpitaux ou les soignants disent on ne peut plus soigner parce qu'on n'a pas les moyens on maltraite les patients ou les enseignants vous disent on a plus le temps d'enseigner on a plus le temps pour nos élèves manque de moyens ça ajoutait à cette situation de blocage total sur une réforme de retraite où on arrive du coup plus à faire démocratie jusqu'au bout est-ce que vous avez l'impression que ce gouvernement votre majorité est en train de construire une société où on est encore en capacité de prendre soin des des plus vulnérables est-ce qu'on ce qu'on est en train de prendre soin les uns des autres là dans cette société que que vous êtes en train de construire enfin je est-ce que vous c'est des choses que des questions que vous posez du moins je pense que prendre soin et la place la place et le regard qu'on a sur les plus vulnérables et les plus fragiles dit beaucoup de la société justement [Musique] à dire que il s'agit d'une dix milliards d'euros donc là clairement si on veut augmenter le taux d'encadrement comme on dit pour avoir plus de professionnels accompagnant une personne âgée il faut des moyens et moi je crois beaucoup à la symétrie au reflet miroir entre le bien-être de la personne qui était des et le bien-être de la personne qui aide et ça va ensemble donc selon vous il faut plus de moyens ah sur le grand âge très clairement c'est aujourd'hui c'est 10 milliards c'est le rapport liébeau qui fait référence et qui date de 2019 on parlait très concret combien on met sur la table aujourd'hui aujourd'hui il y a eu ça il faudrait retrouver les chiffres du pvss je devrais les connaître par coeur est-ce qu'on met 10 milliards justement où on en est très loin on en est aujourd'hui aujourd'hui grosso modo enfin aujourd'hui on est à peu près à 1,5% de nos de nos richesse nationale PIB qui dans le dans le grand âge voilà et contre eux autour de 14% dans la santé ce qui vous donne et 14 et un peu plus de 14% dans les retraites voilà non mais ça c'est ça donne un peu de des ordres d'idées de là où sont aussi nos priorités et aussi de des masses d'argent qu'on met et donc là clairement je pense que et on l'a dit député Renaissance et majorité présidentielle il nous faut une loi grand âge pour pouvoir programmer cet effort national et augmenter en moyenne nous on a j'ai eu la chance avec le groupe de coordonnées une proposition de loi sur le grand âge qui appelle bien vieillir en France mais qui a plutôt pour objectif de répondre à des questions quotidiennes justement c'est le droit de visite en EHPAD c'est la personne de confiance c'est le reste à charge c'est la question de la carte professionnelle pour les pour justement ceux qui se déplacent à domicile mais clairement c'est des c'est des objets du quotidien qui sont des pas le cas du quotidien mais c'est pas il nous faut des milliards clairement j'ai un dernier sujet que je voulais aborder avec vous vous savez sur ma chaîne on regarde les questions d'actualité au Gouvernement on vous a vu mardi dernier lors de la séance vous avez posé une question au gouvernement sur un sujet autour de la transidentité autour d'un truc qui s'est passé au sein de la délégation interminale à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme un sujet qui avait pas l'air vraiment prioritaire pourquoi vous avez décidé de poser une question au Gouvernement sur ce sujet d'autant que c'était une question qui paraissait apporter un soutien à une organisation qui qui est assez transphobe de notoriété publique ce qui a beaucoup fait réagir les les internautes notamment ceux qui celles et ceux qui sont victimes de transphobie alors ma question en fait ne portait pas sur elle portait sur la dissolution du conseil scientifique de la dilkra et moi je reste attachée à la capacité d'avoir un débat notamment moi j'étais mariée à universitaire et et je sais ce que la communauté des chercheurs dans leur contradiction dans leur débats peut apporter et c'était d'abord cette question là que je posais c'est à dire comment est-ce qu'on continue à garantir la liberté académique la liberté d'expression et et sa dissolution elle s'est faite visiblement à la décision du de la déléguée générale mais sans donner finalement d'autres explications qui me marque aussi ce qui me marque aussi quand même c'est la difficulté de gens ayant des positions différentes de pouvoir à un moment donné aller sur des campus voilà et donc moi et ce qu'on peut débattre de l'identité des gens de leur de leur genre vous comprenez que ce soit vécu comme une violence par des personnes qui ont regardé les missions et qui vous et qui ont entendu cette question là soulevée dans l'hémicycle moi je pense qu'on peut débattre je pense qu'on peut débattre de tout en fait à partir du moment où on entend l'autre et on entend l'autre tout simplement et où dans la vie se valent ce plateau on a pris on a fait le choix éditorial de ne jamais recevoir l'extrême droite c'est un choix critiquable demeurant mais ah oui bien sûr vous voyez ce que je veux dire il y a des choses qui appartiennent pas au domaine du débattre c'est pas parce que sur la question de transidentité pourtant je ne suis pas une spécialiste voilà donc moi je suis en train simplement de dire que je reconnais je reconnais et j'entends le mal être en particulier de jeunes comme de moins jeunes qui voilà se sentent mal et qui se découvre qu'ils se ressentent mal dans les identités qui sont surtout victimes de discrimination moi j'avais lu une interview de Marie CO dans le monde qui disait combien qui est devenu la première mère et qui qui disait d'abord combien elle elle elle a senti comme une libération quand elle a elle a elle a vu sur internet voilà à l'époque qui avait d'autres personnes comme elle qui vivaient ce mal être qu'elle avait voilà et donc moi je ne nie pas ça la question simplement que je que je pose c'est c'est qu'il y a des opérations qui peuvent être faites à caractère irréversible c'est juste la question que je pose je suis pas en train de dire que c'est interdit d'ailleurs je n'ai jamais dit c'est ça qui est fou et c'est ça qui est fou c'est ça qui est fou c'est à dire que je n'ai jamais dit que ça devait être interdit et simplement vous poser la question j'ai simplement posé la question et le truc de placer ce sujet là au cœur de la table à l'ordre par la présidente de l'Assemblée nationale parce que j'ai dit en tribune à l'Assemblée nationale que ça reste un parti xénophobe les canadienne de 50 ans donc moi je voilà par contre ce que je refuse non mais ce que je refuse vraiment c'est qu'on on disqualifie les gens simplement de pas ce qui serait d'extrême droite et on refuse le débat moi je crois à la force du débat contradictoire et moi s'il y a une chose qu'on que je refuse ré c'est de me faire cataloguer d'extrême droite simplement parce que je pose une question c'est parce que j'ai fait mais on a bien sûr le domaine de l'acceptable disqualifier et de refuser le débat aux motif que parce que ça d'abord en finit surtout par par oublier qui est voilà l'adversaire politique et aussi bien que c'est justement pour ça qu'on fait gaffe et aussi et aussi parce que c'est une manière oui mais ma réponse à vous ça peut être dire c'est aussi une manière de refuser le débat parce que émotion ne vaut pas argumentation et moi je crois à la force du débat contradictoire apaisé et c'est pour ça que je crois que vous défendez il y en a beaucoup de défendre qui doit de manière apaisée à travers des chercheurs des revues voilà apporter un éclairage au décideurs je suis moi-même chercheuse donc je comprends tout à fait cette attention à au débat et à la liberté de critiquer et d'expression mais la raison pour laquelle la dilkra était le conseil scientifique a été dissolu c'est que le du coup le président de ce conseil scientifique était également faisait également partie du conseil scientifique de l'Observatoire de la petite sirène et que du coup cette position mettez en péril la capacité de cette observatoire à gérer ces questions là de massage longtemps et en fait c'est pour ça en fait pourquoi ne pas demander attachement parce que le débat au sein de l'Observatoire avait lieu déjà depuis des mois avec un départ avec des démissions de membres de ce conseil scientifique notamment d'une société là qui est qui est elle-même voilà et donc en fait c'est toutes ces questions là qui ressurgissent lorsque vous posez cette question au gouvernement et qui explique la tension non bien moi j'aurais préféré tout à fait c'est parce que le président faisait partie d'une association et bien je pense que quand on est président d'un conseil scientifique on ne doit pas nécessairement être membre de d'associations militante voilà et j'aurais préféré qu'on qu'on demande au président soit de sortir de cette association soit de changer de président pour assurer une neutralité mais pas de dissoudre un conseil scientifique mais quand même que ça veut dire oui mais dans ce cas-là avoir posé une question au gouvernement en citant justement les les deux les deux personnes qui sont à la tête de l'Observatoire de la petite sirène je voulais je voulais je voulais poser cette question du gouvernement parce qu'il y avait cette dissolution qui a quand même fait par les fait parler d'elle et interroger et je voulais expliquer pourquoi il y avait eu ces dissolution vous l'avez expliqué vous-même c'est à dire il y avait un Président je l'ai dit vraiment la question membre de cette de cette observatoire fondée par deux de femmes et voilà j'ai vraiment été très clair je l'espère en tout cas dans le dans la restitution sinon dissolution du conseil scientifique si on n'explique pas pourquoi ça alors ça paraît encore plus scandaleux avant de passer la séquence j'ai quand même une question qui me brûlait parce que j'ai la chance d'avoir sur ce plateau une cofondatrice d'en marche en 2016 vraiment six ans plus tard je crois qu'on a la même non mais c'est mais je crois qu'on l'a tous en fait mais non mais ça m'intéresse j'ai envie de vous poser la question j'espère que vous le comprendrez on en est où du macronisme philosophique on en est où de cette philosophie du du du du du du des il y a un peu du qu'est-ce que c'est le droit et on en est où dure en même temps voilà on en est où du du et de droite et de gauche qui était cette cette force de dépassement qui avait en partie permis le succès d'Emmanuel Macron en 2017 pour vous on en est où alors moi je peux vous dire pourquoi j'ai voulu faire partie de la de la de l'aventure en marche et après je peux peut-être vous dire où ce que je pense où on en est mais pourquoi c'est parce que je trouvais à l'époque pourtant militante aux parties socialiste enfin entre 2001 et 2020 2007 donc j'ai pas non plus rester très très longtemps mais mais ce qui m'agaçait en politique dans la politique française c'était que il y avait beaucoup de clivages qui me semblaient artificiel je pense notamment à la question du chômage de la du travail voilà et donc il y avait cette il y avait cette il y avait effectivement cette question du dépassement il y avait cette question de la conciliation de la justice sociale et de l'efficacité économique que l'une ne peut pas aller sans l'autre si l'efficacité économique se fait sans justice sociale c'est pas tenable et c'est pas juste la troisième point très important c'était l'Europe parce qu'il faut quand même se rappeler il faut quand même se rappeler qu'en 2016 entre François Fillon et Benoît Hamon qui étaient les deux candidats représentatif et PS qui est de partie qui avait traditionnellement plutôt été pro-européen c'était le seul aujourd'hui le sol candidat qui disait que il fallait continuer à construire l'Europe et qu'il fallait croire en une souveraineté européenne le dépassement de la droite et de la gauche on en est où est-ce que vous comprenez quand on dit que ça ressemble quand même vachement à de la du centre droit ou de la droite assez classique à l'exercice le macronisme ou est-ce que pour vous non on se trompe on fait on est caricaturaux dites moi vraiment je pense qu'on se base beaucoup sur des petites phrases qui objectivement ont été peut-être malheureuses pendant le premier vraiment je le pense sur des décisions je pense ensuite quand on regarde quand même le taux le chômage moi je me rappelle de la phrase de Mitterrand qui disait contre le chômage on a tout essayé voilà c'est le chômage de masse le chômage de masse mais il faut quand même se rappeler de ce que c'est et je pense d'ailleurs que ça a peut-être eu aussi un impact sur notre relation au travail on a vu nos grands-parents nos parents dans dans des régions aussi sinistrées des industrialisés les choses elles sont en train de changer on a un taux de chômage des plus bas aujourd'hui je pense aux jeunes depuis 40 ans on a un taux de chômage de cette entreprise ça veut pas dire où commencer sur l'apprentissage sur le dernier trimestre où ça a été noté sur le sur l'apprentissage avec des vrais une vraie révolution culturelle il y a une mise en mouvement autour de l'émancipation individ là où je pense que il faut pouvoir avancer c'est l'émancipation individuelle elle doit aussi se faire dans un cadre collectif et c'est peut-être aussi les protections collectives sur lesquelles il faut maintenant mettre plus le paquet je pense notamment à la question de l'école on en a malheureusement pas parler de la santé et du grand âge voilà désolé une minute je vais vous demander de répondre très très rapidement en marche Renaissance aujourd'hui est-ce que c'est un parti de gauche de droite et si vous n'êtes pas capable de répondre à cette question ou si vous ne le pouvez pas vous êtes-vous une député de gauche ou de droite c'est tout ce que je veux savoir vous qui avez reçu le député de du de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy sur votre circonscription il faudra le rappeler moi j'ai mon histoire d'accord j'ai mon histoire j'ai ma manière de faire activité de faire de la politique qui est de partir des gens et qui est de pas et qui est de parler de la vie des gens en fait avec une sincérité que j'espère recevoir vraiment et après je pense qu'il faut ça a été dit ça a été dit par par Madame il y a nécessité de reparler aujourd'hui du travail du blocage notre société moi on a un moyen il y a un son il y a une étude de l'OCDE qui a montré qu'en France il fallait si générations pour une famille de conditions plus modestes pour arriver avec la moyenne voilà contre 3 générations au Danemark et je pense que c'est des choses comme ça qui rendent qui rendent furieux aussi quand on voit que le délitement des services publics autour de l'école autour de la santé donc moi je crois à l'efficacité économique ouais ça clairement mais qui doit se faire je crois qu'il faut c'est ce que ça veut dire c'est ça veut dire ça veut dire qu'il faut des entreprises je crois à l'industrialisation qui crée de la richesse pour pouvoir précisément financer des services publics je pense pas pour financer des services publics pour financer des services publics autour de l'école autour de l'hôpital et maintenant de ce nouveau défi qui est le grand âge et la transition écologique exactement merci beaucoup Astrid d'être venu sur ce plateau pour répondre à nos questions surtout ces sujets d'actualité on vous en a posé beaucoup et on va enchaîner avec la dernière séquence de cette émission c'est parti pour le quiz à la con [Musique] le cous à la con c'est très simple chers amis chroniqueuse chroniqueur madame la députée j'ai des questions je vous propose quatre réponses vous essayez de trouver la bonne réponse et vous dans le chat vous jouez chez vous en votant pour la bonne réponse a baisser ou d dans les sondages qui vont apparaître dans le chat voilà première question de ce quiz à la con qu'est-ce que l'usulisme réponse a une secte indienne réponse B un courant de l'islam chiite réponse C une pratique de méditation réponse d une méthode de radicalisation au communisme via le jeu vidéo à la réponse d bah oui sans hésitation la réponse c'est toi tu dis une pratique de méditation une pratique de méditation l'utilise que tu pratiques à titre personnel ah oui tous les jours d'accord tu nous expliqueras madame la députée [Musique] je sais pas [Rires] du coup dans le chat ça va te comment dites-moi un petit peu montrez-moi un peu vos votes dans le chat ah ouais on est sur un 68 % pour la réponse d d'accord et qui est-ce qui a répondu à réponse en fait pourquoi ils mettent des têtes de gens qui rigolent c'est parce qu'ils sont en train de passer un bon moment il rigole le font savoir c'est ça c'est trop cool donc vous êtes là et bien chers amis vous avez tous répondu la réponse D et bien c'est pas la bonne réponse la réponse B figurez-vous et oui sérieux et bah ça fait les malins etc mais la bonne réponse lui dans le chat considéré comme un courant de l'islam rationaliste en évolution marquée par l'institutionnalisation et la hiérarchisation de son clergé vous l'aurez appris ce soir et oui voilà le chat vous faites les moins les malins et voilà et ben c'était la réponse c'est bien un courant de l'islam chimique qui s'appelle l'usulisme il y a la page wikipédia tout ça n'hésitez pas à aller regarder deuxième question de ce quiz à la con lequel de ces liens de parenté et faux parmi les quatre réponses a Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault son cousin réponse B Jean-Marie Le Pen et le parrain de la fille de Dieudonné réponse C Brigitte Macron et Carla Bruni ont un arrière-grand-père en commun l'actuel roi d'Angleterre est en fait le fils de l'ancienne reine d'Angleterre parmi ces quatre propositions il y en a une qui est fausse il y en a trois qui sont vraies qu'elle est faux je pense que je pense que le c est faux alors Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault en commun tu vas pas jusqu'à c'est quand même difficile de remonter jusque plus c'est facile de trouver un dans cette commande on parlait ensemble de leur arrière-grand j'en sais rien mais qu'un journaliste ou un biographe [Rires] c'est le même prénom mais d'accord je vous laisse faire je vous laisse galérer Astrid d'accord mais le B donc j'ai trop hâte de savoir que Jean-Pierre Raffarin Jean-Pierre Foucault son cousin [Rires] je suis encore sous le choc en fait de cette moi je vais répondre je sais pas je vais répondre le a toujours voilà tous les autres tous les trois autres selon toi et le a et qui ressemble a moi je voulais la aussi également pour la même raison le chat a voté ah le chat a voté réponse a mais c'est quand même assez équilibré avec ces B donc [Musique] la France est coupée en trois nouveau paradigme politique ok donc vos réponses excusez-moi du coup je les ai perdu moi la bonne réponse c'était bien la réponse C Brigitte Macron et Carla Bruni non non pas derrière en paix en commun en revanche les gens pierres Jean-Pierre Raffarin et Jean-Pierre Foucault sont bien cousins ça Meille ils sont cousin il y a un truc qui sont tous les deux ils sont du issus du Poitou-Charentes Poitou-Charentes évidemment ils ont des liens de parenté Dieudonné a bien demandé à Jean-Pierre Le Pen d'être le parrain de sa fille qui est né en 2008 et effectivement pour ceux qui ne savaient pas Charles III c'est le fils d'Elisabeth II voilà maintenant vous le saurez qui est l'arrière arrière-grand-père de Brigitte Macron et Carla Bruni du coup et bah ça c'est faux il y en a pas ah oui d'accord [Rires] il est tard là le premier intuition c'était déjà qui est faux troisième question de ce quiz à la con il y en a combien des questions il y en a cinq lequel de ces hommes politiques n'existe pas réponse a Babar réponse B quasimir réponse C Picsou réponse des gars field waouh est-ce que vous allez chercher des noms de responsabilité lequel de ces hommes politiques n'existe pas ce serait légendaire madame moi j'ai interviewé Babar je sais pas bien gagner des élections dont les noms de famille sont ceux là on est d'accord c'est pas des surnoms c'est des vrais noms quoi [Rires] mais ouais ouais donc voilà comment ça va dans le chat le chat il en pense quoi montrez-moi un peu le chat pense c'est il pense que Picsou n'existe pas les autres on sait probable Picsou c'est plus compliqué réponse c'est trop dur Picsou parce qu'on a entendu parler mais on aurait comme aussi entendu parler de Jean-Pierre Raffin et Jean-Pierre Foucault cousin donc je sais pas ou alors on s'informe pas assez je dis que Casimir n'existe pas toi tu dis la réponse B pour Chloé donc réponse B toi claire tu dis le chat a voté pour la réponse c'est également et c'est la bonne réponse bravo c'est bien Picsou qui est le seul qui n'existe pas lufosa man Babar est un homme politique bangladais comme vous le savez qui a occupé le poste de ministre d'État des affaires intérieures en 2001 bientôt invité dans quasimir férié président de la République française de 1894 à janvier 1895 il a pas duré très longtemps mais il s'appelait bien quasimir et George dolphe Garfield c'est un homme politique américain secrétaire à l'Intérieur secrétaire oui à l'intérieur entre 1907 et 1909 dans l'administration Roosevelt voilà bravo le chat vous aviez trouvé bravo à vous aussi sur le plateau quatrième question de ce quizlecon qu'est-il arrivé aux quatre derniers présidents sud-coréen après leur mandat réponse a ils ont tous une statue à l'origine réponse B ils ont tous eu des rues à leur nom réponse C ils ont tous eu un défilé en leur honneur réponse d ils ont tous mis en prison l'une de ces propositions la plus folle et la D c'est celle qui me hype encore je sais pas après c'est la Corée du Sud il y a que nous on fout des boulevards et des bibliothèques qui est tous finis en prison de corruption ce qui reste trop bien avec le quiz à la con c'est qu'à chaque fois j'ai des trucs à raconter tu vois cette semaine vous saviez que Jean-Pierre Foucault et Jean-Pierre Raphaël pour briller évidemment après un défilé en le Runner c'est bizarre aussi enfin je veux dire nous on fait pas un défilé quand président quitte ses fonctions en l'honneur de Nicolas Sarkozy ou François Hollande ou quoi on a pas du tout en tout cas les militaires pour ce qui est défilé militaires on fait partie des rares pays en avoir un encore et on appartient au club très fermé avec la Corée du Nord en Chine faire des défilés militaires voilà bon allez ce sera la dernière question du coup donnez moi vos réponses tous en jeu tout son pôle réponse des réponses j'ai pas vu la réponse du chat je crois que c'était la réponse D qui a gagné le ventre et bien c'est la bonne réponse chers amis absolument ils ont tous fait un passage par la case prison sur les quatre derniers anciens présidents de la République de Corée du Sud encore en vie ils font tous aller en prison ils ont tous été condamnés après leur mandat pour des histoires de corruption voilà quatre d'affilés ça fait beaucoup quand même au bout d'un moment bravo à tous du coup carton plein sur cette dernière question merci beaucoup Astrid panosian Bouvet merci d'être venu sur le plateau de Maxi je vais vous laisser quitter le plateau et nous on va débriefer rapidement cette émission avant de la conclure merci beaucoup sous les applaudissements merci beaucoup [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique]
Astrid Panosyan-Bouvet