Bruno Retailleau sur le conflit Israël/Iran : "La menace, ce sont les attentats iraniens en France"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Avec l'intensification du conflit entre Israël et l'Iran, est-ce que cette menace sur notre sol est encore plus importante ?
- 0:45OuverteRéponse directe
La crainte serait des attaques ciblées. Nos services de renseignement avaient alerté sur des attentats ou assassinats ciblés.
- 3:00OuverteRéponse partielle
Quelle est la position de la France incarnée par Emmanuel Macron sur le conflit israélo-iranien ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
L'influenceur algérien Douem libéré après 90 jours de rétention, assigné à résidence. Qu'est-ce qu'il se disent, c'est votre échec ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que ce n'était pas prédit que ça se terminerait ainsi ? Douem aidé par des associations financées par l'État.
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la primauté du droit national doit supplanter le droit européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:20Bruno RetailleauChiffre
« Il y a quelques dizaines d'individus que nous suivons tout particulièrement. »
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Bonjour Bruno Rota. Bonjour Sonia Mabrou. Bienvenue à la grande interview sur ses news européens.
Vous êtes le ministre de l'intérieur en charge notamment de la lutte contre la menace terroriste. Avec l'intensification du conflit entre Israël et l'Iran, est-ce que cette menace sur notre sol est encore plus importante ? Comment l'évaluez-vous ?
Il y a deux menaces. Il y a deux menaces. Il y a la menace qui peut être réveillée par les événements entre Israël et puis l'Iran qui est lié à la mouvance islamiste endogène, non pas exogène, c'est-à-dire notamment des jeunes qui se radicalisent avec les événements sur les réseaux sociaux.
Donc ça c'est une menace qu'on ne néglige pas. La DGSI est chargée de la surveiller tout particulièrement. Il y a une autre menace qui n'est pas constituée la communauté des Iraniens en France, c'est 62000 personnes.
Mais sachez bien que elle ne constituent pas une menace en elle-même puisque ce sont des Iraniens qui ont fui le régime, qui sont donc des opposants. En revanche, en revanche, le régime des Ayatolas, des MOLA a tenté sur le seul français de commettre des attentats qui ont été déjoués. Je pense d'ailleurs très précisément à un attentat en 2018 qui avait été déjoué contre des opposants d'ailleurs iranien.
Donc on est très très vigilant. J'ai fait une réunion vendredi soir avec toutes nos forces, y compris d'ailleurs les services de renseignement français pour que on se mette tous au niveau de la menace et que notamment pour le weekend qui vient puisque on a la fête de la musique, on a un certain nombre de de grands événements de concerts de grands concerts à Paris mais aussi en France on puisse avoir la meilleure protection possible en terme de sécurité pour les Français. La crainte serait donc Bruno Rota des attaques ciblées.
Il est vrai que par le passé nos services de renseignement avaient alerté hein sur des attentats même des assassinats ciblés sur des personnalités iraniennes exilées ou juives ou ou israéliennes. Je pense notamment à une personnalité française en 2021 dont je ne peux pas dire le nom. C'est le régime encore une fois iranien qui était derrière.
Ils utilisent des proxis, c'est-à-dire euh des hommes de main en réalité qui peuvent être liés simplement au grand banditisme qu'il payent. Et ces individus souvent liés au narcotrafic ne savent même pas d'ailleurs que les ordres viennent du régime iranien. C'est leur façon d'opérer sur le sol français.
Donc on est très très vigilant. Nos services les suivent. Il y a quelques dizaines d'individus que nous suivons tout particulièrement.
Donc nous sommes mobilisés. Monsieur le ministre de l'intérieur sur la ligne de front. Les frappes se sont encore intensifiées cette nuit.
Donald Trump veut une capitulation sans conditions. Nous sommes sans doute à un tournant dans ce conflit avec possiblement une intervention directe américaine. Le président français réunira tout à l'heure un conseil de défense et de sécurité.
Emmanuel Macron qui affirme de son côté que ce n'est pas avec la force, que ce n'est pas avec les bombes qu'on change un régime sinon c'est le chaos. Mais est-ce que c'est pas déjà le chaos avec ces ayat là et ces mols là ? C'est clair que euh 1979 est une date qu'il faut retenir dans l'ordre du monde puisque il y a non seulement les événements en Afghanistan, mais il y a la prise de pouvoir de la révolution euh iranienne à l'époque applaudie aussi par les communistes iraniens qui ont été ensuite éradiqués et ce régime a causé énormément de mal.
Je pense que Israël est dans son bon droit et Israël doit pouvoir se défendre. Je dis simplement et je rappelle à ceux qui n'ont pas de mémoire ou qui veulent oublier à tout prix que euh Layat Hameni enfin Kameney a déclaré, je crois que c'était dans les années 2000 que Israël était une tumeur cancéreuse et un peu plus tard, il a réindiqué que dans 25 ans, Israël n'existerait plus. Donc l'Iran constitue ce régime terroriste théocratique, constitue une menace existentielle pour Israël et je pense du reste et je pense que si nous étions à la place d'Israël, j'imagine que nous aurions le courage aussi de faire ce que Israël est en train de faire.
Donc Israël, monsieur le ministre, fait pour reprendre l'expression du chanciller allemand le sale boulot pour tout le monde. Bah en tout cas pour lui-même. Pour tout le monde, je ne le sais pas. pour lui-même certainement.
Il y a une autre question sur laquelle je suis plus mesuré, c'est euh change-ton de de régime, si j'ose dire, à coup de bombe ? Ça, c'est un souci parce que l'histoire récente, on l'a vu notamment en Afghanistan, on a vu aussi en en Iran, ça a pas été très concluant. Euh en Irak, pardon, en Irak et ça a pas été très concluant.
Donc, il faut être prudent sur ce point-là. Je comprends d'ailleurs la réserve du chef de l'État sur cette questionlà, mais franchement, il y a le droit d'Israël de se défendre parce que pour lui, c'est une question existentielle. Imaginez-vous que ce régime théocratique euh qui maltraite sa population demain est euh l'arme nucléaire ?
Ce serait catastrophique. La parole, votre pas grand clair ce matin. Vous dites Israël a le droit de se défendre, mais quelle est la position de la France ?
Parce qu'elle est incarnée par euh Emmanuel Macron. Euh est-ce que vous êtes capable de définir vraiment Bruno Ro la la position la ligne d'Emmanuel Macron qui parle indistinctement de cesser le feu à Gaza, de cesser le feu euh dans ce conflit euh Israël Iran et qui se fait tacler, pardonnez-moi le mot, mais c'est ainsi par le président américain affirmant qu'il a toujours tort. Euh la ligne du président de la République pour le conflit israélo-iran me semble-t-il, elle est très claire.
Il s'est exprimé, il a même envisagé d'ailleurs que s'il le fallait, la France pourrait donner un coup de main. Pour l'instant, ça n'est pas le cas. parle d'in cesser le feu hein.
Il parle d'essin parlent d'une capulation sans conditions. Alors pour ce qui concerne Donald Trump, pardonnez-moi, euh pardonnez-moi, si quelqu'un s'est trompé vis-à-vis de l'Iran, c'est bien Donald Trump. Euh vous savez que il y a un traité de Vienne, traité GPCOA pour ceux qui sont les spécialistes qui euh visaient justement à dénuclariser, à faire en sorte d'obtenir un accord volontaire donc avec l'Iran pour euh finalement qu' qu'il arrête d'enrichir.
Ce Trump en est sorti parce qu'il estime que l'Iran jamais n'allait n'allait vers des nuitisation. Oui, mais parfait. Il y a eu une faiblesse.
Il y a eu une faiblesse et il s'est trompé. Pardon, pardon de le dire. Euh voilà, c'est c'est voilà, c'est très clair.
Je pense que là, il y a une première faute. Dans le reste de l'actualité, Bruno Rota. L'influenceur algérien Douem a été libéré après la durée légale de 90 jours de de rétention.
Cet influenceur, je le rappelle, qui avait envenimé les relations entre Paris et Alger. Il avait appelé à la violence. Il est donc sorti Liban, il va être assigné à résidence.
Il est en situation irrégulière, impossible à expulser ce matin ceux qui nous écoutent, ils nous regardent. Qu'est-ce qu'il se disent, monsieur le ministre, que c'est votre échec. Que l'on marche sur la tête.
Que l'on marche sur la tête. Attendez moi. D'abord un.
Euh bientôt dans quelques jours, la semaine prochaine en commission des lois, un texte que j'avais poussé au Sénat va, j'espère être adopté, qui va passer de 90 jours à 210 jours la rétention pour les individus les plus dangereux. Ensuite, cet échec-là, c'est euh l'échec notamment euh vis-à-vis de la réadmission en Algérie. Je suis très prudent aujourd'hui parce que vous savez que le jugement qui va concerner Boem Sansal, grand écrivain que je soutiens depuis le début, depuis des mois, emprisonné injustement, devrait tomber à la fin de ce mois et on verra s'il y a une libération ou autre ou non.
Je tiens je tiens ma langue. Je tiens ma langue, c'est la première fois que vous le dites ainsi. C'est dire qu'il peut y avoir là des tractations qui peuvent aboutir à un résultat.
Non, mais on sait très bien que il y a il y a un jugement qui devrait intervenir la semaine du 24 juin et on verra si avant la fête nationale le régime algérien le libère ou pas. On tirerait que sans sales algériennes mais monieurs maisem est assigné à résidence. Exactement.
Donc là, c'est la capacité de la France pour faire appliquer la corde 94 avec l'Algérie. Vous savez ce que j'en pense, je me suis exprimé. J'attends 15 jours et puis ensuite je retrouverai ma liberté de parole de ce point de vue-là.
J'entends et on va être prudent évidemment sur le sort de Boem Saint-Salmé. Est-ce que c'est Oui, parce que c'est quand même la vie d'un homme, d'un grand écrivain et j'ai souvent dit ici et ailleurs que nous étions une patrie littéraire. Voilà que cet aspect, cette langue que nous partageons, ce rayonnement que Boem sans sal nous fait obtenir par ces écrits est important pour nous.
Mais nous sommes aussi une patrie sur laquelle on s'essuit les pieds. Est-ce que ce n'était pas prédit Bruno Rota que ça se terminerait sidoem a été aidé par des associations financées par l'État pendant sa rétention ? Les avocats sont payés par l'aide juridictionnelle et en réalité on a respecté tout enfin on a respecté l'état de droit à la fin on se retrouve avec une personne en situation irrégulière dehors.
Je le dis souvent pour un certain nombre d'individus qui s'étaient émus lorsque j'ai dit que l'état de droit n'était pas intangible, sacré tout simplement parce que je pense qu'on doit pouvoir changer la règle de droit quand la règle de droit ne protège pas les Français. Mais pour cela, notamment à gauche, mais dans la bienpensance, euh l'état de droit n'est plus un cadre juridique pour eux, c'est un cadre idéologique. Ils cachent leur progressisme dans ce cadre-là qui nous est qui nous présente comme des règles et cetera.
Tout le monde est pour l'état de droit. S'il s'agit de la démocratie, la séparation des pouvoirs, de la hiérarchie de normes, bien sûr que nous sommes attachés à ces règles-là, mais aujourd'hui, c'est autre chose. Il y a des jurisprudences, il y a des juges qui euh s'échappent des écrits, des traités et cetera, qui interprètent le droit. selon leur bon vouloir et parfois sur des lignes idéologiques.
C'est la raison pour laquelle sur un certain de questions notamment sur l'immigration là cette question se rapporte à l'immigration, il faudra changer la constitution française pour que il y ait un recours au référendum des Français. C'est ça qui changera la donne. Vous êtes toujours pour dire que la primauté du droit national doit justement ben supplanter le le droit européen.
Sinon on ne peut rien faire. Je pense qu'il faut changer les deux. Je pense qu'il faut changer la constitution pour le référendum puisqueà ce moment-là le référendum, le résultat s'impose notamment à notre Cour suprême, au Conseil constitutionnel.
Mais je m'attache tout de suite parce qu'on a pas la majorité des 3/5e, on a même pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Donc on n pas la majorité renforcée pour modifier la Constitution. En revanche sur l'Europe, on va obtenir, je pense, un grand succès.
La directive retour va être modifiée. La directive retour, c'est le pire de tout en matière d'immigration. Ça nous empêche en fait de maîtriser nos frontières et de maîtriser justement l'immigration clandestine.
Il y a déjà un règlement retour qui est sur la table. J'étais avec mes collègues vendredi dernier au Luxembourg pour un Conseil européen et on se met d'accord pour durcir jusqu'où on le pourra justement ces règlesl. Voilà pour la directive retour.
Il y a quelques jours, le président français Emmanuel Macron a a salué les c'est les 40 ans de de Schengen, de l'accord Schengen en saluant un espace de liberté et de sécurité de sécurité aujourd'hui. Shagen, vous partagez cet avis ? Non.
La la faute originelle la faute originelle de l'Europe. Schengen est conçu dans les années 80. Oui.
Ce sont des années où une Europe qui est en train de naître et qui voit un horizon indépassable dans l'effacement des frontières. Or shun pour que ça puisse bien fonctionner c'est l'effacement des frontières intérieures. Mais il aurait fallu que les frontières extérieures résistent.
Ce sera le cas, j'espère avec le pacte futur pact migration asile. On est en train d'en discuter. En revanche, en revanche, voir la répartition des migrants.
En revanche, j'ai voté, j'ai pardon, j'ai envoyé à la Commission européenne la 25e demande précisément de retour de contrôle aux frontières. Depuis 2015, on voit bien que Schengen a été mise à mal puisque le terrorisme nous a les États ont reconstitué regardez l'Allemagne a quelques semaines 2015. Vous vous souvenez de ce que vous disiez en non Schengen est mort.
Ah ben en 2015 bien sûr en 2015 voilà en 2015 qu'est-ce que j'ai voulu dire et je ne renie absolument rien, c'est le déferlement d'une vague migratoire notamment en Allemagne. Et vous avez Angela Merkel qui se trompe absolument qui dit "On va en accueillir un million, on y arrivera." Voilà et on a su après ce que ça allait causer.
Notamment la FD l'extrême droite allemande a bénéficié de ce kérosen. On accueillit un demi million par an et en 2015 et en en Oui, absolument. C'est pour ça que je méch à peu près dans les mêmes dans le même contexte.
Oui, mais je vous dirais que j'ai des résultats. Mais simplement en 2015, on a les attentats terroriste et c'est en 2015 que même François Hollande se résout à réintroduire le contrôle interne aux frontières. Donc vous voyez, j'avais oublié cette phrase mais finalement je la trouvais assez pertinente.
Justement très concrètement sur le front de la lutte contre l'immigration illégale, vous avez donné Bruno Rot des consignes au préfet là pour intensifier les contrôles notamment dans les trains, les bus vers vers d'autres villes dans les gares. Comment ça se traduit concrètement ces contrôles ? C'est une mobilisation de sur plusieurs jours des forces de l'an.
Le le contrôle que j'ai euh réintroduit de façon beaucoup plus serrée qu'avant euh c'est ma circulaire du 25 novembre dernier. C'est le contrôle aux frontières avec une force frontière. Contrairement à d'autres pays.
Nous ne disposons pas de garde frontière, d'un corps unifié de garde frontière. Donc on a fait une force frontière avec des policiers, des gendarmes, des douigners et des militaires, les forces sentinelles. Et là, on garde la frontière et les la bande des 20 km.
Mais là, ce que je veux faire, ce qu'on a commencé à faire avec les bus au mois de mai dernier, là c'est avec les gares. Dans ces 48 heures, on va mobiliser 4000 gendarmes, des gendarmes des policiers, des douaniers, des forces sentinelles pour interpeller des clandestins. Il faut savoir que depuis de l'année de début de l'année, nous en avons interpellé 47000.
Ce que nous voulons signifier, ce que je veux dire, c'est que les clandestins ne sont pas les bienvenus en France de la façon la plus ferme et la plus définitive. Un pays, c'est des frontières, c'est-à-dire un dedans et un dehors. Vous les interpellez après ?
Et bien, c'est beaucoup plus facile justement ensuite pour les expulser. Beaucoup plus facile que lorsque les individus échappent à notre contrôle grâce à la directive retour qui leur donne, figurez-vous, un délai de départ volontaire. C'est ça que je cherche et que je vais modifier. avec mes collègues européens.
Donc ça c'est dans les les c'est dans les tuyaux. Euh la commission a mis sur la table ce règlement à projet le 11 mars dernier. Dans la lutte contre l'insécur l'insécurité Bruno Rot.
On poursuit notre entretien sur C News et Europa. On a appris hier que la surveillante Mélanie Poignardé dans une école à nos gens était va être décorée d'une légion d'honneur postume. C'est important si je puis dire symboliquement mais pour son fils c'est important parce qu'il va être aussi pupi de la la nation.
On a enterre nos victimes. On dit aux familles plus jamais. Ça c'est une question difficile, mais quels sont vos résultats sur ce plan-là au-delà de la seule politique compassionnelle, est-ce qu'on peut vraiment dire les yeux dans les yeux aujourd'hui plus jamais ça avec autant d'attaques au couteaux dans notre pays ?
Non. Regardez dans la journée d'hier, un gamin de 7 ans qui voulait planter un couteau dans le thorax, un autre de 8 ans, un autre de 11 ans, une gamine de 13 ans retrouvé avec un couteau. Je pense que nous le notre responsabilité d'hommes et de femmes politiques, c'est d'abord de qualifier ces événements.
Je les ai qualifié non pas de comment dirais-je de fait d'hivers, mais de fait de société. Ensuite, j'ai indiqué que la réponse sécuritaire c contrairement au président de la République hein parce que il vous vise he c'est vous qui braz donc avec Oui. Bah en tout cas ma responsabilité c'est de nommer les choses.
Quand on a une succession de ces soit faits d'hiver, ça n'est plus des faits d'hiver, ils ont Ça n'est pas la fatalité parce que accepter que ce soit des faits d'hiver, c'est accepter la fatalité. C'est le propre d'un fait d'hiver, c'est imprévisible et on y peut rien. Non, on y peut quelque chose.
Simplement la réponse sécuritaire, c'est pas suffisant. Regardez ce qui s'est passé là. Il y avait des gendarmes qui étaient présents et ça n'a pas malheureusement empêché le meurtre.
La réponse, elle doit être pénale. Il faut abroger le plus vite possible la loi Béloué qui interdit les courtes peines de prison. Il faut redonner du sens à la sanction.
Il faut avoir un droit pénal favorable à la victime plutôt que favorable à l'auteur. Ça c'est la première chose. Et puis ensuite, j'assume de dire qu'on doit changer profondément les choses mais ça mettra des années parce que notre société laxiste qui a effacé avec des idées 68 ardes tous les repères, les notions de respect, de hiérarchie, de discipline.
C'est ça qu'il va falloir relever. Pourquoi monsieur le min ? Je vais vous montrer par exemple à une de de valeurs actuelles où Éric Zémour lui pense que déjà nous sommes en guerre civile sur notre sol.
La guerre civile a déjà commencé, a-t-il dit Barbarie effondrement ? Il brise, dit-il le le déni français. Écoutez, je je ne m' jamais mes mots.
Euh j'adopte toujours un langage qui colle à la réalité. Mais justement parce que il faut coller à la réalité, je pense que et j'alerte suffisamment sur la dangerosité de la situation pour ne pas non plus céder à la tentation de l'exagération. La guerre civile euh c'est la Syrie.
La guerre civile ça a été le Liban. La guerre civile ça a été l'Espagne. En revanche, ce que je retiens quand Gérard Colomb lorsqu'il démissionne du ministère de l'intérieur et qu'il nous met en garde en disant attention on vit aujourd'hui côte à côte et demain ça pourrait être face- à face.
Et bien c'est ça, c'est le communautarisme, c'est le séparatisme, c'est l'entrisme que j'entends combattre de la façon la plus ferme parce qu'il y a pas de fatalité. Moi je suis pas un fataliste, je suis un homme politique et donc c'est l'action qui m'intéresse. Euh il n'y a pas de de fatalisme, vous avez dit, vous avez parlé de séparatisme.
Je voudrais vous faire euh évoquer un autre séparatisme qui est social. C'est ce qui s'est passé avec la suppression des EDFE, les fameuses zones à faible émission qui sont en réalité, monsieur le ministre, des zones à grande exclusion. Mais plus largement aujourd'hui.
Est-ce que le président de la République est encore écouté ? Euh ces députés ont voté contre, d'ailleurs comme ils ont voté contre, ils n'ont pas suivi la la consigne de l'ancien premier ministre Gabriel Atal. Aujourd'hui, la question vous est souvent posée, mais je vous la pose directement.
Que faites-vous encore dans un gouvernement où en partie les consignes ne sont même plus suivies au parlement ? Écoutez euh qu'est-ce que je fais dans un gouvernement ? Nous y sommes rentrés, je voudrais vous le dire, parce que nous avons fait barrage à la gauche mélanchonisée.
Il fallait éviter ça pour la France. On voit bien ce que c'est. On voit bien d'ailleurs la complicité qu'il montre euh avec l'Iran, c'est extraordinaire.
Bientôt, vous verrez dans les meetings LFI un grand portrait de Cameny. C'est on en est là, vous vous rendez compte ? Donc il fallait éviter cela.
Aujourd'hui, moi le sens de mon engagement politique, on peut croire ou ne pas mais c'est sincère ce que je dis. Moi, je conçois la politique comme une action au service d'un idéal. L'idéal pour moi, c'est la France, c'est les intérêts fondamentaux de la nation.
Et j'ai des résultats. C'est pour ça que je reste. Les résultats, c'est par exemple en matière migratoire alors que tout joue contre moi, nous n'avons pas de majorité au Parlement et pour autant les régularisations - 24 %.
Regardez les naturalisations - 14 % les expulsions + 14 %. En matière par exemple de de victimes, la baisse des cambriolages avec violence dans les transports et cetera, ça représente 15000 victimes en moins qui aurait pu être victime si on avait pas eu cette baisse là. Pourquoi ?
On est loin d'un sentiment d'écurité des Français sont-ils est-ce qu' peut être possible son brou ? Je je ne m'en contente pas simplement ce qui m'a répile c'est de dire que on n pas de résultat on a des résultats. Ils ne sont pas suffisants.
Vous entendez matin midi et soir leur rassemblement national notamment je suis obsession. Je suis leur obsession mais c'est un c'est bon signe. Vous savez pourquoi je suis leur obsession ?
Je l'ai vu d'ailleurs, je l'ai vu à plusieurs reprises. Le ministre des effets d'annonce pour eux parce que le R donc une popularité en trompleil parce que bien sûr c'est sans doute un problème de popularité parce que même dans l'électorat leur électorat beaucoup de Français qui ont beaucoup de bon sens eux ils voi bien que les slogans c'est trop simple les vidéos parfaites qu'on poste sur TikTok c'est pas ça la réalité. La réalité elle est plus dure.
La réalité elle est plus complexe. Moi je suis au prise de la réalité. Alors il y a une asymétrie.
Vous parlez à leurs électeurs. C'est la force des honnêtants aussi les électeurs du R. Bien sûr ce sont bah c'était nos anciens électeurs d'ailleurs tout comme les électeurs d'Emel Macron.
Je m'adresse à eux tous simplement ce que ce que je veux dire, c'est que non, la réalité est beaucoup plus brutale, mais je suis dans une situation asymétrique. Voyez, moi je peux pas difficilement attaquer le bilan du Rassemblement national pour une raison simple, c'est que depuis 52 ans, ils n'en ont aucun. Et ils sont pas au pouvoir, monsieur le ministre.
Oui, mais enfin bien sûr, sauf que tout est simple pour eux, mais la réalité, elle est beaucoup plus complexe, croyez-moi. Les Français, y compris leurs électeurs, le comprennent parfaitement. Parfaitement.
Parlons de cette France des des honnêtes gens. Vous préparez une grande campagne euh d'affichage. Est-ce que ce sera euh on va la la découvrir, je vais la décrire aussi pour nos auditeurs euh d'Europa où on y voit, je veux dire, des Français euh de tous les jours euh du quotidien, qu'il soit pompier, sapè pompier, qu'il soit infirmier.
En réalité, toutes les classes sociales, qu'il soient euh cuisinier ou d'autres, on les voit en situation. La police évidemment également. Pour vous, que signifie une telle campagne ?
Quel message voulez-vous envoyer ? Bron ? C'est c'est un message important et qui prend toute son importance aujourd'hui.
Nous sommes le 18 juin avec l'appel du général de Gaulle et nous sommes ses héritiers. Il avait dit un jour il faut faire la politique de la majorité nationale. Beaucoup d'hommes et de femmes politiques françaises français ont fait la politique des minorités.
Voilà. Moi, je veux m'adresser à la majorité. Cette majorité pour moi, c'est précisément la France des honnêtes gens.
C'est euh ces honnêtes gens qui travaillent dur, qu'en ont marre de voir que d'autres abusent du système, qui vivent au crochet de la société. Je veux que nous puissions créer une un plafonnement, une allocation sociale unique pour qu'il y ait une différence entre le revenu du travail et le revenu de l'assistance. Ces gens-là, ces honnêtes gens, ils élèvent durement parfois leurs enfants.
Ils n'en ont ils en ont marre de voir des familles qui touchent des allocations familiales et qui laisse des gamins de 11 ans, de 12 ans traîner dans les rues après minuit le soir. Là aussi, il faut responsabiliser les parents et diminuer ou même arrêter les allocations familiales. Ce sont ces données de gens.
C'est aussi des étrangers, voyez, ce sont des étrangers qui sont venus parfaitement légalement chez nous qui viennent. Exactement. qui se sont parfaitement intégrés et j'ose dire le mot assimilés et qui en ont marre de voir des clandestins qui viennent et qui vont bénéficier d'une sécurité sociale de la clandestinité avec l'AME.
Ils en ont marre et ils vivent aujourd'hui cela comme une sorte d'injustice et même d'humiliation. Moi, je je pense que voici venir le temps des honnêtes gens et je veux y mettre un terme. Voilà.
Et je crois que on peut rassembler très large, voyez, en s'adressant à toutes les Françaises et à tous les Français. C'est en tous les cas votre souhait, votre vœu en vue déjà de 2027, on entend cette cette action. Il lui aussi se réclame, on va conclure par cette question.
Bruno Roto, lui aussi se réclame du général Gaul, Nicolas Sarkozi, lui aussi a occupé comme vous le ministère de de l'intérieur. Qu'avez-vous pensé de de son exclusion, de l'exclusion de Nicolas Sarkozy, des ordres nationaux et donc la perte de sa légion d'honneur après la condamnation, sa condamnation. Ce qui a valu cette légion d'honneur à Nicolas Sarkozi, c'est un acte de courage que peu auraient pu avoir dans les mêmes circonstances.
Il était maire de Neil lorsqueil y avait cet individu bomb qui prend en otage toute une classe de jeunes enfants. C'est ce courage qui lui a valu la Légion. Ligien, il l'a vraiment obtenu après il l'a obtenu.
En tout cas, c'est un acte qui a marqué le remett lui retirera. C'est sa vraie légion d'honneur. Ça dit hier légion et vous savez au-delà des décorations, c'est le courage qui manque le plus aujourd'hui et c'est le courage qui marque le plus aussi.
Il en a beaucoup. Je sais qu'il en a beaucoup. Ça vaut pour lui mais j'imagine que quand on parle les autres, on parle un peu de soi aussi.
Ça n'est pas à moi de le dire. En tout cas, c'est un homme courageux. Je le lui dis avec l'affection que j'ai pour lui.
Merci Bruno Rota. C'était votre grande interview. Je vous dis bonne journée.
À bientôt. Merci. Merci Sonia Ma.
Yeah.
Bruno Retailleau