Roland Lescure : le Premier ministre devra "donner des gages" sur le budget 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Roland l'escur. Alors, quelle concession doit faire Sébastien Lecornu pour trouver un budget ? Le nouveau premier ministre a-t-il la bonne méthode ?
On va revenir sur tous ces sujets avec vous. Avant cela, une question sur l'actualité internationale avec cette annonce. Hier soir d'Emmanuel Macron, trois avions rafales mobilisés pour pour protéger la Pologne.
Est-ce que c'est un symbole ou est-ce que vraiment il y a l'idée que ces avions servent à quelque chose ? Euh moi pour avoir fait mon service dans l'armée de l'air, c'était bien longtemps. Je peux vous dire que des rafales, ça sert à quelque chose.
Euh d'abord, bon certains disent que les Russes ont peut-être commis une erreur. Euh même si c'était une erreur, c'est inacceptable. Puis une erreur, ça va. 19 erreurs, ça commence à ressembler euh plutôt euh à un acte délibéré.
Il y a 19 drones et ils ont été interceptés par l'OTAN. Donc euh ça montre que l'OTAN ça fonctionne en utilisation de l'article 4 qui avait pas utilisé depuis des décennies. Il y a eu une rencontre de l'OTAN hier et la France a décider d'appuyer la Pologne dans sa défense anti-aérienne par trois rafales qui font effectivement euh c'est la bonne attitude à avoir vis-à-vis de Vladimir Poutine montrer que voilà nous on peut euh on peut répondre on est en capacité de mobiliser s'il le faut des forces.
Je précise par ailleurs qu'on apprend à l'instant que que le ministre Jean-Noel Barreot annonce que l'ambassadeur russe sera convoqué ce matin au K d'Orset à propos de ses intrusions de de drone. Mais bien sûr, il faut être mais mais ferme ferme ferme. On n pas le choix en fait.
Ça fait maintenant un certain nombre d'années que la Russie a envahi l'Ukraine, plus de 3 ans et on a un président de la République qui depuis 3 ans et demi, en fait même un peu avant, indique que l'Europe aujourd'hui est dans une sorte de danger existentiel. Et donc évidemment des drones russes qui passent la frontière polonaise, membres de l'Union européenne, membre de l'OTAN, c'est parfaitement inacceptable. Ça ne doit pas se reproduire.
Et ben, je salue la décision de Jean-Noel Barreau qui appelle l'ambassade russe parce que parce que vraiment on est enfin si on s'était dit ça il y a 3 ans et demi, on aurait dit "Non mais c'est pas possible, des dones russes qui envahissent la Pologne, c'est pas possible." Bah si c'est possible. Et en fait, Vladimir Poutine a rendu l'impensable possible en Europe.
Enfin, je veux pas faire des parallèles risqué, mais la dernière fois qu'on a un pays qui a envahi la Pologne, ça c'est quand même mal terminé. Donc non, non, il faut être extrêmement ferme là-dessus et je suis heureux qu'on le soit. C'est très clair.
Revenons à la crise politique en France. Roland l'escur. Sébastien Lecornu a débuté son bail à Matignon.
Le premier ministre fait savoir qu'il négocie avec les forces politiques avant de former son gouvernement. Il a reçu les membres du socle commun dont vous faites partie. Il échangera aujourd'hui avec les partenaires sociaux et il a annoncé des ruptures.
Alors qu'est-ce que ça veut dire ? Et est-ce qu'il ne faut pas y voir finalement une éème promesse vaine de changement ? Moi, je pense qu'il y a trois changements dans l'équation à laquelle on fait face aujourd'hui par rapport à celle qu'on a vécu avec les gouvernements de Michel Bernier et de François Beron.
La première, c'est quand même l'équation politique à l'Assemblée nationale. On sait désormais, ceux qui pensaient que c'était possible, j'espère ont bien compris la leçon, que le rassemblement national faut faire sans lui. Et moi ça me va.
Je vous rappelle que j'avais refusé d'entrer dans le gouvernement de Michel Barnier parce que je considérais que l'équation politique allait dépendre trop du Rassemblement national. Donc ça c'est terminé. Ça veut dire effectivement faut composer avec les autres forces.
Donc on met à l'écart les députés de Marine Le Pen. Ils se sont mis à l'écart. Ça veut pas dire qu'il faut discuter, il faut pas discuter avec eux.
C'est un groupe important présent à l'Assemblée nationale mais en censurant a priori François Berou après avoir censurer très vite Michel Barnier pour des raisons tactiques puisque c'était le jour du procès de Marine Le Pen, ils nous ont clairement donné la couleur, ils sont là pour jouer la dissolution, il le disent sur tous les plateaux et donc il faut compter sans eux. Écouter justement Marine Le Pen qui était l'invité du journal télévisé de TF1 hier soir. Je lui demanderais de rompre avec le macronisme ou c'est la rupture ou la censure.
On ne peut pas indéfiniment gouverner sans le peuple ou contre lui. Donc ça veut dire Roland l'escur que voilà on ne peut pas leur faire confiance et donc ils ne doivent en aucun cas rentrer dans l'équation. C'est ce que vous nous dites.
B J'espère qu'on a compris quand même. Ouais. Je veux dire c'est clair depuis 1 an.
Ça a été très clair en décembre. Ça a été un peu plus clair il y a qu'un jour et on vient de l'entendre. C'est toujours très clair.
Donc on est je pense dans une équation politique qui a changé. On a une méthode qui a changé. Mais gouverner sans le RN, est-ce que ça revient pas finalement à gouverner sans le peuple comme le disait Marine ?
Non mais écoutez dans dans une assemblée quelle qu'elle soit, il y a une majorité, elle va être compliquée à construire et on sait bien qu'elle sera un peu brinc balance. C'est-à-dire qu'on aura des gens qui vont participer à l'accord de gouvernement et d'autres on l'espère qui vont en fonction de gain politique qu'ils auront obtenu dans le cadre d'une négociation s'engager à ne pas censurer et puis il y aura des oppositions. Marine Le Pen, elle se met dans l'opposition systématique pas constructive et elle vise la dissolution. par ceux dont vous parlez, ceux qui veulent des gains et qui donc pourraient ne pas censurer, c'est notamment et surtout le Parti socialiste quand on entend des députés socialistes qui disent "Ça va coûter cher mais très cher, qu'est-ce que vous dites ?" La négociation semble quand même jouable.
Je me dis que au-delà de l'équation politique, on a la bonne méthode et la bonne personne. Ensuite, est-ce qu'il va réussir ? Moi, je l'espère et je pense que c'est possible, mais c'est pas facile.
On est dans une négociation. Et d'ailleurs la négociation, moi je note qu'elle ne se fait pas sur les plateaux. Moi je suis pas là pour vous dire on est prêt à donner c, on est prêt à donner ça.
On va quand même vous poser la question et je vous y répondrai. Je je viens de vous y répondre d'avance. Mais le premier ministre, il doit donner des gages, c'est sûr, parce que les socialistes aujourd'hui sont pas dans une logique très constructive.
Mais lesquel lesquels gars justement ça veut dire cher jusqu' on reprend leur revendication. Euh commençons peut-être par les de jours fériers. Est-ce qu'on les garde la suppression des de jours fériers dans le futur budget ou qu'on supprime cette mesure ?
Écoutez moi, je vais vous dire ce que je pense des différentes mesures et des différents axes de progrès, mais j'insiste, c'est le premier ministre qui négocie. Et d'ailleurs, nous faisons partie du socle commun. Il doit donner des gages à tout le monde et il doit nous en donner à nous aussi.
Bon, les jours fériers, je pense que c'est une mesure qui faisait l'unanimité contre elle. Nous, on a eu l'occasion de dire que travailler plus sans gagner plus, franchement, c'était pas le genre de chose qu'on poussait. Et vous le savez, à gauche, ils étaient remontés très fortement contre eux et là là-dessus, Marine Le Pensi.
Autre mesure, Roland l'escur, taxe Zucman. Est-ce que euh cette taxe, il faut pas trouver un moyen quand même d'aller sur sans peut-être aller jusqu'à cette taxe mais trouver un moyen de surtaxer quand même un certain nombre. Ça c'est le de personnes très fortifé.
C'est le premier ministre qui va le négocier. Moi ce que je peux vous dire. Oui, mais vous avez un regard là-dessus, vous êtes engagé.
Bien sûr. La taxe Zucman, elle est contreproductive littéralement. Donc c'est non.
Non, c'est pas je veux dire, on rentre pas dans une négociation en disant c'est non à tout, sinon c'est pas la peine de rentrer. C'est pas oui non plus. Ce que je peux vous dire, c'est que la taxe Zucman, elle est contreproductive.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui il y a des entrepreneurs, on donne souvent l'exemple de Mistral, c'est pas rien Mistral, c'est une entreprise qui vaut 12 milliards d'euros. Son concurrent américain en vaut 320.
Donc on n'est pas encore dans les champions Mondo 12 milliards d'euros, elle ne gagne pas d'argent. Et ces actionnaires aujourd'hui, si on appliquait la taxe Zucmane, pairait à eux 3 250 millions d'euros de taxes par an. Évidemment, c'est sans commune mesure avec les revenus qui se payent aujourd'hui qui doivent être de quelques centaines de milliers d'euros.
Donc on voit bien que elle est aujourd'hui inopérante telle qu'elle est présentée. Mais tout ça peut être modifié certains disent certains disent à gauche on peut exclure ce qu'on appelle les licornes. Ces entreprises valorisées plus d'un milliard qui sont en croissance et dont les fondateurs n'ont pas forcément les moyens de payer.
La dernière fois qu'on a envisagé de taxer l'outil de production, c'est comme ça qu'on appelle ça l'outil de travail. C'était en 1983, c'était le gouvernement Morois. C'était le gouvernement le plus à gauche de la 5e République.
Ils sont revenus dessus en se disant franchement ça va pas marcher. Donc attendez, je vais être très clair. Il y a trois sujets aujourd'hui à négocier.
Il y a un sujet de trajectoire, les 44 milliards. Bon, il y a un sujet baisse le je vais revenir mais il y a un sujet social, retraite, chômage et un sujet fiscal. Évidemment, il faut qu'on puisse négocier ces trois sujets.
Mais moi, je fais partie de la négociation. Je fais partie du socle commun. Donc je rentre pas dans la négociation en disant c'est 22, on lâche la taxe du XMAN et on abroche la la la réforme des retraites.
Ça c'est la position du Parti socialiste. Et nous on a la nôtre. Et entre nous, on a un premier ministre qui, je pense, a la bonne méthode et la bonne personnalité pour faire converger tout ça.
On devra faire des concessions, c'est clair, mais je suis pas là pour les faire sur ce plateau. Des concessions jusqu'à remettre en question de l'offre qui est quand même le totem macroniste et le symbole de de vos 8 années au pouvoir. Moi, je suis persuadé que un, il faut voter un budget, il faut que la France a un budget, mais que de ensuite il faudra continuer à faire en sorte que en France on innove, on croisse, on crée de l'emploi parce que c'est la condition synéquanon dans un monde dans lequel la concurrence est féroce et dans lequel l'innovation va à 100 à l'heure pour que la France et l'Europe jouent leur rôle.
Donc, il faut pas juste dire on vote un budget et ensuite on rentre chacun chez nous. On vote un budget et derrière on développe une stratégie de croissance et d'innovation. Je sais ce que vous allez nous dire.
Ce n'est pas vous qui négociez. Mais malgré tout, vous venez plutôt d'une partie plutôt gauche de Renaissance. Vous êtes socialémocrate et pourtant on a l'impression que sur la politique de l'offre, sur l'imposition des plus riches, vous oui, peut-être qu'on peut faire quelque chose mais vous rappelez pourquoi il ne faut pas le faire.
Non, je rappelle pourquoi nous on ne l'a pas fait. On peut pas dire pendant 8 ans on a fait n'importe quoi et aujourd'hui on change de casac. On a fait un certain nombre de choses qui d'ailleurs en partie ont fonctionné. le chômage au plus bas des j'ai ouvert des usines moi quand j'étais ministre de l'industrie des dizaines et des dizaines d'usines donc ça c'est des bonnes nouvelles.
Évidemment on n'a pas tout fait parfaitement sinon on serait pas là on par exemple sur la forme des retraites ce serait plutôt positif de rouvrir un conclave des retraites je pense pas que le conclave soit une bonne idée d'abord parce que les participants ont dit conclave ont dit qu'ils étaient pas pour puis qu'on va pas relancer une grand messe. C'est le cas de le dire. Maintenant, moi ce que j'ai compris c'est qu'au conclave, on était pas très loin d'un accord.
Donc peut-être qu'il faut retravailler un peu. D'ailleurs, moi si les partenaires sociaux disait "Laissez-nous, on va s'en occuper et on va vous faire une proposition dit." On a on a payé pour voir.
Merci, ça ira hein. On est tous dans une logique. Vous regrettez leur position ?
Non, moi je regrette rien parce que je vois aujourd'hui à la CFDT, j'espère au MEDF, au Parti socialistes derrière évidemment des postures de négociation qui sont logiques, des gens qui sont ouverts quand même au dialogue et aujourd'hui on a besoin de dialogue parce que l'alternative elle est délétaire, on sait tous ce que c'est l'alternative. C'est une dissolution avec des résultats sans doute aussi bancal que ceux qu'on a aujourd'hui ou une majorité rassemblement nationale absolue ou relative. Moi, j'en veux pas de ça.
Et le but, c'est d'éviter une dissolution et des nouvelles législatives à tout prix. Mais on sait bien que tout ça c'est coûteux. Donc le but c'est que la France avance pendant 2 ans.
On a une échéance importante 202 élection présidentielle qui va d'ailleurs permettre d'avoir des grands débats sur le financement de la retraite, sur l'immigration, sur la place de l'Europe dans le monde. En attendant, il faut pas qu'on ait une France à l'arrêt et évidemment si on multiplie les échéances électorales, on aura une France à l'arrêt. Parlez au chef d'entreprise.
Il vous dites aujourd'hui bon on préférera un budget proffre que anti-offre. Mais ce qu'on veut avant tout, c'est un budget de l'instabilité et franchement je les comprends. Vous restez avec nous Roland l'escure.
On va se retrouver dans une minute juste après le fil info de 9h mo et c'est Manon Lombard Brunel. Aux États-Unis, les premières images du suspect du meurtre de Charlie Kerk, casquette et lunettes noires sur le nez. Ces images, elles ont été dévoilées hier par la police américaine 2 jours après la mort de cet influenceur américain très proche de Donald Trump.
Puis il a été tué par bal mercredi en plein meeting. Les États-Unis qui dénoncent par ailleurs un verdict injuste, c'est au Brésil. Cette fois, voilà la réaction cette nuit de Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine après la condamnation de Jair Bolsonaro à 27 ans de prison.
L'ancien président brésilien d'extrême droite est condamné pour tentative de coup d'état. L'entraîneur de Tederiner visé par une plainte pour agression sexuelle, accusation d'une judoca de 24 ans que le coach du multimédailler olympique France a hébergé. Une enquête préliminaire est en cours.
Il conteste les faits selon son avocat. Et puis la voix française de Brad Pitt et Shenpen s'est tue. Emmanuel Carsen est mort hier à l'âge de 62 ans.
Le comédien français compte à son actif plus de 250 films et séries. Il a aussi prêté sa voix à de nombreux personnages de jeux vidéo. C'est le cas notamment de Call of Duty.
France info le 830 France info. Adrien Bec Matilde Sirot. Vous êtes toujours avec nous Roland l'Escur.
Nous parlions à l'instant de la crise politique et et Sébastien Lecnu va devoir former son gouvernement. Vous aviez déjà pris position pour une coalition des raisonnables. Alors concrètement, qu'est-ce que ça vous veut dire ?
Et je voudrais vous faire réagir à ce que préconise plusieurs personnalités à gauche dont Raphaël Gluxman qui finalement font de la présence au gouvernement de Bruno Rotaillot, un casus Bellly. Vous aussi vous avez exprimé des désaccords avec le ministre de l'intérieur. Est-ce que vous le trouvez trop clivant finalement pour faire partie du futur gouvernement si vous souhaitez avoir un accord avec le Parti socialiste ?
Non. Euh et vous l'avez dit, j'ai des désaccords assez fondamentaux avec Bon Otaillo sur quelques sujets et je le répète, ces désaccords sont tranchés dans le cadre de l'élection 2027. Mais en attendant, si on passe notre temps à mettre des lignes rouges partout, on n'y arrivera pas.
On est aujourd'hui arithmétiquement face à une situation très simple qui est les insoumis, c'est sans eux, le rassemblement national, c'est sans eux. Il faut qu'on travaille avec les autres pour faire avancer la France. Certains, on verra, sont prêts à entrer au gouvernement à certaines conditions.
C'est votre cas par exemple ? Mais moi, j'en suis pas là-dessus. Je vais être en fait Ah, vous répondez quand même pas complètement à la question.
Non, mais je vais être très clair. Je vous ai expliqué pourquoi je n'avais pas souhaité rentrer dans le gouvernement Barnier, ni dans le gouvernement Berou. L'équation politique était pas celle que je considérais comme la bonne et la méthode non plus.
Aujourd'hui, on a une équation politique différente, on a une méthode différente et on a une personne différente. Mais avant de parler du casting gouvernemental, il faut d'abord négocier parce que selon que les socialistes acceptent ou non, pourquoi pas d'ailleurs d'entrer dans un gouvernement ou au moins de ne pas censurer. Vous imaginez potentiellement que des socialistes puissent accepter de rentrer dans un gouvernement.
On peut pas dire qu'il l' montré de manière extrêmement favorable, mais il faut pas mettre la cherure avant les B. Les B, si je puis dire, c'est négocier le fond. Et ensuite, on parle du casting, qui va opérer.
Mais selon que la politique sur laquelle on se mettra, j'espère d'accord, sur laquelle on convergera, sera de telle ou telle nature, ce sera pas le même résultat. Et une chose est claire, moi j'ai beaucoup étudié les les coalitions dans le monde, c'est que les Allemands quand ils font un accord de coalition, ils se mettent d'accord. sur le fond, ça prend du temps et à la fin on a un texte avec un nombre de texte.
Donc là, on a peut-être moins de gouvernement. Ensuite, ils se mettent d'accord sur des portefeuilles. La CDU va prendre l'économie, les verts vont prendre l'écologie et cetera.
Mais derrière les écologistes ont pas le droit de savoir qui enfin de de décider qui les CDO va envoyer au gouvernement. C'est chaque parti qui envoie un peu ses représentants. Brodillo, il est chef du parti. il a gagné avec 70 % des voix, je pense.
Euh, il a clairement participé au gouvernement depuis un an avec un certain succès, il faut le reconnaître. Voilà, s'il souhaite participer au gouvernement sur la base d'un accord, moi je ne suis pas en mesure en tout cas de m'y opposer et je trouverais ça plutôt simple que les chefs de parti s'impliquent. Il y a toujours aussi ce raisonnement qui vient, semble-t-il, de l'Élysée, peut-être même du chef de l'État qui est de dire les socialistes n'ont aucun intérêt à une dissolution, donc ils vont être forcés de travailler avec nous.
Est-ce que c'est pas un peu un calcul risqué ? Alors, c'est un calcul risqué, c'est peut-être vrai, mais je pense, ils l'ont dit d'ailleurs explicitement, qu'ils sont pas prêts à tout et que si dissolution il doit y avoir, bah dissolutions il y aura. Et c'est notre cas, c'est le cas des Républicains.
Mais aujourd'hui, ce qu'on doit éviter c'est la dissolution. Est-ce qu'on va y échapper ? Je ne sais pas.
Je vois bien que il y a beaucoup de gens qui en parlent. Et d'ailleurs, cette ce risque, cette menace, on doit l'intégrer dans notre réflexion et dans la négociation, mais on doit l'intégrer aussi dans not stratégie politique parce qu'une dissolution, ça se prépare. On était pas tout à fait prêt pour la dernière.
Il faut être prêt pour celle-là si elle arrive. Mais il faut avant tout faire pour l'éviter. Je pense que les socialistes sont prêts à ça, mais pas à n'importe quel prix.
Et j'allais dire c'est normal, c'est de bonne guerre. Alors dans ce contexte, 175000 manifestants étaient dans la rue ce 10 septembre, 200000 selon la CGT. On a vu dans les rassemblements beaucoup de jeunes et on a surtout entendu énormément d'appels à la démission d'Emmanuel Macron.
Écoutez mes principales relindication, bah Macron démission, on veut la démission de monsieur Macron. J'attends que le gouvernement tombe et que Macron dégage. Alors ces slogans euh ces appels à un départ d'Emmanuel Macron, est-ce que c'est un signal qui vous inquiète ?
Vous savez ce qui m'inquiète moi ? Il y a de la colère s'est manifesté mercredi avec des manifestations relativement limitées quand même. On n'est pas sur les chiffres de la malgré tout beaucoup plus.
Vous savez ce qui m'inquiète moi c'est pas la colère, c'est le mépris ou l'indifférence. Aujourd'hui, je pense que les politiques, j'allais dire, sont au mieux méprisées et au fond intéressent plus grand monde. Moi, j'ai passé l'été à parler avec des Français, des Français dans l'hexagone et dans ma circonscription.
Les gens en ont marre. Je pense que maintenant pour restaurer un minimum de confiance dans la politique, va falloir travailler, va falloir trouver des solutions et des solutions qui améliorent le quotidien des Françaises et des Français. pourrait vous dire vous l'avez dit à vos à vos amis qui sont au pouvoir depuis quelques mois voir quelques années.
C'est Mais moi j'ai été ministre de l'industrie. Vous dire que quand je me velle le matin, je me disais comment on ouvre des usines, comment on sauve des jobs. On a sauvé Duralex, on a sauvé Carline, on a sauvé des boîtes parce que au fond c'est ce que les gens souhaitent.
Et c'est vrai que de voir un spectacle de gens qui donnent l'impression qu'il s'intéressent plus à eux qu'à eux, qu'à eux-mêmes qu'au français, mais les gens en ont marre. Donc c'est normal qu'on soit dans une période très politique, qu'on ait une négociation très difficile mais derrière va falloir bosser pour que les gens se disent "Bah eux au moins, ils sont mis d'accord et ils avancent." Vous ne craignez pas que cette crise politique, elle provoque une crise sociale en France ?
On sait qu'il y a aussi cette journée du 18 septembre avec un appel à manifester et un mouvement syndical qui se prépare. Euh si évidemment tout ça est inquiétant et c'est pour ça qu'il faut avancer et c'est pour ça que la responsabilité individuelle des responsables politiques qui devraient bien porter leur nom bah c'est de négocier. C'est de se mettre autour de la table, c'est de faire des concessions.
Moi, je suis prêt à en faire. Et le premier ministre, je pense qu'il a la bonne méthode. Il est pas sur tous les plateaux.
Il parle pas à UDIA mais il parle aux gens avec qui il va négocier et je lui souhaite vraiment d'avoir des résultats pour lui mais surtout pour nous et pour nous tous et nous toutes. Alors Roland l'escur, vous êtes on le rappelle député des des Français d'Amérique du Nord, on a beaucoup évoqué ces 24 dernières heures l'assassinat de Charlie Kirk, ce militant conservateur porte drapeau de la jeunesse trumpiste. Donald Trump qui a accusé l'extrême gauche.
Les Républicains, les démocrates qui se rejettent la faute. pas le premier épisode de de violence politique aux États-Unis ces derniers mois. Malgré tout, vous qui vivez en partie en Amérique du Nord, est-ce que vous avez l'impression que on est face à un engrenage que vous disent les les Français qui sont sur place ?
Moi, j'ai été à Phenniix en Arizona, là où vivait Charlie Kurk il y a une quinzaine de jours. La tension est énorme. C'estàd que on voit beaucoup ce qui se passe à Washington, mais ce qui se passe à Washington se passe aussi en Arizona, en Caroline du Nord, dans le Colorado.
C'est que la tension entre républicains et démocrates, la tension entre des gouverneurs démocrates et des congrès locaux républicains est très très forte. Donc il y a une tension très forte et il y a une violence politique qui est pas à tous les coins de rues mais qui se manifeste de manière extrêmement dramatique aujourd'hui. Je voudrais quand même rappeler que Charlie Kirk c'est quelqu'un qui était en tivertement qui considère que les femmes doivent aller à l'université pour se trouver un mari et qui disait finalement les quelques morts qu'on apparent des armes à feu, c'est le prix à payer pour la liberté de se défendre et l'amendement fameux second amendement de la constitution ça n'explique en rien évidemment.
Oui, c'est pas l'arroseur arrosé quand même. Roland l'escur. Non non mais ça montre bien que de nourrir ce genre de discours ne permet pas de pacifier le pays.
Et donc évidemment, je regrette ce drame horrible. H et d'ailleurs, j'ai peur que ça ait des conséquences pour là encore tendre la situation sur le terrain, dans les territoires et pourquoi pas Phenniix à Orizona. Mais mais faut pas oublier que cette situation évidemment on est dans une situation très différente en France.
Mais cette situation de tension, de clivage systématique euh de camp qui ne se parle plus, il faut éviter qu'on en arrive là. Donc parlons-nous, soyons conscients des risques aujourd'hui qui existent pour la démocratie. On a parlé de la Russie pour commencer, on finit par les États-Unis.
Mais aujourd'hui, l'état de droit aux États-Unis, il est en danger. Il faut se le dire. On n' pas tout à fait fini puisque États-Unis, on va des États-Unis, on va repartir vers l'Europe puisque il y a eu les droits de douane, droit de douan qui pès beaucoup sur l'industrie euh européenne et notamment avec des inquiétudes sur l'industrie la filière automobile.
Vous l'avez rappelé, vous avez été ministre de de l'industrie et aujourd'hui c'est le jour où les constructeurs, les équipementtiers vont tenter d'aller faire pression sur la présidente de la Commission européenne Van Derleyen. toujours le sujet des de l'interdiction de vente de véhicule thermique au-delà de au-delà de 2035. Écoutez ce que confiait à notre correspondant Sébastien Bernique de l'équipement allemand Costal.
C'est trop court, nous avons besoin d'autant pour être compétitif sur le marché mondial. Si nous devons payer des milliards de pénalités, cet argent ne pourra pas être investi dans l'innovation. Si nous nous retrouvons demain avec uniquement des voitures asiatiques sur les routes européennes, alors cela n'aura pas été bénéfique pour l'Europe.
Alors Roll en l'escure. Vous qui connaissez ces ces enjeux, vous qui connaissez aussi les équipementiers, les industriels français, est-ce que aujourd'hui l'industrie française peut tenir ce délai ? Moi, l'Europe, elle sera industrielle où elle ne sera pas et elle sera industrielle verte où elle ne sera pas.
Et donc cet objectif de vente de véhicules non thermique à partir de 2035, je pense qu'il faut s'y tenir. On peut peut-être limiter la case sur les fameuses amendes que mentionnait votre interview Va, mais il faut garder le cap. Pourquoi ?
Parce qu'il l'a dit d'ailleurs, les Chinois sont déjà là. Faut pas assouplir de même 1 an, 2 ans, 3 ans. Non, mais c'est ce que demandent certains certains dans 10 ans.
Mettons-nous au travail, accompagnons les entreprises pour développer. Moi, j'ai été un des premiers acheteurs de la R5 électrique. J'étais sans doute un des premiers acheteurs de la R5 il y a 35 ans quand j'ai acheté ma première voiture.
Euh, je suis extrêmement fier qu'on a une voiture électrique de qualité qui est fabriquée en France et qui est la première voiture électrique vendue en France, loin devant les Chinois. Et pourquoi elle est devant les Chinois ? parce qu'on a réservé le bonus achat au véhicules électriques, aux véhicules assemblés en Europe.
Ce que je dis par là, c'est que je disais tout à l'heure, la politique, elle doit être concrète, elle doit aider les Françaises et les Français. On a pris des mesures qui de manière très concrète ont fait que la part de marché des véhicules chinois est passé de 75 % à moins de 40. Et ça c'était avec Bruno Lemire et ça a marché.
Donc il faut accompagner cette transition. Il faut être pragmatique sur l'impact notamment financier sur les constructeurs. Mais il faut y aller.
Faut y aller. On a pas le choix. Une toute dernière question Roland l'escur.
Il faut protéger avoir obligé les industriels plutôt obliger une quantité de produits européens dans les dans les voitures électriques. Oui. Bah ça on l'a fait notamment en deux mots.
Oui. Bon ben voilà en fait oui il faut le faire évidemment. C'est du protectionnisme intelligent parce que c'est du protectionnisme vert.
On est plus vert que la moyenne et donc faut acheter plus vert et donc faut acheter européen. Merci Roland l'escur. Vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale député renaissance des Français d'Amérique du Nord.
Roland Lescure