Accord sur les droits de douane UE-États-Unis : "C'est évidemment une attitude de faiblesse", dénonce le porte-parole du RN, Aleksandar Nikolic
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Bonjour Alexandre Nikolic, dans l'eau d'un incendie a déjà fait un mort et 11 000 hectares ont été détruits depuis hier 16h, c'est le plus grand incendie de l'été. Que vous inspirent les images assez impressionnantes que l'on voit circuler depuis hier soir ?
C'est terrible, un mort c'est déjà un mort de trop, on voit qu'il y a eu aussi des habitations qui ont été touchées, je pense aussi aux pompiers qui sont actuellement sur le terrain. Donc on sait que c'est aussi une des conséquences du réchauffement climatique, il faut à la fois faire en sorte qu'il y ait moins de réchauffement climatique, essayer de l'atténuer, mais essayer aussi de trouver des solutions.
On sait qu'on n'a que 12 Canadair, il y a des investissements qui sont faits dans ce sens, mais on a du retard par exemple même par rapport à un pays comme l'Italie ou comme d'autres pays, il ne faut pas être dans un catastrophisme juste de constat, il faut constater qu'évidemment il y a des changements, il faut s'y adapter, c'est ça le progrès, et donc il faut trouver des solutions face à ça.
Justement vous, vous siégez au Parlement européen, vous dites qu'il faut lutter contre le réchauffement climatique, mais votre formation politique au Parlement européen détricote tous les textes justement qui visaient à lutter contre le réchauffement climatique.
Non, parce que ces textes en question, je pense notamment au pacte R, en final ils produisent plus d'émissions de gaz à effet de serre. Alors vous savez, les émissions de gaz à effet de serre dans notre pays sont émises à 51% par les importations. Donc quand vous détruisez l'industrie française, quand vous détruisez l'agriculture française, vous entraînez plus d'importations, ce qui fait que vous polluez plus. Je vais vous donner un autre exemple sur l'énergie. Nous on soutient le nucléaire, contrairement à d'autres formations politiques, et notamment des verts qui se prétendent écologistes. Leur modèle est appliqué au Danemark.
Le Danemark, qui a misé sur les énergies renouvelables, mais qui est dépendant du coup au charbon, au gaz, émette dix fois plus de gaz à effet de serre que la France liée à la production énergétique, et l'électricité coûte deux fois plus cher. Il faut à la fois sortir de l'idéologisme, mais trouver des solutions concrètes, en se basant sur le progrès et la science, pour émettre moins de gaz à effet de serre, mais également essayer de trouver des solutions pour qu'il y ait moins d'impact sur les gens et les espaces naturels.
Il y a aussi des textes européens, alors on ne va pas rentrer dans le détail ici, mais il y a aussi des textes européens qui visent justement à faire en sorte qu'il y ait moins de pollution en dehors de l'Europe, pour en particulier les matières agricoles que l'on importe. Et là, le Rassemblement national est également contre.
Non mais c'est faux.
Vous savez, on a justement des productions agricoles en France, où vous avez des interdictions de certains pesticides qui sont autorisés dans d'autres pays, et comme elles sont moins chères parce que d'autres pays utilisent ces pesticides, je pense par exemple à l'acétamipride, qui est interdit en France depuis 2018, et on est le seul pays qui interdit l'acétamipride, mais la loi du plomb, on voulait revenir dessus, ce qui fait par exemple que pour les noisettes, on importe 95% des noisettes qui sont consommées en France avec de l'acétamipride et qui viennent par exemple essentiellement de Turquie, et donc vous payez, le transport je veux dire, entraîne des émissions de gaz à effet de serre.
Et vous savez, vous parliez de l'Union Européenne. Récemment, l'Union Européenne vient de négocier un accord avec Donald Trump qui nous oblige à acheter 750 milliards de produits énergétiques américains, notamment avec du gaz de schiste qu'on va faire venir et qu'on va liquéfier, ce qui va entraîner non seulement un prix quatre fois plus important sur le gaz de schiste que ce qu'ils vendent aux Etats-Unis, mais surtout des émissions de gaz à effet de serre beaucoup plus importantes que ce qu'on peut produire avec notre nucléaire.
Mais vos propositions en termes d'écologie ne visent pas à favoriser l'éolien ou le solaire qui, eux, émettent moins de gaz à effet de serre. Émettent plus de gaz à effet de serre, si, si.
Oui, parce qu'en réalité, leur intermittence et leur manque de productivité, comme je vous viens de vous le citer en Allemagne ou au Danemark, je vous ai cité l'exemple du Danemark, mais on peut citer l'exemple allemand, entraînent au final plus d'émissions de gaz à effet de serre que le nucléaire français, qui fait qu'on est le pays dans l'Union Européenne qui émelle moins de gaz à effet de serre sur la production énergétique. Mais vous savez aussi que les chiffres, c'est important. Et c'est un mix qui est important aussi aujourd'hui. Ça, c'est de l'idéologisme.
Le mix français basé sur l'hydraulique et basé sur le nucléaire, il permet justement, je le disais, d'avoir une électricité moins chère et d'émettre moins de gaz à effet de serre. Après, on peut aussi, pour certains, considérer que le catastrophisme écologiste est un enjeu électoral. Je pense que c'est le cas notamment des verts aujourd'hui qui sont contre, par rapport au problème d'eau, les usines de désalinisation.
Donc pour vous, c'est du catastrophisme écologique ?
Moi, je considère que quand on ne trouve pas de solution... Ce qu'on dit aujourd'hui, c'est du catastrophisme. Moi, je considère sincèrement que de juste pleurer, ça ne sert à rien. Qu'il faut se baser sur la science, le progrès pour moins émettre de gaz à effet de serre et pour trouver des solutions face à des changements climatiques aujourd'hui qu'on peut tous constater, malheureusement. Mais je parlais des Canadiens, on peut parler de drones, par exemple, pour essayer d'analyser les situations. On peut parler aujourd'hui des climatiseurs réversibles, par exemple, qui peuvent permettre d'atténuer pour les gens les impacts du réchauffement climatique.
Et quand je veux juste faire un parallèle historique, vous savez que dans les années 1920, par an, il y avait 5 400 000 personnes qui mourraient des catastrophes naturelles. Aujourd'hui, on est sur des moyennes entre 30 et 40 000 dans le monde. Non, dans le monde, pardon. On est sur des moyennes sur 30 à 40 000. C'est 30-40 000 qui sont beaucoup trop importantes. C'est beaucoup trop. Mais justement, c'est la technologie, le progrès qui ont permis d'atténuer ça. Et bien, il faut continuer d'investir dans la technologie et le progrès pour trouver des solutions, moi, je crois, à la science.
Je voudrais aborder un point avec vous. Vous l'avez évoqué tout à l'heure. Demain, le Conseil constitutionnel doit déterminer si la loi Duplomb, qui est une loi qui autorise des mégabaccines, et également le pesticide dont vous parlez, l'acétamipride, qui était interdit, en effet, depuis 2018. Donc, le Conseil constitutionnel doit se prononcer demain. Le Rassemblement national que vous représentez dit soutenir les agriculteurs. Est-ce qu'il faut une nouvelle loi qui ira à l'encontre de cette loi Duplomb, ou est-ce qu'il faut laisser les choses en état ?
Non, mais il faut absolument qu'on réautorise, par exemple, l'acétamipride, parce que, vous savez, l'acétamipride concerne, j'ai parlé des noisettes tout à l'heure. Aujourd'hui, justement, à cause de la punesse toxique qui a fait qu'on avait eu beaucoup moins de récoltes cette année de noisettes, on a importé, je le disais, 95% des noisettes qui sont consommées en France, donc au final, avec de l'acétamipride, mais qui favorise des agricultures d'autres pays. Par exemple, la Turquie, comme je vous le citais, vous dites qu'il faut écouter la science, mais tous les scientifiques, en ce qui concerne... Non, ce n'est pas vrai.
Il y a une tribune du Point qui est sortie il y a trois jours par des cancérologues qui disent justement qu'on n'est pas aujourd'hui en position de garantir qu'il y a un impact. Tous les médecins disent que c'est dangereux. Non, pas tous les médecins. L'un des médecins s'est prononcé, en tout cas. Excusez-moi d'être plus nuancé. Vous êtes une tribune de deux cancérologues. C'est-à-dire que dans le monde entier, ils ne voient pas le problème, et en France, il n'y a pas un autre pays en Europe C'est à mi-prise, il n'y a pas un autre pays dans le monde. C'est-à-dire qu'aux Etats-Unis, c'est autorisé.
Dans tous les pays européens, en Espagne, en Allemagne, vous avez l'autorisation de la C'est à mi-prise. Donc on ne peut pas être vertueux avant les autres. Mais en fait, je pense que la France est très vertueuse systématiquement. On a mis en place, on a été souvent pionniers justement pour prendre des mesures pour protéger la santé publique. Mais aujourd'hui, l'Union Européenne elle-même considère qu'il n'y a pas de problème avec ce produit. Et donc, on veut essayer, nous, de rajouter, par idéologisme justement des interdictions qui pénalisent notre agriculture.
Parce que de toute façon, si on est cohérent, si vous dites que c'est dangereux, pourquoi on importe des produits qui sont produits avec de l'acétamipride ? Enfin, où est la logique ? Parce que du coup, ça voudrait dire qu'on met en danger la population si c'est vraiment dangereux ? Vous voyez bien qu'il y a une incohérence. Et je vais juste rappeler le problème quand on parle d'agriculture. Le fait d'avoir ces restrictions, ça fait qu'aujourd'hui, on n'est même pas autosuffisant. On n'arrive pas à être en auto-approvisionnement sur beaucoup de filières. Par exemple, sur les fruits et légumes, on ne peut produire que 75% de la consommation française.
C'est-à-dire que si demain, malheureusement, vous avez une crise internationale, vous devez réduire, vous devez demander aux gens de moins consommer de fruits, par exemple, de légumes. Et ça concerne d'autres filières.
Alexandre Nikolic, le Premier ministre François Bayrou a mis en ligne hier une vidéo sur les réseaux sociaux, YouTube, dans laquelle il lance une alerte à propos de l'endettement de la France. On écoute un extrait.
Nous serons contraints, obligés, forcés de le faire par le fait que nous ne trouverons plus de prêteurs. Nos voisins ont coupé dans les retraites moins 30% des retraites pour la Grèce, moins 10% pour l'Espagne. Et ont baissé les salaires de la fonction publique de 10%.
Voilà, François Bayrou défend sa politique budgétaire. Est-ce que vous pensez qu'il dramatise la situation ?
Non, il ne la dramatise pas. Mais en revanche, il ne fait rien pour trouver des solutions. Parce que ce n'est pas en faisant une chaîne YouTube, en infantilisant les Français, en considérant que c'est peut-être parce qu'ils ont mal compris que le budget qu'il envisage sera plus accepté. C'est beaucoup plus profond que ça. Il n'en a pas dit. Aujourd'hui, il n'y a pas dit. Il n'y a pas dit. Il n'y a pas dit, il n'y a pas dit. Mais bien sûr, mais justement. Les Français sont en désaccord avec ces propositions. Aujourd'hui, il n'y a pas...
Marine Le Pen a écrit une lettre à François Bayrou pour lui demander justement qu'une rencontre et qu'on lui présente un projet alternatif pour relancer l'économie du pays. Il y a plusieurs axes. Vous avez par exemple un sujet tabou pour François Bayrou. L'immigration, il ne veut pas y toucher. Il ne considère pas que ça peut être une économie budgétaire. Vous avez l'Observatoire de l'immigration et de la démographie qui estime que l'immigration aujourd'hui dans le budget annuellement, c'est un coût de 41 milliards d'euros.
Ce qu'on propose, nous, en faisant en sorte que les aides sociales soient attribuées uniquement aux Français ou aux étrangers qui ont travaillé et cotisé durant 5 ans, ça économiserait 18 milliards par exemple. Il s'est plaint de ce que fait l'Union Européenne dans les négociations avec M. Trump parce que la France est la première pénalisée par cet accord sur les droits de douane avec Donald Trump. Qu'est-ce qu'on fait ? Nous, on continue de donner et de contribuer de plus en plus au budget de l'Union Européenne. Je voudrais qu'on reste... Et je veux juste finir là-dessus. On va reparler de tout ça, mais je voudrais qu'on reste quand même sur...
C'est important de parler de tout ça. Oui, mais restons sur cette vidéo de François Bayrou parce qu'il compare la situation de la France à la Grèce. Vous savez, lors de la crise du milieu des années 2010 où le FMI, le Fonds Monétaire International, avait appliqué un remède de cheval à l'économie du pays. Est-ce que vous, au Rassemblement National, sur le constat, vous avez le sentiment qu'on est un pays comme la Grèce qui est au bord de la faillite ?
Si on suit la même trajectoire économique, oui, et budgétaire. On a aujourd'hui la pire trajectoire budgétaire d'Europe. On a un déficit public qui augmente constamment, une dette qui augmente constamment. Il y a d'autres pays qui ont un déficit public plus important, mais eux l'ont baissé. Je pense par exemple à l'Italie, qui récemment a réussi à baisser son déficit public. Nous, la trajectoire, elle augmente de plus en plus, le déficit augmente de plus en plus, et on ne trouve pas de solution de fond. Un des gros problèmes aussi en France qu'on a, c'est qu'aujourd'hui, vous savez, il y a 25 ans, on avait un excédent commercial.
Aujourd'hui, on a un déficit commercial de l'ordre de 80 milliards. Eh bien, il y a des taxes de production. Vous savez, tous les pays essaient de réindustrialiser. Nous, on pénalise notre industrie avec des taxes de production. Je pense à la CVAE et à la CFE. Il y avait une remise en cause éventuelle de la CVAE. Eh bien, non, François Bayrou, pour faire des économies, a décidé de, pas pour faire des économies, mais pour engendrer plus de recettes, de maintenir cette CVAE et de prolonger. Eh bien, ça va encore pénaliser notre industrie.
Comme le prix de l'électricité et les choix énergétiques qu'on fait augmentent le prix de l'électricité, comme la concurrence avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles entraîne encore ce déficit commercial, comme notre manque de vision sur la modernisation de l'appareil industriel entraîne justement ce déficit commercial qui a un coût dans le déficit public. Un mot peut-être, avant de passer à un autre sujet,
sur la forme de cette vidéo. L'objectif, son objectif, c'est vraisemblablement de s'adresser à un public plus jeune que les médias traditionnels, comme nous, à la radio ou à la télévision. Est-ce que vous pensez qu'il a atteint son objectif, François Bayrou ?
Là, les chiffres montrent que non. Parce que je crois qu'il a... Un peu plus de 40 000 vues ce matin. C'est très faible. C'est dire que plus personne ne le croit. Et encore une fois, je pense qu'il ne comprend pas. Il ne comprend pas que si les Français sont cons de ce budget, parce qu'ils ne veulent pas encore des augmentations d'impôts. Je vais juste finir là-dessus, désolé, c'est du fond. Mais en 1975, les prélèvements obligatoires représentaient 34% du PIB, le taux des prélèvements obligatoires. Aujourd'hui, on est à 46% et on voit un déficit qui augmente.
C'est bien que la catastrophe, c'est les dépenses qui ont augmenté parce qu'on a considérablement augmenté les prélèvements obligatoires, ce qui pénalise beaucoup de filières économiques. Et au final, on creuse de plus en plus la dette et on augmente la dette et on creuse le déficit public.
Et vous aurez l'occasion de le faire savoir, pas vous directement, mais vos collègues députés à l'Assemblée nationale lors du vote, du budget, des discussions à l'automne. Alexandre Nicolich, vous restez avec nous. Dans un instant, on va parler de ce nouvel accord migratoire mis en place entre la France et le Royaume-Uni. Ce sera après le fil info à 8h45 avec Julien Raymond.
Un mort et un disparu dans le massif des Corbières. Dernier bilan de la préfecture de Laude qui appelle les habitants des environs à rester confinés chez eux. 11 000 hectares de végétation au moins ont brûlé. C'est l'incendie le plus important de l'été à ce stade. La progression des flammes a ralenti au cours de la nuit mais le dispositif mobilisé reste très important. L'autoroute A9 est coupée dans les deux sens. Une ordonnance de sûreté pour protéger un enfant face à un parent violent. Nouvelle mesure annoncée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Le garde des Sceaux veut faire de la protection de l'enfant sa priorité absolue.
Assurer la libération des otages et vaincre totalement le Hamas. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a défini les prochaines orientations pour la guerre à Gaza. Israël ne compte donc pas arrêter ses attaques. 68 Gazaouis sont morts hier, victimes de tirs israéliens. Les Etats-Unis vont faire 500 millions de dollars d'économies en coupant des financements pour le développement de vaccins, annonce le ministre de la Santé de Donald Trump. Ces vaccins sont des ARN messagers, une technologie qui a sauvé des millions de vies pendant la pandémie de Covid.
France Info Le 8.30 France Info François Baudonnet Benjamin Fontaine Avec Alexandard Nicolich, député européen et porte-parole du Rassemblement National. Depuis le début de l'année, plus de 25 400 personnes ont rejoint le Royaume-Uni depuis la France sur ce qu'on appelle des small boats, ces petits bateaux. 18 personnes sont mortes en tentant cette traversée. Un accord migratoire qui a été conclu entre la France et le Royaume-Uni entre en vigueur aujourd'hui. Justement pour éviter ces passages illégaux, c'est un dispositif qu'on appelle 1 pour 1. C'est-à-dire que pour un migrant renvoyé de la Grande-Bretagne vers la France, un autre migrant sera autorisé à entrer légalement au Royaume-Uni.
Est-ce que vous estimez que c'est un bon accord qui est en vigueur aujourd'hui ?
Ce n'est pas le seul à le dire. D'ailleurs, même certains de nos adversaires politiques comme Xavier Bertrand ont pu souligner que cet accord était surtout dans l'intérêt des Anglais. C'est-à-dire qu'eux pourront expulser tous ceux qui arrivent illégalement sans regarder exactement quelles sont les valeurs portées par ces migrants en question. Donc, ils reviendront en France. Ça veut dire quoi, les valeurs portées par les migrants en question ? Parce que moi, je pense que les gens ne sont pas que des chiffres, vous voyez. Je pense que quand vous avez, en l'occurrence, près de 70% de ces migrants qui sont afghans, ils peuvent arriver avec des références de valeurs.
Moi, je pense que les gens ont des cultures, des réalités intérieures. Vous voyez, je pense que quand, dans un pays, la mort des homosexuels est normalisée ou la lapidation des femmes adultères est normalisée, eh bien, vous prenez le risque que pas l'ensemble de cette population porte ces valeurs, mais qu'un certain nombre d'individus, et parfois même majoritairement,
peuvent porter ces valeurs-là et que ça présente un risque.
Mais justement, ça, c'est du cas par cas. En fait, ça, c'est du cas par cas.
Mais pardon, sur les Afghans, ça veut dire qu'il faut avoir une espèce de présomption de, je sais pas, de culpabilité ?
Moi, je pense, vous prenez cet exemple-là. C'est vous qui l'avez pris. Non, mais vous me posez la question sur ça. Oui, je pense, oui. Je pense que sincèrement, il faut que ceux qu'on doit accueillir, on doit avoir la garantie que ça ne présente aucun risque pour un changement de valeurs françaises sur le respect des droits des femmes. Mais justement, par une commission qui détermine s'ils peuvent bénéficier de l'asile et s'ils correspondent aux valeurs françaises et européennes. En l'occurrence, vous parlez de cet accord franco-britannique. Je le disais, je vais finir juste là-dessus.
Je disais que cet accord, il va entraîner qu'eux pourront expulser tous les migrants qu'ils ont chez eux, chez nous, et qu'en échange, ils prendront des migrants qu'ils vont choisir. Mais moi, je pense que ces migrants qui sont clandestins n'ont pas à être ni en France ni au Royaume-Uni. Il faut absolument pouvoir les renvoyer dans leur pays d'origine. Et sans leur donner aussi des aides avec les impôts des Français, parce que c'est insupportable, on demande...
Donc une avion qui fuit la latination des femmes, il faut la renvoyer dans son pays.
Mais non, mais justement, je vous ai dit qu'on doit prendre des cas précis, en fait. Et là, vous me citez un exemple concret. Bah oui, un exemple concret d'une personne qui est en danger, qui ne porte pas ces valeurs-là, eh bien, elle peut être agrée. Mais une personne, femme ou homme, qui vient avec des valeurs qui sont totalement incompatibles et qui normalise des valeurs qui sont incompatibles avec les valeurs françaises, ça présente un risque. Vous savez, en Italie, ils ont des chiffres par nationalité.
Quand vous avez, en Italie, 15 fois plus d'Afghans représentés dans les affaires de viol que les Italiens, eh bien oui, je considère que peut-être qu'il y a une vision de la femme qui est différente et que collectivement, il peut y avoir un problème. Alors peut-être que certains individus, effectivement, ne posent aucun problème. Et dans ce cas, s'ils sont en danger là-bas, s'ils portent des valeurs qui ne posent pas de problème, très à la marge, on peut peut-être en accueillir. Mais que globalement, on fait peser un risque sur un changement de référence de valeur en France et en Europe qui pose un problème sérieux.
Et après, on peut toujours faire des débats et constater ça, constater qu'il y a de plus en plus d'homophobie, de plus en plus de droits des femmes qui sont remis en cause. Mais ça en est aussi la conséquence.
Alors, les associations de défense des migrants dénoncent une approche déshumanisante et rappellent que le seul moyen d'empêcher les traversées de la Manche, c'est de mettre ou de remettre en place des voies légales. Est-ce que finalement, ce n'est pas une solution aussi que vous pourriez, vous, soutenir dans la mesure où ça ferait sortir un certain nombre de migrants de l'illégalité ?
Mais en fait, s'ils sont en illégalité, encore une fois, ce que je vous dis, il faut les renvoyer. Et ensuite, vous avez la possibilité par des consulats, par des ambassades, de choisir là-bas ceux qui peuvent bénéficier de ce droit d'asile. Mais ce droit d'asile, il doit être exceptionnel. On ne peut pas accueillir des peuples entiers. Ce n'est pas possible. Ils vont, encore une fois, je le dis, représenter un coût alors qu'on demande des efforts aux Français, un coût économique, un coût budgétaire, mais qui, en plus, peuvent poser un problème collectivement sur des références de valeurs.
C'est fou de ne pas comprendre et de voir que c'est comme ceux qui peuvent dire des migrants vont compléter sur certaines activités économiques et tout. Mais ce n'est pas des chiffres. Ce n'est pas des robots. Les gens portent des valeurs, des cultures. Et il faut qu'on en prenne conscience. C'est même un respect pour ça. Je veux dire, les humanisés, c'est prendre en compte, justement, qu'ils ne sont pas que des chiffres et qu'ils portent des valeurs et des références de valeurs qui peuvent être parfois totalement incompatibles.
Alors, l'Union européenne, autre sujet qui vous concerne, puisque vous êtes député européen, a annoncé hier suspendre ces mesures de riposte après l'accord commercial avec les Etats-Unis qui a été signé entre Ursula von der Leyen, le président de la Commission européenne, et Donald Trump, le président américain. Est-ce que l'Union européenne, ce faisant, je dirais, a la bonne attitude ? Est-ce que ça va permettre de continuer à négocier avec les Etats-Unis ou est-ce que c'est une attitude de faiblesse ?
Mais c'est évidemment une attitude de faiblesse. Donc, il fallait le poster de faiblesse. Donc, il fallait le poster de faiblesse. C'est-à-dire que dans un rapport de force avec les Etats-Unis, au final, on cède sur tout, parce qu'il nous avait menacé de mettre 30% de droits de douane. Et donc, on s'estime satisfait d'avoir 15% pour nos produits qui sont exportés aux Etats-Unis, mais d'avoir 0% pour les produits qui arrivent. Alors, évidemment, c'est un avantage pour les Etats-Unis, mais ça va plus loin que ça.
Parce que dans cet accord, vous avez aussi 600 milliards d'investissements obligatoires aux Etats-Unis, plutôt que d'investir justement en Europe dans la modernisation de l'appareil industriel, justement pour faire en sorte que les coûts de production soient plus faibles, pour faire en sorte que notre industrie soit plus efficace.
Vous avez, je le disais, l'achat de 750 milliards sur 3 ans sur les produits énergétiques américains, c'est-à-dire du pétrole et du gaz de schiste, qui va au final coûter 4 à 5 fois plus cher ce même gaz de schiste en France parce que vous allez avoir le transport plus le fait de liquéfier ce gaz-là, alors qu'on a la capacité en France, justement, par une électrification via le nucléaire, de pouvoir miser sur une électricité moins chère et sur une énergie moins chère. Et vous avez en plus, et là c'est aussi contraire aux intérêts français, l'achat d'armes américaines obligatoires, alors que la France est la deuxième exportatrice mondiale d'armes.
Ça veut dire que d'autres pays européens vont acheter des armes américaines plutôt que des armes françaises. Et bien là aussi, ça va pénaliser l'économie française en plus de ces 15% qui vont pénaliser des filles hier. Et juste, je voudrais dire, quand on parle de droit de douane, très rapidement, on oublie juste quelque chose. Les droits de douane, c'est aussi des recettes. Au mois de juin, il y a eu un record pour les Etats-Unis avec l'augmentation des droits de douane de 27 milliards d'euros. Vous savez, l'Union européenne était en 1985 à un tiers de recettes liées aux droits de douane en baissant systématiquement avec des accords de libre-échange ces droits de douane.
On les est descendus à 14%. Aujourd'hui, c'est les pays contributeurs dont la France qui doivent compenser ce manque à gagner. Ce sera le mot de la fin. Merci,
Alexandre Nicolich, député européen et porte-parole du Rassemblement national sur France Info.
Aleksandar Nikolic