Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 18 juillet 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

Désarmement police municipale : "Le terroriste ne fait pas la différence" (Grégory Joron)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Y aurait-il enfin une prise de conscience de certains maires de gauche sur le désarmement des polices municipales ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette prise de conscience ? Est-ce lié aux municipales ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Certains maires de gauche arment leurs polices municipales. Pourquoi ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Les inégalités territoriales de sécurité sont-elles un problème ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    L'État doit-il mieux répartir ses moyens en matière de sécurité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Grégory JoronFait
    « depuis 2015 un uniforme sur la voie publique. On sait que le terroriste va pas prendre le temps de savoir si c'est la police municipale ou la police nationale. »
  • 4:00Grégory JoronChiffre
    « Il y a 25000 agents de police municipale. C'est potentiellement des forces primo intervenante. »
  • 5:00Grégory JoronFait
    « On arme les agents, ça me semble être une évidence. »
  • 8:00François PiponFait
    « Les agents de la police municipale sont venus me voir en disant vous êtes bien sympathique vous nous demandez d'aller protéger les lieux de culte, les synagogues et cetera. On est avec l'opération sentinelle, les militaires qui sont là et nous on a les mains dans les poches. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

va se poser cette question. Y aurait-il enfin une prise de conscience de certains maires de gauche ? Alors, je vous rassure, vous n'avez pas 2 heures pour répondre à cette question.

En tout état de cause, en plein débat sur le désarmement des polices municipales lancé entre autres, vous le savez, par Mathilde Panu qui a dit de toute façon, si demain on est au pouvoir, il y aura plus d'armes ni quoi que ce soit. Je pense que ça vous fait réagir mon cher mon cher Gu Jon. Mais une chose est sûre c'est que dans certaines communes les choses sont en train de changer.

Certains élus socialistes, enfin on va dire au de gauche sont en train de changer. Par exemple à Don en Ardch, Corentin LZO nous raconte et puis on ouvre le débat ensemble. Équipé jusqu'à présent d'un bâton de défense et de gaz lacrymogène, les 12 policiers municipaux d'Anoné patrouilleront dans quelques mois avec un revolver.

Une décision prise par le maire socialiste Simon Plény. Si on a vraiment le souci de la protection des agents, il faut qu'ils soit armé. C'est juste un choix pragmatique et de raison.

Il y a ce sentiment d'insécurité. Il y a malgré tout quand même des phénomènes violents et aujourd'hui il y a énormément de polices municipales qui sont armées quelle que soit la sensibilité politique et là aussi je pense que les maires qui ont pris ces décisions là c'était par pragmatisme. Comme lui d'autres maires de gauche ont déjà franchi le pas comme àille Saint-Nazer ou Sainttoin.

Les écologistes en revanche y sont fermement opposés. Pourtant, Pierre Urmic, maire de Bordeaux, avait assumé son vol de face en novembre en acceptant finalement d'armer une brigade spécialisée. La sécurité dans une ville, c'est d'abord la police nationale, c'est-à-dire c'est la sécurité publique et la compétence de l'État.

Mais le maire n'a pas se dérobé, je pense pas l'avoir fait. Moi, je suis très attaché à une coproduction de la sécurité en ville. Selon les derniers chiffres du ministère de l'intérieur, 58 % des policiers municipaux étaient armés en 2022.

Glog Jon. Je suppose que vous êtes en train de vous dire il était temps. Alors attendez hein, on va pas% Oui oui ou on va pas s'enflammer non plus ce soir mais c'est déjà un signe ça bouge.

Euh oui alors enfin je je trouve le discours du du maire d'Anonais pour le coup très juste. Enfin ceux qui prétendent à vouloir déjà les désarmer ou à pas les armer je pense que ce que vraisemblablement on vit pas dans le même monde. depuis 2015 un uniforme sur la voie publique.

On sait que le terroriste va pas prendre le temps de savoir si c'est la police municipale ou la police nationale. À partir de là et ben on arme les agents, ça me semble être une évidence. Euh et je vais même plus loin, on les arme aussi euh de moyens intermédiaires parce que là on voit un bâton de défense, une gazeuse, il y a il y a plein d'autres moyens intermédiaires qui sont qui seront utile d'autant que les politi pour il faut aujourd'hui vu les faits que nous commentons régulièrement sur nos émissions, les polices municipales se renforcent aussi.

Bon, ça c'est c'est un sujet mais globalement il y a 25000 agents de police municipale. C'est potentiellement des forces primo intervenante. On le sait à Nice sur le sur le sur sur la basilique et la heureusement qu' les deux policiers municipaux armé de donc c'est des vrais sujets de fond et je pense qu'aujourd'hui de manière très pragmatique il y a pas de débat.

Hm oui de Pourquoi cette prise de conscience ça sent la ça sent les municipales ou pas ? Ou mais je pense qu' il y a les municipal Non mais vous voyez quand même qu'il y a il y a je fais référence à progressif. Non, mais il y a beaucoup de villes de gauche qui arment leur police municipale parce que ils sont en train de c'est par pragmatisme et ils voi bien que il y a plus tellement de débat idéologiqu mais je trouve et donc moi je je suis entièrement d'accord avec ce que vous avez dit et je les armes en fait protègent d'abord et avant tout les les policiers qui sont des cibles et qui ont tous en fait un point rouge sur le front parce que justement de plus en plus les policiers municipaux ou pas sont prép d'ailleurs les terroristes mais pas que.

Ouais. Ensuite, je trouve qu'il faut, ça ne doit pas exclure une vraie réflexion, je trouve, sur le aujourd'hui, il y a quand même un un idéal qui est plus du tout satisfait en France. C'està-dire que selon l'endroit où vous vous trouvez, selon la sensibilité du maire, et bien votre sécurité est assurée ou pas de manière très très inégale parce que il y a un maire qui a mis le paquet puis vous traversez une rue et un maire pour qui c'est absolument pas un sujet et donc il y a moins de policiers municipaux ou alors il y en a pas du tout ou alors ils se font pas armés.

Vous pensez pas certaines villes là ? vous exprimez vous allez Non mais il y a les sujets ville de Grenobe et ville de Nant et et arrêtez de parler de Nant s'il vous plaît. Non et en fait le je trouve quand même qu'il y a ça pose un vrai problème euh c'est que la du coup la la police enfin il y a il y a la police nationale, il y a beaucoup de de préfets qui par exemple disent au maire "Bah allez-y, vous avez un problème de sécurité, euh il faut recruter beaucoup plus de policiers municipaux et et je trouve qu'il faudrait recruter en fait euh réellement beaucoup plus de policiers nationaux parce qu'on voit bien que les missions de la police municipale maintenant sont en train de glisser on a un petit problème de budget.

Oui, mais en fait le coût euh pris en charge par les communes, il pourrait être pris enfin les les communes pourraient tout à fait participer à l'effort de sécurité et que l'État en fait la puissance de l'État soit mieux répartie et soit plus importante en matière de sécurité. François Pipon. Moi j'ai enfin j'étais maire socialiste de Sarcel et j'ai armé la police municipale.

Hm. C'est en 2015 hein. Après les attentats euh vous az même pas posé la question hein.

Ben alors non les les agents de la police municipale sont venus me voir en disant vous êtes bien sympathique vous nous demandez d'aller protéger les lieux de culte, les synagogues et cetera. On est avec l'opération sentinelle, les militaires qui sont là et nous on a les mains dans les poches. Donc euh ils sont venus avec un gilet par balle municipal qu'on leur avait payé et ils ils avaient été dans un stand de tir, ils avaient tiré avec l'arme longue.

Quand ils m'ont amené le gilet par balle coupé en deux, ils m'ont dit et voilà comment on est protégé. Donc j'ai compris que c'était pas possible mais comme on l'avait pas mis dans le programme, j'ai fait faire un référendum local et c'est dans les quartiers les plus alors le Oui a été majoritaire largement et c'est dans les quartiers populaires de Charcel que le Oui a été le plus majoritaire que là où les gens étaient le plus confrontés à la sécurité et donc on les a armé doté de de gilet par bal digne de ce nom et sincèrement il y a une nouvelle génération d'élus qui au SPS qui arrive il commence à comprendre que on a perdu un peu de temps mais il y a si vous voulez protéger vos agents et votre population il y a même pas de débat je viendrai Il y a plus de débat à avoir aujourd'hui. Il y a pas de Non, je du point de vue du partialiste, camarad en témoigne, la question a été largement réglée depuis longtemps pour nous à l'époque dans le partialisme de l'époque hein.

L'armement des polices municipales découl dégradation de la situation, la participation des collectivités locales pour aider à la coproduction de sécurité puisque c'est le terme par exemple la région Île-de-Fance était la première à financer des commissariats de police pour permettre justement qu'il y ait des policiers nationaux qui viennent dans un salon de ville. Cette question-là normalement ne faisait plus débat. Alors, c'est vrai qu'elle ressurgit à partir des prés de position idéologique euh d'une partie de la gauche radicale euh euh autour de de la France insoumise et les verts.

Alors, les verts, ils sont contre sur en terme de sécurité, c'est un principe de base, ils sont contre tout au départ. Voilà. Moi, j'ai passé des heures à la région Île-de-France à leur faire admettre que la vidéosurveillance était intéressante.

Au bout d'un mandat, ils ont commencé à vouloir à pouvoir accepter que finalement, évidemment, c'était pas l'alpha et l'oméga, la vidéos mais ça a aidé. Ça aidé pas pour prévenir d'ailleurs souvent, ça aidé pour après pouvoir mener des enquêtes de bon. Mais bon alors donc euh et c'est vrai que vous avez une minorité qui est complètement décalée parce qu'elle ne vit pas dans ces quartiers-là.

Elle ne vit pas. Elle ne connaît pas l'insécurité et le le témoignage euh est clair, c'est-à-dire dans les quartiers populaires, les gens eux ils la vivent l'insécurité et de manière extrêmement violente. Et donc ils ont besoin d'être protégés et ils ont besoin d'avoir une police municipale qui a pas peur quand elle rentre dans un quartier de de d'être pris en cible comme c'était souvent le cas auparavant.

Voilà. Noém on parler de là de d'une gauche, moi j'appelle la gauche digicode, c'est-à-dire que c'est ce sont certains élus qui sont censé défendre les classes populaires mais qui au fond n'ont pas grand-chose à voir avec ell, qui vivent dans des quartiers retranchés, qui vivent dans des endroits très sécurisés et qui au fond ne sont pas en lien direct avec l'insécurité du quotidien. Et donc oui parce qu'ils ont oui c'est l'idée qu'il y a il y a 1000 digod et qu'au fond ils sont ils vivent dans des tours d'ivoir qui sont très protégés et qui leur permettent d'avoir cette idée déconnectée du réel qui est de dire qu'au fond la sécurité c'est un petit peu un truc d'extrême droite et on pourrait régler tous les problèmes simplement avec des questions sociales en donnant de l'argent aux associations.

Or non la la question de la sécurité au contraire c'est un problème d'abord pour les quartiers défavorisés d'abord pour les classes populaires, d'abord pour les quartiers difficiles comme on dit. ce sont eux en priorité qui sont en lien avec ça qui qui souffrent de cette délinquence et qui demandent euh souvent euh une part de la de la sécurité. Au fond, ce qu'on voit avec ce maire-là, c'est euh c'est la prise du conscience de de du réel.

C'est c'est un maire comme d'autres qui euh qui prend le mur du réel tout simplement. L'idéologie ne peut pas ne peut pas tenir dans ces situations-là euh parce que vous avez tout simplement une population qui vient vous voir et qui réclame de la sécurité. Peu importe la population, qu'elle soit de gauche, de droite, de centre, c'est une c'est une c'est un besoin fondamental pour de gauche, de droite.

Le débat pour une fois, oui, il va être étonné, je suis d'accord avec lui. Il y a un débat derrière sur la complémentarité police entre la police nationale et la police municipale. Et le danger c'est qu'effectivement l'État se serve de l'armement des polices municipales pour se désengager euh et moins recruter de fonctionnaires de police nationale et donc il faudra trouver un équilibre réel parce que les municipalités elles les payent les politiques.

Oui. Et et ça se passera bien dans les villes riches qui est capable d'investir, d'embaucher et dans les villes les plus défavorisées qui ne pourra pas. Là, il y aura une il y aura une différence.