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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 février 2024 6 min

IVG dans la Constitution: « L’IVG ne confort n’existe pas », rappelle Xavier Iacovelli

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

monsieur le garde des saau monsieur le président de la commission des lois madame la rapporteur mes chers collègues le passé ne meurt jamais il ne faut même pas le croire passer écrivait William faner ces mots raisonnent avec une acuité particulière aujourd'hui alors que nous sommes témoins à l'échelle mondiale de remise en question des droits des femmes notamment du droit à l'interruption volontaire de grossesse la menace constante de voir le passé ressurgir et remettre en question nos droits fondamentaux souligne l'importance d'inscrire le droit à l'IVG dans le texte suprême de notre République la Constitution graver dans le marbre une loi fondamentale et protectrice pour toutes les femmes quel que soit leur milieu garantira qu'elle résiste à l'épreuve du temps et aux vagues populiste qui pourrai fraer notre pays chers collègues je vous le dis avec force arrêtons de croire naïvement que ce qui se passe chez nos voisins ne pourrait se reproduire dans notre pays c'est une hérésie car les attaques envers les droits des femmes à disposer de leur corps notamment chez nos voisins nous oblige à faire preuve d'une extrême vigilance aux États-Unis nous avons été témoins de restrictions sévères et l'interdiction de l'IVG dans 14 États marquant un recul dramatique pour les droits des femmes et pourtant qui aurait pu penser que la plus grande démocratie du monde puisse devenir et revenir sur ce droit fondamental 65000 c'est le nombre de femmes en 2023 n'ayant eu aucun recours ou aucun choix possible obligé donc de garder l'enfant conçu à la suite d'un viol aux États-Unis la Pologne sous la dernière majorité gouvernementale restreignait le droit à l'interruption volontaire de grossesse ne la rendant légale qu'en cas de viol d'inceste ou lorsque la vie de la mère était menacée l'Italie avec mélogne qui souhaite octroyer une allocation aux femmes pour éviter d'avorter comme si l'argent était la première cause de l'avortement ou encore en Hongrie ça a été rappelé où les femmes ont l'obligation par décret d'écouter le battement du cœur du fettus avant de réaliser l'avortement comme un ultime acte de torture pour les femmes ces exemples internationaux nous rappellent la fragilité de nos libertés et la nécessité de les protéger de manière inébranlable je porte également une attention au territoires d'outrem et aux zones rurales confronté à un taux d'IVG particulièrement élevé dans certains territoires d'outrem il est de notre devoir de protéger avec fermeté cette loi car envisager de laisser la place à un quelconque reculle sur ce droit équivot à accepter de mettre en danger des milliers de femmes dans ces régions dans un futur incertain face à ces réalités nous la France en tant que nation de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyens devont être à l'avant-garde inscrire l'IVG dans notre Constitution n'est pas seulement un acte de protection il est bien sûr mais c'est aussi et nous devons l'assumer un acte symbolique un message fort envoyé aux femmes du monde entier affirmant nos valeurs de liberté d'égalité et de fraternité et c'est c'est en cela que notre pays restera comme il a toujours été au travers les siècles se phare de liberté se phare en faveur des droits des femmes se phare en faveur des droits humains Simone veille elle-même a supporté le choix des femmes avec force et opiniattreté face à l'adversité et au scepticisme sa lutte qui nous rassemble celle pour le droit des femmes à disposer de leur corps raisonne comme l'aboutis de près de 2 siècles de combat en écho aux aspirations de lap de gouge pour l'égalité dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791 je la cite puisqu'elle disait si une femme a le droit de monter à l'échafaud elle a le droit de monter à la tribune l'histoire par ces femmes inspirantes nous enseigne donc que les droits acquis ne sont jamais acquis pour toujours chers collègues l'histoire récente à travers le monde nous montre que la montée des gouvernements populistes et nationalistes a fréquemment entraîné un resserrement des libertés affectant particulièrement les droits des minorités et le droit des femmes les premiers impactés par ces virages idéologique à ces populistes et nationalistes de notre pays qui s'imaginent que débattre de l'IVG serait une perte de temps que le Parlement et le gouvernement devraient se pencher sur des sujets plus importants je veux leur répondre que rien n'est plus important que les droits des hommes et le droits des femmes c'est l'essence même de notre République qu'il méprise tant à ces populistes et nationalistes dans notre pays je leur rappelle que les événements récents dans nos rues des documents et courriers que nous recevons ou encore les chaînes d'information en continu qui diffusent des contevérités témoignne des menaces persistantes et des attaques régulières contre ce droit fondamental nous vivons à une époque où les réseaux sociaux façonnent des nouvelles croyances où près d'un jeune sur 10 croit à des théories aussi dépassées que la terre est plate en pensant à mes sœurs en pensant aux femmes aux petites filles de ce pays je refuse de les imaginer vivre dans la peur dans un monde où leur corps ne leur appartient pas où une grossesse non désirée pourrait bouleverser leur destin parce qu'aucune femme au monde et en France ne se réveille un matin en pensant que c'est le jour idéal pour prendre la décision déchirante d'avorter parce qu'aucune femme au monde et en France ne considère l'IVG comme une option de contraception parmi d'autres parce qu'aucune femme en France et dans le monde ne recourt à l'IVG avec légèreté et insouciance parce qu'aucune femme au monde et en France ne se tient devant cette porte sans se demander si elle pourra la franchir si elle aura la force de poursuivre parce qu'aucune femme au monde et en France ne doit être réduite à un rôle qu'elle n'aurait pas choisi par peur ou par manque de choix non chers collègues l'IVG de confort n'existe pas dire cela est non seulement réducteur mais aussi et surtout insultant pour les femmes la liberté de choisir à laquelle nous sommes tous attaché dans cet hémicycle est au fond une des libertés sociales les plus fondamentales refuser d'entendre ce là c'est réduire la femme à un simple utérus ou un rôle reproducteur pour toutes ces raisons chers collègues par devoir et pour l'histoire pour Simone veille et pour toutes les femmes qui se sont battu et se battent encore à travers le monde gravons dans le marbre de notre Constitution la liberté de recourir à l'interruption volontaire de grossesse en France je vous remercie merci chers collègues

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