Sylvain Maillard, député "Ensemble pour la République" de Paris | Politiques, à table !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi la côte de boeuf, symbole controversé ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce un choix politique ou authentique ?
- 6:00RelanceRéponse partielle
La Cour des comptes recommande de réduire la consommation de viande pour le climat. Vous en fichez-vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Où achetez-vous votre viande ? Faites-vous attention à son origine ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous plaît dans la viande ? La cuisinez-vous ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle sauce préférez-vous avec votre côte de boeuf ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Sylvain MaillardFait
« Moi, j'adore ça. Quand on en a discuté tous ensemble, l'idée, pour moi, c'est un plat que je mange régulièrement. J'aime manger de la viande, je suis un viandard. »
- 6:00Sylvain MaillardFait
« Ecoutez, vous aurez l'occasion, vous me croisez régulièrement. Vous me verrez très souvent avec des viandes. Je mange de la viande et j'aime ça. »
- 8:00Sylvain MaillardFait
« J'avais perdu le fil. J'essaie de faire attention, et je remarque à Paris, je suis député parisien, que souvent les restaurateurs font attention, c'est un argument de vente, qu'ils mettent en avant les viandes françaises. »
- 10:00Sylvain MaillardFait
« Avec un petit barbecue, non ? »
- 12:00Sylvain MaillardFait
« Très longtemps, je mangeais ça avec du ketchup. Ce n'était pas bien du tout. Maintenant, c'est vrai que j'aime bien une sauce. La sauce béarnaise, c'est super. »
- 14:00Sylvain MaillardFait
« Non. Vous l'avez dit, j'ai passé plusieurs années en Allemagne. J'y ai étudié, j'y ai travaillé. Et à Munich, entre autres. »
- 20:00Sylvain MaillardFait
« Moi, je dirais vrai parce que c'était... Evidemment, on a aussi toutes les histoires des poisons et qui ont été, pour le coup, un poison pour la monarchie française. Donc oui, et ça me semblerait même de bon aloi. »
- 30:00Sylvain MaillardFait
« Je crois que c'est vrai. Mais ce n'est pas Munich, Hambourg, on traverse toute l'Allemagne et on va au nord. »
- 32:00Sylvain MaillardFait
« Il hésite Les Etats-Unis, ils adorent la nourriture facile, goûteuse mais facile, donc, je dirais vrai. »
- 34:00Sylvain MaillardFait
« Je crois que ce n'est pas d'eux que ça vient. Je crois que ce n'est pas d'eux, McDonald. Ce qui a fait la fortune de McDonald's, c'est l'ice cream. »
- 36:00Sylvain MaillardFait
« Non, c'est plus tôt que ça. »
- 1:15:00Sylvain MaillardChiffre
« C'est la France qui bosse, qui n'y arrive pas, qui vit dans l'angoisse, qui vit dans les dettes. Quand je regardais un peu les bilans des différentes exploitations, quand vous avez des emprunts de 600, 700 000 euros à faire pour refaire un hangar et qu'à la fin, vous gagnez 1 500, 1 700 euros par mois. »
- 1:30:00Sylvain MaillardChiffre
« Quand vous regardez la balance commerciale avec le Canada, depuis que le CETA est en place, on n'a jamais autant exporté vers le Canada. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Générique (...) Bonjour à toutes et à tous.
Vous avez réservé ? Allez, suivez-moi, je vous emmène à la meilleure place de Politiques à table, l'émission qui fait mijoter l'actualité politique autour de la production alimentaire, de la gastronomie française et d'ailleurs. Pour partager cela, nous accueillons Sylvain Maillard. -Bonjour. -Bonjour. -Et puis le pétillant Jean-Pierre Montanay.
Bonjour. -Bonjour, Valérie. -Alors Sylvain Maillard, vous êtes député de la première circonscription de Paris, mais vous avez grandi à Versailles.
Dans votre biberon, on trouve déjà beaucoup d'ambition et des envies de voyage. Vous étudiez à Grenoble, mais aussi à Munich, en Allemagne. Dans vos bagages, vous rapportez le goût du houblon et un appétit naissant pour la politique.
Militant de centre droit, vous devenez membre de l'UDF, puis, du Nouveau Centre, puis de l'UDI. Un parcours que vous laissez cuire lentement pour y rajouter l'ingrédient clé, en 2016, le mouvement En Marche à la tête du groupe Renaissance. pendant votre deuxième mandat.
Vous avez su mélanger dans votre marmite toutes les sensibilités. Une recette plutôt complexe, notamment lors de l'examen de la réforme des retraites que vous avez vous-même qualifiée d'impopulaire, mais nécessaire. Alors, on va revenir évidemment sur votre parcours et ce que vous défendez aujourd'hui.
Mais juste avant, avec Jean-Pierre, on va vous présenter le menu. -Oui, le menu de Sylvain Maillard. Une côte de boeuf avec des frites et en dessert, des profiteroles.
On est gâtés, non ? - Dans le dessous des plats, nous irons visiter un campus en Charente où l'on apprend à devenir agriculteur ou agricultrice. -Dans Les pieds dans le plat, gros plan sur la Currywurst, la saucisse au curry, peu connue chez nous, mais vénérée en Allemagne. -Voilà, pour le menu du jour maintenant, on passe à table et je vous propose de nous ouvrir l'appétit avec Cuisine et confidence.
Jingle -M. Maillard, je sais que dans la majorité, on aime s'en prendre au tabou. Et vous, vous profitez de cette invitation pour en faire tomber un qui hante nos assiettes en cette période où les caricatures sont plus voraces que la nuance, celui de la côte de boeuf.
Personne avant vous n'avait osé, à cette table, commander la Rolls des viandes rouges. Mais vous, le viandard invétéré, et surtout assumé, bravo, c'est une forme de courage aujourd'hui. Vous êtes fourchette en main, prêt à en découdre, avec votre côte, mais aussi avec ceux qui la diabolisent.
Oui, ce symbole de la convivialité, du partage, cette pièce que l'on découpe encore chaude et fumante au pied du barbecue est devenu un sujet de crispation politique, alimenté par des déclarations de guerre contre la viande, notamment, Valérie, de la part des écologistes. Incarnation à la fois du machisme, de la droite, voire de l'extrême droite, et de ce capitalisme dévastateur pour le climat. Bref, vous voilà sur le billot avec votre barbaque hérétique.
A ce stade-là, vous vous dites peut-être que vous auriez mieux fait de commander du colin. Non seulement ça faisait la blague, un colin-maillard, mais c'était surtout sans douleur. Alors, déguster une côte de boeuf, est-ce encore vraiment dans l'air du temps, Sylvain Maillard ? -Je ne sais pas si c'est dans l'air du temps, en tout cas, moi, j'adore ça.
Quand on en a discuté tous ensemble, l'idée, pour moi, c'est un plat que je mange régulièrement. J'aime manger de la viande, je suis un viandard. Quelle que soit l'humeur des uns des autres politiques, ça m'est totalement égal.
Moi, j'ai besoin, j'aime ça. Et donc, je trouve que c'est le plat tout à fait naturel. Et le midi, j'aime bien manger de la viande. -Mais est-ce que c'est un choix authentique ou politique ? -Ecoutez, vous aurez l'occasion, vous me croisez régulièrement.
Vous me verrez très souvent avec des viandes. Je mange de la viande et j'aime ça. Et à la limite, moi je suis très content, je l'apprends, que je suis le premier à manger de la viande.
C'est un choix politique. Pour moi, c'est important qu'on puisse...
D'abord, on est des femmes et des hommes, omnivores, on mange de tout. Et qui me semble essentiel dans la gastronomie française, de maintenir cette... ce goût culinaire pour la viande.
Je ne comprends pas l'ostracisme sur la viande. -Parce que quand même, il y a des injonctions. Même la Cour des comptes dit que si on veut réduire la trace carbone en 2050, il va falloir réduire la consommation de viande.
Il y a quand même des choses dans l'air du temps qui nous disent que manger de la viande, c'est mauvais pour la santé en grosse quantité. C'est mauvais pour la planète. Quand vous dites que c'est politique, vous vous fichez de ces injonctions ? -D'abord, j'aime beaucoup la Cour des comptes, mais je ne demande pas à la Cour des comptes ce que je vais manger.
Deuxièmement, vous savez, c'est comme tout, l'essentiel c'est de ne pas abuser des choses. Donc, je pars du principe qu'on essaie de ne pas abuser des choses, on essaie de ne pas abuser de l'alcool, mais c'est sympa, un verre de bière là, ou un verre d'alcool, enfin, en tout cas, d'un vin le soir, moi, j'aime ça. Je pense qu'il faut un équilibre pour tout.
Ma grand-mère, paix à son âme, qui a vécu très longtemps et en très bonne santé, me disait toujours : "Tu bois un verre de vin tous les jours". Même si la Cour des comptes me dit que ce n'est pas bien, je m'en fous. -Le ministère de la Santé aussi. -Je suis les principes de ma grand-mère. -Alors, je vous propose de la goûter, déjà, cette côte de boeuf.
Est-ce que, par ailleurs, la viande, il faut, comme vous l'avez dit, la choisir, pas en abuser non plus, où est-ce que vous l'achetez, votre viande ? -Alors, vous savez quoi ? La chance que j'ai, ou chance, comme ça, c'est qu'on est quand même très souvent au restaurant ici où on mange avec des horaires quand même très décalés, les députés.
D'ailleurs, c'est un des soucis pour notre santé. Et en tout cas, on dit toujours que les députés prennent un kilo par mandat. Ce n'est pas qu'ils mangent beaucoup, c'est que souvent, ils mangent en décalé de façon très tard ou beaucoup pour pouvoir se maintenir éveillé tard dans la nuit.
Mais pour moi, je mange, ce que vous m'avez dit. Manger de la viande tout le temps, en permanence. Ce n'était pas le sens de votre question, d'ailleurs... -Non, je vous demandais si vous choisissez votre viande ou quand vous allez au restaurant, vous faites attention à son origine.
Faites-vous attention à ce que la viande soit... -J'avais perdu le fil.
J'essaie de faire attention, et je remarque à Paris, je suis député parisien, que souvent les restaurateurs font attention, c'est un argument de vente, qu'ils mettent en avant les viandes françaises. -Il y a une attente du consommateur maintenant. -Oui, mais ils font attention.
Après, j'ai une autre chose, j'aime bien faire des barbecues, Et donc là, j'ai un super boucher qui me fait des super viandes, des saucisses, des merguez. J'aime bien ça. Je fais assez attention à ce qu'on mange.
Comme on mange globalement moins, on essaie de faire, je crois, tous un peu attention, quand on le peut, de la qualité des aliments. -Qu'est-ce qui vous plaît dans la viande ? La cuisinez-vous, cette viande ?
Par exemple, une côte de boeuf, vous savez faire ça chez vous ? -Avec un petit barbecue, non ? -Un barbecue. -C'est dans vos cordes ? -Un barbecue, oui.
J'aime bien. La cuisine, c'est vrai que je ne fais pas beaucoup la cuisine. Je dois reconnaître.
Je ne suis pas très bon en cuisine. -Bon, une côte de boeuf, ce n'est pas très compliqué. Je vous donnerai des conseils. -Mais je vous avoue, je ne vous mens pas, je ne suis pas très bon cuisinier.
Je pense que j'ai plein de...
Si j'ai des copains qui regardent, ils vont dire : "Non, qu'il ne mente pas." Je suis pas très bon cuisinier. Et j'aime bien qu'on me prépare la viande. -Et pour l'accompagner, cette côte de boeuf, des frites ?
Pas de salade ? C'est pas dans le menu ? -Le midi, j'aime bien. -Elle rit -J'aime bien les frites.
Pour moi, c'est un plat aussi facile, gourmand. J'aime bien manger le midi assez gourmand pour essayer de moins manger le soir. C'est vraiment ce que j'essaie de faire.
J'y arrive pas toujours, parce que parfois on a aussi des contraintes de repas, de repas de boulot. On passe beaucoup de temps ici à travailler le soir, donc on peut faire un peu moins attention. Mais j'essaie le midi de manger...
Par exemple, je ne prends jamais de dessert le soir. Mais tout à l'heure, on aura un joli dessert que j'aime beaucoup. Que le midi.
S'il y a dessert, c'est que le midi. -Comme les enfants. Vous aurez le dessert si vous finissez votre assiette. -Elle est belle. -Jugez cette viande.
Dites-nous ce qui vous plaît. Est-elle cuite comme le souhaitiez ? -Oui, très bien. -Vous l'aimez plutôt saignante ? -Je l'aime plutôt saignante.
Un peu saignante. Elle n'est parfois pas facile à couper. Mais je l'aime plutôt saignante.
Et puis, bien chaude et qui se mange bien. Que ce soit facile. J'aime bien la nourriture facile, efficace. -Valérie, vous assumez la viande ?
Vous aimez ? -Moi, j'adore. J'adore ça.
J'adore la côte de boeuf. On l'a accompagnée d'une petite sauce béarnaise. C'est Le Bourbon qui nous cuisine ces super plats pour cette émission, le restaurant Le Bourbon.
Sauce béarnaise, mais ça peut se manger aussi avec une sauce au bleu, une sauce à l'échalote. Vous avez une préférence dans les sauces ? -Très longtemps, je mangeais ça avec du ketchup.
Ce n'était pas bien du tout. Maintenant, c'est vrai que j'aime bien une sauce. La sauce béarnaise, c'est super.
Parfois, j'aime bien, simplement avec de la moutarde. Oui, très bien. Au Bourbon, ils font des super trucs. - On les salue. -On les salue.
J'aime bien aussi une viande avec de la moutarde, tout simple. C'est bien aussi. -D'accord.
Pour accompagner ce plat, vous avez choisi une bière. Vous pouvez nous en parler un petit peu de cette bière ? En plus, elle ne vient pas d'ici, si j'ai bien compris. -Non.
Vous l'avez dit, j'ai passé plusieurs années en Allemagne. J'y ai étudié, j'y ai travaillé. Et à Munich, entre autres.
En plus, on est en pleine période de l'Oktoberfest. Autant vous dire que si à Munich, vous ne buvez pas de bière, vous pouvez mourir de soif, surtout à cette période-là. Et donc, je vous ai ramené une bière, une Weissbier, une bière blanche.
Voilà, une marque, je ne sais pas si on a le droit de dire les marques. -Non, on n'a pas le droit de dire la marque. -Qui est une bière très traditionnelle là-bas à Munich.
Vous avez les drapeaux, d'ailleurs, vous avez l'emblème de la Bavière dessus. Le symbole juste au-dessus de la marque. -Qu'est-ce qu'elle a ?
Moi, je ne suis pas une spécialiste de bière. Si vous deviez la décrire ? -D'abord, quand vous la prenez, elle sent la bière.
Tout de suite, elle a un odorat extrêmement fort. Vous savez qu'en buvant cette bière vous allez prendre plaisir. C'est ce que j'aime dans la bière.
Souvent, les vins, on aime bien les sentir. Puis la bière, on la boit finalement assez naturellement. Moi, j'aime bien que la bière vous prenne l'odorat avant de la boire.
Et du coup, le plaisir en est décuplé. Donc, je trouve que la bière allemande, pardon, il y a des bières françaises super, mais peut-être que j'étais plus élevé au fond à la bière allemande parce que j'ai commencé à boire de la bière là-bas en étudiant. Et j'aime vraiment, c'est un plaisir.
A chaque fois que j'y vais, j'ai la chance d'aller souvent en Allemagne. Et pour moi, c'est l'arrivée, mes collègues berlinois députés, à chaque fois qu'ils me voient, ils savent qu'il faut me préparer une bière. -Pour que M.
Maillard ne reparte pas complètement... ivre.
Dans cette émission, je veux lui donner trois conseils pour réussir une côte de boeuf, puisqu'il nous dit : "Je ne sais pas cuisiner, mes copains le savent." Il faut d'abord, préférer une côte de boeuf provenant de race à viande. -Ah, d'accord. -Oui, la viande doit être brillante, vous pouvez la voir sur l'étale du boucher, mais jamais saignante.
D'un beau rouge qui peut même aller vers un rouge plus sombre, parfois un peu noir. Parfois, on se dit : "Tiens, ce n'est pas normal." Si, une viande rouge peut être un tout petit peu rouge sombre et noir.
Une viande persillée, c'est-à-dire avec du gras, est un signe de qualité et de bon goût. Certains la préfèrent maturée, c'est-à-dire qu'elle a vieilli. Et ça, c'est une affaire de goût.
C'est plus goûteux, c'est vrai, mais c'est aussi plus cher. Alors, il faut une côte de boeuf, lorsqu'elle est grosse, il faut démarrer la cuisson à la poêle. On met un peu de sel et on la saisit salée parce que ça va faire une petite croûte avec le sel.
On fait ça, un petit aller-retour et ensuite on la dépose dans un plat, dans un four à 240. Il faut que ça soit chaud et pour une grosse côte de boeuf d'un kilo, parce que celles-ci sont un peu petites, il faut presque compter 20 minutes pour qu'elle soit à peu près saignante. Alors, si on la veut bleue, par exemple, il faut la laisser moins longtemps au four.
Une fois cuite, on la sort aussitôt et on la recouvre de papier aluminium. M. Maillard, vous écoutez bien, parce que... -Je vous écoute. -Si vous voulez épater vos amis...
On la laisse reposer 10 minutes avant de la servir. Les tissus vont se détendre et la viande sera plus moelleuse quand on la dégustera. Voilà. -C'est bien noté.
Justement, j'allais revenir sur cette cuisson de la viande. Vous, vous l'aimez saignante, bien cuite ? -Saignante.
Oui, j'aime bien saignante. -Vous demandez toujours votre viande saignante ? -Toujours saignante, c'est pour moi, le goût le plus authentique de la viande, j'aime bien ça. -Il y en a qui aiment bleu pour la côte de boeuf, alors là, pour le coup, on est aux confins du cru. -C'est vrai, c'est vrai. -Pour revenir sur la consommation de viande, on en a un petit peu parlé en début d'émission, mais comment vous regardez les végans, les végétariens ?
Quel message vous avez envie de leur passer, de leur transmettre ? -Je respecte tout le monde. Chacun se nourrit comme il a envie.
J'ai aussi, dans ma famille, certains... -On connaît tous quelqu'un qui est végan. -C'est toujours un peu compliqué pour les repas.
Vous avez les régimes alimentaires, c'est toujours un peu compliqué. C'est pour ça que c'est d'ailleurs plus pratique d'aller au restaurant parce que chacun finalement trouve son bonheur. Mais moi, je suis très respectueux.
Chacun doit manger comme il a envie. C'est un plaisir, c'est un besoin naturel, fondamental. Et chacun y a son plaisir ou son moment particulier.
Donc moi, très respectueux. Je respecte tout le monde. Je veux juste qu'on respecte que j'aime la viande et qu'on ne m'embête pas là-dessus.
Je n'embête personne et je ne juge personne. Mais chacun doit être bien conscient du fait que c'est un besoin primaire et qu'il assouvit ses besoins comme il peut. -Alors on en sait plus sur vous maintenant, du moins, sur ce que vous aimez manger et votre façon de cuisiner, votre amour de la viande, mais saurez-vous répondre à notre quiz ?
On voit ça. Jingle -Alors, Sylvain Maillard, vous avez grandi à Versailles, la terre du roi Louis XIV. Sauriez-vous nous dire si ces affirmations, les affirmations suivantes, sont vraies ou fausses à propos de ce monarque ?
Selon un règlement de 1681, les cuisiniers du roi sont sommés de goûter avant le roi, histoire de voir si les mets ne sont pas empoisonnés. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est une légende urbaine ou royale ? -Moi, je dirais vrai parce que c'était...
Evidemment, on a aussi toutes les histoires des poisons et qui ont été, pour le coup, un poison pour la monarchie française. Donc oui, et ça me semblerait même de bon aloi. -C'était de bon aloi et c'était vrai.
Le 7 mai 1664, le roi, marié depuis quatre ans, organise un dîner fastueux avec pâté de merle, de faisan, pour éblouir son épouse. C'est légitime. Est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ? -1664 ? -Oui.
Il est marié depuis quatre ans. -Il hésite C'est possible. En tout cas, c'est que ce n'était pas Versailles.
Ce n'était pas encore le temps de Versailles, mais tout à fait possible. -Alors, c'est faux. C'était pour éblouir Louise de La Vallière, demoiselle d'honneur de la cour, dont le roi est fou amoureux.
Infidélité à table. En juin 1608, le roi exige un régime pour son dîner, désormais composé seulement de pâtés de viande, d'un potage aux pigeons et de trois poulets rôtis. Est-ce que c'est vrai ou faux ? -1608 ?
C'est pas Louis XIV. Ah, 1708...
C'est un gros mangeur, Louis XIV. -Mais là, c'est un régime. -Oui, mais c'est un gros mangeur.
Et fin de sa vie, c'est possible. -Oui, c'est possible. Mais il faut dire, vous avez raison, il connaît bien le roi.
Il a bel appétit. Il pouvait dévorer, en un seul repas, quatre assiettes de potage, une perdrix, un faisan entier et du mouton à l'ail. Donc, il était au régime quand il manquait trois poulets. -L'avantage quand on a grandi à Versailles, c'est plus ou moins à côté du château, et je pense que tous les Versaillais sont des adeptes évidemment de l'histoire, mais nos trois rois, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, de pouvoir rentrer dans l'histoire française à travers ce château magnifique.
Pardon, je vous ai coupé. Mais c'est vraiment une chance incroyable. Rien que...
Vous me faites repenser les années que j'ai pu passer. Il y a un truc extraordinaire. Pour aller au lycée, je devais traverser le parc du château.
Le matin, tôt, j'avais une mobylette. C'était ouvert à ce moment-là. Ce n'est plus le cas.
Et donc, je me retrouvais tous les matins, tous les matins, tout seul dans le parc du château, entre le château et le Grand Canal. Tous les matins, même si j'étais en retard, je m'arrêtais deux secondes, dix secondes, une minute pour me dire que je suis le seul au monde, dans l'endroit, peut-être un des endroits les plus mythiques du monde. Je crois que c'est interdit maintenant.
Mais j'en garde un souvenir incroyable. -Incollable pour l'instant. Quatrième question et on passe à autre chose.
C'était un fan des petits pois frais, Louis XIV. Il les fait entrer dans la gastronomie française et exige qu'on les cultive dans les jardins du château. Vrai ou faux ? -Beaucoup de cultures dans le potager du roi, c'était quelque chose d'extraordinaire puisqu'il avait...
Il avait, en avance de tout le monde, dans le Royaume et en Europe, puisqu'il avait un système avec...
Attends, je vais peut-être rentrer. -Allez-y. -Un système incroyable avec des glaces qui permettaient de chauffer plus rapidement les fruits et légumes.
Il avait 15 jours avant tout le monde, tout le monde en Europe et tout le monde en France, des fruits ou des légumes. Et donc, je dirais vrai. -Oui, vrai.
C'était des petits pois secs qui ont été rapportés pour la première fois d'Italie en 1660... -Un sans faute. -J'ai un faux avec Louise de La Vallière. -Oui, c'est vrai. -Oui, mais parce que ce n'est pas évident de savoir que son roi est infidèle. -Celui-là, on le savait. -On va essayer de vous avoir sur le deuxième quiz.
Vous l'avez dit, vous avez étudié, même travaillé à Munich en Allemagne. Et c'est là-bas qu'est né l'ancêtre du hamburger. Sauriez-vous nous dire si ces affirmations, pareil, sont vraies ou fausses ?
Le hamburger doit son nom à la saucisse de boeuf de la ville D'Hambourg ? -Je crois que c'est vrai. Mais ce n'est pas Munich, Hambourg, on traverse toute l'Allemagne et on va au nord. -Absolument, je faisais juste référence à là où vous avez étudié.
Mais c'est vrai, absolument, ça vient de la ville d'Hambourg. Deuxième question. En 1870, le hamburger steak avec de la viande hachée est très en vogue dans la bonne société aux Etats-Unis.
C'était un mets un peu de la bonne société. C'est vrai ou c'est faux ? -Il hésite Les Etats-Unis, ils adorent la nourriture facile, goûteuse mais facile, donc, je dirais vrai. -Eh bien non, c'est faux.
Non, non, c'est faux. Au contraire, suspecté de provenir de viande putride, il est rejeté par la bonne société mais adopté par les ouvriers en raison de son prix économique. Troisième question, en 1940, les frères McDonald ont l'idée d'aplatir ce bout de viande de boeuf et de le glisser entre deux morceaux de pain.
C'est vrai ou c'est faux ? -Je crois que ce n'est pas d'eux que ça vient. Je crois que ce n'est pas d'eux, McDonald.
Ce qui a fait la fortune de McDonald's, c'est l'ice cream. Donc, je dirais faux. -Vous avez raison.
Vous avez entièrement raison. C'est un certain J. Walter Anderson qui a eu l'idée d'aplatir la viande.
Et puis, dernière question. Est-ce qu'il faut attendre les années 80 pour voir la compagnie McDonald's se lancer à la conquête du monde en exportant le fameux hamburger ? Ca n'arrive que dans les années 80 ? -Non, c'est plus tôt que ça. -Vous diriez en quelle année ? -Des années 70.
Non ? -Non mais c'est ça, c'est 1966. 1966, McDo profite de son introduction en bourse pour vendre ses sandwiches à l'étranger. -Ils sont arrivés très tard en France, ils pensaient ne pas réussir en France.
Et du fait de la gastronomie, et maintenant c'est le premier marché européen de McDonald's. -Eh oui. -C'est pas à Strasbourg qu'est arrivé le premier McDo en France. -Possible. -Pas à Paris, ils avaient tenté en province. - Pas à Millau. -On vérifiera, non, c'est sûr.
C'est souvent autour d'un bon plat que les silences se brisent et que les caractères se révèlent. C'est maintenant l'heure de La brève de comptoir. Jingle Sylvain Maillard, on vous a demandé de rechercher dans vos souvenirs une anecdote qui mêlerait politique et bon petit plat.
Et vous en avez une à nous raconter ? -Oui, en réfléchissant, il y en a plein. Mais je trouvais que sur LCP, ça fait partie des discussions.
C'est la première fois où je rencontrais Emmanuel Macron. C'était au cours d'un repas. -OK. -Septembre 2016.
Donc, il n'est plus ministre depuis quelques jours et il commence à préparer sa campagne présidentielle. Enfin, voilà, c'était pas encore lancé. Et donc, je le rencontre.
Moi, je le connais juste à la télé. Et donc, j'arrive, c'était à la Tour Montparnasse, pour ceux qui ont connu Tour Montparnasse, il y avait le premier siège de la campagne. Ensuite, c'est la rue de l'Abbé Groult dans le XVe.
Mais d'abord, Montparnasse. Et donc, je monte le retrouver. Et puis, j'ouvre la porte.
Quelqu'un vient m'accueillir que je ne connais pas. C'est Stéphane Séjourné. Je le découvre pour la première fois.
On se rencontre en septembre, mais je ne sais pas qui c'est. Et puis, on attend. On va manger un plateau repas très rapide.
Un plateau qui arrive, tout fait. -D'accord. -On est là pour manger et en même temps parler politique.
Et donc, je me retrouve sur un plateau repas, en haut de la Tour Montparnasse, à découvrir Emmanuel Macron et discuter avec lui. Il y avait le maire de Nevers, qui était là aussi. On était à quatre.
Stéphane Séjourné à côté, que je découvre. -Vous ne le connaissiez pas avant ? -Je ne connais pas du tout.
Et donc, j'en ai un souvenir, un repas qui a duré assez longtemps, en fait. En réalité, on a passé une heure et demie, deux heures à discuter, à parler politique, de la suite, de ce qu'il voulait faire, de l'organiser, droite, gauche, comment faire pour réunir deux familles politiques qui ne se parlent pas, qui s'opposent ? Et à ce moment-là, vous l'avez dit, j'ai un parcours qui est totalement différent.
Je suis maire adjoint à Paris, je viens du centre-droit et donc Emmanuel Macron est encore perçu comme un horrible socialiste qui est un opposant politique et moi, je suis séduit par le discours qu'il porte. L'entrepreneur que je suis, que je reste... -Bien sûr. -...est séduit par ce discours économique, cette vision de la France, de voir la France grande, qu'on peut tout construire ici et qu'il faut qu'on lève les verrous et qu'on arrive au plein emploi.
Et moi je suis séduit, je ressors de ce dîner, ma vie est transformée. De ce déjeuner... -C'est un coup de foudre ? -Ma vie est transformée.
Je ressors de là, je dis : "Je vais l'accompagner." En septembre, vous êtes élu de droite, de centre-droite, mais de droite à Paris, quand vous décidez de rejoindre Emmanuel Macron en septembre. Autant vous dire que ma famille politique, on ne m'a pas envoyé des roses, c'était un moment extrêmement difficile politiquement, mais j'ai été séduit par cette aventure et je me suis dit : "Il faut que je l'accompagne." Honnêtement, en septembre, je ne pensais pas qu'il gagnerait.
Je ne pensais pas. Je pensais qu'on pouvait faire 15, 16 % mais jamais de gagner. Et puis, j'ai pu accompagner cette trajectoire à la place qui était la mienne.
J'ai trouvé ça assez extraordinaire. Mais ce souvenir de ce premier repas, avec cette rencontre de Stéphane Séjourné, qui est quand même...
J'ai vécu aussi toute ma vie politique à ses côtés. Je trouve ça...
Ca m'a toujours marqué. Et peu ont rencontré Emmanuel Macron en haut de la Tour Montparnasse. Ca n'a pas duré très longtemps.
Mais c'était un beau moment. -Bon allez, on quitte la Tour Montparnasse et on part en Charente dans un campus agro-viticole. C'est Les pieds dans le plat.
Jingle Pour former nos futurs agriculteurs et agricultrices, direction le centre d'apprentissage d'Oisellerie, juste en dessous d'Angoulême. Là-bas, la plupart des élèves sont fils de maraîchers ou filles d'éleveurs. Et reprendre l'exploitation familiale est une évidence.
Une ambition qui peut mettre un peu plus de temps à germer pour celles et ceux qui choisissent le travail de la terre ou des bêtes en reconversion. Dario Borgogno et Pierre Beretta sont partis à la rencontre de ces paysans et paysannes de demain. -A votre avis, Rémi, c'est quoi comme alimentation ? -Une ration mélangée ? -Oui, à base de ? -D'ensilage, je dirais. -Devenir agriculteur, le rêve de toute une vie pour ces jeunes.
Formé au campus agro-viticole de la Charente, Rémi veut poursuivre l'aventure familiale, une ferme céréalière transmise depuis deux générations. -Mon père est très fier. Il sait que derrière, je vais reprendre l'exploitation.
Il ne m'a pas forcé la main, il m'a laissé le choix de faire le métier que je voulais. Il m'a juste montré son métier depuis que je suis tout petit. Et il m'a bien demandé d'être sûr si je voulais bien le faire.
Et je lui ai dit : "Oui, je vais bien reprendre." -Entre deux à cinq ans d'apprentissage en fonction de la formation, le temps de corriger certaines maladresses. -Allez, tu vas repousser un peu. -On n'ira pas plus loin. -C'est des choses qui arrivent... -Pour Gaëtan, prendre la relève, c'est surtout sauver l'exploitation familiale, menacée par des problèmes financiers. -Tous les jours, je me demande comment ça va se passer, si on va être dehors du jour au lendemain.
Je sais que même mes parents, ça les inquiète beaucoup qu'on risque de la perdre et tout, mais je ne me vois pas faire autre chose. C'est mon avenir et puis autant en profiter tant qu'on peut. -A quelques mètres des vaches, Anaïs s'entraîne à manier un tracteur. -La douceur du démarrage... -Comme une voiture !
Le point de patine. -Sur ce campus, des profils de personnes à la recherche d'une autre vie, comme cette ancienne professeure. -J'étais enseignante en collège et en lycée pro.
J'ai fait ça pendant une petite dizaine d'années. Quand on transmet à beaucoup d'élèves, on n'a plus l'envie ou le temps ou la motivation de transmettre à ses propres enfants. Et ça, ça m'a posé un vrai problème.
Et je choisis de transmettre à mes enfants. Je choisis que mes enfants sachent exploiter la terre, créer un potager, s'occuper de bêtes. Je sais que peut-être je ne vais pas pouvoir en vivre, mais je veux essayer.
Si ça ne marche pas, je pourrais toujours retourner dans l'enseignement. Il manque toujours des profs. -Parmi les 700 apprentis du campus, ceux en reconversion professionnelle sont minoritaires comparés aux jeunes issus du monde agricole. -On voit revenir des jeunes avec un regain d'attrait et d'envie.
On retrouve des jeunes passionnés qu'on avait peut-être perdu à un moment donné. Pas assez nombreux, hélas, pour l'instant, puisque si on réfléchit et si on regarde un peu le nombre de départs qu'il va y avoir dans les dix ans à venir en termes de population agricole, Il en faudrait beaucoup, puisque c'est quasiment 50 % d'une classe d'âge. Et ces 50 %, on ne les a pas forcément dans les établissements agricoles. -Le Gouvernement souhaite renforcer dans les prochaines années la communication autour des métiers agricoles pour susciter de nouvelles vocations. -Sylvain Maillard, dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Michel Barnier l'a annoncé, il va remettre à l'ouvrage la loi d'orientation agricole.
Est-ce que c'est ça qui peut susciter des vocations ? Ca peut aider le monde agricole ? -Oui, il faut qu'on mette de la fluidité, il faut qu'on accompagne les jeunes.
D'ailleurs, le cadre de cette loi, c'est vraiment d'accompagner les jeunes. Et vous montrez un exemple qui est intéressant parce qu'on imagine toujours ça, d'autant plus quand on est citadin, qu'au fond, l'agriculture ou la ferme se transmet de père en fils ou de mère en fille, de père en fille, enfin bref, ça reste dans la famille. Un, d'abord, c'est de moins en moins le cas. -De moins en moins le cas, absolument. -Deux, moi, je vais vous dire, je suis admiratif des jeunes qui reprennent la succession de leurs parents.
Parce que c'est très dur. Car on croit, nous, quand on est loin, on dit : "C'est simple". En fait, en réalité, c'est plus dur.
Vous avez le jugement en permanence de vos parents. Vous écrivez une histoire qui n'est pas totalement la vôtre, qui est celle de votre famille. Et qui me semble parfois compliquée.
Moi, je ne fais pas partie de ceux qui sont pour promouvoir les héritages. Voilà. Je suis vraiment pour que chacun puisse se déterminer et avoir la chance de construire sa vie comme il le souhaite.
S'il veut reprendre et qu'il a le courage de reprendre l'exploitation familiale avec les difficultés qui sont les siennes, je trouve ça extraordinaire. Mais en même temps, on n'est pas, entre guillemets, condamné à faire le boulot de son père ou de sa mère, y compris même si on est...
On aime ça, ça peut être sa passion. J'entends l'ancienne institutrice dire que c'est sa passion. Il faut faire la différence entre la passion et le métier. -Une passion, peut se transformer en métier. -Oui, bien sûr. -Voilà.
J'ai vu trop de gens, dans ma vie, qui ont été contraints, parce que c'est comme ça, de faire le métier de leurs parents. Et quand j'ai porté la loi sur l'apprentissage avec Muriel Pénicaud, et toute l'équipe de La République En Marche à ce moment-là, il y a aussi cette idée-là, c'est que chacun peut devenir agriculteur, chacun peut devenir ce qu'il a envie d'être. C'est vraiment dans l'ADN de ce que nous sommes.
Il n'y a pas de prédisposition à être ceci, cela. C'est comment on construit ce qu'on a envie d'être. Puis, vous avez le droit de changer de métier.
A la limite, je trouve ça bien. -Oui, il y a des reconversions dans ce reportage. -Moi, j'entends que le positif quand elle me dit : "J'en ai un peu marre d'être face aux élèves." Moi, j'entends que du positif.
Au fond, pas qu'elle en ait marre, mais elle a envie de changer, de faire autre chose. Dans la vie, on a envie de changer. On n'est pas prédestiné à faire toute sa vie la même chose. -Pour revenir sur le mouvement agricole, en 2023-2024, deux années qui ont été émaillées par un mouvement, une colère agricole.
On a vu des tracteurs débouler devant beaucoup de préfectures en France, mais aussi jusqu'à Bruxelles. Comment vous répondez à cette colère paysanne ? -C'est la France qui bosse, qui n'y arrive pas, qui vit dans l'angoisse, qui vit dans les dettes.
Quand je regardais un peu les bilans des différentes exploitations, Quand vous avez des emprunts de 600, 700 000 euros à faire pour refaire un hangar et qu'à la fin, vous gagnez 1 500, 1 700 euros par mois. -Au mieux. -Au mieux. -Au mieux. -Au mieux.
Après, il y en a qui s'en sortent bien. -Bien sûr, mais ce n'est pas la majorité. -Mais au fond, vous construisez des gens qui vont être des gilets jaunes, des gens qui ne vont pas pouvoir dormir tranquillement, vivre de leur métier.
Et donc, il faut qu'on puisse accompagner. On a besoin d'avoir une alimentation. C'est la base de la souveraineté d'un pays, d'avoir une bonne alimentation. -Qu'est-ce que la loi d'orientation peut proposer à ces agriculteurs ? -En fait, il y a tout un panel de choses.
Il y a eu beaucoup de décrétales avec les préfets, et ça continue. Comment on fait pour leur faciliter la vie ? On leur complexifie la vie.
Un agriculteur, pour une partie d'entre eux, c'est très large l'agriculture, ils remplissent des papiers la moitié du temps. Pour vivre, ils ne vivent plus de leur exploitation, ils vivent de subventions qui arrivent d'un peu partout. Et pour eux, c'est une dépossession, évidemment, de leur métier. "Au fond, mon métier n'a plus de valeur." Et deuxième chose, surtout une angoisse permanente.
Tous les ans, c'est : "Qu'est-ce que je vais gagner ?" Et que "ce n'est pas le fruit de mon travail, c'est au fond, le fruit de décisions prises loin." Et ça, ça construit une angoisse.
Une discussion qu'on peut avoir, moi, j'ai discuté avec beaucoup d'agriculteurs, de représentants de l'agriculture l'année dernière, j'étais vraiment au coeur des difficultés, c'est presque irrationnel. Et donc la réponse doit être rationnelle et en même temps elle doit être accompagnatrice pour calmer et pour rassurer. -Vous parlez des décisions prises loin des subventions, vous faites référence à la PAC j'imagine, cette PAC elle sera renégociée en 2027, qu'est-ce qu'on peut demander à Bruxelles ?
Qu'est-ce que la France doit exiger de Bruxelles ? -Que nos agriculteurs vivent bien, vivent correctement, vivent de leur métier. Et je crois qu'en fait, il faut revenir non plus à des systèmes de sommes, de budgets.
Bien sûr qu'il faudra que ce soit discuté, mais c'est, quelle est la trajectoire ? Nous, on n'aura pas que des agriculteurs bio, on le sait. Et donc, on a orienté l'agriculture vers tel ou tel...
C'est bien, puisqu'au fond, les subventions permettent d'orienter vers un type d'agriculture. -On devrait pas plus développer le bio, justement ? C'est aussi dans l'air du temps. - Bien sûr.
Et en même temps, il n'y a jamais eu autant de difficultés pour les agriculteurs bio à vivre. Parce qu'il y a de moins en moins de gens qui achètent bio. Pour des questions probablement conjoncturelles du fait de ce que ça coûte, mais aussi parce qu'au fond, ils ont envie de plutôt consommer local.
Du bio qui vient de très loin ou du local. Ils préfèrent du local. Je pense qu'il y a tout à réinventer.
Mais ce qu'on veut, c'est surtout d'avoir de la qualité, manger sainement. On mange moins, mais plus sainement. Je crois que ça, c'est une orientation générale et la PAC doit traduire ça.
Mais il faut absolument que nos agriculteurs aient de quoi survivre, vivre, et au-delà de vivre, de pouvoir avoir des exploitations qu'ils puissent transmettre et qu'ils gagnent de l'argent. Nous, on doit être très attentifs à ça. Après, il y a un modèle agricole où on a des petites exploitations relativement petites en France, qui est notre tradition.
Ce n'est pas le modèle mondial. Donc, il y a aussi à trouver un équilibre. -Mais le niveau de salaire est intéressant car il y a des exploitants et des patrons, mais aussi des ouvriers agricoles.
Pour le problème de la formation, c'est un peu en trompe-l'oeil. Le niveau des étudiants dans les collèges et les lycées agricoles est stable. Et pourtant, il manque de bras.
Ca veut dire qu'il faut attirer une nouvelle clientèle. Les étudiants, leur niveau ne baisse pas. Donc, qu'il faut aller chercher comment convaincre, comment susciter des vocations.
Pour dire à des jeunes maintenant : "C'est au champ qu'il faut aller travailler." Ne faut-il pas essayer de rendre les salaires plus attractifs, en ce qui concerne tous les salariés agricoles ? -C'était une des volontés de la loi d'orientation. -Bien sûr.
On dézoome un peu. Dans toutes les professions, on a du mal à trouver partout. -C'est vrai. -Un premier facteur d'attractivité, vous avez raison, c'est le salaire.
C'est la base. C'est aussi les conditions de travail. On a une jeunesse...
Je ne vais pas faire le vieux de 50 ans, mais...
Je vois aussi, y compris dans mes entreprises, à quel point ça s'est transformé. La vie personnelle, mariée, la vie personnelle, la vie professionnelle, c'est devenu quelque chose d'essentiel. Et on sait que dans l'agriculture, c'est compliqué d'avoir ses week-ends ou avoir un temps libre qui correspond au conjoint, de pouvoir passer du temps avec ses enfants, de pouvoir partir régulièrement en vacances, du moins, d'avoir du temps libre pour soi, c'est devenu fondamental.
Probablement, l'agriculture est perçue comme d'ailleurs l'industrie, pour d'autres raisons, comme n'allant pas forcément dans cette direction-là. Au fond, dans les services, de façon plus générale, on aura plus facilement du temps libre. Et c'est contre ça qu'il faut se battre.
Il y a un remède pour moi qui est très simple, c'est qu'il faut mettre des jeunes dans les champs, comme vous l'avez dit, ou dans les exploitations pour qu'ils aient le goût. Est-ce qu'ils ont le goût ? Et ils restent.
Comme les industries. J'étais il y a deux jours face aux industriels français, et de dire à quel point il faut mettre les jeunes dans l'industrie pour qu'ils prennent goût. Ils ne l'auront pas tous, peut-être qu'ils y reviendront, mais il faut qu'ils découvrent.
Ce qui est difficile, c'est que vous connaissez trois, quatre, cinq, dix métiers quand vous êtes jeune. On vous demande très tôt de choisir ce que vous voulez faire. Vous connaissez le métier de vos parents, de votre oncle, de votre tante, autour de vous, etc., Donc, si on arrive à emmener plus de jeunes plutôt dans les différents métiers, je pense qu'on arrivera à trouver un peu plus de vocation pour travailler, parce qu'il y a ça aussi, beaucoup se disent : "Pourquoi je vais bosser ?" A part, au fond, remplir le frigo, "Pourquoi je vais bosser ?" Et le fondement de notre politique, c'est de dire : "Chacun doit trouver sa place et l'émancipation n'est qu'à travers le travail." Et en tout cas, à travers le travail. -L'agribashing, qui est dans l'air du temps, n'est-il pas un handicap pour créer des vocations, les gens n'ont peut-être pas envie d'aller dans un métier qui, parfois, est vilipendé, critiqué, diabolisé ? -Oui, l'agribashing, c'est aussi parfois beaucoup dans l'urbain, je pense.
Je ne suis pas certain que ce soit que ça. Vous avez plein de métiers magnifiques sur lesquels vous n'arrivez pas à trouver de monde. On n'arrive pas à trouver de policier, on n'arrive pas à trouver de médecin, d'infirmière, on n'arrive pas à trouver de responsable des ressources humaines, de commerciaux.
Il y a plein de métiers où on manque de bras. Et puis il y en a d'autres où parfois notre spécialité, mais ça, c'est un autre débat sur l'Education nationale ou sur le supérieur, où on cantonne plein de jeunes à apprendre des métiers ou des formations où il n'y a pas tellement de débouchés. -Je voudrais vous poser aussi une question sur la viande qui est un petit peu au coeur aussi de cette émission.
Emmanuel Macron était au Canada il y a quelques jours. Alors, on imagine qu'avec Justin Trudeau, il a peut-être évoqué le CETA. Quel est votre regard, vous, sur cet accord de libre-échange ? -Moi, je suis pour le libre-échange.
Vraiment, fondamentalement. Et celui-là, il est d'autant plus favorable aux Français que les levées de bouclier qu'on a pu avoir à l'Assemblée nationale et au Sénat sont totalement irrationnels, de la politique politicienne. -Un peu légitime, non ? -Je ne crois pas.
Quand vous regardez la balance commerciale avec le Canada, depuis que le CETA est en place, on n'a jamais autant exporté vers le Canada. En fait, elle est largement positive. Il y a une angoisse, c'est vrai, sur la viande. -C'est l'importation de la viande avec des hormones ? -Quand vous regardez...
D'abord, c'est interdit, on ne peut pas importer de la viandes aux hormones, car c'est le premier traité de libre-échange dans lequel il y a toute la notion de règles intérieures qui s'appliquent, c'est-à-dire les règles qu'on a décidées, entre autres, l'interdiction du boeuf aux hormones, au sein de l'Union Européenne, on ne peut pas importer le produit. C'est un accord nouvelle génération et qui nous est hyper bénéficiaire. Mais il y a une angoisse en se disant : "Mais un jour ils n'arriveront pas à vendre leur viande vers les Etats-Unis ou vers la Chine, et qu'au fond ils la vendront vers l'Europe." Moi, je pense qu'il y a beaucoup d'angoisse là-dessus.
Et je crois que le libre-échange fait partie d'abord de la construction de la richesse de chacun d'entre nous, d'un pays. Ca permet de rentrer l'argent dans les caisses de l'Etat. Dieu sait qu'on en a besoin. -Mais vous entendez le contre-argument qui est : "Développons les filières françaises, comme on le disait tout à l'heure.
C'est bien agréable de manger de la viande qui vient de chez nous. -Encore une fois, on n'importe pas de viande de boeuf. - Avec des farines animales,... -Je crois que c'est moins d'une tonne. -Oui, mais alors...
Les opposants. -Et c'est de la viande particulièrement de qualité qui est importée. Et donc, il y a toujours l'angoisse.
Il faut entendre l'angoisse. Ca peut s'entendre. C'est respectable.
Et il faut montrer la réalité. Moi, j'essaie de faire de la politique avec de la réalité. Vous l'avez dit au début de l'émission, j'essaie de ne pas avoir de tabou je dois en avoir, mais... j'essaie de ne pas en avoir et de regarder concrètement.
Ce sont des milliers de Français qui ont un boulot parce qu'ils travaillent avec le Canada. Des milliers de Français. Donc, le jour où vous n'avez plus de CETA, des milliers de Français n'ont plus de boulot avec le Canada.
Et donc, je crois qu'il est important de pouvoir bénéficier de ces traités internationaux nouvelles générations. Les nouvelles générations. Les normes européennes s'appliquent à ce qui entre.
Si ce n'est pas dans les normes européennes, ça n'entre pas en Europe. -Allez, on quitte la France et on traverse le Rhin pour faire un tour chez nos amis allemands. Ca devrait vous rappeler quelques souvenirs.
Embarquement immédiat dans Les pieds dans le plat. Jingle -Alors, Sylvain Maillard, s'il y a bien un match France-Allemagne où il n'y a pas photo, c'est bien celui de la gastronomie. Et pourtant, les Allemands ont quelques totems en cuisine, comme la Currywurst, saucisse au curry.
C'est un reportage à Berlin sur la "deutsche Qualitate" avec Clément Pétreault et Pierre-Yves Deheunynck. Musique -Les berlinois peuvent en manger à toute heure du jour et surtout de la nuit. Jusqu'à quatre heures du matin, ici, les noctambules se pressent pour s'offrir le plat emblématique de la ville : la Currywurst.
Le Bier's Kudamm la sert depuis 1965, c'est une institution à Berlin. Gregor Bier en est le gérant, fils du fondateur Klaus-Peter Bier. Il nous explique la préparation. (...) -"D'abord, je coupe la saucisse en petites tranches.
Ensuite, je mets du paprika doux, puis du curry, puis notre ketchup. Par-dessus, j'ajoute les oignons frits. Et voilà, c'est prêt." (...) "L'important, c'est d'avoir toujours des produits frais et une bonne qualité de viande." -La saucisse est vendue 4,20 euros, la viande est un mélange de porc et de boeuf, mais le vrai secret de fabrication réside dans la mystérieuse composition de la sauce. -"Il y a du concentré de tomate, de la compote de pommes, du curry et d'autres épices." -De la compote de pommes, vous avez bien entendu, il est peut-être là le secret.
En tout cas, en Allemagne, la recette plaît en plus haut lieu. (...) -"Ici, on a notre ancien chancelier, Gerhard Schröder.
Et ici, la star du tennis, Boris Becker, avec l'ancien maire de Berlin. Helmut Kohl venait aussi régulièrement." -Chanceliers, vedettes du sport et du cinéma, si la Currywurst est aussi populaire, c'est peut-être parce qu'elle raconte aussi quelque chose de l'histoire de l'Allemagne et de Berlin. (...) -"Après la guerre, des Américains se sont installés ici, à Berlin-Ouest.
Ce sont eux qui ont importé ici le ketchup. On l'a associé au plat préféré des Allemands, la saucisse. On a ajouté le curry et voilà comment c'est né." -Huit cent mille Currywursts sont consommées chaque année à Berlin, dont une bonne partie par les visiteurs, pour qui la célèbre saucisse est au moins aussi incontournable que la Porte de Brandenburg. -"C'est ici qu'il faut venir, c'est la meilleure de Berlin.
Ce qui fait la différence, c'est la sauce." -"Quand on vient à Berlin, il faut absolument manger une Currywurst, c'est un incontournable." -"C'est parfait après avoir fait la fête à Berlin, en sortant de discothèque, une bonne Currywurst." Musique -Il est tentant, pour le consommateur profane, d'accompagner cette bombe calorique de bière.
Mais les vrais berlinois préfèrent soit un chocolat froid, soit, un peu plus attirant, une coupe de champagne, dans l'esprit décadent chic qui fait la réputation de Berlin. Musique -Bon, on a hâte d'avoir la petite anecdote de Sylvain Maillard, sorti de boîte de nuit, quatre heures du matin, Currywurst. Comment c'était étant étudiant ? -Quand j'étais étudiant, ce n'était pas à Berlin. -Il y en a partout en Allemagne. -Et on en mange partout en Allemagne.
Ca fait partie des plats vraiment faciles, iconiques, agréables. Pour ceux qui n'ont jamais goûté, c'est un peu sucré, en fait. La sauce, donc, c'est vraiment très agréable, c'est une façon de manger de la viande un peu différente, et puis c'est un plat à découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas. -Vous l'aimez comment ?
Grillée, bouillie, entière, découpée, avec du ketchup, avec du curry dessous, dessus ? -J'aime bien découpée, j'aime bien que je puisse saucer directement avec la sauce. Après, quand vous sortez de boîte de nuit, que vous avez faim, vous mangez ce que vous trouvez.
La vérité, elle est plus comme ça. -Et où est-ce qu'on peut manger une bonne Currywurst à Paris ? Vous savez ça ? -Non. -Je peux vous le dire. -Avec plaisir. -Chez Kiez Kanal, c'est Canal de l'Ourq.
Et Kiez : K-I-E-Z. Allez-y, parce que c'est...
Alors, je ne les connais pas du tout personnellement, mais en tout cas, j'ai mangé de très bonnes Currywursts là-bas. -J'irai, je vous enverrai une photo. -On fait ça. -Pardon, moi, j'ai hésité très longtemps.
Quand je suis arrivé à Paris, enfin, quand je suis revenu d'Allemagne, donc je me suis installé à Paris, j'ai hésité, je voulais, avec des copains, on s'est dit : "On va créer un Biergarten." c'est vraiment un endroit, c'est un jardin où on boit de la bière et on mange entre autres de la Currywurst mais on peut manger plein de choses et dans l'esprit de l'Oktoberfest, c'était un projet et après je suis parti sur autre chose... -C'est dommage ! -J'aurais adoré faire ça et c'est vrai que tout le... -C'est très allemand aussi... -Je connaissais bien tout autour du Canal Saint-Martin et je trouvais que ça correspondait parfaitement... -On a retenu l'adresse, le tuyau de Valérie. -Est-ce que vous les mangiez "mit Pommes" ?
Je l'ai bien dit, non ? -Oui, très bien. -"Mit Pommes", c'est avec des frites. -Ah oui ! -"Pommes". -Oui. -Toujours avec des frites ? -Toujours. -Oui, c'est comme ça que ça se mange ?
Est-ce que vous connaissez, alors moi, je n'y connais rien, mais vous me dites si je prononce mal, il y a aussi la Schniposa, Kartoffelpuffer, est-ce que c'est aussi des spécialités ? -Pareil, "Kartoffel", c'est aussi la pomme de terre. Ce qui accompagne, vous avez différents types d'accompagnement.
Il n'y a pas que de la frite, il peut y avoir plein de choses différentes. Moi, j'aime bien avec frites. En fait, ce qui est sympa avec la Currywurst, c'est que ça se mange facilement. -Tout se mélange. -Et puis, manger un peu à la main avec le pic, il faut que ce soit simple.
C'est un plat simple. Vous mangez souvent debout, d'ailleurs. -Il y a une révolution qui est en train de secouer le monde de la Currywurst.
Vous la connaissez ? Ca revient un peu à ce qu'on a dit en début d'émission. C'est la mode végétarienne.
De plus en plus d'établissements allemands. Dix millions d'Allemands se déclarent végétariens et qui ne veulent pas de Currywurst animale. Donc on fait de plus en plus de Currywurst végétale.
Et donc c'est un drame pour les viandards. Donc révolution au pays de la Currywurst. C'est en train de muter. -Chacun fait ce qu'il veut.
Je vous l'ai dit tout à l'heure. -J'ai dit avant qu'il n'y a pas de match entre l'Allemagne et la France, référence au foot, mais vous avez bien mangé en Allemagne ou c'est une légende urbaine de dire que les Allemands ne savent pas cuisiner ? -Alors, d'abord, il n'y a pas match au foot.
Moi, j'étais aussi dans une génération où il y avait match au foot. Moi, j'ai connu 82, 86, à la fin, c'est les Allemands qui gagnent. Là, c'est vrai qu'on est dans une très bonne phase, donc ça s'est inversé, mais bon, ils jouent bien au foot.
Et sur la deuxième question, si on mange bien ou pas ? Moi, vous savez quoi ? Je suis assez facile d'un point de vue culinaire.
J'adore manger asiatique. Quand je voyage en Asie, j'adore la nourriture asiatique. J'aime bien la nourriture.
En fait, je trouve que la nourriture dit beaucoup du pays dans lequel vous êtes. Et donc, je fais en sorte, quand je suis dans un pays, d'essayer de manger toujours la nourriture qui correspond au pays. -Je vous parle d'Allemagne, vous parlez de cuisine asiatique.
La cuisine allemande, est-elle bonne ? -Quand je suis en Allemagne, je mange de la cuisine allemande. Et un autre truc qui est autrichien, la Wiener Schnitzel, l'escalope viennoise.
Ca fait partie pour moi, si je passe trois jours, évidemment que je vais en manger une. Ca fait partie des...
J'aime ça, je bois de la bière quand je suis en Allemagne. Quand je suis ailleurs... -C'est une escalope panée ? -Exactement, oui.
La panure, oui. -Vous parliez, Jean-Pierre, des végétariens, des végans. L'Allemagne, c'est aussi le symbole de ça.
Est-ce que quand vous étiez là-bas, vous n'avez pas été tenté, justement, d'essayer ? Non, je ne sais rien. De vous dire : "C'est vraiment un mouvement qui est très, très présent chez les Allemands." Ca ne vous a jamais tenté ? -Moi, je fais beaucoup de politique, mais pas quand je mange.
Quand je mange, je mange ce qui me fait plaisir. -Pourtant, la nourriture, c'est politique. Notre émission est sur ça. -En tout cas, c'est convivial et on peut parler de politique, mais je pense que la nourriture, dans ce qui est, je pense qu'il y a un côté très tradition, il y a un côté plaisir.
J'aime profiter du plaisir sans me dire...
Je ne culpabilise pas dans ce que je mets dans mon assiette. -Juste une petite question, regrettez-vous, puisque Valérie en parlait, de la politique qui est intrusive, est-ce que vous regrettez que la nourriture soit devenue un sujet politique avec Sandrine Rousseau, Fabien Roussel qui prennent la nourriture en otage pour faire et alimenter un débat politique ? -C'est que ça intéresse les gens.
Sandrine Rousseau vient faire des coups politiques et puis, Fabien Roussel, il a compris du coup, il rebondi dessus mais ils font des coups politiques... -Défendre aussi leurs idées... -Oui...
Très bien. Non, mais chacun fait ce qu'il veut... -C'est aussi avec la caricature : la viande est de droite, le quinoa est de gauche... -La vie est difficile pour plein de gens il y a plein de complexités.
Je trouve que manger peut être un moment qui nous réunit tous. Je ne suis pas forcément fana du fait que chacun vient avec son plat politique pour déjeuner dans un moment qui est convivial. Donc, j'aime bien la nourriture qui réunit.
Je suis content qu'on mange tous des profiteroles, mon dessert préféré. -Attendez. -Pardon.
Attendez. On n'a pas encore lancé le jingle qui va avec puisqu'on se dirige vers la fin... -Il est gourmand. -...du repas.
Et il nous reste un peu de place pour le dessert. C'est Le pêché mignon. Jingle -Alors, les profiteroles, vous adorez ça, je le sais.
Elles incarnent à elles seules la gourmandise, le froid de la glace, le chaud du chocolat, le croquant de la pâte à choux. Tout ça, on peut traverser Paris en rampant pour aller manger de bonnes profiteroles. Alors si à l'origine, le mot "profiteroles", désignait des pâtes cuites farcies de viande, il a évolué au fil du temps et c'est devenu ce dessert qu'on connaît.
Alors, on ne sait pas bien de quand date l'apparition du chocolat qui vient napper ces belles profiteroles. Et puis, il y a toujours un débat qui existe. Est-ce qu'on met de la glace à l'intérieur ou de la crème pâtissière.
Vous êtes glace ou crème pâtissière ? -Glace. -Bravo.
Et vous ? -Pourquoi c'est la tradition ? Moi, je préfère avec la crème pâtissière.
Mais bon, il y a plusieurs écoles. Les vraies profiteroles, c'est à quoi ? -Je n'en sais rien.
C'est vous le spécialiste. -Je crois que c'est la glace. -Je pense que c'est la glace et puis on mettait la crème pâtissière là où c'était plus compliqué d'avoir de la glace.
Mais je crois que c'est vraiment de la glace. Et moi, vraiment j'aime ça qu'avec de la glace. -Pourquoi ce dessert ?
Vous l'aimez bien, OK, mais quoi, ça vous rappelle quelque chose de votre enfance ? -Oui, forcément. -En fait, pour être tout à fait honnête, on a choisi...
Ca vient du Bourbon, qui est à côté, et c'est vrai que j'adore, elles sont extrêmement copieuses, et je fais attention, je n'en mange que là-bas, et quand j'y vais, c'est mon plaisir de me dire : "Je vais manger là-bas, et je prends des profiteroles", j'essaie de faire attention quand même à mon poids. Mais j'aime ça. Je trouve qu'il y a tout.
Il y a la gourmandise. Je trouve que ça rappelle des saveurs d'enfance. Enfin, j'aime bien.
Je trouve que c'est super. J'aime aussi la tropézienne. C'est plus trop la saison. -Non...
Est-ce que ça vous rappelle aussi les bistrots parisiens ? Vous êtes élu de Paris. Il n'y a pas un côté très parisien dans la profiterole ? -Vous avez raison, il y a un côté très parisien.
Mais pour le coup, je ne l'ai pas découvert à Paris mais à Versailles. -Ah ! -A Versailles on mangeait... et je trouve ça, j'adore ça et mon papa mange beaucoup... mangeait beaucoup de profiteroles, il fait hyper attention maintenant à son poids, mais il mangeait beaucoup de profiteroles et c'est un plat finalement presque que j'ai appris à manger avec mon père. -C'est pas compliqué à faire chez soi...
D'abord vous pouvez acheter par exemple des petites chouquettes. Vous les coupez en deux, vous mettez une bonne glace à la vanille. -On achète les chouquettes toutes prêtes ? -La pâte à choux, c'est facile mais si vous ne voulez pas les faire, vous achetez les chouquettes.
Puis, vous faites fondre une bonne tablette de chocolat 70 % et vous mettez ça à la fin. Moi, ce que je déteste, comme Sylvain Maillard, j'adore les profiteroles. Mais souvent, on est déçu.
Parce que le chocolat n'est pas un vrai chocolat chaud, c'est un chocolat industriel qui sent le sirop. Les glaces et la pâte à choux ont été congelées en même temps. Comment ? -Pas de sirop de chocolat ?
Il faut que ce soit du vrai chocolat fondu ? -Oui, ce n'est pas bon le sirop de chocolat. Et vous verrez, dans certains restaurants, ils n'ont aucun scrupule.
Ils ont des petites bouteilles en plastique avec du caramel au beurre salé, du caramel et du chocolat. Et ils aspergent leur profiteroles. Non, profiteroles, c'est un vrai chocolat qui doit sentir le chocolat et être chaud.
Il doit y avoir ce contraste entre la glace et le chocolat. Il doit faire fondre la glace. Il y a parfois aussi, ils l'ont mis, des petites amandes grillées.
C'est un vrai dessert qui a l'air simple, mais pour être excellent, c'est un peu plus compliqué que ça. -Vous savez, à chaque fois que je suis au restaurant, si je veux en prendre, je demande toujours : "Est-ce qu'ils sont faits maison ?" Pas faits maison... -Pas de profiterole si ce n'est pas fait maison ? -Non, je demande toujours, s'ils ne sont pas faits maison...
C'est exactement ce que vous avez dit. C'est très souvent décevant. Profitroles... vous attendez, vous êtes heureux.
Vous attendez, vous êtes content. -C'est la double peine de la déception. -Ou à la fin, vous enlevez les choux et vous mangez que la glace. -Exactement.
La déception du dessert, c'est très compliqué. Je vous comprends. Pour accompagner ce dessert, vous avez choisi une chanson.
C'est Money for Nothing de Dire Straits. On en écoute un extrait. Musique Guitare électrique Batterie et guitare électrique Pourquoi ?
Alors on adore, on adore le riff...
évidemment. L'année...
Alors, c'est années 70, 80. C'est le moment où je suis tout jeune. C'est le premier...
Pour Noël, mes parents m'avaient acheté un lecteur CD. Tout nouveau. Les CD...
C'est 86...
Tout nouveau. Et le premier CD qu'on m'a acheté, c'est Money for Nothing. J'étais un fan de Dire Straits et tout, en cassette.
Les jeunes qui écoutent, ils vont dire...
Mais on avait des cassettes qu'on dupliquait les uns les autres. J'étais un grand fan de Dire Straits, de Pink Floyd. -Vous jouez un peu de guitare ou pas du tout ? -Non, pas du tout.
C'est un de mes gros regrets. -Il n'est jamais trop tard. -C'est vrai, jamais trop tard.
J'ai tellement de trucs à faire. Mais j'adore et je trouve que c'est une musique qui m'emporte et qui me rappelle à quand j'étais plus jeune et j'adore ça. Le solo de guitare... -Le morceau, bien sûr. -Le solo de Mark Knopfler est iconique. -Vous saviez que c'était Sting qui était dans les choeurs ? -Ah, je ne sais pas ça. -C'est Sting qui fait les choeurs et figurez-vous que c'est le premier clip.
Vous vous souvenez du clip, les images hyper travaillées, très colorisées ? -Tout à fait. -Premier clip réalisé avec un ordinateur.
Vous parliez des nouveautés, le CD et puis c'est le premier clip réalisé avec un ordinateur. -Arrêtez, ils vont vous débaucher à Taratata. -Oui, c'est ça.
Je préfère manger des profiteroles, écoutez. C'est délicieux. Musique Merci beaucoup, en tout cas.
Merci, Sylvain Maillard, d'avoir partagé ce repas avec nous. -C'était très bon. -On remercie le restaurant Le Bourbon qui nous a préparé le plat et le dessert.
Merci à vous de nous avoir suivis. Merci beaucoup, Jean-Pierre. -Merci, Valérie.
Merci, M. Maillard. -Merci à vous. -N'oubliez pas votre pare-éclats après la côte de boeuf. -Ils rient -Le casque lourd, ça peut toujours servir. -A la semaine prochaine pour un nouveau numéro de Politiques à table.
Merci beaucoup. Musique
Sylvain Maillard