"On est en train de priver la France d'un budget", pour Astrid Panosyan-Bouvet
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Astrid panogan Bouvet oui bonjour bonjour toujours officiellement ministre du Travail et de l'Emploi est-ce que vous avez commencé à faire vos cartons au ministère ah non pas du tout pas du tout parce que je voulais aussi profiter de de de ce moment pour rappeler à tous ceux qui nous écoutent que en ce moment même ont lieu des élections syndicales pour 5 millions de nos concitoyens qui travaillent dans des TPE qui sont employés à domicile et ces élections elles ont lieu jusqu'à au lundi prochain et c'est important de pouvoir aller sur cette plateforme TPE élection pour pouvoir défendre ses droits parce que c'est important donc vous parlez des travailleurs là encore ce matin dans ce jour important tout à fait parce que ça permet à des employés à domicile de pouvoir avoir des formations pour pouvoir se projetés des transporteurs routiers ça a été négocié sur des dispositifs de retraite anticipés c'est du concret et donc moi je suis dans la vie concrète des gens jusqu'au bout et même après mais vous votre travail à Panion Bouvet vous risquez de le perdre cet après-midi est-ce que vous l'avez envisagé ou alors vous avez encore de l'espoir moi je je lundi dernier enfin il y a deux jours j'étais à Bruxelles pour avancer sur le sujet de l'indemnisation de l'assurance chômage des frontaliers qui coûte 800 millions d'euros chaque année à la France voilà moi je suis jusqu'au bout à ma tâche que ce soit sur les élections des des des des syndicats dans les petites entreprises que ce soit sur le règlement des transfrontalier il faut il pas du dé mais vous vous imaginez vous être présente demain au Conseil des ministres qu'est-ce que vous apporteriez demain tout va dépendre tout va dépendre effectivement du vote qui a lieu aujourd'hui mais moi ce que je voudrais quand même dire aujourd'hui c'est que ce vote c'est pas simplement priver la France d'un gouvernement il y a eu déjà un vote de censure mais là on est en train de priver la France d'un budget c'est un budget qui n'est pas parfait ça c'est clair mais le budget c'est toujours le résultat d'un compromis entre des objectifs qui dans une situation financière très tendue d'une situation économique qui se durcit j'espère qu'on va aussi parler ça intéresse des défaillances d'entreprises des plans sociaux d'un contexte international qui se tend également ça arrive à un moment très difficile pour le pays ça ajoute de l'instabilité et de l'imprévisibilité à une situation qui n'est déjà pas stable et imprévisible le gouvernement en place donc depuis un peu plus de 2 mois quel est le sentiment qui qui prédomine chez vous en ce jour particulier il y a de la frustration il y a de la colère il y a de la gravité il y a de la tristesse parce que on ne réussi pas en France à un instaurer une culture du compromis qui est vu comme de la compromission qui est vu comme de la concession qui est vu comme de l'ultimatum et du chantage et donc il a il y a effectivement de la tristesse et de l'inquiétude pour la suite parce qu'on a quand même besoin d'un budget je pense que ça a été rappelé à différentes échéance les conséquences très concrètes aujourd'hui de ne pas avoir de budget pour pas mal de suj mais politiquement vu de la gauche on l'entendait encore hier matin il y avait marine Tondelier qui était là pour les écologistes et et pour elle discuter avec le rassemblement national ce n'était pas possible il y a pas de compromis possible pour une partie de la gauche avec le rassemblement national mais la question c'est pas une discussion avec le rassemblement national c'est discuter de sujets concrets aujourd'hui qui font que sur la question de la facture de l'électricité sur la question du pouvoir d'achat ce sont des préoccupations et heureusement qui sont partagées par bon nombre de et de partis politiques et bon nombre de nos concitoyens donc il y avait pas de concession il y avait pas de d'ailleurs et c'est d'ailleurs peut-être un peu ça ça ça ça a pu apparaître comme de la foire à la concession et non on est d'abord dans le compromis juste sur ce qui s'est passé sur les dernières heures la négociation elle ne s'est faite qu'avec le rassemblement national qu'avec Marine Le Pen le dernier communiqué de Matignon est adressé à Marine Le Pen il est il est le rassemblement national est cité la honte disait hier marine Tondelier qui était à votre place à patronne des écologistes parce que vous avez aussi cédé sur des sujets annexes comme la me l' médical d'État est-ce que vous avez moi je veux moi je veux quand même rappeler dans ce budget qu'il y a des choses sur laquelle la gauche que la gauche ne peut pas renier enfin je veux dire et ça d'ailleurs ça n'aura pas lieu si ce budget n'est pas voté mais sur la taxation des haut revenus sur pour la première fois puisqu'on veut parler du travail sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises sur mais ça ce sera pas voté la réactivation de l'activité partielle de longue durée pour les entreprises pour qu'elle n'it pas à à mettre la clé sous la porte et de pouvoir mettre leur travail ailleurs au au chômage partiel ça c'est des choses qui sont concrètes en plus parce que tout n'est pas dans le budget d'un dialogue social qu'on a su rétablir notamment en négociant des choses importantes sur la réforme de l'assurance chômage sans que ça polarise et fracture plus le pays qu'il ne l'est déjà il y a ce chiffre qui a beaucoup fait réagir hier dans la bouche du Premier ministre 18 millions de Français verraient leur impôt sur le revenu augmenté en cas de non vote en cas de censure et donc de absence de budget qu'est-ce qui doit être fait dans les prochaines heures de manière urgente si jamais la censure tomba pour éviter cette le gouvernement tombait pour éviter cette situation bah là rien ne peut être fait pour éviter cette situation parce que c'est la loi de finan qui décide de faire que le barê de l'imposition suit l'inflation donc là ça veut dire très concrètement et je pense que ça a été dit à plusieurs reprises 380000 foyers qui étaient exemptés unpô sur le revenu qui le seront 17 millions de foyers qui verront le le impôt augmenté alors que c'est ça qui est fort de café les plus hauts revenus dont on avait prévu une augmentation d'impôt seront exempté puisque la loi de finance ne s'applique pas c'est mais vous savez aussi ce qui vous est reproché à ser panogan par exemple si on prend un peu de recul après toutes les concession qui ont été fait notamment au rassemblement national on est en train de de se demander si le gouvernement va pas tomber pour 3 milliards 3 milliards en fait c'est le coût de l'indexation des des des retraites sur l'inflation et finalement le Premier ministre a dit non je vais pas céder à cette demande du rassemblement national est-ce que vous risquez la crise politique la crise financière de l'accentuer pour 3 milliards parce que le budget c'est un compromis entre la stabilisation de l'endettement et on arrivé à quelque chose d'autour de 5 % mais il faut pas que ça dépasse non plus euh parce que la facture commençait à devenir lourde he enfin je veux dire ça a été rappelé aussi par Laurent Saint-Martin entre les différentes concessions sur l'électricité effectivement les les r c'est sur la question du pouvoir d'achat oui mais il y a un moment donné où euh on n'est pas dans le chantage ou dans l'ultimatum non plus un budget c'est la la le l'équilibre entre la stabilisation de l'endettement le pouvoir d'achat euh les conditions d'exercice des entreprises euh les services publics et puis aussi des des crises ponctuelles je pense à nos agriculteurs qui là pour le coup seront aussi les premiers pénalisés d'avoir de ne pas avoir de budget ou euh ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie où il faut aussi euh euh financer la réparation alors il y aur effectivement des choses qui vont être faites et pas d'autres en l'absence de budget il y a l'exemple des retraites ouais les retraites notamment leur pension les pensions des retraité seront indexé sur l'inflation 2,2 % contre 08 % au 1er janvier ce qui était prévu dans votre budget nouvelle augmentation pour les petites retraites en juillet les retraités finalement il serait gagnant de cette situation de de censure les retraités seront seraient effectivement gagnants si on peut dire qu'il y a des gagnants parce que effectivement dans cette océan de difficulté ils verraient leur leur pension indexé sur la l'inflation pour la totalité on pose la question à la ministre du Travail ça veut dire que les inactifs seraient ce soir en quelque sorte bénéficiaire par rapport aux actifs c'est mais c'est ça le sujet fondamental c'est-àdire que là moi je voudrais aussi dire qu'il y a une forme de frilosité et et de myopie de la classe politique qui considère les retraités comme un bloc homogène et bien moi je suis la minise du travail je peux vous dire que les salariés c'est pas un bloc homogène les retraités non plus a 75 % des retraités qui sont propriétaires et précisément les petits retraités les petites pensions c'est souvent des gens qui ne sont pas propriétaires et pour lesquels la pension vient payer l'essentiel du logement et ceuxa il faut les protéger mais il y en a d'autres qui peuvent aussi moi je le pense participer à l'effort de redressement de nos comptes publics au même titre que les actifs au même titre que les entreprises il est là le débat fondamental donc la censure c'est une bonne nouvelle pour les retraités est-ce que les fonctionnaires là qui nous écoutent ou nous regardent doivent s'inquiéter pour le paiement de leur salaire l'année prochaine si le gouvernement tombe ce soir de shutdown à l'américaine dans lequel il y aura plus les crédits pour payer les fonctionnairesf il s'agit pas de de verser dans le catastrophistme mais il faut pas se rassurer à bon compte non plus c'est le message que je veux donner ici et ne pas voter un budget c'est dans le contexte économique que nous connaissons avec 6 % de déficit à la fin de l'année 3000 milliards d'emprunt pour financer la dette de l'État de l'imprévisibilité pour les entreprises qui n'aiment pas ça pour les m pour les ménages et pour ceux à qui on emprunte un point très concret là encore qui concerne le SMIC le 1er novembre le SMIC a été revalorisé de 2 % en anticipation du mois de janvier sur décision du gouvernement là sans nouveau budget il y aurait quand même une revalorisation au 1er janvier dès lors que c'est la loi alors dès lors que c'est la loi par rapport à par rapport à une augmentation du du taux d'inflation en fait l'anticipation d'inflation alors c'est typiquement ce genre de chose que je vais discuter pas plus tard que ce matin puisque je rencontre les comités d'experts du du du du de la question du SMIC justement pour discuter de ce sujet mais dans ce cas-là c'est vous qui décidez parce que pardon vous êtes une minist ce sera décidé de toute façon fin fin fin de l'année mais c'est précisément ce genre de sujet dont il faut discuter sachant que ce comité d'experts avait avait avait avait dit que le 1er novembre suffisé puisqu'on était simplement dans de l'anticipation tout ça dans un climat social lourd il y a demain une grève de la fonction publique la semaine prochaine grève dans les ports mouvement reconductible des chmino quel message vous adressez vous dans ce moment euh au syndicat euh appel à la responsabilité moi je je je depuis que je suis ministre du Travail moi j'ai vu que les syndicats comme le patonat étai très responsable en fait donc j'ai pas besoin moi de faire un appel à la responsabilité sur des sujets aussi potentiellement fracturants que la réforme de l'assurance chômage ils ont trouvé un accord où ils ont pu à la fois trouver des économies tout en protégeant mieux ceux qui aujourd'hui sont les plus fragilisés par la la la le durcissement du de la situation économique les jeunes pour qu'ils soient mieux protégés par l'assurance chômage donc j'ai pas d'appel à la responsabilité à faire aux partenaires sociaux parce que je trouve que contrairement à beaucoup de partis politiques ils sont ils ont un esprit de responsabilité et ils savent trouver des compromis quand on leur demande mais vous voyez bien que là dans cette situation particulière on essaie de déterminer qui sont les gagnants et les perdant de la situation et dans certains secteurs on est content on est content qu'il n'y ait pas de budget de nouveau budgets l'année prochaine je pense que la la la France c'est comme un organisme vivant c'est-à-dire interdépendant je pense qu'on peut pas comme ça se dire qu'il y a des perdants des des gagnants je pense que la situation de l'endettement si elle s'emballe elle ne sera bonne pour personne elle ne sera bonne pour personne des taux d'intérêt qui augmentent d'un point sur la dette française c'est 3 milliards d'euros en plus d'un coup c'est de l'argent gâché c'est un/ers du du budget de la justice l'année prochaine ça veut dire que là où on avait sanctuirisé des conression de dépenses sur les ministres régaliens la police la justice le plan prison la défense dans le contexte international qu'on connaît et ben on met ça sous la porte juste une une mesure qui éta importante dans le budget 2025 était prévu donc une surtaxe sur les grandes entreprises he une contribution exceptionnelle faut oublier et ça peut parevenenir par un autre texte mais pas pas par ça ne peut revenir que par une nouvelle loi de finance le là ce qui peut être fait c'est simplement soit réexécuté par 12e la loi de finan de l'année dernière qui a été prise dans un contexte politique économique extrêmement différent donc ce ne sera pas possible on ne peut pas lever de nouvelles recettes quand on est gouvernement démissionnaire il faut bien avoir ça en tête as panodian Bouvet ministre du Travail et de l'Emploi pour combien de temps la réponse est à l'Assemblée nationale cet après-midi on laisse passer le fil info et on vous retrouve juste après il est 8h45 Maurine sugard et le président du Rassemblement national confirme ce matin que le parti va voter la motion de censure pour faire tomber le gouvernement les députés examinent la première motion desès 16h cet après-midi hier le Premier ministre Michel Barnier en a appelé à la responsabilité des élus il assure que près de 18 millions de Français verront leur impôts sur le revenu augmenté en cas de censure Emmanuel Macron lui est encore en Arabie Saoudite il annonce qu'il présidera en juin prochain avec le prince héritier une conférence sur la création d'un État palestinien pour l'opposition sud-coréenne le président Yun a tenté de mener un coup d'État il a imposé la loi martiale hier pendant quelques heures avant de la lever toute la nuit les citoyens se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale pour protester face à l'armée l'opposition demande au Président de partir une fuite de données plus qu'embarrassante chez noroto l'enseigne spécialisé dans la maintenance automobile indique que certains numéros de pièces d'identité de clients ont été dérobés des noms des adresses mail et des postes et postal des numéros de téléphone ont aussi été volés 78000 clients sont concernés au total [Musique] France Info le 830 France Info Jérôme chapui Salia braa et notre invité ce matin à Street panosian Bouvet ministre du Travail et de l'Emploi dans un gouvernement en surc une motion de censure examiné dans un contexte économique lourd beaucoup de défaillances d'entreprise qui inquièteent ces dernières semaines fin octobre 160000 emplois été menacés par des procédures colle chez Michelin chez auchamp notamment chez arcelleror tout dernièrement encore chez valaleéo pour ne citer que est-ce que ça va encore s'aggraver si le gouvernement est censuré alors vous parlez des grandes entreprises mais moi j'aimerais aussi parler des plans sociaux à bas bruit comme l'a dit d'ailleurs le président de la Confédération des PME c'està-d qu'il y a une multiplication des PSE dans les grandes entreprises mais ça existe aussi dans les fournisseurs de rang 2 à 5 et pour lesquels les conditions de départ peuvent être beaucoup plus difficiles et la le fait de ne pas avoir de ne pas voter de budget va rajouter effectivement de l'imprévisibilité ce que n'aime absolument pas ni les entreprises ni les investisseurs et je veux encore dire ici que dans ce budget il y avait deux choses importantes il y avait une chose en particulier qui était importante c'était la réactivation de l'activité partielle de longue durée qui permettait de trouver une solution intermédiaire avant de mettre la clé sous la porte de pouvoir trouver des solutions de financement et de reconversion justement c'était la demande ça de Sophie Binet de la CGT céit pour qui ce ce chômage partiel de longue durée c'est précisément pour des travailleurs qui travaillent dans des entreprises qui sont en très forte difficulté notamment des situations structurel durable vous avez parlé de l'automobile de la grande distribution il y a des secteurs qui subissent des véritables transformations et ça c'est quelque chose qui était demandé effectivement par les partenaires sociaux que ce soit patronat je pense à la metal mais pas que et effectivement les syndicats ça c'était dans la loi de finances que je devais discuter au Sénat pas plus tard qu'hier soir et ça ne et ça devait en principe être rediscuté samedi pour une session au Sénat pour reprendre la suite de la loi de finance sur la section emploi travail deuxième chose très importante la on est en train de fragiliser la position de la France aussi au sein de l'Union européenne au moment où il y a des discussions extrêmement importantes notamment parce que nous sommes en divergence avec l'Allemagne sur les barrières euh commerciales à mettre en place vis-à-vis de pays qui ne pratiquent pas euh des des des pratiques loyales je pense notamment à la Chine à l'Inde et aux et aux États-Unis bah là la France elle aura forcément une voix qui sera beaucoup plus fragilisée sur des sujets qui doivent être là pour défendre nos industriels sur le sol français si on regarde les conséquences en France est-ce qu'il faut s'attendre à une explosion du chômage dans les prochaines semaines non parce que il y a il y a un paradoxe en fait il y a un paradoxe c'est pour ça ni catastrophisme ni rassurance àon mon compte il y a parce que le il y a toujours une dynamique assez forte des demandes d'embauche qu'on inscrit à l'URSAF voilà par contre il y a ce qu'on appelle des plans sociaux qui ont augmenté effectivement de 40 % depuis l'année dernière parce que il y a des secteurs de l'économie tout entier qui subissent des transformations durables qu'on n' pas su collectivement ni entreprise en particulier anticip je pense notamment à la question de l'automobile qui en plus subit là de plein fouet un durcissement de la concurrence internationale alors justement l'automobile patron de stéantiste Carlos tavarz a été forcé à la démission dimanche dernier l'État est actionnaire du du groupe vous poussez pour que ce soit un Français qui soit nommé à la tête de stelantis parce que c'est peut-être plus facile de négocier le maintien des des usines et des sites en France si c'est un de nos compatriotes qui dirige le groupe moi je alors là je non je vais vous le dire pourquoi parce que moi je pense qu'il faut d'abord que ce soit quelqu'un qui soit le plus compétent possible je vais vous donner un exemple c'est Air France sky Air France KLM on a fait venir un spécialiste de l'aérien canadien qui était le numéro 2 d'Air Canada pour diriger Air France KLM depuis maintenant 5 ans et il a redressé l'entreprise il a réussi à mettre du vrai dialogue social dans l'entreprise chose que beaucoup de ses prédécesseurs n'avaient pas réussi donc pour moi ce qui compte et je pense que c'est ce qui compte aussi pour les travailleurs français de céentis et c'est peut-être parce que j'était une femme d'entreprise qui le dit c'est d'abord quelqu'un qui a à cœur à la fois de voir faire faire gagner des points à l'entreprise tout en maintenant un haut niveau de dialogue social dans l'entreprise mais est-ce que vous êtes inquiète ce matin pour les sites français de stellantis Peugeot Citroën ben moi je suis inquiète indépendamment de la question du changement de dirigeants je suis inquiète parce que que ce soit pour C lentis ou que ce soit pour Renault c'est le secteur de l'automobile aujourd'hui et leurs fournisseurs faut pas oublier les fournisseurs hein les fournisseurs qui subissent une transformation de de plein fouet c'est le le le véhicule électrique alors qu'on était dans le thermique c'est aussi toutes les électronique embarquée dans un dans un moment où les conditions commerciales se durcissent considérablement avec l'arrivée des voitures chinoises où on voit que les réponses européennes sont beaucoup plus faibles on va dire et accommodante que les réponses américaines par rapport à la concurrence chinoise des véhicules électriques qui arrivent vous parlez de l'image de la France au niveau européen et cette faiblesse qu'on pourrait avoir si le gouvernement tombait ce soir quelles conséquen euh qui pour pour succéder à Michel Barnier c'est la question qui se pose dès maintenant avant même que que la motion de censure soit votée euh qui aurait l'approbation des macronistes pour succéder à Michel Barnier je le sujet le sujet c'est d'abord de trouver euh le le le l'axe central quoi moi je je l'avais d'ailleurs dit après les élections de la dissolution comment comment trouver euh un un un socle ou un dénominateur pour ne pas avoir dépend ni du rassemblement national ni de la France insoumis moi c'est ça le véritable sujet alors je voudrais vous faire réagir à ce que dit ce matin le premier secrétaire du Parti socialiste chez nos confrères du monde Olivier fort il parle d'une divergence fondamentale sur ce que nous voulons faire divergence avec la France insoumise c'est le parti socialiste allié au sein du nouveau front populaire qui le dit ce matin est-ce que ça veut dire que vous on rappelle que vous êtes l'une des fondatrices dans marche au tout début de l'aventure macroniste est-ce que vous êtes prêt éventuellement à travailler avec un parti socialiste qui se détacherait de la France insoumise ben je pense que c'est ce qu'on souhaitait c'est mais c'est ce que beaucoup de de de républicains démocrates et européens souhaitent depuis le début dans ce pays c'est-à-dire que le Parti socialiste c'est un parti qui a été du gouvernement qui sait ce que c'est que tenir un pays tenir un budget qui sait aussi ce que c'est que tenir un pays dans un contexte international qui se durcit et donc c'est je pense ce qu'aurait souhaité beaucoup de mais c'est pas le choix qui a été fait par Emmanuel Macron en choisissant Michel Barnier Premier ministre euh il a d'emblé mis mis Michel Barnier entre les mains du rassemblement national s'il avait choisi par exemple Bernard casenuf ça aurait été autre chose je vous rappelle que Bernard casenu n'était pas le choix à l'époque poussé par le Parti socialiste on peut le le regretter mais ce n'était en tout cas pas le cas et ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui et donc le Parti socialiste moi je je je le pense effectivement on parle beaucoup du rassemblement national mais parlons aussi du Parti socialiste qui contrairement au rassemblement national et je me battrai toute ma vie pour que ce soit pas le cas ni la France insoumise et je me battrai aussi n'exerce pas de responsabilité puisse aussi revenir à la raison pour un chemin qui soit européen voilà et puis également raisonnable et un budget ça doit être le compromis entre la stabilisation de l'endettement le pouvoir d'achat des ménage et la capacité des entreprises à pouvoir continuer à se développer mais on a entendu Michel Barnier souhaiter les largissement du socle commun quand autre autre déclaration ce matin il a Nick jado l'ancien candidat à la présidentielle écologiste désormais sénateur dit qu'il faut ouvrir la possibilité d'un Pact républicain transitoire entre le nouveau front populaire et le bloc central vous croyezvous à la possibilité encore d'élargir ce socle commun après les les mois qu'on vient de vivre mais je me rappelle que lorsque Michel Barnier est arrivé à Matignon il a souhaité rencontrer l'ensemble des groupes de POS Olivier fort et Boris Valot n'ont pas souhaité se rendre à ce rendez-vous je me rappelle aussi que le parti socialiste a déposé une motion de censure avant même d'écouter la déclaration de Politi Gén mais le argument le rappelle c'est parce que Michel Barnier était issu du groupe de l'un des groupes parmi les plus minoritairesou je pense que le sujet c'est qu'est-ce que on peut faire ensemble plutôt que de déterminer les histoires des uns et des autres et de se donner des points des des des points ou des mauvais points le sujet c'est qu'est-ce qu'on fait ensemble et c'est ce que nous demande aujourd'hui les Français encore une fois il s'agit pas de censurer un gouvernement de priver le pays d'un d'un d'un d'un gouvernement ça on l'a c'est le sujet c'est de priver aujourd'hui dans un contexte très particulier on a quand même une datte de plus de 3 milliards 3000 milliards d'euros d'un budget voilà et donc le C c'est qu'est-ce qu'on fait Bou vous mettez de côté les histoires de personnes sauf que ce sont les personnes qui déterminent la politique qui est menée là dans les noms qui circulent pour succéder à à Michel Barnier c'est Sébastien alocornu François Baayou sont les noms qui circulent il faut forcément que ce soit un proche du président en fait pour succéder pour arriver à matigon il faut que ce soit une personne qui soit soit capable moi en tout cas c'est mon espérance de pouvoir avoir suff un dénominateur commun qui ne fasse pas dépendre la politique de notre pays ni du rassemblement national ni de la France insouite en tout c'est vraiment aujourd'hui le souhait que j'avais j'avais exprimé dès dès effectivement juillet après la la dissolution et on on donnait cette information ce matin sur France Info gabrielal souhaite mettre tout le monde autour de la table à l'exception de LFI et du rassemblement national pour réfléchir à gissement du socle commun c'est la bonne personne Gabriel laal pour faire ce travail je pense qu'il faut que tout le monde se mette autour de la table dire il faut qu'on arrête je pense que les Français en ont un peu marre aussi de tous ces sujets de personnes je pense qu'à un moment donné il y a la capacité à s'élever de sa propre condition mais tout parti confondu pour pouvoir trouver des solutions pour nos nos concitoyens parce que encore une fois nous priver d'un budget ça aura des conséquences lourdes et une bascule dans l'inconnu que personne ne peut aujourd'hui préciser éloigner les histoires de personne sauf qu'il y a une personne qui est au centre de toutes les les discussions dans le monde politique aujourd'hui c'est Emmanuel Macron nombreux sont dire sont nombreux sont ceux à dire qu'il est responsable de tout ce qui se passe aujourd'hui depuis sa décision incompréhensible juge incompréhensible de de la dissolution appel à la démission c'est partagé aussi par une majorité de Français vous qui le connaissez bien puisqu'on l'a dit vous avez fondé en marche avec lui qu'il est est-ce qui pourrait aboutir à une démission je pense qu'il faut être très respectueux des institutions Emmanuel Macron il a été élu pour 5 ans c'est la il est la clé de voûte des institutions il est garant de la stabilité des institutions je pense qu'il faut vraiment se garder de commencer à entrer dans ce genre de discussion c'est rajouter encore une fois de l'imprévisibilité et de l'instabilité à un moment donné où on a besoin d'un cadre et vous voyez bien que depuis 2017 où il incarnait l'espoir là on est en 2024 les gens veulent qu'ils partent les Français en majorité qu'est-ce qu'il a raté qu'est-ce qui qu'est-ce qu'il a pas compris ça c'est pour l'instant moi je me focalise sur la situation actuelle du budget pas sur ce qui a pu les incompréhensions qui ont pu se se qui ont pu avoir lieu mais je vous pose la question vous savez pourquoi je vous pose la question parce qu' hier sur France Info on avait un invité qui s'appelait David Lisnard qui est membre deslr président de de des des mes de France et c'est pas quelqu'un qui veut le chaos mais lui-même pense à la démission on a un autre Jean-François Copé lui aussi LR pareil maire de mot et qui dit il y a la question de la démission vous entendez ces personnalités qui sont pas de nature à vouir dans le pays mais qui disent la démission d'Emmanuel Macron quand même elle se pose je pense que pour l'instant le sujet c'est une stabilité gouvernementale avec un budget voilà je pense que vraiment ça ce serait rajouté encore une fois à du désordre vraiment et on en a pas besoin et les Français n'en ont pas besoin aujourd'hui Astrid panosian Bouvet on a compris que vous aviez encore du travail ce matin vous serez à l'Assemblée cet après-midi ministre du Travail et de l'Emploi dans ce gouvernement qui est donc en surci on suivra ça bien sûr sur France info je vous laisse en compagnie de Sia abracia Renaud d pour les inf mais dans un instant
Astrid Panosyan-Bouvet