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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 2 juin 2026 43 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

Henri Guaino :"Il ne faut pas affaiblir les pouvoirs du président de la République"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous croyez en la République, vous croyez en la force de l'État, vous croyez en la démocratie et vous êtes malheureux de ce que ces gens-là sont en train de faire de la France.

  • 5:00OuverteÉludée

    Qu'est-ce que le général de Gaulle répondrait aujourd'hui aux successeurs qui lui demanderaient 'Qu'avez-vous fait de cette France que je vous avais laissée si brillante ?'

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de la nature humaine et de la civilisation. Comment expliquez-vous le recul de la civilité en France ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment redonner de la souveraineté juridique à la France face aux traités européens ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le poste de président de la République ne rend pas fou ceux qui l'occupent ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Quelles solutions proposez-vous pour la droite et comment les appliquez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Henri GuainoFait
    « La politique c'est l'éruption de la volonté humaine dans l'histoire. »
  • 10:00Henri GuainoFait
    « On a plus le droit d'utiliser les mots du réel et sans ça, on se fait passer pour un xénophobe, un raciste ou un fasciste. »
  • 12:00Henri GuainoFait
    « Une société où il y a plus de transmission, il y a plus d'imaginaire commun, il y a plus de culture commune, il y a plus de politesse commune. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien sur Sud Radio en ce mardi 2 juin 2026. La France dans tous ces États et dans un drôle d'État. Je reçois une personnalité politique importante parce que c'est un un observateur quelqu'un qui s'est impliqué de façon convaincue dans la politique française.

Il s'agit d'Henry Guena que l'on connaît bien sur cette antenne mais partout ailleurs. Je rappelle même si on vous connaît, je rappelle que vous avez été conseiller du président de la République Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Je me souviens à l'époque, on disait c'est le c'est le Jacques Athalid de Sarkozi.

Je sais pas si c'était un compliment vraiment. Et puis vous avez continué après le après après la présidence de Nicolas Sarkozi, vous êtes vous avez poursuivi votre combat politique, vous avez été élu député des Yvelines et vous continuez aujourd'hui à défendre cette certaine idée de la France euh voilà un peu golienne représentée par des gens comme Philippe Ségain ou Jean-Pierre Chevement. Vous croyez en la République, vous croyez en la force de l'État, vous croyez en la démocratie [grognement] et vous êtes malheureux Henry Guena on le sait, on vous entend de ce que ces gens-là sont en train de faire de la France.

Je pose souvent la question à des personnalités comme vous. où je reprends cette scène de 18 Brumer devant les tuileries où le général Bonapart interpelle les directeurs qui savent qu'avez-vous fait de cette France que je vous avais laissé si brillante ? C'est le général de Gaulle si on si on le ressuscitait juste à l'instant qui prennent c'est à part Pompidou tous ces autres successeurs et qui leur disent qu'avez-vous fait de cette France que je vous a fait la lissé si brillante il répondrai quoi ?

Pardon ? Moi je sais pas faire parler le général de Golf et honnêtement honnêtement. Ah oui mais et honnêtement je préférerais qu'il ne se réveill à point parce que voilà euh mais ils ont rien à répondre.

Rien à répondre si vous voulez. Moi je c'est il faut vous parliez de ma de ma vie. Alors ma vie a pas commencé en 2007 hein, mais j'ai pas toujours fait de la politique mais je me suis toujours intéressé et moi quand je suis rentré dans ma famille politique qui n'existe je peux dire qu' n'existe plus aujourd'hui donc je rêve qu'elle ressuscite un jour il y avait des chab des messes elle s'arrête quand ?

à l'UDR l'UDR de l'époque non s'arrête à la fin du RPR après il y avait il y a toujours eu des divisions des Donc [raclement de gorge] vous croyez quand même à Chirac à un moment donné oui je crois au RPR [raclement de gorge] bon [grognement] appel de Cochain était il y peut-être quelques excès dans l'appel de Cocha bon contre le renoncement de souveraineté pour l'Europe avec Marie c'est peut-être beaucoup mais [raclement de gorge] bon il y avait il y avait au RPR une ciment qui était un ciment hérité de du gaolisme, une conscience. J'y reviens. Moi quand je suis rentré au RPR, bon, il y avait Chirac, d'accord, et puis il y avait des Mesmè, des Chabants, des D debré, des [raclement de gorge] Ségains, des Pasquis et cetera.

Donc et le seul fait d'énumérer ses noms montre à quel point nous avons descendu plusieurs marches dans le le le qui est le niveau intellectuel et moral de la classe politique. Voilà, il faut quand même [raclement de gorge] c'est c'est comme si vous citez dans la littérature non mais au ministère de la culture vous prenez André Malerot et puis après c'est pas c'est pas Fleur Pellerin qui qui dit pas on est d'accord ou même Druon et puis vous après vous avez Fleur Pellerin quoi voilà bon je rien contre Fleur Pellerin mais non non non mais voilà vous az n'avez pas besoin de commenter davantage touché le fond ministère de la culture vous êtes de tous les ministères qui ont connu des maillons faibles ministère de la culture s'est quand même offert les champions de des maillons faibl Oui, parce que enfin voilà parce que quand quand le général de Gaul c'est intéressant comme expérience, quand le général de Gaul nomme Malo, ce ministère n'existe pas. Il avait existeré un ministère des beauxarts et des choses comme ça, mais il dépendait d'ailleurs de l'instruction publique.

Absolument, il a souvent dépendu de l'instruction publique. Euh bon, c'était et c'est c'était une innovation formidable. Comment l'État va s'occuper de la culture scandaleux pour beaucoup hein ?

C'était mais en fait il il nomme malre. Voilà, c'est-à-dire qu'il nomme une politique culturelle incarnée par un homme par une personnalité personnalité voilà légitime mais qui qui qui connaît l'ensemble du champ culturel qui maîtrise qui le domine qui a qui a une idée très très précise de ce qu'il veut faire et qui le fait quiincarn un projet qui un vrai projet vrai projet c'est c'est [rires] lui le projet c'est malheureux le projet et de Gaul le prend pour ça comme les Français ont choisi De Gaul parce que c'était de Gaul, voilà. Pas parce que il avait arrivé avec un programme de 1000 de 1000 mesures euh 35 alliances de parti et cetera [raclement de gorge] euh des caminaisons embrouillé.

Non, et les les gens savaient ce qu'était le gén qui était le général de Gaou et le général de Gaul savait qui était Malro. Bon, c'est tout ça a disparu de la C'est un luxe qui n'existe plus. C'est un luxe qui n'existe plus.

Mais non, c'était pas un luxe, c'était une nécessité. Ça comme un luxe d'avoir des gens de cette trampe avec cette culture et cette vision. Il y a eu la guerre, il y a eu l'histoire.

Bon très bien. Mais Pompidou bien qu'il a fait il a il avait fait la guerre à la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais [grognement] Pompidou qui n'était pas le général de Gaul qui n'était pas Napoléon Bonaparte qui n bon mais qui était un personnage avec une épaisseur à la fois humaine, culturelle et intellectuelle considérable qui n'a plus rien à voir on va parler d'homme d'état un sens. Un homme d'état, c'est un homme d'état.

Aujourd'hui, c'est pas ils sont à des responsabilités d'homme d'état. On peut pas on peut pas conduire une nation quand il y a pas d'homme d'état. Voilà.

On peut pas avoir une politique à la hauteur de ou femme d'état. Je voilà. Oui.

Oui. Mais c'était générique. Euh voilà.

S'il y a pas d'homme ou de femme d'État dans la politique, alors la politique ne conduit plus rien, ne maîtrise plus rien, ne fait que se servir elle-même, que vivre dans son [raclement de gorge] se elle se replie sur elle-même. Euh Moriac appelé ça les termites. Oui, tout à fait.

Voilà. et et elle ne elle ne conduit plus le destin du pays dans un monde où il se passe tous les jours des des événements importants quel on est confronté à des catastrophes, à des épidémies, à des guerres, à des tensions, voilà [raclement de gorge] et dans un pays à l'intérieur dans des sociétés qui elles-mêmes sont traversées de tensions profondes et et et pour lesquelles le combat pour l'unité est un combat permanent qui ne peut revenir qu'à la politique en réalité. Voilà, la politique c'est l'éruption de la volonté humaine dans l'histoire.

Voilà, c'est pas je voudrais qu'on fasse un bilan, on va pas le faire en en 45 minutes de la France depuis 1958. Non, mais vous ne comprenez le bilan de ce qui se passe que quand vous avez compris ça, vous avez compris ce qui est la politique justement, on a on a un recul, ça nous empêche pas de jeter un œil sur sur l'actualité. Nous avons vécu ce weekend des scènes hallucinantes et nous avons la confrontation de de France, celle que j'appelle de Bruno Retaillot qui dit que l'État a été au-dessous de ses responsabilités dans les s d'abord dans la réponse aux émettiers dans la sanction ensuite de la justice et puis vous avez Laurent Lun ministre de l'intérieur en exercice qui dit "On a maîtrisé la situation, ça aurait pu être pire, c'était quand même la fête." Voilà.

Et ensuite des débats entre commentateurs. Je pense à monsieur Apati face à monsieur Bélami qui s'insurge parce qu'on a utilisé le mot barbare les scènes qu'on a vu. Ça veut dire qu'aujourd'hui même quand on est dans le réel, on a plus le droit d'utiliser les mots du réel et sans ça, on se fait passer pour un xénophobe, un raciste ou un fasciste.

Oui, vous avez vous avez raison mais faut arrêter de se gargariser avec les mots aussi hein. Oui. Si on est d'accord, si si on est d'accord pour considérer non pas seulement qu'il y a des barbares, mais qu'il y a une montée de la barbarie, c'est-à-dire un recul de la civilité, de la civilisation, alors on en tire des conséquences.

Voilà, on se contente pas. Vous mz ces termes recul de la [raclement de gorge] civilité, de la civilisation. Voyez bien qu'il y a un recul de la civilisation, il y a un recul de la civilité.

Voilà qui ne qui est imputable un certain nombre de causes dont certaines dont on parle tout le temps, d'autres dont on parle jamais. Je pense à l'école don finalement on parle pas tellement euh [raclement de gorge] dans un dans une société où il y a plus de transmission. Ben une société où il y a plus de transmission, il y a plus d'imaginaire commun, il y a plus de culture commune, il y a plus de politesse commune hein.

Cette chose sa cette petite chose dérisoire mais qui permet aux gens de de vivre ensemble. Appelle civilité en d'autres termes quelquefois. Mais moi je préfère le terme de politesse parce que au fond c'est ainsi que nous l'avons toujours nommé aujourd'hui en discipité pour ne pas dire politesse comme si c'était dérisoire de l'éducation.

Mais oui, mais ça fait partie de l'éducation et de la formation. comme fait partie de l'éducation et de la formation, le fait que l'enfant puisse de temps en temps rencontrer en refus, que l'enfant puisse expérimenter la frustration que lui que lui provoque l'interdit ou le refus de ses de ses parents ou de ses enseignants. Voilà, c'est tout ça est absolument indispensable à la formation de d'une personne comme à la à la à la continuité d'un d'un peuple, d'une société.

Voilà. Bon et alors c'est un souvenir he c'est un souvenir ce que vous racontez là. Non mais c'est alors le problème est là c'est que on peut se dire c'est un souvenir tout ça ça c'est fini mais ça peut pas être fini.

C'est ça le problème. Le problème c'est aussi quelque chose qu'on a évacué c'est la nature humaine. Bah parle jamais de la nature humaine.

C'était même devenu pour certains philosophes un gros mot. [grognement] Mais la nature humaine ça compte. La nature humaine ça ne change pas beaucoup.

Voilà les civilisations déjà ça change très lentement. Vous savez Brodel disait ce sont les personnages de l'histoire qui ont la plus grande longévité mais la nature humaine c'est encore ça ne meur pasisation ça meurt mais une humaine ça une [raclement de gorge] voilà une la nature humaine ça évolue très très peu. On peut dire que ça a évolué euh après histoire.

Bon, très bien. Mais en gros, ça n'évolue pas beaucoup. Donc de toute façon, quand vous niez les impératifs de la nature humaine, vous allez vers la catastrophe et c'est la nature humaine qui finira par avoir le dernier mot.

Voilà. C'est pas c'est la civilisation, c'est quoi ? l'effort pour essayer tant que faire se peut de canaliser ce qui dans la nature de l'homme, ce qui dans la nature humaine conduit à la à la violence, à la sauvagerie et cetera.

Voilà, parce que au fond de l'être humain, il y a il y a une animalité primitive, originelle. Bon oui, mais pour ça la société Henrieno fixe des repères. la société il y a plus de repè alors déjà en fixant les repères ça marche pas toujours.

Mais si vous n'en fixez plus, ça marche plus seulement ça ne ça ne ça finit dans la violence mais la violence ne finit on finit jamais par la violence c'estàdire la violence débouche sur autre chose. Ce qui nous menace aujourd'hui c'est un abîme de violence qui débouchera sur un besoin ça c'est la nature humaine qui le veut sur un besoin et perdu d'ordre mais en passant par un chaos et à ce moment-là oui le chaos de la violence sûr. Voilà.

Mais après, vous avez le besoin est perdu d'ordre. Pourquoi [grognement] ? Parce que oui, l'homme est un animal social par nature.

Bon, par nature. Et donc si vous vous si vous le laissez soit tout seul, la la l'espèce de fantasme de l'individualisme poussé jusqu'au bout, il y a que l'homme, il y a pas la société, si vous le laissez tout seul ou si vous le privez de la de la société, de la vie sociale qui qui ne vous est donné que en récompense de l'effort de civilisation, de civilité, de et bien l'homme ne se réfugie ne se replie pas sur lui-même, il se replie sur ses solidarités proximité. et se replie sur la tribu.

Voilà, le contraire de la civilisation telle que nous la connaissons, c'est la tribu. Voilà. Et donc, on va ce à quoi on commence à assister.

Moi, je suis pas partisan de de l'utilisation du terme guerre civile pour l'instant. Je pense qu'on n'est pas dans une guerre civile parce que sinon vous savez, c'est comme les en en 68 les les imbéciles là qui créaient CRSS. Ben non, peut ne pas être content de la façon dont les CRS se comportaient mais c'est ne pas savoir ce qui est un SS.

Là, c'est un peu exagéré de c'est ne pas savoir ce qui est une guerre civile. Mais la menace existe. Voilà, cette menace nous la sentons.

Et si nous voulons l'éviter, il faut éviter le retour au retour au tribus. Il faut donc faire regagner du terrain à la civilisation et à la civilité. Voilà.

Je reçois Henry Genaau qui est une voix de la France libre, je vous qualifie comme ça, qui est un républicain un républicain patenté et tout simplement un citoyen inquiet et en colère qui pourtant nous dit on va en discuter que il y a beaucoup plus de solutions qu'on pense à condition qu'il y ait du courage politique. Vous nous appelez au 826 300. Emmanuel Galasso attend votre appel.

Vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez à Henry Guena faire état de votre malaise, de votre satisfaction, dire que vous êtes pas sien que ça. Enfin voilà, c'est un homme, c'est un républicain, donc un démocrate ouvert au dialogue et il vous répondra avec la ferveur et le franc parler qu'on lui connaît au 0826 300300. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio, la France dans tous ces États. Péricoas, vous êtes bien sur Sud Radio en ce mardi 10 juin, il est 18h20 dans la France, tous les États. Je reçois Henry Guenau.

Henry Guena qui a été conseiller présidentiel, député, un politicien français. Je connais pas le mot politicien, pas politicien, homme politique. Voilà.

Mais pour moi politicien, c'est pas c'est pas politique, c'est pas une pas péjoratif. Oui, on dirait un professionnel de la politique politicien. Vous n'êtes pas voilà vous êtes un homme engagé non politicien c'est de l'employé comme ça.

Merci pour cette précision, c'est important parce que revient les termites de Malc. Voilà, il y avait le microcosme de le microcosme de Raymon Bar aussi qui était et vous voulez savoir que c'est un politicien, vous regardez Bordeaux en 19 en juin 1940 voilà vous avez là les politiciens grenouillent en juin 40 là le voilà la classe politique française fuit fuit Paris parce que les Allemands vont arriver et on en train de redessiner et là on a des personnages cynistes qui vont prendre le pouvoir d'ailleurs mais il y a il y a effectivement s'organise il s'organise pour pour mettre le le marchal pét à la tête du gouvernement mais c'est c'est de la politique politicienne il se haïsent tous, ils font des calculs, ils font alors que les Allemands avancent toujours. Est-ce que cette caste en Gueno a vraiment disparu ?

On assiste aujourd'hui à une classe politique. Alors, on est dans la on va rentrer en période électorale. On est dans la conquête électorale sur un poste prestigieux qui est celui de président de la République française en fonction des pouvoirs que lui confère la Constitution de 58 élection au suivrage universel en 62.

On voit aujourd'hui depuis longtemps, vous allez me dire, j'en ai vu d'autres, mais ceux d'aujourd'hui, le programme c'est comment conquérir le poste. C'est pas l'avenir de la France, c'est parce que ça va venir les français, c'est quel est le stratagème publicitaire le plus subtil pour que je puisse laver les cerveaux et les convaincre de voter pour moi ? Et là, c'est concours, j'allais dire, d'imagination et d'audace pour expliquer, je vais être le meilleur.

Jusqu'à je vais donner une prime de 1000 € pour le pour le premier bébé comme comme Gabriel Nathal. Higo, je je vous pose une question de fond. Est-ce que ce poste ne les rend pas fou ?

Est-ce qu'il ne faudra pas à un moment donné renoncer à cette élection présidentielle au suffrage universel et peut-être tout en gardant l'arbitre que voulait le général de Gaulle très important peut-être retirer des pouvoirs régaliens qui font du présent un souverain de façon à ce que le poste ne soit pas convoité par des gens qui sont prêts à tout sacrifier. L'honneur, la vertu, la vérité, voilà le sens de l'État pour avoir le pour avoir le trône et la couronne. Alors euh affaiblir le poste pour ma part jamais de la vie.

Je parlais [raclement de gorge] pas d'affaiblir, je parlais de vie retirer des pouvoirs. Jamais de la vie. Jamais de la vie.

Vous savez, la constitution de 58 euh c'est un essai un effort de synthèse de l'histoire de France. L'histoire de France, la France est un vieux pays monarchique. Il pouvait rien.

C'est comme ça. Bon euh ça vous l'actez, vous l'actez. Ah oui oui, c'est une réalité y compris même notre notre conception de l'égalité vient de là.

C'est-à-dire le le le roi qui est qui cherche à être omnipuissent parce que quand il est omnipuissant, il est les les puissants comme les les plus humbles sont à égalité devant lui. Et c'est d'ailleurs pour la raison pour laquelle pendant très longtemps, pendant des siècles, le roi a été l'appel des faibles contre les puissants. Voilà.

Donc deuxièmement, c'est l'État qui a fait la France, qui a fait la République la société française. Voilà. Et la République, si on veut bien, si on la regarde, à part les les folies de la de la terreur et de la table rase, elle elle accomplit consciemment ou pas le rêve des Capéciens, c'est-à-dire un un pays une une République une et indivisible.

En réalité, il faut traduire ça par une nation une et indivisible qui avait été projet qui avait été poursuivi avec une continuité invraisemblable pendant des siècles. Voilà. et et après vous avez Napoléon qui arrive bon et qui qui va donner qui va permettre de de reconstruire une société que la la révolution avait détruite.

Voilà, de refonder un pays sur la la première première synthèse entre l'ancien régime et la et la révolution que même ses pires adversaires euh vont vont vont lui reconnaître comme comme un un vrai succès. Voilà. Bon, c'est cette France, elle est ainsi.

Après la 18 le 19e siècle, c'est deux empires, trois de restaurations, une hésitation en 1870 entre nous, on vit quand même sur les acquis aujourd'hui, je disais la taf tout à l'heure 3 de Gaulle, c'est quand même le souverain impérial et le président de la République, ils se sont rassemblés pour donner à la France un qu instaure quand on quand Napoléon instaure le l'empire, il fait un ce qu'on appelait un plébiscite à l'époque, on appellera un référendum aujourd'hui. Il le le le texte n'abolit pas la République. C'est Napoléon en tant que Napoléon Bonap en tant que chef de la République qui devient empereur des Français.

Et d'ailleurs, il y aura un temps dans les en tête République française Napoléon empereur des Français. Voilà Napoléon. Donc c'est c'est vous dire comme d'ailleurs ça s'est passé à Rome à Rome on a jamais à ma connaissance l'empire s'installant abolit la République.

Voilà. Donc c'est une espèce de et et le le depuis la Révolution française la la France hésite entre eux plusieurs régimes et elle cherche désespérément une figure de la souveraineté. Voilà.

Bon et elle y arrive pas. Les anglais ont après avoir coupé la tête de leur roi eux ont réussi à finir par trouver par trouver une une formule qui ils ont décapités avant nous les anglais cap toujours en monarchie parallèle par parce qu'ils sont revenus parce qu'ils ont fait l'expérience de Cromwell la dictature de Cromwell parce que bon voilà mais ils ont trouvé leur leur voix. Nous, on a mal la trouver dans un pays qui en a peut-être encore plus besoin compte tenu de la façon dont il s'est formé.

Voilà, qui en a encore plus besoin que le poste rend fou. Il se poste rend non, c'est pas le poste qui rend fou si vous voulez. C'est poste rend fou mais tout rend fou.

Dans ce cas, vous nommez un général d'armée, il devient fou parce que c'est par ce point là, par ce point là, vous avez quand même vu les gens qui ont succédé au général de Gaulle depuis à part Popidou évidemment et se décliner personnel de projet pas de vision. C'est vrai qu' en politique comme ailleurs, il y a des cycles, ils sont pas réguliers mais il y a des choses qui s'épuisent. Bon, vous avez eu après la guerre, vous avez les toutes les générations euh de la France libre, de la résistance, gens qui av qui avaient été formés dans pendant la guerre.

Ensuite Ensuite oui, mais des caractères aussi des euh c'était vrai pour la pour la polémque comme pour l'administration comme pour les une partie de la du des des entrepreneurs, enfin une partie aussi du corps enseignante. Bon, très bien. [raclement de gorge] Euh ensuite vous ils ont formé la génération suivante.

Bon, il y avait encore dire de de Boreste et puis petit à petit s'est euh évapé. Donc transmission annulée, transmission qui se réduit. Qu'est-ce qui vous fait le plus mal ?

Voilà. de guerre ça en France et là avec des gens qui étaient tous subi des grandes épreuves mais vous savez ce que disait ce que disait il disait dans les années 30 la France n'existait plus que par la haine que se porte que chaque français portait aux autres voilà bon et on lui dit mais pourquoi il dit bah ça je sais pas mais c'est c'est une réalité donc essayons pas de trouver la un prcep de guerre civile quand même la définition qu'est-ce qui vous fait le plus mal à la France qu'est-ce qui vous fait le plus mal vous êtes en souffrance aujourd'hui ça se voit vous l'entend mais vous le faites de façon très sereine et courageuse. Vous êtes pas dans la résignation.

Qu'est-ce qui vous fait aujourd'hui le plus mal à la France ? Qu'est-ce qu'il faudrait tout de suite je vous proposer de modifier ce poste du président de République qu' qu'il est en fou ? Non mais je comprends.

Alors on fait quoi pour avoir des hommes d'état responsables qui s'investissent avec un projet et de la vision pour la République fr ? Je vais vous dire pourquoi je veux pas. Je veux pas parce que il y a des on vient un moment pour appeler Golian.

Oui. [raclement de gorge] Voilà. Ou presque consulaire.

Politicien. Non mais Golien oui. Non mais Golien c'estàd un moment où il y a tout se des règles, tout est déréglé et vous ne pouvez pas espérer euh réparer tout ça s'il n'y a pas une volonté incarnée, forte responsable auquel les gens confuient leur destin pour un temps.

Ce qui veut pas dire la les pouvoirs absolus et cetera. Bon alors mais ce qui veut dire que c'est c'est pour ça que le général de Gaul a a a fait l'élection du président de la République au suffrage universel. pour que le cette personne soit sacrée par le suffrage universel et pour qu'il ait les qu'elle ait les moyens de redresser le pays quand c'était nécessaire, de faire face à des événements terribles.

Voilà, vous pouvez pas donner ça à une assemblée, ça ne marche pas, ça ne marche jamais. Vous connaissez le mot de le mot de de Voltaire, c'est [raclement de gorge] à la dictature d'une assemblée, je préfère celle d'une seule d'une seule personne parce que parce que voilà, il faut un responsable quit qui quit à ce que quitte à ce qu'on on lui coupe la tête voilà que les français envie de lui couper la tête pose la question différemment parce que vous êtes donc la volonté humaine dans l'histoire il faut qu'elle ait une figure. Vous vous ne vous soumettez pas et c'est très bien.

Je vous repose la question des comment redonner à nos compatriotes l'envie de voter pour un projet politique ? Il y en a de moins en moins qui viennent et quand il vient on arrê de les prendre pour des imbéciles et quand ils viennent, ils viennent on arrê de les prendre pour des imbéciles. On arrête de les prendre pour des cons.

Voilà. Est-ce qu'ils savent moi je dis des imbéciles parce que je moi je dis est-ce qu'ils savent qu'on les prend pour des pour des crétins ? Oui, je crois.

Oui, ce que je raconte souvent cette alors c'est très c'est très personnel, ça peut paraître un peu dérisoire mais euh ce que disait ma grand-mère, ma grand-mère était née en 1903, elle commence à travailler à l'âge de 12 ans. Elle était d' elle était elle était d'où votre grand-mère était du sud-ouest grand-mère et euh commence à travailler à l'âge de 12 ans parce que la scolarité obligatoire s'arrêtait à 12 ans et dans son dans la dans la fin de sa vie a fini par avoir la télévision bon qui était qui n'a pénétré que plus lentement qu'on pense dans les dans les foyers vers la fin des années 60 pour beaucoup au début des années 70 et alors quand elle écoutait de temps en temps des hommes politiques s'exprimaient à la télévision et de temps en temps elle disait "Ah celui-là il parle Ça voulait pas dire je suis d'accord avec tout ce qu'il raconte, je comprends tout ce qu'il dit parce que des gens faisaient pas les les gens parlaient le français, il parlait pas il essayent pas de parler comme la con il schait pas de parler comme elle. Voilà mais elle se trompait rarement c'est-à-dire que il y avait une elle sentait qu'il y avait une forme de sincérité de respect de de de gens comme elle voilà qui faisait que voilà elle avait envie de faire confiance.

On continue à en parler en vous restez avec nous. Bon vous avez vu que le débat le débat est passionné. C'est c'est même pas un débat.

C'est un c'est un échange. Vous nous appelez au 0826 300, il est 13h30. Vous avez la parole, vous qui nous écoutez.

Et bien entendu, vous avez beaucoup de questions à poser ou des remarques, des observations républicaines et citoyennes à faire Henry Guena qui vous répondra avec la pertinence qu'on qu'on le connaît. 0826 300300. À tout de suite sur ce midi [musique] 14h Sud Radio la France dans tous ces états.

Pericolégas. Vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h35.

Je reçois Henry Guenau plus en forme que jamais. Pas forcément rassurant mais déterminé à ce que les choses changent. En tout cas, on sent que cet homme a de la ressource voilà et qu'il est prêt à donner son avis à la personne qui aura le bon sens de le de le consulter.

Ça arrive peut-être plus souvent qu'on pense. Je crois que j'ai renoncé à donner. Oui.

Non non mais attendez, si on vient vous chercher, je pense que vous vous allez pas vous allez non mais vous n'allez pas vous je sais que vous ne vous déroberez pas. Je ne sais les français viennent me chercher peut-être maison jamais. On est on est toujours on est toujours en démocratie.

Nous avons Hervé qui nous appelle d'Anthony. Bonjour Hervé. Bonjour.

Bon, qu'est-ce que vous pensez de de des propos d'Henry Guena ? Il est plutôt rassurant ou non ? Non mais moi moi voilà ce que je reproche si vous voulez.

Bon je je je connais quand même un peu Geno, je le lis de temps en temps euh et puis je l'écoute. Non non, je reconnais sa grande culture. Non, je suis je suis moi-même historien.

Donc si vous voulez, j'ai pas trop à redire mais moi je trouve qu'il ne il ne tire aucune conclusion de ces connaissances historiques. C'est ça qui me gêne un peu. Et donc en fait je veux bien moi recevoir des leçons d'histoire régulièrement mais comme lui c'est quand même un politique, je trouve que on voit pas véritablement où ils veut en venir.

Qu'est-ce qu'il fait de la droite ? Comment et comment il la considère et quelles sont ces solutions en fait ? Alors des solutions, je suis sûr qu'il en a.

J'ai du mal, j'ai du mal à les obtenir. On va voir si vous avez pas du mal à les obtenir, c'est que vous me posez des questions, je réponds à vos questions. Bon et les solutions, c'est pas moi je vais pas arriver avec mon programme de de 1000 mesures.

Si vous me posez une question précise, comment on fait par exemple pour récupérer une partie de de de notre souveraineté juridique ? Alors la souveraineté, on la perd jamais. On peut toujours dire non hein, mais mais comment on fait pour se redonner les moyens de la de la la souveraineté juridique ?

Et on change la hiérarchie des normes. Changer la hiérarchie des normes, ça veut dire quoi ? Je répète ça sur tous les plateaux.

Personne ça n'intéresse personne mais c'est pas grave. Bon et ceux qui écoutent disent parfois oui mais c'est trop juridique. Mais non mais de temps en temps, il faut aller au bout.

C'est facile enfin c'est facile non c'est un énorme combat politique. C'est lequel ? C'est que vous ne pourrez d'abord changer l'article il faut changer l'article 55 de la constitution.

Alors je vous rappelle voyez le temps que ça va prendre. Il faut faire un peu d'histoire parce que sinon on comprend rien. Bon al l'article 55 de la Constitution qui dit le traité est supérieur les traités sont supérieurs à la loi.

Bon il a été écrit tel quel. C'était la vieille tradition française mais il a été écrit telle qu'elle en 1958. Bien 1958, ceux qui l'ont écrit ne pensaient pas un instant que ni les conventions internationales, ni les traités internationaux, ni euh ni euh le le les les directives européennes allaient rentrer rentrer à ce point euh dans le pacte civique, social et de à l'intérieur du droit interne.

Voilà, dans le droit interne. Bon, euh le le droit international c'était le droit de de la liberté de navigation, le droit aérien, le droit, enfin, il y avait beaucoup de euh les traités d'alliance et cetera. Voilà.

Bon, ça ça a beaucoup évolué mais et à l'époque en plus, c'est ce que moi on m'a appris quand j'étais jeune euh et que je découvrais le droit public, la tradition la et la jurisprudence de nos cours suprêmes, Conseil d'État et Cour de cassation, c'était que la loi n'était supérieure n'était inférieure au traité que lorsqu'elle que lorsque le traité était postérieur à la loi. Voilà, c'estàdire la dernière expression de la volonté du législateur l' emporté. Bon, la Cour de cassation a tenu cette jurisprudence jusqu'en 1975, le Conseil d'État jusqu'en 1989.

Voilà. Donc c'est moi je dem l'état du droit à l'état du droit simplement comme on va pas c'est ben il faut écrire ce qui était la jurisprudence. Il faut l'écrire dans l'article 55 ça crée une phrase peut-être l'article 80 881 là où on parle de l'Europe peut-être sous réserve des dispositions de l'article 55.

Voilà. Et il faut soumettre ça au référendum. Alors, les gens vous diront enfin les juristes, les antigolistes, tous ceux qui détestent la 5e République, ceux qui détestent l'État, bon, tous ceux qui détestent le peuple aussi vous diront "Ah oui, mais il y a une procédure de révision de la Constitution, c'est l'article 89.

À ce moment-là, il faut réunir le pas. Il faut que les deux assemblées votent euh le même texte. Ensuite, le président choisit s'il demande s'il fait si ren doit voter à 3/5e ou si il soumet au référendum.

Par exemple sur Mastrich, il y avait des dispositions qui obligaient à des modifications constitutionnelles. Vérand a décidé une fois ça a été voté par les deux assemblées de passer par le référendum. Bon euh si vous faites ça sur un sur un texte comme ça, vous ne passerez pas.

Voilà, c'est exactement ce qui est arrivé à Degul en 1962 à propos de l'élection du président de la République au suffrage universel. Il dit euh voilà, si je le fais, si je prends l'article 89, de toute façon j'aurais pas mal. Donc je vais utiliser l'article 11.

L'article 11 de la Constitution qui dit notamment et à l'époque il ne disait d'ailleurs que ça que tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics peut être soumis sous proposition du gouvernement par le président de la République à référendum. Bon, il faut utiliser l'article 11. Il a déjà été utilisé en 62.

Bon pour changer changer la constitution. En réalité, la constitution d'aujourd'hui, elle c'est celle de 62. à part les réformes qu'on a fait qui sont pas toujours d'ailleurs heureuses hein, mais et qui ont déréglé beaucoup le le système.

Bon euh elle était réutilisée en 69 pour le le référendum, les français ont dit non qui a entraîné le départ du général de Gaul. Donc euh voilà, il réduit en 92 pour Mastricht. Voilà.

Non non c'est 89 c'est l'article 89 et le président de la République après la la la le vote par les deux chambres il a fait un référendum décide le référendum plutôt que le Congrèit voilà l'article 11 va directement au référendum référendum là l'article 55 sur la hiérarchie norme vous le réformez par référendum voilà par 11 il faut savoir que c'est un combat politique majeur et vous considérez que ça bouleverse la donne Ah mais ça change tout ça change tout puisque ça ça nous remet d'abord ça remet la responsabilité politique au centre du du du jeu parce que aujourd'hui il y a plus de responsabilité politique. Les gens se font élire sur des programmes des et puis après ils vous disent ah bah oui mais rien vous comprenez c'est pas moi. C'est pas moi qui décide.

Autrement dit la phrase de Jean-Claude Jon n'y a pas de démocratie au-dessus des traités et pour vous est criminel politiquement parlant. Ah bah oui bien sûr c'est c'est c'est pas acceptable. Enfin je veux dire c'est mais c'est ça marche pas comme ça d'ailleurs le nombre de traités qui ont été le nombre de traités qui ont été dénoncés reniés dans l'histoire.

Bon ça ça n'a aucun sens. c'est que la question est de savoir qui détient la souveraineté. Alors est-ce qu'elle est nationale ?

C'est le peuple ou est-ce qu'elle est européenne ? Mais peuple la constitution dit que c'est le peuple souverà. Mais même en admettant qu'on imagine de faire comme certains en rêvent un état fédéral européen.

Encore faut-il qui est un peuple. La souveraineté elle elle s'accorde à un peuple un peuple un peuple qui a une conscience de peuple qui a une histoire de peuple qui a une c enfin voilà qui a une cohésion de peuple imaginaire de peuple encore un peuple français. Il y a encore un peuple français.

Donc de toute façon les c'est on revient à la nature humaine, c'est que ces peuplesl euh ils existent même si on a l'impression qu'ils sont en train de s'évaporer, ils existent et à la fin vous aurez toujours le sursaut quit à que ça soit un sursaut nationaliste, un sursaut agressif, mais vous aurez le sursaut si vous les piétinez. Bon voilà et donc là on est voilà, il faut faire ça mais c'est un combat politique énorme. Les gens vous disent un c'est un coup d'état constitutionnel scandaleux.

Bon c'est pas un coup d'état constitutionnel ou alors il faut annuler toutes les élections présidentielles depuis 1965. Voilà. Ça n'a aucun sens.

Vous voyez, c'est bon. Ils vous diront euh "Ah oui, mais ça va être le chaos." Bah, c'est pas le chaos.

De ce 58 à 89, c'est 198 c'est pas le chaos ça. Bon, ça ça remet de la responsabilité politique. Ce que peut-être certains ont peut-être certains ne veulent pas, c'est la responsabilité politique, c'est-à-dire ne plus pouvoir dire c'est pas moi.

Si vous pouvez toujours vous pourrez toujours à ce moment-là dire bah je suis pas d'accord avec non avec tout le traité, mais avec telle disposition, je fais une loi qui est contraire. Enfin, d'abord demander à nos partenaires s'ils veulent bien changer la disposition. Vous voulez pas, je fais une loi qui est contraire.

Ça ne s'appliquera pas sur le territoire français puisque la loi s'appliquera comme c'est une question de date, il y aura pas d'inter marge d'interprétation pour les juridictions. C'est avant ou après. Donc les juridictions qui ne tiennent leur pouvoir que de la Constitution, faut quand même le rappeler, hein.

Elles ne pourront pas tricher avec cette avec cette règle. Voilà. Et donc et puis on pourra dire bah quand vous vous échangez la disposition qui est contraire à ma loi, ben on vous rediscutera.

Voilà. Sinon, on se perd dans des dans des dans dans des des des enfin des des chemines traverses euh ou des faux semblants. Vous avez la formule la plus euh la plus employée, c'est quand on vous dit "Mais alors comment vous allez faire ?" Que le dit "On va établir des rapports de force." Voilà, on va trouver des alliés, établir des rapports de force.

Ah ouais ? Puis si vous y arrivez pas, bah tant pis, mais on va établir des rapports de force. On l'a vu sur le sur le Mercossur hein, dont je rappelle aussi que euh le puisque il est à la les traités commerciaux sont à la major sont de compétences exclusives de la commission et sont votés à la majorités par le conseil à la majorité qualifiée et pas à l'unanimité.

On m'a m'a dit "Oui, c'est la faute de Lisbon, pas du tout hein. Le le la compétence exclusive date de 58 du traité de Rome et la la [raclement de gorge] sur ce sur ce sujet la majorité qualifiée date de 71. Bon, donc voilà, elle est elle est en vigueur depuis 71.

Donc mais c'est c'est voilà mais on a essayé on a dit rapport de force je dirai non sachant et le gouvernement sach savait très bien que dire non ne servait à rien puisqu'il avait pas une major il arrivait pas à avoir une majorité bon mais ça lui fait une posture et bien c'est ça qu'il faut il faut faut en finir avec çaut [rires] il faut être responsable il faut que le le gouvernant so vienne puisse venir à la télévision en disant voilà je prends mes responsabilités soit je ne fais pas ce qu'on appelle la loi écran parce que ça aurait des conséquences je l'assume. Je décide de vous faire de de voter de faire voter à ma majorité une loi qui contredit le le traité et je l'assume aussi. Continuant rigulement en discuter avec alors Cédric qui nous appelle Céd pour poser votre question à Henry Guot qui reste avec nous.

Vous nous appelez au 0826 300300 le débat est passionnant. Peut-être en sortira-t-il une allez un espoir pour sauver cette République. À tout de suite sur Sud Radio.

Périco Leggas, vous êtes bien sur Sud Radio. Il est 13h48, je suis avec Henry Guou et nous discutons, j'allais dire un bâton rompu l'avenir de très public, des dysfonctionnements et surtout cette incapacité que l'on a à écouter des propositions de façon suivie et concrète. Les journalistes ont souvent besoin de la petite phrase.

Nous avons Cédric qui nous appelle Dotac. Bonjour Cédric. Euh, bonjour à vous.

Bonjour à votre invité monsieur Guon. Ça me fait plaisir de de pouvoir parler un petit peu parce que j'ai des choses à dire. C'est vrai que monsieur Guénon a été le conseiller de monsieur Sarkozy avec les résultats qu'ils en sont.

Donc c'est vrai que quelque part des fois on peut se poser beaucoup de questions sur comment faire maintenant aujourd'hui. Mais euh je crois que de toutes les discussions que vous êtes en train de lire, monsieur Guénon, la plus importante ce serait déjà de réduire le fonctionnement de l'État. Déjà, on arriverait à arriver à faire des choses qui sont déjà beaucoup beaucoup plus lucides quand on sait que l'État, moi je parle cru, hein, l'État se gave parce que quand on voit tout ce qui se passe, dès qu'il manque des sous dans la caisse, on va les piocher sur sur le celui qui travaille.

à un moment donné, je crois qu'il faut avant toute chose arriver à poser des choses et se dire voilà aujourd'hui on a besoin d'argent donc le fonctionnement de l'État qui a augmenté de plus de 22 % euh depuis 2017, on coupe. Euh on doit arriver à faire des choses qui sont euh claires, nettes et précises. Et aujourd'hui, il n'y a aucune personne viable qui peut nous dire "On va arriver à avancer dans dans dans les prochaines présidentielles." Vous parlez de 2027 là, vous vous attendez le candidat qui pourra redresser la France.

C'est c'est pour c'est la question que vous voulez demander à vous poser à Henry Guoto. Qui peut aujourd'hui redresser la France ? C'est carrément ça.

Aujourd'hui, on ne sait pas qui on va avoir en face de nous. Moi, je sais que monsieur Mélenchon, au contraire, il va il va trouer notre France parce que quand on voit qu'on nous parle de Nouvelle-Fance, il y a jamais et il n'y aura jamais de Nouvelle-Fance. Il y a une France franchouillard.

On est là, on est présent, on l'aime ou on l'aime pas. Si on aime la France, on y reste. Si on l'aime pas, on se casse.

Voilà, c'est comme ça qu'il faut faire. Henri Guépond. Alors, on se casse à condition qu'il va bien se casser parce que quand quand on essaie de les expulser, que le pays deorigine veut pas les reprendre, on a un petit problème.

Voilà, c'est faut faut quand même, je veux dire, je suis d'accord avec vous, il faut avoir une ligne claire, il faut avoir mais mais il faut faut pas que ça se fasse dans le mensonge, faut pas qu'on la dessine dans le mensonge en disant il y a qu' y a cas. Non, il y a pas qu' il y a c'est on vit avec les autres, on vit dans le monde, on est obligé de tenir compte de ce que font les autres. Vous augmentez les impôts sur les riches, bah les riches, ils s'en bons.

Bon bah voilà, c'est c'est vous êtes obligé d'en tenir compte même si vous trouvez qu'ils en payent pas assez. Alors est-ce qu'on a l'espoir d'avoir la personne ? Alors moi je reviens un instant, je sur ce que vous avez dit, si on me laisse un peu développer parce que voilà, vous dites alors d'abord vous dites "L'État il se gave." Alors moi je c'est une expression je pense qu'il faut écarter du débat parce que l'État c'est nous.

C'est-à-dire que il y a pas un monsieur état qui s'en met dans les poches quand il on peut dire il prélève trop, il distribue aux mauvaises personnes, euh il gaspille l'argent. Ça c'est ça, oui, ça on peut le dire. C'est-à-dire on peut on peut critiquer le fonctionnement de l'État, on peut vouloir réformer le fonctionnement de l'État, mais dire comme dans c'est comme dans l'affaire du [raclement de gorge] euh des de l'augmentation des prix de l'essence, euh bon bah ça augmente les les quel un peu les revenus les revenus fiscaux.

On dit l'État il s'en met plein les poches. Non, l'État il s'en met pas plein les poches parce que l'État n'a pas de poche. Voilà, l'État c'est nous.

Cet argent il sert à faire d'autres choses. Bon qui sont pas forcément pertinentes, mais ça ça ne sert à rien. Nous ne nous passerons pas de l'État.

Il faut arrêter de taper sur l'État. Il faut arrêter de de d'en faire un bou émissaire. La France, elle est elle est née avec l'État et elle continuera à vivre avec l'État. et que et tous les redressements français, tous les relèvements français, toutes les renaissances françaises euh sont partis d'une d'un relèvement de l'État et d'une renaissance de l'État.

Voilà, [raclement de gorge] c'est la dernière fois, c'était en 1958. Bon voilà, donc après on peut dire euh voilà le le c'est l'État est trop lourd, l'État est trop bureaucratique. Mais je voudrais vous faire une remarque euh parce que on peut plus réfléchir dans ces débats. [raclement de gorge] Pourquoi la bureaucratie a gagné du terrain ?

Elle a gagné du terrain parce que une l'idéologie dominante depuis des décennies et c'est là le paradoxe, on va appeler néolibéral si on veut, [raclement de gorge] c'est consiste à dire il faut il faut supprimer la politique, il faut la il faut extirper la politique de l'économie et de la société et donc il faut mettre l'économie de la société en pilotage automatique. Mais si vous voulez mettre l'économie de la société en pilotage automatique, il faut tout codifier. Il faut tout codifier et il faut remettre la régulation de tout ça à des juridictions, à des autorités indépendantes et cetera.

Donc et ça ça crée évidemment plus vous codifiez plus vous plus enlever la la possibilité de la de le de la décision discrétionnaire avec la responsabilité politique à la clé et plus vous vous créez une complexité de la société. L'Europe y a beaucoup participé les les politiciens français aussi. Voilà.

Mais il faut faut pas croire c'est même pas l'étatisme là en l'occurrence qui a provoqué cette excroissance de l'État ou de la bureaucratie. C'est c'est tout le contraire en fait dans ce qui s'est pass alors justement on a Fran qui nous appelle de Valence et qui nous donne Bonjour Franck merci de nous appeler et et vous demandez à Henry Geno quoi pour redonner espoir aux français c'est ça ? Oui.

Bonjour bonjour Périco. Bonjour monsieur Genou. Je vous écoute avec beaucoup d'attention depuis le début de votre intervention.

Alors euh vous à la question très précise de Périco précédemment, vous avez répondu que l'on arrête de prendre les Français pour pour des imbéciles. Alors, monsieur Genot, je souhaiterais savoir que proposez-vous pour redonner l'envie de voter enin d'être entendu pour le peuple de France et pas seulement écouter et pour en fait une espérance plutôt qu'une résignation que nous constatons malheureusement actuellement et plutôt pour un vote en fin d'adhésion et non pas un vote par défaut comme beaucoup de Français affirment le faire par désespérance parce qu'ils n'ont pas de candidat de ce nom si je puis dire. Merci Fran.

Il faut comprendre que le vote par défaut c'est devenu une stratégie de des politiciens. Voilà le but puis quand vous savez quand la politique quand les politiciens n'ont plus rien à dire, n'ont plus des ne sont plus capables de trouver les mots qui touchent les intelligences et les cœurs et bien euh il en reste quoi ? Il leur reste les les manœuvres, les manipulations et la la manœuvre la plus évidente, c'est le vote par défaut.

Voilà. Donc on va choisir, on va pas se casser la tête pour savoir s'il faut une candidature unique, s'il faut faire une primaire pour pour y aboutir. Faut faut réduire le choix des gens jusqu'à que ça devienne un vote par défaut.

Voilà. Donc on a le le vote par défaut, il a il a commencé vraiment à se manifester très fortement en 2017 pour un tas de raisons. Mais bon, bon les gens sont dit après tout.

Bon, c'est comme ça. Henri qui nous appelle de qui dit de la zimour, je ne vois aucun homme d'état. Comme pensez-vous ?

Est-ce qu'on la même chose que vous ? Voilà. Mais je veux je veux pas citer de mots, je veux pas citer de nom, mais voilà.

Mais sur le sur le Non, il y a pas de il y a pas d'hommes d'état ou de femmes d'état, comme vous voudrez. Voilà, c'est mais je reviens vote par défaut en 2022. Alors là, c'est terrible puisqu'on a demandé aux gens à la fin euh sans campagne réelle et cetera, de choisir entre quelqu'un dont il ne voulait plus parce qu'il l'avait expérimenté pendant 5 ans et quelqu'un dont il dont il voulait encore moins.

Donc ils ont pris celui dont il ne voulait vraiment plus même s'il le voulait. Si si ce rejet était un tout petit peu moins grand que le l'angoisse que pouvait susciter en face l'arrivée de madame Le Pen pouvoir mal au pays. Ça fait du mal au pays.

Donc ils se sont le le résultat de ça c'est la frustration et le sentiment d'avoir été piégé. Bon et là ce qu'on est en train de leur fabriquer, c'est la même chose sauf que ça peut pas durer. Peut-être que cette fois-ci vous aurez encore le vote par défaut, mais ça sera le dernier.

Voilà, le vote par défaut, il a cet avantage et qui permet au candidat de ne rien dire ou de faire semblant ou si c'est par des pénchon, le vote par défaut sera beaucoup plus compliqué. Non, mais après il faut comprendre si c'est le une élection présidentielle n'a de chance dans la 5e République que c'est c'est une épreuve de vérité. Une épreuve de vérité non pas sur des programmes dont la plupart du temps les auteurs savent qu'ils ne les appliqueront pas. mais sur la les personnes, voilà, sur le caractère, les les principes dont il se réclament sur les les critères qui vont leur permettre de décider face à une situation qui est souvent imprévue, qui va falloir gérer.

Bon voilà, c'est ça c'est c'est c'est une épreuve de vérité. ce n'est plus une épreuve de vérité et ça allait de moins en moins et bien ça va mal finir. C'est-à-dire que si la solution à la à la crise de régime, à la crise politique, elles sont pas dans les urnes, les gens iront la chercher ailleurs.

Ça fait 200 ans que ça se passe comme ça. 200 ans, on n'est jamais sorti d'une crise politique, d'une impasse politique autrement que on n'est jamais sorti par les urnes. Voilà, ça va du 18 Brumer jusqu'au jusqu'au jusqu'au 13 mai 1958.

Ça n'est jamais sorti. conclusion et et elle porte beaucoup de elle porte beaucoup de solutions en même temps et parce que vous vous offerez mercious d'avoir été avec il nous faudrait toute la journée pour mais vous reviendrez vous reviendrez cette antenne est à disposition pour ce genre de débat et je croyez bien que ceux qui nous écoutent sont frants de ce genre d'échange. Merci d'avoir été avec nous Henrien aujourd'hui pendant une voilà et je vous dis à très bientôt pour continuer les aventures de de cette République qui a besoin effectivement d'être reprise en main et de dronner espoir à ses compatriotes et à ses et à et à ses citoyens.

Je vous laisse avec Brigitte La de d'une politique mais elle qui est beaucoup plus sentimentale et je vous dis rendez-vous à demain à midi pour un nouveau la France dans tous ces états. Merci. Yeah.