En Toute Liberté du mercredi 15 octobre 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 47 %Défensif 24 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les coûts de la suspension de la réforme des retraites ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette suspension est-elle perçue comme un échec politique ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Michel Picon, comment les artisans et entrepreneurs vivent-ils cette instabilité ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Emmanuel, quel est l'impact de cette décision sur les jeunes générations ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Christophe, la feuille de paye est-elle vraiment illisible ou est-ce une exagération ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Guillaume, pourquoi les faillites d'entreprises atteignent-elles des records ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:30Michel PiconChiffre
« Cette année, on va approcher les 22 milliards de déficit de la sécurité sociale. »
- 8:30Emmanuel DucrouFait
« Vous n'êtes pas en train d'acquérir des droits pour votre propre retraite. Vous payez la retraite des gens qui sont à la retraite aujourd'hui. »
- 1:00inconnuChiffre
« celui-là, il est très innovant dans son sa motorisation. Il il dépense 30 % de carburant en moins en vol. »
- 2:00inconnuFait
« Il y a deux clés, c'est l'innovation et là Philippe Aon le dira encore mieux que moi et il y a l'Europe. »
- 3:00inconnuFait
« L'Europe nous n'avons plus la taille pour porter seul ce genre de rupture qui font de nous des champions du monde. »
- 4:00inconnuChiffre
« Il y a 50000 emplois qui sont concernés. Il y a encore 7000 avions à 320 là comme ça qui doivent être livrés. »
- 5:00inconnuChiffre
« C'est 10 ans de travail garanti, 50000 emplois et tout autour avec la filière aéronautique, c'est 120000 emplois en France. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Anaïs. Et oui euh merci Soline, c'est maintenant alors dans toute liberté euh sur LCI 1h 1 heure de décryptage de débat sans tabou, sans langue de bois, en somme en toute liberté, ça n'arrive qu'en France. On propose, on discute, vous votez.
C'est le nouveau mantra de Sébastien Lecnu. Trois mots simples, presque naïf, hein, mais qui sonne comme un rappel salutaire. Voilà comment est censé fonctionner la démocratie.
Qu'est-ce qu'on rigole. Et pourtant, pendant que le premier ministre redonne le mode d'emploi à ceux qui ont apparemment pas compris, le pays, lui montre des signes d'épuisement. Plus de 68000 d'entreprises sont déjà ont en faillite, un record depuis 2009 et cette recrète encore qui pèse toujours qui pèse lourd sur nos fiches de paye.
Tellement lourd qu'elles sont devenues illisibles ces fiches de paye. 55 lignes en moyenne, un record mondial tout simplement. On comprend plus rien à ce qu'on paye et à ce qu'on reçoit. peut-être tout le symbole du moment, un pays où la mécanique démocratique s'enrille, où beaucoup contribuent sans que plus personne n'envoie le résultat.
Alors quand le premier ministre dit "On propose, on discute, vous votez". On a envie de lui dire chiche mais faites vite parce qu'à force de discuter de s'emper la France, elle s'épuise. Ça n'arrive qu'en France. [Musique] Voilà.
Alors autour de la table avec moi pour parler de tout ça l'excellente Emmanuel Ducrou. Bonjour Emmanuel, vous êtes journaliste au journal L'Opinion. Euh Christophe Barbier, vous êtes Christophe Barbier ?
Bah oui, quand même. Guillaume Oda, vous êtes notre bien-aimé journaliste spécialisé international et puis l'inestimable Michel Picon. Vous êtes en quelque sorte Michel un patron des petits patrons.
C'est ça qu'on peut dire. Absolument. Vous êtes le président de l'UDP.
Donc on va parler de ce de ce premier ministre qui sauve sa tête mais à quel prix ? Hier Sébastien Lecornu a donc fait le choix du désamorçage hein devant le déléputés. Il a un peu coché toutes les toutes les conditions qui avaient été énoncées par le Parti socialiste pour éviter la censure Christophe.
Un peu plus de souplesse budgétaire et ça on en reparlera Emmanuel. Plus de 493 et surtout donc la suspension immédiate de la réforme des retraites jusqu'à la présidentielle. Coût de la manœuvre 2,2 milliards d'euros.
Certains s'en réjouissent. Écoutez, quand j'ai entendu monsieur le cornu dire qu'il gelait à la fois la durée de cotisation et l'âge pour partir en retraite. J'ai j'étais très content parce que ça me fait gagner 6 mois.
On a l'espoir d'avoir gagné 6 mois. Ça représente beaucoup pour moi de temps libre. On aime beaucoup voyager.
On espère pouvoir partir le plus tôt possible pour voyager. H pour voyager. Une petite réaction Emmanuel.
Ça m'énerve. Ah ou mais ça m'énerve. Je je vois tout le monde exulter sur ces 3,5 millions de retraités qui pourront partir plus tôt, mais je pense que personne ne pense à toutes les génération qui vous payez, les jeunes générations qui vont payer et et finalement pour ces 3,5 millions de retraités, c'est euh 65 millions de Français qui par leur le coût de leur travail, leur cotisation ou pour tout ce qui devront sacrifier par ailleurs vont payer et je trouve ça complètement irresponsable.
Alors le ceux qui vont payer aussi Michel Picon, c'est sans doute les artisans, les entrepreneurs. Euh est-ce qu'il qu'est-ce qu'ils disent ceux qui cotisent chaque mois qu'on gèle les réformes mais pas les charges ? Non mais je crois que c'est euh malheureusement enfin nous on appren la stabilité parce que elle est préjudiciable à nos entreprises, elle est préjudiciable à l'activité, l'instabilité donc on prenait de trouver une solution.
Bon, malheureusement cette solution, elle est, il faut bien le dire, pour le pays catastrophique et tout le monde va devoir payer une addition qui est déjà euh lourde à porter, hein. Cette année, on va approcher les 22 milliards de déficit de la sécurité sociale. Donc, ça va en rajouter et inévitablement, il va falloir aller faire payer d'autres.
Alors, on dit les riches, mais au bout d'un moment, depuis qu'on dit les riches, il y en aura bientôt plus. Et puis surtout, on va aller chercher partout. Je vois déjà dans le budget qui s'affiche euh des jeunes apprentis qui sont en apprentissage, on va les assujettir à des cotisations sociales avec alors qu'il n'en avait pas.
Donc c'est un choix qui est fait par les parlementaires de privilégier la retraite, l'inactivité au travail et tous ces jeunes alors que nous nous prenons depuis longtemps un déplacement des cotisations sociales pour mieux rémunérer le travail, c'est un choix inverse que l'on fait. On va encore rajouter des cotisations sociales sur le travail. Tout ça pour permettre à euh des retraités de partir un peu plus tôt.
Bon, après, je comprends ceux qui ont des métiers difficiles, je ne sais pas les deux exemples que vous venez de nous donner. Euh c'est facile de dire quand on a un métier où on peut aller jusqu'à 64 65 70, il y a des gens comme c'est le cas dans toute l'Europe Michel Picon parce qu'on est vraiment le le village gaulois qui résiste à absolument tout. Si si on veut faire partir plus tôt ceux qui méritent de partir plus tôt parce que leur corps est usé parce qu'ils sont fatigués, il faut bien qu'on se dégage des marges de manœuvre avec ceux qui peuvent partir plus tard sinon ça marche pas.
Enfin, c'est aussi simple que ça. Ah, si le patronat avait signé l'accord du conclave en juin en topant sur la pénibilité, on en serait peut-être pas là parce que c'est quand même l'entêtement du MEDF qui a provoqué la crise politique, la chute de Bairou et maintenant il se retrouve avec une conférence sur les retraites, on va bien voir ce que ça donne, mais avec cette suspension de la réforme. Elle était incontournable pour des raisons politiques, sinon il y avait censure et dissolution.
Évidemment, il y a un coût économique et social. Attention, il y a quand même un grand rendez-vous qui est donné en 2027 à travers cette conférence puis à travers la présidentielle. Le coût 2,2 milliards, c'est 5 % des économies que prévoyaient le budget Bairou.
Ça semble pas insurmontable. Alors en effet, si euh en 2027, on disait bê définitivement abandonné voire on retourne à 62 ans ou pourquoi pas à 60 ans là l'addition serait incommensurable. Mais pour l'instant c'est peut-être un moindre mal.
Oui. Non mais enfin pour l'instant Attendez écoutez Sophie Binet, elle était la patronne de la CGT. Elle était hier en veut plus de Darius Rochevin.
Ah oui, elle est insatiable. Guiné. Il faut être très clair sur le fait que on fait seulement décaler l'application de la réforme et s'il ne se passe rien, les 64 ans s'appliquent.
Donc on est toujours sous la pression des 64 ans. Emmanuel, alors il faut que en fait les les retraites c'est très compliqué. À la fois c'est très simple.
Quand on veut parler d'un système de retraite, on a trois pieds sur un système de retraite. On a l'âge de départ à la retraite et donc le la la durée des annuités converse. On a les cotisations, c'est le deuxème levier sur lequel on peut jouer.
Et puis on a le niveau des pensions. C'est les trois choses sur lesquelles vous pouvez jouer. Donc là, quand vous dites aux gens, on va décaler l'âge de la retraite dans vers 60 ans parce que c'est ce que veut Sopie Binet, elle dit quoi ?
Elle dit il va falloir que vous cotisiez plus. Et là, je rappelle que quand même le niveau des cotisations en France, c'est 20 % sur la totalité du salaire. C'est énorme.
C'est le plus gros poste Emmanuel. On va voir tout à l'heure la feuille de sal sur sur le salaire sur un salaire chargé, c'est 20 % qui part dans les retraites. Donc ça, il faut avoir ça en tête quand même hein.
Quand on se plaint de notre de globalement de notre pouvoir d'achat, c'est ça. Et alors, attendez, c'est pas Emmanuel Emmanuel, c'est pas pour ma retraite mais quand je cise 20 %, c'est pour la retraite de ceux qui sont déjà à la retraite. Et ça, en fait, je pense qu'il y a un énorme malentendu, c'est-à-dire que les gens sont persuadés qu'ils cotisent chaque mois pour acquérir leur droit à la retraite.
Ils payent la retraite d'autres et leurs enfants payeront la leure. Voilà. Donc en fait, il décalent la charge sur leurs enfants.
Voilà. Ouais. Alors, vous avez tout à fait raison, Emmanuel, mais pardonnez-moi, c'est plus le débat.
La suspension, elle est tactée. Maintenant, il faut aller de l'avant jusqu'à 2027. Christophe Barbier le rappeler ce grand débat, il devrait avoir lieu et vous avez raison, la politique, enfin la politique, c'est le choix du moindre mal.
C'est Raymond Haron qui disait ça. Et à un moment donné, Michel Picon, j'ai envie de vous poser cette question. Le moindre mal, c'est quoi dans cette histoire ?
C'est 3 milliards et demi effectivement jusqu'à 2027 qui vont coûter de l'argent Emmanuel le décrivait ou 15 milliards le coût d'une dissolution et répercussion 2,2 pour 3,5 millions de retrait. Voilà, ça c'est ce que monsieur le cornu le premier ministre a dit à l'Assemblée puisqu'il a il a fait le calcul pour les Français. Vous avez 2 ans de stabilité fiscale à peu près de mais à choisir la stabilité, la possibilité d'investir en tant que représentant des petites très petites et et moyennes entreprises ou alors encore une fois cette espèce de marasme dans lequel on est sans budget, une France dotée d'un budget, c'est quand même un peu d'horizon pour vous.
Ah non, mais c'est tout ce qu'on a réclamé depuis des semaines en disant et si entendez-vous bon le coût de cette entente est lourd mais il vaut mieux ça que rien. Vous entre deux mots, on choisit le le moins pire. fait euh mais en tout cas c'est un choix qui est qui apaise momentanément et encore quand j'entends les réactions des uns ou des autres, je sais pas si c'est vraiment apaisé mais en tout cas si ça permettait d'apaiser jusqu'à la prochaine présidentielle qu'on ait un un budget et que les les nos concitoyens reprennent un peu confiance, reconsomment, que les carnets de commande ne se vident pas.
Oui, le prix à payer est certainement est certainement utile pour pour le pays. Vous me disiez horenne, je suis inquiet. Qu'est-ce qui vous inquiète ?
C'est le fait que cette discussion parlementaire elle pourrait être interminable que finalement les députés s'étripent et qu'on ne trouve pas de voie. À la fin, il y a quand même des ordonnances et la possibilité de faire passer un budget. Oui, enfin moi je pense que enfin je suis inquiet pour l'avenir.
Je suis inquiet parce que cette suspension finira par une abrogation parce que bon courage pour la campagne présidentielle et que ce thème-là êtes-vous pour ou contre travailler plus longtemps ? Voulez-vous être riche et en bonne santé ou pauvre et malade ? vous de faire campagne aussi auprès des Français pour leur dire pensez à vos enfants, pensez à l'avenir.
Les Français à un moment donné vont arrêter de de faire tapis parce que le système va s'effondrer. On va déjà voir c'est ça qui m'inquiète. C'est ce qui m'inquiète.
Ce qui m'inquiète aussi sont les conséquences que ça peut avoir sur la capacité, l'appréciation de ceux qui nous prêtent, la notre capacité à pouvoir faire des réformes et et retrouver un système un système économique, un endettement de notre de notre pays qui soit au niveau des des autres pays. Et ça franchement quand vous avez une famille qui est surendettée, si elle va voir son banquier pour lui dire il faut me me faire un autre prêt et que cette famille elle continue à dépenser sans compter, moi je peux vous garantir que son banquier ne la suit pas. C'est ça l'état de notre pays aujourd'hui.
C'est qu'on continue à dépenser comme si on avait pas de dett et pas de créanciers. Voilà. Donc ça ça m'inquiète parce que bien évidemment ça va nous donner un rép.
Ce réput de la stabilité, il nous faut de la visibilité. ce prix à payer ce recul sur la réforme des retraites où le gouvernement est pris en otage, il faut bien dire les choses comme elles sont dans une dans une un parlement qui est complètement fragmenté qui est devenu un peu hystérique par moment un peu. Vous avez l'art de la lotte ?
Oui. Oui. Non mais je je veux blesser personne mais bon.
Oui. Enfin même hier même hier sur les les postures des uns et des autres c'est assez insupportable. Il y aura un prix à payer tout de suite.
Tout de suite c'est le coût de de du recul. 3 milliards 600 millions l'année l'année prochaine et il y aura un coûte à payer à long terme parce que moi je ne vois pas comment un grand débat enfin vous demandez aux partenaires sociaux de faire de la pédagogie auprès des Français oui on peut la faire mais à condition que quand vous avez fait un cours vous avez pas derrière des gens qui disent ah mais non c'est pas possible disent voilà et et la démagogie vous citiz tout à l'heure le conclave des retraites mais le conclave des retraites moi j'en suis sorti parce que c'était un jeu de dup ça n'avait qu'un seul seul but c'était faire durer un gouvernement mais ça sentait à partir du moment où la CGT fa s'en vont que même la CFDT dont on sentait qu'elle pouvait concilier mais elle aussi disait c'est retour à 62 ans. Moi j'abandonne pas les 62 ans mécaniquement c'est pas possible.
Donc tout le reste euh même s'il y avait eu un accord entre le MEDF et la et la et la CFDT, cet accord aurait été mais on par la CGT, par la CFDT, par le Rassemblement national, par les socialistes peut-être un peu mais ils sont pris à en étit moi, je suis pas là pour faire de la politique, mais l'analyse que nous nous avions faite, c'est que ce conclave était un jeu de dupe qui n'avait pas la véritable volonté des partenaires sociaux. Là, on a une conférence sociale à laquelle on va nous inviter. Moi, j'ai déjà eu hier mon collègue Frédéric Souillot et et moi je dis OK, on retourne à la table les les amis, on demande au gouvernement et au partis politique de nous lâcher la grappe, pardon, lâchez-nous les baskets, laissez-nous travailler et on va essayer de d'équilibrer d'équilibrer le camion.
Mais est-ce que c'est Attends, est-ce que c'est pas ça le problème quand même ? C'est-à-dire qu'on se prend la tête et on s'empaille sur les retraites depuis je ne sais plus combien d'années alors qu'on s'interroge pas, c'est ce que disaient tous les correspondants étrangers que j'ai pu interviewer sur le sujet, ils nous disent "Mais en France, vous n'aimez pas le travail et vous ne vous interrogez pas sur le travail. Comment vous voulez travailler, combien de temps, pourquoi c'est pénible, qu'est-ce qu'on fait si c'est pénible ?" et cetera.
Et là, on n même pas on s'est même pas interrogé. J'espère que dans cette conférence sociale, le thème central, ça sera le travail. et non pas les possibilités d'y échapper.
être le thème de réfléchir à la notion de travail à ce que ça représente mais ça n'arrive qu'en France c'est vraiment le thème du truc cette campagne présidentielle comme on le sait elle a été percutée aussi par les ça fait longtemps Guillaume qu'on devrait s'interroger sur le travail peut-être opportunément profiter de telle sorte à être réélu mais ce débat fondamental il n'a pas eu lieu et malheureusement pour nous pour les très petites et les moyennes entreprises que vous représentez il aura lieu encore dans un an et demi alors c'est très très difficile à hauteur de de de petits patron Mais on en est là aujourd'hui et il faut avancer. Euh le taux d'emploi en France, c'est-à-dire la la le le taux des personnes qui travaill quand elles sont en âge de travailler, on prend 14 65 ans, c'est la fourchette, c'est le la fourchette qui est communément admise en Europe. He c'est pas on a bien conscience que personne ne travaille vraiment à 14 ans.
Il est plus bas chez nous que chez tous nos voisins. C'est 72 % en France et 79 % en Allemagne de mémoire, 82 % aux Pays-Bas. C'est-à-dire la justement parce queon ne travaille pas assez longtemps dans la vie. en France et et ça c'est quand même une vraie question.
Il y a aussi ce débat qui est monté en France après le Covid sur le droit à la paresse qui est quand même un débat absolument délétaire parce que quand vous faites valoir votre droit à la parèesse, vous le faites valoir au détriment des gens qui vous financent, c'est-à-dire vos concitoyens et c'est pas responsable du tout. Et en fait, on on est dans ce débat et dans cette fuite en avant de de déconsidération du travail depuis quand même les années 80. À mon avis, on n'en sort pas. nos voisins européens en sont sortis et nous on est toujours en train de faire du sur place, ça nous explose au visage.
Alors pendant que les que les que les politiques se s'écharpent sur le sur les retraites, donc et bien euh les petites entreprises, les petites et moyennes entreprises souffrent. C'est le le deuxième à la une. [Musique] Alors c'est un chiffre qui glace he Michel Picon. 14371 faillites au 3e trimestre du jamais vu depuis 2009.
Rien qu'en septembre, regardez 6800 procédures, plus de 6 % sur un mois des artisans, des PME, des petits commerce, tout ce qui est fait vivre, nos vives, nos régions. Michel Picon et ben le coût de l'énergie, le taux, les taux d'intérêt, la consommation qui cale, tout ça fait que bah que les entreprises sont en train de de planter quoi. Et derrière les statistiques évidemment, il y a des vies, environ 52000 emplois menacés depuis l'été.
écouter euh ces petits patrons. Le sentiment, c'est un sentiment de perte de temps et pour une entreprise, pour un entrepreneur, pour un industriel, c'est terrible. La situation politique, elle au-delà du fait qu'elle affecte les citoyens que nous sommes, elle paralyse l'économie française et je pense qu'elle va laisser sur le carreau peut-être pas des grandes entreprises, mais très vraisemblablement nombre de PM pour rentre dans une situation quasiment de crise institutionnelle au-delà même de la crise politique.
Et ça c'est extrêmement effrayant pour un investisseur comme une entreprise privée. On a vigue à vu dans une purée de poids, c'est même pas un brouillard, c'est même pas une nappe, c'est une purée de poids. Les politiciens ont 2027 en tête et certainement pas ce qui se passe tous les jours sur le terrain.
Voilà la grande inquiétude ce qui se passe sur tous les jours sur le terrain quand on voit le spectacle de l'Assemblée nationale. Franchement Christophe, on a envie de se jeter par la fenêtre ou enfin je sais pas de quoi faire mais c'est pour ça que finalement garantir une stabilité politique à moyen terme c'était quand même le moindre mal. Cette dissolution funeste de 2024, cette assemblée éclatée, ça nous coûte cher en emploi, en activité. il fallait mettre un hall là et stabiliser même stabiliser dans une certaine forme de consensus un peu un peu médiocre comme ça a été fait là d'autant que cette adoption possible du budget 2026 porte en elle l'adoption du budget 2027 dans un an aucun gouvernement va lancer de grandes réformes.
Aucune opposition va se lancer dans un une démarche incendiaire. On sera en pleine campagne présidentielle à partir de janvier municipal présidentiel. Ça sera une forme d'armistice et les entreprises pourront se poser et avoir un horizon.
Les maires auront été réélus. C'est important pour les PME, très important. L'élection présidentielle sera en route, ça sera bien.
Et là, en effet, il y a un choix idéologique. Emmanuel, parlait du droit à la paresse, c'est un livre de 1880 de Paul Lafarg, le gendre de Carl Marx. Contre quoi ? contre la gauche ouvriariste de juin 1848 qui avait fait un manifeste le droit au travail.
Vous voyz que c'est au cœur de notre ADN politique et de notre incapacité à changer notre nature de gauloir réfractaire. Espérons que la présidentielle sera à la hauteur de ce rendez-vous. Et moi, je ne désespère pas qu'un peuple mature puisse écouter et se dire oui des sacrifices, des efforts, mais on sait pourquoi et on veut les résultats.
Emmanuel, euh là, il y a un cri, vous dites qu'il faut écouter. Il y a il y a quand même un champ qu'il faut écouter. Vous savez ce qu'on faisait dans les mines pour prévenir des explosions et du grisou, on envoyait des canaris et quand les canaris mouraient, on savait qu'il y avait du gaz qui était toxique.
Et ben, en fait, les PME sont nos canaris. C'est les canaris de notre économie. Elles sont en train de mourir à à à vraiment de de façon très très nombreuse.
J'ai les les chiffres des faillites sont sur le registre du commerce sont assez effrayants. Je suis allée les chercher. 2024 319000 faillites sur l'ensemble de l'année. 2025 sur 9 mois 357000 faillites.
Je sais pas si vous vous rendez compte du différentiel. C'est énorme. Et en France 5 millions d'entreprises, la plupart d'entre elles, la grande majorité sont très petites et 3 millions sont des entreprises unipersonnel.
Donc ça veut dire que quand nos canaris de l'économie meurent, c'est un plan social à bas bruit. On ne le voit pas et on ne le voit après que 6 mois, 9 mois après dans les chiffres du chômage. C'est grave ce qui se passe là Michel.
Ah oui, c'est grave. Vous savez, il y a un chiffre, je vais vous le donner mais c'est la réalité. C'est 1500 personnes qui perdent leur emploi toutes les semaines dans des petites entreprises. 1500 personnes 1500 personnes par semaine, ça fait pas la une, personne n'en parle. 400 personnes dans un coin sur une grande boîte qui ferme un site, ça crée ça fait le 20h pardon comme on dit.
C'est le plan social à Babu hein. C'est ce que disait. Absolument.
Absolument. Et il faut, il y a les défaillants, il y a ceux qui vont au tribunal de commerce et puis il y a ceux qui payent tout le monde parce que dans les campagnes, dans les dans les villes, on laisse pas des dettes, on paye tout le monde, on paye les salariés, on paye le fournisseur et puis on ferme le rideau le vendredi soir et on le réouvre pas le lundi matin. Et tout ça, c'est encore 60000 chaque année qui disparaissent.
Mais je parle, je parle sous votre contrôle Michel Picon. Donc les les TPE, PME, PMI, c'est 6 millions d'emplois à peu près en France. L'équivalent de de 50 % de l'emploi privé, 25 % du du PIB, ce qui représente énormément de de richesse et de et et de valeur ajoutée.
On a vu les chiffres qu'a donné Emmanuel Ducro, ce nombre de faillites 25 30000 supplémentaires d'une année à l'autre, ça correspond encore une fois au moment où le parlement est dissou par le président de la République. On en mesure les conséquences un an plus tard. On arrive peut-être sur de la stabilité.
Je voudrais qu'en fait nos téléspectateurs à travers votre expertise euh comprennent euh quand on n' pas de budget au fond, c'est des marchés public qui ne sont pas euh renouvelés, c'est-à-dire la réflexion des voiries, des routes, des bâtiments publics et ça impacte directement les les entreprises que vous représentez. Donc la stabilité quelque part, ça a une vertu. Non, mais c'est évident que les choses il y a quelques éléments structurels.
Si si j'ai 2 secondes, je je vais vous et après il y a l'accentuation de la de la dissolution qui a créé un repli euh euh une atonie de la de la consommation. Euh jamais l'épargne n'a été n'a atteint des niveaux aussi importants et tout ce qui est dans les compagnies d'assurance ou dans les banques en épargne n'est pas dans dans la consommation au quotidien. Mais il y a deux sujets qui nous frappent tout de même, c'est un la financiarisation de beaucoup d'activités.
Voyez-vous, en ce moment beaucoup d'entreprises, de petites entreprises, elles partent au tapis parce qu'il y a une augmentation des délis de paiement. C'est celui qui est en bout de la chaîne, ça tue les entreprises. Mais oui, mais parce que dans une petite entreprise qui n'a pas de trésorerie, une facture qui est reculée de 15 jours, c'est un impayé et puis il rentre dans le toboggan et il sort.
Et et donc on a une valeur ajoutée depuis des années qui est euh mangé par des donneurs d'ordre qui au final ne se préoccupe pas de savoir si le dernier à qui on donne du travail, à qui le plaquiste quand un promoteur fait une immeuble. Et ça c'est un sujet euh alors je comprends euh aujourd'hui on mobilise des capitaux, il y a la il faut de la finance pour et il faut du retour pour pour sur investissement pour ceux qui ont financé mais tout ça se fait au détriment du dernier de de de la petite entreprise et ça c'est un système qu'il faut arrêter. On l'a mis en bloc là Michel Picon.
Attendez on va 1500 personnes perdent leur emploi par semaine. On répète ça mais c'est incroyable. Bah oui mais c'est alors deuxème deuxième point excusez-moi je vous ai coupé parce que je trouve ça hallucinant.
Non. Et puis le le 2e sujet euh c'est euh tous ces commerces qui ont fermé euh dans le vêtement, dans la droguerie, dans la mercerie. Euh et moi quand je vois l'argent que l'on met tous pour revitaliser les centre-villes que les collectivités locales mettent parce que les centre-ville se meurent et au fond les gens disent "Mais moi, je suis pas heureux dans cette ville qui s'est complètement déshumanisée." Et qu'est-ce qui humanise les villes si ce n'est les activités commerciales sont boulangers ?
Voilà. La taque 72 € sur les petits colis, ça peut être efficace ou Oui, enfin, il faudra que cet argent euh il soit fléché. Non, il financera les retraites dans le dans le soutien.
Oui, il va financer probablement les retraites. Non, donc on a on a un système et et moi je pense je regrette que euh le grand débat présidentiel qui nous qui nous attend où où où on a des choix de société à faire, quelle société nous voulons, je crains et et je le regrette qu'il soit cannibalisé par ce sujet retraite à 60 à 62 ans ou à 60 alors que toute l'Europe état à 67 Oui. complètement et et que des des sujets de fond comment mieux rémunérer le travail.
Voyez-vous, moi ça me fait de la peine quand je vois des gens qui considèrent que c'est une souffrance terrible de bosser 2 ans de plus. Ouais. Ça dit quelque chose du rapport au travail.
Et quand je vois des jeunes, même des lycéens, alors parfois même s'il y a une part de manipulation qui manifeste contre la réforme des retraites alors qu'ils n'ont pas commencé à travailler un seul jour, ça dit quelque chose dans notre société de ce que le travail est perçu et ça il faut qu'on travaille dessus. Moi, je le dis à mes à mes collègues partenaires sociaux, à Maris Léon, à tous, je leur dis vraiment là-dessus, il faut qu'on s'accroche ensemble parce que on partage au moins ça entre nous, c'est que le travail est la seule valeur qui nous permettra de nous sortir de la des difficultés qui sont les nôtres. Alors hier Sébastien le Cornu a justement parlé du travail de sa valeur, de la fierté.
Mais pour beaucoup de Français, le travail les amis euh c'est ça, c'est la feuille de paye et c'est pas la mienne mais euh j'y comprends rien hein, c'est 55 lignes hein, c'est la la feuille de paye la plus compliquée du monde. Euh 22 millions d'exemplaires, c'est le mensuel le plus lu de France, mais personne ne le comprend. On y parle de tout hein dans cette feuille.
On nous parle chômage, on y parle famille, on y parle retraite puisque vous le disiez Emmanuel, c'est le plus gros poste la retraite dans ces lignes qu'on ne comprend pas, dans ses prélèvements. Euh donc on va on on arrive à cette à cette feuille de paye. C'est le c'est le à la une. [Musique] Donc cette feuille de paye d'après une étude du club l'endois 6 français sur 10 ne savent pas ce qu'elles financent, ce qu'elle payent, ce que sont les contributions et la moitié ignore combien ça coûte à l'employeur Emmanuel.
Alors ça c'est la première information. Cette feuille de paye là, si vous voulez bien la la remontrer Anaïs, elle ne dit que la moitié la moitié de la vérité de ce que c'est que l'emploi est le coût du travail en France parce que ça c'est elle parle de votre brut salaire brut jusqu'à votre salaire net et maintenant on a rajouté une ligne qui est celui des prélèvements des impôts à la source mais avant même cette feuille de paye avant même qu'elle arrive jusqu'à jusqu'à vous il y a toute la partie employeur c'est-à-dire le coût de l'emploi de votre emploi pour l'employeur qui est quasiment je sais pas c'est le c'est à peu près le double de ce que c'est à peu près le double Donc en fait vous vous estimez que vous coûtez à votre employeur votre salaire brut. En fait c'est pas vrai.
Vous lui coûtez deux fois plus cher. Et ça explique aussi et ça découle de toute notre difficulté à régler le problème des retraites parce que quand votre employeur vous augmente de 100 € en fait à lui ça lui coûte 200 € et vous au bas de votre ligne il vous reste même pas 75 €. Donc en fait toute la vérité du travail elle est dans cette feuille de paille et dans ce qu'elle dit et dans ce qu'elle ne dit pas surtout.
C'est un problème pour vous la feuille de paye Michel. Oui, c'est un problème parce que ça ne nous permet pas de de rémunérer nos nos salariés, nos collaborateurs suffisamment et il faut absolument le travail n'est pas assez payé en travail pas du tout assez payé. Bien sûr, le travail n'est pas assez payé que ce soit celui d'ailleurs des salariés comme celui des indépendants.
Parce que l'INC vient de publier les revenus des indépendants, franchement, ils ont rien à envi les salariés n'ont rien à enviin. Les salaires, c'est pas 10 fois, 20 fois. Quand j'entends des trucs comme ça, nous dans dans les boîtes, c'est quand c'est deux fois ce que prend le le le plus haut salaire, c'est ou le le plus petit salaire, c'est déjà bien.
Un salon de coiffure avec deux salariés, une apprentie. Euh le le l'exploitant ou l'exploitante, c'est une rémunération mensuelle de 2600 €. Euh ça sa ça sa sa coiffeuse, elle est à 100 et et elle porte sur elle toute la responsabilité de de cette boîte.
Donc les revenus ne sont pas ne sont pas suffisants. Aussi bien pour les les revenus du travail aussi bien pour les indépendants que pour les salariés. C'est pas c'est pas un hasard, c'est encore une fois les besoins de financement de notre protection sociale reposent sur moins de salariés qu'avant.
Mais on dit que c'est du salaire déguisé toutes ces lignes parce que c'est c'est justement la retraite de la génération. Alors ça c'est la grande hypocrisie. Dire que tout ça c'est du salaire différé.
C'est je sais que c'est un grand argument de gauche, hein. Alors, c'est pas vrai. Les cotisations maladies sont des cotisations de solidarité.
La solidarité, c'est très important dans une société. Mais la retraite n'est pas un salaire différé. On ne paye on ne cotise pas pour notre retraite.
Et je pense qu'il faut marteler cette idée. Vous n'êtes pas en train d'acquérir des droits pour votre propre retraite. Vous payez la retraite des gens qui sont à la retraite aujourd'hui.
Et si on continue comme ça, votre retraite, il y en aura pas. Je crois qu'il faut le dire. Le système c'est un ponzi.
Voilà, c'est un système de ponzi. Voilà. Ah, c'est une pyramide de Ponzi.
On joue à Bernard Mad. C'est le principe d'une pyramide de Ponzi. Quand les vous vous êtes en train de demander aux nouveaux entrants dans un système de financer la rémunération des sortants du système que ces sortants sont de plus en plus nombreux, ça à la forme d'une pyramide.
C'est notre pyramide des âges qui crée un pondzi des retraites. Et si on n'y prend pas garde, ça ne tiendra pas. L'image de Bernard Mad, elle est assez frappante.
Christophe, est-ce que ça fait de vous un partisan de la TVA sociale ? C'estàd on allège complètement ces cotisation et puis on fait payer par le consommateur he sur la TVA. Sûr, bien sûr.
Absolument. D'abord parce que ça permettrait de faire payer et financer notre modèle social par des importations qui nous qui nous étouffent. Bien évidemment, c'est sur la TVA sociale, c'est il faut arriver à déplacer une partie de ces cotisations sociales.
Alors cotisation où la CSG CRDS, nous on avait fait une proposition sur la CSG CRDS parce que elle s'applique à tout le monde, les indépendants comme les les salariés et de la déplacer sur majoritairement sur de la TVA. Ça demande une augmentation de 4 à 5 points de TVA. Bien sûr, tout ça peut inquiéter, mais en tout cas si en parallèle il y a une augmentation des salaires, grâce à ça, les gens s'y retourneront et vous savez sur cette histoire de de salaire différé ou pas, on pourrait vivre dans un monde où le coût total de l'entreprise, on le verse au salariés, il aura un gros salaire, il doublerait son salaire et à charge à lui de payer les cotisations sociales qui lui permettent d'être assuré social, de cotiser à une retraite et cetera.
Est-ce qu'il le feraiit les gens ? Non mais le système il est le système est aussi est aussi né pour ça pour pour garantir une forme de solidarité et c'est quand même extrêmement important pour le bien-être d'une société d'avoir un système de maladie qui repose sur l'intégralité des acteurs. Tout le monde est d'accord avec ça et je pense que personne n'a envie de le mettre en compte.
Mais sur la retraite, on se rend compte que le système ne peut pas fonctionner pour des raisons démographiques. Alors après, je je suis moi assez frappé, je sais pas ce que vous en pensez de l'éléphant dans la pièce de la retraite par capitalisation. On n'est pas obligé de faire basculer l'intégralité du système de la retraite par capitalisation.
C'est-à-dire que là, on n'est plus en train de payer uniquement pour la retraite de ceux qui sont à la retraite, mais on on côtise pour sa propre retraite, au moins en partie. Et ça, c'est quand même l'éléphant dans la pièce. personne ne n'intègre cette équation là dans le débat sur les retraites.
La conférence va permettre la conférence va permettre mais sur la capitalisation faut pas attendre des des réponses immédiates. En tout cas, c'est par Sophie But pas débattre de capitalisation. Il y a il y a un truc très savoureux d'ailleurs, c'est que beaucoup d'élus socialistes qui se battent là et qui sont un peu comme le titrait l'opinion les maîtres chanteurs de de pour la stabilité du gouvernement capitalise bien sûr les fonctionnaires en France ont un système qui s'appelle la préfon qui est un système par capitalisation.
Donc c'est assez savoureux. Puis il y a des plans d'épargne retraite aussi qui existent. Les français sont murs pour la volontaire.
Oui non mais on est on peut faire sans doute quelque chose d'un peu et puis il y a la retraite par point qui a été adoptée par 493 au printemps 2020. La Covid a tout fait exploser mais ce texte il est disponible, il a été adopté à l'assemblée. Il peut aller au Sénat.
Il était très compliqué ça. C'était la réforme Édouard Philippe c'est ça ? Oui c'est la réforme Édard Philippe avec la polémique sur l'âge pivot.
C'était une réforme CFDT. Je sais pas si les les adhérents à votre formation aimaient la retraite parpois. Oui absolument.
à la reforme par avec quelques réserves chez les professions libérales qui ont des caisses autonomes qui gèrent eux-mêmes leur caisses et là aussi je voudrais lancer une piste. Ah il faut donner aux partenaires sociaux les clés mais totales ne vous en occupez plus. Le corn ouvre cette piste.
Très bien. Je vais vous dire pourquoi les les syndicats de profession libéral avocat, médecins, infirmiers, kiné, géomètres, architectes, eux-mêmes ils gèrent leur caisses et et elles sont à l'équilibre. Vous savez à quel âge ils ont mis le départ ? 67 ans.
H partez pas avant 67 ans quand vous êtes profession libérale. Alors, on va me dire "Oui, mais leur métier est moins pénible que les autres." C'est pas sûr.
L'infirmière qui tous les matins va soigner et lever des des des malades, des personnes âgées. Mais pourquoi ? Parce que quand vous êtes en responsabilité et que vous dites c'est pas l'État qui va nous sauver, il faut donc qu'on ajuste les cotisations et les retraite.
Il faut pas payer trop de retraite au retraités sinon il faudra augmenter les cotisations. Quand vous avez cette responsabilité totale, vous l'exercez et la réponse a été le départ à l'âge de retraite 67 ans. Ça donne des pistes quand même.
Comment on pourrait arriver à gérer ce problème de retraite en le confiant totalement aux partenaires sociaux ? Christophe, pourquoi la simplification de la fiche de paye promise depuis SarkoZi, depuis Hollande, depuis Macron, n'a-t-elle jamais abouti ? Est-ce que la complexité, c'est le prix politique de la protection ?
Oui, c'est le prix administratif de la de de la protection. Cette complexité, c'est aussi une manière d'embrouiller le débat. À partir du moment où c'est illisible, bah les gens ils laissent tomber puis ils croient finalement un peu ce qu'on leur dit. tout cet argent par petit bout part à quelques endroits.
Par ailleurs, c'est aussi la rançon des promesses de taxes provisoires type CRDS qui devait durer un certain temps pour alimenter la cadesse, la caisse d'amortissement de la dette sociale puis qu'on a prolongé prolongé prolongé hein comme la vignette auto l'avait été Emmanuel. Et si on prolonge, c'est vraiment intéressant parce que je pense qu'on a quand même aussi un énorme problème français qui est le manque de culture économique et financière de nos concitoyens. ça se lit qu'on ne soit pas capable de lire notre fiche de paye est un problème est un vrai problème parce que ça veut dire qu'on ne sait pas où notre argent et je pense que si on le savait on réfléchirait peut-être différemment notamment sur un salaire de 100 € manuel 36 € part en cotisation patronale ce qu'on appelle 22 € en cotisation salariale donc sur 100 € ça fait 100 - 36 - 22 je suis incapable de faire le calcul mais donc il rest 42 il reste pasf merci votre beau cerveau Christophe il reste pas beaucoup et ça c'est l'argent du pouvoir d'achat, c'est l'argent de la vraie vie.
Compliqué et puis surtout moi je suis stupéfait d'entendre toujours les gens disent dire j'ai droit à une bonne retraite, j'ai cotisé toute ma vie. Ça montre bien qu'ils ont pas compris que quand on cotise, c'est pour les retraités du moment. Et on est passé de 1945 4 actifs pour un retraité à aujourd'hui 1,4 1,5 maximum actif pour un retraité.
Il y a un autre une chose, je pense que voilà cette cette ce plaidoyer pour la culture économique, il s'applique à beaucoup de domaines de de de la lecture économique de la France. On sait pas lire un bilan. Non, on sait pas lire un bilan, hein, ça personne ne sait faire.
Mais par exemple, on sait pas lire un budget. Et quand on s'intéresse par exemple au budget de l'éducation nationale, je parle de ça parce qu'on a eu ce débat Anaïs, vous et moi la semaine dernière et on était sidéré un/ers du budget de l'éducation nationale ne va pas effectivement à payer des enseignants ou un système d'enseignement, il va à payer les retraites, ça c'est dingue des anciens profs. Ça ça franchement alors peut-être que c'est pas un problème mais si on le dit comme ça aux français plutôt que de leur faire croire qu'on met plus d'argent dans l'éducation nationale alors qu'on en met juste plus dans la retraite des profs, la lecture elle est différente.
Elle elle et on se dit "Ben oui, mais le poids de tout ça est écrasant et ça se fait au détriment de nos enfants." Et je pense que si on dit la vérité sur les choses, on on permet aux gens de réfléchir et de prendre en main le dessin de manière instruite. Justement Emmanuel, vous parliez de budget.
Bah le budget qui a été déposé là, c'est notre carton rouge. On va voir les gagnants et les perdants surtout. Les perdants carton rouge.
Alors le budget 2026, c'est un peu un budget de guerre. Il fait des blessés Emmanuel pour sauver les finances publiques. Le gouvernement a choisi les priorités.
Défense, sécurité, éducation, on n'y touche pas hein. Mais pour le reste, c'est la diète. En tout cas, c'est un budget qui risque de faire des victimes économiques bien réel.
Emmanuel, alors ça c'est inévitable hein. De toute façon, on est dans un budget d'économie, donc il y a forcément des postes qui vont baisser. Ça c'est inéluctable.
Alors, par exemple, déjà les Moi, je suis assez sidérée de gens qui commencent à dire "Oh, on est en train de on va geler les pensions des retraités." Et bah oui, dis donc. C'est exactement le principe.
Si tu ne veux pas travailler plus longtemps et si on ne peut pas augmenter les cotisations, le troisème pilier, c'est le gel des cotisations. Et ben oui, en fait, l'argent magique, ça n'existe pas. Donc oui, bah là, il y a des blessés.
Après, il y a il y a d'autres il y a d'autres choses qui sont assez intéressantes. On peut parler par exemple des des de la fiscalité sur le bioéthanol. Bon, alors bioéthanol, c'est parce qu'il y a des gens qui font le choix du bioéthanel pour faire des économies.
Justement, on écoute différence du 600 € 700 € presque par mois. Pour moi personnellement, c'est parce que je bouge beaucoup hein. Par mois avant je mettais entre 150 et 200 € et là ça me coûte 80 €.
À l'heure actuelle sur 20 à 25000 km par an, j'économise environ 2000 €. C'est considérable. Ils économisent tout simplement.
Alors oui, alors le diable il est dans les détails parce que là on nous parle de consommateurs qui sont à la pompe qui on fait un choix et cetera mais en fait ça il y a il y a d'autres victimes. Le bioéthanol qui est-ce qui l'utilise ? Le biéthanol c'est c'est c'est un le biodiesel par exemple biothanol ou le biodiesel c'est des c'est utilisé par les flottes de bus dans les villes.
Ah bah oui et qui va qui va payer ? Bah les collectivités puis les gens qui prennent les transports en commun. Alors, autre autre victime de ce budget euh qui est pas encore qui qui va entrer en discussion, hein, Christophe, hein, on est c'est pas encore euh bien sûr.
Non, non, c'est c'est la loi de finance telle qu'elle est déposée, le PDFS tel qu' est déposé, on va parler recettes, on va parler dépenses, ça va prendre du temps, il y a une date limite, c'est la fin de l'année hein, puisquil faut que ça soit passé au conseil constitutionnel. Autre victime, et ça ça vous concerne aussi Michel Picon, c'est les apprentis. Oui, bien sûr.
C'est dommage. C'est dommage pour eux. D'ailleurs, c'est une voix Bah oui.
Non, mais c'est c'est sidérant. Ah ben c'est terrible parce que c'est des gamins euh qui eux euh travaillent, vont au travail et puis euh l'indemnité d'un emprenti, elle est pas haute et et elle va elle va être affectée de cotisation sociale. Bon c'est Non mais vous l'avez dit euh c'est une erreur de faire ça.
Voilà. Euh alors ça apporte de la stabilité et cetera, mais ça a un coûte à payer pour tout le monde. Et il va falloir qu'on explique ça parce que si on veut un moment que la raison s'embar du parlement, il va bien falloir que chacun comprenne que il y a des conséquences à à à ces à cette décisionlà.
C'est quoi ? Je je voudrais lancer quelque chose, une piste de réflexion. La gauche française a réussi à imprimer dans le débat public le concept de dette climatique, c'est-à-dire de dire si nous continuons à vivre comme nous vivons, nous rendrons la planète invivable pour nos enfants.
Et ce concept là avec le concept de limite planétaire, il est inscrit dans euh comment dire l'imaginaire collectif. Désormais plus personne ne ou quasiment plus personne ne ni ça. En fait, on est face à des retraitistes là maintenant.
Qu'est-ce que c'est extrait des retraitos sceptiques, c'est-à-dire des gens à qui on dit il y a des limites pas planétaires mais des limites systémiques à la retraite des limites démographiques. Des limites démographiques, des limites financières et cetera et vous les niez. En fait, vous êtes en train de nier ces c'est ça et vous êtes en train de faire avec le climat financier en France un un pays invivable pour vos enfants.
Vous êtes en train de faire financièrement ce que des promoteurs brésiliens font à l'Amazonnie. Vous rzez et vous ne vous souciez pas des générations futures. Emmanuel, si vous me permettez un peu de nuancer le propos, euh peut-être que à un moment donné, il faut aussi interroger les industriels, les constructeurs d'automobile qui abandonnent en fait la trajectoire de l'éthanol parce que c'est pas rentable, parce que c'est Oh là là là là, tu là tu retournes sur vous retournez sur le bioéthanol.
Ah oui non mais climato retrait non mais là là je je je parle juste de la prise de conscience de de de comment dire de la transmission de ce fardeau aux générations futures par le fardeau des retraites le bioéthanol on est sur un petit on est sur un petit mais je pensais que vous mettiez dans dans le même paquet à la fois à la fois le carburant vert qu'on abandonne à la fois les retrait on pasel en comportements aller vers l'apprentissage c'est formidable et c'est bien et après to on taxe, on dit aux gens achetez des voitures au bioéthanol, c'est un carburant vert et puis c'est moins cher et puis on taxe. C'est pas très fait ça mais c'est pas très un dernier petit point là sur ce budget Olivier Fort a dit ce matin que l'attaque Zucman passerait probablement par ordonnance. Alors est-ce que ça c'est une bonne nouvelle pour vous Michel Picon ?
Tout est possible aujourd'hui. On aura vraiment aligné toutes les communes entreprises la taxe Zugman, on regarde ça vraiment de très loin. Ça ne nous concerne pas mais ça nous empêche pas tout de même d'avoir un avis.
Euh taxer ce qui produit euh est pas une est pas une bonne idée. Le sujet c'est pas de d'amaigrir la poule parce qu'elle fera moins d'œufs. Le sujet c'est peut-être de se dire comment on partage les œufs tous les matins euh plutôt que de dire on on va la faire maigrir ou lui prendre un peu de un peu de plume.
Donc nous on pense que c'est pas une bonne idée. Toutes les taxes les impôts de production enfin tous ceux qui taxent avant même qu'on ait produit. quelque chose, c'est pas c'est pas de c'est pas une bonne chose.
Alors ensuite après, est-ce que euh finalement le monsieur Fortite monsieur le cornu de menteur quoi puisque il a il c'est on est arrivé à un stade tout de même respect dans la classe politique et qui est qui est assez édifiant. Est-ce que il peut faire ça par ordonnance mais de toute façon il n'a pas du tout envie de passer la Z exactement. Ils veulent tenter un abondement au budget pour instaurer la taxe Zucman en espérant que le RN va le voter.
Et le RN ne le votera pas. C'est un amendement qui fera 192 voix le Nouveau Front populaire et c'est tout. Alors, ils espèrent aussi que les centristes qui vous avez voulu envoyer un signal vers les riches puissent voter cela.
Mais non, parce que maintenant on a débusqué ce qui était la taxe duman. C'est l'outil professionnel qui est au cœur de cette taxe. Donc c'est pas possible.
Et puis ça a été tranché par un jury plus important que que l'Assemblée nationale par le prix Nobel. Oui, c'est pas Thomas Piquetti qui a eu le prix Nobel, c'est PH. On a une petite on a figurez-vous que Olivier Fort Olivier Fort a rencontré hier soir un peu c'est les coulisses du pouvoir.
Là, on est vraiment au cœur de de la machine. Cher Guillaume figurez-vous que hier soir le prix Nobel de la paix pas de la paix n'importe quoi, le prix Nobel d'économie a croisé Olivier Fort dans les couloirs de TF1. il sortait euh du journal de de Gill Boulot et voilà ce qu'ils se sont dit.
Regardez bien cet échange. Faut éviter le chaos. Oui, absolument.
Même déjà bougé. Oui, c'est important. Bravo.
Merci. Allez, on à bientôt. Au revoir.
Voilà, c'est coulisse du pouvoir. C'est intéressant secrétaire du Parti socialiste. Ouis, c'est intéressant comme échange parce que ça prouve que on est aussi dans un pays où alors certes, il y a une victoire tactique des socialistes, mais il y a également le bon sens d'un prix Nobel d'économie et il y a un chemin de compromis qui est trouvé.
Ça devrait vous rassurer. Infilé, petite lueur d'espoir. Oui.
Oui. Ah bah écoutez, le pire n'est jamais certain. Merci.
Voilà, c'est on peut imaginer que la sagesse ça s'empare de tout le monde. Non, ça on peut pas l'imaginer. Michel Picon.
Merci beaucoup, c'est toujours un plaisir de vous entendre. Merci à notre valeureux homme du sud. On se quitte quelques instants et on revient sur une énorme menace de Donald Trump encore.
À tout de suite sur [Musique] Allez, de retour sur le vivant plateau dans Toute Liberté. On va vous parler de Donald Trump. Mais juste avant Guillaume, vous vouliez ajouter quelque chose sur ce sur ce foutu budget qui va être en discussion Christophe dans dans quelques jours là juste alors ça va démarrer très vite les commission des finances on est déjà Paris on parlait des apprentis.
Ouais les apprentis très important les apprentis sont à peu près 1 million en France. OK donc ça représente quand même à peu près 20 % de de la tranche 18 25 ans qui est en âge de rentrer sur le le marché du travail. On débute sa carrière, on commence à apprendre dans une entreprise avec un patron qui vous forme.
Euh certes parce que c'est peut-être à un moment donné plus économique pour lui de le faire, mais également parce qu'il vous accompagne tout au long peut-être de votre d'une partie de votre carrière. C'est hyper important d'être dans une cohésion dans une entreprise et d'être formé. Avec ce projet de loi de financement de la sécurité sociale 2025 qui doit être donc en débat maintenant parlementaire, vous savez que un un apprenti en réalité, il va voir son salaire a priori diminuer de 150 € nets par mois.
Vous imaginez quand on est indexé sur le sur le SMIC 145 à 150 € net par mois, qui ça va encourager parmi la jeunesse que de se former auprès d'un patron et quel patron ça va encourager à un moment donné qui cherchera à tout va de la main d'œuvre et dans tous les sens. Le message qu'on envoie à travers en fait ce rabotage, c'est on rabote les petits salaires pour équilibrer des budgets. Moi c'est comme ça que je le comprends.
Ça nuit aux entreprises qui cherchent de la main d'œuvre et ça nuit aux jeunes qui veulent entrer sur le marché du du travail. Alors pourquoi ? parce que jusqu'à maintenant, les salaires des apprentis étaient exonérés pour une bonne partie de CSG et de CRDS, donc c'est-à-dire de la dépense sociale.
On on les exemptit de par exemple d'abonder au système des retraites. On considérait qu'ils étaient suffisamment peu payés pour en être pour en être exonéré. Et je trouve que c'est tout un symbole de tout ce qu'on se dit depuis ce début de cette émission, c'est-à-dire que nos non choix, nos absences de choix ou nos choix de confort sur les retraites parce qu'on refuse politiquement ce sujet euh épineux éminé, ont des conséquences sur les plus jeunes, ceux qui rentrent dans le marché de l'emploi, ceux qui sont la force économique de demain et qui vont payer toute leur vie qui retraite pas plus ou moins d'ailleurs, on est depuis le début de cette émission, c'est ça que je note, c'est que en fait on est en train de de de de sacrifier, pas massacrer quand même.
Faut pas exagérer mais enfin de sacrifier notre jeunesse, nos enfants résistrait scepticisme. Le retrait s d'un mot indépendamment des étiquettes, simplement saluer la méthode consiste à mettre les parties sur la scette face à leur responsabilité, face à leurs électeurs sur cette question aussi cruciale qui est celle de de la jeunesse. Quelque part c'est réhabiliter aussi l'esprit des institutions par le peuple pour le peuple.
Et ben, c'est le peuple qui prend le pouvoir à travers leurs députés. Et il faudra bien à un moment discuter et peut-être à un moment donné réfléchir aux conséquences que ça a sur notre jeunesse. Et les jeunes les jeunes votent peu, les retraités votent beaucoup.
Les retraités sont de plus en plus nombreux, les jeunes de moins en moins nombreux. Je suis pour le droit de vote à 16 ans. Ça changerait c'est une bonne idée.
On rééquilibre le corps électoral un petit peu. Peut-être même obligatoire. Pourquoi pas ?
Oui. Oui. Impliquer les français dans cet exercice quand même dire une petite un petit mot de cette phrase qui fait du bruit.
Alors de jours après la conclusion d'un cesser le feu. On l'a vécu ici en direct sur ce plateau de LCI Guillaume à Gaza et la libération des otages en Israël. On entre dans le dur Guillaume au propre comme au figuré à Gaza le Hamas exécute ses opposants publiquement à tour de bras.
Les images sont immondes. Elles sont immondes. Elles sont glaçantes.
Elles ont fait réagir le président des des États-Unis de retour de Charmel Char et on l'écoute. Et nous avons dit au Hamas que nous voulions les désarmer et qu'ils se désarmeraient. Et s'ils ne le font pas, nous les désarmerons et cela se fera rapidement ou peut-être violemment.
Et ils se désarmeront. Vous me comprenez ? Vous m'avez compris ?
Lui, Donald Trump, il a sans doute compris qu'en réalité à Gaza, à l'heure où on se parle, le Hamas n'est pas mort, le Hamas respire encore. Et ces image effectivement qu'on a vu d'exécution publique sans autre forme de jugement qu'une balle tirée dans la tête de gens qui sont abattus devant une foule, ils ont les yeux bandés, qu'est-ce que ça raconte ? raconte qu'en réalité le Hamas a l'intention encore une fois de conserver cette main mise sur cette enclave palestinienne.
Dans les fait, il a déclenché une énorme offensive sur le territoire qui a été évacué en partie par l'armée israélienne. Offensive contre les milices rivales, contre les grandes familles de de Gaza. Je vais pas rentrer dans le détail mais il y a des familles qui sont implantées depuis des années et des années.
Les les dormouches en particulier. C'est c'est 10000 personnes, c'est ça ? Et alors cette famille-là en particulier, c'est 10000 personnes.
Euh c'est également des gens qui ont beaucoup investi dans le bâtiment, qui ont beaucoup gagné d'argent à l'époque, qui précédait la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, c'est-à-dire en en en 2007. Et évidemment, c'est une concurrence maintenant qu'on est dans une sorte de de chaos d'après-gerre si je puis dire. La nature a horreur du ville, mais le problème c'est que les gens qui sont armés, c'est le Hamas pour le moment.
Et qu'est-ce que ça dit au-delà de ce que ça raconte ? c'est que le chemin de la pacification de cette bande de Gaza qui est en partie détruite par l'armée israélienne et ces bombardements, ce chemin, il va être difficile, il va être violent comme l'a dit le président américain si le Has ne désarme pas, si le Has n'est pas démantelé, si le Hamas n'est pas liquidé politiquement comme toutes les parties au conflit, c'est-à-dire cette organisation terroriste et Israël l'ont signé dans le cadre des négociations, ça va être assez difficile s'il y a pas de force d'interposition qui qui qui qui est mise en œuvre très très rapidement, c'était l'objet des discussions en fait de de Charmelcher. Donc, il faudra qui participera à quel pays arabe, qui les épaulera la France, les États-Unis pour les armées, surtout quel mandat des Nations- Unies clair, extrêmement efficaces, sans quoi je vous le prédis ici et évidemment je ne le souhaite pas pour la population civile, le la bande de Gaza va se transformer en en en Somalie.
En Somalie, un territoire incontrôlable, un territoire dangereux pour ses voisins, l'Égypte et et Israël et potentiellement quelque chose qui est explosif. Donc attention, il faut vite que cette force d'interposition entre en action sans quoi on s'achète des lendemains qui vont être extrêmement douloureux et pénible. Christophe, il a les moyens de ses menaces Donald Trump.
Ah oui, bien sûr, il a les moyens mais c'est des moyens qui seront violents. C'estàd que les bombes se remettront à tomber sur Gaza pour éradiquer le Hamas qui ne veut pas se laisser désarmer. C'est pas une armée, c'est une bande de terroristes.
Comment voulez-vous qu'ils aient un comportement rationnel d'armistisme, de capitulation, de rédition, de négociation, de conditions d'un désarmement. On n'est pas face à un comportement militaire, on est face à un comportement terroriste. Pas depuis le 7 octobre depuis qu'ils ont pris le contrôle de cette cette bande.
C'était en 2005. Voilà, ça fait bientôt 20 ans que c'est une bande de terroristes qui raquettent, qui opprime. D'ailleurs, j'étais très étonné d'entendre certains certains direent que euh Israël avait libéré des otages alors que Israël a libéré des prisonniers et des gens qui ont sur les mains des crimes de sang.
Exactement. Et donc on pourrait demander à madame Rima Hassan si elle trouve l'action du Hamas légitime quand ils exécutent dans la rue comme ça des opposants pourrait demander à madame Obonau si c'est un mouvement de résistance parce qu'il y a eu aussi ces phrases politiques prononcé cette réalité de la de la réalité de ce qu'est le Hamas qui est un mouvement à la fois terroriste, mafieux et qui est aussi un mouvement qui a gangrainé toute la société Gazaoui. Il est enfin ce thème-là, il a été mis sous le boissau pendant 2 ans par la guerre par la guerre dans la bande de Gaza. est là et c'est en train d'exploser au visage de quand même beaucoup de gens qui ont soutenu un peu bekongle pas les palestiniens mais aussi le Hamas.
Exactement. Allez, c'est l'heure de de la minute d'espoir parce qu'il en reste figurez-v il y a de l'espoir. [Musique] Ah les amis, ça fait du bien parfois Airbus signe un record historique.
Son A320 devient l'avion le plus livré de l'histoire devant le Boeing 737 Max. C'est une victoire européenne mais surtout une fierté française. Il y a de l'espoir Emma Ducro.
Oui, il y a de l'espoir. Et en fait ce qui est intéressant je trouve c'est que ça bat quand même en brèche des choses qu'on a beaucoup lu après l'épidémie de Covid où on expliquait que le monde d'après ne serait pas le même, qu'on ne voyagerait plus de la même manière et cetera. En fait, les voyageurs aériens ne se sont jamais aussi bien portés sur la planète.
Des ps entiers de la population mondale qui ne voyageaient pas il y a 20 ans ont désormais accès au voyage en avion. C'est voilà, c'est à la fois euh Oui. Alors ça m c'est-à-dire que la pensée magique n'existe pas.
C'est voilà c'est la réalité c'est ça. La réalité c'est ça. Non mais enfin les les avion les voyages en avion juste avant le Covid, je me souviens d'avoir vu un énorme papier du monde qui disait qu'on était à je sais plus combien de centaines de milliers de vols par jour et que ça c'est pas très bon pour la planète. vous parliez de bah c'est pas forcément très bon pour pour la planète mais ça veut dire que les comment dire les mais ça veut dire qu'il y a aussi des capacités derrière ça en fait regardez c'est beau quand même il est beau cet Airbus à 320 par exemple et les constructeurs tels que Airbus commencent déjà à réfléchir au moyen de transporter effectivement beaucoup de monde de manière plus écologique.
Le 320 néo là, celui qu'on voit voler, il est vraiment intéressant parce que celui-là, il est très innovant dans son sa motorisation. Il il dépense 30 % de carburant en moins en vol. Et bientôt, il y aura l'avion hydrogène, il y aura l'avion électrique.
Alors ça c'est pas pour tout de suite l'innovation. Non mais il y a si si il y a des carburants de substitution qu'on appelle les safes qui sont en développement pour l'aviation pour l'aviation civile. Il y a deux clés, c'est l'innovation et là Philippe Aon le dira encore mieux que moi et il y a l'Europe.
L'Europe nous n'avons plus la taille pour porter seul ce genre de rupture qui font de nous des champions du monde. Il faut le faire au niveau européen. C'est difficile mais il faut le faire sur la défense, faut le faire sur le pharmaceutique, faut le faire sur l'aérien.
L'Europe, l'Europe, l'Europe. Non, c'est général de Gaulle juste d'un mot. C'est c'est vrai que cet avion là, la 320, c'est vraiment du du génie européen.
Les ailes, elles sont faites au Royaume-Uni. La queue en Espagne, le fuselage en Allemagne, mais l'âme, la conception, l'innovation, c'est véritablement la France et Toulouse en particulier. Il y a 50000 emplois qui sont concernés.
Il y a encore 7000 avions à 320 là comme ça qui doivent être livrés. C'est 10 ans de travail garanti, 50000 emplois et tout autour avec la filière aéronautique, c'est 120000 emplois en France. Faut quand même imaginer ce que ça représente.
C'est aussi le génie français. Ça c'est le génie français. C'est la capacité d'innover, c'est la capacité de mobiliser.
C'est un avion euh qui décolle, là on le voit sur ces images. Et c'est aussi la France qui peut à un moment donné se donner des ailes. Voilà, il y a de l'espoir et et tout ça est incarné effectivement par ce merveilleux appareil, la 320.
J'arrive jamais à trouver triste un avion, malgré tous les baissages climatiques et cetera, je n'arrive jamais à trouver triste un avion qui décolle parce que ça veut dire des gens qui voient du monde, qui voi le monde et qui rentrent chez eux un peu moins bêtes et je voilà, moi je trouve que les avions qui décollent, c'est magnifique. Les avions qui décollent, c'est magnifique. Non, je reprécide parce que c'est quand même c'est quand même enfin un fait incroyable.
C'est c'est après 60 ans de domination incroyable. Donc très bien appareil livré. C'est la preuve en fait que la France, elle est capable de produire et l'Europe évidemment l'Europe l'Europe l'Europe comme le disait Christophe de produire du haut de gamme en série à l'échelle mondiale et avec une hauteur de vue effectivement voir des nuages des monts enneigés et et tout le rêve que que ça charite.
C'est quand même magnifique lorsqu'on a la chance de prendre l'avion. Tout le monde ne prend pas l'avion. Allez, il y a encore de l'espoir.
Merci à tous. Merci d'avoir été sur ce plateau ce matin avec nous. Euh demain, on se retrouve à 9h en petite liberté,
Sébastien Lecornu