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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 23 mars 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

IRAN vs USA et ISRAËL : qui GAGNE la GUERRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 10 %Défensif 80 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Un commentaire à ce que vient de dire le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'état réel des forces militaires aujourd'hui en présence ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Bon mais question naïve est-ce que il est possible de défaire l'Iran ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui peut se passer maintenant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Benjamin NetanyahuFait
    « Malgré les fausses informations qui circulent malheureusement depuis le début de la guerre, il y a 20 jours, nous sommes en train de gagner et l'Iran est en train d'être décimé. »
  • 2:00Benjamin NetanyahuChiffre
    « L'arsenal de missile et de drones de l'Iran est en train d'être considérablement affaibli et sera détruit. Des centaines de leurs lanceurs ont été détruits. »
  • 2:00Benjamin NetanyahuFait
    « Nous anéantissons leur base industrielle d'une manière que nous n'avions jamais employé auparavant. »
  • 4:00Éloïse FayetFait
    « la guerre de retour depuis 3 semaines et en réalité l'Iran est toujours capable d'exercer une très forte pression sur les pays de la région y compris Israël. »
  • 4:00Éloïse FayetChiffre
    « le rythme des attaques est à peu près stable, c'est-à-dire qu'on est sur une vingtaine de missiles tirés par jour et environ 70 drones »
  • 8:00Éloïse FayetChiffre
    « la guerre coûterait, selon les estimations, environ 1 milliard de dollars par jour aux États-Unis »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Benjamin Netanyahu a affirmé en fin de semaine dernière que l'Iran est en passe d'être décimé. Ses capacités nucléaires et balistiques étant selon lui neutralisé. Mais Teréran résiste entre le blocage du D3 d'Ormous, les frappes ciblées sur les pays du Golfe et Israël derrière l'unité de façade de la coalition des divergences stratégiques entre Washington et Tel Aviv.

Ce fond jour, Trump fait face à une crise du récit jusque dans son propre camp. Bonjour Éloïse Fayet. Bonjour.

Vous êtes chercheuse à l'Institut français des relations internationales, spécialiste des questions de défense. Je vous propose d'entendre justement le discours de Benjamin Netaniaou jeudi dernier. Malgré les fausses informations qui circulent malheureusement depuis le début de la guerre, il y a 20 jours, nous sommes en train de gagner et l'Iran est en train d'être décimé.

L'arsenal de missile et de drones de l'Iran est en train d'être considérablement affaibli et sera détruit. Des centaines de leurs lanceurs ont été détruits. Leur stocks de missiles sont durement touchés, tout comme les industries qui les produisent.

C'est important. Dans un premier temps, nous avons détruit des missiles et une grande partie de l'infrastructure nucléaire. Mais ce que nous détruisons actuellement, ce sont les usines qui produisent les composants nécessaires à la fabrication de ces missiles et des armes nucléaires qu'ils tentent de produire.

Nous anéantissons leur base industrielle d'une manière que nous n'avions jamais employé auparavant. Un commentaire Eloïse faillet à ce que vient de dire le premier ministre israéli Benjamin Netaniaou. Bah ça reste quand même une sorte d'au de faiblesse en fait de la part d'Israël et des États-Unis étant donné que comme il l'a expliqué la guerre de retour depuis 3 semaines et en réalité l'Iran est toujours capable d'exercer une très forte pression sur les pays de la région y compris Israël.

Euh, depuis une semaine, en fait, le rythme des attaques est à peu près stable, c'est-à-dire qu'on est sur une vingtaine de missiles tirés par jour et environ 70 drones euh avec en fait des sites de plus en plus sensibles qui sont attaqués euh par euh par l'Iran. Euh on en a parlé, la centrale notamment, enfin le site de Dimona euh en en Israël et en face, c'est un site sensible. Oui, effectivement.

C'est donc alors même si l'Iran a en fait frappé la ville de Dimona et pas le complexe le complexe nucléaire et vous avez quand même une plusieurs dizaines de kilomètres entre les deux. Ce qui nous fait dire que si jamais l'Iran avait vraiment voulu frapper le site nucléaire de Dimona, il l'aurait fait. Euh mais c'est un message en fait de la part de l'Iran montrant que ils sont prêts à taper des sites plus sensibles étant donné que les États-Unis et Israël frappent aussi euh en Iran et bien des usines euh de production effectivement domicile euh mais aussi à terme peut-être des centrales électriques et donc des installations civiles euh essentielles au bon fonctionnement au bon fonctionnement du pays.

Bon donc quand Benjamin Etagu dit que l'Iran est en passe d'être décimé. Non l'Iran, alors ça dépend évidemment du nombre de des forces que l'Iran souhaite mettre dans la bataille. Euh mais la force de l'Iran, ce sont ces capacités asymétriques qui peuvent très difficilement être décimées.

Donc effectivement le blocage le blocage du trit d'ormose euh pourquoi pas aussi des attaques terroristes dans la région et puis l'emploi aussi de réseaux ces réseaux d'influence qu'on appelle des proxis au Moyen-Orient au premier rang desquels l'Irak dont on parle relativement peu mais qui est très qui est clairement en train de de subir en fait les conséquences de cette guerre entre l'Iran et Israël. C'est-à-dire justement puisque on en parle peu, parlons-en. Et le isfaillet.

Oui. Alors donc en IR en Irak, vous avez une partie de l'appareil sécuritaire iraakien euh qui est composé donc de milices dont certaines sont très fidèles euh à l'Iran. Et en fait, ces ministres sont en train d'attaquer euh notamment des bases américaines qui sont encore présentes en Irak et plus grave encore des institutions sécuritaire iraakienne.

Donc en fait, vous avez deux parties de l'appareil sécuritaire iraakien qui s'affrontent avec des morts. Donc imaginez que vous avez des vraiment des paramilitaires iraakiens proches de l'Iran qui ont tué des militaires iraquiens, ce qui rend en fait la situation extrêmement complexe à traiter pour le premier ministre pour le premier ministre irakien qui est tiraillé d'un côté entre une relative fidélité à l'Iran étant donné que ce sont les forces proiran qui l'ont mis en tant que premier ministre et puis de l'autre la nécessité de défendre la souveraineté de son pays. Tout ça avec des frappes américaines régulières sur ces installations paramilitaires.

Quel est l'état réel des forces militaires aujourd'hui en présence ? Éloï Fayet. Alors bah vous avez évidemment les forces les forces iraniennes qui se reposent de plus en plus sur des capacités asymétriques avec une mobilisation surtout des gardiens de la révolution.

Alors certes, leur appareil sécuritaire et les hautes autorités ont été neutralisées dès les premiers jours du conflit par des frappes ciblées euh israéliennes et américaine. Mais on voit bien que la décentralisation en fait du commandement militaire leur permet de continuer les attaques contre les pays du Golf et Israël. Et puis en face effectivement donc bah l'aviation israélienne qui continue évidemment ses frappes sur le territoire sur le territoire iranien. idem euh pour l'aviation pour l'aviation américaine.

Et puis vous avez cette inconnu en fait des pays du golf euh qui pour l'instant en fait se contente entre guillemets de se défendre contre les attaques euh contre les attaques iraniennes avec des systèmes de défense antimissiles qui fonctionnent plus ou moins bien selon euh les pays mais dont les leurs propres forces armées en fait ne sont pas encore entré dans la bataille pour éventuellement contribuer aux opérations israéliennes et américaines. Bon mais question naïve est-ce que il est possible de défaire l'Iran ? Je veux dire, ce pays a des capacités stratégiques importantes et il est c'est un grand pays avec un certain nombre d'infrastructures prévues à cet effet.

Lolis Fillayet. Bah tout dépend de ce qu'on veut, ce qu'on entend par de par défaire l'Iran, par provoquer est-ce que c'est provoqué un changement de régime ? Est-ce que c'est effectivement neutralisé toutes les capacités militaires dont ils se sont servis servis contre Israël ?

Et on voit bien que les buts de guerre de Donald Trump et de Benjamin Netianaou sont absolument pas clairs. Leurs objectifs changent de jour en jour au fur et à mesure justement qu'il se rendent compte que les opérations sont plus compliquées sont plus compliquées que prévu. Mais en tout cas, autant en juin 2025 lors des premières des premières opérations israéliennes américaines contre l'Iran, on comprenait à peu près l'objectif israélien américain, c'est-à-dire neutraliser les sites nucléaires iraniens. quelques sites de lancement de missile qui avaient notamment été utilisés lors de précédents affrontements en entre en avril et en octobre 2024 et ça avait relativement bien fonctionné, c'est-à-dire que la menace présentée par imminent comme imminente par Israël avait été réduite.

Aujourd'hui, en fait les l'étendue des frappes est tell qu'on ne comprend pas tout à fait en fait quels sont les objectifs israéliens et américains. Comment cela se fait-il que l'Iran parvient-il toujours à lancer des missiles ? C'est parce que l'Iran se prépare pour cette situation depuis des dizaines d'années et donc a réussi en fait déjà à cacher énormément de sites de lancement domicile avec des lanceurs mobiles.

Et donc là, on est sur une situation qui est très différente par rapport à juin où juin en juin 2025, l'Iran attaquait surtout Israël avec des missiles de longue portée qui sont plus difficiles à camoufler dont le tir en fait la procédure de lancement prend plus de temps. Alors qu'aujourd'hui, on le voit bien, il privilégie les frappes contre les pays du golf avec donc des missiles de beaucoup plus courte portée, 200, 300, 400 km qu'il peuvent cacher dans des grottes, dans des infractuosités. À l'image un petit peu de ce qu'a fait en fait le Hzbola contre Israël.

Bon mais Israël est touché. Il y a eu donc les frappes que vous évoquiez. Il y en a eu une sur Arade, donc une ville israélienne dans le Négève.

Euh les habitants de Tel Aviv sont forcés d'aller dans les abris plusieurs fois par jour et par nuit. Cette situation et est une situation qui montre la vulnérabilité d'Israël, quoi qu'on en pense. Alors oui et non parce qu'en réalité un tout autre état qui ferait face à un tel barrage de missile, il y aurait en réalité beaucoup plus de dégâts.

Donc là on voit bien que les systèmes de protection antimissile Israélien continuent de fonctionner. Alors certes, la question se pose au bout de 3 semaines de guerre, la question de l'épuisement de ces intercepteurs. C'était la question qu'on se posait déjà en juin en juin 2025 et puis surtout il y a un récit en Israël de cette menace éminente euh de la part de l'Iran, de cette guerre existentielle.

Et donc à mon sens, la les Israéliens sont encore capables d'endurer justement euh ce genre ce genre d'attaque. Euh après, c'est sûr que le fait que Dimona et Harad a été frappé aussi durement pose la question de cette efficacité euh du bouclier antimissile euh du bouclier antimissile israélien. Mais les États-Unis contribuent continuent aussi à contribuer à la défense de leur alliés dans la région.

Bon, il y a eu des divergences stratégiques entre Israël et les États-Unis. Oui. Alors, on voit en aux États-Unis vraiment une un mécontentement alors de la part des élus démocrates, on s'y attendait, mais aussi en fait une franche du parti républicain qui, rappelons-le, a quand même élu Donald Trump sur la base de l'arrêt justement de ces guerres sans fin, de l'envoi de militaires américains à l'étranger.

La guerre coûterait, selon les estimations, environ 1 milliard de dollars par jour aux États-Unis avec des militaires américains qui ont été tués, des capacités stratégiques qui sont utilisées pour défendre Israël et attaquer l'Iran alors qu'elles auraient peut-être mieux été utilisées dans l'esprit des républicains contre contre la Chine. Et donc oui, ça va être très intéressant de voir les conséquences sur la politique intérieure américaine avec une possible augmentation évidemment des cours du du carburant et puis tout de même la perspective des élections demi-mandats. Donc les midterms euh qui arrivent bon en novembre en novembre 2000 2026, mais tout ça peut avoir effectivement une influence sur la politique intérieure américaine et la relation entre Israël et les États-Unis.

Oui. Alors effectivement en plus comme vous venez de l'évoquer, le coût est particulièrement élevé. Qu'est-ce qui peut se passer maintenant Éloï Faillet ?

Je je vous demande pas de lire dans une boule de cristal, mais on on voit bien que l'Iran ne s'est pas effondré, que le soulèvement du peuple pour toutes les raisons qu'on peut imaginer n'intervient pas. Donc ça c'était peut-être deux scénarios qui étaient envisagés. Donc est-ce qu'on peut imaginer une guerre d'attrition ?

Oui. Alors, c'est compliqué aujourd'hui d'imaginer une sortie de crise qui soit positive euh et surtout acceptable en fait pour la plupart pour la plupart des parties. Alors, on l'a entendu.

Alors, bon benahou et où euh Donald Trump peuvent dire bah voilà, l'Iran est affaibli, euh, on en reste là. Oui, effectivement, mais dans ce cas-là, je doute en fait que ça s'arrête là. En fait, on avait on pourrait dans ce cas-là, le danger de reproduire justement la dynamique de juin 2025 où rappelons-le, le programme nucléaire avait censé être oblitéré par Donald Trump.

On se rend compte qu'en fait c'est pas le cas. Il y a toujours des installations qui peuvent potentiellement contribuer à un programme nucléaire nucléaire iranien. Et donc en fait aujourd'hui si effectivement Donald Trump ou Netania déclare victoire un petit peu trop tôt, il y a le risque dans 6 mois 1 an, ils se disent "Ah non, en fait on avait pas fini le travail donc on va y on va y retourner." Mais à mon sens, il y a vraiment trois facteurs effectivement qui peuvent avoir un impact.

Donc c'est l'extension du conflit à d'autres pays dans la région. Donc majoritairement l'Irak, pourquoi pas la Syrie, le Liban et c'est déjà le cas hein avec Israël qui attaque régulièrement le Liban, la situation évidemment dans le D3 d'Ormous et puis les conséquences sur la l'économie mondiale. Merci beaucoup Eloïse Faillet d'avoir décrypté pour nous cette situation au proche- Orient avec cette guerre donc qui se poursuit.

Je rappelle que vous êtes chercheuse à l'Institut français des relations internationales.