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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 11 février 2019 13 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Réunion publique à Saint-Ébremond-de-Bonfossé (50) : discours d'Hervé Juvin

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:06Invité politiqueFait
    « chaque jour, l'Union européenne, par l'inflation permanente de ses directives, de ses arrêts et de ses traités, entre plus profondément dans notre vie quotidienne »
  • 3:59Invité politiqueFait
    « Nous n'en voulons plus. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Le nomadisme obligé, c'est la concentration du défunt ISF sur les seuls propriétaires de biens foncés ou immobiliers »
  • 7:18Invité politiqueFait
    « je n'accepte pas les calculs économiques qui disent finalement c'est rentable de faire venir un million de migrants parce qu'ils vont remplacer les enfants que nous ne savons plus avoir et parce qu'ils coûtent moins cher qu'un travailleur français »
  • 11:25Invité politiqueFait
    « l'Union fait la faiblesse »
  • 11:39Invité politiqueFait
    « L'Union européenne a détruit notre tissu productif avec des traités de libre-échange aberrants »

Temps de parole

  • Hervé Juvin99 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Hervé Juvin

Bonjour à tous et à tous, bonjour aux enfants que je vois venir nombreux cet après-midi. Ce que j'ai à vous dire est très simple et tiens en quelques mots. Nous pouvons gagner, nous pouvons gagner pour la France et pour l'Europe et nous devons gagner parce qu'il y va de nos vies, il y va de notre avenir, il y va des vies et des avenirs de nos enfants, de nos petits-enfants, il y va de la France après nous. Nous pouvons gagner et nous devons gagner. Nous pouvons gagner et nous devons gagner tout simplement parce que l'élection au Parlement européen du mois de mai prochain, c'est un enjeu pour la France, c'est un enjeu pour chacun de nous et pour chacun de vous.

Est-ce que vous le savez, plus des deux tiers des textes, des lois, des normes, des règlements qui s'appliquent à nous aujourd'hui en France, qui s'appliquent dans nos entreprises, qui s'appliquent dans nos fermes, qui s'appliquent dans nos exploitations, qui s'appliquent dans nos domiciles, sont d'origine européenne ? Est-ce que vous savez que chaque jour, l'Union européenne, par l'inflation permanente de ses directives, de ses arrêts et de ses traités, entre plus profondément dans notre vie quotidienne est dans tous les détails de ce qui fait notre quotidien ? Voilà pourquoi l'enjeu du mois de mai est fondamental. Nous pouvons reprendre le pouvoir, nous devons reprendre le pouvoir.

La colère de ceux qui l'expriment, y compris peut-être de ceux qui font beaucoup de bruit dans la rue, elle est certainement légitime, mais en démocratie, elle a une seule expression, c'est le vote. En mai, votez, il y va de notre avenir à tous. En mai, votez parce qu'une autre politique est possible. Si je me suis décidé, après des années d'une vie d'essayiste, d'écrivain, de conférencier, si je me suis décidé à vous rejoindre et à rejoindre la liste présentée par le Rassemblement national, c'est parce que nous vivons un moment politique où tout est possible. La politique, c'est ça. La politique, c'est rendre un avenir meilleur possible.

Et la politique, c'est qu'il y a toujours une alternative. L'Union européenne, Emmanuel Macron, n'ont qu'une seule idée en tête. Nous imposer la solution qui, pour eux, est la solution unique. C'est la solution du libre marché, c'est la solution du nomadisme obligé pour tous. C'est la solution d'une France et d'une Europe sans frontières. Et c'est finalement la dissolution de nos identités, de notre patrie, dans un tout mondialisé. Ce n'est pas la voie de l'avenir, c'est la voie du passé. Le logiciel qu'ils ont en tête, il date des années 90. Ce qu'Emmanuel Macron, ce que son gouvernement nous vende tous les jours, ce sont les illusions de la fin de l'histoire.

Ce sont les illusions d'un monde où tout irait vers l'uniformité. Ce sont les illusions d'un monde où nous serions tous les mêmes que nous soyons du Mali, du Tonkin, de Madagascar, de Roubaix, de Brest ou d'Avranche. Ça n'est pas ce qui se passe dans le monde. Partout dans le monde, j'assiste à une véritable insurrection des identités. Partout dans le monde, ce qui compte, c'est le local, c'est le territorial. L'idéologie, les belles histoires, elles sont européennes. La réalité que nous vivons, elle est nationale et elle est locale. Il faut tourner la page de tous ces manchons et de toutes ces illusions qui nous ont fait tant de mal. Le libre-échange, Jordan vous l'a rappelé.

Le libre-échange, le monde des start-up et le monde de l'ultralibéralisme, c'est une poignée de milliardaires qui ont réduit tous leurs voisins au chômage et qui ont détruit leur territoire autour d'eux. Nous n'en voulons plus. Le nomadisme obligé, c'est la concentration du défunt ISF sur les seuls propriétaires de biens foncés ou immobiliers. C'est la haine manifestée par l'ensemble des dispositions fiscales de taxation qui vont s'alourdir sur les successions et sur la propriété foncière et immobilière. Il faut que chacun de nous, que chacun de vous devienne un nomade comme les autres. Et nous vivons l'âge de la grande expulsion.

Le rêve de ceux qui veulent faire de nous des nomades soumis au marché mondial, c'est tout simplement de nous expulser de nos terres, de nous expulser de nos foyers, de nous expulser de nos territoires et de nous expulser de tout ce qui fait la confiance, de tout ce qui fait notre engagement dans la durée et de tout ce qui fait la transmission entre les générations. Non, je ne suis pas un nomade comme les autres. Je suis de cette terre et des miens. Je suis d'un indigène de France et même de Bretagne. Et je ne veux pas mourir parqué dans une réserve. C'est ce combat-là qu'il faut mener. Et c'est ce combat-là qui est en jeu au mois de mai prochain.

Si nous devons gagner, c'est parce que nous sommes porteurs d'un projet. Oui, une alternative est possible. C'est d'abord une alternative territoriale. Vous constatez comme moi que depuis 20 ans, la France a quitté 4 ou 5 siècles entamés par les rois depuis Louis XI et ses successeurs d'aménagement territorial. Nous sommes dans du désaménagement territorial. C'est le désinvestissement dans nos infrastructures. C'est l'absence de soutien à nos PME et à notre tissu productif local et régional. C'est l'absence de préférences pour les producteurs locaux, pour les producteurs territorialisés.

C'est la destruction de nos appellations territoriales d'origine au profit de marques commerciales mondialisées. Et c'est l'abandon à des concentrations industrielles qui, l'un après l'autre, détruit les plus beaux fleurons de l'industrie française. Ce modèle-là, ce n'est pas le modèle de l'avenir. Le modèle de l'avenir, c'est le modèle du réinvestissement territorial. C'est le modèle qui fait que les collectivités territoriales et la commande publique vont en priorité à des entreprises françaises qui embauchent français, qui paient des salaires en France et qui paient leurs charges et leurs impôts en France.

Le nouveau modèle qui vient, c'est le modèle qui va conforter la propriété du sol, du foncier et de l'immobilier français aux citoyens français. Et ce n'est pas un modèle qui tend tout doucement à dissocier la propriété du foncier et de l'exploitation, de sorte que le territoire français devienne la propriété et l'objet du jeu des fonds d'investissement, des fonds de pensions internationaux ou des banques de marché. Ce n'est pas le modèle que nous voulons, le modèle de la propriété ancrée sur son territoire et en charge de transmettre plus beau, plus riche, plus vivant, le territoire qu'il a reçu de ses parents.

Voilà le modèle que nous voulons promouvoir et c'est un modèle de responsabilité territoriale. Le modèle que nous voulons proposer, c'est un modèle à rebours de la société de marché où tout s'achète et tout se vend. Non, les hommes ne sont pas une marchandise. Et je n'accepte pas les calculs économiques qui disent finalement c'est rentable de faire venir un million de migrants parce qu'ils vont remplacer les enfants que nous ne savons plus avoir et parce qu'ils coûtent moins cher qu'un travailleur français ou qu'un travailleur allemand. Où est la dignité et où le respect de la personne que ceux qui crient dans la rue prétendent défendre ?

Le respect de la personne, ce n'est certainement pas le trafic des êtres humains et la vente des corps humains. Le modèle que nous proposons, c'est un modèle de propriété et d'association du plus grand nombre possible de Français aux entreprises françaises. Il faut relancer la participation. Il faut relancer l'actionnariat populaire que Pierre Bérégovoy avait très bien compris comme étant la clé de l'alliance entre les entreprises françaises, les entrepreneurs françaises et la population française. Il faut relancer partout le mode d'association qui correspond au contrôle des biens publics et de l'espace public français.

Quelle aberration que les autoroutes françaises ne soient pas la propriété collective de tous les Français par des mécanismes coopératifs ou de sociétariat ?

Si demain, il faut ouvrir le capital de la Poste, si demain, il faut ouvrir le capital de la SNCF, c'est toutes les Françaises et tous les Français qui doivent être appelés à en devenir associés, copropriétaires, par des mécanismes issus de la mutualité et du monde de la coopération, qui donnent à la fois la responsabilité et le souci de transmettre et qui font de chacun de vous, de chaque sociétaire, un usufritier d'un outil de travail qu'il va s'efforcer de transmettre plus beau, plus riche et plus puissant aux générations d'après lui. Voilà le modèle de la solidarité territoriale et voilà le modèle de la solidarité entre générations que nous voulons promouvoir.

Nouveau modèle économique, je l'ai dit, c'est aussi, et combien de manières plus importantes, le fait de changer cette aberration qui est que tous aujourd'hui, nous payons le coût de la proximité. C'est beaucoup plus cher d'aller acheter dans une boutique, dans son village ou en centre-ville, que d'aller sur le parking du supermarché. C'est beaucoup plus cher de continuer à habiter le rural profond, d'être obligé de prendre la voiture tous les jours, de subir le racket automobile que nous subissons sur les routes, avec les entretiens obligatoires.

Et bien c'est beaucoup plus cher que d'aller s'entasser dans les banlieues et dans les grands ensembles aux portes des villes mondialisées qui n'ont plus aucun lien avec le territoire national et qui d'ailleurs, Mme Hidalgo l'a dit, Paris est bien plus proche de Lyon que de Carpentras, d'Avranches ou de Grandville. Nous ne voulons pas de cet abandon du territoire, nous ne voulons pas de ce modèle économique qui finit par faire de chacune d'entre nous, de chacun de nous, des étrangers sur son propre sol. Nous voulons nous réapproprier les mécanismes économiques et donc nous voulons abaisser le coût de la proximité.

Le plus simple, ça doit être et ça doit redevenir d'aller faire ses courses chez les commerçants de chez soi, de son village. Le plus simple, ça doit être de pouvoir habiter où l'on a ses racines, où l'on a sa famille, où l'on a ses engagements de vie et c'est la clé d'une revitalisation de nos territoires ruraux.

Et le nouveau modèle économique, c'est que dans tous les domaines, la préférence locale, la préférence territoriale, la préférence régionale doit devenir la clé de la commande publique, elle doit devenir la clé de l'attribution des financements bancaires, que l'épargne soit majoritairement investie là où elle est collectée et que nos banques régionales n'aillent plus perdre les milliards collectés auprès des ménages français dans les subprimes américains ou sur des fonds chinois ou asiatiques. Nous devons aussi relocaliser notre épargne pour que notre épargne fasse l'activité d'aujourd'hui et les emplois de demain et d'après-demain. Vous voyez le modèle que nous proposons ?

C'est un modèle qui, très largement, met en jeu tout ce que l'Union européenne a construit et tout ce qu'elle nous impose. Parce qu'il faut être très clair. Le tour de force de l'Union européenne, c'est qu'alors que la sagesse dit que l'Union fait la force, c'est que l'Union fait la faiblesse. L'Union européenne affaiblit les nations sans rien mettre en échange. L'Union européenne déconstruit nos territoires sans rien construire à la place.

L'Union européenne a détruit notre tissu productif avec des traités de libre-échange aberrants sans rien nous permettre de développer les nouvelles activités, les nouvelles industries, les nouvelles économies qui pourraient revitaliser nos territoires, nous faire progresser vers le plein emploi et vers un salaire ou un revenu convenable pour tous pour vivre et pour travailler au pays. Ce modèle de l'Union européenne, il est fini. Partout autour de nous, d'Italie, en Autriche, de Hongrie, en Suède et ailleurs, partout, ce modèle est récusé. Nous sommes porteurs du nouveau modèle, pas celui qui ramène les illusions des années 90.

Nous sommes porteurs du modèle économique, du modèle territorial et du modèle national des années 2020 et 2030. C'est pourquoi, je vous le redis, en mai 2019, notre avenir à tous se joue, l'avenir de vos enfants et de vos petits-enfants se joue parce que c'est au niveau de l'Union européenne que beaucoup de notre vie, de nos lois, de nos règlements se jouent. À la colère qui se manifeste, à l'énervement que certaines et certains manifestent, aux troubles politiques beaucoup plus profonds qui fait que de partout en France, on appelle à une autre politique, une politique de la vie, une politique du mieux-vivre, une politique du progrès qui ne vaut que s'il est partagé par tous.

Je réponds simplement, votez ! Il y va de notre avenir à tous, il y va de l'Europe que nous voulons, une nouvelle Europe, il y va de la France que nous aimons, votons pour que la France vive !

13:16
Locuteur

Déjà ! Merci beaucoup ! Merci Fuck! Merci ! Merci Paul ! Merci aussi ! Merci à vous ! Merci ! Merci !