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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 2 septembre 2025 44 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

La dissolution est-elle la solution ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la dissolution est la solution pour sortir de la crise politique actuelle ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment les Français réagissent-ils à cette nouvelle crise politique ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la stratégie d'Emmanuel Macron avec ce déjeuner de crise ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le Parti socialiste peut-il jouer un rôle de stabilisateur ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Les Républicains sont-ils divisés sur le vote de confiance ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Une démission d'Emmanuel Macron est-elle envisageable ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous quotidien pour donner du sens à l'actualité. On se retrouve pour 90 minutes et deux débats tous les jours du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat.

Et voici le sommaire de ce 2 septembre. Emmanuel Macron reprend la main. Il a reçu les chefs du camp gouvernemental pour un déjeuner de crise et pour tester la solidité du socle commun.

On sait déjà que de nombreux députés LR ne voteront pas la confiance à François Bairrou et de nouvelles voix comme celle de Nicolas Sarkozi s'élève pour demander une nouvelle dissolution. Est-ce la solution ? On en débat dans une minute.

Et puis dans la seconde partie de ce sens public, cette question la reconnaissance de l'État palestinien par une quinzaine de pays européens et par la France est-elle purement symbolique ? L'objectif c'est donc un état palestinien démilitarisé, reconnaissant l'existence et la sécurité d'Israël, qui doit recevoir le soutien d'une mission internationale de stabilisation. Les Européens continuent de prener la solution à deux États.

Mais est-elle crédible ? N'est-ce pas une illusion cruelle à l'heure où le gouvernement d'aniagia accélère l'implantation de nouvelles colonies juives en 6 Jordanie occupé ? Ne ratez pas l'analyse de nos experts sur ce thème.

Ce sera dans 3/ qu4 d'heure et vous pouvez d'ors et déjà réagir en en flashant ce QR code si vous étiez là hier. Vous avez déjà l'habitude, ça vous permet d'accéder à un site et de poser directement vos questions à nos invités, soit sur le Proch Orient, soit sur l'actualité politique, puisque François Bairou continue de recevoir les chefs de parti à Matignon, le rassemblement national, place publique, LR, Renaissance et Horizon aujourd'hui et des soutiens qui se font rares. Clémentine Louise.

Ils y entrent sans grandes attentes et ressortent sans grande surprise. Depuis hier après-midi, les chefs de parti défilent dans le bureau du Premier ministre. 6 jours avant le vote décisif, François Baï essaie de gagner la confiance des parlementaires.

Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que pour le moment, ce n'est pas un franc succès. Il n'y a pas de confiance à accorder et de chèque en blanc à signer. C'est impossible.

Donc si le premier ministre veut qu'il y ait une négociation, et bien il faut venir devant vous là maintenant là et dire bah c'était une erreur, il n'y a pas de vote le 8, on ouvre un processus de négociation et on verra à la fin. Pour le Rassemblement national, reçu en fin de matinée, ces entretiens ne sont pas non plus perçus comme de véritables négociations. C'est vrai que les consultation d'aujourd'hui ne vont pas déboucher sur grand-chose.

Il a fait le choix d'appuyer sur le siège éjectable et de faire les consultations à postériori. Euh le miracle n'a pas eu lieu et évidemment que euh cet entretien euh même si encore une fois il y a du respect pour la fonction de premier ministre euh ne fera pas changer euh le rassemblement national d'avis. Le président de la République a convoqué expressément ce midi le premier ministre ainsi que les chefs du camp gouvernemental Gabriel Atal, Bruno Retaillot et Édouard Philippe.

Emmanuel Macron souhaite qu'il trouve des compromis notamment avec le Parti socialiste. Mais après leur entretien avec le Premier ministre, les Républicains ont d'abord appelé à revenir sur des mesures polémiques. Ce que nous avons dit au Premier ministre, c'est que il fallait qu'un certain nombre de mesures qui heurent les Français puissent être soustrait, retiré du plan.

Les deux jours fériers, on peut pas demander aux Français de travailler plus sans gagner plus. Les consultations se poursuivront jusqu'à jeudi soir. Le Premier ministre recevra demain midi une famille politique qu'il connaît bien, le modème.

La dissolution est-elle la solution ? La question principale de ce débat avec Lor Salvin. Bonsoir, bienvenue.

Vous êtes directrice générale de Verrian France. Vincent Couronne, bonsoir et bienvenue. Vous êtes chercheur en droit, directeur du média, les surligneurs qui luttent contre la désinformation juridique.

Adrien Brachet, bonsoir et bienvenue. Vous êtes journaliste politique au point et Michael Darmont, bonsoir Michel. vous retrouver pour une nouvelle saison de de s public comme éditorialiste politique.

Vous serez à mes côtés tous les mardis cette saison et puis vous êtes aussi encore plus à nos côtés puisque vous pouvez réagir en direct, poser vos questions à nos experts en flashant ce QR code. Je serai en quelque sorte votre porte-parole pendant pendant nos débats. On peut parler Lor Salvin d'une crise politique qui a été ouverte il y a 14 mois avec la la dissolution.

Comment les Français réagissent à ce nouvel épisode ? Est-ce que il y a une aggravation de la confiance, du lien avec les politiques en général, l'exécutif en particulier ? Qu'est-ce qu'on peut en dire ?

Je dirais presque que c'est depuis 2000 2022 en fait l'élection peut remonter à 2022 où effectivement là déjà les Français avaient effectivement dessiné une assemblée nationale qui était compliquée pour le président de la République déjà à ce moment-là. Mais là, quand on se compare à il y a 1 an, effectivement la situation est beaucoup plus complexe d'un point de vue de l'opinion. Euh, vous avez une défiance à l'égard des de la classe politique dans son ensemble extrêmement forte.

Euh Emmanuel Macron aujourd'hui euh dans notre baromètre de code de confiance, il est à peu près à 21 % donc seulement 21 % des Français lui font confiance pour régler les problèmes de la France. Il était plutôt à 2527 en 2024. Bon, c'est pas énorme mais quand même, vous voyez, ça se durcit.

Euh François Beerou, pareil aujourd'hui, il est à 14 % de de confiance. C'est c'est quasiment un record dans la 5e République. Donc toute la classe politique comme ça et d'ailleurs c'est le cas pour le gouvernement, le président de la République, l'exécutif donc mais aussi pour l'opposition.

Les seuls qui se positionnent différemment dans l'opinion, je dirais, c'est le Rassemblement national. C'est-à-dire que le Rassemblement national était déjà fort il y a un an. Euh Jordan Bardella était déjà fort, aujourd'hui, il est encore plus fort.

Euh et Marine Le Pen est encore plus forte dans l'opinion aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi cette idée que finalement peut-être ce sont les seuls qu'on n' pas qu'on n' pas essayé.

Euh il y a aussi le sentiment d'une élection volée quand même puisqu'ils étaient arrivés euh au premier tour en 2024 en tête. Voilà. Et donc effectivement le sentiment que finalement c'est peut-être leur tour.

Ouais. C'est aussi le sentiment d'une partie des électeurs du nouveau qui avait voté nouveau Front populaire. D'ailleurs, le sentiment d'une d'une élection volée.

Lundi prochain, 8 septembre, est-ce qu'on peut parler Vincent Couronne d'un d'un retour au parlementarisme triomphant d'une certaine façon ? triomphant, pas sûr, mais c'est quand même c'est quand même un retour du parlementarisme. le le l'acte posé par le Premier ministre est malgré tout un acte typiquement parlementaire de remettre en jeu sa sa responsabilité devant la représentation nationale.

Et c'est quelque chose alors c'est un acte la question de confiance qu'on a plutôt l'habitude de voir en début euh de de de mandat pour un gouvernement et surtout on on voyait plus parce que parce que les premier ministres n'avaient pas de majorité donc il prenent pas le risque de poser la question de confiance. Ex alors que sous la 5e République, on a eu plus d'une quarantaine de questions de confiance posé toutes remporté cela dit euh parce qu'habituellement quand on pose une question de confiance on est à peu près sûr de la remporter. Là, ici avec 14 % de confiance comme le disait l'or tout à l'heure dans l'opinion, c'est pas c'est peut-être pas très prudent de poser cette cette question de confiance mais euh on a une situation je trouve assez intéressante depuis 2022 et surtout depuis 2024 la dissolution où on est obligé de retourner au Parlement, de voir à l'Assemblée nationale et forcer les partis politiques à travailler entre eux ce qu'ils ont complètement perdu l'habitude de faire contrairement à ce qui était le cas sous la 3e ou la 4e République où on dégage des majorités d'idées sur des textes.

C'est comme ça qu'on a adopté la loi de séparation de l'église et de l'État, qu'on a structuré l'école don qu'on est en bonne partie aujourd'hui, qu'on a voté les grandes lois syndicales et cetera. En fait, on peut faire ce genre de choses aujourd'hui. Il faut juste retrouver cette culture du compromis et du parlementarisme n'a pas vraiment permis de le faire.

Elle a pas permis mais c'est s'il y a peu de chance qu'on retrouve un fait majoritaire à court terme. Et juste pour citer l'historien Nicolas Rouselier qui disait récemment que nous sommes du coup condamnés à regarder le pluralisme en face. C'est une situation de fête, il faut en prendre, il faut leur en tenir compte.

Condamné à regarder le pluralisme en face et un Emmanuel Macron. Forcément, s'il perd son premier ministre, tout le monde se retourne vers lui et vers l'Élysée. Adrien Brach, il a convoqué les chefs de parti qui forment ce qui reste du bloc de gouvernemental pour un déjeuner de crise.

C'était quoi son objectif ou sa stratégie ? il y en a forcément une. Euh ben le l'objectif déjà est probablement de tâer un petit peu le terrain des des forces politiques, de commencer à mettre en scène les discussions parce qu'il sait qu'à partir du moment où François Baou va chuter, tous les regards et tous les projecteurs vont de nouveau être braqués sur lui à la fois notamment de la part de la France insoumise qui s'empresse de nouveau de réclamer sa destitution.

Mais ce qui est nouveau aussi dans le jeu euh euh politique actuel, c'est le Rassemblement national qui visiblement est en train de revenir à sa stratégie populiste, dégagiste qui est l'origine de son ADN et qui donc veut précipiter une dissolution, voire précipiter à son tour le départ d'Emmanuel Macron. Donc euh Emmanuel Macron se retrouve pris en tenaille et il essaie de s'appuyer au fond sur les derniers les dernières troupes euh qui sont encore euh qui qui sont relativement isolées. Et je rejoins tout ce qu'on disait en fait le le on se pose la question de la dissolution, c'est un peu l'éléphant autour de la pièce.

On va y consacrer du temps encore et et mais encore une fois le le cette tripartition de la vie politique, elle est installée par le bas. Elle est installée très profondément et ce n'est pas du tout sûr qu'une dissolution demain matin vienne de nouveau, voire même une élection présidentielle viennent de nouveau apporter une majorité claire comme c'était le cas avant. C'est le pays qui a produit cette tripartition.

Et donc il y a toutes les chances que ce soit installé dans notre vie politique et que si on ne change pas un effet de culture politique de de notamment qu'on va pas vers la culture du compromis, on risque d'être totalement rouillé et et à l'arrêt avec autour de la table à l'Élysée ce ce midi. En tout cas, c'est c'est ce que nos confrères de l'AFP nous disent et ce qu'une qu'une source proche de c'est c'est la terminologie he d'el Macron nous dit tous les participants se sont prononcés contre la dissolution. Euh Michel d'Armon, qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on peut dire de cet épisode là ?

C'est très précisément un président de la République qui sonde ses rares soutiens. Alors c'est pas l'heure du bal au déjeuner, mais en tout cas ça devait être certainement le déjeuner un peu des hypocrites. Ouais.

Parce que effectivement autour de cette table, vous avez par exemple quelqu'un comme Édou Warard Philippe qui est encore confirmation encore tout à fait récemment est persuadé que que le président de la République ne terminera pas son mandat. Oui. Et que lui effectivement il prône une des solutions parce qu'il sait très bien que derrière on arrivera sur une on doit arriver selon lui sur le le la question de la démission et la question d'une élection présidentielle anticipée parce que il considère que la situation est un est en blocage total que quoi qu'il arrive le blocage continuera et que de ce point de vue-là il faut remettre les choses à plat d'autant plus qu'il est actuellement encore en tête dans les sondages et qu'il pense qui peut euh euh faire un effet de levier avec son avantage.

Donc euh le aujourd'hui le président de la République a rassemblé des supposés soutiens mais qui en réalité sont euh euh sont assez circonspects en définitive. Alors avec donc cette question de la dissolution effectivement on a commencé à à l'évoquer. C'est intéressant cette pression là, cette petite musique si j'ose dire qui monte et qui vise le président de la République.

Notamment Nicolas Sarkozy dans une interview accordée à nos confrères du Figaro, l'ancien président qui nous dit "Il n'y aura pas d'autre solution que la dissolution. Il glisse la confidence de l'avoir déjà dit cet été, donc avant la décision de François Baou de susciter la confiance des des députés. La dissolution, c'est aussi ce que réclame évidemment Marine Le Pen.

Écoutons-la au sortir de son rendez-vous avec le premier ministre. Nous nous appelons Jordan et moi-même à une dissolution ultra rapide parce que la réalité c'est qu'il faut que la nouvelle majorité issue de ces nouvelles élections puisse construire un budget pour que notre pays ait un budget. C'est ça en réalité la seule solution qui soit démocratique.

Et cette question de la dissolution, vous vous la posez aussi Franck de Paris qui nous demande une nouvelle dissolution ne mènerait-elle pas à une situation similaire que seraient les changements ? Alors c'est très difficile pour un institut de sondage de se projeter sur une législative alors qu'elle est même pas encore annoncée qu'on connaît pas les candidats dans dans toutes les circonscriptions. Mais qu'est-ce qu'on peut en dire ? et surtout qu'on qu'on connaît pas les alliances parce qu'en fait c'est ça surtout qui va changer la donne ce qu'on peut voir en tout cas euh quand on regarde le justement l'opinion des Français aujourd'hui euh c'est effectivement cette volonté de continuer à euh à comment dire à mettre en avant et à poursuivre dans cette tripartition depuis 2022.

Les français nous disent "On est ravi de voir l'Assemblée nationale comme ça. On est très content, très satisfait de voir malgré le brouis la violence verbale." Oui.

Non, ça bien sûr ça n'a pas mais ce qu'ils apprécient c'est que ce soit diversifié et ce qu'ils et ce qu'ils ce qu'ils souhaiteraient c'est justement le compromis, la négociation et cetera. Donc là de ce point de vue-là, ils ont pas ils ont pas changé. Euh en revanche, qui sait si effectivement euh le Nouveau fond populaire euh euh résisterait à cette législative et en fait c'est quand même la clé euh du scrutin.

On va se concentrer sur le Parti socialiste dans un voilà parce que si vous voulez sinon on sait d'ors déjà que le RN sera très fort a priori aussi fort voire plus fort que en 2024 le centre et la droite risque d'être éclaté divisé donc pas pas pas majoritaire et la gauche tout dépend un petit peu effectivement de s'ils font s'ils font une union ou pas. Moi ma principale crainte c'est plutôt sur la mobilisation populaire. Est-ce que les Français vont avoir envie vraiment de se mobiliser et de iront encore vot iront encore voter ?

C'est marrant. Moi intuitivement j'aurais dit le le contraire, mais alors vous avez des données pour me dire c'est pas sûr que les Français se déplacent. En fait, en 2024 effectivement, ils sont allés se ils ont ils sont allés aux ures de façon assez massive, mais là ils peuvent aussi considérer finalement mais qu'est-ce que qu'est-ce qu'on leur impose encore ?

En fait, vous voyez, on a on a voté il y a un an, je crois que la situation est claire. Le président de la République voulait clarifier la situation. Bah eux, ils disent "Bah voilà, la situation est clarifiée en tout cas pour nous.

Après, débrouillez-vous quelque part. travailler ensemble là, est-ce que ils auront vraiment envie ? Parce que ce qu'on sent dans l'opinion, c'est quand même une mise à distance hein aujourd'hui de la politique, ce qu'on avait pas très honnêtement il y a un an où les les Français étaient encore très intéressés par la politique.

Là il y a un petit un petit effet euh ralbol. Bon, qu'est-ce alors c'est très vouliez intervenir rapidement ? parce que c'est c'est très intéressant d'autant plus qu'on va être dans un contexte nouveau également qui va être un contexte de crise sociale avec le mouvement du 10 septembre on sait pas le contour et le 18 et donc on ne sait pas effectivement quel dans quelle mesure l'opinion va être encore plus effectivement on l'entend beaucoup déterminé à dire cette fois-ci on va aussi peut-être bloquer le vote.

Alors, c'est encore de la politique fiction, Vincent Couronne. Mais qu'est-ce qui se passe s'il y a une dissolution ? Dans quel délai on pourrait de nouveau voter avec ou sans enthousiasme ?

À supposer qu'il dissolve au soir même du 8 septembre ou le lendemain, les délais constitutionnels, c'est il faut organiser l'élection entre 20 et 40 jours. Donc ça voudrait dire que on aurait un une nouvelle assemblée nationale aux alentours du 10 octobre. Donc on aura un premier tour, un second tour comme on a eu en 2024.

Et là va se poser la question de on a un problème de délai budgétaire puisque le projet loi de finance, il doit être déposé au plus tard le 1er mardi d'octobre, c'est le 7. Donc là donc est-ce que voilà, est-ce que l'Assemblée nationale comme l'an dernier va accorder un délai supplémentaire au gouvernement ou est-ce queon va devoir là aussi comme l'an dernier en passer par des procédures spéciales ? Sauf qu'il y a quand même ce ce souvenir cuisant de la dissolution il y a il y a 14 mois.

Euh je pense qu'Emmanuel Macron ne le dit pas comme ça, mais enfin je crois que c'est il a sans doute pris conscience c'était sa pire erreur politique depuis qu'il est arrivé à l'Élysée en en voit mal recommencer. D'ailleurs, il a mis un peu de temps à le reconnaître mais euh sur le bout des lèvres notamment au moment de il il s'était un petit peu expliqué dessus au moment de ses derniers vœux présidentiels l'hiver dernier. Mais c'est vrai que pour Emmanuel Macron, ça a quand même été un cataclysme politique cette dissolution.

La question c'est s'il se retrouve acculé que les différentes forces politiques ne lui laissent plus aucun oxygène pour une autre possibilité, il peut se retrouver de nouveau forcé de le faire. Mais on sent bien qu' y compris au sein de son propre camp comme la dernière fois d'ailleurs, nombreux sont les voies qui ne veulent pas d'une dissolution parce que le le bloc central se retrouverait potentiellement extrêmement en difficulté. Et puis vous avez d'autres formations politiques qui ne veulent pas nécessairement d'une dissolution.

Je pense au Parti socialiste, on va en parler, euh qui euh a très peur que dans le cas d'une dissolution, la France insoumise en profite pour lui faire la peau notamment. Donc vous avez quand même quelques forces politiques qui peuvent euh euh essayer de peser contre cette option-là, mais si Emmanuel Macron se retrouve totalement acculé, on ne peut pas exclure qu'on se retrouve de nouveau dans l'optique d'une dissolution. H avec effectivement Michel, la question du Parti socialiste, c'est pour vous l'autre événement de cette rentrée.

Pourquoi ? Ah oui, parce qu'on peut reprendre date avec les discours et les propositions entendu lors du dernier rassemblement socialiste et bien à Blois. On peut dire justement un peu que le le PS a retrouvé la parole à Blois.

J'entends par là effectivement qu'il a retrouvé son rôle de partie de gouvernement en proposant un contrebudget chiffré. Ça faisait bien longtemps. Certes à 21 milliards d'économies et non à 44.

Enfin l'important est là. Il y a cette démarche de que que qu'incarne tout parti de gouvernement. Mais il y a donc maintenant un projet avant un nom pour Matignon, même si la bande passante pour Olivier Fort, on a bien compris à chaque fois qu'il prend la parole, elle est que premier secrétaire, se verrait bien également premier ministre.

Ça, on l'a effectivement compris, mais il y a quand même cette idée de dire on veut remettre la volonté et la responsabilité de gouverner au centre du village. Et ça c'est effectivement un événement parce que cela marque comme on vient de de le souligner la fin de l'emprise de LFI sur le PS. D'ailleurs, les insoumis s'y sont pas trompés puisqu'ils ont chanté à tutête leur tube de fin d'été.

Tout le monde déteste le PS lors de leur dernière réunion. Et également euh on va dire que Gérald Armana, candidat à Matignon, ne s'est pas trompé non plus. Lui aussi, il a fait son brin de sérénade à Tourcoin lors de son discours dimanche soir.

Il a parlé du Parti socialiste comme étant un grand parti d'opposition, un parti de gouvernement qui doit faire face à la responsabilité. De ce point de vue-là, c'est presque un appel éventuel du pied pour un accord de non censure au casou. Au casazou.

Et pourtant la chef des écologistes Marine Dondelier, elle a rappelé ce fait sans union de la gauche, c'est la défaite lors d'une éventuelle prochaine législative. presque un appel au secours hein parce qu'effectivement pour elle le alors que le départ de François Baou semble assez probable le nouveau Front populaire ne semble pas prêt de revivre pour autant étant donné la puissance et la profondeur de la rupture entre le PS et donc la France insoumis en fait insoumise en fait Marine Tendelier qui a appelé effectivement une nouvelle fois une nom de la gauche pense surtout aussi aux élections municipales les écologistes ont besoin d'une gauche unie pour préserver des majorités dans les villes importantes qu'il gère actuellement comme Lyon Bordeaux ou Strasbourg Et par ailleurs chez chez les écologistes, on a toujours la peur panique de voir le PS reprendre des forces et reprendre son penchant de partis dominant. Mais Emmanuel Bonpard, le coordinateur LFI lui a répondu : "Pas question donc de discuter avec donc une pour une nouvelle union de la gauche tant effectivement la rupture avec le PS est importante et l'objectif pour LFI est de continuer à mobiliser son électorat pour 2027.

Donc le PS est libre mais seul parce qu'il doit quand même pouvoir passer des alliances. ces écologistes vont continuer à être projets insoumis au moins jusqu'à les municipales. Bref, la recomposition à gauche ne fait que commencer et la nouvelle crise politique en vue devrait jouer aussi les accélérateurs de particules.

Effectivement, Adrien Brachet, vous avez titré votre article dans dans le point le PS dans le piège de l'après Bairou. Est-ce que vous pouvez nous décrire ce piège ? Oui, parce que d'une certaine manière, on peut considérer qu'à court terme, le Parti socialiste n'a devant lui que des mauvaises solutions.

Euh et donc ça suppose de prendre des risques. Euh la il y a la solution de se raller en effet une posture de responsabilité et de dire "Nous jouons notre rôle de parti de gouvernement et nous allons discuter notamment avec le bloc central pour demain pouvoir avoir un gouvernement qui n'est pas renversé. à cette condition-là, le risque pour le Parti socialiste est de se retrouver isolé de ses partenaires, notamment des écologistes, dont il aura aussi besoin potentiellement pour les élections municipales et en cas d'une dissolution.

Donc c'est un risque à prendre. De l'autre côté, l'autre option pour le Parti socialiste peut dire peut-être de rester dans une dans le confort au fond de de l'opposition, de dire "Nous, nous sommes à gauche, nous ne voulons surtout pas parler avec le bloc central." Mais dans ce cas-là, le risque c'est de se voir taxer d'irresponsabilité et dire qu'il perd ses habits de de parti de gouvernement.

Donc le Parti socialiste est extrêmement tiraillé entre deux options. Euh on voit bien que à la fois il avance des propositions en disant "Nous faisons nos contre propositions budgétaires mais qui reste très prudent euh euh sur euh est-ce qu'on devra faire une coalition ou pas avec le Bloc central ? Sur comment une fois qu'on est au pouvoir on tient." C'est-à-dire que à la fois ils s'avancent pour se distinguer des insoumis, mais à la fois ils vont pas trop loin non plus parce qu'ils ont très peur de cette rupture notamment avec les écologistes.

Donc ils sont tiraillés et donc ils sont dans c'est pour ça que je parlais de piège dans cet article là. Euh pour se sortir du piège, il faut prendre un risque d'un côté ou d'un autre. Oui, parce que euh sans union ou sans accord pour d'éventuelles législatives, il y a il y a il y a peu de victoires possible.

C'est ça. À gauche, hein, restons à gauche. Là, à à à court terme, euh beaucoup au Parti socialistes ont sorti les calculettes et mesure que si le Parti socialiste partait vraiment seul dans le casadre d'une dissolution, il pourrait pas être par exemple la moitié de son groupe.

Alors, c'est très incertain, c'est des calculs très compliqués. Mais il y a cette crainel voilà du Parti socialiste, il devait partir seul demain. Donc la question de l'alliance avec les écologistes, elle est extrêmement important et en même temps, il y a l'option de dire on est un facilitateur pour créer de la stabilité et éviter qu'il y a une dissolution et que justement on se retrouve dans ce cas-là.

Donc c'est c'est très compliqué pour le parti socialiste parce qu'il est vraiment dans une nasce entre de feu. H avec cette question qui notre thème continue de réagir, Zoé. Euh Zoek qui est à Vichi, le Nouveau Front populaire est-il définitivement enterré en cas de nouvelle législative ?

Votre avis là-dessus ? Euh Laor Salva ? J'ai l'impression que c'est le cas.

Bon part c'est euh c'est prononcé. Le Parti socialiste n'a pas l'air vraiment de de tendre la main à LFI. En fait, le nouveau Front populaire, ce sera encore un un nouveau nouveau Front populaire qui pourrait être avec euh les communistes, les socialistes et euh les écologistes.

Ça effectivement, on voit bien que ça continue à tenir et notamment effectivement dans la perspective des élections municipales parce que ils ont beaucoup de de de choses à à garder. Mais le nouveau Front populaire effectivement, je pense que il est malheureusement ou heureusement, je sais pas enterré. Ce que dit la direction du Parti socialiste aujourd'hui, c'est qu'en effet, il n'y aurait plus d'accord national au programmatique avec la France insoumise.

En revanche, ils ne tournent pas, ils ne ferment pas la porte. Ils sont plutôt favorables à des accords locaux dans les circonscriptions où il y aurait un risque du rassemblement national. C'est notamment le discours que tient Boris Vallot, que tient Oui, ça valait pour les municipales, ça pourrait valoir pour des législatives.

C'est en gros Oui. Non, c'est surtout dans le cadre de législative, c'estàdire de dire dans le cas de législative, on pourrait avoir des accords locaux dans les circonscriptions menacés par le rassemblement national sans que ce soit un accord national. Alors, toujours dans cet environnement du du Parti socialiste, parmi les personnalités politiques qui ont été reçues par euh François Bairou, il a Raphaël Gluxman et avec la coprésidente de place publique Aurore Laluc, ils ont rappelé leur opposition au projet de budget du premier ministre.

Écoutez. Donc ce qu'on a dit au Premier ministre, c'est on a besoin de stabilité politique. On a besoin d'arrêter avec les discours qui font peur à tout le monde, qui font peur aux Français, qui font peur aux entreprises, qui font peur au marché financier et qu'on a besoin d'un contrat de stabilité.

D'accord ? On doit se mettre d'accord sur 120 milliards sur 5 ans. On n pas besoin de 44 milliards et je le dis en tant que présidente de la commission des affaires économique et monétaire du Parlement européen.

Là, on a besoin d'un peu de sérieux et 44 milliards, je suis désolé, ça n'est pas sérieux et on doit pouvoir on doit pouvoir le négocier. On sent qu'il y a pas trop trop de marge de négociation de ce point de vue-là. 120 milliards d'euros d'économie en 5 ans.

Que se passe-t-il si la France ne tient pas cet engagement ? en couronne h vous voulez honnêtement pas grand-chose probable pas grand chose. Euh en fait il y a bien ce qu'on appelle les critères de Mastricht avec le pacte de stabilité de croissance qui sont des règles européennes que les États se sont eux-mêmes dotés euh pour essayer de contrôler un petit peu leurs dépenses, limiter les déficits et la dette.

En réalité, quand on dit qu'on peut pas dépasser le déficit de 3 % ou la dette de 60 % du PIB, c'est un objectif. Mais beaucoup d'État l'ont dépassé et on n'est pas forcément en procédure de déficit excessif quand on les dépasse. Il suffit juste d'avoir cet objectif de toujours revenir vers les 3 %.

Là où il pourrait y avoir des conséquences fâcheuses, c'est si la France continue à s'éloigner de son objectif, continue à creuser sa dette et son déficit et ne montre pas de volonté de revenir au 3 %. Alors là, ce qui pourrait se passer, c'est en fait surtout euh alors il pourrait y avoir des amendes théoriquement, mais il y a déjà eu deux fois les sanctions contre l'Espagne et le Portugal, des amendes à 0 € qui ont été prononcées. Donc autant dire qu'en fait on risque pas vraiment ça.

Mais ce qui ce qui pourrait poser problème, c'est l'affaiblissement de la position de la France en Europe dans les négociations au sein du Conseil, c'estàd qui réunit les différents États au sein du pouvoir législatif européen. En fait, c'est un peu technique, mais si la France en réalité ne respecte pas de manière durable ces critères là, elle perd du poids vis-à-vis de ses partenaires européens. C'est surtout ça la vraie sanction.

Et c'est pas neutre, c'est c'est quand même une question très importante. On va parler des LR tout de suite, le parti les Républicains en attendant ce vote lundi prochain à l'Assemblée. C'est un peu un castetê.

On en parle tout de suite avec Alexandre Poussard. Bienvenue Alexandre. de vous accueillir pour cette nouvelle saison de de sens public des Républicains qui participent au gouvernement mais qui sont divisés sur ce vote du 8 septembre.

Et pourtant la semaine dernière, le président du parti les Républicains Bruno Rotaillot avait été assez clair sur la ligne de son parti. Le parti LR devait voter la confiance le 8 septembre. Je le cite voter pour la chute du gouvernement ce serait voté contre les intérêts de la France.

Alors ça c'était le 26 août, la semaine dernière, mais depuis au sein des LR des voies se sont élevées et se sont opposé à ce vote de confiance à François Baou, à notamment des figures du parti David Lissenard, le maire de Cann, patron de l'association des maires de France qui ne voterait pas la confiance s'il était député, tout comme Xavier Bertrand, le président de la région des Haut-Fance, le président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Laurent Voquet a lui dit qu'il voterait la confiance mais je cite sans enthousiasme mais d'ailleurs dans son groupe de 49 députés LR et bien une quinzaine ne devrait pas voter la confiance le 8 septembre. C'est le cas de Pierre Cordier, député des Ardenes interrogé aujourd'hui dans les colones du journal Le Parisien, je le cite ALR avec nos 49 députés, on ne peut pas sauver Baou. Pourquoi faire du bouche à bouche à quelqu'un qui est déjà mort ? et le député LR s'inquiète des conséquences sur le terrain d'un vote de confiance à François Baot notamment en cas de dissolution et de nouvelles campagnes législative, je le cite, je ne veux pas avoir sur mes panneaux électoraux des cordiers à sauver Baou.

Ouai une future campagne législative, c'est d'ailleurs l'argument invoqué par l'ancien président Nicolas SarkoZi. On citait un extrait de son interview aujourd'hui au Figaro. Il y en a un autre.

Ah oui, il a dit beaucoup de choses dans cette interview. Au Figaro, Nicolas SarkoZi appelle les Républicains tout simplement à ne pas voter la confiance au Premier ministre François Baou, je le cite, "Si l'on se dirige, comme je le crois, vers des élections législatives dans quelques semaines, comment les comment les Républicains pourront-ils faire campagne sans être assimilé à un gouvernement auquel ils auraient voté la confiance ? L'abstention est une alternative crédible." Alors cet après-midi avec toutes ses voix discordantes dans son propre camp et bien Bruno Retaillot qui a été reçu avec les Républicains par François Baï autour de ce vote du 8 septembre, il a rappelé sa ligne, la ligne en tant que chef de parti de voter la confiance à François Baïou sur ce constat budgétaire.

La question qui est posée, c'est de savoir si la dette astronomique qui pèse sur les épaules de tous les Français, c'est une menace ou pas ? Et bien moi, vous ne me ferez pas répondre non à cette question et donc rejoindre les incendiaires qui voudraient précisément allumer cette mèche de l'explosion budgétaire et financière, ça n'est pas nous. Mais je comprends parfaitement que des députés puissent s'interroger.

Alors à ses côtés sous la bruine de Matignon, Laurent Voquet, le patron des députés LR a également pris la parole et quand on l'écoute et bien on comprend que le vote de ses députés en faveur de François Bairrou est loin d'être acquis. Si on veut que la majorité du groupe des républicains vote la confiance sur cette question budgétaire, il est fondamental que ce qui a pu choquer les Français soi entendu. Ce qui a choqué les Français, c'est très simple, c'est le sentiment que c'est toujours les mêmes qui vont payer.

Ce débat là s'incarne de façon très symbolique dans la question des deux jours ferniers. Ce que les députés du groupe de la droite républicaine ont dit depuis le début. Ah oui, donc la suppression à des deux jours fériers pour les Français, c'est bien la mesure que François Baot va devoir abandonner s'il veut obtenir le vote des députés les républicains le 8 septembre.

Merci beaucoup Alexandre pour toutes ces ces informations. Je regardais Bruno Rotaillot dans la bruine de sous la bruine de de Matignon, Adrien Brachet. Est-ce que c'est la fin d'une alors c'est peut-être pas une parenthèse mais en tout cas d'une d'une période enchantée pour lui qui est en train de se dérouler là devant nos yeux ?

Alors en tout cas, il peut être le perdant de cette séquence puisque dans son idéal, il voulait être le maître des horloges qui allait décider à quel moment il quittait le gouvernement, à quel moment il posait son acte de différenciation avec la Macronie. On voit bien que là, il est un peu pris par les événements et en effet, ce qui est très compliqué, c'est qu'il y a aujourd'hui chez les républicains une réelle cacophonie. C'est un parti d'auto-entrepreneur les républicains, c'est-à-dire que ce sont beaucoup des députés qui sont élus dans leur circonscription sur leur nom et non pas nécessairement sur leur étiquette.

Donc chacun fixe un peu sa propre ligne en fonction de de la population sur sa circonscription. Donc c'est très difficile d'avoir une seule et unique ligne au sein du parti. Et ça c'est un problème pour Bruno Rotaillot.

Et dans un second temps, l'autre problème qui va se poser euh où il risque aussi d'avoir différentes lignes, c'est sur l'éventuelle participation à un gouvernement après euh François Baou. Est-ce qu'ils veulent continuer à en être les acteurs ou est-ce que comme certaines voix commencent à le sous-entendre au sein du parti, est-ce qu'il ne faut pas mieux dans l'hyp dans l'hypothèse où il y aura bientôt une dissolution, ne pas retourner au gouvernement, marquer cette différence au sein de l'opposition et donc potentiellement marquer des points pour les prochaines élections législatives ? Et là-dessus, il va probablement y avoir des débats compliqués en interne.

Et d'ailleurs, on voit déjà un peu qu'il y a différentes lignes. Ce dimanche, le la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar, donc qui est des Républicains a fait une interview dans le JDD où elle tape très fort contre la possibilité d'un premier ministre de gauche en sous-entendant que ce ne serait pas acceptable pour les Républicains. Mais en interne, à l'inverse, chez les républicains, vous avez certains qui disent si on a une personnalité de gauche un peu raisonnable, un peu réformiste, peut-être que ça pourrait nous aller.

On ne serait pas au gouvernement, on ne voterait pas mais on ne voterait pas pour autant la censure mais on on marque on se marquerait comme un parti d'opposition. Donc il y a vraiment différentes lignes qui existent au sein des républicains et ça va être le défi pour eux dans les prochains jours de clarifier leur leur position à la fois sur le vote de confiance et à la fois sur l'après baou. Alors vous pouvez continuer de réagir.

Vous voyez le QR code qui s'affiche sur votre écran. Posez vos questions à nos invités. On va ouvrir un nouveau chapitre dans un instant sur l'hypothèse même si lui-même l'a l'a plusieurs fois rejeté d'une démission d'Emmanel Macron.

Vouliez intervenir avant ça ? Oui parce qu'effectivement on voit ce que fait aujourd'hui Nicolas Sarkozy. Euh il porte encore un coup contre sa famille politique parce que la dissolution et là-dessus il est très très cohérent depuis vraiment quelques temps, depuis 2022 parce que la dissolution c'est une très mauvaise situation pour pour LR.

Il sait très bien que ça pourrait dans le cadre d'un également d'un Front républicain qui pourrait ne pas exister, ça pourrait être très très compliqué pour pour les les les élus de LR. Donc de ce point de vue-là, il il continue à être dans c dans cette cohérence là. Et puis il faut savoir aussi que on parle beaucoup effectivement de cette éventualité d'une dissolution.

Il y a quand même depuis quelques jours un autre scénario qui se murmure. On verra dans quelle mesure il atterrit ou pas parce qu'avec Emel Macron, on est toujours surpris à la fin. Mais euh ce qui serait quand même que il y aurait des élections législatives après un référendum sur la proportionnelle.

C'est-à-dire que une des des éventualités serait qu'il y ait la nomination d'un premier ministre avec la mission de faire passer un référendum pour faire passer la proportionnelle avec élection dans la foulée. Et là, ça change la donne parce qu'effectivement ça se mettrait ça mettrait en phase avec les Français qui effectivement ont décidé de la réforme avant qu'elle ne passe. Ils ont mis ils ont installé la proportionnelle de fait avant qu'elle ne soit juridiquement installée.

Et donc ça pourrait également donner de l'oxygène à un président de la République comme on va l'évoquer qui est effectivement de plus en plus voilà acculer ce point de vuel et Emmanuel Macron lors du déjeuner de crise, il a enjoint les les participants, ceux qui étaient autour de la table à travailler avec le Parti socialiste. Il essaie de faire quand même bouger les lignes. Est-ce qu'on peut avoir un un une sorte de de de d'affaires courante de gouvernement qui expédit des affaires courantes comme on l'avait eu pendant les Jeux Olympiques en attendant que alors voilà parce que là on est dans un scénario, on adore jouer à ça sur ce plateau mais référendum sur la proportionnelle puis législative, il se passe du temps forcément et on a un gouvernement qui reste aux manettes pendant ce temps-là.

Oui, déjà je ne suis pas certain que il soit possible pour un gouvernement démissionnaire d'organiser un référendum. Ouais. Déjà parce que le référendum, même si c'est le président de la République qui le propose, c'est à l'initiative du premier ministre.

Donc euh il va falloir voir si ce genre de chose est possible parce que en affaire courante, c'est-à-dire lorsque le gouvernement est démissionnaire, il est là pour assurer le fonctionnement régulier des services publics et la continuité de l'État. Et pour ça, il a pas beaucoup de marges de manœuvre. On a un historique déjà effectivement, on a l'an dernier puis on a déjà eu des des gouvernements d'affaires courantees euh euh sous la 4e République où on sait à peu près ce que ce que ça recouvre en fait.

Euh tout acte politique euh déposer un projet de loi euh prendre même un décret d'application d'une loi si le décret euh va un peu plus loin que la loi et cetera, tout ça c'est pas possible. Euh en revanche, un gouvernement de missionnaire peut gérer des urgences. On avait vu le gouvernement Gabriel Atal qui a démissionné avant les Jeux Olympiques.

On s'était dit comment ça va se passer ? Bon ben s'il y avait des urgences sécuritaires ou des décisions à prendre, il peut le faire. Si demain il y a un attentat terroriste, le gouvernement des missionnaires pourra évidemment agir.

Et c'est les deux seuls cas de figure contribat et et urgence. Allez dernier chapitre dans dans ce débat. Euh la question d'un départ anticipé d'Emmanuel Macron de de l'Élysée, Marc Fenot réagissait à ses appels à la démission du président République, le président du groupe Modem et qui était sur à la radio Sud Radio ce matin.

Le président de la République, il a été élu pour 5 ans et donc je considère que cette instabilité permanente, si vous croyez en plus que ça vient pas rajouter de l'instabilité à l'instabilité, personne peut croire autre chose. Et donc cette, je répète, c'est une fuite en avant. C'est une fuite en avant pour échapper aux responsabilités.

Les responsabilités, c'est que ce que nous sommes les uns et les autres, il faut qu'on s'entende. Il y aura des échéances en 2027, c'est pas si loin. C'est dans 18 mois que s'enclenchera la campagne présidentielle à peine.

Il y a le temps quand même de faire un travail y compris et notamment budgétaire dans l'intervalle qui nous sépare de 2027. 2027. Il faut que ce soit un moment démocratique.

Il faut qu'il y ait le temps et c'est pas la peine de précipiter les choses. Une démission d'Emmanuel Macron, est-ce que les Français le souhaitent ? une grande majorité de Français le le demande.

Une très grande majorité de Français le souhaite. Effectivement, vous avez 7 français sur 10 aujourd'hui qui souhaiterait la démission de d'Emman Macron. Ça se crispe sur tous les chiquers politiques et c'est beaucoup plus fort qu'il y a qu' y a un an.

Et d'ailleurs, il préférerait une démission du président de la République plutôt qu'une dissolution. La dissolution, bon euh pourquoi pas ? En fait, il pense que ça ne va il pense que finalement ça ne va rien changer.

Exactement. Donc finalement la démission du président serait beaucoup plus forte. Mais l'interview était intéressante parce qu'on parlait justement de il parlait du temps et du temps long.

Et c'est vrai que c'est ça aussi qui manque aux Français, c'est la crainte qu'ils ont, c'est de devoir refaire euh une campagne électorale, que ce soit pour les législatives ou présidentielles. Imaginons si le 8 septembre ou le 9 septembre Emmanuel Macron décidait de de démissionner très rapidement en 30 jours, 35 jours, 40 jours, ça serait assez terrible parce que justement je pense que le la situation aujourd'hui oblige à réfléchir sur un temps long justement et pas seulement sur un temps court. Ça fait 3 4 ans qu'on ne fait que du temps court et encore peut-être qu'on en fait depuis beaucoup plus longtemps.

Mais les Français nous disent aujourd'hui, c'est en fait peut-être qu'effectivement pour travailler ensemble et pour que les partis politiques arrivent à trouver des compromis sur tel et tel sujet, y compris sur un budget, il faut peut-être travailler de façon plus approfondie sur un certain nombre de choses et s'accorder sur une vision commune en fait de ce qu'on veut finalement pour la France et des priorités pour la France. Alors, il y a le discours public d'Emmanuel Macron qui martelle depuis des des mois que il ne démissionnera pas. Et et et qu'est-ce qu'il dit aux visiteurs du soir, pardon, d'employer une formule clichée, mais ou à celles et ceux qui euh qui viennent le le consulter, éventuellement, essayer de le le conseiller.

Pens, je pense que les voix d'Emmanuel Macron sont vraiment impénétrables dans le sens où en plus euh c'est quelqu'un qui aime surprendre. on l'a vu notamment avec le cas de la de de la dissolution qui était qui a vraiment été caché à toute une partie compris notamment Gabriel Atal toute une partie de la la de sa majorité à l'époque. Donc c'est très difficile de de savoir ce qu'il va faire.

L'impression qu'on a aussi, c'est un président de la République qui est dans une forme d'impuissance et qui est dans une situation, ce sont les événements qui s'imposent à lui. Euh et que donc le seul cas où il pourrait y avoir éventuellement une démission, ce serait dans le cas où il se retrouvait vraiment acculé après une succession de chute de premier ministre. On ne peut pas l'exclure mais ce n'est clairement pas l'option qu'il qu' qu'il privilégie pour l'instant avec le risque en plus d'apparaître comme un président de la République qui n'a pas réussi à aller au terme de son mandat.

Donc c'est quand même extrêmement compliqué. Moi, je je rejoins ce que disait l'or euh euh tout à l'heure sur le risque euh d'avoir une présidentielle dans un délai extrêmement rapide. Déjà, je pense qu'une des grandes erreurs euh d'Emmanuel Macron a été d'avoir des élections législatives euh avec vraiment le délai euh constitutionnel minimal qui a fait que la campagne a été extrêmement courte et que donc il n'y a pas eu de débat sur les projets politiques, qu'il n'y a pas eu de débat sur ce que voulaient véritablement les Français.

De la même manière, si on venait à faire une présidentielle extrêmement rapidement, on aurait le même risque. Une une présidentielle, c'est c'est une forme de longue accouchement d'un projet euh que que les candidats élaborent, que il y a une rencontre avec les Français. Donc, il y aurait vraiment un risque de précipitation politique.

Et encore une fois, je pense qu'il faut sortir d'une forme de de pensée chamanique qui considère qui qui qui serait de penser que parce qu'on aura une élection présidentielle, on aura ensuite forcément une majorité absolue liée à ce président comme c'était toujours le cas avant. Rien ne garantit qu'on aura de nouveau ce confort de d'un président et d'une majorité très stable. Alors, pas mal de réactions.

Merci beaucoup pour cette analyse. Vous pouvez d'ailleurs continuer hein de de réagir avec avec ce ce QR code. On a Hélène de Grenoble qui nous dit "Macron peut-il refuser la démission de François Baïou ?" C'est couronne.

Je me tourne forcément vers vous. Euh non, si jamais il perd la confiance, la Constitution est très claire. il a l'obligation de déposer sa démission, la démission de l'ensemble du gouvernement et le président ne pourrait pas la la refuser.

Ouais. OK. Autre question, on peut enchaîner quelques questions comme ça et des réponses rapides.

Jacques de Rouan qui nous demande si Emmanuel Macron démissionne peut-il se représenter ? Non, il peut pas se représenter puisque la Constitution prévoit que le président en France ne peut pas faire plus de deux mandats. Euh et par cons même s'il est pas allé au bout de son Exactement.

C'est de mandat, c'est pas demandat complet, c'est demandat tout court. Voà là-dessus, c'est très clair. Bon ok.

Ben voilà de je sais que de questions simples, de réponses rapides, c'est génial he tout va bien. C'est le demandat d'affilé, c'est ça ? Oui oui, c'est demandé d'affilé.

Voilà parce qu'il pourrait éventuellement se représenter dans ah dans quelques années. Voilà 5 ans. Voilà.

Oui. Bon ben là, on va peut-être pas se procher jusque là. Michael d'Armand.

Alors euh effectivement, on a envisagé toutes les les mécaniques, euh les euh les les logiques politiques. Moi, j'aurais quand même aussi rajouté à ce débat une autre logique qui est la logique personnelle, c'est-à-dire que le schéma mental de de Manuel Macron euh euh laisse euh vraiment euh permettrait vraiment d'être extrêmement surpris s'il décidait un jour d'aller devant les Français en disant "J'arrête, je démissionne." Ouais.

Alors que on l' entendu dire qu'il vient de me chercher lorsqu'il y avait l'affaire Benala alors que il n'adore que la que le combat que la posture du combat. Déjà je pense qu'il le ferait avant il ferait pas avant d'aller à l'assemblée générale de l'ONU où il continue à vouloir exercer un rôle international. Ça nous amène sur notre second débat.

On va parlerissance surtout, il ferait pire que celui qui l'a beaucoup méprisé, c'est-à-dire François Hollande h je pense que quelque part si un jour il y pense, ce dernier ce dernier élément devrait l'empêcher de le J'ai une dernière question pour vous Lor Salin sur le le la la parole politique et la perception de la parole. Il y a il y a moi j'ai un peu un sentiment de machine qui tourne à vide là quand on voit les républicains sortir d'une discussion avec François Baïrou et dire ah on est prêt à négocier sur les de jours de de congé payé alors que tout le monde sait que François Baou va tomber ou quand on voit LFI qui annonce relancer une procédure de destitution du président de la République, on sait bien qu'elle aboutira pas. Qu'est-ce que ça comment ça infuse dans l'opinion ça ?

Mais c'est vrai qu' on a un peu le sentiment que qu'il s'agit d'un d'un orchestre où chaque instrument joue sa partition mais sans se concerter. Donc ça fait un ensemble assez dissonnant et je pense que pour l'opinion, c'est assez perturbant et on le voit dans l'image des partis politiques notamment, l'impact sur la classe sur l'image de la classe politique euh va être à mon avis très important dans cette séquence là de rentrée parce qu'effectivement il y a quand même un sentiment d'irresponsabilité et de personnalisation, individualisation à l'extrême de l'exercice du pouvoir, l'exercice de la politique. Chacun est vraiment dans son dans son couloir de dans son couloir de nage et sans vouloir essayer de s'ouvrir aux autres et le tout dans un contexte de crise géopolitique internationale.

Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à ce débat. Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat.

Oh.