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InterviewLCP (sur YouTube)· 19 mai 2025 58 minContradictoireMixteÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsOutre-merSolidarités & famille

Laurent Marcangeli, ministre de la fonction publique | LCP, Lundi C'est Politique - 19/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    On va essayer de voir si votre loi va permettre de simplifier la vie des Français. On parlera aussi de la fonction publique. Y aura-t-il plus ou moins de fonctionnaires dans les années qui viennent ?

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Ce texte est un peu maudit ?

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Les députés en commission ont décidé de supprimer les ZFE. Quelle est la position du Gouvernement là-dessus ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Vous avez hérité de ce texte. Est-ce un cadeau empoisonné ?

  • 3:45RelanceRéponse directe

    Les députés en commission ont décidé de supprimer les ZFE. Quelle est la position du Gouvernement là-dessus ?

  • 4:45RelanceRéponse partielle

    Ce texte est un peu maudit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Laurent MarcangeliFait
    « Depuis 2017, les différentes réformes proposées par le président de la République, par les gouvernements successifs, produit des résultats. »
  • 3:00Laurent MarcangeliFait
    « Il y a eu, avec lui, des gouvernements, un parlement qui ont permis de simplifier la vie politique et d'attirer des entreprises étrangères. »
  • 7:00Laurent MarcangeliFait
    « La méthode n'est pas bonne. Il y a des domaines au regard du travail fait au Sénat, où on va pouvoir considérer qu'il est possible de fusionner un certain nombre d'opérateurs. »
  • 9:00Laurent MarcangeliFait
    « Je crois à une simplification française avec un état d'esprit français pour défendre les intérêts français. »
  • 11:20Laurent MarcangeliPromesse
    « Il va falloir faire mieux avec moins. »
  • 12:20Laurent MarcangeliPromesse
    « Ca pourrait être un référendum. »
  • 15:00Laurent MarcangeliFait
    « La France a une grande difficulté en matière des engagements et de souveraineté. Cet endettement, ce déficit est un problème de souveraineté. »
  • 21:00Laurent MarcangeliFait
    « La position unanime du parti... François Bayrou dit qu'il y a la proportionnelle. »
  • 22:00Laurent MarcangeliFait
    « Cette loi a été promulguée le 7 juillet 2023 prévoit unanime à l'Assemblée nationale et au Sénat. »
  • 24:00Laurent MarcangeliFait
    « Il va falloir qu'on rassemble, qu'on ne reste pas sur nos acquis. Il faut d'abord gagner puis gouverner. »
  • 28:20Laurent MarcangeliFait
    « Le principe avait été validé sous la direction de Gérald Darmanin et le président de la République. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Avec le ministère de la fonction publique, Laurent Marcangeli fait parti des ministres de François Bayrou. Il veut supprimer des papiers, les démarches, des structures. L'économie d'abord.

Laurent Marcangeli est notre invité sur "LCP-Lundi, c'est politique". Bonsoir et merci de votre fidélité à LCP. Bonsoir.

Merci d'être sur ce plateau. Je ne suis pas tout seul face à vous, nous avons Elsa, Audrey de franceinfo, Gaëlle Macke de "Challenges" et Hugo Couturier qui nous fera passer les questions et commentaires de la chaîne Twitch. Nous allons voir si votre loi va permettre de simplifier la vie des Français.

On parlera aussi de la fonction publique. Y aura-t-il plus ou moins de fonctionnaires dans les années qui viennent ? Ca pourrait être un référendum.

On va revenir sur l'élection de Bruno Retailleau à la tête des Républicains. Une invitée viendra échanger avec vous à la fin de l'émission avec qui nous parlons de la Corse. La Corse peut-elle être une exception de la République ?

D'abord, on va aller à Versailles. Rien de mieux que cet endroit pour convaincre des investisseurs étrangers de venir s'installer en France. La récolte est bonne en France, plus de 13000 emplois à la clé.

Des entreprises américaines, canadiennes ou venues des pays arabes s'engagent à développer leurs activités en France, en particulier sur l'intelligence artificielle. Dans le contexte avec les Etats-Unis et la Chine, ça veut dire que la France a des atouts à faire valoir ? - Ca veut dire que ce qui a été décidé produit des effets.

Depuis 2017, les différentes réformes proposées par le président de la République, par les gouvernements successifs, produit des résultats. Ce n'est pas rien, dans ce contexte, qu'on choisisse la France. Ce n'est pas rien d'avoir des milliers d'emplois créés.

C'est le résultat d'un travail constant que le président de la République et les différents gouvernements ont menés. Le bilan d'Emmanuel Macron ainsi que Edouard Philippe, Elisabeth Borne... - Pas que le président de la République. - Non, il y a eu, avec lui, des gouvernements, un parlement qui ont permis de simplifier la vie politique et d'attirer des entreprises étrangères.

On investit en France. Aujourd'hui, la France en Europe a un poids. - On a l'impression que il y a beaucoup de demandes sociales en France et qu'il y a deux mondes, la France des travailleurs et celle des employés. - Lorsque le débat la défense catégorielle, vous voulez toujours plus.

J'ai connu une période oùù les gens se plaignaient des charges fiscales et sociales. Le président a décidé de baisser ces charges. Jusqu'à présent, la pression fiscale sur le monde de l'entreprise a tendance à diminuer.

On voit les résultats. On va convaincre le MEDEF qui est très exigeant. - On a l'impression qu'il ne vit pas dans le même pays. - Vous voyez, vous avez 2 milliards d'euros investis cette année, vous avez des entreprises qui viennent s'installer en France.

Il y a 15 ans c'était plutôt l'inverse. - Vous ne craignez pas que ça participe à une France bashing. - Le dénigrement est un sport national.

On le voit tous les étages. Je comprends que le MEDEF en veuillent plus. Quand je rencontre les syndicats de la fonction publique, ils en veulent plus aussi. - Pour l'image de la France, si les patrons français disent ça, ça pourrait en refroidir d'autres.

Ce n'est pas un jeu pour son camp. - Je ne pense pas que ce qui est pratiqué aux Etats-Unis depuis que Donald Trump est président soit la démarche à suivre. - Vous défendez une loi sur la simplification de la vie économique.

On va essayer de voir des exemples avec vous. - Les députés ont commencé à examiner votre loi et vous avez siégé avec eux. Ce texte est un peu maudi ? - Je ne sais pas, avons-nous tant de mal à aller au bout ?

La créativité parlementaire, je la connais bien. La première partie du texte, qui était de la suppression des comités nous avons perdu beaucoup de temps là-dessus, comme sur d'autres textes. Il reste 900 amendements.

On a bien avancé sur la deuxième partie, la deuxième lecture qu'on a pu faire. J'espère qu'on ira au bout et que les parlementaires permettront d'examiner tout. - Vous avez hérité de ce texte.

Est-ce un cadeau empoisonné ? - Il faut accepter les héritages. Un politicien disait qu'il prenait tout.

Quand vous avez la responsabilité de gouverner le pays, vous devez faire avec tous. Il y a des mesures et des suppressions importantes. On parlait de l'intelligence artificielle, il y a un article qui permettrait de faciliter les données dans les data Center.

Je suis très attaché à ce sujet. Il faut aller de l'avant et faire voter ce texte. Je l'espère le plus tôt possible. - Le samedi 31, ça suffira ? - Je suis membre du Gouvernement, plus membre du Parlement.

Si les parlementaires veulent améliorer la vie des Français, ils doivent s'y mettre. Il y a un autre texte à négocier avant. - Vous demandez d'accélérer les négociations. - Je leur demande de jouer le jeu de l'examen des textes et de ne pas être dans une forme de pourrissement des débats.

Il y a des sujets très compliqués dans ce texte. Il faut qu'on donne l'image d'une assemblée qui travaille sur les textes pour des Français. - Les députés en commission ont décidé de supprimer les ZFE.

Quelle est la position du Gouvernement là-dessus ? - La position du Gouvernement c'est la nuance. Sur ce sujet comme sur d'autres, on a abandonné l'idée de nuance.

C'est tout pour où tout contre. Le Gouvernement a défendu et défendra une mesure qui vise à être dans la nuance, à savoir, une implantation raisonnable. Paris, Lyon et on arrête.

On arrête car aujourd'hui, la mise en application de ces ZFE sur l'ensemble du territoire pose d'immenses problèmes. Il ne faut pas que le remède soit pire que le mal. Je m'explique, vous avez des mesures qui peuvent être vécues comme des mesures de ségrégation par certains compatriotes.

C'est ce qui est ressenti par ceux qui n'ont pas d'autres solutions que la voiture individuelle. - C'est un message, un geste envers les Français ou envers les maire des villes à un an des élections municipales ? - C'est pour les Français qui connaissent la réalité.

Ca va faciliter la vie de ceux qui ont le sentiment d'être empêchés d'aller dans les grandes métropoles pour travailler, se faire soigner, avoir des activités culturelles ou sportives. - On a entendu votre message très clair. Paris et Lyon puis rien. - On parle de simplification et vous parlez de la difficulté sur des textes.

Je commente l'actualité parlementaire et, même si c'est mon boulot, des fois j'ai du mal à expliquer les choses à l'assemblée. Je ne pourrais pas être une solution de réduire le groupe ? - Je suis dans un rôle que j'aurais pu occuper plus facilement autrement.

C'est à l'initiative de l'Assemblée nationale de décider de cela. Le règlement intérieur de l'assemblée peut être modifié, c'était le cas en 2017. Ca n'a pas été simple de changer le règlement sur un certain nombre de sujets.

Moi, j'appelle à une simplification de la procédure parlementaire. On ne peut pas traiter plusieurs taxes en même temps. On n'a pas suffisamment recours à la procédure de changement... - vous votez en commission et après -dans l'hémicycle.

Ces procédures sont souvent rejetées car il faut l'unanimité des groupes et l'avoir n'est pas facile. - Généraliser les procédures, c'est le Gouvernement... - Il ne faut pas brutaliser le Gouvernement.

La simplification du travail parlementaire ne pourra provenir que du Parlement. -La ministre des comptes publics Amélie de Montchalin a eu la proposition de supprimer un tiers des organismes et agences d'Etat. Il y a 1244 agents.

Ca pourrait économiser deux à 3 milliards d'euros. Ce chiffre crée un certain scepticisme. Que dites-vous à ce propos ?

Est-ce que c'est une priorité, une urgence ? - C'est pas le plus gros gisement de l'économie. Mais ça peut l'être.

Il y a deux semaines, la Commission d'enquête sénatoriale à travailler sur cette question et m'a auditionné. J'ai dit les choses très simples, pas de chiffres car le travail n'est pas terminé. En février, le premier ministre a lancé le programme pour avoir une vision claire de ce que fait l'Etat de bien ou de mal avec des démembrements dont ces fameuse agences.

La Commission d'enquête finira ses travaux mois de juin. J'ai déjà fait une proposition qui suscite parfois un peu de contradiction, la fusion des établissements publics. Les instituts de formation des hauts fonctionnaires.

Il y avait un établissement par IRA. Nous avons proposé d'en faire un seul tout en préservant le secteur. Ce serait malvenu qu'un député de la Corse aille à Brest. -Je vous pose la question car c'est souvent assez laborieux, quand on a décidé de supprimer des régions... on ne fait pas toujours des économies et on nivelle vers le haut et ça utilise beaucoup de capital politique et on a l'impression qu'il y a un biais idéologique.

Par rapport à la biodiversité...

On se demande si on ne cherche pas à s'en prendre à certains thèmes comme l'écologie. -Vous ne m'entendrez pas pointer du doigt qui que ce soit, quelqu'organisme que ce soit. La méthode n'est pas bonne.

Il y a des domaines au regard du travail fait au Sénat, où on va pouvoir considérer qu'il est possible de fusionner un certain nombre d'opérateurs entre car ils exercent des missions semblables où on va internaliser des missions qu'on avait externalisées. Je n'ai aucun exemple à vous donner. Car je ne veux pas prendre de risques car ce sont des sujets sensibles.

Je vous assure une chose, lorsque nous aurons pris les décisions, les faits les arbitrages, je prendrai mes responsabilités je reviendrai vous voir. - Vous croyez aux 2 ou 3 milliards ? - Je ne sais pas.

La ministre est plus aux affaires. - L'idée est de faire des économies ? - Pas que, c'est d'avoir de la visibilité dans les actions publiques.

C'est un édifice qui sur ses deux jambes. Si vous avez des économies et que vous avez une politique publique illisible, ça ne marche pas. -Il y a un discours contre les agences, les normes comme si c'était pour emmerder les Français ? est-ce que le Gouvernement ne surfe pas sur ce discours populiste ? -Depuis décembre j'exprimais l'inverse.

Prenez chacune de mes sorties médiatiques, je crois à une simplification française avec un état d'esprit français pour défendre les intérêts français. Ce qui se passe aux Etats-Unis, en matière économique et de réforme, ce n'est pas ma tasse de thé. - Trop d'agences, trop de normes, trop de fonctionnaires, il en faut plus ? - Là encore, j'ai tellement entendu de choses, je suis élu depuis quelques années et j'ai commencé mon engagement politique partisan très jeune.

J'avais même pas le droit de vote. La formule : "On diminue de 100000"...

C'est difficile. Il faut avoir un peu d'humilité. Il y a des services publics qui nécessiteront plus de gens.

Si demain on sort des grands chiffres... - A l'avenir, c'est plus ou moins de fonctionnaires ? - Il va falloir faire mieux avec moins.

On voit bien qu'il y a des pyramides d'âge...

Notre système de retraite doit être financé. On a un problème de dépenses sociales. - Il faudra faire mieux avec moins de fonctionnaires ? - Certains endroits auront peut-être des démissions et... - Au total ce sera moins ? - Peut-être que pour mieux les payer il faut qu'ils soient moins.

C'est dans le dialogue social. Dans un vrai débat politique, qui sera celui de l'élection présidentielle 2027. - Ca pourrait être un référendum ? - Bien sûr. - Ca dépend comment on pose la question.

Moins de fonctionnaires, moins de policiers, juges, enseignants ? - Il faudrait être ministre des Fonctionnaires. Que faites-vous pour les protéger.

On entend de plus en plus de menaces...

Est-ce que vous avez des choses concrètes à nous dire sur ce phénomène ? - Oui, ce que je vois est inacceptable. Encore vendredi à Marseille, à l'hôpital, je vois des agents qui sont des trésors.

Je refusais dans le dénigrement de nos fonctionnaires hospitaliers. Ce sont des trésors. Ce que je propose, c'est de faire en sorte que la protection fonctionnelle s'oriente de telle manière.

L'employeur porte plainte au nom de l'agent. L'agent peut porter plainte mais il ne doit pas être seul. Ca n'existe pas aujourd'hui et je propose que cela soit fait.

Et donner la possibilité aux ayants droits de l'agent, les enfants, la famille, pour pouvoir faire en sorte que cette qualité de victime soit reconnue également. Je propose de soutenir les principes proposés dans une loi, qui n'est pas encore inscrite, je suis prêt à transformer cette proposition de loi en projet de loi gouvernementale et j'essairais que ce projet de loi soit dans l'agenda. - Sur les fonctionnaires, quelqu'un dit, "Je croyais qu'on avait un problème de chômage, on fera quoi des fonctionnaires qu'on supprime ?". - Moins de fonctionnaires...

Ce n'est pas le débat. Les Français et les Françaises veulent l'efficacité publique. Ils veulent l'efficacité à un moment où on est confrontés à une difficulté financière que personne perd de vue.

La France a une grande difficulté en matière des engagements et de souveraineté. Cet endettement, ce déficit est un problème de souveraineté. Si demain nous ne sommes plus en capacité de tenir le gouvernail, c'est tout.

Ca n'arrive pas qu'aux autres C'est arrivé au Portugal, en Italie...

Le remède est un remède de cheval. Il faut éviter cela. - Ce week-end, l'aide active à mourir a été inscrite dans la loi et ça doit passer au Sénat. - C'est pas définitif.

On a voté l'aide active à mourir. Pour vous c'est une avancée ? - Quand j'étais président du groupe Horizons, j'avais dit, comme pratiquement tous les présidents de groupe de cette assemblée, que la liberté de vote... - On vous demande votre position. - La manière dont le texte est sorti pourrait m'amener à ne pas le voter. - Pourquoi ? - Je suis allé à la rencontre de personnes concernées par ces sujets, très pour une avancée négative, d'autres, m'ont convaincu.

Je n'ai pas participé aux travaux. Lorsque l'élue précédente avait arrêté ses travaux...

J'ai travaillé avec... - Qu'est-ce qui vous bloque ? - La manière dont le texte a été modifié dans une Commission spéciale et cela nous avait amené à dire que les ajouts de la Commission spéciale pouvaient faire que nous ne votions pas tous. - Quoi ? - Sur ce sujet...

Je ne veux pas créer... - C'est l'ensemble ? - Non.

L'état d'esprit qui prévaut ne veut pas que nous nous retrouvions dans les situations comme du côté de pays frontaliers où vous avez des situations qui peuvent selon moi, créer une forme de dérive. - C'est le fait de pouvoir demander à d'autres personnes de faire le geste final ? Vous préférez l'auto-administration ? - Voilà...

Il y a des malades en fin de vie qui n'ont plus cette capacité. Quand vous voyez quelqu'un qui travaille dans les soins palliatifs et que vous discutez avec eux, ce que j'ai fait, il vous explique qu'il y a des gens qui arrivent avec la volonté de mourir en soins palliatifs mais qui, après avoir était soulagé de leurs douleurs. veulent profiter encore de leurs proches, ça fait réfléchir. - Vous n'auriez pas voté ce droit à l'aide à mourir.

Simplement. Vous cherchez peut-être des excuses... - Jusqu'à voté contre, peut-être pas.

Je sais pas. Je n'ai pas été assez mobilisé car d'autres membres du Gouvernement peuvent vous donner d'autres réponses. - 5 h 30 d'audition du premier ministre, je pense que vous avez eu des échos, est-ce que le risque est plus renforcé ? - J'ai vu un homme qui a défendu son honneur devant une Commission qui parfois tire au tribunal de l'inquisition.

Ca ne représente pas la représentation nationale de voir une telle virulance dans cet exercice La défense n'était pas en reste mais quand vous êtes face à un tribunal, ce n'était pas une Commission d'enquête, ou l'intérêt des rapporteurs essaie de vous pousser à la pose fausse pour que le premier ministre ce parjure, ça, c'est possibilité de prison, ce n'est pas un travail de justice mais de tentative de démolition d'un homme. Je l'ai vu dans le cadre de cette affaire, et dans d'autres, il ne faut pas que les députés ait le sentiment d'être membre de tribunaux d'inquisition. - Cette affaire lui colle à la peau.

Il n'en a pas fini avec cette affaire. - Je pense qu'il a eu le loisir de s'expliquer devant la représentation nationale et la constitution d'enquête parlementaire, s'il devait continuer à répondre, il le fera. Il ne s'est jamais défaussé. - Est-ce que la présidente de l'Assemblée nationale...

Il n'y a pas un peu trop de Commission d'enquête ? - Le Parlement à des règles. Ces règles sont respectées.

Après, il y a l'esprit...

Est-ce qu'il y en a trop ? Peut-être. Faute de vouloir légiférer...

Je ne pense pas que ce soit la bonne méthode. C'est très utile que le Parlement à travers de Commission d'enquête contrôle. C'est indispensable. - Le Sénat révèle un scandale là-dessus. -J'étais deux étudiants pour devenir avocat, j'ai suivi ces travaux.

C'était très important. La loi est créée à l'assemblée, le contrôle se formule à l'assemblée mais la justice n'est pas rendue à l'Assemblée nationale. - En parlant de ça, au niveau Bétharram, plus de 60 ans d'histoire...

Justement, la fille de François Bayrou parle d'un déni collectif. Comment ça se fait que pendant des années, et dans toute la France, il y a des actes pédo criminels dans des établissements commis et personne ne parle ? - Je ne pourrais pas parler en connaissance de cause car Dieu merci, je n'ai pas été victime moi-même mais les mécanismes psychologiques qui se créent lorsqu'on est victime sont très particuliers.

En parler est très difficile. Même pour les violences, contestant massivement. C'est très difficile de libérer cette parole.

On va reparler argent. - Voilà, après cette épreuve de Notre-Dame de Betharram, la prochaine épreuve très lourde de François Bayrou sera de trouver 40 milliards pour le budget de 2026. On voit que des ballons sont dansés à droite à gauche.

C'est un peu en cauchemar. Où va-t-on trouver cet argent et est-ce que la fonction publique, votre secteur, va être visé ? - Vous en demandez, des économies.

Je suis ministre de la fonction publique mais je suis aussi relié à mes collègues. On essaie de travailler à la simplification. Il y a le ministre de l'Intérieur, la ministre de l'Education...

Nous essayons de faire des économies. Il y a une attente dans chaque fonction publique d'avoir un certain nombre d'avancements et autres investissements massifs pour équiper...

On est à la croisée des chemins. Si on dévisse durablement au niveau de notre déficit public, à un moment donné, on n'aura plus la marge de main-d'oeuvre et on ira nous l'imposer. - Mais il faut trouver 40 milliards, c'est la fonction publique qui paiera ? - Non.

Il y a un cap qui a été fixé par le premier ministre. Ne comptez pas sur moi pour sortir de mon rôle. Je vais participer aux discussions budgétaires.

Je vais même devoir faire des propositions. Nous aurons des premiers arbitrages qui seront rendus en juin et juillet. Là encore, je vous le dis, je défendrai ce que je proposais. - Dans le budget 2025, ça a été quand même compensé par beaucoup de hausses d'impôts sur les entreprises.

Cette fois, on nous dit qu'il faut baisser les dépenses dont demanda tous les ministères de le faire. C'est aussi un grand sujet. Ca fait parti de la réflexion d'Edouard Philippe et des idées qu'il met en avant.

Est-ce qu'il y a est-ce que, s'il n'y a pas assez de baisse publique, on va la censure ? - Peut-être que s'il y en a trop aussi. Je vous rappelle que ce budget aura besoin de ne pas provoquer la censure du Gouvernement pour être adopté.

Nous avons bien vu les conditions dans lesquelles nous avons pris nos fonctions en décembre dernier et le budget, tel qu'il a été préparé, dans une situation particulière. - Ca crée un empêchement. On ne pourra pas faire les efforts nécessaires parce que... - Ca doit être décidé démocratiquement par les Français. - Gérard Larcher a une idée : Il dit qu'il faut geler le budget, reconduire en 2026 le budget de 2025.

Ca permet de ne pas créer de nouveaux posts de fonctionnaires est-ce que c'est une piste ? - Tout est sur la table. Il bénéficie d'une autorité est une expérience que je ne peux pas remettre en cause.

Je suis ministre de la fonction publique. Les risques de conflits sont là. Cette proposition pourrait être à l'origine de blocages puissants. - Donc le président du Sénat serait responsable ? - Non.

Mais en tant que personne haut placée... il propose.

Il est dans son rôle. Je dis que les blocages coûtent aussi très cher. - Ce serait explosif ? - Je ne sais pas si ça provoquera sa mais ce que je dis c'est que le corps social français, il ne faut pas croire, c'est de la porcelaine.

Ca peut se casser. Il faut faire attention à surmonter. - Et à ce qu'on dit. - Oui. - Mais l'idée de geler le budget deux 2026-2025 peut être une idée. - Ca peut être une idée.

Mais ça a déjà été mentionné avant. A l'époque ça avait été accepté, avec De Gaulle. Mais c'était la France de 1958. - On pourrait même ne pas passer sans vote. - Je crois que ça ne marcherait pas.

Il faut passer par le vote du Parlement. - On n'en est ou des allocations à la source contrôlée par l'Etat ? Le versement à la source. - Le versement automatique des allocations, comme je ne suis pas très certain de maîtriser techniquement le sujet, je ne peux pas répondre.

Quand je ne sais pas, je ne sais pas. - Bruno Retailleau a été élu. Avec François Bayrou, il est le deuxième chef de parti être membre au Gouvernement et il entend bien le rester. - Cette question est tranchée.

Est-ce qu'on peut faire 74 % dans un cercle de militantisme, ce sont nos adhérents qui ont tranché à 74 %, je considère que s'il voulait pas que je sois au Gouvernement, alors, ça aurait été un désaveu. - Bruno Retailleau est maintenant président du parti LR. Il est aussi un ministre phare de ce Gouvernement donc ça renforce le poids des LR dans ce Gouvernement.

Est-ce que ce sont maintenant eux qui vont gouverner ? - Personne ne peut gouverner le pays à lui seul. C'est le choix que les Français ont exprimé en juillet dernier.

Pour un les LR sont une composante de ce socle qui soutient le Gouvernement. C'est le pari que nous avons fait. Nous, ça fait depuis 2022 qu'on demande à ce que les LR gouvernent avec nous. - Maintenant, il est pratiquement campagne et il est ministre Gouvernement.

Ca ne va pas tirailler ? - Si d'aventure il souhaitait...

Pour l'instant il n'est pas candidat aux présidentielles, c'est son choix. - Là, il est aussi président de parti au Gouvernement. Ca lui donne plus de poids. - Il est ministre puis président de parti.

Je vous parle de ce que je connais le mieux. Le président de mon parti a fait le choix de se présenter aux présidentielles. Il aurait pu faire le choix de se présenter aux présidentielles du parti mais il ne l'a pas fait.

Je suis représentant de mon parti au sein du Gouvernement. C'est très bien que Bruno Retailleau l'ait fait également en septembre dernier car on ne peut pas se priver de la droite républicaine au Gouvernement. Bruno Retailleau a plutôt bénéficié de sa présence au Gouvernement pour l'opinion publique. - C'est intéressant ce que vous dîtes car vous dîtes que votre patron, Edouard Philippe, a choisi de ne pas être président de parti.

Donc si Bruno Retailleau pouvait prendre sa liberté, ce sera plus clair ? - Pas du tout. - Il y a deux logiques.

Quelle est la meilleure ? - L'avenir nous le dira. - Laurent Wauquiez, c'est le contraire.

Il a perdu en ne voulant pas entrer au Gouvernement. - Je ne pense pas que ce soit ça qui l'ait fait perdre. - Quoi alors ? - C'était le moment de Retailleau.

C'est tout. - Quand vous voyez Bruno Retailleau, vous vous dîtes que ce sera un concurrent contre Edouard Philippe en 2027 ? - Pas forcément. - Vous pensez qu'il se ralliera ?

Il a de l'ambition. - Ca fait depuis 2022 que vous me posez des questions sur la stratégie d'Edouard Philippe. Je vous dis ce que je pense.

Je pense que sa stratégie est la meilleure. Il est bien dans le jeu. Les Français l'ont bien connu quand il était premier ministre.

Ils le reconnaissent encore aujourd'hui. J'étais à Marseille ce week-end et j'ai vu quelqu'un qui se prépare durement pour être président de la République. - Vous dîtes qu'à la fin de tout le monde sera derrière lui ? - Je ne dis pas ça.

Mais je vais vous faire une révélation massive, il ne sera pas le seul candidat à l'élection présidentielle. Même dans le bloc central. Il y aura de la concurrence.

C'est un risque. - Qui le prendra ? - Je crois que nous sommes encore loin de l'échéance.

Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a d'abord des élections municipales puis il y aura les présidentielles. Mais je peux vous dire une chose : Le meilleur candidat c'est Edouard Philippe. J'en suis convaincu. - Et s'ils sont cinq ou six sur la ligne de départ ?

On fait comment pour les départager ? - Pas de primaire. Bruno Retailleau ne veut pas.

Gabriel Attal non plus. - Donc il faut que les autres se rangent derrière votre candidat ? - Je pense que nous aurons une photographie assez claire pour savoir qui est le mieux placé. - Quand vous dîtes un candidat unique pour le bloc de centre et de droite,... - C'est souhaitable.

Ce bloc, ça va des démocrates aux Républicains. - On n'inclut pas Eric Zemmour... - C'est ce qu'a proposé Edouard Philippe à Lille et il a répété avec autant de conviction à Marseille, samedi. - Est-ce que ce sondage est le mieux placé ?

Est-ce que c'est vraiment un avantage, on se souvient d'Alain Juppé, trop haut, trop tôt. A la fin, ce n'était pas lui. - Je peux vous dire qu'Edouard Philippe, je le connais suffisamment pour le voir à l'ouvrage.

Il y a du Chirac en Edouard Philippe. Il va combattre jusqu'au bout. Il est en train de prendre une épaisseur qu'il n'avait pas encore en 2022.

Il se prépare. Il va à la rencontre des Français. Il travail, il rencontre des gens pour préparer son projet qu'il développera le moment venu.

Je suis constant dans mon engagement et dans la confiance que Edouard Philippe m'inspire. - Vous n'avez pas peur. Vous dîtes que dans deux ans c'est loin mais... - Je ne veux pas paraître trop prétentieux.

Il va falloir qu'on rassemble, qu'on ne reste pas sur nos acquis. Il faut d'abord gagner puis gouverner. - Question via Instagram, à quand une application unique pour toutes les démarches ?

Est-ce que le projet d'Edouard Philippe est la retraite à 67 ans ? - D'abord, le projet n'est pas sur la table. Le projet est à partir de mai 2026. - Donc la retraite à 67 ans... - D'autres options sont sur la table, ce sur quoi travaille Edouard Philippe et ses équipes dans le cadre d'un projet pour la France. - Encore une fois, le programme viendra en son temps. - L'élection à la proportionnelle.

Vous êtes contre, pourquoi ? -Car c'est contraire à l'institution. Aucun pays d'Europe à deux têtes d'exécutif.

Je ne suis pas pour car je crois que ça a institutionnalisé le désordre dont nous avons parlé avec des groupes qui se font face, s'affrontent et ne construisent pas de consensus car nous ne sommes pas comme dans des pays où la coalition est facile. Egalement car le président de la République sera élu en 2027. Il ne faut pas le bâillonner avant. - Est-ce que vous seriez prêts pour le bras de fer ? - La position unanime du parti... - François Bayrou dit qu'il y a la proportionnelle. - Vous ne m'entendrez pas dire que François Bayrou est légitime sur la question...

J'ai l'impression qu'une grande majorité du groupe Ensemble pour la République est contre et que ce n'était pas souhaitable et souhaité. Et que le groupe que j'ai présidé est aussi contre à l'unanimité. - Ca peut faire faire marche arrière à François Bayrou ? - La question de la majorité numérique, ça revient régulièrement dans le débat politique, le fait d'interdire strictement les réseaux sociaux aux adolescents ?

Gabriel Attal en reparle récemment, vous l'aviez déjà fait voter en 2023. Pourquoi ce n'est pas appliqué ? - Vous le disiez tout à l'heure.

Cette loi a été promulguée le 7 juillet 2023 prévoit unanime à l'Assemblée nationale et au Sénat. C'est le règlement européen qui rend inapplicable ce texte. Pourquoi ?

Car à l'époque où Monsieur Breton était commissaire européen que ce texte...

Si on veut donner un signal de puissance publique et non pas d'impuissance publique, faisons en sorte que la loi que j'ai fait voter sois applicable et appliquée car il s'agit d'une demande très forte. Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde des réseaux sociaux de nous appeler en tant que citoyens, en tant que parents et si on ne fait rien ce sera trop tard. - Vous demandez juste que ce soit signé ? - J'avais demandé au premier ministre. - Gabriel Attal a un double discours. - Il a peut-être oublié que c'était mon texte départ.

Il avait prononcé un discours...

J'espère qu'il le fera. - On va accueillir une invitée qui va parler Corse avec vous. Elle a sa part de républiques françaises. -Face à vous, Laurent Marcangeli, une experte de la loi suprême : La constitution.

Maître de conférences des universités, enseignant à Sciences-po, elle s'interroge sur la Ve République dans son livre. "Fragile et en crise" dit-elle. Ce soir elle interpelle le Corse que vous êtes.

François Bayrou avait pris un engagement. - Un calendrier a été fixé. Pour la Corse, pour aboutir à une évolution constitutionnelle fin 2025, ce calendrier sera respecté. - Une autonomie, oui, mais pourquoi faire ?

La Corse est pionnière dans la décentralisation. Une collectivité territoriale unique avec la double compétence des départements et des régions, alors, faut-il aller plus loin au risque de remettre en cause le principe de la République ? Le Gouvernement demande d'écarter cette possibilité.

Un statut au sein de la République qui tient à ses intérêts propres à sa communauté linguistique et culturelle. Mais pour les détracteurs de l'autonomie de l'île, le projet ouvre la boîte de pandore, à risque de contagion d'autres régions, la Bretagne, les Pays basque... - Anne Charlene Vézina arrive sur ce plateau.

Bonsoir. Je vous laisse vous installer. Vous avez 10 minutes pour débattre avec Laurent Marcangeli.

Attention... - Elle est sudiste aussi. - Bonsoir.

J'ai une première question à vous poser, à propos de cette loi constitutionnelle sur le statut de la Corse. Qu'est-ce que ça changerait ? Pourquoi ce statut apporterait quelque chose alors qu'on sait que la collectivité territoriale de Corse est déjà... ?

î Nous sommes en 2022, cela fait déjà trois élections régionales 2015,2017, 2021 que des autonomistes d'abord les indépendantistes, ont gagné des élections à de très larges majorités. La dernière, j'étais le principal opposant. J'ai été battu. 2022, un élu est agressé dans sa salle de sport et il y perd la vie.

Pendant plusieurs jours, en mars 2022, des scènes d'émeutes urbaines se sont déroulées dans la ville où j'étais maire. Il y a eu des scènes d'une extrême violence où chaque soir je me couchais avec la boule au ventre. De peur qu'un jeune homme ou qu'un policier prenne un mauvais coup.

Les élections partielles sont en cours et mon ami, Gérald Darmanin, vient à Ajaccio. En mars 2022, il y a encore beaucoup de policiers dans la rue et il me dit qu'il va travailler avec le président de la République sur un statut d'autonomie de l'île. - Qu'est-ce que ça apporterait de plus ? - Je sais que vous êtes pressés.

D'abord, c'est de reconnaître avec une spécificité qui n'est que celle de la Corse, celle de la Méditerranée. A une démographie vieillissante, qui bénéficie : de points négatifs en termes économiques et sociales. - Est-ce que c'est une spécificité pour la langue, pour le territoire, qu'est-ce que la Corse va gagner demain ? - Pour moi, le fait de plaquer les modèles auxquels vous fait référence, je n'ai pas soutenu cela.

C'est pour convoquer le Parlement en congrès et qui nécessitera trois cinquièmes des voix du Parlement. Le principe avait été validé sous la direction de Gérald Darmanin et le président de la République. Pour avoir des lois organiques qui expliqueront ce qu'est l'autonomie de la Corse.

Mais ces lois ne sont pas rédigées. Le processus législatif constitutionnel va ouvrir une porte et les parlementaires auront à charge de définir cette autonomie. - Quel est le blocage du Sénat ?

La particularité régionale de la Corse, elle pourrait conduire à une forme d'effet de contagion. Comment préserve-t-on la République si on propose des lois sur certains territoires. On l'a reconnu que pour l'outre-mer. - C'est une autonomie qui s'installe dans la République.

Je pète suspecter de beaucoup de choses, mais il y a beaucoup de choses dont on ne peut pas me suspecter c'est d'être un séparatisme et un ennemi de la République. Je suis issu d'un territoire particulier doté de statuts déjà particuliers, d'une histoire récente avec des résultats démocratiques électoraux qui, aujourd'hui, nécessite la prise en compte de la Corse à travers un nouveau statut et un nouvel outil mis à disposition. On n'a rien inventé.

L'écriture a été validée par les élus de Corse. - Ca change la donne à l'Assemblée nationale. - Il faut aller au bout des débats.

Ils peuvent réécrire les choses. Ils ne sont pas forcés de dire oui ou non comme dans un référendum. Quand on ouvre le chapitre constitutionnel, on peut reparler de tout.

Y compris de la durée du mandat du président de la République. Ce que je souhaite qu'on ne parte pas dans un concours d'épines de propositions entre président de région Je pense à la Bretagne, de par son histoire, ses difficultés et ses avantages. La Corse doit pouvoir disposer de cela. - Est-ce que la régionalisation est pour vous quelque chose qu'on pourrait envisager ?

Est-ce que la question fiscale importe ? - Je pense que le débat sur la décentralisation doit s'accompagner de la déconcentration. On ne peut pas avoir un débat qui est coupé.

Il faut redéfinir les responsabilités de l'Etat sur le territoire et ce n'est pas que pour la Corse. Il faut avoir une réflexion autour de ce que sont les territoires qui font le pays. Est-ce qu'il faut une organisation territoriale des collectivités uniques ?

Je suis contre l'uniformisation. Aujourd'hui, vous pouvez avoir, dans un territoire, une manière d'organiser davantage ces départements... - C'est l'indivisibilité de la République. - Il faut que la seule division qu'on a faite soit pour les outre-mer.

Pour une collectivité presque métropolitaine, on changerait pas le paradigme de cette indivisibilité ? On sait que le conseil constitutionnel a été convoqué plusieurs fois et a renoncé à des avancées sur la langue, la notion de peuple corse ? - C'est connu du conseil constitutionnel.

L'enseignement et la pratique de la langue Corse ont été des décisions prises et n'ont pas pu être porté à leur terme. Il n'y a qu'une seule langue : la langue française. C'est leur décision.

Je veux ôter tout doute, sans paraphraser, n'ayez pas peur. Si c'est défendu, ce n'est pas du séparatisme. Je ne peux pas être, aujourd'hui, qualifié comme dangereux indépendantiste. - Mais avec un statut régional poussé, qu'est-ce que c'est que ce statut ? - Ca permettrait d'adapter les lois et les règlements à la réalité concrète d'une île qui a bénéficié davantage mais aussi de désavantage.

Ca pourrait être la possibilité d'avoir la responsabilité politique qui s'exercera au plus près des habitants. Ca pourra être contrôlé. A posteriori, les mêmes modes de contrôle...

Les mêmes modes de saisie de président d'assemblée, des parlementaires...

Je ne vois pas de risque de dérive. Je réponds aux continentaux, nous ne sommes pas une île. Quand on est un insulaire, on voit la différence. - Ce débat, vous dîtes que la discussion doit s'ouvrir sans tabou. - C'est un débat sur la Corse qui remonte à loin et on peut avoir ce débat pour d'autres régions mais la Corse... - Merci. "Ve République, République en crise", votre livre.

Merci d'avoir accepté notre invitation. A la semaine prochaine.