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interviewBFM TV (sur YouTube)· 29 janvier 2025 16 min

Propos de François Bayrou sur la "submersion" migratoire: le PS va-t-il censurer le gouvernement?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir priscat bonsoir merci d'être avec nous député ensemble pour la République des des hautes scènes ancien porte-parole du du gouvernement bonsoir ytra bonsoiritist politique BFM TV bonsoir Patrick caner bonsoir monsieurel président des sénateurs socialistes au Sénat donc par voie de conséquence et sénateur du Nord et Thomas leogrand est toujours avec nous voyez même si avz une question oui oui il av une question intéressante au patron qui vient de partir mais c'est pas grave une proch on aura l'occasion d' d'en reparler je voudrais commencer par ce fait qui permet d'alimenter la réflexion ce sondage etab 64 14 % des Français qui partagent le constat qu'il y a aujourd'hui un sentiment de submersion migratoire 67 % qui eux considère carrément qu'il ne s'agit pas d'un sentiment mais qu'il y a bien une submersion migratoire et Patrick canner puisque j'ai regardé dans le détail c'est intéressant quand on a des sondages on voit par appartenance partisan 58 % des socialistes 58 % donc une nette majorité qui sont d'accord sur le fait qu'il y aurait un un sentiment de submersion migratoire donc au fond en disant pique pendre du Premier ministre sur sur cette phrase vous allez à l'inverse de vos électeurs et de vos sympathisants mais attendez vous savez faire de la politique c'est pas être suiviste de l'opinion publique il faut savoir dire les choses et savoir dire la véritéz vous lisezez les enquêtes d'OP monsieur monsieur duamel je dire mais il faut avir un peu de courage et savoir regarder les choses en face moi j'ai trouvé les chiffres de Linc en 1975 la part des étrangers de notre pays représentait 7,4 % de la population aujourd'hui c'est un peu plus de 10 % de la population donc voyez 75 2023 donc que non il n'y a pas de submersion voilà les mots ont un sens submersion ça veut dire qu'on est au bord du grand emplacement pour reprendre une terminologie de l'extrême droite et je ne sais pas ça qui a été faire monsieur berou dans cette galère dans ce moment important demain je serai à la commission mixte paritaire pour évoquer le budget de la France avec on explique pour ceux qui nous regardent commission me paritaire c'est cette réunion où sénateur et députés se mettent ensemble pour tenter de tomber d'accord dans le cas d'espèce sur le Budet 7 sénateurs 7 députés on va travailler des heures et des heures peut-être même de jours pour trouver un accord potentiel sur le budget de la France donc sortir cela lundi soir sur une chaîne concurrente de de BFM remettre une louche remettre une louche le l le lendemain donc en répondant à Boris valallot donc moi j'ai réinterpellé aujourd'hui monsieur beou qui ne pouvait pas être là parce qu'il était au funérail je comprends fr mais la réponse est tiède mais alors donc si elle est tiède patri il est encore et je vais je vous donne la parole à tous dans dans un instant est-ce que ça veut dire que ça va outir à une censure des socialistes ça n'arrange pas les choses non mais d'accord ça n'arrange pas les choses des termes galants ces chosesl sont dites c'est c'est c'est les terme galant mais sérieux c'est-à-dire que nous nous considérons que il y a d'abord le débat budgétaire qui est en CS et nous pouvons encore aller chercher des victoires pour les Français c'est la formule que nous employons maintenant on l'a déjà montré et c'est pas terminé donc oui on va aller jusqu'au bout de la négociation et si il y a de nouveaux dérapages verbaux parce que c'est un dérapage verbal j'espère qu'il n'est pas fondé sur une conviction personnelle de la part du prier ministre quand on voit ce sondage malgré tout et et de fait Matignon cette après-midi se s'enorgueillissait évidemment mais ils ont raison de de de ces sondages et notamment chez les sympathisants socialistes mais vous prenez les statistiques c'est évident il y a trois fois eu il y a eu il y a trois fois plus de permis de séjour aujourd'hui qu'il y a 20 ans il y a trois fois plus de demandes de droit d'asile qu'il y a 20 ans donc ça a explosé l'immigration monsieur canner a explosé donc là vous êtes dans un jeu vous êtes dans un jeu politique vous êtes dans un jeu politique j'ai pas dit'était j'ai pas dit que c'était mauvais parce qu' on présenteimmigration comme une comme une je dirais un handicap pour la France moi je suis un fils d'immigré sentiment d'avoir bouff Fran vous'avez pas écouté le le Premier ministre qui vous a dit le problème c'est l'intégration on n'arrive pas à intégrer correctement les immigrés et ça vous ne pouvez être que d'accord si vous voyez l'état de la franceord si vous voyez certains quartiers des grandes villes et même maintenant de minist de la V monsieur TR ministre de la Ville donc je sais ce que ça veut dire le mot deation donc là vous êtes dans un rapport de force politique parce que vous faites monter les enchères pour essayer et bien d'obtenir sur d'autres plans satisfaction mais il est là le sujet c'est il est pas ailleurs alors la réalité elle existe et la réalité elle a un mot if trèard Patrick caner priscatvau euh bonsoir bonsoir Je je je dans ma lecture des journaux ce matin j'ai noté et c'est notamment pour ça qu'on a voulu vous inviter cette phrase que vous qui est citée entre guillemets dans les colonnes du Parisien ou sur cette phrase cette sortie de François Baou vous dites ouvrez les gumets j'ai l'impression d'être dans une salle d'attente pour cioti ah non c'était pas sur cette phrase précisément c'était sur un certain nombre de phrases qui est sort qui sont sorties précisément et je le dis oui oui et je le dis de façon assez clair et d'ailleurs je l'avais précisé au journaliste qui a qui a écrit ce papier mais peu importe euh ce que je suis en train de dire c'est que mais vous avez l'impression d'être dans une salle d'attente pour Éric soti quand vous entendez par j'ai l'impression j'ai l'impression et je vous le dis assez tranquillement il est nous sommes en début d'année 2025 il est 19h nous sommes dans un contexte assez impressionnant où d'un côté on a les États-Unis qui annoncent investir 500 milliards de dollars dans l'IA nous avons l'économie chinoise qui se renforce assez drastiquement nous avons toujours la guerre d'agression en Ukraine et en France h nous sommes gentiment en train d'être pris en tenaille d'être embourbé dans un débat qui ne fait avancer pas un début de sujet pour ça vous a choqué quand vous avez entendu ça je n'aurais pas employé ce mot maintenant une fois qu'on a dit ça est-ce qu'on peut passer à autre chose franchement est-ce qu'on peut vraiment travailler le sujet oui nous devons pouvoir avoir et donner un budget aux françaises et aux Français et c'est ce qui nous est demandé maintenant depuis plus d'un mois il est temps enfin qu'on arrête les polémiques et qu'on se mette à faire de la politique ensuite sur le sujet de l'immigration je vais vous le dire très clairement j'ai pas pas attendu le début d'une polémique pour pour qu'on se mette à travailler dessus dès le début d'année nous avons lancé au sein du groupe de Gabriel Atal à l'Assemblée nationale trois groupes de travail sur les retraites les institutions et l'immigration pour justement savoir où on en est écouter ce qui est remonté de la part des Françaises et des Français et y répondre une fois qu'on a dit ça franchement soyons à la hauteur soyons à la hauteur mais priscatevno les mots ont un sens les débats aussi qu'il révèlent je voudrais Thomas lerand puisque je vous vois trépigné qu'on écoute ce que disait François mitéran en 1989 dans une excellente interview avec un excellent interviewur d'ailleurs écoutezz pas mon avis sur le caractère moral bien que j'ai quelqu opinion mais euh le seuil de tolérance il a été atteint dès les années 1970 puisque le nombre n'a pas augmenté le nombre de 4400000 cartes de séjour était déjà celui de 1982 il a pas d'aggravation autant possible autant autant que possible il ne faut pas pas dépasser ce chiffre Thomas logrand y a-t-il une différence sensible entre un président de la république socialiste qui parle de seuil de tolérance concernant l'immigration et c'était quelle date 1989 oui ça fait combien de temps ça fait 30 40 ans ouis oui vous savez moi j'ai envie de mais on a le sentiment que que au fond il y a une sorte de de théâtre à gauche qui pousse des cris d' refrais parce que ce mot a été prononcé alors que à des époques Michel rard disait on ne peut pas accueillir toute la m du monde temp de tolér ou bien sûr euh moi j'ai envie de vous dire que si on m'avait interrogé à ce sondage y a-t-il un sentiment de submersion h euh j'aurais répondu oui moi il y a un sentiment de submersion mais on traite quoi on traite le sentiment ou la submersion et c'est quoi la vérité la vérité la vérité vraie c'est qu'il y a pas de submersion submersion vous l'avez bien dit ça veut dire quelque chose c'est un c'est une c'est un rat de maraie on n'est pas submergé le sentiment il existe et le sentiment c'est une vérité politique c'est pas une vérité factuelle c'est une vérité politique sur laquelle on peut jouer et sur laquelle beaucoup jouent en ce moment alors vous aimez pas que je cite d'autres chaînes parce que il y a des chaînes de concurrentes l'autre fois j'avais cité attendez attends moi j'habite non je exactement la même erreur que les socialistes on fait il y a 25 ans en disant le sentiment d'insécurité moralité pour avoirécurité il 25 ans aujourd'hui on en est là on du tout et là aujourd'hui vous le savez très bienques je sais très bien ce que vous allez dans 25 ans précisément la population du continent africain où il y a la misère où il y a le réchauffement climatique où il y a tout où il y a la guerre va doubler de population on va passer de 500 millions d'individus à 3 milliardid vous proposez vous proposez des luttes contre la misère vous proposez d'être d'être à fond sur le réchauffement climatique j'espère non alors première chose il y a le sentiment et il y a la submersion la submersion le sentiment on peut jouer dessus vous savez moi j'habite dans une petite ville en scè Saint-Denis 48 % de logements sociaux il y a une mixité équilibrée une grosse mixité dans la classe de mes enfants à l'école publique il y pas beaucoup de blanc pour le dire comme ça et ben tout se passe bien là-bas tout se passe bien là-bas oui dans les ghettos et vous vous en êtes occupé ça se passe pas bien du tout parce qu'on a ghettoisé le problème c'est la ghettoisation si vous prenez des images des ghettos et que vous les mettez à la télévision tout le temps on a ce sentiment attendez non laisse-moi finir laisse-moi finir y on a ce sentiment de de de et d'insécurité et de submersion là où a progressé le Front national c'est pas dans dans dans les villes ou dans le carnorest de Paris c'est dans les Bour dans les villes moyennes où il y a pas beaucoup d'étrangers où il y a très peu d'étrangers c'est là que ça commence où ça commence ça commence ça commence donc c'est pas du tout la submersion et et c'est on est très loin de la le sentiment je le sentiment il faut le traiter il faut le traiter et je pense' vous PL je pense que comme le dit priscat evn avec tout ce qui se passe dans le monde si on passe des heures à parler de ça nous on en parle un petit peu je sais que sur d'autres chaîne on ne fait que ça on ne fait que ça et ça c'est le le problème c'est très difficile non ni 2 minutes ni une minute fa je vous donne la parole dans un instant mais simplement je fais un tout petit peu circuler puisque Patrick caner et pris catevau attendent sagement euh donc j'aurais répondu OUI au sondage donc vous avez ce sondageou ça c'est un ça c'est un scoop parce que il y a un sentiment c'est vrai il y a un sentiment deion il existe pour comprendre très concrètement puisque là on est dans le dur et que par ailleurs ceux qui nous regardent peut-être s'inquiète de cette de la question de l'immigration s'inquiète aussi de l'instabilité politique de l'absence de budget euh vous dites ça n'est pas est-ce que vous demandez puisque on a parlé des conditions des socialistes pour ne pas censurer le budget de la semaine prochaine le fait de ne pas toucher à l'aide médicale d'État est-ce que vous demandez à François Baayou des excuses est-ce que vous demandez à François Baayou de dire ce qu'il n'a pas dit de dire je n'aurais pas dû utiliser cette expression de submersion migratoire je demande pas des excuses au Premier ministre je reste à ma place je demande des explications c'est ce que dit Johan r j'essaie j'essaie de comprendre pourquoi il a utilisé cette expression il aurait pu dire exactement la même chose parler de l'intégration parler de justice dans les territoires parler de de de droit finalement à la différence mais dans le respect des règles de la République et il utilise un mot qui pour nous un chiffon rouge j'en suis désolé je vous le dis comme je le pense et il a réitéré hier les choses vont un peu mieux un tout petit peu mieux avec l'expression publique de Monsieur Mignola en me répondant dans les QAG mais ça n'est pas suffisant mais je partage ce que vient de dire Madame tevnau à savoir bon euh non mais il pourrait s'en sortir en disant c'est il décrit un sentiment qui existe on va on va avancer l'ame est pour nous l'ichal d'AT est un élément important mais euh demain nous rentrons encore une fois dans cette commission mixte paritaire moi je souhaite qu'on aborde des sujets qui intéressent les Français le le la bifurcation écologique et son financement oui euh nous demandons aussi des mesures sur le pouvoir d'achat parce que pour l'instant dans notre négociation il n'y a rien sur le sujet je pense que ça ça intéresse les Français plus que ce sentiment de submersion prisat toujours là pour être très concret sur ce qui va se passer donc déjà à partir de demain cette fameuse commission mixte paritaire entre députés sénateurs et la semaine prochaine où François Baayou va de nouveau faire face à une motion de censure est-ce qu'il faut de nouvelles concessions pour s'assurer de la non censure des socialistes qui demandent des efforts qu'on ne touche pas à l'aide médicale d'État dont le budget a été raboté dans le projet de loi de finance qui demande l'augmentation d'un certain nombre de budgets concernant l'écologie concernant l'enseignement supérieur qui demande Patrick can vient de le dire un geste sur le pouvoir d'achat euh est-ce qu'il faut de nouvelles concessions au socialistes je pense qu'il faut de nouvelles responsabilités pour tout le monde d'accord fait Mo non mais je le dis je le dis tranquillement on a une Assemblée nationale qui est aujourd'hui complètement diversifiée donc quand on a ce visage là à l'Assemblée nationale forcément on doit faire des compromis forcément on doit faire un pas les uns vers les autres et forcément le budget ne va pas plaire à 100 % à chacun je je pense que c'est pas c'est pas c'est assez simple ce que je raconte c'est du bon sens et et c'est pas nous qui l'avons décidé ce sont les Françaises et les Français qui nous ont mis dans cette situation là donc un moment je pense que il faut accepter que ce sera le budget d'aucune famille politique et que un certain nombre de compromis ont déjà été mis en place et vous oubliez de dire que c'est un peu votre président de la République aussi notre président de la républ vous savez le le le je vous le dire tranquillement non mais je vais le dire tranquillement le c'est la faute à Macron ça va 2 secondes 2 aujour et donc les Français ont mal voté oh bah tiens les Français ont mal voté c'est ça qu'on est en train de se dire ce soir c'est le président de la République qui a appuyé aussi on tourne autour de deux sujets son qui sont des sujets depuis ans son l'immigration qui qui sont aussi les impôts et la surtaxation de ce pays avec ce débat hallucinant sur Bernard non mais c'est les deux sujets qui occupent le terrain aujourd'hui alors que alors que ce sont les deux sujets qui plombent la France pour ne pas les avir on parlait d'aujourd'hui vous me parlez d'il y a 30 ans vous pourriz parler de la politique de l'offre allons-y c'est justement ce que nous avons mis en place avec Emmanuel Macron depuis 2007 depuis 2017 et ça vous fait mal de dire qu'on a réussi à le mettre en place et que c'est justement ce que vous êtes en train de regretter c'est queon veut pas revenir en arrière donc s'il vous plaît avançons maintenant et arrêtons C ce débat stérile à vouloir en permanence accuser le président de la République et donc vous dites priscatevnoau qu'il faut un sens des des responsabilité euh la censure ou la non censure ce sera la semaine prochaine oui euh vous nous avons nous avons le doigt sur le bouton et pour l'instant le doigt n'a pas appuyé sur le bouton et en l'état comme on dit selon l'expression consacré mais en l'état le 16 janvier dernier nous n'avons pas voté la censure parce que Monsieur berou à juste titre nous a envoyé une lettre disant qu'il était d'accord sur les la vingtaine de propositions qu'on lui faisait très bien parfait donc il faut un budget pour la France nous ce que nous voulons c'est un budget le moins frustrant le moins mauvais le moins pénalisant pour les Français on est en train d'avancer on chemine on mais mais mais c'est intéressant patri mais on continue on continue et on ira chercher on ira on ira chercher t ce que l'on peut chercher et et je vous ai donné quelques pistes d'amélioration encore qui doit nous permettre mais ce budget restera mauvais Pat qui nous écoutent