Laurent Wauquiez et les LR trahissent leurs électeurs ! - Julien Odoul (LCI)
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Bonsoir Julien Audoul.
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Bonsoir.
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Vous êtes député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National.
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Un mot sur ce qui est en train de changer quand vous voyez la gauche évoluer.
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Emmanuel Macron est-il en train de réussir à fracturer la gauche ?
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Est-ce que vous serez les dindons de la farce ? Vous avez fait tomber ce gouvernement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous avons réussi à protéger les pensions des retraités de l'inflation, avec la censure, et ça c'est une mesure concrète. »
- 2:37Invité politiqueChiffre
« Au 1er janvier, les pensions des retraités vont augmenter de 2,2% grâce au courage des députés du Rassemblement national. »
- 2:10Invité politiqueChiffre
« Nous sommes le Premier parti de France, nous représentons 11 millions d'électeurs, 143 députés à l'Assemblée nationale. »
- 2:32Invité politiqueFait
« Nous avons réussi à protéger les pensions des retraités de l'inflation, avec la censure. »
- 9:02Invité politiqueFait
« Les Français nous félicitent de cette motion de sanction, nous félicitent d'avoir protégé leur pouvoir d'achat. »
- 9:12Invité politiqueFait
« À éviter l'augmentation du malus automobile. »
- 9:15Invité politiqueFait
« À éviter le gel des pensions de retraite. »
- 9:19Invité politiqueFait
« À éviter les taxes sur les bouteilles d'eau. »
- 9:21Invité politiqueFait
« À éviter l'augmentation du coût du travail. »
- 13:53Invité politiqueFait
« Ils ne sont plus français. En prêtant allégeance au terrorisme islamiste, ils ont brûlé leur passeport, ils ont renié leur nationalité. »
- 14:08Invité politiqueFait
« Il est hors de question qu'ils reviennent sur notre sol. »
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Bonsoir Julien Audoul. Bonsoir. Vous êtes député de Lyon, porte-parole du Rassemblement National. Avec vous, les choses qui sont en train de bouger sous nos yeux, les acteurs s'expriment les uns après les autres, là, en direct parfois. Un mot sur ce qui est en train de changer, quand vous voyez quand même qu'une partie de la gauche évolue. Elle parle plus de Lucie Castet maintenant, elle dit pourquoi pas. Si un Premier ministre de gauche, on pourrait entrer en discussion, quand même, il y a du nouveau.
Moi, ce qui m'interpelle dans ce spectacle assez affligeant, c'est l'attitude de la droite, l'attitude de Laurent Wauquiez, de Bruno Retailleau, qui sont prêts à accepter toutes les compromissions et qui sont prêts à accepter de cohabiter avec la gauche, avec des socialistes, avec des écologistes, en violation, j'allais dire, totale des engagements qu'ils ont pris devant leurs électeurs, qui ne partagent pas ces idées et ces opinions. On voit que Laurent Wauquiez et une partie de cette droite de soumission sont descendus bien bas pour accepter ce reniement et cette trahison de tous leurs engagements.
Et cependant, Emmanuel Macron est-il en train de réussir ce qu'il n'avait pas réussi précédemment, c'est-à-dire à fracturer la gauche ? C'est très clair. Quand on entend les représentants de la gauche ou les écologistes dire, pourquoi pas ? Si au moins on a, par exemple, un Premier ministre de centre-gauche, on peut entrer en discussion ?
Je pense que la gauche n'a pas besoin d'Emmanuel Macron pour se fracturer toute seule. On le sait, que ce soit la NUPES avant ou le nouveau Front populaire aujourd'hui, ce sont des gens qui ne partagent rien, qui se détestent allègrement et qui sont ensemble uniquement pour le gain électoral, pour avoir des postes, pour avoir des sièges, pour avoir des indemnités. Et on le sait, il y a des fractures terribles et des antagonismes assez poussés entre les socialistes et les insoumis, entre les communistes et les écologistes, entre les écologistes et les insoumis. Donc très clairement,
ils n'ont pas besoin d'Emmanuel Macron pour se diviser. Mais pardon, si ça marche, est-ce que vous serez les dindons de la farce ? Vous avez fait tomber ce gouvernement, vous avez réussi ça, mais si vous vous retrouvez avec un gouvernement plus à gauche, c'est ce qui semble se dessiner. Non, alors vous savez,
il y a une réalité électorale qui est arithmétique. Nous sommes le Premier parti de France, nous représentons 11 millions d'électeurs, 143 députés à l'Assemblée nationale, nous sommes et nous resterons le Premier groupe de l'Assemblée nationale. Et n'importe quelle magouille de M. Macron, du prochain gouvernement, de la droite, de la gauche, n'y changera rien. Et j'observe que nous avons réussi déjà un tour de force. Nous avons réussi à protéger les pensions des retraités de l'inflation, avec la censure, et ça c'est une mesure concrète. C'est-à-dire qu'au 1er janvier, les pensions des retraités vont augmenter de 2,2% grâce au courage des députés du Rassemblement national.
Et ça, rien ni personne n'y changera, ni M. Macron, ni Mme Tondelier, ni M. Wauquiez. J'observe d'ailleurs que les macronistes et LLR qui avaient promis d'indexer les pensions de retraite sur l'inflation, n'ont jamais voulu le faire, et c'est le RN qui le réussit.
Est-ce que ça veut dire que vous censurerez tout gouvernement qui reviendra, en gros, avec les mêmes projets que ceux de M. Barnier ?
Oui, si le prochain gouvernement utilise la même méthode, c'est-à-dire totalement contraire aux aspirations des Français et refuse d'écouter les propositions de 11 millions de nos compatriotes. Effectivement, nous le censurerons. En gros, si ce gouvernement méprise le pouvoir d'achat des Français, s'il refuse de réduire le train de vie de l'État, de lutter contre les gaspillages, de serrer la vis au niveau sécuritaire et migratoire, et qu'il refuse aussi d'instaurer la proportionnelle, nous le censurerons, bien évidemment.
Est-ce que c'est le choix du désordre, le choix du chaos ? Quand même, quand le président de la République dit, lors de cette réunion, visiblement, que le but... Il donne quelque chose de son point de vue aussi. Il s'engage, il dit « Je ne dissoudrai pas l'Assemblée dans les 30 mois ». Donc il offre une certaine sécurité. Est-ce qu'il ne met pas aussi du sien pour qu'au moins la France soit gouvernée pendant 30 mois ?
Bon, les promesses de M. Macron ne regardent que M. Macron, et peut-être que seule Mme Macron peut les recevoir et y croire. Très clairement, M. Macron avait dit aussi il y a un an que jamais il n'actionnerait la dissolution de l'Assemblée nationale. Bon, il l'a fait après les Européennes. Et puis je vous passe tous les mensonges, les reniements de M. Macron sur les retraites, sur le pass vaccinal, etc. Les changements politiques, il y en a de toutes sortes.
Vous en avez votre dose aussi, vous. Je pense que M. Macron
est un spécialiste en la matière. Et d'ailleurs, ces différents gouvernements ont souvent été des gouvernements. Je l'observe. Mais très clairement, l'instabilité, c'est lui qui l'a provoqué. C'est lui qui l'a nourri. C'est le deuxième tour des législatives qui a provoqué l'instabilité politique et institutionnelle. Nous, nous faisons que défendre nos électeurs, que défendre nos engagements. Et nous sommes constants à la fois sur la défense du pouvoir d'achat, sur la défense de la compétitivité de nos entreprises et sur la lutte contre l'immigration de guichets sociaux.
Donc très clairement, s'il refuse de nous entendre une bonne fois pour toutes, nous continuerons à défendre nos électeurs et les Français.
Écoutez Laurent Wauquiez, puisqu'évidemment, il joue les LR. Quoi qu'il arrive, ils seront dans le jeu. Est-ce que c'est une défaite, d'ailleurs, pour vous, quand même, les LR qui sont vos rivaux ? Qui pèsent moins que vous, électoralement ?
Dans bien des domaines,
ils sont vos rivaux.
Entre la souris et l'éléphant, il n'y a pas de rivalité. Sauf que la souris est au gouvernement, pas vous. Oui, vous savez, on laisse M. Wauquiez entrer dans un gouvernement avec les écologistes, avec les amis de Mme Tondelier, avec les amis de M. Faure et tous les socialistes. On lui laisse bien volontiers finir sa compromission qui est, j'allais dire, déjà ancienne.
Alors écoutez-le d'abord, écoutons ce que dit Laurent Wauquiez et on décèlera si les choses sont en train, si les lignes, elle utilise d'ailleurs le terme de lignes, sont en train de bouger.
La ligne qui est la nôtre, elle est très simple. C'est au fond, en dehors d'une seule ligne rouge qui est compréhensible quand on défend les idées qui sont les nôtres, c'est-à-dire pas la France insoumise, pas le programme du nouveau Front populaire qui est un programme de régularisation de l'immigration, qui est un programme d'augmentation des impôts, qui est un programme de laxisme sur les questions de sécurité. Donc ça, évidemment, que pour nous, c'est une ligne rouge.
Est-ce qu'au fond, ce n'est pas le bon sens que, disons, d'essayer de gouverner malgré les vents contraires ?
Je vais vous donner une autre définition de la ligne rouge de M. Wauquiez. Ça s'appelle « aller à la gamelle ». Voilà. Au mépris des engagements qui ont été pris par cette droite. M. Wauquiez, en fait, est prêt à discuter et à cohabiter avec des écologistes et des socialistes qui sont totalement contre la régulation de notre politique d'immigration, qui sont totalement contre la réduction, la transformation de l'aide médicale d'État réservée aux clandestins et qui sont contre la politique que souhaiterait mener M. Rotaillot. Donc, quelle est la cohérence ? Quelle est cette ligne rouge ? Voilà. Donc, M.
Wauquiez, lui, ce qu'il souhaite, c'est uniquement avoir un petit Marocain dans un petit ministère et marquer sur une carte de visite « je suis ministre ». Voilà. C'est sa seule obsession. Les Français, on est bien loin, évidemment, de la défense. Jusqu'à présent, pardon.
Jusqu'à présent, il avait refusé. Il a été tenté. Il aurait pu être tenté. Donc, ça veut dire quand même que jusqu'à présent,
il a refusé. M. Wauquiez est tenté partout. On sait quelles sont ses ambitions et même ses obsessions. Sauf que M. Wauquiez, encore une fois, a trahi toutes ses convictions. Voilà. Et cette droite qui a fait 6%, je le rappelle, 6%, ce parti qui est au gouvernement et c'est peut-être aussi le résultat de l'échec de M. Barnier, on ne peut pas tenir avec un Premier ministre qui représente 6% de l'électorat. C'est aussi le résultat de multiples trahisons et du fait que quand ils sont au gouvernement, ils agissent avec une politique de gauche. Julien Oudoul, quand on vous entend
que vous dites non en gros à tout, il faudrait bien au gouvernement. Est-ce que vous ne craignez pas que certains de vos électeurs et électrices commencent à dire « Ah, quand même, ce parti pour lequel nous avons voté, en réalité, c'est le parti du désordre ? » Non, c'est le parti de la vérité.
Mais qui va gouverner alors ? Nous ne mentons pas aux Français. Pour gouverner et pour avoir une stabilité, il faut une majorité. C'est nos institutions. Ça, il n'y en a pas. Ça, c'est clair. Pour le moment, pour le moment,
effectivement. Pas seulement pour le moment, jusqu'en juillet au moins, en comptant les vacances, jusqu'en septembre 2025.
Et en attendant, effectivement, la possible dissolution du président de la République, il faut que le prochain gouvernement tienne compte de la réalité démocratique et électorale de ce pays. C'est-à-dire que les propositions, les aspirations de 11 millions de Français ne peuvent pas être jetées à la corbeille et elles doivent être mises, évidemment, sur la table. Mais vous savez bien
que vous ne pouvez pas, même si vous êtes le premier groupe, vous ne pouvez pas, avec une minorité, imposer l'absence de gouvernement à toute la France. Ça, vous ne le pouvez pas. Ou alors, si vous le faites, vous passez pour irresponsable.
Mais non, mais nous ne sommes pas irresponsables. Et d'ailleurs, j'observe que dans toutes les études d'opinion et aussi sur le terrain, parce qu'on a les retours de terrain, les Français nous félicitent de cette motion de sanction, nous félicitent d'avoir protégé leur pouvoir d'achat. Parce que ce vote, finalement, il a servi à quoi ? À éviter une nouvelle saignée fiscale de 40 milliards d'euros d'impôts et de charges, à éviter l'augmentation du malus automobile, à éviter le gel des pensions de retraite, à éviter les taxes sur les bouteilles d'eau, à éviter l'augmentation du coût du travail. Donc, c'est un vote concret. Mais ça, c'est le passé.
Pour la première fois, qu'on soit d'accord ou non avec vous, ça, c'est le passé. C'est pas le passé. Maintenant, il faut bien
les répercussions au mois de janvier. Il faut gouverner. Il faut bien un gouvernement. On ne veut pas dire à tout non. Mais le gouvernement, c'est pour ça qu'il faut qu'il change de méthode. On voit bien, M. Barnier a essayé de se passer du Rassemblement national. Il a fait semblant. On a vu les effets que ça a eu, les conséquences. Très clairement, il faut changer de méthode. Il faut discuter. Il faut mettre sur la table. Il faut négocier des propositions. Et nous, nos lignes rouges, elles sont extrêmement claires.
Ça veut dire que vous êtes prêts à négocier. Vous dites qu'il faut négocier des propositions à entrer dans une négociation avec, à l'arrivée, une sorte de plateforme de non-agression, de non... Les Italiens ont eu ça. On voyait dans les archives, en 1976, c'est M. Andréotti, ça remonte, hein. Ils avaient un accord de non-méfiance. Est-ce que c'est le genre d'extrémité où on arrivera ? Non, mais c'est pas une extrémité.
C'est juste la démocratie. C'est juste le résultat de l'absence de majorité. On ne peut pas faire sans les 143 députés du Rassemblement national. On peut essayer de tourner les choses dans n'importe quel sens. C'est un principe évident qui s'impose à tout le monde, y compris à M. Macron et y compris au premier ministre qui sera nommé.
À l'arrivée, quand on regarde l'actuelle disposition des premiers ministres, on ne va pas faire une espèce de revue des noms, mais ça passe aussi par des noms. On pense évidemment à quelqu'un comme M. Bayrou, comme M. Lecornu, comme M. Le Drian, comme Bernard Cazeneuve, comme Jean-Louis Bourleau. Est-ce que ces hommes... On a compris que vous n'aimiez pas Xavier Bertrand. Il y a une sorte d'obstate que vous aviez. C'est surtout lui qui n'aime pas nos électeurs. C'est réciproque. Enfin, entre Mme Le Pen et lui, c'est réciproque. Très visiblement. François Bayrou vous a bien traité. Il vous a même donné les signatures en 2022 pour l'élection présidentielle.
Par acte républicain, disait-il. Non, mais au-delà du casting, en fait, qui n'a pas beaucoup d'intérêt et de sens. Il y a des personnalités qui, humainement, sont tout à fait respectables et qui sont beaucoup moins sectaires que d'autres. Nous sommes tout à fait d'accord. Mais le casting, en fait, est totalement conditionné, surtout, au changement de politique, au changement de méthode et à la rupture qui est demandée par les Français et par nos électeurs. Vous savez, vous pouvez choisir n'importe qui, Doral-Exploratrice, Goldorak ou La Fée Clochette. Ça ne changera rien.
Ça ne changera rien si on continue dans cet aveuglement, si on continue dans ce sectarisme et si on cherche à mépriser 11 millions de Français.
On va parler dans quelques instants. Michel Goya va nous rejoindre sur ce plateau de la situation de la sécurité de la France. C'est un domaine dont vous avez fait toujours un de vos chevaux de bataille. On va parler du retour potentiel des djihadistes français. Je vous pose la question très concrète. On va peut-être revoir certaines de ces images que des djihadistes français ont participé sans doute à la prise de Damas. Un mot d'abord sur le pouvoir qui tombe, le pouvoir de Bachar el-Assad qui est bien une dictature épouvantable. Un certain nombre de personnes dans votre parti avaient manifesté une forme d'indulgence pour Bachar el-Assad. Est-ce que vous le regrettez ?
Non, ce n'est pas d'indulgence. C'est très clairement l'intérêt des Français, la sécurité des Français qui doit tout dominer. Et si ce régime était épouvantable, vous l'avez dit, les gens qui le remplacent sont également épouvantables. Et c'est terrible, en fait, pour le peuple syrien, déjà, d'avoir cette transition. En fait, on passe de Karim en Silla, avec des islamistes radicaux, avec des gens qui vont instaurer la charia, des gens qui vont discriminer et enfermer les femmes. Ce n'est pas un avenir de progrès qui s'annonce aujourd'hui pour le peuple syrien. Et c'est extrêmement grave.
Et puis ensuite, pour la sécurité des Français, on le sait, quand un régime autoritaire tombe et qui est remplacé par les islamistes, c'est le chaos. Et c'est le chaos avec le djihadisme international qui s'installe, qui peut nous frapper, on l'a vu par le passé, qui infiltre les convois de migrants. À chaque fois, ça a été le chaos. En Irak, ça a été le chaos. En Libye, ça a été le chaos. Et je crains que ce soit la même chose avec la prise du pouvoir
par des islamistes en Syrie. Question extrêmement concrète, ces djihadistes français, on apprend, on apprenait aujourd'hui, c'est le Parisien notamment qui en faisait la révélation que l'assassin de Samuel Paty était une sorte de sectateur d'un groupe des djihadistes qui est en train de prendre le pouvoir ici à Damas. Si certains reviennent en France, que fait la France ?
Déjà, excusez-moi, ils ne sont plus français. En prêtant allégeance au terrorisme islamiste, ils ont brûlé leur passeport, ils ont renié leur nationalité, ils ont déclaré la guerre à notre pays, ils ont commis des abominations, il est hors de question
qu'ils reviennent sur notre sol. Vous pouvez considérer qu'ils sont plus moralement français, mais de fait, ils sont techniquement français. Mais ils devraient être déchus de leur nationalité française. Mais ça n'existe pas dans le code tel qu'il est. Pour l'intelligence avec l'ennemi. Pour l'intelligence avec l'ennemi, ça existe. C'est l'idée que François Hollande avait agité à un moment, il a reculé sur ce point-là. Pour l'instant,
il a jeté malheureusement.
Alors que fait
la France concrètement ? Mais je le dis, faire revenir des bombes humaines, qu'elles soient mises dans des prisons ou autres, serait évidemment extrêmement risqué, extrêmement dangereux et extrêmement irresponsable.
Ça veut dire que la France doit s'ingénie à ce qu'ils restent en Syrie à tout prix ? Et qu'ils soient, oui,
qu'ils restent en Syrie, qu'ils soient condamnés le cas échéant, mais qu'ils purgent leur peine là-bas, mais en aucun cas qu'ils ne viennent constituer un risque supplémentaire, qu'ils endoctrinent d'autres djihadistes chez nous. On sait que ça se passe comme ça. On a des exemples malheureux, effectivement, l'assassin de Samuel Paty, par exemple. Alors,
c'est un des points qu'on va développer maintenant. Merci beaucoup, M. le député, d'avoir été avec nous en direct.
Julien Odoul