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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 26 juin 2026 27 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sportSolidarités & famille

Bertrand Chameroy, l'amuseur sensible

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:46OuverteRéponse directe

    Comment vous présenter : humoriste, journaliste, comédien ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Vos chroniques sont hyper travaillées, mais vos journées le sont moins ?

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Ça vous met une pression particulière d'être l'amuseur de service ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Il y a des sujets sur lesquels vous n'allez pas ?

  • 3:58OuverteRéponse directe

    Vous êtes vigilant sur les choix de vidéos avec l'IA ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos limites dans la moquerie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:20Invité politiqueFait
    « C'est marrant parce que vous faites un truc très drôle à la télé, mais pendant votre journée, vous ne rigolez pas du tout. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Cette année, j'ai reçu ma première menace de mort pour un sketch. »
  • 6:49Invité politiqueFait
    « Pascal Praud l'avait rediffusée dans son émission et un de ses téléspectateurs n'avait pas trop aimé au point de vouloir m'égorger. »
  • 9:11PrésentateurFait
    « Est-ce que ça fait peur, le mot dépression ? »
  • 9:38Invité politiqueFait
    « Oui, d'un coup, mais d'un coup, après des années et des années de déni. »
  • 10:10PrésentateurFait
    « Vous avez demandé à être hospitalisé ? »
  • 10:43PrésentateurFait
    « La psychiatrie, c'est le parent pauvre de la médecine française, manque de moyens, manque de personnel. »
  • 11:50PrésentateurFait
    « Vous n'avez pas eu peur que ça vous ferme des portes professionnelles, notamment d'audiovisuel ? »
  • 16:54Invité politiqueFait
    « Sans piston, mais en les harcelant comme pas possible. »
  • 17:07PrésentateurFait
    « Vous découvrez le prompteur. Vous n'avez jamais lu au prompteur, et apparemment c'est une catastrophe. »
  • 20:23PrésentateurFait
    « On n'a pas le droit d'être timide ou hypersensible dans ce monde, vous diriez ? »
  • 22:49PrésentateurFait
    « Il lance sur France Télévisions en tension un reportage à l'étranger diffusé sur France 5 et YouTube. »

Temps de parole

  • Invité politique59 %
  • Présentateur41 %

15,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:24
Présentateur

mais il est déjà un visage très bon entre ses débuts sur la 8 et aujourd'hui sur France 5. Probable que, bien installé dans votre canapé, vous ayez ri ou souri à l'une de ses chroniques dans C'est à vous ou à la radio sur Europe 1, RTL ou France Inter. Probable aussi que vous ayez l'image d'un mec marrant, d'un bout en train hyper joyeux, capable d'animer aussi bruyamment les émissions que les soirées entre copains. Mi-journaliste, mi-amuseur, surdoué des plateaux, écrit Le Monde. Et il l'est, sans nul doute. Mais il n'est pas que cela. Il moque, il raille, il pique les politiques, les collègues, les confrères et consoeurs des autres chaînes, y compris de Public Sénat.

Il informe avec humour, ironie, dérision et autodérision. Il y tient. Mais il a aussi une part d'ombre qu'il ne cache pas, ou plus. Une sensibilité, une fragilité qu'il a décidé d'assumer pour cesser de faire semblant avec les autres et avec lui-même. La dépression, puisque c'est le mot qu'il emploie, il en parle aujourd'hui librement parce qu'il sait que ça parle à des millions de gens. Comment résout-il alors l'apparent paradoxe entre le fait d'être à la fois lumineux et sombre ? Passer ses journées à tourner en dérision les aberrations de ce monde, n'est-ce pas son arme pour mieux les supporter ? Est-ce que ça ne le protège pas lui, d'abord ? Posons-lui toutes ces questions.

Bienvenue dans un monde à un regard, bienvenue Bertrand Chameroy, merci d'avoir accepté mon invitation au Sénat. Ça fera 60 euros, la séance et le diagnostic.

1:44
Invité

Je suis pris avec plaisir.

1:46
Présentateur

Vous êtes bien connu du grand public pour vos chroniques, hyper drôles, tous les soirs dans C'est à vous sur France 5. Mais je ne savais pas comment vous présenter. Est-ce qu'on doit vous présenter comme humoriste, journaliste, comédien ? Est-ce que vous êtes un peu tout ça ?

1:57
Invité politique

J'ai bien aimé la façon dont vous m'avez présenté. Oui, j'ai une formation de journaliste, mais je suis un amuseur. Mais je ne me considère pas comme humoriste. Donc voilà, une sorte d'hybride entre le journalisme et l'amuseur.

2:09
Présentateur

Vos chroniques sont hyper construites, hyper écrites, hyper travaillées. Le résultat est drôle, mais je crois que vos journées le sont moins. Il y a même un stagiaire qui vous a dit un jour « C'est marrant parce que vous faites un truc très drôle à la télé, mais pendant votre journée, vous ne rigolez pas du tout. » Ce n'est pas du tout l'image que le public peut se faire.

2:25
Invité politique

Alors oui, je vois très bien, j'embrasse ce stagiaire qui dit la vérité. Parce que oui, on se marre à préparer tout ça, mais il faut quand même qu'on ait un cadre, parce que sinon ça part dans tous les sens. Et comme on a 10 minutes de chroniques à sortir chaque soir, il faut de la rigueur. Donc oui, il y a des moments où on est concentré avec nos casques, chacun à dérocher, à regarder des images. Donc il y a une espèce… Oui, on fait des conneries, mais sérieusement.

2:46
Présentateur

Oui, puis je crois que… Enfin, les gens ne le savent pas forcément, mais c'est vrai que faire rire, c'est un gros boulot. C'est de la rigueur, c'est du travail.

2:51
Invité politique

Oui, oui, parce que c'est… Non, c'est très… Oui, il faut être un peu maso pour faire ça, parce que c'est compliqué, puis il n'y a rien de plus subjectif que le rire. Donc on ne sait pas si ça va plaire aux gens ou pas. Et surtout, dans une époque qui est la nôtre, qui est très plombante, avec des sujets très graves, et donc on compte beaucoup sur les gens qui sont censés faire rire pour détendre l'atmosphère.

3:14
Présentateur

Ça vous met une pression particulière ? Vous êtes particulièrement vigilant de l'époque ?

3:18
Invité politique

C'est compliqué de passer après des sujets, des thématiques de société ou des témoignages qui sont très durs, surtout à la radio, et d'avoir le petit « Allez, c'est à toi de nous détendre maintenant ». Il y a des jours où tu dis « Ouais, de rame ne se rend pas trop ».

3:33
Présentateur

Il y a des sujets sur lesquels vous n'allez pas, du coup ? Faites gaffe.

3:36
Invité politique

Alors, ce n'est même pas une question de faire attention, mais il y a des sujets, j'ai pas honte de le dire, sur lesquels je n'ai pas d'avis, parce qu'aujourd'hui, il faut avoir un avis sur tout, tout de suite. Il y en a sur lesquels je n'ai pas suffisamment de recul et donc pas d'avis. Et donc, je ne me sens pas légitime pour en rire. Et il y a des sujets qui ne me font pas du tout rire et que je n'arriverai même pas à désamorcer avec des vannes.

3:58
Présentateur

Et vous êtes vigilant aussi sur les choix de vidéos ? Parce que l'IA est en train de débarquer très sérieusement dans nos vies, dans nos quotidiens. Est-ce que vous vous faites avoir parfois ? Vous êtes vigilant sur les choix de vidéos ?

4:07
Invité politique

Je fais très attention et les garçons, Joseph, Emmerich, qui travaillent avec moi, le sont aussi. Ils sont plus jeunes que moi, donc eux sont plus au fait de l'IA, des deepfakes. J'ai l'impression d'être un dinosaure. Non, mais je fais super gaffe.

4:20
Présentateur

J'ai commencé l'émission en disant qu'il était jeune, vous êtes jeune.

4:23
Invité politique

Plus tant que femme. Mais non, mais ça fait tellement d'années que je regarde des images, que je les remonte, que je vais voir les arrière-plans qu'on ne voit pas, que oui, j'ai quand même une espèce de formation qui me permet de ne pas me faire avoir. Et puis c'est aussi notre mission, même si on est là pour faire rire, de ne pas participer au grand déballage de fausses informations.

4:40
Présentateur

Oui, c'est précisément la rigueur journalistique. C'est pour ça que vous êtes journaliste. Quelles sont vos limites dans la moquerie ? Est-ce qu'il y en a ? La moquerie, j'entends.

4:46
Invité politique

Oui, alors la moquerie, moquerie, c'est pas… Oui, je suis d'accord, je suis moqueur, je suis taquin. Parfois, on a pu dire de moi que j'étais mesquin ou méchant. Ça a pu me blesser parce que c'est tout ce que je ne veux pas être. D'accord. Donc mes limites, c'est, par exemple, je ne bois pas de café avec les politiques dont je me moque, mais il peut m'arriver d'échanger avec eux quand eux m'écrivent. Et je veux, ce qui me guide, c'est de pouvoir recroiser mes proies, entre guillemets, qu'elles soient journalistes, politiques, sans avoir envie de regarder mes chaussures, de baisser le regard et d'assumer ce que j'ai fait parce que je ne veux pas les blesser.

5:23
Présentateur

Qui vous a déjà écrit ? Vous pouvez le dire ou pas ?

5:25
Invité politique

Oui, parce que c'était public. Valérie Pécresse, après la campagne de 2022, m'avait fait un petit message vidéo surprise et je m'étais permis de lui écrire en lui disant que c'était la femme politique dont je m'étais moqué, mais que parfois, on peut avoir tendance à oublier que derrière, il y a des êtres humains qui ont une famille, une vie de famille. Et si j'avais blessé cette personne ou ses proches, je ne me sentais pas très à l'aise et elle m'avait répondu que ce n'était pas le cas.

5:48
Présentateur

Comme tous ceux qui s'exposent, j'imagine que vous prenez aussi des critiques dans la figure via les réseaux sociaux. Est-ce que vous les regardez ? Est-ce que vous y êtes sensible ?

5:55
Invité politique

Alors que je prenne des critiques, c'est le jeu. Je suis le premier à railler les eaux, donc si je n'acceptais pas qu'on braille, il faut que je change de métier tout de suite. Les réseaux sociaux, j'ai vraiment levé le pied parce que là aussi, ça s'est radicalisé maintenant. Tout le monde se sent obligé de commenter, mais sans aucune nuance. C'est binaire et c'est très violent. Cette année, j'ai reçu ma première menace de mort pour un sketch. Alors qu'on me dise que je ne suis pas drôle, je peux l'entendre. Est-ce que ça mérite de me menacer de mort ? Je ne suis pas sûr. Donc j'ai quitté X, qui était devenu vraiment un déversoir.

Je ne sais pas si vous y êtes, mais voilà, c'est quand même très compliqué.

6:36
Présentateur

Vous vous souvenez de quel sketch avait provoqué cette menace de mort ?

6:39
Invité politique

Oui, c'était une parodie de la chanson des restos à l'occasion de l'anniversaire de cette chanson dont j'avais changé les paroles pour CNews et l'heure des pros. Pascal Praud l'avait rediffusée dans son émission et un de ses téléspectateurs n'avait pas trop aimé au point de vouloir m'égorger.

6:55
Invité

Ah oui ?

6:56
Invité politique

Mais il faut le... Donc voilà, pardon, je fais une digression là-dessus, mais il ne faut pas oublier que quand on menace les gens, même derrière son écran, au bout d'un moment, on finit par être retrouvé et cette personne a été retrouvée, a été jugée.

7:07
Présentateur

Donc c'est une bonne chose. La justice a fait son travail. Je crois que vous êtes aussi très sensible au regard des invités sur le plateau de C'est à vous. C'est quoi la pire des configurations ? C'est un invité qui ne rit pas ou un invité qui rit jaune ?

7:19
Invité politique

C'est un invité qui ne... Non, qui ne rit pas. Bon, à la limite, ce n'est pas grave. Je ne suis peut-être pas sac à me, mais c'est un invité qui ne m'écoute pas. Alors que voilà, il y a des invités qui viennent, qui acceptent de rester toute l'émission, mais une fois qu'on ne parle plus de leur promo, de leur film ou de leur album, ils sont comme ça. Et sauf que, ben voilà, on est à peu près à la même distance, l'invité et moi, et la caméra que je regarde, elle est là, si vous étiez à ma place. Et donc, quand vous parlez à cette caméra et que l'invité est comme ça, ben, ce n'est pas évident.

7:49
Présentateur

C'est quoi ? C'est douloureux ? Qu'est-ce que vous vous dites à ce moment-là ?

7:51
Invité politique

J'ai un peu envie d'abréger les souffrances de tout le monde et qu'on arrive à la fin de la chronique.

7:56
Présentateur

Oh, c'est dur quand même.

7:56
Invité politique

Et surtout que j'ai tendance à me s'aborder quand c'est comme ça, à parler beaucoup plus vite, à dire, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, allez, et c'est une cata, et je m'en taire tout seul.

8:05
Présentateur

Et vous ne pouvez pas le dire à l'invité après coup ?

8:06
Invité politique

Non, non, non, non.

8:07
Présentateur

J'ai un document à vous proposer, c'est une archive, ça fait partie des rituels de cette émission. Il s'agit de la couverture du traité médico-philosophique sur l'aliénation mentale signé Philippe Pinel. Je ne sais pas si vous connaissez Philippe Pinel, mais c'est l'un des pères de la psychiatrie moderne en France, très important dans l'histoire de la psychiatrie, 18e, 19e siècle. On ne parlait pas encore de dépression à ce moment-là, mais lui fait partie des premiers à avoir identifié ce mal. Et il l'appelait alors mélancolie.

Je vais lire un petit passage, il parle d'un patient, un joaillier éprouve un accès de manie sans aucune cause connue et est transporté dans une pension du Faubourg Saint-Antoine, où j'ai toi, c'est du vieux français, où j'ai toi souvent appelé. Il est toi dans une sorte de délire doux et tranquille, il se promenait presque toujours dans le jardin ou dans sa chambre en parlant à voix basse, avec un léger sourire. Il répondait avec justesse aux questions qui lui étaient proposées, mangeait à l'ordinaire et était très tranquille durant la nuit. Des accès d'une mélancolie profonde se manifestaient durant le printemps et l'automne. Mélancolie, ce n'est pas plus beau que dépression ?

Est-ce que ça fait peur, le mot dépression ?

9:11
Invité politique

Oui, il peut faire peur. Moi, il ne me fait plus peur. Mais c'est vrai que pendant très longtemps, j'ai eu tendance sans aucun problème à dire « oui, je suis mélancolique », ça fait partie de mes traits de caractère.

9:21
Présentateur

Ah, vous disiez « je suis mélancolique ».

9:23
Invité politique

Oui, mais parce que, oui, mélancolique, même le mot sonne…

9:25
Présentateur

C'est poétique.

9:26
Invité politique

Voilà, enfin, c'est plus joli que dépression. Mais dépression, c'est un mot qui ne devrait pas faire peur.

9:33
Présentateur

Comment elle s'est manifestée chez vous ? Comment c'est arrivé ? Comment ça vous est tombé dessus ? D'un coup ?

9:38
Invité politique

Oui, d'un coup, mais d'un coup, après des années et des années de déni. Surtout quand on fait un métier comme le mien, qui consiste à faire rire. Et puis, je suis quand même quelqu'un d'assez jovial et joyeux au quotidien.

9:48
Présentateur

L'un n'empêche pas l'autre, donc.

9:49
Invité politique

L'un n'empêche pas l'autre, mais à force de mettre la poussière sous le tapis, arrive le jour où, oui, je me suis un peu effondré intérieurement et je sentais que je n'y arrivais plus. Et comme je suis quelqu'un d'assez… enfin, d'extrêmement sensible, avec tout ce que ça peut comporter, je sentais le moment où les fils se touchaient et qu'il était temps de se prendre en main.

10:10
Présentateur

Et je crois que vous avez demandé à être hospitalisé. C'est venu de vous. C'est vous qui avez fait cette demande, ce qui est très courageux.

10:15
Invité politique

Parce que j'avais déjà… pardon, j'avais déjà suivi des séances de psy, ils étaient accompagnés, et je pensais que ça allait mieux, puis je me suis rendu compte que non. Et donc, je me suis dit, là, je me sens démuni, mes proches n'y arrivent pas non plus, donc je vais tenter, on verra bien ce que ça donne. Et je dis souvent que c'est le plus beau cadeau que j'ai pu me faire.

10:36
Présentateur

On dit beaucoup que… enfin, c'est le cas, c'est factuel, la psychiatrie, c'est le parent pauvre de la médecine française, manque de moyens, manque de personnel. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez pu constater à l'occasion de ce séjour, ou de manière générale ?

10:48
Invité politique

Pas à l'occasion de ce séjour, mais je pense que c'est un… au-delà de tout ça, il y a beaucoup de non-dits, il y a encore beaucoup de tabous qui entourent la santé mentale, qui est en train… même si on est en année de la santé mentale, c'est des causes. Honnêtement, on le sent très moyennement.

11:06
Présentateur

Vous trouvez que c'est encore tabou, vous le sentez, vous ? Et notamment peut-être dans le milieu de l'audiovisuel ?

11:11
Invité politique

Enfin, partout. Partout ? J'ai l'impression, partout, oui. Parce que très vite, on associe la dépression ou les autres troubles à la folie. Et voilà, il ne faut surtout pas en parler. Mais même moi, avant d'aller en clinique, je m'attendais à voir des gens complètement zinzins. Enfin, le cliché qu'on a des films et des séries qui marchent en parlant seuls, alors que pas du tout.

11:31
Présentateur

Ah oui, vous aussi, vous étiez plein d'a priori. Ah oui, oui, oui. Vous avez découvert des gens…

11:34
Invité politique

Mais qui ont sauté en deux secondes. C'est des gens comme vous et moi, de toute catégorie socio-professionnelle. Qui flanchent à un moment donné. Et qui flanchent, et voilà, qui eux, d'eux-mêmes, ou par leurs proches, disent « bon, là, on va se prendre en main. » Parce que, bon, voilà, on n'est pas là pour très longtemps, autant que ça se passe du mieux possible.

11:49
Présentateur

Vous n'avez pas eu peur que ça vous ferme des portes professionnelles, notamment d'audiovisuel ? Vous dites que vous êtes l'amuseur de service, quand l'amuseur de service dit qu'il y a des moments où il va mal ? Est-ce qu'on ne dit pas ?

11:59
Invité politique

Très honnêtement, je n'y ai pas réfléchi. Là, c'était plutôt un truc de survie. Donc, bon, si j'avais dû me retrouver à l'issue de ça, face à des portes fermées, tant pis, c'est que j'étais peut-être…

12:09
Présentateur

Mal entouré.

12:09
Invité politique

Mal entouré, oui. Et ça n'a pas été le cas. Et ça n'a pas été le cas. J'ai été entouré de plein de personnes dans le métier, que ce soit mes employeurs ou des collègues, qui ont fait preuve d'une compréhension totale, ce qui a beaucoup joué aussi.

12:21
Présentateur

Et aujourd'hui, ça va mieux ? C'est-à-dire que maintenant que vous avez admis qu'il y avait de temps en temps des moments où vous flanchiez, est-ce que vous vous sentez prémuni d'un risque de rechute ? Ou pas du tout ? Vous vous êtes mis au sport, je crois ? Oui. On ne dit pas assez, ça, que le sport est aussi un bienfait extraordinaire.

12:37
Invité politique

Il faut avoir d'autres choses, surtout quand on fait un métier comme le mien qui est hyper chronophage. Moi, mes seuls sas de décompression, c'était de dormir ou d'aller boire des coups avec mes potes. Donc, ce n'est pas ça qui permet d'évacuer. Il faut aller au sport, évidemment. Le sport, la lecture, chacun trouve ce qui lui plaira. Mais oui, c'est essentiel. Et aujourd'hui, je ne dirais pas que je suis… Disons que je suis mieux armé, mais d'autant plus vigilant.

13:04
Présentateur

Mais pas à l'abri, forcément.

13:05
Invité politique

Non, parce que je ne me dis pas, ça y est, c'est bon, c'est réglé, tout est derrière moi. Si c'était si simple que ça…

13:10
Présentateur

Je lisais dans votre portrait dans le monde que votre mantra était de tordre l'actu pour tenter d'en rire, pour ne pas en pleurer, surtout, non ? Est-ce que ce n'est pas ça aussi qui, potentiellement, fait sombrer plein de gens, et vous y compris, puisque vous êtes dedans toute la journée ?

13:24
Invité politique

Mais je pense que… Alors, c'est tarte à la crème de dire ça, mais il y a une phrase que j'avais découverte lors de… C'était quand je passais le bac, je me presse de rire de tout, de peur d'avoir à en pleurer. Je n'ai peut-être pas sorti tous les mots dans l'ordre, mais c'était ça, et elle m'avait marqué. Et c'est ce que je fais, mais c'est comme aujourd'hui, quand on s'étonne, quand il se passe des choses dans la rue, que les jeunes, particulièrement, sortent leur téléphone et filment au lieu de réagir. Et donc, il y a plein de spécialistes qui ont expliqué que c'était pour mettre une espèce de barrière entre la réalité et ce qui arrive dans leurs yeux, le simple fait qu'il y ait l'écran.

Et moi, le fait de… Parce qu'effectivement, quand on regarde les infos aujourd'hui, ce qui se passe, ça, c'est à pleurer. Donc oui, moi, ça me permet de prendre un peu de recul, de faire tout ça, mais c'est pas… J'ai pas fait ce métier pour ça à la base, mais oui, ça fait partie des choses qui m'aident à digérer tout ça.

14:13
Présentateur

Qu'est-ce que vous pourriez dire à des gens qui regardent cette émission, qui vous entendent, qui ne sont pas forcément très bien, est-ce qu'il y a un conseil à leur donner ? Est-ce qu'il faut en parler autour de soi ?

14:22
Invité politique

Oui, c'est pas évident d'en parler. Mais ce qui est sûr, moi, pour l'avoir tué et l'avoir gardé en moi pendant très longtemps, ça fait partie des facteurs qui m'ont bouffé au bout d'un moment. Donc parlez-en à n'importe qui, quelqu'un de confiance, ça, c'est sûr, mais parlez-en. Et vraiment, si c'est des personnes qui vous aiment, vous ne serez pas jugés.

14:42
Présentateur

Vous êtes né à Nice, Bertrand Chameroy. Vous avez passé votre enfant dans l'arrière-pays niçois, je crois.

14:46
Invité politique

À Cantaron.

14:47
Présentateur

Voilà, on les salue, on salue les habitants. Enfance heureuse, vous regardez très tôt, nulle part ailleurs, sur Canal+, avec votre père, ce qui vous donne à la fois le goût de l'info et le goût de l'humour. Vous reproduisez les sketchs à l'apprendre à la récréation, je crois. Et vous dites, « J'arrivais à faire marrer, ça a été mon déclic. Je me suis dit que le rire pouvait être un pouvoir. » Maintenant, vous avez du recul. Est-ce que vous diriez que ça vous a donné du pouvoir et lequel ?

15:11
Invité politique

Avec du recul, oui, mais je l'ai senti très tôt. Parce que je suis quelqu'un, là, ça va mieux. Mais j'étais très, très réservé, très timide. J'avais du mal à aller vers les autres. Et puis voilà, aller à l'école, surtout quand on était des garçons, à l'époque, les clichés n'étaient pas encore totalement tombés, ce qui n'est toujours pas le cas aujourd'hui. Mais les garçons, c'est sportif, c'est grande gueule. Moi, j'étais dans mon coin, je ne parlais pas. Puis j'ai commencé à faire des blagues et je voyais que les autres venaient à moi. Et donc, je me suis dit, « Ah, ben voilà, ce sera peut-être ça qui me permettra de… »

15:40
Présentateur

Donc, un pouvoir d'attraction.

15:41
Invité politique

Un pouvoir d'attraction et de me faire des copains. Et oui, encore aujourd'hui, j'arrive à me sortir parfois de situations un peu délicates par le rire.

15:51
Présentateur

Et à intégrer la bande.

15:53
Invité politique

Voilà.

15:54
Présentateur

Une enfance rieuse, mais marquée par la mort de votre papa. Lorsque vous avez 11 ans, il est tombé gravement malade. Lorsqu'il part à l'hôpital, il vous dit « On se revoit mercredi ». Et malheureusement, vous ne le reverrez pas. Est-ce qu'à ce moment-là, quand même, l'envie de rire ou de faire rire a un peu disparu ?

16:09
Invité politique

Même pas. Même pas, parce que, ouais, le rire fait partie de mes bouées. Et je me souviens très bien que… Enfin, ça paraît bizarre, mais chacun a sa façon de faire le deuil. Qu'avec ma sœur, dès le surlendemain, on était en train de faire des sketchs dans notre chambre.

16:26
Présentateur

Et à la lueur de celui que vous êtes aujourd'hui, quel conseil donneriez-vous au petit garçon que vous étiez ? Qu'est-ce que vous lui diriez avant qu'il ne se lance dans la vie ? Ou dans le rire, en l'occurrence ?

16:34
Invité politique

Fais-toi plus confiance. Et t'inquiète pas, ça va aller.

16:43
Présentateur

Alors, la télé, vous y viendrez. Après une formation en journalisme, vous l'avez dit, à l'IUT de Cannes, vous obtenez un stage de fichiste chez Canal+, sans piston. Et ça, c'est important de le dire.

16:54
Invité politique

Sans piston, mais en les harcelant comme pas possible. Oui, mais ça veut dire que c'est possible.

16:57
Présentateur

Pour les gens qui nous écoutent, on peut aussi rentrer dans le milieu de la télévision sans piston. Complètement. Et vous êtes très vite repérés pour faire autre chose que des fiches. Il y a quand même un casting pour Canal qui se passe très très mal. Vous découvrez le prompteur. Vous n'avez jamais lu au prompteur, et apparemment c'est une catastrophe. Vous parlez d'une boucherie.

17:12
Invité politique

Ah oui.

17:13
Présentateur

Et vous dites, c'est quand même une grosse épreuve, mais vous dites, je crois qu'une telle baffe permet à terme d'être prémunie contre deux grands dangers de ce métier. C'est l'insouciance qui te fait croire que les choses seront toujours faciles et l'arrogance. Donc vous n'avez jamais été insouciant ni arrogant ?

17:29
Invité politique

Si, j'ai pu être... Si, les deux, les deux, oui. Peut-être plus insouciant qu'arrogant. L'arrogance, je peux paraître arrogant parfois, mais c'est de la timidité. D'accord. Les gens sont prévenus. Je ne me cache pas derrière ça à chaque fois, mais je ne suis pas arrogant. Enfin, je ne pense pas. Mais l'insouciance, oui. L'insouciance, oui. J'ai été très longtemps d'une grande naïveté. Surtout dans ce milieu.

17:53
Présentateur

C'est vrai, vous avez pris des claques régulièrement.

17:54
Invité politique

On me fait un sourire, on me dit qu'on m'aime bien, j'y crois. Voilà, ce n'est pas toujours le cas.

18:00
Présentateur

Est-ce que vous avez fini par trouver justement à la télévision cet esprit de bande que peut-être vous ne trouviez pas quand vous étiez petit ?

18:07
Invité politique

Oui, oui. Et ça fait partie des choses qui… Bizarrement, oui, j'avais du mal à intégrer des bandes quand j'étais gamin. Et là, si je regarde, j'ai quasiment travaillé que dans des émissions de bandes. Et je m'y sens beaucoup plus à l'aise que si j'étais seul. Je dis souvent que… Enfin, voilà, là, par exemple, on n'est que deux. Même si on est sur un plateau, je ne serais pas capable de faire ce que je fais le soir. Il y a trop peu de monde. Je ne suis pas très à l'aise.

18:32
Présentateur

Ça ne se voit pas.

18:33
Invité politique

Non, mais je dis pour faire marrer.

18:36
Présentateur

Donc la télé a été à la hauteur de vos attentes, de vos espoirs ? Vous qui rêviez de faire marrer à la télé, maintenant que vous y êtes, est-ce que vous dites « oui, j'ai bien fait, c'était mon univers, c'était là que je devais être ? »

18:46
Invité politique

En tout cas, heureusement que j'y suis arrivé parce que je ne sais pas ce que j'aurais fait d'autre si ça n'avait pas marché.

18:51
Présentateur

Il n'y avait aucun autre métier qui pouvait…

18:53
Invité politique

En fait, j'y suis allé bien en tête et je me suis dit « je ne sais pas, qu'importe le moyen, j'y arriverais ». Donc je ne sais pas, j'aurais peut-être fait autre chose, mais il serait resté quand même dans le domaine de l'écriture.

19:05
Présentateur

Et cet esprit bande, vous l'avez plus trouvé à la télé qu'à la radio ? On est moins bande, moins camarade en radio qu'en télé ou pas ?

19:10
Invité politique

Non, ce n'est pas ça. La différence plutôt, c'est qu'à la télé, la bande existe tout au long de l'émission. À la radio, il y a plus un enchaînement où l'un entre, fait son billet et ressort et on n'est pas là tout le temps, tous ensemble. Donc c'est une bande, mais différente.

19:26
Présentateur

Donc on ressent plus le rejet ou en tout cas…

19:28
Invité politique

En tout cas, à la radio, la bande existe plus en dehors de l'antenne qu'à l'antenne.

19:33
Présentateur

D'accord. Vous êtes passé aussi du privé au service public. Ce n'est pas anodin aussi dans une carrière. Vous avez travaillé avec Cyril Hanouna, Jean-Marc Morandini, aujourd'hui Anne-Elisabeth Lemoyne. Quelle est la différence ? Est-ce qu'il y a une différence de façon de travailler entre le privé et le public ?

19:47
Invité politique

Alors, à mes yeux, non. En tout cas, dans mon travail, je n'ai jamais adapté ma façon de travailler par rapport à mes employeurs. Il y a une liberté de ton qui est la même ? J'ai toujours eu la même liberté de ton. Peut-être que dans le privé, il y a deux, trois fois où on m'a dit « ne parle pas de ce sujet-là ». D'accord. Voilà. Mais sinon, j'ai eu la chance, depuis que je fais ce métier, d'avoir affaire à des gens qui me font confiance et qui me laissent libre de parler de ce qu'ils me chantent et qui savent que j'ai mes propres limites, donc je ne vais pas aller faire n'importe quoi.

20:18
Présentateur

Je disais que ce métier, vous y évoluez, évidemment, mais un peu de loin, que vous ne faites pas. Vous n'allez pas dans les mondanités, dans les soirées, dans les dîners en ville, comme on dit. C'est quelque chose qui vous rebute ?

20:29
Invité politique

Je le faisais au début, parce que je me disais « il faut le faire », c'est comme ça. Et puis, en fait, c'est tellement un truc dans lequel je ne me sens pas, encore une fois, à l'aise, parce que, en fait, quand je me retrouve face à des gens importants, je suis nul, mais nul en small talk. Vous ne pouvez pas savoir. Donc, une fois que j'ai dit « bonjour, j'aime bien ce que vous faites » et qu'on m'a répondu la même chose, après, c'est « je vais aller vers un tour », donc je n'y arrive pas. Et voilà, donc je me fais violence deux fois par an, parce qu'il faut le faire, mais ce n'est pas ce que je préfère.

20:59
Présentateur

On n'a pas le droit d'être timide ou hypersensible dans ce monde, vous diriez ?

21:03
Invité politique

C'est un peu compliqué. Et puis, on avait vite fait de vous catégoriser, surtout dans des métiers d'image. Sensibilité égale fragilité, donc pas fiable. Voilà, il y a des raccourcis comme ça qui peuvent être faits. Après, moi, je sais quelle est la réalité, donc ce n'est pas grave.

21:19
Présentateur

Bon, j'ai des photos pour vous, Bertrand Chameroy. C'est le moment des photos. Vous connaissez l'émission, donc je ne vais pas vous surprendre. La première, la voici. Il s'agit de Philippe Cavrivière, humoriste de radio et de télé comme vous, qui décortique l'actualité comme vous. Il lance son one-man show. Tu crois que c'est une bonne idée ? En tournée, dans toute la France. Il est pour quand, le one-man show de Bertrand Chameroy ?

21:42
Invité politique

Pour jamais, je pense. C'est vrai ? En revanche, je réponds au titre de Philippe. Oui, parce qu'il a un talent fou. Je n'ai pas encore eu la chance de le voir sur scène, mais ce n'est pas... Dans vos projets ? Ce n'est pas dans mes projets.

21:53
Invité

Pourquoi ?

21:54
Invité politique

Parce que, encore une fois, j'ai besoin... Alors, vous allez me dire peut-être que le public, oui, peut faire office de bande, mais j'ai besoin d'être entouré aussi sur scène, si c'était le cas. Et je ne sais pas, je ne sais pas. Enfin, je n'ai dit jamais... Ça se trouve, oui, peut-être qu'un jour je le ferai, mais...

22:10
Présentateur

Une heure et demie pour s'exprimer versus dix minutes, ça peut être épanouissant pour l'auteur que vous êtes. Ah oui, c'est vrai ?

22:17
Invité politique

Non, je ne sais pas. Et puis, surtout, pour parler de quoi, je n'ai pas pris le temps encore de... On m'en parle souvent. On me dit à quand, à quand, mais ça ne fait pas partie de mes projets.

22:27
Présentateur

Parce que le public en a peut-être envie ?

22:29
Invité politique

Oui, mais alors, si le public en a envie, je n'ai pas envie de le décevoir. Donc, tant que je... Voilà. Donc, non, pour l'instant, non.

22:35
Présentateur

Une deuxième photo, peut-être allez-vous le reconnaître. Il s'agit d'Hugo Travers. Hugo Décrypte, pour les jeunes qui le suivent. Il est suivi par 4 millions d'abonnés sur YouTube. Il informe toute une partie de la jeunesse sur les réseaux. Il lance sur France Télévisions en tension un reportage à l'étranger diffusé sur France 5 et YouTube. Et il dit ne pas croire à une disparition des chaînes traditionnelles. Et il nous dit, je pense plutôt que nous pouvons être complémentaires. Et vous, vous n'êtes pas inquiet pour l'avenir de la télévision ?

23:04
Invité politique

Non, je suis assez d'accord avec lui. La télé, ça fait des années qu'on dit qu'elle va disparaître. Elle est toujours là. Après, il faut que la télé, quels que soient les médias, fassent attention à ne pas se regarder uniquement le lombril en disant, oui, ça va passer. Les réseaux sociaux, c'est qu'une mode. Il faut quand même rester attentif à ce qui se fait autour. Mais je pense que ça restera quand même un élément central dans la vie des Français. Mais effectivement, il faut trouver une bonne façon pour les nouveaux médias et la télé de travailler ensemble.

23:34
Présentateur

Vous consommez, vous, du contenu en dehors de la télévision ?

23:37
Invité politique

Alors, la télé, j'en consomme énormément pour le boulot. Donc, je ne vous cache pas que quand je ne travaille pas, je la fuis. Donc, je regarde plutôt des séries sur des plateformes ou des documentaires. Mais j'essaie de fuir l'actu, les chaînes d'info au continu que je bouffe toute la semaine. Et c'est là que je ne suis pas si jeune. Les nouveaux réseaux, les nouvelles plateformes, je suis encore à me faire briefer par des plus jeunes que moi. Je n'ai pas le réflexe.

24:02
Présentateur

D'accord. Oui, vous voyez. J'ai une troisième photo. Il s'agit de l'affiche concernant les Jeux olympiques d'hiver. Oui. Il se trouve que, là, je vais m'adresser aux niçois d'origine, niçois de cœur. Nice retirée des Jeux d'hiver 2030. Les épreuves sur glace seront hébergées à Lyon. Le nouveau maire, Éric Ciotti, j'imagine que vous avez suivi l'affaire, ne voulait pas installer une patinoire provisoire au stade de l'Alliance Riviera, utilisée pour les matchs de l'OGC Nice en Ligue 1. Éric Ciotti affirme au passage que cela ferait économiser 150 millions d'euros à la ville.

Est-ce que vous trouverez que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour Nice, que finalement, les JO ne s'y produisent pas du tout ?

24:40
Invité politique

Ça aurait pu être un grand événement, un moment de communion, de célébration. On a vu ce qui s'est passé à Paris. C'était quand même extraordinaire. Après, je ne vais pas remettre en cause les décisions de mon nouveau maire.

24:53
Présentateur

Non, mais vous êtes niçois de cœur, ce qui s'y passe vous touche. Vous en parlez souvent, Denis.

24:58
Invité politique

Oui, dès que je peux faire un clin d'œil, oui, oui. Non, c'est couillon, c'est couillon. Ça aurait pu vraiment donner lieu à un super moment.

25:09
Présentateur

Et j'aurais pu vous montrer une photo aussi d'un collègue de Public Sénat que vous avez bien charrié comme il faut dans une chronique. Et puis je me suis dit que ça allait peut-être vous mettre mal à l'aise.

25:17
Invité politique

Oh, c'est qui ?

25:18
Présentateur

Alexandre Poussard ?

25:19
Invité politique

Oui.

25:20
Présentateur

Oui ? Ah, vous voyez ? Oui. Ah, super. Vous connaissez quand même les noms des personnes que vous moquez.

25:25
Invité politique

Je passe ma vie avec vous. Avec Public Sénat ? Oui.

25:27
Présentateur

Vous aimez notre chaîne ?

25:29
Invité politique

Oui. Alors, dis-en du bien. C'est ce que je disais. À chaque fois, je le fais avec le sourire. Je vous jure que les gens que je n'aime pas du tout, ça se sent quand je les aime pas. Ou vous n'en parlez pas. Ou je n'en parle pas. Mais Public Sénat, je regarde pour le boulot et aussi pour le plaisir.

25:42
Présentateur

Voilà, c'est dit. J'ai quand même une dernière question qui est en lien avec le décor qui nous entoure. Au cours, Bertrand Chameroy, vous n'y échapperez pas. Ça fait aussi partie des rituels de cette émission. Nous sommes entourés de quatre statuts qui représentent chacune une vertu. Il y a la sagesse, la prudence, la justice et l'éloquence. Est-ce qu'il y a une de ces vertus qui vous parle, qui vous caractérise, que vous aimeriez atteindre ? Ou peut-être une autre, si vous en avez une autre ?

26:07
Invité politique

La prudence me caractérise.

26:09
Présentateur

Oui.

26:11
Invité politique

La justice me parle énormément.

26:14
Présentateur

Oui.

26:14
Invité politique

Et la sagesse, c'est ce que j'aimerais atteindre.

26:17
Présentateur

Et la prudence, c'est ce qui vous caractérise ?

26:19
Invité politique

Oui, oui, globalement, oui.

26:22
Présentateur

Vous êtes plutôt prudent.

26:23
Invité politique

Oui.

26:23
Présentateur

Donc, on reste sur la prudence ou on va sur la sagesse ?

26:25
Invité politique

Si on parle de ce que je voudrais atteindre, on va dire la sagesse.

26:29
Présentateur

Alors, j'espère que vous l'atteindrez un jour. Merci. Merci. C'est un plaisir. Vous voyez, ça s'est bien passé.

26:34
Invité politique

Oui, ça va. J'ai perdu 10 litres de sueur, mais ça va.

26:36
Présentateur

Non, tout va bien. Merci en tout cas d'avoir passé ce moment avec nous. Et merci à vous de nous avoir suivis. Comme chaque semaine, émission à retrouver en replay sur notre plateforme publicsena.fr, mais aussi en podcast. A très vite. Merci beaucoup. Merci.

26:47
Locuteur

Merci.