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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 26 septembre 2023 37 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Planification écologique : agriculteurs et consommateurs sont-ils d’accord sur le menu ?

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 26 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Existe-t-il une étude indépendante démontrant quel type d'agriculture est le plus vertueux pour l'environnement ?

  • 2:32RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous avez intérêt à passer intégralement en bio ou à rester moitié conventionnel ?

  • 3:24OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a vraiment quelque chose d'indépendant qui vous dit que vous êtes dans la bonne voie ?

  • 5:16OuverteRéponse directe

    L'inflexion de la demande en bio est-elle provisoire ou un plafond atteint ?

  • 6:43OuverteRéponse directe

    Bio c'est cher : comment casser cette équation ?

  • 8:38RelanceRéponse directe

    L'État met-il assez de moyens pour aider à augmenter les surfaces bio ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurFait
    « Rien ne sera imposé »
  • 0:32PrésentateurFait
    « Il n'y aura pas de surtransposition des règlements européens »
  • 0:35PrésentateurFait
    « Pas d'interdiction sans solution »
  • 0:51PrésentateurFait
    « Nous n'avons pas réduit notre consommation de viande »
  • 1:01PrésentateurFait
    « Pas assez d'exploitants bio »
  • 10:36PrésentateurFait
    « Si on ne réduit pas le cheptel, on n'arrivera à rien »
  • 12:01Locuteur non identifiéChiffre
    « Le cheptel français c'est 13 millions d'hectares de prairies »
  • 16:31Locuteur non identifiéChiffre
    « Nous sommes à 300 grammes en moyenne en France »
  • 30:15Locuteur non identifiéChiffre
    « depuis 2013 on a baissé de 46% l'utilisation d'antibiotiques »
  • 34:00Locuteur non identifiéFait
    « la France n'est plus autonome d'un point de vue alimentaire »
  • 35:51Locuteur non identifiéFait
    « pour que les agriculteurs aillent dans une direction il faut qu'ils soient rémunérés »
  • 36:19Locuteur non identifiéFait
    « si on ne couvre pas nos coûts de production les éleveurs disparaîtront »

Temps de parole

  • Présentateur29 %
  • Locuteur non identifié29 %
  • Locuteur non identifié 227 %
  • Locuteur non identifié 35 %
  • Invité4 %
  • Invité 23 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter

0:01
Locuteur non identifié

France Inter Le 18-20 Fabienne Synthès

0:10
Présentateur

Le sujet a été touché du doigt hier par Emmanuel Macron mais il a très vite retiré sa main du fourneau l'agriculture et les émissions de gaz à effet de serre c'est chaud les émissions de l'agriculture viennent juste derrière les émissions dues au transport méthane des animaux, engrais chimiques pour aller vite tout au plus hier le président a-t-il tenté de rassurer rien ne sera imposé il n'y aura pas de surtransposition des règlements européens pas d'interdiction sans solution le vrai non-dit c'est le cheptel réduire les émissions est-ce réduire les troupeaux est-ce que c'est une fatalité et surtout qu'est-ce qu'on fait quand les chiffres sont têtus on constate que non nous n'avons pas réduit notre consommation de viande alors quoi, on importe de la viande ce serait quand même un comble on a le même problème au fond avec le bio qui donc cultive sans pesticides et sans engrais nos objectifs sont loin du compte pas assez d'exploitants bio c'est vrai mais les consommateurs ont marqué le pas ils se sont beaucoup rabattus sur le local bio ou pas alors quoi, est-ce qu'on se transforme en bio sans déboucher ?

est-ce que nous, les consommateurs et les producteurs sommes bien assis à la même table avec le même menu ? est-ce que c'est par là qu'il faudrait commencer ? est-ce que c'est dis-moi d'abord ce que tu manges et je te dirai comment on doit changer dans nos exploitations ? ou alors voilà ce qu'on doit changer dans les exploitations au nom de la transition écologique et je te dirai quoi manger c'est le téléphone sonne ce soir et soyez les bienvenus le téléphone sonne 01 45 24 7000 Yves, vous êtes le premier et vous êtes le bienvenu bonsoir bonsoir on vous écoute Yves

1:42
Invité

bonsoir à tous et bien je suis agriculteur dans la Nièvre nous travaillons à trois associés nous produisons des céréales en bio et en conventionnel et du vin en bio et ma question est la suivante existe-t-il une étude indépendante et non partisane démontrant quel type d'agriculture est la plus vertueuse pour l'environnement mais en prenant en compte l'empreinte carbone mais aussi tous les autres facteurs comme la qualité des sols et des eaux et la préservation de la biodiversité et si c'est la bio comme je le pense ou comme je l'espère tout du moins comment la soutenir et comment la développer face à la crise du pouvoir d'achat actuel est-ce à l'état de subventionner sa consommation voilà je vous remercie

2:31
Présentateur

et je vous en prie Yves, juste un mot parce que j'ai l'impression d'entendre un sous-texte en fait dans votre question et votre sous-texte semble être est-ce que j'ai intérêt à continuer à rester moitié conventionnel et moitié bio ou est-ce que j'ai intérêt à passer intégralement en bio est-ce que j'ai intérêt à renoncer j'entends ce sous-texte est-ce que je me trompe

2:48
Invité

non vous ne trompez pas sur notre exploitation on aimerait pouvoir produire plus de bio et moins de conventionnel mais le marché la demande n'est pas là donc voilà

3:00
Présentateur

merci beaucoup merci vraiment parce que vous résumez beaucoup de choses avec votre première intervention Yves merci encore pour discuter ensemble jusqu'à 20h autour de cette table il y a Cécile Claverrol bonsoir pilote du réseau agriculture de nature France environnement il y a Patrick Bénézy bonsoir bonsoir vous êtes éleveur bio dans le Cantal président de la fédération nationale bovine c'est pour vous Cécile Claverrol la question de Yves qui se dit est-ce qu'il y a vraiment quelque chose d'indépendant qui me dit je suis dans la bonne voie dites-moi que je suis dans la bonne voie c'est ce que j'entends aussi dans son sous-texte

3:36
Locuteur non identifié

alors il y a moi je dirais beaucoup d'études indépendantes plus ou moins indépendantes voilà il a dit non-partisane non-partisane c'est compliqué non-partisane il y a eu l'an dernier deux études très intéressantes de l'INRAE qui est l'Institut National de la Recherche Agronomique et dans l'Environnement qu'on peut dire non-partisan je pense qui est vraiment ce sont des chercheurs qui ont fait deux expertises scientifiques collectives sur la biodiversité et les pesticides et ils ont fait ils en ont fait une première sur l'impact des pesticides sur la biodiversité et ils en ont fait une deuxième sur la biodiversité qui permet de se passer des pesticides et pour moi ça répond sans doute à la question de Yves sur comment on peut se passer sur cette empreinte carbone mais il l'a bien dit il y a la question de la qualité des sols il y a la question de la qualité de l'eau il y a la question de la vie ce qu'il dit

4:31
Présentateur

c'est pas le tout de ne pas mettre d'engrais d'engrais chimiques bien sûr et de mettre de pesticides est-ce que vraiment ça suffit est-ce que ça a un sens ce que je suis en train de faire

4:38
Locuteur non identifié

oui bien sûr ça a un sens parce qu'il préserve il préserve la qualité comme il l'a dit et en fait je voudrais citer un chiffre c'est que quand on dit que la bio la demande s'est écroulée c'est moins 4% c'est pas énorme c'est pas une chute c'est pas un effondrement c'est moins 4% entre 2021 et 2022 alors que la consommation en bio la demande en bio avait fait des progressions à deux chiffres les dix dernières années donc en fait on est sur on était sur une progression énorme de ce marché là et on a une petite inflexion en 2022 mais est-ce que l'inflexion et on pourra

5:15
Présentateur

vous poser la question aussi à vous Patrick Benizide parce qu'au fond pour ce qui est des bovins ça dit la même chose l'inflexion elle dit quoi elle dit juste que les gens ont marqué le pas provisoirement ou est-ce qu'elle dit que on a atteint un plafond et que maintenant il faut aller chercher d'autres gens il faut convaincre d'autres gens et c'est ce pas là que pour l'instant on ne sait pas faire et qu'on n'arrive pas à faire

5:34
Locuteur non identifié

alors c'est peut-être effectivement qu'on a atteint le premier cercle facile je dirais des consommateurs et c'est nous le premier cercle facile c'est moi c'est la plupart des gens qui nous écoutent tout à fait parce qu'on voit que ce pas il s'est marqué surtout dans les magasins spécialisés donc ça veut dire que les gens qui vont dans les magasins spécialisés bio ils font la démarche d'y aller ceux qui achètent en supermarché ils peuvent être des acheteurs occasionnels parce que c'est le rayon d'à côté et puis ils vont tester un produit mais on a aussi une responsabilité des distributeurs et des marges qui sont faites sur les produits bio et là il y a je pense une vraie une vraie problématique de savoir comment on présente les produits bio l'inflation a été plus importante sur les produits bio ce qui n'est pas logique vous expliquerez monsieur Bénézit sur comment vous en tant que producteur vous avez vous ne répercutez pas forcément vos augmentations de coût alors que il y aurait tout à fait légitimité à les répercuter et la distribution la grande distribution les répercute sur des produits qui sont en marge ce n'est pas le gros de leur chiffre d'affaires

6:43
Présentateur

parce qu'on a l'impression que c'est une espèce d'image d'épinal en fait de toute façon dès que c'est bio et ça marche aussi pour vos bovins monsieur Bénézit dès que c'est bio c'est cher il y a cette espèce d'image d'épinal désormais comme quelque chose de très clair bio c'est cher donc on n'y va pas est-ce que c'est quelque chose auquel il faut vraiment tordre le coup d'urgence parce que ce n'est pas toujours vrai il y a effectivement des problèmes de marge on pourrait y revenir la question ne se pose pas mais bio c'est cher comment on fait pour casser cette équation-là

7:13
Locuteur non identifié

et cette idée-là ?

déjà de toute manière le bio est forcément plus cher que du conventionnel tout produit a son coût de production et malgré tout il y a des coûts de production supérieurs en bio qu'en conventionnel donc si on veut que ça fonctionne il faut effectivement que le consommateur soit prêt à payer plus cher alors plus cher ça ne veut pas dire beaucoup plus cher et c'est là où interviennent aussi peut-être aussi les politiques de prix de marge des magasins effectivement quand vous achetez un produit plus cher et que vous utilisez un coefficient multiplicateur qui est le même forcément à la sortie ça fait encore plus cher pour le consommateur donc il y a aussi cet aspect-là qui peut-être ces derniers temps a détourné un petit peu le consommateur du bio mais en tout cas comme tout produit il a son coût de revient et ce coût de revient doit être accepté par contre il ne doit pas être démultiplié par une politique de marge supplémentaire de la grande distribution puisqu'à ce moment-là elle risque de tuer le produit mais très franchement nous on croit à l'avenir de ce produit si le consommateur le paye un peu plus cher il n'y a pas de politique publique qui peuvent se substituer à ça des subventions ou autre à un moment donné le bio doit être valorisé et payé à sa juste valeur

8:38
Présentateur

Oui mais justement et c'était en partie la question de Yves tout à l'heure parce que les chiffres pour l'instant en bio ils sont assez têtus et ils sont têtus depuis un bout de temps quand même à 11% des surfaces agricoles quand l'objectif était de 21% donc ça fait un bout de temps qu'on est quand même têtus dans cette marge de manœuvre-là ce que nous demande Yves par exemple c'est à quel moment l'État met un grand coup d'accélérateur et donc aide beaucoup plus fortement est-ce que c'est aussi ce que vous demandez Cécile Claveyrol est-ce que l'État est petit bras pour aider

9:09
Locuteur non identifié

à faire augmenter ce pourcentage de surface L'État ne met pas les moyens en face de ce qu'il affiche comme ses ambitions qui pour nous ne sont pas des ambitions réelles Il y a l'État et il y a l'Europe c'est-à-dire il y a la politique agricole commune et on ne met pas assez de crédit assez d'aide dans la politique agricole commune et dans la politique nationale française pour on a supprimé l'aide au maintien en agriculture biologique on aurait pu en se disant tiens zut les produits bio ont perdu 4% de part de marché on va les aider on va baisser la TVA on va trouver des solutions pour que il y a aussi l'idée vous avez dit c'est pour nous mais cette idée d'accession à une alimentation de qualité pour toutes et tous nos cohabitants de ce pays il y a quand même

9:59
Présentateur

une réelle question Est-ce que vous avez été rassuré Patrick Bénézide par le président hier quand il dit rien ne sera imposé il n'y aura pas de surtransposition des règlements européens il n'y aura pas d'interdiction sans solution il n'a pas dit grand chose sur l'agriculture je veux bien vous le rendre mais il y a eu ces phrases-là est-ce que ça au moins ça vous rassure

10:15
Locuteur non identifié

ou pas ? Eh bien nous nous attendrons des actes puisque aujourd'hui on a quand même en face de nous y compris au niveau de l'élevage des directives européennes qui nous menacent et qui sont quand même qui peuvent être dévastatrices pour le monde de l'élevage Mais ce n'est pas seulement

10:32
Présentateur

des directives européennes vous avez un rapport de la Cour des comptes qui est très récent et qui dit si on ne réduit pas le cheptel on n'arrivera à rien donc on n'a même pas besoin d'aller chercher du côté de la Commission européenne

10:41
Locuteur non identifié

Ça c'est une autre question c'est-à-dire que est-ce que est-ce qu'il est est-ce qu'il nous a rassuré sur le fait qu'il n'y ait pas d'objectif politique pour diminuer le cheptel nous avons au niveau de l'élevage bovin notamment diminué notre cheptel en 60 ans de plus de 3 millions de vaches depuis 7 ans c'est-à-dire en fin d'année nous aurons diminué en 7 ans de 1 million de vaches depuis un an il y a 200 000 vaches qui ont disparu de notre territoire et des milliers d'éleveurs donc est-ce que la solution c'est diminuer le cheptel certainement pas nous pour nous la solution c'est de conforter les éleveurs qui demain resteront parce qu'il y a un vrai risque de disparition de l'élevage et de continuer à décapitaliser au niveau français

11:26
Présentateur

Derrière la diminution des têtes Patrick Bénézit il y a l'idée que de toute façon comme il faut de fait manger moins de viande mais en manger mieux et donc de bonne qualité de toute façon de fait il faudra réduire le cheptel il y a même je suis tombé sur un chiffre en préparant cette émission qui est très édifiant qui dit 20 millions de tonnes d'émissions seraient évitées si la moitié des consommateurs de viande seulement réduisaient leur quantité journalière sans pour autant devenir végétarien c'est aussi ça que ça dit quand on parle

11:53
Locuteur non identifié

de réduire le cheptel après il faut mettre les chiffres et c'est ce que nous disons aussi à la puissance publique le cheptel français c'est 13 millions d'hectares de prairies en face on parle des émissions on parle pas de ce qui est capté par notre modèle d'élevage français qui est assez unique si vous allez au Brésil vous verrez des feedlots des systèmes d'élevage qui sont très différents interdits d'ailleurs en France et en Europe par contre nous nos vaches elles s'appuient sur les 13 millions d'hectares de prairies qui stockent du carbone et qui stockent du carbone et qui ont en plus des effets tout à fait bénéfiques en termes de biodiversité ou autre donc le fait et c'est ce qu'on a dit d'ailleurs et c'est ce qu'on dit à la puissance publique vous pouvez pas vouloir le fait qu'il y ait des prairies et de l'autre côté supprimer des vaches c'est juste pas possible et si c'est pour supprimer des vaches en France ce qui est en train de se passer malheureusement c'est à dire s'il n'y a pas une vraie politique pour garder des éleveurs nous supprimerons malheureusement encore des vaches et des éleveurs si c'est pour aller acheter à l'autre bout du monde et donc on ira acheter les fameuses vaches brésiliennes du bœuf brésilien fait dans des conditions catastrophiques qu'est-ce qu'on aura gagné en termes environnementaux Cécile Caverrol et puis on retourne au standard oui tout à fait d'accord avec ce que vient de dire M.

Bénézit c'est à dire que il y a cheptel et cheptel le drame c'est que les vaches qui ont disparu ce sont les vaches d'élevage la plupart du temps vertueux d'élevage à l'herbe qui parce que justement ce que vous disiez les éleveurs qui étaient dans ces systèmes et avaient peut-être un peu du mal à gagner leur vie or ce qu'il faut diminuer comme cheptel c'est les élevages qui ne voient pas le jour et qui ne voient pas la couleur de la prairie diminuer ou supprimer diminuer ou supprimer les élevages hors sol et c'est cela en plus on est sur une problématique très intéressante et très importante parce qu'on a 60% des surfaces cultivées qui servent à nourrir le bétail c'est cela qu'il faut supprimer

13:48
Présentateur

beaucoup de messages autour des cheptels et de faut-il les réduire faut-il même en supprimer certains d'abord vous voudrez qu'on écoute Jean-Jacques qui est dans le Finistère bonsoir

13:56
Invité

on vous écoute alors déjà merci de prendre mon appel alors donc ma première réaction a été de dire quand la cour des comptes a dit que l'élevage ne diminuait pas suffisamment vite je leur dis ben les gars reprenez vos fondamentaux parce que si on envoie des vaches à l'abattoir dès qu'il y a des ruminants il y a des surfaces en prairie et si on met les vaches à l'abattoir ces surfaces là qui sont en herbe qui sont en prairie sont remises en culture donc cultivées à grand renfort d'engrais et de de fongicides de pesticides donc attention en plus l'élevage ça a été dit avec les prairies il y a des haies c'est garant de la biodiversité donc voilà la cour des comptes ils n'ont pas tous les éléments en main pour quand il se dit ça et après une dernière chose avant de vous redonner la parole vous avez évoqué la consommation de viande qui pourrait sembler à votre goût trop conséquente non pas mon goût

14:57
Présentateur

ce sont les chiffres pardon ce sont les chiffres qui disent que contrairement à ce que à une espèce de doxa en ce moment qu'on attend et qui dit que les gens ont cessé de manger de la viande les chiffres disent le contraire

15:08
Invité

bon moi ce que je dis pour la viande bovine moi quand je suis à table si j'ai la viande bovine je me resserre et des fois on fait un faux procès à la viande bovine nos adolescents qui mangent des hamburgers c'est pas le steak haché qui est dans le hamburger qui est pas bon pour la santé c'est tout ce qui est autour

15:23
Présentateur

et en général la viande du là je vous le rends aussi la viande qui est dans le fast-food du coin généralement elle peut venir de chez vous Jean-Jacques

15:31
Invité

parce que moi je suis producteur de lait en bio donc voilà le message que j'avais à faire passer il y a beaucoup de choses à dire mais voilà on synthétise ce que je voulais vous dire

15:39
Présentateur

et bien on a entendu et Jean-Jacques merci beaucoup et c'est vrai que le problème Patrick Benézitte c'est que la consommation n'a pas changé la consommation de viande mais peut-être que ce qui a changé c'est qu'on mange plus transformé et au fond ça fait pas forcément vos affaires ça

15:52
Locuteur non identifié

alors la consommation effectivement reste stable elle a même légèrement augmenté en 2022 et il y a un paradoxe c'est-à-dire c'est pour ça qu'il faut que les politiques publiques fassent attention soit très précautionneuses de notre élevage puisque à chaque fois ce qui fait à chaque fois qu'on perd une vache elle est importée son produit est importé d'ailleurs donc effectivement après dire que les français mangent trop de viande nous avons quand même quelques chiffres les autorités disent il ne faut pas manger plus de 500 grammes par semaine toute viande confondue hors volaille nous nous sommes à 300 grammes en moyenne en France donc est-ce que les français mangent trop de viande non

16:35
Présentateur

un tiers des français consomment plus de 500 grammes par semaine

16:38
Locuteur non identifié

il y en a quelques-uns qui effectivement en mangent trop ce n'est pas les chiffres qu'on a c'est 20% seulement 82% sont au-dessous des seuils des 500 grammes donc ça veut dire que faisons attention aussi on n'est pas en surconsommation en moyenne c'est-à-dire il y en a peut-être un sur cinq qui en mangent trop mais voilà mais cela dit l'idée Patrick Bellizide vraiment on ne sait pas

17:01
Présentateur

de faire un débat sur manger de la viande ou pas manger de la viande et encore moins sur le barbecue l'idée c'est de se dire on parle de réduction du cheptel et en même temps la consommation de viande reste haute donc à un moment on va se retrouver effectivement en face d'un gros paradoxe que visiblement pour l'instant

17:12
Locuteur non identifié

on ne sait pas résoudre c'est pour cela que nous on ne veut pas casser la filière française enfin continue à la casser parce que le vrai problème c'est ça c'est-à-dire qu'aujourd'hui il y a une diminution et les élevages disparaissent et globalement nos élevages c'est quand même alors parce qu'en moyenne on a quand même de l'élevage qui est appuyé sur de l'herbe alors plus ou moins mais en tout cas on a un modèle d'élevage français qui quand même est appuyé sur de l'herbe avec l'autosuffisance à partir de céréales aussi mais on a plutôt un modèle qui est vertueux j'entends ce que vous dites

17:46
Présentateur

et en même temps encore une fois les chiffres sont têtus les émissions effectivement d'huile à l'agriculture et c'est le méthane à 45% ce sont les engrais de synthèse sont extrêmement hauts donc comment on fait et est-ce qu'on peut Cécile Claverolle baisser ces émissions qui sont directement issues de l'agriculture sans être obligé de réduire les cheptels par exemple

18:08
Locuteur non identifié

Alors pour la part d'émissions de gaz qui est due à l'élevage c'est compliqué parce qu'effectivement comme disait M. Bénézit ce qu'il faut regarder c'est pas seulement ce qu'émettent les vaches en termes de méthane c'est ce que captent les prairies en termes de CO2 par contre aller regarder la question des engrais de synthèse aller regarder les autres émissions parce que ce qui était très inquiétant dans la baisse des émissions de méthane c'est les technos alors je vous entendais parler hier soir de technosolutions on est là-dedans pour la baisse de méthane c'est-à-dire qu'on va donner des compléments alimentaires aux vaches pour qu'elles émettent moins de méthane etc.

on est dans des trucs pour moi de délire mais on est dans des choses des solutions technologiques qui ne sont pas celles-là les solutions c'est de remettre les vaches là où elles sont normalement c'est dans les prés avec des haies des arbres qui vont capter le carbone ce qui fait que déjà diminuer la quantité enfin le cheptel mais de façon globale c'est-à-dire c'est surtout essentiellement sur ceux qui sont concentrés et vraiment prendre en compte ce dont on a besoin c'est ces prairies ces haies ces arbres qui sont plus que des capteurs de carbone qui sont des marques de biodiversité qui préservent le sol qui préservent la qualité de l'eau etc. On a Laurent qui est toujours

19:33
Présentateur

sur le même thème et qui est du Morbihan bonsoir Laurent

19:35
Auditeur

Oui bonsoir

19:37
Présentateur

On vous écoute

19:37
Auditeur

Donc moi ma question c'était ça rejoint exactement ce que vous disiez tout de suite c'était moins de vaches mais quelles vaches est-ce que ce seront des vaches à 11 000 litres 12 000 litres qui sont nourries avec du soja qui sont nourries avec de l'ensilage de maïs de transporter des élevages à 200 vaches comme on le voit de plus en plus une disparition des petits élevages à l'herbe et à ce moment-là on se demande si c'est vraiment une solution pour que l'agriculture soit plus verte je ne crois pas du tout maintenant j'ai vraiment l'impression qu'on va vers là

20:11
Présentateur

merci beaucoup Laurent Patrick Benézitte va vous répondre je voudrais juste ajouter une partie du mail d'Arnaud qu'on a reçu aussi sur foinsinter.fr et qui dit nos fermes risquent de disparaître au profit de plus grosses qui produiront du gaz grâce à la méthanisation issue non pas de fumier mais de maïs gourmand en intrants phytosanitaires etc etc et aussi au fioul c'est ce que nous dit Arnaud pour répondre à ce que dit Laurent

20:34
Locuteur non identifié

la crainte d'Arnaud je suis désolé par rapport à ce qu'on vit aujourd'hui on a quand même des tailles de chaptel qui sont quand même très réduites par rapport aux autres modèles européens ou même surtout mondial aujourd'hui une ferme en France c'est 60 vaches en moyenne c'est ça la réalité de l'agriculture française et donc on est loin des fermes qui peuvent être décriées qui finalement n'existent pas beaucoup ou très peu en France aujourd'hui donc je crois qu'il faut quand même qu'on regarde exactement la chance que nous avons d'avoir ce type d'élevage qui est assez unique au niveau français et européen et aller voir les élevages qui se sont développés au Brésil en Australie et qui risquent demain de nous remplacer parce que ce qui a été dit est très vrai aujourd'hui le risque et ce qui est en train de se passer c'est que les vaches elles disparaissent au profit d'autres cultures plus rentables donc c'est ça le vrai sujet et puis on perd effectivement beaucoup de biodiversité lorsque vous avez plus de vaches parce qu'on a parlé du carbone il y a le carbone mais il y a toute la biodiversité il y a la fertilisation qui est liée aussi aux animaux à tout le bétail pas seulement aux vaches d'ailleurs

21:54
Présentateur

ça veut dire à ceux qui pensent et qui nous écoutent et qui disent s'il n'y a plus de vaches dans le pré mais qu'on ne fait plus rien de ce pré ce sera un pré et c'est tant mieux et la biodiversité pourra s'y développer tranquillement

22:03
Locuteur non identifié

s'il y a autre chose ça veut dire que s'il n'y a plus d'humus ramené par la matière organique des animaux il faudra fertiliser avec des engrais chimiques donc c'est un cycle l'élevage fait partie d'un cycle bienfaisant pour tout ce qui est au niveau de l'agriculture et le risque que nous avons c'est pas d'avoir des fermes-usines ou des exploitations qui grossissent à l'infini aujourd'hui le risque c'est des éleveurs qui décrochent et qu'on ait de moins en moins d'élevage on a quand même ce risque des élevages qui grossissent on a quand même ce risque des élevages qui grossissent et pour aller dans le sens de Laurent il faut vraiment garder cette exception française enfin ce que vous décrivez comme l'exception française parce qu'effectivement nous ce que l'on souhaite ou ce que l'on pense à FNE c'est qu'il vaut mieux garder les élevages à 50-100 vaches auprès avec un lien au sol avec une alimentation qui n'est pas importée que d'avoir ces élevages de taille plus importante est-ce qu'on peut avoir

23:02
Présentateur

un pourcentage en France les élevages de moins de 50 vaches représentent combien pour les éleveurs bovins par rapport à ceux qui en ont plus est-ce qu'on peut faire

23:10
Locuteur non identifié

une espèce de pourcentage on peut je n'ai pas ces chiffres mais en tout cas aujourd'hui en moyenne c'est 60 vaches et en moyenne encore une fois 90% de l'alimentation qui va à la nourriture des ruminants est issue de l'exploitation ça veut dire qu'on est quand même assez indépendant au niveau des exploitations seulement 0,8% de soja même pas 1% donc on a quand même des belles moyennes au niveau de tout ça après je n'ai pas les chiffres précisément dans les catégories

23:42
Présentateur

regardez comment se partagent nos auditeurs je trouve ça toujours intéressant on a Annie sur l'appli Whatsapp qui dit ceci bonjour à tous je trouve que cette idée de réduire les cheptels est la plus stupide du monde réduisons nos déplacements en avion les croisières en mer etc il ne faut en aucun cas toucher à notre indépendance alimentaire et puis on a Mathieu sur franceinter.fr qui nous dit ceci peut-on envisager la réduction des émissions sans une baisse drastique du cheptel bovin au vin et avicole dans l'élevage industriel en conséquence une politique de rationnement de la viande devrait-elle être mise en place et voici les deux spectres jusqu'à quel point les choses vont et ça dit aussi la teneur des conversations et parfois aussi des paradoxes qui sont les nôtres au fond dans notre alimentation et notre rapport à l'agriculture non Céline Claverrol

24:24
Locuteur non identifié

pour France Nature Environnement il y a une vraie question sur l'industrie agroalimentaire et sur où vont nos importations de viande ce qui a augmenté le plus dans nos importations de viande ces derniers mois c'est le poulet c'est le poulet bas de gamme et ce poulet bas de gamme il va où ?

il va dans les plats préparés donc là il y a une vraie question le français il va choisir une viande en tant que viande et il va choisir des plats préparés dans lesquels il n'a pas forcément conscience qu'il y a beaucoup de viande et il ne sait pas du tout d'où elle vient puisqu'aujourd'hui il n'y a pas de réglementation là-dessus donc il y a une vraie question sur l'industrie agroalimentaire où est-ce qu'elle se fournit et quelle est la qualité de la viande qu'elle utilise parce que je pense que le consommateur peut être responsable et se dire ok je mange un peu moins de viande je mange de la viande de meilleure qualité je regarde d'où elle vient je regarde qu'elle soit produite en France etc etc par contre dans l'industrie dans les plats préparés et dans la restauration on va dire collective ou hors domicile oui

25:24
Présentateur

la restauration collective qui avait promis un pourcentage de bio notamment dans les cantines et les EHPAD on est là aussi très très très loin tout à fait

25:32
Locuteur non identifié

une question un vrai sujet effectivement d'étiquetage nous on réclame ça c'est à dire que d'étiquetage d'éducation alimentaire aussi très clairement on aimerait que la viande qui vient de l'autre côté de l'Atlantique pardon soit signalée par rapport à celle qui vient du chapelle français

25:53
Présentateur

écoutez Olivier qui est à l'Orient on a beaucoup de gens dans cette partie de la France cette partie ouest ce soir on ne parle jamais d'agroéquipements que sont toutes les machines qui font fonctionner l'agriculture c'est une source d'empreintes carbone importantes et une dépendance aux énergies fossiles qu'il faudrait changer on peut changer ça je vous vois faire oui avec la tête

26:11
Locuteur non identifié

oui oui tout à fait il y a des modèles d'agriculture aujourd'hui il y a des paysannes et des paysans par milliers en France qui mettent en oeuvre une autre agriculture qui est une agriculture herbagère enfin quand on parle d'élevage mais une agriculture qui est beaucoup moins dépendante des intrants des engrais de synthèse des pesticides etc et cette agriculture là curieusement elle s'en sort mieux là il parle des machines oui mais les machines ça fait partie

26:36
Présentateur

alors voilà est-ce qu'on peut les utiliser est-ce qu'on peut vraiment s'en passer vous vous dites non Patrick

26:41
Locuteur non identifié

il faut être clair tant qu'on n'aura pas des solutions de nos motoristes de tracteurs ou autres qui nous amènent du matériel effectivement qui sera plus performant ou autre effectivement on restera sur des choses comme ça alors par contre ce qu'il faut dire c'est qu'il y a des évolutions qui ont été faites c'est-à-dire on part pas on part pas de rien les baisses notamment d'émissions carbone ça n'est fait beaucoup dans nos secteurs et il y a encore des possibilités pour en faire d'ailleurs il y a des engagements qui sont pris et on les fera chacun essaye de réduire son impact carbone il y a des choses qui se font dans les cours de ferme par contre il y a des choses qui sont pas faciles on va pas revenir à l'attraction animale

27:24
Présentateur

oui oui ça je m'en doute un peu on a Yves sur l'appli qui nous dit ceci pour la réduction du nombre de bovins sachez qu'en Nouvelle-Zélande ils commencent à remplacer les vaches à viande par l'élevage de serres qui eux n'ont pas de pence et ne rejettent pas de CO2 alors je vous dis pas qu'on va élever des serres en France mais ça rejoint une autre question aussi sur franceinter.fr et qui parle de l'évolution des cultures vers plus de légumineuses de pois de fèves qui fixent l'azote dans le sol moi je me demandais si on se posait vraiment la question d'un vrai changement de culture et là pour le coup on parle pas de culture comme agriculture mais vraiment dans notre culture agricole est-ce que ce virage-là on est au fond comme dans les voitures thermiques ou électriques on ne l'a pas pris Cécile Claveyrol et surtout on n'y pense pas est-ce qu'il y a plus de fèves aujourd'hui est-ce qu'il y a plus de pois est-ce qu'il y a plus de légumineuses précisément parce qu'on fixe l'azote est-ce qu'on imagine autre chose aussi pour ce qui est de nos élevages parce qu'on a besoin aujourd'hui d'objectifs qui sont différents

28:18
Locuteur non identifié

alors ça fait partie de ce changement global que l'on appelle de nos voeux c'est-à-dire que ce changement global du modèle agricole il va intégrer les légumineuses les fèves les pois etc parce que le sol en a besoin parce que dans ce changement global on a besoin de rapporter de la matière organique au sol on a besoin de capter l'azote et on a besoin de fournir autre chose d'autres aliments aux consommateurs donc on va introduire ce qu'on appelle des rotations c'est-à-dire peut-être que la solution la solution est là la solution est aussi dans ce qu'on appelle la polyculture élevage c'est-à-dire d'associer l'élevage c'était nos fermes d'antan mais pas forcément dans la même ferme mais sur un même territoire pour pouvoir bénéficier du fumier de l'élevage etc pardon Patrick Benozit au niveau de l'élevage il y a déjà depuis quelques années une prise de conscience et aussi un intérêt économique à produire l'alimentation de manière plus autonome sur son exploitation et donc le développement de cultures fourragères pour donner à nos animaux avec plus de légumineuses dedans donc il y a un mouvement qui est en train de partir et on a quand même des indicateurs qui feront aujourd'hui qu'on est quand même moins dépendant d'importations au niveau des protéines dans nos élevages il y a des choses qui se passent et qui continuent à se passer

29:39
Présentateur

parce que je vous entends et j'ai l'impression qu'on se pose la même question que pour tout autre secteur dans cette transition qui est la nôtre on a l'impression qu'on essaye y compris dans votre secteur d'agir sans contraintes pardon mais je crois que c'est pas possible d'agir sans contraintes est-ce qu'on peut agir sans contraintes Patrick Bénézit ?

29:54
Locuteur non identifié

tout à fait c'est ce qu'on fait tous les jours l'exemple des fourrages à partir de protéines végétales on n'a pas attendu qu'il y ait des contraintes d'ailleurs il n'y en a pas tout simplement l'économie a fait que les éleveurs veulent être de plus en plus autosuffisants sur leur exploitation si on prend aussi l'utilisation des antibiotiques qui est un autre sujet en bétail depuis 2013 on a baissé de 46% l'utilisation d'antibiotiques alors qu'il n'y avait pas forcément de contraintes particulières donc il y a des évolutions qui se passent dans les cours de ferme et qui ne sont pas forcément avec des contraintes et qui vont dans le bon sens aussi

30:29
Présentateur

on a une auditrice Cécile Claverolle qui vient vers vous directement vous du réseau agriculture de France nature environnement et qui vous dit mais est-ce que cette agriculture qui est prônée cette agriculture différente peut réellement nourrir le consommateur français Or l'agriculture nous nourrit c'est même ça son but

30:48
Locuteur non identifié

C'est ça son but et c'est ça qu'il faut nous rappeler parce que c'est quand même effectivement ce que nous ingérons tous les jours ce que nous mettons dans nos corps tous les jours et donc c'est la question de notre santé la nourriture bien sûr ce type d'agriculture est capable de nous nourrir alors là aussi y compris en quantité y compris en quantité surtout

31:05
Présentateur

et je vois Patrick Bénézite

31:07
Locuteur non identifié

qui fait moins

31:07
Présentateur

quand je vous disais

31:08
Locuteur non identifié

que 60% des surfaces aujourd'hui cultivées en céréales nourrissent les animaux si on diminue si on diminue ne serait-ce que de moitié ces surfaces on augmente la surface disponible pour notre alimentation humaine vous voyez ce que je veux dire on est

31:25
Présentateur

moyen bien quand même honnêtement parce que si on réduit chacune des exploitations réellement et qu'au fond chacun taille humaine c'est formidable taille humaine mais ça ça nourrit à l'échelle d'une petite d'une petite partie autour de soi ça marche probablement dans certains secteurs

31:40
Locuteur non identifié

et dans certaines régions non mais je parle pas je dis pas qu'il faut rester sur le local parce que forcément pour les grandes métropoles on a besoin de circuits de distribution assez importants c'est pas une question de diminuer c'est la question qu'aujourd'hui on a 60% de nos surfaces qui sont consacrées à l'alimentation animale si on diminue ces cheptels qui sont nourris par ces surfaces et que les cheptels sont nourris à l'herbe entre autres on va augmenter la capacité de nourriture des humains

32:14
Présentateur

et attention est-ce que tout cela ne soit pas nourri aussi par du soja et autres qu'on ferait venir de l'autre bout du monde rapidement

32:19
Locuteur non identifié

Patrick Bénézite et on retourne au centre il y a juste un problème c'est-à-dire qu'on peut évoluer davantage sur l'indépendance protéine on le fait au niveau de nos élevages par contre attention ce qui vient d'être dit il y a des zones entières où l'élevage a disparu où la possibilité de faire de la culture sans élevage est extrêmement réduite parce que l'agronomie de ces sols ne le permet pas et on a des régions entières où les sols s'appauvrissent parce que l'élevage justement a disparu et ça c'est un vrai problème et c'est une dimension qui n'est pas assez prise aujourd'hui c'est ce qui s'appelle souvent les zones intermédiaires et où ça pose de réels problèmes y compris pour les cultures

33:01
Présentateur

Fabrice bonsoir oui bonsoir vous nous attendez depuis un bout de temps désolé on vous écoute Fabrice

33:06
Locuteur non identifié

oui on parle de changer alors de nourrir on n'en parle pas mais de changer de production de comment on produit je crois qu'il y a quand même deux choses c'est que la première chose c'est qu'il y a des freins et que la deuxième c'est qu'il n'y a pas de volonté pour aller dans un autre sens alors les freins ils sont au niveau de la formation ils sont au niveau de l'endettement quand on a plusieurs centaines de milliers d'euros de dettes on ne va pas forcément dans une autre direction si facilement donc il y a peut-être des solutions à ce niveau-là je vais poser mes questions par rapport à ça tout à l'heure et au niveau de l'incitation est-ce qu'à un moment donné on se pose la question de qu'est-ce qu'on veut manger est-ce qu'on veut manger parce qu'il y a quand même beaucoup de ce qui est produit qui part à l'exportation donc on n'est plus la France n'est plus autonome d'un point de vue alimentaire si on met à part les spiritueux donc en fait qu'est-ce qu'on veut manger et vraiment là je dépasse largement le débat du bio pas bio qui est quand même plutôt une législation avant tout comment on veut le produire donc là peut-être que les critères ça ne sera pas le bio ça ne sera pas le pas bio ça sera autre chose donc déjà définir ce qu'on veut faire une fois qu'on définit ce qu'on veut faire peut-être démocratiquement peut-être il y a peut-être des choses intéressantes à faire ensuite on voit qui va le faire et là effectivement le changement si changement il doit y avoir à ce moment-là ce n'est pas avec des centaines de milliers d'euros de dette sur le dos que ça va pouvoir se passer

34:56
Présentateur

merci Fabrice merci beaucoup pour votre intervention alors il remet tous les compteurs à zéro Fabrice et pourquoi pas ce qu'il dit surtout au début c'est changer c'est bien changer pour du bio changer pour une nouvelle façon de faire de l'agriculture mais enfin quand on est déjà écroulé sous les dettes c'est quand même pas si simple que ça

35:15
Locuteur non identifié

et ça pour le coup

35:15
Présentateur

c'est frappé au point du bon sens

35:17
Locuteur non identifié

il a utilisé le mot nourrir et c'est un mot très important et il a dit aussi qu'il n'y avait pas de volonté d'aller dans l'autre sens c'est évident que les agriculteurs qui sont endettés aujourd'hui on ne peut pas leur demander de prendre un virage comme ça donc il faut les accompagner mais il n'y a pas de volonté de les accompagner pour changer clairement et en fait cette incitation on ne la voit pas on ne la sent pas dans les politiques publiques alors qu'il s'agit bien de notre nourriture et de notre santé un mot Patrick Benizit parce que l'heure tourne oui déjà pour que pour que les agriculteurs aillent dans une direction il faut qu'ils soient rémunérés il faut que les lois qui ont été mises en place pour garantir leur coût de production leur niveau de rémunération et après ils choisiront s'ils veulent faire du bio ou autre chose c'est pas le bio n'est pas non plus enfin les gens qui sont pas

36:08
Présentateur

vous êtes en train de dire c'est pas la panacée vous allez recevoir du courrier

36:11
Locuteur non identifié

les gens qui sont pas en bio ne produisent quand même à des niveaux de qualité élevés dans notre pays il faut pas faut pas aussi mais en tout cas le prix le prix est un moyen déterminant si on ne couvre pas nos coûts de production les éleveurs disparaîtront

36:24
Présentateur

et pour rejoindre ce que dit Patrick Bénézitte moi je vous soumets juste cette remarque ou cette question de Marie-Laure sur l'appli qui dit je préfère local et saisonnier au bio est-ce que j'ai tort ? là ça s'appelle un blanc

36:37
Locuteur non identifié

oui pas tort mais il faut ajouter au local des exigences en termes de préservation de la biodiversité de la qualité de l'eau etc et de la rémunération la question vous a laissé un peu couette et ça veut dire

36:51
Présentateur

que c'est une vraie bonne question on aura l'occasion d'y revenir tout à l'heure juste après 20 ans il y a les petits bateaux avec la question de Martin qui a 11 ans

36:58
Invité

où sont jetés nos besoins quand on est en train ? merci au revoir

37:04
Présentateur

c'est une bonne question Patrick Bénézitte me fait dire que ça fait de l'engrais merci beaucoup allez à tout de suite merci à tous