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InterviewParti socialiste (sur YouTube)· 3 juin 2020 23 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprisesSanté

Boris Vallaud │Bonjour Chez Vous sur Public Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Les violences policières et la manifestation de 20 000 personnes hier à Paris vous ont-ils surpris ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le mouvement américain peut s'étendre à la France ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Christophe Castaner affirme que la police protège de tout y compris du racisme. Vous partagez cette vision ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Ces alliances entre LREM et LR clarifient-elles le paysage politique ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le PS a-t-il fait ses meilleurs efforts pour les alliances locales ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que le bloc social-écologiste peut faire un grand chelem à Paris, Lyon, Marseille ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Boris VallaudFait
    « le racisme étouffe partout et que c'est un combat jamais achevé »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour à tous ravis de vous retrouver pour une nouvelle édition de bonjour chez vous votre rendez vous d'information politique et parlementaire avec de l'analyse du décryptage des débats et un éclairage sur l'actualité de vos territoires une émission en partenariat avec la presse régionale les télévisions locales et les indés radios dans un instant place à l'invité politique de bonjour chez vous aujourd'hui je reçois boris balo le porte-parole du parti socialiste et député à des landes avant de le retrouver on va voir les principaux titres de ce mercredi 3 juin vingt mille personnes ont manifesté hier devant le tribunal de paris en compte d'une manifestation contre les violences policières et également en hommage au jeune adama traoré mort en 2016 après une interpellation de la gendarmerie les élections municipales et les listes de candidats au second tour qui sont définitives dans plusieurs grandes villes la république en marche et les républicains ont conclu des alliances pour battre la gauche et puis concernant ce scrutin municipal du 28 juin le sénat a autorisé hier le vote par correspondance un vote interdit depuis 1975 tout de suite l'invité politique de bonjour chez vous [Musique] et aujourd'hui j'accueille le porte-parole du parti socialiste député des landes bonjour boris vallot bonjour à vous alors nous sommes ensemble pendant 20 minutes pour un entretien en partenariat avec la presse régionale qui représentait aujourd'hui par stéphane bern et du journal ouest france bonjour stéphane bonjour et on va commencer cette interview par évoquer les violences policières et la manifestation hier à paris de 20000 personnes contre les violences policières également en hommage au jeune adama traoré mort en 2016 après une interpellation de la gendarmerie est-ce que compte tenu du contexte américain et des manifestations aux états unis ce mouvement américain peut s'étendre à la france toujours difficile de spéculer mais l'interpellation des autorités politiques françaises sur la question des violences policières des doctrines de maintien de l'ordre elles sont indépendantes de ce qui se passe aux etats unis évidemment les comparaisons sont toujours hasardeuse mais le fait qu'ils 20000 personnes hier dit quelque chose ça vous a surpris oui ça m'a surpris c'est beaucoup de monde compte tenu des circonstances c'est une vraie interpellations et qu'il faut écouter en sortant des dilemmes appauvri du stylet ce qu'il faut aimer ou détester la police croit que le sujet n'est pas là le racisme ils étouffent partout la police elle doit être exemplaire partout et la france doit être un modèle avec une police républicaine d'une certaine manière au fond l'antithèse de la police américaine tels que elle est dénoncée aujourd'hui et ça veut dire regardez les choses sans sans fard et les interpellations sur c'est plaquage au sol sur l'utilisation d'un certain nombre d'armes et bien nous aurions tort de ne pas les entend pas ce que un fait divers quand ils se multiplient çà devient un fait social et donc je crois qu'il faut regarder ça et et il mesure est à la fois ce que vivent un certain nombre de personnes dansent un certain nombre de quartiers ce que sont les pratiques policières façon dont ils exercent aussi leur mission parce que certains d'entre eux aussi ont des craintes et puis le désir de bien faire en tout cas voilà je crois que je vous dis le combat contre le racisme c'est un combat qu'est jamais jamais achevée l'exemplarité de la police c'est une exigence républicaine et démocratique dans tous les états de droit et la france doit être d'une certaine manière exemplaire est un exemple en cette matière là ça a du sens de faire un parallèle entre les situations américaines et françaises en matière de police et de maintien de l'ordre pour que je connais pas suffisamment les états unis mais moi je dis que les évidemment les comparaisons seront toujours hasardeuse toujours incomplètes parfois insuffisant d'autrefois excessive ce que j'observe aux états unis laissent totalement pantois parce qu'il ya quelque chose de systémique après des décennies de l'histoire de lutte pour les droits civils n'est pas le cas en france et donc ce qui n'est pas le cas en france quand vous étiez vous évoquez ce sera certainement un radis oui on l'a interpellé c'est un problème de technique aussi il ya des choses qui à mon avis des pratiques et qui n'ont pas leur place lesquels par exemple le placage ventrale tout le monde ne le dit moi je suis pas avec la mort de cédric joue via alors d'une interprète on mesure bien que cette pratique elle a des conséquences et des sujets de formation des sujets de doctrine il ya des sujets d'armement il ya des sujets de déontologie et puis il ya moi je crois à la police républicaine je crois qu'elle est demandée par tous les citoyens et les policiers eux mêmes sont des citoyens donc sortons didier m'appauvrir regardons les difficultés là où elles existent avec des réalités objectif est qu'ils ont ressentie par beaucoup dans leur chair oui c'est pas ya pas matière à polémique il ya matière à travailler quand ministre de l'intérieur christophe castaner affirmant que la police protège de tout y compris du racisme c'est une réalité c'est une vérité selon vous eh bien je crois qu'ils aient des d'efforts le mans terre qu'il faut faire il s'agit pas de faire le procès de tel ou tel s'agit de dire que le racisme étouffe partout et que c'est un combat jamais achevée que c'est celui de tous les responsables politiques c'est celui aussi de la police mais il n'y a pas de place nulle part je pense pour l'impunité boris wallon a parlé des élections municipales puisque ça y est les candidats au second tour ont déposé leur liste définitive pour le scrutin du 28 juin les alliances locales se sont créés et dans plusieurs grandes villes il y à des alliances entre la république en marche et les républicains notamment à bordeaux à lyon à clermont ferrand à strasbourg est ce que ces alliances et les rues mlr elle clarifie le paysage politique a pour ceux qui avaient besoin d'une clarté supplémentaires sur ce qu'était la république en marche peut-être pour beaucoup d'autres qui ont vu depuis trois ans ce qu'était la politique du gouvernement je crois que au fond cela tombe sous le sens oui c'est un gouvernement qui fait une politique de droite et qui a vocation au plan local à s'allier avec la droite avec parfois comme seul dessin c'est quand même finalement assez désolant est décevant de battre la gauche et les écologistes qui ont fait dans beaucoup de villes bloc pour ce second tour bon voilà et alors après évidemment il ya des choses qui sont tout à fait savoureuse ce qui est absolument inadmissible à lyon devient finalement le modèle à bordeaux à strasbourg ou dans les villes que vous avez cités donc le parti la république en marche au niveau national est un peu dépassé par ses alliances je crois que c'est dans son essence même avoir ce d'avoir brouillé les identités politiques on s'est demandé où il était et puis finalement une fois que les cubes se dissipe on voit que la république en marche fait le choix des alliances avec la droite alors à gauche la gauche les écologistes vous venez de le dire font bloc dans certaines villes mais pas dans tout donc à paris à nantes ou à rennes ça se passe très bien les ans les alliances parti socialiste europe écologie les verts par contre ça n'a pas fonctionné à lille à dijon strasbourg pourquoi qu'est-ce qui se passe écoutez il ya évidemment toujours des circonstances locales qui qui pèse moi ce que je veux dire parce que c'est important d'en prendre la mesure le fait important le fait majeur pour ce second tour c'est que s'est constitué pratiquement partout en france un bloc social et écologiste c'est important ça répond à une aspiration des françaises et des français et j'espère ça préfigure une alternative à ce tête à tête entre les libéraux et les nationalistes donc c'est tout à fait important en tout cas ce que je peux dire le travail qui a été accompli au niveau national et au niveau local c'est que le parti socialiste a fait ses meilleurs efforts pour rendre ces eliance possible il ya des endroits où ça n'a pas été possible les écologistes qui sont qu'il ya un moment il ya moi je veux pas distribuer des bons et des mauvais points ça ne s'est pas fait il y à un second tour les électeurs trancheront et puis je retiens je le dis ce qui est le fait majeur le fait politique majeur de ce second tour c'est qu'il ya un bloc et ses côtés ce bloc est ce que vous pensez qu'il est en position de faire une espèce de grand chelem sur l'axé paris lyon marseille lille paris lyon marseille je l'espère évidemment que je l'espère je veux croire que ce bloc non seulement conservera ses positions mais aura des conquêtes voilà mais évidemment il ya un second tour il faut qu'ils se déroulent mais c'est important parce que ça constitue aussi une alternative à ce que je décrivais tout à l'heure un mot sur la poussée écologiste lors de ce scrutin municipal qui est une revendication des français et ce qu'il ne faut pas pour le parti socialiste donner plus de place dans la gouvernance locale aux écologistes c'est ce qu'a refusé martine aubry c'est ce qui a également refusé catherine trautmann dans son alliance à strasbourg qui a échoué avec la candidate écologiste de strasbourg j'ai bien compris votre question mais je vous répondrais de la même manière qu est ce que vous pensez de la poussée que l'agencé dans beaucoup d'endroits et bien ce seront des gouvernances qui seront dé gouvernance partagée et et tant mieux la poussée écologiste a poussé de la question écologique qui est incontournable majeur la finitude du monde personne ne peut la contester elle ébranle évidemment tous les cadres connu notre modèle de développement entre façon de produire 2 consommer de se déplacer d'habiter tout ça a des conséquences immédiates des conséquences de moyen terme et les français s'en préoccuper et au parti socialiste le choix aussi de la constitution de ce blog c'est le fait de mettre la question écologique et la question sociale au premier rang des réponses que les français attendent l'épidémie de kobe de 19 à changer beaucoup de choses ou est en train de changer beaucoup de choses y compris la façon de faire campagne parce qu'il va falloir faire campagne pour ce deuxième tour mais sans contact sans aller sur les marchés sans meeting est-ce que comment comment est ce que vous voyez les choses comment ça va se passer c'est possible de faire campagne avoir une campagne municipale numérique aujourd'hui oui campagne numérique elle existe déjà elle se déploie on a bien vu d'ailleurs la façon dont on a travaillé depuis deux mois deux mois et demi ça a été très dématérialisée très intermédié par les webcams etc bien sûr c'est inconfortable c'est inconfortable parce que rien ne remplace le contact direct rien ne remplace les moments d'interpellation de confrontation évidemment de fraternité et de communion dans ses skis est ce que vous redoutez une forte abstention pour ce deuxième tour elle est évidemment à craindre et évidemment à crâne parce qu'il s'est passé beaucoup de temps entre le premier et le second tour mais ce que je crois que les français ça parce qu'ils l'ont vu au quotidien c'est que le maire c'est l'échelon de proximité de la démocratie du quotidien les maires ont été très mobilisés ceux qui ont été prolongées ont été très mobilisés dans la gestion de la crise de la crise du duc ovide 19 voit bien que c'est un élément important et qu'il faut lui donner cette légitimité démocratique concernant le scrutin du 28 juin le sénat a voté en faveur d'une proposition de loi qui a autorisé au final le vote par correspondance est ce que vous voterez pour ce vote par correspondance oui en effet je crois que on est à un moment où il faut précisément parce qu'il est question potentiellement de participation se donner tous les moyens d'un scrutin avec le plus de monde possible qu'ils se rendent aux urnes par tous moyens y compris par le vote par correspondance et c'est notamment mon collègue sénateur eric kerrouche sénateurs des lords qui en a fait la proposition sortons de ces élections municipales pour aller au niveau nationale au niveau politique vous avez signé il ya quelques semaines une tribune pour le rassemblement des forces de gauche et écologistes est ce que ces élections municipales justement peuvent encourager une union de la gauche et des verts au niveau national en vue de 2022 oui je crois que c'est une aspiration de beaucoup de françaises et de français c'est une responsabilité pour beaucoup de responsables politiques importants de la tautologie c'est un chantier auquel beaucoup s'attelle et qui je crois prospère il y à la nécessité d'un travail de fond on l'accomplît les uns et les autres dans les fonctions qui sont qui sont les nôtres à l'assemblée dans les collectivités locales et puis en discussion entre entre les responsables et partis politiques est ce qu'un écologiste pourrait emmener cette union de la gauche on verra vous savez dans le moment où nous sommes il faut se garder de vous avez deux positions définitives je ne sais pas qui conduira quoi je pense qu'on a la nécessité pour constituer une alternative pour que la question écologique et sociale de questions qui sont gérées les deux piliers structurante de la vie politique et de l'action publique dans les prochaines années et bien soit une offre pour les français au moment des scrutins à venir on voit qu'il ya une dynamique une volonté de retrouver en tout cas une dynamique à gauche sauf que c'est une gauche qui essaie de se reconstruire sans les insoumis qu'est-ce-qui pourquoi qui vous en voulez pas où ils veulent pas venir ou est-ce que vous en êtes du dialogue avec un côté la porte est toujours ouverte donc ce qui va en plus est-ce qu'on peut vraiment les insoumis il ya des tribunes il ya des discussions qui se noue avec un certain nombre de membres aussi de la france insoumise bon moi je sais c'est compliqué par exemple c'est dans l'es6 qu'au niveau des municipales le cas de toulouse par exemple où ils ont bloqué il ya d'autres endroits où il ya d'autres endroits que ça c'est fait il ya d'autres endroits où ça s'est fait de moi je crois que les choses ne sont jamais définitive et je pense que nous avons encore évolué avons en partage cette conscience qu'on peut pas laisser les français dans une alternative qui est une alternative dont on a vu depuis trois ans qu'elle est une impasse boris vallée on va évoquer l'actualité parlementaire je rappelle que vous êtes député des landes une actualité parlementaire forcément marqué par la crise sanitaire et on a appris hier que le gouvernement envisageait de prolonger l'état d'urgence sanitaire qui va actuellement jusqu'au 10 juillet une prorogation jusqu'en septembre est-ce que vous voterez pour cette prorogation de l'état d'urgence sanitaire non et je vais vous dire pourquoi parce que le gouvernement nous a c'est précisément indiqué que nous allions devoir apprendre à vivre avec le co vide et que au fond l'état normal de notre vie quotidienne serai avec eux la menace de ce virus d'où le maintien d'un certain nombre de gestes barrières de précaution sanitaire et que dès lors on ne peut pas régler une situation qui devient la situation ordinaire par des mesures extraordinaires et donc dès lors qu'elles ne se justifie pas eh bien je crois qu'il n'y a pas nécessité de les prolonger voilà très clairement les choses dit et puis par ailleurs je pense que de l'augmenter nous vivons nous avons besoin d'éviter d'ajouter des exceptions aux lois d'exception on a besoin d'une vitalité de la vie démocratique et pendant deux mois deux mois et demi j'en ai été le témoin le parlement a mal fonctionné je veux pas dire qu'il fonctionne bien par ailleurs et en temps normal on a un vrai sujet de réformes institutionnelles qui se posera à mon avis et de vitalité démocratique qui se posera mon avis très vite mais pour répondre à votre question je crois que à période ordinaire droit commun vous faites partie des parlementaires qui trouvent que le gouvernement abuse des ordonnances a manifestement oui oui manifestement oui il y a beaucoup d'eau redonnant ce qui aurait pu être traitée de manière différente on aurait pu constituer une commission haddock qui aurait siégé en continu à l'assemblée nationale pour débattre de ce qui est urgent on a vu qu'on a été capable de le faire je crois que il ya des ordonnances quand on donne des délais de ratification d'un an qui manifestement ne sont pas urgentes on est aussi dans l'est peut-être senti dans cette danse au moment de lutte contre le colis de plan international on est aussi dans une guerre de modèle politique et la démocratie doit faire la démonstration que fidèle à ses valeurs elle est au fond une arme puissante dans ces moments de crise concernant la solidarité envers les soignants l'assemblée nationale a adopté hier un texte pour permettre le don de congé au personnel soignant la gauche de l'hémicycle a été très critique envers ce texte c'est pourtant une bonne initiative écoutez moi je comprend à la fois l'intention qui est louable je comprends et ou de français le souhaitent que ils veulent manifester leur solidarité et leur reconnaissance mais ce que je crois primordial c'est de répondre à la question que posent les soignants c'est quels moyens pour l'hôpital c'est pas une question qu'ils ont posés l'occasion de la crise du coc vide avant le vide ils étaient en grève pour beaucoup d'entre eux depuis 18 mois avec des difficultés qui sont anciennes et profondes jeudi anciennes pour ne pas être dans l'esquivé et qui appelle des réponses et nous avions formulées au moment du projet de loi de financement de la sécurité sociale des propositions sur le financement sur la rémunération sur les effectifs sur le nombre de soignants au lit du malade sur la question de la gouvernance de l'hôpital et donc il faut répondre puisque le ségur s'ouvre il faut répondre à la question des moyens c'est celle là et les soignants ne demandent ni charité ni médaille ils demandent à pouvoir bien soigné il peut demandent à pouvoir bien travailler et puis pour eux mêmes ils demandent à pouvoir bien vivre et les congés il voudrait d'abord pouvoir prendre les leurs en un mot boris vallée où est-ce que vous avez téléchargé l'application stop covit de traçage numérique pendant cette crise sanitaire non non vous avez vous est fermement opposée non je vous savez comme en toute chose la question est de savoir si ce que cela porte atteinte aux libertés individuelles et proportionnée à l'objectif recherché et bien en l'occurrence je pense que le bénéfice sanitaire n'est pas au rendez-vous et que l'atteinte aux libertés individuelles et est de ce point de vue là trop importante on va évoquer maintenant la relance économique et les mesures à prendre pour éviter la casse sociale dans le pays à la sortie de cette crise sanitaire le ministre de l'économie et des finances bruno le maire a validé hier le prêt pour le constructeur automobile renault 2,5 milliards d'euros on rappelle que le constructeur va supprimer 4600 postes en france est ce que l'état était assez ferme avec renault je crois que depuis trois ans le gouvernement l'état actionnaire à d'abord été défaillant vis-à-vis de renault moi je crois qu'il ya un problème de tutelle de l'état actionnaire et qui dans le moment carlos ghosn a laissé l'entreprise flotter vaciller et donc il appartient aujourd'hui d'être très ferme à la fois sûr évidemment la défense de renault et que la puissance publique met de l'argent recapitalise accorde des prêts moi j'y suis favorable mais il doit y avoir non seulement des contreparties en terme social mais il doit y avoir des contreparties en termes de responsabilité sur la chaîne de valeur ça veut dire des relocalisations il faut ramener de la charge sur les usines françaises ramené de la charge des pays lequel sont fabriqués aujourd'hui les automobiles et qui tourne à plein il faut aussi de l'innovation il faut également gelé dire préparer la transition écologique et la ce risque ou disons ces investissements doivent être partagés par l'état vous parliez de relocalisation ça veut dire interdire certaines délocalisations de renault notamment en turquie bah écoutez ça veut dire relocaliser ça veut dire que ce qui a été délocalisée sur des chaînes de montage à l'étranger doit revenir ici si on est sur un contre un pacte social entre la nation qui vient en aide à renault et renault eh bien il faut que évidemment il y ait des exigences qui ont des exigences des engagements qui soit réciproque au-delà du cas de renault et pour relancer ou faire rebondir l'économie vous avez un centre d'entreprises qui commencent à parler de gel des salaires ou d'une diminution de salaire qu'elle quel regard vous portez vous sur ce type de proposition d'abord je veux dire que il ya nécessité d'un plan de rebond extrêmement rapide là on parle de l'automne c'est trop c'est trop tard il faudra l'aborder maintenant on sait tout de suite c'est concomitamment avec le déconfinement sanitaire parce que vous avez vu les perspectives économiques du gouvernement ça grave on était dans les derniers projets de votre finances rectificative dans une perspective de -8% maintenant on est à -11% c'est à dire que l'économie ne rebondira pas en septembre comme le gouvernement l'avait été escomptée mais plutôt en décembre janvier certains chefs d'entreprise par le même de février ou de mars 2021 et entre temps il y aura eu des dégâts économiques considérables illégal il faut des mesures lesquels qu'est ce que vous préconisez d'abord il faut la prolongation du chômage partiel dans une forme nouvelle c'est à dire qu'il faut pouvoir négocier des accords de réduction du temps de travail dans l'entreprise avec les partenaires sociaux sur la base desquels accordé un chômage partiel bien indemnisés et la possibilité d'un cumul avec un plan de formation massive pour prendre un certain nombre de tournant et pour profiter de ces moments qui sont des moments chauds mais pour que ce soit des moments fort mais ça c'est la première chose ensuite on voit bien qu'ils aient besoin de soutiens sectoriels plus dynamique je pense à la question du bâtiment avec la rénovation thermique du bâtiment qui est évidemment un sujet non seulement écologique social mais aussi économique on a besoin s'agissant du tourisme d'une aide à la demande parce qu'il va falloir aussi solvabiliser des gens qui vont perdre des revenus parce qu'ils vont perdre leur emploi parce que le confinement leur a fait perdre pendant deux mois en moyenne plus de 400 euros de revenus il ya aussi des cas une épargne de précaution dont il va falloir se préoccuper de savoir si elle revient vers l'économie donc en soutenant la consommation en soutenant l'investissement privé public celui des collectivités locales elles seront évidemment en première ligne voilà ce que je peux vous dire mais il ya une urgence à faire parce que tout retard toujours perdu accroît la facture et la fracture est justement vous parlez de factures comment en quelques mots ont financé bien toute cette relance le ministre des comptes publics gérald darmanin non c'est un déficit qui pourrait s'élever à 220 milliards d'euros le déficit de la sécurité sociale à 52 milliards d'euros comment on finance on le finance d'abord par la dette par une politique monétaire qui doit être très favorable à la ou des taux dette des états avec une monétisation de cette dette la plus la plus large possible ça me paraît important et puis il va falloir se poser la question des ressources et là où j'ai un désaccord avec gérald darmanin c'est que dans toutes les grandes situation de crise on a mis les plus hauts patrimoines à contribution et donc il va falloir que cela participe à l'effort national et on peut pas je vais dire refuser le retour de l' isf et d'un autre côté on appelait aux mineurs milliardaire pour qu'ils fassent des dons est une forme de paradoxe qui n'est pas tenable merci beaucoup d'avoir été avec nous sur ce plateau