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interviewLe Média (sur YouTube)· 19 mars 2026 65 min

MUNICIPALES : QUELLE GAUCHE POUR PARIS ? DÉBAT AVEC DANIÈLE OBONO ET DAVID BELLIARD

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à toutes et à tous. Ravi de vous retrouver pour cette édition spéciale de Face aux indés. Vous nous regardez sur YouTube, sur notre site internet, canal 165 sur votre Freebox et 235 sur votre télé orange.

Prochaine étape, la TNT. Et pour ça, on a besoin de votre aide pour continuer le combat, rendez-vous sur soutenez.lemleediatv.fr. fr ce soir à quelques jours du second tour des municipales à Paris où se raffronteront Rachidati Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou nous recevons pour un débat exceptionnel Daniel Obonau député la France insoumise à Paris et David Béliard adjoint à la mairie de Paris et candidat les écologistes Union de la gauche dans le 11e arrondissement.

Nous allons les interroger sur leur programme et pour poser ces questions, nous sommes heureux de collaborer avec deux médias indépendants. Sur les questions de transport et d'écologie, nous avons sur ce plateau Justine Guito Botion, journaliste chez Reporter. Et pour le logement et l'économie, ce sera William Jean, journaliste chez politiste que nous accueillirons dans un second temps.

Quel est le choix qui s'offre à la gauche parisienne ce dimanche ? D'un côté, la liste d'Emmanuel Grégoire s'est construite par une union des partis de gauche, les écologistes, le Parti socialiste, le parti communiste, l'après et place publique. Si la liste rassemble un large p de la gauche, elle incarne aussi une forme de continuité du mandat Idalgo dont Emmanuel Grégoire fut un artisan majeur.

La liste de Sopia Chikirou est portée par la France insoumise avec une promesse de rupture avec cette gauche municipale. La critique principale qui lui est faite pour ce second tour, c'est de se maintenir malgré le risque d'un basculement à droite de toute la ville avec l'arrivée de Rachid Adati à l'hôtel de ville. On précise que nous avons contacté le parti les Républicains pour la liste portée par Rachidati, mais ils n'ont pas pu se rendre disponible pour ce plateau.

Face aux C'est bonjour David Béliard. Bonjour Daniel Opon Justine Guonbouchon. Merci d'être avec nous sur ce plateau.

Alors vous défendez tous les deux un programme de gauche. David Béliard, celui d'Emmanuel Grégoire et Daniel Obonau, celui de Sopia Chikirou. Qu'est-ce qui vous différencie ?

D'abord, merci beaucoup d'avoir organisé ce débat. Bonjour euh à toutes celles d'ailleurs qui nous écoutent et qui nous regardent. Je d'abord peut-être un petit mot pour dire que je regrette que la liste de Rashidati, en tout cas qu'un représentant, une représentante de la liste de Rachadati ne soit pas présent sur le plateau.

C'est la configuration de 2è tour. Et je je le dis et je le redis, nous n'avons dans cette élection qu'un adversaire et qu'une adversaire, c'est Rachelzati et toute la liste qu'elle qu'elle porte avec aujourd'hui le soutien de l'entièreté de l'extrême droite parce que c'est quand même ça qui se passe. On a eu Marine Le Pen qui a annoncé son soutien explicite à la liste de Rashadati et en aucun cas je souhaite que ce débat en tout cas que cette élection notre confrontation n'est pas une confrontation entre les gauches.

Voilà, nous sommes maintenant aujourd'hui dans une élection qui nous oppose de manière très radicale, très forte à Rachadati et à tout ce qu'elle propose et à toutes les régressions surtout qu'elle risque de faire subir à Paris si elle gagne dimanche soir. Je voulais peut-être ouvrir peut-être un peu tout ça. Donc je pour répondre à votre question, ce qui me différencie de Rachidati puisque ils ne sont pas là mais ils sont là tout le temps et ils seront là au deuxème tour.

C'est à peu près tout. Nous ne partageons aucune valeur, nous ne partageons aucun projet, aucun programme. Elle veut revenir sur l'ensemble de ce que nous avons porté sur la question de l'écologie, sur la question de la solidarité.

Alors oui, vous l'avez dit en introduction, c'est la continuité ou en tout cas le bilan. Moi, j'ai fait partie de cette équipe, donc je peux pas vous dire que je vais renier ce bilan, mais on a Est-ce qu'on a tout bien fait ? Non, bien sûr.

Et c'est d'ailleurs le principe de l'élection municipale que de reposer un certain nombre de choses et de reposer un certain nombre de de principes ou de propositions sur lesquelles il nous faut soit aller plus loin, soit aller différemment. C'est l'objet de la discussion aujourd'hui. Mais euh dans l'ensemble, ce que nous avons porté et moi je suis très fier de ça, c'est un projet et une politique qui est une politique d'écologie populaire, d'écologie sociale et nous souhaitons aller plus loin encore notamment sur la question de la justice sociale et aussi sur la question des transformations écologiques que nous avons dont nous avons absolument et intimement besoin pour continuer à vivre et à bien vivre dans cette ville.

On va parler de tout ça dans quelques instants. Mais madame Aboot, j'aimerais vous poser la même question. Qu'est-ce que Qu'est-ce que votre programme en quoi votre programme se différencie de celui de monsieur Bellard ?

Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui permet euh de faire connaître et euh diffuser les propositions du programme du Nouveau Paris Populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les verres populaires qui euh est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est un c'est c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement je crois à Paris cette question de la de la démocratie de la justice sociale effectivement de la la bifurcation écologique. Et l'enjeu c'est comment on organise on renforce et on protège les Parisiens et les Parisiens et les Parisiennes.

Après effectivement euh pour ma part par exemple dans les 18e arrondissement c'est près de 30 ans de de majorité sortante. un quart de siècle au niveau de la ville d'une majorité euh qui malheureusement de notre point de vue et c'est le constat aussi on va dire statistique sur un certain nombre de de questions euh a perdu je crois une volonté transformatrice, une une ambition réelle et c'est retrouvé à j'allais dire administrer et gérer un peu avec un peu de social, de l'écologie. certes, mais euh sans euh véritable euh ambition transformatrice.

C'est donc ce bilan effectivement on on se on se présente en opposition à à un bilan qui est aujourd'hui l'objet de notre de notre candidature qui est un bilan insatisfaisant et aussi surtout la nécessité dans le contexte effectivement national actuel et bien de pouvoir incarner et représenter une gauche qui se bat qui se bat au niveau local comme elle se bat au niveau national qui s'oppose aux politiques néolibérales euh au euh budget mené par madame Dati, mais malheureusement qu'on laissé passer également euh les socialistes à l'Assemblée nationale. Et dans un contexte effectivement où il y a cette menace de l'extrême droite que la Macronie a installé dans le paysage comme le seul opposant au niveau national, on a besoin à Paris encore plus comme la capitale avec tous les enjeux que cela représente et tout ce que ça dit au reste du pays et bien d'avoir une gauche qui est en capacité bah de faire face de tenir bon de ne rien lâcher et c'est ce que je crois nous représentons. On on l'a dit l'idée c'est vraiment de de parler du fond.

Donc on va avoir une grosse partie transport, écologie, logement, économie et on voulait commencer par vous poser les questions qu'on abordera pas, qui font partie de l'actualité euh politique et de l'actualité de cette de cette municipale à Paris. Donc on voulait parler d'un sujet que qui a été qui a été massivement relayé par les candidatures LR et d'extrême droite, c'est l'action de la sécurité. Emmanuel Grégoire propose de renforcer massivement la police municipale avec 1000 agents supplémentaires pour atteindre 5000 policiers municipaux.

Sopia Chekou propose également d'augmenter le nombre d'agents de police municipale pour atteindre 3500 agents. Est-ce que c'est la solution à Paris d'augmenter le nombre d'agents ? En fait, pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être rempli par l'État parce que c'est quand même le premier le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces pour ces collectivités.

Alors, Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous nous pensons qui devrait être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point parce que je pense qu'il faut pas le passer à là, c'est dire en gros, on a accepté l'idée que ce seront ce serait désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État et cetera et en vérité l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force.

Donc ça c'est un élément important dans un le deuxième point pour nous c'est à partir de de cette réalité comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité de tranquillité publique parce que ça ça devrait être de pour notre part les missions de cette police municipale et qui puisse également être particulièrement formé sur un certain nombre de de sujets de problématiques spécifiques Euh je pense notamment euh à la à la question euh des violences sexuelles et sexistes où où il y a un sujet euh y compris par rapport euh euh à la situation à Paris et et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former et ça c'est la première chose de former ce personnel municipal, cette police municipale à des techniques de des escalades, à des techniques euh également thématique sur les sujets sur lesquels nous les ciblons. J'ai parlé de la question des des VSS, il y a la question du surtourisme où il y a une spécifité également.

Je suis élu du 18e arrondissement et c'est un sujet par exemple à Montmartre où on a le deuxème site le plus visité de Paris et et le Sacrécœur et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle et ça ne peut pas être son rôle.

Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet euh de s'attaquer euh à la criminalité euh et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté euh publique. Emmanuel Grégo euh Emmanuel Grégoire proposit de de pas tout à fait pareil. Non non, je voulais relancer en disant que il il propose de d'augmenter également le le le nombre de de policiers municipaux.

Est-ce que vous êtes d'accord que c'est d'abord un rôle de l'État et que les policiers municipaux sont un un supplément, on va dire, de Moi, je souscris à ce qui vient d'être dit, hein. Je je partage en tout cas la philosophie globale euh évidemment et en plus Paris est une ville très spécifique, c'est une capitale. Il y a une police nationale qui est extrêmement présente.

C'est pour ça d'ailleurs que le débat sur la question de l'armement et je parle de l'armement létal puisque la police municipale est déjà armée, euh mais l'armement létal est un faux débat. Évidemment, c'est un débat qui est complètement porté en épingle par la droite alors que nous avons déjà sur le sol parisien et bien une police nationale en tout cas un nombre important de d'agents de police nationale du fait de la spécificité de cette ville et d'ailleurs nous en demandons plus justement pour faire l'émission régalienne euh dont Daniel Obonau vient de Daniel Obonau vient d'évoquer pour justement et bien construire une police municipale qui soit qui soit centrée sur la lutte contre les incivilités la tranquillité publique euh d'avoir aussi des missions peut-être spécifiques et une organisation différente notamment sur la une brigade contre les VSS ou une brigade contre les insibilités du quotidien parce que nous avons des sujets qui sont aussi des sujets de cohabitation dans l'espace public comme on le dit de manière un petit peu technique mais en gros entre les vélos, les voitures, les gens qui marchent et on voit qu'on a beaucoup de gens notamment les plus âgés qui aujourd'hui nous disent "Ben, il y a un problème." Donc évidemment, il faut adresser une solution et une solution là où il y a vraiment des problèmes et là où ce sont vraiment nos missions.

Et puis enfin, au-delà des questions de formation, ce que nous pronons, c'est d'avoir aussi un déploiement de la police municipale, là où on en a véritablement besoin, avec des sortes de kiosques, disons des lieux où on peut installer de manière durable, pardon, de manière provisoire des des des sortes de petits centres où il peut y avoir la police municipale de façon à sécuriser ou en tout cas à améliorer le sentiment aussi de sécurité, de tranquillité et de mettre les effectifs là où on les a on en a vraiment besoin. Voilà, grosso modo mais je partage complètement la la philosophie qui vient d'être évoquée. Alors ça c'est pour la partie sécurité.

On va passer maintenant à quelques petites questions autour du scandale du des animateurs en péri scolaire. À Paris, il y a de nombreux cas de violence physique et sexuelles qui ont été révélés ces derniers mois dans le secteur du pays scolaire, je l'ai dit. On parle par exemple d'un animateur déjà signalé pour des violences psychologiques envers des enfants et qui a été réaffecté dans une autre école avant d'être suspendu.

Il est aujourd'hui visé par plusieurs plaintes, trois il me semble pour viol sur mineur. Comment expliquez-vous ces dysfonctionnements David Bignard ? D'abord, il y a des dysfonctionnements, il faut le dire.

Et d'ailleurs, il faut le dire de manière très très claire. Quand j'étais encore chef de fil et candidat pour les écologiste l'année dernière, j'ai je crois que j'ai été l'un des premiers à le dire et à dire que il y avait eu des manquements. Et lorsqu'il y a des manquements et bien il faut les assumer, il faut aussi les corriger surtout et je pense que sur la question du péris scolaire, il faut vraiment tout changer et c'est ce que nous allons faire.

Nous allons tout changer euh parce que nous avons besoin aujourd'hui d'avoir évidemment une sécurité optimale euh pour les enfants et pour rassurer aussi les familles. Et je sais d'autant plus hein que les cas et les premiers cas sont arrivés dans le 11e arrondissement où je suis candidat. Donc, j'ai pu rencontrer les familles, l'ensemble des syndicats.

Euh on a euh évidemment dialogué avec l'ensemble, on va dire, des parties prenantes euh dans des situations qui sont des situations dramatiques, extrêmement difficiles. Euh et euh évidemment, je ne peux pas ne pas avoir un mot pour euh les victimes et notamment les familles. Nous devons avoir des réponses qui sont des réponses euh de politique publique sans instrumentaliser ce sujet.

Je je le dis d'autant plus que c'est un sujet systémique qui n'est pas lié uniquement à Paris. qui est euh lié à l'omerta qui existe sur la parole des enfants et on le voit dans plein de communes. Nous avons des sujets sur le périscolaire.

Est-ce que ça nous dédouine du sujet ? Non. Mais simplement, je pense qu'il faut avoir là-dessus, on devrait d'ailleurs avoir des formes de consensus sur les actions que nous devons mener et notamment en terme de réorganisation du périscolaire, de professionnalisation de la filière.

Aujourd'hui, il faut dépécariser les agents et les personnes qui aujourd'hui s'occupent des des enfants. Nous avons fait des propositions notamment d'états généraux ou de conventions citoyennes en début de mandat de façon à pouvoir à la fois discuter de la question des temps de l'enfant parce que c'est un sujet évidemment mais de la réorganisation du périscolaire mais nous y intégrerons aussi toute la question de l'organisation de la filière du passage en catégorie A enfin en tout cas d'avoir une possibilité de passer en catégorie A pour un certain nombre de professionnels et de leur permettre d'avoir des perspectives aussi professionnelles et d'évolu solution de dépécarisation de l'ensemble de la filière, de formation évidemment et de renforcement des procédures de délire. Vous étiez à la mairie au moment où ces faits se sont passés, pourquoi ça n'a pas été mis en place au moment où ça s'est produit il y a plusieurs mois ?

Je viens alors je je viens de vous le dire d'abord effectivement il y a eu un certain nombre de manquements notamment dans les alertes mais pas uniquement au niveau de la mairie puisque vous savez pas au niveau du central. Là-dessus, on a on voit qu'il y a eu un certain nombre de sujets dans tous les arrondissements, qu'il soi de droite ou de gauche d'ailleurs. Euh et là-dessus, effectivement, il y a besoin d'avoir une remise à plat complète de ces euh ces procédures et notamment ces procédures d'alerte et de communication aussi aux familles.

Moi, c'est ce que j'ai aussi pris en compte lorsque j'ai discuté et rencontré les familles des victimes. Je pense que un certain nombre de choses auraient dû être faites plus vite. Moi, c'est un engagement que j'ai pris en tant que candidat chef de fil pour le 11e arrondissement d'installer en fait un dialogue qui est un dialogue plus réactif et surtout direct avec les familles si il devait y avoir de nouveau un des problèmes, ce que je évidemment je je ne souhaite pas.

Et surtout et bien maintenant et bien il faut poser les choses sur la table et surtout agir, agir, agir. Daniel Le Bonoto, qu'est-ce qui est prévu dans le programme du nouveau Paris populaire pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles notamment dans les cas de violence sur mineure ? Alors, d'abord, je pense que c'est important de mettre les mots et on parle là, non pas à mon sens de dysfonctionnement ou de manquement, mais d'un système de violence systémique et structurelle.

Les enfants sont les premières victimes des violences sexuelles. C'est important de de le rappeler. Et du coup euh il faut prendre la mesure du problème et aller à la racine.

Qu'est-ce qui fait que la parole des enfants n'est pas entendue et y compris même quand il y a des alertes parce que ça a été le cas pas simplement dans le cas de Paris mais on on le sait désormais c'est un problème voilà structurel et donc identifier tout cela et remettre à plat effectivement tout le système du du pér scolaire en commençant bien sûr par l'accompagnement des victimes parce que je crois que il s'agit pas simplement de de passer à autre chose C'est un long processus qui est engagé aujourd'hui par les familles de victimes et qu'il faut un accompagnement de ces ces famille et la ville a la responsabilité de cet accompagnement y compris en terme en terme juridique et également la communauté éducative notamment dans les dans les écoles qui ont été concernées doit être accompagné. Il faut de l'écoute, il faut de de euh du dialogue euh parce que il y a peut-être encore d'autres victimes. Euh ça c'est aussi un un élément euh de du caractère systémique.

Euh ce ne sont jamais des incidents séparés. C'est c'est un c'est un système. Donc ça c'est la première tâche urgente, l'accompagnement et le processus de réparation qui doit être mis mis en place.

Et puis cette refonte, elle doit se faire euh du de du périscolaire et de manière générale sur les violences sexistes et sexuelles. D'abord par les les acteurs et actrices de terrain. Ça fait des années maintenant que les animateurs et animatrices du périscolaire alertent en vérité sur les conditions qui ont permis et c'est pour ça que quand on parle de de système, c'est un une organisation du travail qui permet que des agresseurs soient en capacité de cibler et de violenter les enfants.

Et donc oui, il faut enfin écouter et là ça fait partie non pas d'une instrumentalisation mais des critiques et de la question de la responsabilité administrative et politique qui a permis que ce système se perdure, se puisse se mettre en place. Et donc euh oui, il faut poser les questions de pourquoi ça n'a pas été euh vu et pourquoi quand ça a été alerté, il n'y a pas eu les réactions qu'il qu'il fallait et notamment de la part des agents et des agentes parce que ce sont euh souvent les premiers et les premières qui ont euh pu alerter du comportement de collègues et surtout du fait que quand on recrute des personnes qui ne sont pas formées sans même parler voilà de de de prédateurs en tant que tel et bien voilà On crée aussi les conditions de de violence. Donc répondre aux revendications qui sont très précises.

On pourrait faire enfin des états généraux, pourquoi pas ? En vérité les demandes le diagnostic, il a été fait par les organisations syndicales, par les agents et les agentes. Donc on sait ce qu'il y a ce dont il y a besoin.

D'ailleurs, c'est ce que nous avons repris dans notre programme à partir de ces revendications. la question de la formation, la question du statut, la question de l'évolution de de ces professions pour que voilà ce soit ce soit il y a un niveau d'exigence mais qu'on accompagne aussi celles et ceux qui sont dans le métier à à à évoluer parce que ça ça veut dire aussi avoir voilà une capacité d'évaluation de contrôle interne et puis oui le contrôle des agents et de comment comment ça se passe plus largement pour notre part sur la question du périscolaire Je crois qu'il y a un besoin aussi euh de de considérer en fait non pas le périscolaire comme un moment en dehors de les de de l'éducation, mais un moment qui est la continuité en fait de de l'éducation. Les enfants sont un tout et passent en fait presque autant voir plus de temps dans le pays scolaire que euh dans l'école.

Et donc euh la conception de de ce système du périscolaire est aussi euh est aussi euh un enjeu. Et pour terminer sur euh la question euh spécifique de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, donc il y a euh ce que nous avons euh présenté comme euh la nécessité d'une formation spécifique de la la police euh sur euh les violences sexistes et sexuelles pour accueillir la parole, pour être en capacité aussi de de détecter des processus de violence. Mais il y a aussi le travail euh que nous pensons nécessaire de la part de ce que nous proposons de mettre en place, c'est des observatoires sur la question des discriminations, des offices qui seraient chargés justement de faire le travail, d'identifier euh d'accompagner, d'accueillir les victimes.

Il y a ce type de dispositif qui existe dans d'autres communes, dans d'autres et y compris au niveau départemental. Et je pense qu'un outil de ce type-là permettrait avec bien sûr le soutien aux associations et l'accompagnement des associations de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et d'aide aux victimes. Euh voilà l'intervention en terme de de de sécurité de sécurisation des des personnes et d'accueil. l'intervention au niveau de l'alerte, le signalement et et l'accompagnement, j' dire plus large et puis bien sûr le soutien aux associations.

Merci madame Obonau et monsieur Bliard pour ses réponses sur la sécurité et le périscolaire. On va passer désormais à notre deuxième chapitre sur les transports et l'écologie. Et pour ça, je laisse la parole à ma conseur Justine Guiton Bouchon.

Bonjour. Bonjour. Tu es journaliste chez Reporter et tu as préparé quelques petites questions sur voilà ces question de transport et d'écologie.

Oui, on voulait commencer par vous poser une question sur la qualité de l'air. On sait que la pollution de l'air est responsable de 7900 décès prématurés chaque année rien que dans la région Île-de-Fance. Qu'est-ce que vous proposez pour améliorer la qualité de l'air et lutter contre la pollution ?

Commencer par monsieur Billard. Ouais. de retard sur le temp de parle pas de problème.

Euh évidemment question éminemment euh très importante euh et structurelle pour le coup. Euh la question de la qualité de l'air, elle est en ville en tout cas liée à l'usage de la voiture, grosso modo euh à plus de 50 %. C'est là-dessus c'est le levier sur lequel on peut évidemment agir.

Pourquoi elle a baissé ? Elle a baissé pour deux raisons. Une raison, il faut il faut le dire, l'évolution des motorisations et puis une autre, c'est que nous avons perdu 50 % du trafic routier à Paris, du fait en fait de la politique que nous avons mené parce que ça c'est de la réalité ça.

Ça c'est des choses qui sont des choses de rupture. Il y a aucune autre ville à ma connaissance qui en tout cas de cette de cette importance qui a fait ce travail de réduction de la part de la voiture. Euh évidemment, il faut aller plus loin.

Je pense qu'il faut encore réduire de moitié la circulation automobile dans les 7 années qui arrivent, 6 ou 7 années qui arrivent avec ben la piétonisation, avec des des des pardon des plans vélo de la création de piste cyclable avec aussi bien une réduction de l'usage de l'automobile et une amélioration des alternatives notamment sur les transports en commun. C'est pour ça que nous proposons un grand plan sur la question du bus euh pour lequel nous avons là beaucoup d'ambitions, notamment sur les en commençant par les 15 lignes qui sont les plus utilisées. Pourquoi le bus ?

Moi d'abord, j'y crois beaucoup et c'est le le mode de transport de tout le monde et notamment des plus âgés. Il est plus utilisé par les personnes en précarité et il est accessible. pas complètement, mais en tout cas, il est beaucoup plus accessible que le métro où il y a euh un PUem de de stations de métro qui sont aujourd'hui accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Donc vraiment pour le coup, il y a une un vrai enjeu à continuer et à amplifier ce que nous avons commencé à faire qui est une véritable révolution qui fait qu'aujourd'hui pas fini parce que le plan vélo, il y a que 43 % selon l'observatoire du plan vélo, il y a 43 % qui a été réalisé. Oui, vous avez tout à fait raison, mais je je prends le point et je suis complètement d'accord avec ça et c'est d'ailleurs pour ça que je suis candidat de nouveau et en fait parce que je pense qu'il faut terminer ce plan vélo et aller jusqu'au bout. Par contre, là où vous je pense que vous constatez la même chose que moi, c'est qu'il y a plus de vélos aujourd'hui qui circulent qu'il n'y en avait en 2020 et qu'il y en avait en 2014.

Donc nous sommes, nous avons passé la barre des 10 %. Il y a plus de voit, il y a plus de vélos qui circulent que de voiture à Paris. Donc c'est beaucoup.

Après, il nous faut d'autres dispositifs. C'est là que nous avons une grande différence. Moi, je suis pour par exemple les euh à faible émission.

Évidemment, il faut qu'elle soit socialement juste. Évidemment, il faut accompagner les personnes qui sont les plus vulnérables et qui sont les premières impactées par ces dispositifs. He je rappelle pour celles et ceux peut-être qui nous écoutent, ce sont des zones en fait, c'est ce qui est prévu, ce qui était prévu par la loi là, on sait plus trop, mais qui disait ben voilà, vous avez des critères 1 2 enfin les voitures les moins polluantes qui peuvent circuler du lundi au vendredi de de 8h à 20h.

Euh il faut aller aider bien sûr celles et ceux qui se retrouvent en contrainte là-dessus, notamment les les artisans, notamment les personnes qui ont pas forcément les moyens d'aller acheter des voitures, des nouvelles voitures ou des voitures neuves ou des voitures plus récentes. Euh c'est ça que nous demandions. Mais par contre aujourd'hui, nous n'avons plus d'arsenal juridique ou en tout cas d'arsenal concret pour accentuer la l'amélioration de la qualité de l'air.

On va faire la politique et moi je m'y engage et on s'y engage avec Emmanuel Grégoire et l'ensemble de la liste à aller dans ce sens-là, c'est-à-dire de continuer à mieux respirer à Paris. C'est ce que nous souhaitons faire par exemple avec aussi la transformation du périphérique. Mais nous avons besoin d'amplifier cette politique et pour l'amplifier, il nous faut des dispositifs qui dépassent la responsabilité de celle de Paris et notamment par exemple les zones à faible mission.

Bien sûr, teles qu'elles étaient prévues, j'y étais opposé et extrêmement critique. Mais le fait d'avoir voté contre et de s'y être opposé, c'est vraiment jeter le bébé avec l'eau du bain. Et parce que aujourd'hui, si ça venait à disparaître définitivement, nous n'aurions plus nous de dispositif réel pour ben continuer à mieux respirer.

Notamment, je le dis et je terminerai là, la la pollution de l'air, elle impacte d'abord les plus pauvres. Hm hm. C'est les 500000 personnes qui habitent à proximité du périphérique.

Les cartes, elles sont très claires. C'est elles qui subissent en premier lieu en fait la le l'asthme, le bruit bien sûr, ça c'est pas la pollution de l'air, mais le fait les morts prématurées du fait notamment de mal respirer. Donc il faut vraiment que on se dise bien que ça c'est une politique qui est une politique de justice sociale.

Je je vais peut-être relancer là-dessus. Est-ce que vous avez une réponse sur les zones à faible émission ? Et aussi dans le programme euh du nouveau Paris populaire, il y a une idée de mieux réguler la circulation pour réduire les embouteillages notamment en utilisant l'intelligence artificielle.

Ce ce mais Justine en parlera peut-être mieux que moi, c'est pas une solution très écologiquement viable pour le coup avec les data center et les possibilités de pollution que ça entraîne supplémentaire. Alors sur la question des zones faible émission, nous nous sommes nous étions favorables et c'est ce que nous avons porté au niveau national à un moratoire précisément parce que le constat a fait pas simplement à Paris, je pense à d'autres à d'autres grands villes par exemple comme à Montpellier puisque notre collègue Sylvain Carrière Carrière était était très investi sur ce sujet et apporté la bataille parce que le constat c'est que ce dispositif tel qu'il s'est appliqué a d'abord toucher les plus vulnérables et les milieux populaires qui dépendent directement et dont la la vie et voir la survie dépend directement de l'usage de véhicule. Euh et donc c'est pour ça que euh nous avons porté euh ce cette demande de moratoire pour que euh soit évalué les processus de d'accompagnement de euh ces euh ménages euh et je crois que ça doit être la même chose au niveau parisien euh pour euh faire les les évolutions en terme de de véhicules euh et de passer des véhicules thermiques à des véhicules hybrides électriques.

Ça fait partie des propositions que nous que nous portons, que il y ait une aide plus importante pour aider aider ses ces familles et qu'il y ait également une politique de développement assumée et et lancée au niveau national et du coup au niveau local de développement des mobilités alternatives qu'il faut pluriel parce que tout le monde ne peut pas prendre le le vélo, même si euh moi je fais du vélo dans Paris parce que les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées pour pour différentes raisons. Donc la la question de des mobilités parisiennes est est posée dans notre programme, nous nous nous proposons de développer notamment le circuit des des bus de traverse interne qui permet qui permet justement à des à des à des populations qui vont avoir plus de de difficultés de pouvoir se déplacer d'un quartier à l'autre. Il faut étendre en fait encore ces ces lignes et puis avoir euh pour développer encore plus la question de la de la mobilité à vélo, ce que nous proposons de mettre en place, c'est une une régie publique qui pourrait accompagner notamment la transformation de l'actuel système vélib dont voilà, il existe un certain nombre de de critiques aussi pour si on veut si on veut rendre accessible le vélo à un plus grand nombre de de publics.

Euh et donc le le bilan de la gestion euh privé par euh par un prestataire est assez critique et nous nous pensons que ça devrait être un service public repris avec aussi des propositions de gratuité pour les moins de 25 ans et donc de développer l'appui et le et et et la transformation de de ces de ces nouveaux modes. Et nous portons aussi, et ça c'est l'apport de des des verres populaires dans notre programme. la perspective donc qu'il faudra engager en dialogue avec avec l'État, avec la région et avec les communes alentours l'objectif de la boulevardisation du périphérique parce que oui en fait l'enjeu du périphérique notamment au niveau des portes, moi comme je disais, je suis dans le 18e arrondissement, on a la porte de la chapelle, la porte d'Auviler, la porte de Cline en cours et effectivement les les habitants et habitantes de ces de ces de ces de ces secteurs des quartiers euh sont euh directement impacté.

Alors, il y a d'autres d'autres problématiques liées euh au périphérique en plus de la pollution euh atmosphérique et et sonore. Donc il y a cet enjeu là de de et cette ambition, ce n'était pas au départ quelque chose que nous portions mais dans le processus justement de de discussion qui a commencé sur la question du programme, on a trouvé les modalités pour en faire un objectif commun et je pense que ça doit être une des grandes ambitions transformatrices dont je parlais tout à l'heure artificielle. Du coup, c'est moi ça m'a surpris de de voir ça dans un programme question mais comment euh on utilise cette intelligence artificielle ?

Il se trouve que en tant que député, je travaille et et si je ne suis pas élu maire et que je reste député, je présenterai au retour de la de l'Assemblée nationale une communication sur l'impact écologique de l'intelligence artificielle et c'est donc un sujet sur lesquel j'ai moi-même travaillé. La question pour nous de l'intelligence artificielle, c'est justement d'évaluer son usage et l'impact euh qu'il peut qu'il peut avoir. Et là, ce que nous proposons c'est que on utilise cette intelligence artificielle justement euh pour euh euh rendre plus efficace euh une politique d'analyse, d'évaluation.

Euh la question c'est elle ferait quoi concrètement en fait ? Bah, dans ce dans ce cas précis, elle permettrait d'optimiser en fait les moyens de la politique euh publique euh sur euh sur ce domain. Mais c'est pas en fait euh par ailleurs, il faut pouvoir distinguer de quel type d'intelligence artificielle euh il s'agit.

C'est pas toujours euh une intelligence artificielle qui a besoin de de de euh de data center à grande à grande échelle. C'est aussi des processus en fait qui sont déjà à l'œuvre en matière industrielle par exemple où on va utiliser des modèles spécifiques pour encore une fois optimiser les les éléments de de politique publique. La question encore une fois sur l'intelligence artificielle comme sur le numérique de manière générale, c'est quel usage et quel j'allais dire coup bénéfice effectivement écologique on peut avoir dans ces politiques.

Donc c'est une des propositions que nous avons faites à ce niveau-là et je pense que il faut être ouvert à à comment on utilise les techniques. Nous nous ne sommes pas, j'allais dire de ceux qui pensent que la technique va régler la le problème écologique. Absolument pas.

Mais la technique et l'usage des technologies numériques peut être utilisé à bon à partir du moment où l'objectif ce n'est pas dans un terme de productivisme en fait pour pour améliorer la productivité ou le rendement ou la rentabilité mais au contraire que ça sert en fait des objectifs de bifurcation écologique et nous pensons que ces outils peuvent peuvent effectivement être utiles dans ce sens. Ouais, merci Daniel Obonau. Il faut qu'on avance un peu.

Il me semble Justine, vous aviez une question sur les canicules. Oui, c'est un des gros sujets à à Paris et ailleurs en France mais à Paris qui est une ville très bitumée, c'est minéralisé, pardon, c'était ça le mot que je cherchais. Comment on fait pour adapter Paris au aux canicules qui, on le sait vont se multiplier et s'intensifier à cause du changement climatique ?

Qu'est-ce que vous proposez dans vos listes respectives ? On ressent sur le plateau en plus. Oui, il fait très chaud sur plateau.

C'est clair. J'ai mis un gros pil. Je je vais vous demander euh de répondre.

Ouais, vous avez vous avez encore du retard donc non mais c'est bon. D'abord, juste je fais une petite nuance puisqu'on est là sur le la question par exemple du respect des feux, c'est d'abord les respecter. Les respecter, c'est-à-dire remettre des agents pour éviter l'encombrement des des carrefours.

Et ça, je pense que ça c'est un point extrêmement important. On en parlait tout à l'heure avec la sécurité. Je l'ai pas évoqué à proprement parler mais ça fait partie du travail qu'il faut refaire avec la préfecture pour savoir qui fait quoi.

Parce qu'aujourd'hui la police de la circulation c'est un peu le flou hein. C'est moi je je vois ça tous les jours. Je suis adjoint au transport donc je peux vous dire que c'est très compliqué les vélos ça.

Oui oui c'est très bon il faut remettre les missions là où elles doivent être remises. Voilà et notamment protection des plus vulnérables dans l'espace public donc les piétons grosso modo. et puis meilleure fluidité, en tout cas meilleur respect de la signaléthique et c'est la question des feux.

Bon ça je pense que c'est le truc le plus écolo. La deuxième chose sur Paris, bah oui, Paris c'est une ville qui est très fragile sur la question du dérèglement climatique. C'est Paris à 50°gr.

On sait que c'est pas une utopie, une dystopie même d'ailleurs, on sait que ça va arriver et donc il faut s'y préparer. Et c'est ce que nous avons largement en tout cas entamé. On parlait tout à l'heure de la question de la rupture.

Bon, on a quand même investi quand même de manière massive. Boulevard de la Chapelle par exemple, nous avons investi, nous avons transformé l'espace public et comment on fait ? Ben, on plante.

Effectivement, c'est une ville qui est trop minérale. Donc, il faut planter, planter, planter, planter. Chaque fois où on le peut, il faut planter.

Après, Paris est une ville compliquée, techniquement compliqué. Il y a un réseau de de métro. On est très content d'avoir ce réseau de métro.

Mais par exemple, je vais vous donner un exemple. République. Ben République, moi je pense qu'il faut changer République et qu'il faut il faut plus végétaliser comme on dit puisque j'ai appris que végétaliser maintenant c'est un terme de gauche et que le terme de droite c'était jardinage.

Donc végétalisons. Et donc du coup il faut mettre grosso modo du verre sur cette place. Je pense qu'il faut plus la piétoniser par exemple parce que c'est un four l'été.

Mais évidemment on a des contraintes techniques qui sont majeures majeures. On a on a un des plus gros nœuds d'Europe de de transport en commun en dessous. Donc il faut qu'on trouve des solutions euh pour faire des formes de végétalisation qui sont pas des grands arbres mais qui puissent quand même arriver à végétaliser.

Et ensuite, moi ce que je pense de manière très euh euh claire, c'est qu'il faut arrêter de faire des évidemment, mais ça je là, on a un petit sujet euh parce que moi je comprends pas, j'ai entendu hier dans le débat que on aurait cinq grands projets euh de bureau euh qui qui seraient en cours. Moi je sais pas où ils sont. Moi ce que je peux vous dire en tout cas c'est que euh il faut utiliser toutes les parcelles disponibles pour en faire des parcs.

C'est ce qu'on va faire à Ber Charenton. On va faire un nouveau parc, un nouveau bois à Ber Charenton dans le 12e arrondissement. Ça c'est concret, c'est réel et c'est ce qui va se passer si on est aux manettes.

C'est ce qui va se passer. Si Dati est aux manettes, elle arrêtera de faire ça. Et donc c'est ce que nous allons faire.

C'est le plan de 300 hectares. C'est un objectif. 300 hectares de d'espace vert que nous créons, que nous mettons à disposition des Parisiens et des Parisiennes.

C'est nous avons 6 ans pour le faire. On a déjà engagé parce qu'il y a déjà plein de choses qui se passent. Je sais que c'est très critiqué l'histoire des forêts urbaines, tout ça.

Moi, je pense qu'il y a quand même un côté intéressant de revégitaliser un certain nombre de places. Mais nous avons aussi à Python du Vernois dans le 20e arrondissement par exemple créé là encore un bois. Alors évidemment, ce sont des bois les bois, il faut prendre un peu de temps pour pour que les arbres poussent mais c'est des choses, c'est là où en fait on se prépare parce que la meilleure climatisation c'est la climatisation naturelle.

Et la seule climatisation naturelle que nous connaissons à ce stade, c'est de planter des arbres. C'est ce qui fait que nous avons en fait des différentiels de température. Ils sont pas tout de suite à maturité.

Euh il faut 20 ans. Il faut 20 ans. Et du coup, qu'est-ce qu'on fait avec la place de la République par exemple ?

Ben la place de la République, vous pouvez déjà, on peut déjà par exemple euh réduire la la circulation automobile. Ça c'est une réalité parce que en fait il y a des effets de réchauffement avec la l'usage de la voiture. Donc en fait on peut faire déjà ça.

On peut travailler sur la question des ombrières, sur euh la question euh et puis lancer un certain nombre de travaux euh assez rapidement en vérité puisque de toute façon la RATP, on rentre dans des choses très techniques mais la RATP va lancer en fait un certain nombre de travaux pour la rénovation euh de son de ces euh différentes stations en sous-sol et nous souhaitons profiter de ces travaux pour engager des phases de rénovation de la place de la République. Donc on on le fait là maintenant. Après la transformation de Paris, je veux dire celle que nous avons entamé, elle se fait moi je je je elle se elle s'est faite rapidement.

Vous vous allez à Doménil par exemple, vous avez une nouvelle place par exemple à à Domil Félix et Boué. C'est quand même assez remarquable ce que nous avons fait. On a planté 80 arbres euh sur cette sur cette place.

Mais il y a toujours un temps, on peut pas décréter comme ça qu'on transforme du jour au lendemain une place ou un espace public. Pardon. Merci merci monsieur faut me dire madame rapidement sur ce parce que quand même ça fait aussi partie du bilan c'est-à-dire que il y a eu de la végétalisation et et une politique en ce sens mais le rythme de bétonisation a été bien plus important ces 25 dernières années et c'est aussi le bilan de cette de la majorité sortante.

Je salue le travail fait par les élus écologistes qui ont euh pu euh euh ces dernières années euh influer mais la vérité c'est que ça fait partie du bilan de la de la majorité sortante. Nous nous sommes effectivement pour faire un moratoire sur la construction de bureaux euh et et cette réalité je peux vous en parler. C'est le cas dans le nord-est parisien euh sur le territoire du 18e avec euh la station Gard Mines où ils sont prévus à nouveau euh des bureaux.

C'est le cas avec le projet euh de la friche ordonnaire poissonnier. Euh je je suis député du 18 et du 19. On a fait l'expérience à porte porte d'Aubervilier justement de l'échec de ces millions de de de mètres carrés euh qui sont qui qui sont vides.

Il y a la question de la porte de la chapelle où on a aussi ce sujet. Donc oui, il faut arrêter avec les constructions de bureaux. Et nous, un des projets que l'on porte en particulier dans le 18e, c'est de faire de ces espaces des parcs.

On a trois nouveaux parcs qui sont proposés à la gare du bois pour de la pour de la de la chapelle justement derrière le nouveau campus. Il faut que ce soit un grand parc pour que notamment dans le 18e où il y a moins d'espace vert que dans la moyenne parisienne et bien les habitants et les habitantes puissent puissent respirer à gare du bois. Il faut réduire ce qui est prévu dans le projet à à la gare des mines et que ce soit très largement des espaces des espaces verts et un projet de de parc à ordonnaire poissonnier très concrètement.

Donc oui, ça fait partie de de de la bifurcation qu'il faut entamer. une dernière proposition, celle de la la régie verte populaire parce qu'il y a la question de la rénovation la rénovation thermique des logement qui fera qui fera le lien parce que les gens ils sont à l'intérieur dans des bouilloirs thermiques et donc il faut là aussi mener une une stratégie transversale. On passe désormais à la deuxième partie de ce débat.

Le journaliste William Jean du média indépendant politis vient de nous rejoindre. Merci d'être là. Merci.

Vu que ma collègue n'a pas pu la préciser cette question, j'aimerais beaucoup la poser sur la rénovation thermique en une phrase, vous pouvez un peu plus développer. Qu'est-ce que vous proposez ? Et ben sur la rénovation euh thermique précisément, c'est euh de mettre en place une régie publique locative, une régie verte populaire euh qui serait notamment euh chargé euh d'accompagner les euh locataires, les bailleurs dans cette rénovation thermique avec aussi comme mission d'intégrer et de faciliter l'intégration dans la rénovation et y compris dans la construction pour ce qui serait encore possible. l'intégration de matériel biosurcé est plus adapté aux spécificités de chaleur et et de et de froid dans les dans les les bâtiments.

Monsieur Pédia, sur la question de la rénovation thermique des bâtiments, c'est évidemment une question extrêmement importante. On a un objectif très ambitieux de 200000 logements rénovés pendant le mandat. Je parle de logement privé, donc avec un certain nombre d'aide, utilisant notamment les structures qui existent déjà comme l'Agence parisienne du climat pour accompagner euh les locataires et avoir aussi des aides parce que en fait en vérité on sait très bien qu'il y a à la fois un accompagnement technique mais une des grandes difficultés pour rénover ou en tout cas mettre aux norme son logement c'est aussi toute l'accompagnement des copropriétés et en l'occurrence financière.

Donc il faut verser. L'objectif c'est d'avoir plus d'aide centré sur ces propriétaires qui souhaitent en tout cas bah rénover leur leur leur logement. Et puis de l'autre côté c'est l'objectif de 35000 logements en pour les bailleurs sociaux, trois bailleurs sociaux de la ville.

Il y a aujourd'hui un plan climat sur les bailleurs. Je suis président de la RVP, on a un plan climat 100 millions d'euros quand même qui sont mis sur la table pour à la fois rénover les logements mais aussi les mettre thermiquement à jour. Et bien nous souhaitons amplifier ce travail, l'accélérer.

Là aussi c'est long mais l'objectif c'est 35000 logements rénovés thermiquement. Donc on a quand même un une énorme ambition pour justement répondre. Puis je vais très vite puisque je crois qu'on a pas beaucoup de temps mais pour répondre à ce sujet qui touche d'ailleurs principalement hein d'abord les gens qui sont les plus précaires, les plus en difficulté euh parce que ben ceux qui vivent dans des bouilloirs thermiques l'été et des passoirs thermiques l'hiver et ben c'est d'abord les gens qui ont le moins de moyens.

Vous avez parlé notamment de dette au propriétaires. Aujourd'hui, la dette de Paris est à 9,4 milliards à la fin 2025, presque autant que le budget parisien. Les deux programmes que vous représentez promettent des investissements sur les logements, l'hébergement, la santé.

Comment vous allez le financer ? Vous allez augmenter l'impôt, faire recours à l'emprunt ? Euh oui.

Alors, nous voulons mettre en œuvre une véritable publique, une véritable politique d'investissement. Nous avons chiffré notre programme. Je pense que c'est à peu près le seul qui a été chiffré de manière précise.

Nous avons évalué euh euh la nécessité de de dépenses à autour de de manière globale euh pour le fonctionnement et les besoins qu'on a établi à 1 milliard. Et euh la question de euh comment on trouve ces financements, c'est en partie par l'impôt, la taxe foncière et on assume de dire que oui, il faut euh augmenter euh cette cet impôt euh pour que ceux qui ont y compris plus de moyens puissent contribuer. C'est le principe de l'impôt et c'est on va dire la métrique la plus équitable pour pouvoir financer, investir.

Il y a aussi un certain nombre de taxes notamment sur les logements vacants, sur la question des locations touristiques parce que on a une politique très ciblée sur ce sujet-là avec par exemple la mise en place d'une brigade droit au logement qui serait chargé d'aller récupérer sur le marché locatif les logements mis illégalement sur les plateformes à location touristique et donc de pouvoir aussi taxer plus fortement ce ce type de comportement pour pouvoir avoir les moyens d'une politique de logement, d'une politique de bifurcation écologique et d'une politique de protection sociale des Parisiens et les Parisiennes. On l'assume, on l'a chiffré, on sait où on va chercher l'argent et on indique où est-ce que on le mettra pour le bien des Parisiens et parisiennes. Monsieur Billard, j'ai une petite question pour vous.

Emmanuel Grégoire dit vouloir contenir la dette. Comment est-ce que vous allez faire ? Par exemple, vous parliez de la rénovation de des logements, comment faire sans augmentation de dette ?

Alors, contenir la dette, ça veut pas dire qu'on ne recure pas qu'on recure pas à l'emprunt. Contenir la dette, c'est contenir son évolution et notamment sa progression. euh ça veut pas dire non plus arrêter sa progression parce que effectivement un des leviers euh important euh de financement notamment des investissements puisque la dette elle ne permet que de financer en fait les investes euh pardon les investissements.

Donc là-dessus euh euh aujourd'hui je je le dis parce que merci d'avoir donné les vrais chiffres parce que à chaque fois qu'on fait un débat avec des candidats ou candidates de droite, on commence le débat à 10 milliards de dettes, on finit à 14. Donc ça va très très vite. En fait le truc c'est 10 milliards de dettes.

Ça c'est vrai. C'est quoi aujourd'hui le taux d'en cours de la dette ? Enfin le le ratio c'est euh 1/ 5.

Ça veut dire que grosso modo, c'est un peu le l'image qu'on prend. Euh c'est comme si vous on avait une maison à 500000 € et qu'on était endetté sur 100000. Donc c'est-à-dire c'est complètement contenu et soutenable.

Et c'est ce que nous allons continuer à faire. Et c'est ce ratio là grosso modo puisque ce ratio, il est donné entre 9 et 12 ans de remboursement. Et ben qu'on va qu'on va on veut rester dans cet étiage là.

Voilà. On veut rester dans ceage. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'en fait on va continuer à faire appel à l'emprunt. On va continuer à faire appel à la dette parce que moi je crois que il y a des dettes utiles et que nous avons besoin d'investir pour notre avenir. On parlait tout à l'heure de l'écologie, des transports.

Là on parle de la rénovation énergétique des bâtiments. Bien sûr que nous avons besoin aujourd'hui d'investir et on va continuer à le faire. Il y a d'autres sources de financement qu'on peut aller chercher.

Je peux vous le dire parce que je suis un des adjoints qui a cherché de de l'argent par exemple avec la question du stationnement des SUV. Donc on a des pistes qu'on peut faire notamment sur les questions, c'est pas complètement à notre main, mais on peut aller les chercher avec les dents si euh nos collègues députés nous accompagne les taxations sur les Palace par exemple, les taxations sur Airbnb parce que là aussi on a on a de l'argent qu'on peut aller chercher des des viviers d'argent qui sont d'ailleurs détenus par les plus riches d'entre nous hein. Donc il faut quand même aussi là aussi jouer sur la la redistribution ou encore les logements vacants.

Donc on a aujourd'hui en fait des leviers et je le dis c'est parfaitement soutenable. C'est-à-dire qu'en fait, on est en capacité, la ville aujourd'hui, elle est en capacité de continuer à investir. Nous avons investi 10 milliards sur 6 ans.

C'est quand même un un exercice qui est effectivement en tout cas un un effort qui est extrêmement fort. Nous allons continuer à le faire évidemment puisque dans tout ce que nous avons proposé, ben nous avons besoin de continuer à investir. Enfin, et ça c'est vrai, nous assumons le fait de faire quelques économies not je je donner ça peut paraître un pouem mais des choses assez basiques.

Je suis j'ai toujours été opposé par exemple à la question des voitures de fonction pour les élus. Je trouve qu'on est dans une ville, on parlait tout à l'heure, qui a quand même des alternative absolument extraordinaire. Sans doute la la ville au monde où on a le plus d'alternatives à la voiture individuelle.

C'est pour ça qu'on est capable de faire tout ce qu'on est en train de faire. Il y a des trucs qui s'appellent le métro, le bus, le vélo, la marche à pied. 60 % des gens marchent à pied.

Et ben je pense que les élus peuvent le faire aussi. Vous avez parlé des logements vacants. Euh, je crois que tu avais une question sur les réquisitions.

J'avais une question sur les réquisitions. Vos deux listes promettent les réquisitions, du moins dans une certaine manière avec des des modalités différentes, mais vousz aussi le rôle et le désengagement de l'État. Comment feriez-vous pour faire ces réquisitions ?

Madame Abounot. Alors, je vais appuyer un point qui a été soulevé à l'instant sur la nécessité d'avoir une stratégie au niveau national. et une cohérence au niveau national.

Quand on parle par exemple de avoir une plus forte taxation, ça veut dire dans un débat budgétaire porter des propositions, construire un rapport de force et euh y compris censurer des gouvernements qui font le contraire de ce qu'on porte. Je le redis parce que en fait euh sinon on se retrouve là on parle on a parlé du budget de Paris mais euh on se retrouve à prétendre vouloir mener une politique parisienne euh dont on coupe les moyens en acceptant euh un budget euh national qui euh est euh extrêmement euh sévère pour toutes les Français et les Françaises et en particulier pour les collectivités parce que c'est des milliards de coupes pour les collectivités. C'est la dette de l'État euh que l'État a envers Paris qu'il ne paye pas.

Euh c'est euh les moyens par exemple de l'aide sociale, la protection de l'enfance euh qui ne sont pas à la hauteur de ce que devrait donner euh l'État euh euh pour euh pour Paris. Donc oui, il faut avoir des élus euh au niveau local et au niveau national et bien qui font un rapport de force avec l'État plutôt que d'accepter et de permettre que les gouvernements continuent. C'est pas euh une une question anecdotique, elle est cruciale.

Elle est cruciale, y compris sur sur cette question-là parce que si on veut un rapport de force, la première chose c'est de faire avec celles et ceux qui le font déjà parce qu'il y a euh aujourd'hui depuis des des années des associations, des collectifs euh qui euh s'engagent dans la nécessité de de réquisition. Je crois que c'est de la responsabilité aussi politique de des élus et des d'élus qui veulent véritablement changer les choses au niveau de la question du logement. euh ben de soutenir ces ces mobilisations et voilà quand il y a des des réquisitions, d'abord participer euh au processus et développer les processus de de marche exploratoire qui identifient euh les logements vides. un des un des un des outils que nous avons, c'est notamment cette brigade de droit au logement et ces déclinaisons au niveau territorial pour dire bah voilà, en fait on a on a on sait où est-ce qu'il y a des il y a des il y a des logements qui pourraient être réquisitionnés et puis de s'appuyer sur les mobilisations sociale, sur l'auto-organisation et sur un rapport de force avec l'État et la préfecture puisque c'est à ce niveau-là que ça doit ça doit se jouer pour la préfecture pour le coup. vous avez pas peur que il y a un double rôle avec la préfecture et que étant donné que les lois existent depuis 1945 sur les réquisitions et que c'est surtout un rôle du le rôle du préfet sur ces choses-là et que la dernière utilisation significative de cette loi date de 1999 si je me trompe pas, vous avez pas peur que justement ça fasse chou blanc ?

Bah la question c'est comment on construit un rapport de force ? Voilà et ça ça veut dire donner de la force euh aux luttes, aux mobilisations qui vont dans ce sens-là. euh être au côté euh des mobilisations quand c'est le cas.

Moi, j'ai moi-même participé euh pour euh euh aider les associations qui euh venaient en aide aux familles à la rue euh dans le 18e arrondissement. Euh j'ai participé en tant qu'élu à dormir dans une école euh pour montrer la situation de ses familles avec des enfants qui étaient accueillis dans l'école grâce à la mobilisation des des parents d'élèves. Donc voilà, être au côté euh des associations, des habitants qui font qui font ce travail-là et être des élus de terrain.

Je crois que ça ça participe au rapport de force avec l'État et puis bien sûr il y a une dimension, j'allais dire juridique de voir quels sont les leviers qu'on peut qu'on peut utiliser, comment est-ce qu'on peut mettre l'État devant ses responsabilités, l'amener devant devant la justice aux différents niveaux. Donc on a un certain nombre de de leviers, il faut assumer la confrontation encore une fois et être en cohérence entre ce qu'on demande au niveau local et ce que font les élus de nos de nos de nos au différents mouvements au niveau national parce que sinon effectivement on on a plus de rapport de force en fait. C'est pas pour relancer le débat mais les écologistes ont censuré.

Là, vous faites référence plutôt à Oui, mais Oui, mais d'accord, mais en fait, il y a quand même une majorité sortante. Oui, mais il y a une commité sortante avec un un ma candidat qui a été député et qui n'a pas censuré et donc en fait qui se lit les mains d'une certaine manière. Donc, on peut toujours prétendre vouloir faire un rapport de force.

Si en même temps le gouvernement et l'État sont sûrs que vous les laisserez faire au niveau national, ils vous écouteront pas au niveau local. Vu qu'il nous reste que 10 minutes. Ouais, je vais peut-être peut-être réagir juste très très vite sur la question de la réquisition.

Oui, il faut faire un rapport de force, faut le faire à l'Assemblée nationale. Faut changer, faut changer la loi. Il y a une proposition de loi qui est portée aujourd'hui par Daniel Simonet qui se trouve être sur notre liste et qui aujourd'hui demande le transfert de la capacité à réquisitionner au maire pour justement changer la loi et permettre la la réquisition.

Ça c'est une proposition que nous portons, alors nous la portons à l'Assemblée nationale mais c'est évidemment une proposition directement liée à la situation parisienne. De la même manière, oui, nous renforcerons le contrôle sur les Airbnb multiplié par trois les équipes de contrôle, notamment les Airbnb illégaux, mais nous avons besoin aussi et bien d'une transformation du cadre législatif et réglementaire pour nous permettre et bien d'actionner, de réduire le nombre de nuités et de pouvoir taper plus fortement au portefeuille de celles et ceux qui ne respectent pas la règle. Et donc de toute façon, nous notre objectif c'est plus de Airbnb professionnel, c'est-à-dire de Airbnb, c'est c'est ces logements qui sont pas du tout utilisés pour les gens mais qui ne sont utilisés que pour les touristes et en particulier les touristes internationaux.

Ouais, vas-y, vas-y. Tu avais une question sur Politis ? J'avais une question.

C'est un article que vous avez de vous avez un documenté une situation à politice et ce sera notre dernière question. Très très bien. On a documenté un le cas d'une famille hébergée depuis le 16 novembre à peu près.

Donc depuis euh non pardon pas novembre octobre dans une école désaffectée du 16e arrondissement. Elle est infestée par des cafars et des punaises de lit. Malgré deux condamnations du tribunal administratif, la ville déplace la famille d'un lieu insalubre à l'autre.

Les deux listes promettent zéro enfants à la rue et la présomption de minorité pour les mineurs dans l'accompagné. notamment, on peut parler du cas des des jeunes du parc de Belleville qui est collectif très connu. Qu'est-ce qui garantit que dans 6 mois une famille ne va pas se retrouver dans la même situation ?

Disons les personnes que vous élrez et qui ont fait la preuve ou pas de leur cohérence sur ce sujet. Effectivement, je parlais tout à l'heure de l'expérience au côté d'association comme une école un toit. Euh il se trouve que Manon Luc qui est une des animatrices de ce collectif est candidate avec moi dans le 18e arrondissement et on a vu que ça a été cette mobilisation qui a permis de faire ouvrir un lycée euh y compris pendant très longtemps contre la volonté locale alors même que la région avait avait ouvert cette possibilité là et c'est ça qui a permis de faire héberger ses familles mais ce n'est évidemment pas suffisant et on sait bien que y compris les conditions de ces hébergements euh temporaires sont euh euh de plus en plus dégradé.

On a des situations de de personnes qui sont dans des gymnases effectivement et qui euh euh qui sont qui ne sont pas des des infrastructures. Donc nous, on a euh un certain nombre de de propositions. Alors, il y a ce qui était dit sur la question des réquisitions, mais il y a aussi la question de pouvoir installer de manière temporaire sur des surfaces municipal des équipements qui pourraient héberger le temps de pouvoir trouver du bâti de de d'hébergement d'urgence et de pouvoir remettre ces familles dans le dans le dans le droit commun d'un accès au logement faire les les placements Hôelier pour ces familles-là ?

Ah bah oui, parce que les conditions actuelles, il se trouve que le 18e arrondissement est certainement celui qui a je crois le plus de place d'hébergement d'urgence de de de Paris et c'est pas une situation acceptable. Alors, c'est l'état actuel, mais l'idée de la politique y compris du logement de la politique de lutte contre le sansabrisme, c'est d'avoir de récupérer euh de de du bâti, de récupérer des des logements pour pouvoir héberger héberger les familles dignement. Euh et euh la seule garantie que vous avez euh c'est bah le le rapport de force constant, y compris qui que ce soit qui soit élu.

Euh je crois que c'est parce que il y a des associations, il y a des collectifs qui se mobilisent et on aura besoin de cette mobilisation-là pour construire du rapport de force euh que euh on pourra protéger tout le monde et notamment les plus vulnérables de de ces situations. Monsieur Bard, ben comme il nous reste peu de temps, je répond Ouais, c'est vous qui allez conclure, monsieur Bard. Du coup, je vais répondre très très vite là-dessus.

On a un engagement euh de créer 3000 à 4000 places d'hébergement pour justement atteindre cet objectif là. Moi, je vais répondre très clairement et peut-être un petit peu plus politicienne sur votre question. Comment vous garantiss comment on va garantir ça ?

Il faut qu'on soit élu. Si c'est la droite qui passe dimanche, c'est terminé. Le débat s'arrête et après on pourra aller dans les collectifs et faire des occupations.

Moi, j'ai pas de problème avec ça. D'ailleurs, je le fais. On se retrouve d'ailleurs de temps en temps, mais si nous perdons dimanche, alors on pourra plus faire ce débat, ça sera terminé.

Donc c'est ça, c'est la première des choses. Ça s'appelle l'élection, ça s'appelle la démocratie. Voilà.

Moi je pense qu'il y a un danger majeur. Et la deuxième chose, peut-être plus un petit peu plus encore politicien, j'en suis désolé mais je pense que celles et ceux qui nous écoutent ont le droit de savoir, c'est que nous nous avons porté par exemple la question des mineurs isolés. C'est une question que moi en tant qu'écologiste et avec mon groupe je porte depuis 10 ans.

Nous avons une divergence avec le Parti socialiste. Ce n'était pas la même stratégie que nous avons euh euh porté aujourd'hui. Nous avons un programme ensemble et ils ont repris nos propositions notamment sur cette sur cette question.

Et la garantie que nous avons, ce sera les élus que nous mettrons parce que c'est du rapport de force au sein du Conseil de Paris. C'est ça en fait le le le truc, c'est que il n'y aura pas de majorité si les élus écologistes ne votent pas euh euh par exemple le budget ou ne font pas majorité ensemble. Et donc ça nous donne là pour le coup ou ça nous donnera si encore nous gagnons évidemment si dans le cas où nous gagnons et bien la possibilité de garantir ce que vous êtes en train de de porter et sur lequel et je suis moi particulièrement mobilisé.

Donc je le dis quand même euh euh c'est parce que je pense que c'est très important au-delà des questions de fonds et programmatiques, on a un sujet qui est le sujet de l'élection de dimanche et donc euh bah pour que tout ça advienne, il faut que la gauche gagne. Merci euh David Belliard d'avoir été avec nous sur ce plateau. Merci à vous Daniel Obonau pour votre présence également.

On remercie également notre confrère William Jean de politice et Justine Guiton Bouon de reporter d'avoir participé à ce débat. C'est grâce aux médias indépendants que l'on peut avoir ce genre de débat. Donc n'hésitez pas à soutenir tous les médias indépendants que vous trouvez euh et qu'on puisse les accueillir ici sur notre chaîne qui vise à toujours donner la parole aux médias indépendants.

Et merci à vous d'avoir suivi cette émission spéciale de Face aux Indé et nous continuons de couvrir les élections municipales aux médias. Vous pourrez d'ailleurs nous retrouver dès dimanches en direct à partir de 19h45 et jusqu'à 22h pour une émission spéciale second tour. Grâce à votre soutien, le média peut continuer de concurrencer l'empire médiatique des milliardaires et leur agenda réactionnaire.

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MUNICIPALES : QUELLE GAUCHE POUR PARIS ? DÉBAT AVEC DANIÈLE OBONO ET DAVID BELLIARD — Danièle Obono · Pourquijevote