Franck Panizzi, maire de Pontevès : "Un grand merci aux pompiers"
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Chapitres
Questions et réponses
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- 1:21OuverteRéponse directe
Comment allez-vous ce matin et où en sommes-nous à 9h49 ?
- 2:20OuverteRéponse partielle
Vous avez des nouvelles de l'origine du feu ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Parle de maison brûlée ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Vous voulez insister sur l'importance de l'obligation légale de débroussaillage ?
- 5:31OuverteRéponse directe
Vous voulez faire un éclairage sur les évacuations des EHPAD ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52PrésentateurChiffre
« le feu a déjà parcouru 2750 hectares de végétation. »
- 1:36PrésentateurChiffre
« le feu qui a brûlé, c'est sur 15 km de long et à des moments 5 km de large. »
- 3:19InvitéChiffre
« On a eu 7, 8, 9. »
- 3:38InvitéFait
« Des vignes, des oliviers, du fourrage, du champ. »
Temps de parole
- Présentateur45 %
- Présentateur 238 %
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Sud Radio, le grand matin week-end, 6h-10h, Laurence Perrault. Émission spéciale incendie sur Sud Radio. Nous avons évidemment depuis 7h pris le temps de vous donner la parole, vous qui êtes en Gironde, d'accueillir les maires des Mérignac, les maires d'Ares, les maires d'autres de Bianos. Mais là, on file dans le Var, puisque c'est une autre réalité aussi, le feu qui se situe et qui a débuté à Cotignac. On accueille Franck Panizzi. Bonjour, monsieur le maire de Pontevesse. Oui, bonjour, madame, bonjour, bonjour. Après avoir parcouru plus de 2500 hectares, l'incendie qui s'est déclaré mardi à Pontevesse est désormais contenu, nous dit-on, dans son enveloppe, mais il n'est toujours pas fixé.
Plus de 1100 sapeurs-pompiers restent mobilisés au sol, dans les airs également, pour éviter toute reprise. Selon le dernier bilan qui a été communiqué à 8h30, le feu a déjà parcouru 2750 hectares de végétation. La journée s'annonce critique pour les secours sur le terrain. Alors, nous avons des petits soucis de réseau, donc on va rappeler monsieur le maire Franck Panizzi. C'est un paysage terrible, je pense qu'il va nous décrire. Des olives et des vignes, des hectares de végétation qui sont partis en fumée. Franck Panizzi, c'est vraiment un état des lieux qui est plus que dommageable. Comment allez-vous ce matin et où en sommes-nous à 9h49 ?
Alors là, dans tous les chiffres, dans tout ce que vous avez dit, c'est très précis, vous avez des informations exactes. J'en rajouterai juste un, c'est que le feu qui a brûlé, c'est sur 15 km de long et à des moments 5 km de large. Donc comme ça, ça parle à tout le monde. On voit l'emmergure de ce feu. Là, tout le temps, ce matin, il y a un vent du sud qui nous amène des nuages. Donc on espère tous la pluie, bien sûr. C'est ce que, déjà, en temps normal, on l'espère tout l'été. Donc là, avec les incendies encore plus. Énorme de pompiers, vous l'avez dit. Et un grand merci à eux, à elles. Voilà, tout est... Ça, c'est vraiment magnifique.
Un élan de solidarité de tous les agriculteurs pour faire les rotations, pour apporter de l'eau, pour travailler, pour des bénévoles de tous les côtés, nos CCFF, enfin, le département, tout le monde est là. Vous avez des nouvelles de l'origine du feu ? Oui, alors ça, je dirais que c'est presque secondaire parce que ce qui nous intéresse, ce n'est pas trop hier et l'origine, mais ce que je dis hier, c'était 4 ou 5 jours. Bien sûr. C'est surtout tout à l'heure, demain, ce soir. Alors, on sera toujours à temps de savoir le pourquoi et puis éviter que plus jamais on dise ça à nous ou à Hure, quoi. Surtout qu'il y a un incendie en Corse qui vient de débuter dans un milieu très escarpé.
Là, ça vient de tomber dans les... Ça vient de tomber, oui. Voilà. Donc, c'est plus... On n'est pas dans le temps de la compréhension du pourquoi, même si les gendarmes et les pompiers, ils se font des investigations là-dessus. Mais voilà, l'immédiat, c'est en sécurité de tout ça et après, on voit. Parle de maison brûlée ? Alors, si, on a... Et puis là, il y a deux de mes adjoints qui sont en train de circuler pour aller voir. On a eu 7, 8, 9. Le chiffre est fluctuant. Alors, des fois, rassurant parce que... Des fois, on va avoir ce qui est brûlé et puis ce n'est pas brûlé. Mais 7, 8, 9, on est dans la réalité. Et après, brûlée. Après, endommagée.
Alors là, il y en a un petit peu plus, quand même. Mais au-delà des maisons, vous l'avez dit, c'est les cultures. Des vignes, des oliviers, du fourrage, du champ. Il y a eu vraiment l'outil de travail de plusieurs générations. Parce qu'une maison qui brûle, c'est terrible. Et un assureur ne fera pas le nécessaire pour remplacer. Mais un champ, une plantation qui est faite pour l'avenir, pour la génération suivante, lorsque c'est perdu, voilà, c'est terrible. Vous disiez, Franck Panizzi, lorsqu'on a préparé votre intervention ce matin, que vous souligniez que les maisons des broussaillers ont été mieux protégées. Donc, vous voulez vraiment insister sur l'importance de cette obligation légale.
Alors, on a un exemple, et tant mieux, mais on a un bel exemple que je prendrai en photo, les gens de Ponteves et puis on diffuseront à tout le monde. Mais je veux dire, on a un bel exemple. Une maison des broussaillers avec rien contre les murs, avec rien à distance, pas de matière. Le feu est passé, parce que le feu passe toujours très vite, mais il ne s'arrête pas. Voilà. Lorsque le feu passe, il passe. Ça salit, ça noircit, voilà, il y a quand même des conséquences. Mais il ne fait que passer. Lorsqu'il y a un tas de bois, lorsqu'il y a des ronces, lorsqu'il y a des nuées, un cyprès ou quoi, ça reste. Et quand ça reste, c'est pire.
Et c'est là que la chaleur provoque l'incendie dans la maison. Et puis, c'est là que tout est perdu. L'importance de débroussailler, que nous rappelle Franck Panizzi, maire de Pontevesse, l'obligation légale, les gestes de prévention. Voilà, ça fait partie des choses, effectivement, qu'il faut partager au maximum. Merci beaucoup, Franck Panizzi. On vous souhaite plein de bonnes choses pour la suite. Un dernier mot, mais un grand merci à tous ceux qui viennent, parce que, voilà, un grand merci. Vous avez raison, qui viennent aider. Et un grand bravo. Moi, j'ai envie de vous dire à tous, un grand bravo de la part de toute l'équipe de Sud Radio. Un grand bravo à tous ceux qui s'investissent.
On va accueillir Claude, qui veut témoigner pour conclure cette émission. Bonjour, Claude. Oui, bonjour.
Bonjour, Laurence.
Vous habitez à Arcachon, vous ?
Absolument. Moi, je voulais faire un éclairage sur les évacuations qui ont été faites des EHPAD. Il faut savoir, quand même, les résidents ont été un petit peu dispatchés dans toutes les EHPAD autour de Bordeaux, séparés. Les EHPAD sont complètement saturés. Ils ont des personnes d'Igé, donc ils ne connaissent absolument pas le passif médical. Et je voulais souligner et faire un grand merci à tous ces directeurs d'EHPAD, tout le personnel, parce qu'ils font un travail remarquable. On n'en a pas beaucoup parlé. Et puis, nos anciens, ils sont complètement déboussolés, qui sont séparés, complètement désorientés. Voilà, je voulais témoigner.
Vous avez bien fait de témoigner de ça au 0826 300 300. Vous habitez à Arcachon ? Oui, absolument. Qu'est-ce que vous voyez ?
Non, nous ne sommes pas impactés. Non, il est parti vers l'eau.
Il est parti vers l'eau.
Voilà, on a effectivement, par rapport aux navettes de nuants des bâteliers, des personnes qui ont été, effectivement, du ferré, qui ont été recueillies. Il y a une mise en place au niveau des mers du bassin. Génial. Franchement, rien à dire. Que ça soit Nord-Bassin ou Sud-Bassin. Voilà. Donc, pour nous, on a, j'allais dire, entre guillemets, la chance d'être un petit peu épargnés. Mais je voulais vraiment, vraiment mettre l'accent sur ce bon enfia.
Voilà. On vous embrasse, Claude. Je vous souhaite plein de bonnes choses et merci de votre témoignage et votre intervention sur Sud Radio ce matin.
Merci.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Merci.