Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBLAST (sur YouTube)· 26 juin 2025 13 min

TRUMP / MACRON : PAS LA MÊME MÉTHODE, MAIS LE MÊME RÉSULTAT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite. La première, rétablir l'ordre. La deuxème, rétablir l'ordre.

La troisème, rétablir l'ordre. Je protègerai la République. Le nouveau Front populaire arrive en tête au second tour des élections législative avec 182 sièges.

Le président vient de décider de nier officiellement le résultat des élections législatives qu'il avait lui-même convoqué. L'élection a donc été volée au peuple français. Des frappes aériennes israéliennes sur une centaine de sites en Iran et en représaille plus de 100 drones iraniens qui prennent la direction d'Israël.

Et nous croyons que la solution et la stabilité, c'est un Israël vivant en paix à côté d'un État palestinien, vivant en paix et en sécurité et ayant reconnu l'existence et les droits d'Israël à se défendre dans la région. C'est ça ce que nous poursuivons. [Musique] [Musique] Le vice-président du Conseil d'État français avait très utilement rappelé au mois de juin dernier qu'au-delà de ses imperfections, l'état de droit où les lois s'applique de la même façon à tous les citoyens est une des conditions de la démocratie et du vivre ensemble puisqu'il protège en principe les droits et les libertés de chacun d'entre nous et notamment ceux des catégories les plus fragiles.

De la même façon, le droit international, pour imparfait qu'il soit, est ce qui nous protège en principe contre l'instauration de la loi du plus fort et du règne de l'arbitraire dans les relations internationales. C'est la raison pour laquelle partout dans le monde, dans le moment de fascisation galopante que nous vivons actuellement, les ennemis de la démocratie s'attaquent d'abord et très directement aux droits et aux lois qui constituent les derniers obstacles les empêchant d'exercer pleinement un pouvoir autoritaire ou tyrannique. Il y a cependant différentes manières de mener ses offensives.

Il y a par exemple celle très directe d'un Donald Trump, président des États-Unis d'Amérique, qui bafoue quotidiennement l'état de droit dans son pays et qui vient de confirmer en attaquant l'Iran la semaine dernière pour le compte du gouvernement israélien qu'il était fermement décidé à s'affranchir aussi du droit international. nule facilian regular et puis il y a la manière d'Emmanuel Macron, chef de l'État français qui passe beaucoup de temps à raconter qu'il est le meilleur ami de la démocratie et du droit, mais qui en réalité ne les abîme pas beaucoup moins, même si c'est d'une autre manière que son homologue États-Uien. On se rappelle qu'au mois de janvier 2020, Donald Trump, refusant de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle américaine qui avait été largement remportée par Joe Biden, avait lancé plusieurs milliers de ses partisans à l'assaut du Capitol de Washington.

Message reçu. Les Trumpistes investissent le Capitol, siège du Congrès des États-Unis. Un bâtiment sacré pour dégénération d'Américains désormais livrés au vandalisme.

C'est terrible de voir ça et j'aimerais vraiment qu'il y ait une autre solution. Mais s'il faut choisir entre se battre pour notre liberté ou devenir un pays socialiste, je choisis le combat. On se rappelle aussi que l'une des premières initiatives de Trump après avoir été finalement réélu à la présidence des États-Unis au mois de novembre 2024, a été de gracier plusieurs centaines d'activistes suprémacistes qui avaient participé 4 ans plus tôt à ce coup de force d'extrême droite.

En somme, Donald Trump a dans un premier temps provoqué un soulèvement illégal parce qu'il refusait de reconnaître une défaite électorale. Puis 4 ans plus tard, il a une deuxième fois piétiné le droit et les lois américaines en accordant son pardon aux activistes néofascistes qui avaient répondu à cet appel. On ne peut cependant pas faire au président des États-Unis d'Amérique le reproche d'avoir dissimulé ses intentions puisqu'il avait très honnêtement prévenu lors de sa dernière campagne électorale que s'il était élu, il gouvernerait à l'extrême droite.

En France, Emmanuel Macron est beaucoup moins spontané ou si on préfère beaucoup plus dissimulateur puisque plutôt que d'annoncer franchement que son projet politique consistait à installer l'extrême droite au gouvernement, il a constamment prétendu qu'il allait l'empêcher de prendre le pouvoir lorsqu'il a été élu président de la République en 2017 par des dizaines de millions d'électeurs et d'électrices de gauche qui souhaitaient empêcher l'élection de Marine Le Pen. candidate d'extrême droite, Macron a ainsi promis qu'il tiendrait compte de ce vote et qu'il protégerait la République contre l'extrémisme de droite. Je veux avoir un mot pour les Français qui ont voté simplement pour défendre la République [Applaudissements] face à l'extrémisme.

Je sais nos désaccords, je les respecterai mais je serai fidèle. À cet engagement pris, je protègerai la République. Et lorsqu'il a été réélu en 2022, grâce aux voies encore une fois de dizaines de millions d'électeurs et d'électrices de gauche qui souhaitait empêcher l'élection de Marine Le Pen, il a de nouveau promis qu'il ferait barrage aux idées de l'extrême droite.

Fin de citation. Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celle de l'extrême droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblise pour les années à venir.

Mais bien sûr, et comme souvent avec ce président qui entretient un rapport quelque peu conflictuel avec la vérité, ses promesses étaient des mensonges. Car dans les faits, en 2024, il a fait ce que même Donald Trump n'avait pas réussi en 2020. Il a purement et simplement confisqué le résultat d'un scrutin remporté par son opposition de gauche.

Le président vient de décider de nier officiellement le résultat des élections législatives qu'il avait lui-même convoqué. Ce n'est pas le Nouveau Front populaire qui est arrivé en tête de l'élection qui aura le Premier ministre et la responsabilité de se présenter devant les députés. L'élection a donc été volée au peuple français et il a installé au pouvoir cette extrême droite contre laquelle il avait promis de faire barrage en acceptant la nomination d'un gouvernement comptant notamment Bruno Retaillot qui ne cesse lorsqu'il n'est pas occupé à vitupérer contre l'immigration de lancer des attaques contre l'état de droit exactement comme le fait Donald Trump.

La principale différence entre Trump et Macron est donc que le premier piétine ouvertement l'état de droit alors que le second, plus contenu, se contente d'installer un ministre de l'intérieur dont les convictions et le vocabulaire sont exactement les mêmes que ceux de l'extrême droit Trumpiste. Mais le résultat final est le même. Dans les deux cas, ce sont la démocratie et le vivre ensemble qui sont gravement endommagés.

De la même façon, Trump bafou très ouvertement le droit international alors que Macron là aussi fait mine d'être plus respectueux, mais ce n'est encore une fois qu'un faux semblant. Au mois de novembre 2024, la Cour pénale internationale, la CPI a émis un mandat d'arrêt international pour crime de guerre et crime contre l'humanité contre le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou dont l'armée poursuit depuis plus de 20 mois une campagne génocidaire dans laquelle plus de 55000 Palestiniens de Gaza ont déjà trouvé la mort. De semaines après son investiture, Donald Trump a brutalement puni cet affront en signant un décret imposant des sanctions à la CPI.

Initiative qui lui a bien sûr valu d'être chaleureusement remerciée par Netaniaahu. En France, le ministère Macronis des affaires étrangères s'est d'abord montré beaucoup plus accommodant en déclarant qu'il respecterait évidemment la décision de la Cour pénale internationale conformément à ses obligations légales. Mais c'était une plaisanterie puisque quelques jours plus tard, ce même ministère a proclamé que Netaniaahu bénéficiait en réalité d'une immunité qui devrait, je cite, être prise en considération si la CPI demandait son arrestation.

Fin de citation. Israël va faire appel de la décision de la Cour pénale internationale d'émettre des mandats d'arrêt contre Benjamin Netaniaou le premier ministre et Joab Galant son ancien ministre de la défense. La France elle tergiverse selon le statut de Rome instituant la CPI.

La France est assignataire devrait arrêter Benjamin Netahu s'il venait sur son territoire mais Paris invoque une possible immunité. Et de fait, le premier ministre israélien a ensuite pu survoler à deux reprises le territoire français sans être le moins du monde inquiété alors qu'il est, comme on l'a dit, sous le coup d'un mandat d'arrêt international et qu'il aurait donc dû être appréhendé si la France se conformait réellement à ses obligations. Autre exemple, dans la nuit du 12 au 13 juin dernier, Israël qui poursuit par ailleurs ses turites civiles dans la bande de Gaza a commencé à attaquer l'Iran en complète violation une fois de plus du droit international.

Comme on le sait aussi, Donald Trump, qui avait pourtant promis que s'il était élu, il mettrait fin aux aventures guerrières des États-Unis, a dans un premier temps couvert cette agression avant de s'attaquer à son tour au droit international en envoyant son armée de l'air bombarder l'Iran. L'armée américaine a frappé trois sites en Iran, Fordau, Natan et Ispaan, se joignant ainsi directement à la guerre menée par Israël pour décapiter le programme nucléaire du pays. La décision d'impliquer directement les États-Unis intervient après plus d'une semaine de frappes israéliennes sur l'Iran qui envisé des installations d'enrichissement nucléaire.

Le moins qu'il se puisse dire est que le régime iranien n'est pas exactement des plus sympathiques. Il suffit pour s'en convaincre de consulter les rapports glaçant que lui consacre régulièrement l'Organisation non gouvernementale de défense des droits humains, amnestie internationale. Il n'en reste pas moins que dans cette affaire, c'est l'Iran qui a été attaqué par un pays qui n'est pas beaucoup plus recommandable puisque son premier ministre est, comme on l'a dit, poursuivi pour crime de guerre et crime contre l'humanité par la plus haute juridiction pénale internationale.

Pourtant, les premiers mots d'Emmanuel Macron après le déclenchement de l'attaque israélienne contre l'Iran ont été pour réaffirmer, je cite, le droit d'Israël à se protéger et à assurer sa sécurité. En d'autres termes, quand Benjamin Netaniao et son supplétif états-unien sautent à pied joint sur le droit international en attaquant un pays souverain, Emmanuel Macron le bafoue de façon beaucoup plus surnoise en suggérant mensongèrement que c'est de la légitime défense et en inversant l'ordre des responsabilités pour présenter l'agressé comme l'agresseur contre lequel il conviendrait de se protéger. Emmanuel Macron aime se présenter comme un champion de la démocratie intérieure et du droit international.

Et de fait, il les attaque moins brutalement et moins ouvertement que ne le fait un Donald Trump, mais il participe tout aussi activement que son homologue états-unien à la brutalisation du monde. Merci d'avoir suivi cette chronique à la semaine prochaine. Et nous croyons que la solution et la stabilité, c'est un Israël vivant en paix à côté d'un État palestinien, vivant en paix et en sécurité et ayant reconnu l'existence et les droits d'Israël à se défendre dans la région.

C'est ça ce que nous poursuivons. [Musique] [Musique] [Musique]

TRUMP / MACRON : PAS LA MÊME MÉTHODE, MAIS LE MÊME RÉSULTAT — Emmanuel Macron · Pourquijevote